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Remise symbolique du don pour le bien-être des écoliers des écoles à cantines scolaires[/caption]Le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, a réceptionné, jeudi 27 septembre dernier, un don de 100 kilogrammes de poudre de moringa de la Fondation Ifè de l’ex-ambassadeur du Bénin près le Japon, Rufin Zomahoun. La cérémonie s’est déroulée dans les locaux du ministère à Porto-Novo en présence du représentant résident au Bénin du Programme alimentaire mondial (Pam), Guy Adoua.
100 kilogrammes de poudre de moringa dispatchés dans douze sceaux en plastique. C’est le don que la Fondation Ifè a fait à l’endroit du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) pour appuyer l’alimentation scolaire au Bénin. L’offre de ce complément alimentaire dont l’importance n’est plus à démontrer en matière d’apports nutritifs vise à améliorer l’état nutritionnel des écoliers bénéficiaires des cantines scolaires, a précisé le président de la Fondation Ifè, Rufin Zomahoun. Ce don va permettre de renforcer la santé physique et les capacités intellectuelles des écoliers bénéficiaires. Il vient en appui aux nombreuses actions de haute portée initiées par le gouvernement pour booster le système éducatif béninois et assurer le maintien des enfants à l’école. Le donateur révèle qu’il a déjà investi, à ce jour, plus de 1,060 milliard F Cfa dans le secteur de l’éducation au Bénin. Les investissements concernent différents projets à caractère sociocommunautaire. Lesquels s’énoncent notamment en matière de construction de salles de classe plus équipements en table-bancs sur toute l’étendue du territoire national ; de réalisation de forages de puits et de fournitures d’ordinateurs aux écoles. Rufin Zomahoun promet de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Il s’engage à maintenir le cap pour aider à changer un tant soit peu le visage de l’école béninoise. L’ancien ambassadeur du Bénin près le Japon félicite le Programme alimentaire mondial (Pam) qui met toute son expertise au service des cantines scolaires gouvernementales. Rufin Zomahoun garde l’espoir qu’avec l’intervention du Pam, d’ici les années à venir, le Bénin va redorer son blason de quartier latin de l’Afrique parce que les écoliers auront davantage d’engouement non seulement à aller à l’école et à y rester, mais aussi exceller dans les études.
Recevant les 100 kilogrammes de moringa, le ministre des Enseignements maternel et primaire a remercié le donateur qui, pour une énième fois, vient de donner la preuve de son attachement pour son pays. Selon Salimane Karimou, cet aliment nutritif, mondialement reconnu, va renforcer le programme d’alimentation scolaire mis en œuvre par le gouvernement sur le terrain. A en croire le ministre, pour l’année scolaire 2018-2019, le gouvernement a pris l’option de porter le taux de couverture nationale des cantines scolaires de 31 à 51%. Le ministre estime salutaire le geste du donateur qui vient apporter un plus à ce programme. Il félicite Rufin Zomahoun pour tout ce qu’il fait pour l’école béninoise sur fonds propres. Le ministre des Enseignements maternel et primaire promet de rendre compte au gouvernement et au chef de l’Etat des efforts exceptionnels de Rufin Zomahoun au profit du système éducatif national.
Prenant le don des mains du ministre, le représentant résident du Pam au Bénin, Guy Adoua, a vanté aussi les vertus nutritionnelles du moringa riche non seulement en protéines, mais aussi en oligo-nutritions tels que le calcium, le magnésium, le fer, le potassium, les vitamines A, B et C. