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Les épouses des conducteurs de taxis-moto de la 15e circonscription ont été entretenues, samedi 29 septembre dernier, à Cotonou sur les actions prioritaires du gouvernement de la Rupture afin de mettre fin à certaines fausses informations distillées dans l’opinion. Ceci à l’initiative de Dr Sèdami Mèdégan-Fagla, enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi et coordonnatrice de la ligue des femmes de l’Union fait la Nation.
Rencontre inédite avec les femmes des conducteurs de taxis-moto, elle en vaut la peine dans un contexte de désinformation totale de la population. Dr Sèdami Mèdégan-Fagla, enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi et coordonnatrice de la ligue des femmes de l’Union fait la nation, en compagnie d’autres militants de ce parti politique, s’est donné pour priorité d’échanger avec cette cible. Plusieurs sujets ont fait l’objet de discussion notamment les réformes engagées par le président Patrice Talon pour le développement du Bénin. La réforme du système partisan, les réformes dans les secteurs de l’éducation, l’environnement, la sécurité, la santé, et la réforme du système partisan, le micro crédit aux plus pauvres. Rien n’a échappé aux militants de l’Un venus entretenir les femmes des conducteurs de taxis moto au détour d’une causerie. L’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), l’une des réformes majeures du Pag, le pilier social destiné à la couche socioprofessionnelle la plus défavorisée permettra à ceux qui ont travaillé dans les petits métiers qui, rouillés par l’âge sont obligés d’arrêter, d’avoir la retraite comme les fonctionnaires, ont rassuré les différents intervenants lors des échanges.
Dans chaque secteur, les participants ont eu droit à une explication sur les différentes actions entreprises par le gouvernement. Beaucoup de choses se disent et la population n’a pas confiance en l’ensemble des réformes mises en œuvre par le président Patrice Talon et son gouvernement, informe Dr Sèdami Mèdégan-Fagla avec regret. « Il est urgent que nous qui avons l’information nécessaire, qui sommes conscientes de ce qui est en train de se préparer, amenions l’information vers la population afin qu’on ne la sature plus de contre-vérités », a déclaré la coordonnatrice de la ligue des femmes de l’Union fait la nation. Des propos soutenus par Laurence Monteiro, Véronique Tognifodé, Philomène Chincoun, Boris Bamènou… qui ont présenté tour à tour les diverses actions du gouvernement en faveur de la population. La ligue des femmes de l’Un accompagne le gouvernement de la Rupture pour l’importance qu’il accorde à la femme et aux enfants dans le Pag.
Société 03 oct. 2018
Poignée de mains entre les deux pays[/caption]En quatorze ans de présence au Bénin, l’Organisation non gouvernementale de droit belge, Louvain Coopération, a impacté la vie de nombreuses familles du Bénin, notamment dans les départements de l’Atacora et du Mono. Fort de son engagement au service des populations, le gouvernement lui a renouvelé, mardi 2 octobre, son accord de siège. Occasion pour le directeur régional Afrique de l’Ouest de l’organisation, Daniel Blais, de réitérer son engagement pour le mieux-être des populations dans ses zones-cible.
La mission de l’Organisation non gouvernementale de droit belge, Louvain Coopération, « consiste à appuyer le processus de transformation sociale permanent et dynamique» afin de donner aux plus défavorisés « la possibilité de construire une société plus juste où chacun peut réaliser son potentiel humain, en mettant les compétences universitaires en pratique pour relever les défis du développement ». L’organisation, est présente au Bénin depuis 1994 avec sa direction régionale Afrique de l’Ouest implantée à Cotonou depuis 1999. Elle est aussi très active dans d’autres régions comme le Togo, Madagascar, l’Afrique Centrale, l’Amérique Latine et l’Asie.
Au Bénin, de 2015 à 2017, Louvain Coopération a réalisé des actions totalisant un montant d’un milliard six cent quarante-sept millions six cent trente-cinq mille six cent cinquante-trois (1.647.635.653) francs Cfa, a expliqué au terme de la signature du renouvellement de l’accord de siège de l’organisation avec le gouvernement béninois, son directeur régional, Daniel Blais. A travers cette signature, note-t-il, « le gouvernement de la République du Bénin manifeste solennellement son soutien et donne sa bénédiction pour la poursuite de notre intervention dans le pays ». Louvain Coopération peut donc continuer par travailler d’une part pour améliorer durablement la sécurité alimentaire et économique des populations, à travers une offre diversifiée et adaptée de services d’appui à l’agriculture et à l’entrepreneuriat et d’autre part, pour améliorer l’accès (financier) à des services de santé et à des médicaments essentiels de qualité sûrs, efficaces, pour les populations du secteur informel et rural.
« Notre stratégie est basée sur une approche d’appui intégré aux bénéficiaires, combinant le renforcement des capacités, la concertation entre acteurs publics et privés, la prise en compte du genre et de la dimension environnementale», indique Daniel Blais. Avec le renouvellement de son accord de siège, l’organisation s’engage, à l’en croire, à maintenir très haute la barre de ses actions dans le pays. « Nous souhaitons apporter de façon efficace notre modeste contribution, qui s’inscrira bien entendu dans les priorités de développement du gouvernement de la République du Bénin », et « nous prenons l’engagement de mettre à disposition notre expertise confirmée tout en veillant à assurer un transfert progressif de cette expertise à tous nos partenaires et aux acteurs du développement », promet-il.
Mieux impacter
De 2018 à 2021, Louvain Coopération projette d’injecter dans ses zones d’intervention au Bénin, un milliard huit cent cinquante-cinq millions six cent quarante-sept mille deux cent cinquante-deux (1.855.647.252) F Cfa. Les actions qu’elle mène actuellement couvrent différentes communes du Mono et de l’Atacora. Lesquelles bénéficient principalement de financements de la direction générale de la Coopération au développement et aide humanitaire de Belgique et du Fonds belge de sécurité alimentaire, mais aussi de Wallonie-Bruxelles international, et d’autres fondations ou organisations de la société civile telles les mutualités libres de Belgique, qui soutiennent des mutuelles de santé dans l’Atacora, et le Anton Jurgens fund des Pays-Bas, qui appuie la transformation du manioc dans le département du Mono. « Nous entretenons également des relations étroites de collaboration avec d’autres intervenants de la coopération belge, et nous bénéficions du suivi et de l’appui-accompagnement de l’ambassade du Royaume de la Belgique au Bénin », fait savoir Daniel Blais, visiblement très satisfait de la décision du gouvernement béninois de renouveler l’accord de siège pour sa structure.
Une décision qui, de l’avis du secrétaire général du ministère des Affaires, se justifie par la détermination de Louvain Coopération à aider les populations pauvres à en finir avec la précarité. Hervé Djokpè, au terme de la signature, s’est lui aussi montré admiratif des résultats de l’organisation. Mieux, révèle-t-il, les visites de terrain effectuées avant le renouvellement ont montré combien efficaces sont les interventions de cette Ong. Les nombreux villages de Matéri, Cobly, Tanguiéta et les appuis financiers aux populations de la localité de Sè constituent quelques-unes des réalisations qu’il a évoquées. Il a aussi cité des dons de panneaux solaires, la construction de boutiques de vente d’intrants agricoles, de mutuelles de santé et bien d’autres.
Fort de tout cela, le gouvernement n’a pas hésité, fait-il observer, à non seulement lui donner carte blanche, mais aussi à lui accorder des facilités pour mieux impacter le quotidien des populations bénéficiaires.
Aéroport international Cardinal Bernardin Gantin[/caption]L’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) réunit, depuis ce mardi 2 octobre, à Cotonou, les acteurs aéroportuaires de l’Aéroport international Cardinal Bernardin Gantin dans un atelier de vulgarisation des textes communautaires de l’aviation civile. Cette rencontre de deux jours, qui a reçu l’appui de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), s’inscrit à la fois dans une démarche de renforcement des acquis communautaires et dans un processus de profonde réforme du cadre communautaire du transport aérien des Etats de l’union.
Le Bénin accorde une importance capitale aux actions et programmes qui concourent à consolider la sécurité et la sûreté de l’Aviation civile sur les plans national et régional. Cette volonté du pays s’est manifestée par l’ouverture d’un atelier de vulgarisation de la règlementation communautaire et nationale de l’aviation civile.
A l’ouverture desdits travaux, le représentant résident au Bénin de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Komlan Agbo, a rappelé, au titre des acquis, le Programme commun des transports aériens dont l’union s’est dotée en 2002. L’atelier de vulgarisation, selon lui, s’inscrit dans la dynamique d’enracinement des réformes communautaires et des changements indispensables. L’objectif est de maintenir la règlementation commune, conforme aux standards internationaux de l’aviation civile qui ont évolué depuis 10 ans. Le plus récent de ces chantiers communautaires, souligne-t-il, porte sur le processus de création d’une Organisation régionale de supervision de la sécurité de l’aviation civile des Etats de l’Uemoa et sur la décision prise par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’union de la création de l’Agence communautaire de la supervision de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile.
Pour y parvenir, il convient, souhaite Komlan Agbo, de veiller à ce que les cadres des administrations nationales, les exploitants aériens et les intervenants aéroportuaires s’approprient les dispositions pertinentes de la règlementation communautaire et respectent les exigences pratiques. C’est pourquoi il a remercié l’Anac d’avoir associé la Commission de l’Uemoa à cet atelier de vulgarisation.
Les efforts du gouvernement
Après avoir souligné que le Bénin est un carrefour d’échanges entre les Etats de l’hinterland, les Etats côtiers d’Afrique de l’Ouest et du Centre, le directeur général de l’Anac, Karl Lègba, représentant le ministre des Infrastructures et des Transports, rappelle les efforts du gouvernement dans le secteur. Il mentionne le réaménagement et l’extension de l’aérogare passagers de l’Aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, la gestion commerciale dudit aéroport. Récemment, indique-t-il, le Conseil des ministres a donné une forte impulsion pour renforcer la gestion et l’exploitation aéroportuaires par la création et le démarrage des activités de la Société des Aéroports du Bénin. Sans oublier le lancement des travaux de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé.
Sur le plan des réformes, le directeur général de l’Anac souligne que le Bénin, conformément aux recommandations de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) et à la Directive communautaire de l’Uemoa, a mis en place et rendu opérationnelle l’Anac à travers la promulgation de la loi portant Code de l’aviation civile et commerciale. Sur cette même lancée, plusieurs décrets d’application dudit code ont aujourd’hui permis d’asseoir le Bureau Enquêtes Accident, les conditions d’exercice des inspecteurs de l’aviation civile. Il n’a pas oublié le Bénin sur le plan de la coopération et sa contribution au développement de l’aviation civile internationale.
Le Bénin, selon Karl Lègba, est partie prenante des chantiers communautaires de la Commission de l’Uemoa portant sur l’amélioration de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile. Pour lui, les efforts de l’Uemoa et de ses Etats membres sont toutefois confrontés aux exigences d’une aviation mondiale en constante mutation. Cette situation mondiale s’illustre, à son avis, par les restrictions unilatérales opérées à l’encontre de transporteurs étrangers par certains Etats et certaines régions du monde, et par la certification des aéroports et le respect du droit des usagers, et tout particulièrement du passager aérien.
C’est une situation qui rappelle la nécessité d’une veille réglementaire sur le plan communautaire, et qui impose au Bénin, à l’instar des autres Etats membres de l’Uemoa, davantage de cohésion dans l’action. C’est l’objet principal de l’atelier dont les travaux prennent fin ce mercredi 3 octobre.

Le Mali est le premier pays bénéficiaire du programme de financement de 100 millions de dollars US dans le cadre d’une initiative novatrice, pour faire face à la crise mondiale de l’éducation, financée par la Fondation «Education Above All» et le Fonds de solidarité islamique pour le développement (Fsid).
Le Mali bénéficiera du «Programme d’accès à l’éducation pour tous les enfants au Mali (Pacetem) » dirigé par l’Education development Centre, qui vise à atteindre près de 600 000 enfants non scolarisés pour leur offrir un enseignement primaire de qualité. Conformément à son objectif d’augmenter la rétention des élèves, le projet forme des enseignants, fournit du matériel pédagogique, œuvre au sein des communautés pour impliquer les parents et effectue un suivi des fiches de présence. Le projet se concentrera sur huit stratégies éducatives conçues pour lutter contre les multiples obstacles à l’éducation auxquels les enfants doivent faire face dans le pays, notamment les populations nomades, les personnes vivant dans des zones de conflit et les enfants souffrant d’un handicap. C’est un programme conjoint entre la Fondation mondiale « Education Above All (Eaa) » et le Fonds de solidarité islamique pour le développement (Fsid) qui s’associent, lors de l’Assemblée générale des Nations unies pour une annonce importante visant à diversifier la manière dont l’éducation est financée. Le programme extrascolaire du Fsid a pour objectif de transformer la façon dont les pays à faible revenu peuvent accéder à des prêts pour financer l’inscription des enfants non scolarisés dans l’enseignement primaire.
Alors que le monde peine à surmonter la crise mondiale du financement de l’éducation à laquelle il est confronté, ce nouveau programme aidera les pays éligibles à surmonter leur manque d’accès au crédit sur le marché financier international. Le Fsid du programme de financement de la Banque islamique de développement (Bid) sera mis à la disposition des pays à faible revenu, membres de la Banque, à des conditions préférentielles, pour des projets éducatifs cofinancés par des Ong, le gouvernement ou le secteur privé. La Fondation mondiale « Education Above All » qui a plaidé en faveur de cette approche, sera également responsable du suivi et de l’évaluation des projets en accord avec ses processus internationaux de gestion des enfants non scolarisés qui, avec des partenaires, se sont jusqu’à présent engagés à fournir une éducation primaire à plus de 10 millions d’enfants.
Le ministre de l’Education nationale, représentant le gouvernement du Mali, a déclaré: « La mise en œuvre de ce projet est de la plus haute importance puisque le programme accélérera la réalisation des objectifs de développement durable au Mali. Il constitue l’un des principaux indicateurs de l’indice de développement humain durable, sans lequel le Mali ne peut bénéficier du soutien accru de la communauté internationale. Ce programme, grâce au recrutement d’enseignants, contribuera à réduire le taux de chômage des jeunes».
Pour sa part, le représentant du Fonds de solidarité islamique pour le développement, le directeur général, Dr Waleed Al Wohaib, a indiqué qu’un grand nombre des pays membres luttent pour accéder à des financements sur le marché mondial du crédit. « Avec notre mandat visant à promouvoir la croissance et le développement de nos pays membres, nous lançons ce fonds dédié, avec le soutien de tous nos membres, afin de financer des initiatives éducatives qui aideront à améliorer les résultats scolaires des enfants de la prochaine génération », confie-t-il. Mieux, il rappelle que c’est en donnant accès à l’éducation aux enfants que les familles pourront sortir de la pauvreté et ainsi stimuler une croissance économique soutenue dans nos pays membres.

Le village Ganikpérou de l’arrondissement d’Oroukayo dans la commune de Kouandé pleure huit morts suspectés d’intoxication alimentaire depuis la survenance des faits, vendredi 28 septembre dernier. Les autorités alertées ont dépêché des spécialistes pour élucider les tenants et les aboutissants de la tragédie.
Huit morts enregistrés et des recherches en cours pour déterminer la cause réelle des décès survenus, depuis vendredi 28 septembre dernier au village Ganikpérou de l’arrondissement d’Oroukayo dans la commune de Kouandé. La mort a frappé des membres d’une même famille après la consommation d’un repas.
Selon le maire de Kouandé, Abassi Moussa, joint au téléphone pour expliquer les circonstances du drame, même si la thèse de l’intoxication alimentaire est probable, il ne faudra pas négliger les résultats scientifiques de prélèvements faits qui ne tarderont pas à tomber. Ceci pourra éclairer aussi bien la population que les autorités locales qui essaient d’apaiser le reste de la famille éplorée.
Selon les informations reçues, en dehors d'un nourrisson de deux ans qui aurait survécu, huit personnes ayant également goûté au repas incriminé, ont rendu l'âme.
Pour l’heure, au Centre hospitalier départemental de l’Atacora à Natitingou où six membres de la famille avaient été référés au service des urgences, Dr Dominique Saka, cardiologue, interrogé sur l’origine d’un tel drame, estime que la mort serait survenue suite à la consommation de la pâte.
Il ajoute toutefois qu’une équipe pluridisciplinaire a été dépêchée depuis Cotonou et a fait des prélèvements pour déterminer la cause du drame qui a presque décimé une famille entière. Un pharmacien toxicologue de la direction de la Santé publique et une équipe du ministère de l’Agriculture sont à pied d’œuvre pour déceler les toxines ou poisons qu’auraient absorbés les victimes.
La nécessité d'avoir accès à l’information pour lutter efficacement contre la corruption est promue[/caption]Les membres de la Cellule de participation citoyenne (Cpc) de Lokossa et des cadres de l’administration de cette commune ont renforcé leur compétence intellectuelle à travers une séance de formation qui a eu lieu ce mardi 2 septembre à l’hôtel de ville.
La formation des Cpc sur l’accès à l’information, la gouvernance et le genre est une série d’activités de renforcement de compétences précédemment lancée à Grand-Popo, dans le Mono. A l’étape de Lokossa, chef-lieu du département, tous les membres de la Cellule de participation citoyenne de la ville ont répondu présents à l’appel. Ensemble avec des cadres de la mairie, ils ont été entretenus sur les trois thématiques, à savoir l’accès à l’information et aux documents dans les communes, puis la gouvernance et enfin l’approche genre. Mettant un accent particulier sur la première thématique, le communicateur Gervais Loko relève que les participants ont été outillés sur les procédures à mettre en place de façon légale ainsi que les délais et les voies de recours en cas d’obstruction à la volonté d’avoir une information ou des documents publics devant être, en principe, accessibles. «Le code sur le numérique, adopté en 2015, a pris des dispositions pour nous donner des voies de recours. Nous devons saisir la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication et la Cour suprême. Nous nous sommes entendus pour dire aussi que nous devons déférer devant la Cour constitutionnelle parce que l’accès à l’information est un droit et les violations des droits de l’Homme relèvent des compétences de celle-ci », souligne M. Loko.
Au titre des bénéficiaires de la formation, Innocent Kakpo, secrétaire général de la mairie, confirme que les connaissances et les autres outils mis à leur disposition permettront « d’huiler» la dynamique déjà en cours dans la cité des Kotafon. A son tour, le coordonnateur de la Cpc de Lokossa, Christophe Sinou, confirme que l’administration communale facilite la tâche à leur organe. « Mais maintenant, nous avons plus de précisions sur les textes et lois qui fondent le droit à l’information. Aussi avons-nous compris qu’il y a certaines demandes de documents ou d’information que nous pouvons formuler de façon orale», retient-il. Le même sentiment de satisfaction est partagé par la trésorière générale de la Cpc, Ayaba Coffi, qui a appelé, par ailleurs, les femmes à se tenir mobilisées pour ne pas être en marge des positionnements sur les listes aux prochaines échéances électorales. Si le développement des notions relatives à l’approche genre, au cours de la séance, se justifie ainsi à travers l’imminence des élections nationales, le choix de la thématique gouvernance ne manque non plus de pertinence. A en croire le communicateur, gouvernance et accès à l’information sont deux thématiques liées car, dit-il, sans accès à l’information, il est impossible de faire une bonne veille citoyenne sur la gouvernance des affaires publiques. « Si nous voulons lutter contre la corruption, nous devons avoir accès à l’information », insiste Gervais Loko.
La formation est un exercice permanent au niveau des Cpc. Son organisation est financée par la coopération néerlandaise à travers le Programme de participation citoyenne aux politiques publiques locales (PartiCiP) dont la mise en œuvre, au Bénin, est confiée au binôme Alcrer et Social Watch, deux organisations de la Société civile. Après Lokossa, la série de formations se poursuit, ce mercredi 3 septembre, dans le Couffo. Au total, les Cps de 62 communes sont concernées dans neuf départements à savoir Atlantique, Atacora, Collines, Couffo, Donga, Mono, Ouémé, Plateau et Zou.
Le directeur pays de TechnoServe remettant les kits au ministre[/caption]Au nombre de 32, des conseillers du pôle 4 de l’Agence territoriale de développement agricole (ATDA 4) ont été, après avoir été formés, équipés de kits modernes de collecte et de traitement de données, hier mardi 2 octobre à Parakou. Grâce à cet appui de BeninCajù au ministère en charge de l’Agriculture, ils ont l’occasion de mieux communiquer, d’assurer un meilleur accompagnement et un bon suivi des acteurs des différents maillons de la filière anacarde à la base.
Pour une gestion moderne des données de terrain et une approche innovante dans la formation des producteurs de cajou, 32 kits au total ont été distribués hier, mardi 2 octobre à Parakou, à 32 conseillers de l’ATDA 4. Chacun de ces kits est composé d’un téléphone, de vidéo projecteur et d’un haut-parleur. Le choix de ces différents matériels tient compte du fait que les formations se dérouleront en zones rurales. Il s’inscrit aussi dans une vision d’élargissement des groupes cibles à un plus grand nombre de femmes afin de renforcer la dynamique au sein des différentes catégories d’acteurs de la filière.
Procédant à la remise de ces kits, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, a indiqué qu’ils permettront de collecter les données sur le terrain. Au cours des formations, a-t-il poursuivi, ils offriront l’opportunité de partager simultanément des expériences réussies par d’autres pays à travers des vidéos. «Réjouissons-nous tout simplement de prendre le train de la ‘’Rupture’’ qui brise les vieilles habitudes, pour adopter les innovations technologiques», a lancé le ministre. « A l’heure du numérique, il est difficile de continuer à faire le travail de façon archaïque », a-t-il insisté. Par rapport à l’importance que la filière ne cesse de connaître et pour une bonne prise de décisions, soutient-il, il est désormais nécessaire d’innover dans les transferts de technologies, la collecte et la gestion de l’information. Non seulement, ces équipements faciliteront la tâche aux conseillers, mais ils contribueront aussi à faire partager les nouveaux acquis technologiques et socio-organisationnels pour améliorer les revenus des producteurs.
Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, est persuadé que ces équipements contribueront à l’amélioration des capacités d’intervention des conseillers communaux chargés de la filière, en vue d’un meilleur accompagnement de ses acteurs. Un avis que partage également le directeur général de l’ATDA 4, Kassim Issiaka. « C’est pour la troisième fois au cours de cette année que TechnoServe s’engage à accompagner de façon concrète l’émergence du pôle de développement agricole du Borgou Sud-Donga-Collines N°4 », fera-t-il remarquer.
Par la voix de son directeur pays, James Obarowski, TechnoServe, à travers le projet BeninCajù a réaffirmé sa disponibilité à apporter sa contribution pour l’atteinte des objectifs assignés à cette filière par le Programme d’actions du gouvernement. Avant lui, le directeur résident de CRS, Gallagher Seaw, a expliqué que ces kits susciteront de nouvelles pratiques.
A terme, il s’agit de créer des valeurs ajoutées à la productivité et à la qualité des noix et des pommes d’anacarde. C’est pour un développement inclusif et durable de la filière.

Les agents des Commissions communales d’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Cca/Lépi) des neuf communes de l’Ouémé ont pris fonction,ce mardi 2 octobre. Ils ont été officiellement installés à la préfecture de Porto-Novo par le Conseil d’orientation et de supervision (Cos) de la Lépi qui les a invités à plus de responsabilité pour la réussite de l’opération.
Le processus d’actualisation et de mise à jour de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) est entré dans sa phase active. Les agents de terrain notamment ceux des Commissions communales d’actualisation (Cca) au niveau de chacune des neuf communes du département de l’Ouémé sont désormais opérationnels. Ils ont été installés, ce mardi 2 octobre à la préfecture de Porto-Novo.
Cette installation marque le démarrage officiel des activités des vingt-sept Cca, à raison de trois par commun dont les deux représentants de l’Assemblée nationale et le responsable chargé de l’état civil de la mairie. Ils ont été installés par le superviseur de l’aire opérationnelle Ouémé/Plateau du Cos-Lépi, l’honorable Corneille Padonou. S’adressant aux Cca, ce dernier a surtout insisté sur la délicatesse de leur mission qui appelle beaucoup plus de sens de responsabilité. Ils ne doivent pas faire preuve de négligence. Car, toute entorse au processus peut conduire l’agent fautif en prison conformément aux dispositions du Code électoral, avertit le député Corneille Padonou.
Le secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, Jean-Baptiste Akpamagbo, représentant le préfet de l’Ouémé, a abondé dans le même sens que le superviseur de l’aire opérationnelle Ouémé-Plateau. Il a prodigué de sages conseils à ces agents de terrain. Jean-Baptiste Akpamagbo les a invités à bien travailler pour que les populations de l’Ouémé sortent massivement pour aller consulter le fichier électoral, une fois que les listes seront affichées dans les centres de vote.
Les Cca/Lépi ont été ensuite formés, après leur installation. Cette formation a porté surtout sur la mission de ces agents électoraux sur le terrain notamment le processus d’actualisation proprement dit du fichier électoral national. Lequel processus connaît quelques modifications cette année avec la suppression de la mission des Agents locaux à l’actualisation (Ala), informe le coordonnateur départemental Cos-Lépi de l’Ouémé, Roger Allagbé, qui a dirigé la formation. Selon lui, les Caa vont désormais s’appuyer uniquement sur les Délégués d’arrondissement d’actualisation (Daa). La formation de ces derniers est prévue pour ce mercredi 3 octobre au niveau des chefs-lieux de chaque commune. Cette étape sera suivie de l’affichage, demain jeudi 4 octobre, du fichier électoral dans les différents centres de vote, précise Roger Allagbé. Ce fichier électoral intègre déjà les nouveaux électeurs âgés de 18 ans depuis la dernière actualisation jusqu’au 31 décembre prochain. Puisque la Lépi qui a été réalisée en 2011 pour une durée de vie de 10 ans avait enregistré les citoyens de neuf ans et plus. Ces nouveaux majeurs seront intégrés dans la base de données du fichier électoral national dont l’extrait sera affiché jeudi 4 octobre prochain, détaille le coordonnateur départemental Cos-Lépi au niveau de l’Ouémé. Cet affichage permettra aux populations surtout aux nouveaux majeurs en droit de voter de consulter le fichier électoral pour d’éventuelles observations notamment voir si les informations les concernant ont été bien transcrites ; ou bien faire des réclamations ou des dénonciations pour radiation par exemple. Roger Allagbé informe que cette opération à la base sera conduite par les Daa en collaboration avec les chefs quartiers de ville ou village et des crieurs publics pour une forte adhésion populaire.
Les réclamations ou dénonciations seront ensuite remontées jusqu’au Cos-Lépi via les Daa et les Cca. Le Cos-Lépi va traiter ces informations de terrain. Le fichier électoral traité est à nouveau renvoyé vers les centres et postes de vote pour affichage et permettra aux populations et aux requérants de vérifier si leurs réclamations et dénonciations ont été prises en compte par le Cos-Lépi, explique le coordonnateur départemental Ouémé du Cos-Lépi. Ce n’est qu’après cette étape que le fichier électoral national sera retenu définitivement et la liste électorale en sera extraite pour publication au plus tard le 15 janvier 2019 en vue des prochaines élections législatives.

Comme annoncé, la Cour constitutionnelle s’est penchée, hier mardi 2 octobre, sur la loi 2018-31 du 3 septembre 2018 portant Code électoral en République du Bénin. Après avoir examiné les observations du gouvernement, des membres de l’Assemblée nationale et les recours de certains particuliers, la Cour a déclaré la loi conforme à la Constitution tout en isolant certains articles anticonstitutionnels.
« Sont déclarées non conformes à la Constitution mais séparables de l'ensemble du texte, les dispositions des articles 227, 244, 249 et 308 de la loi 2018-31 portant Code électoral en République du Bénin... Sont déclarées conformes à la Constitution, toutes les autres dispositions de la loi n°2018-31 portant Code électoral en République du Bénin et adoptée par l'Assemblée nationale le 3 septembre 2018 », c’est la décision rendue au terme du délibéré de la Haute juridiction sur le contrôle de constitutionnalité de la loi 2018-31 portant Code électoral en République du Bénin. Après examen minutieux du texte, les conseillers ont donc relevé certaines dispositions qui portent atteintes à la Loi fondamentale. Sont maintenues les dispositions relatives au quitus fiscal, au cautionnement et au taux de 10% de représentativité.
Les articles déclarés non conformes à la Constitution concernent, pour ce qui est des articles 227 et 244, l’obligation faite à certains hauts fonctionnaires en l’occurrence les préfets, les secrétaires généraux de préfecture et de mairie, de démissionner au moins 12 mois à l’avance au cas où ils voudraient se présenter aux élections présidentielle et législatives. Si dans la Constitution, le légidlateur n’a pas stipulé une telle limitation, le pouvoir dérivé du pouvoir souverain ne saurait disposer au-delà. En outre, pourquoi cette disposition n’est-elle pas étendue aux ministres qui exercent aussi de hautes fonctions? C'est à ces motifs que la Cour a déclaré ces articles non conformes. Déclaré non conforme, l’article 308 est relatif à l’exclusion de certains corps tels les douaniers et les forestiers, des fonctions présidentielle et législatives. La Cour constitutionnelle a rappelé l’article 64 de la Constitution qui stipule : « Tout membre des Forces armées ou de Sécurité publique qui désire être candidat aux fonctions de président de la République doit au préalable donner sa démission des Forces armées ou de Sécurité publique. Dans ce cas, l'intéressé pourra prétendre au bénéfice des droits acquis conformément aux statuts de son corps », et l’article 81 qui prévoit les mêmes dispositions pour les élections législatives. Le pouvoir dérivé du pouvoir souverain ne saurait disposer au-delà. De plus, l’article 308 du Code électoral est discriminatoire, a indiqué la Cour. Quant à l’article 249 déclaré non conforme, il fait référence à l’obligation pour les Béninois naturalisés de vivre au moins dix ans sur le territoire béninois avant de prétendre à la fonction présidentielle.
Vaines tentatives !
Sur cette loi, la Cour constitutionnelle a également enregistré deux recours émanant de particuliers notamment des sieurs Paul Dèwoumon et Sourou Prince Boris Aké. Ils dénoncent l'exigence d'association de partis politiques pour prétendre aux fonctions législatives et le taux de 10% de représentativité, la production du quitus fiscal et la hausse du cautionnement qui, selon eux, méconnaissent les principes de la démocratie. Ces requête ont été déclarées irrecevables.
Exposant les observations de l’Assemblée nationale sur la forme, le représentant du Parlement a indiqué que la loi votée le 4 septembre a été transmise le 18 septembre et le président de la République l'a soumise le 20 septembre 2018. Le délai légal de 15 jours est respecté. La requête du président de la République est donc recevable. S’agissant des particuliers requérants, l’émissaire de l’Assemblée nationale a rappelé que, selon la Constitution, seuls le président de la République et les membres de l’Assemblée nationale peuvent exercer des recours avant la promulgation d'une loi. Les requérants n’étant ni président de la République ni parlementaires, ils n’ont pas qualité pour agir et leurs requêtes ne sauraient être recevables.
Pour ce qui est du fond, les émissaires du Parlement et du gouvernement soutiennent que l'exigence du quitus fiscal est en cohérence avec les dispositions de l'article 33 de la Constitution. Le cautionnement est une disposition déjà prévue dans le Code électoral en vigueur. Le taux de 10% pour être éligible répond au souci de représentativité effective des partis parlementaires et des députés élus. Présent à l’audience d’examen, le député Louis Vlavonou est allé dans le même sens, dans ses observations.
Par ailleurs, les sieurs Glory Cyriaque Oussou et Landry
Adélankou ont formé un recours pour violation des droits de l'homme parce que la loi 2013-06 portant Code électoral en République du Bénin n'autorise pas les candidatures individuelles pour l'élection des membres de l'Assemblée nationale. Le code fait obligation aux candidats d'appartenir à un parti empêchant ainsi les candidats indépendants de prétendre à la mission parlementaire. Ils en déduisent qu'une telle exigence est anticonstitutionnelle en ce qu'elle porte atteinte à la liberté d'association. Sur la question, le président de l'Assemblée nationale fait observer que le code électoral n'est que la jonction de toutes les lois qui encadraient les élections au Bénin.
Par ailleurs, les élus sont désignés au sein des partis politiques et ces partis sont représentatifs. Reconnaissant l'autorité de la chose jugée, la Cour a d'abord déclaré la requête irrecevable. Les requérants ont également sollicité que leurs observations soient intégrées au nouveau code électoral. Juge du contrôle de constitutionnalité et non habilitée à faire une pareille injonction à l'Assemblée nationale, la Cour s'est déclarée incompétente?

La Coupe d’Afrique des nations de Maracana (Mara’ Can 2018) s’est achevée ce week-end avec le sacre de la Côte d’Ivoire dans les deux catégories, au palais des sports de Treichville à Abidjan en Côte d’Ivoire. Le Bénin se contente de la troisième place chez les seniors.
Les sélections nationales du Bénin n’ont pas pu décrocher le moindre titre lors de la Coupe d’Afrique des nations de Maracana (Mara’ Can 2018). Elles devront se contenter d’une troisième place chez les seniors au terme de la compétition. La Fédération béninoise n’a pas réussi à atteindre son objectif à savoir, remporter au moins un des trophées. Deuxième du tournoi à Bamako au Mali lors de l’édition précédente, les séniors béninois ont fini à la troisième place à Abidjan. Battu en demi-finale par la Côte d’Ivoire (1-2), le Bénin s’est consolé en battant en match de classement le Niger (1-0). Les supers seniors quant à eux ont été éliminés en quart de finale (1-3) par la Côte d’Ivoire.
La moisson a été abondante pour les sélections ivoiriennes qui ont régné en maître sur le tournoi après avoir sorti difficilement les deux formations béninoises. La Côte d’Ivoire dans les catégories sénior et super sénior a enlevé les deux trophées. Opposés aux Eperviers du Togo, les Eléphants se sont imposés en finale à la suite d’une partie plaisante. Champions en titre, Dagbéhi Eric et ses coéquipiers ont dominé leur adversaire tout au long de la partie permettant à la Côte d’Ivoire d’inscrire trois buts. Une victoire qui permet à la Côte d’Ivoire de s’offrir un 6e titre.
Fortune identique au niveau des super séniors, où les Ivoiriens se sont imposés le score de 4 buts à 2 face aux Eperviers du Togo. En effet, sur leurs installations, les Eléphants maracaniers n’ont rien laissé aux adversaires. Malgré la réduction du score par les Togolais en début de la deuxième partie lors de la finale, (3-2), la Côte d’Ivoire, poussée par son public, a inscrit un 4e but pour remporter son 4e sacre continental dans cette catégorie. En dépit des résultats des équipes béninoises à ce tournoi, le secrétaire général de la Fédération béninoise de Maracana, Mathias Combou, pense qu’il faut tenir compte de la performance des joueurs et espérer faire mieux lors des prochaines joutes.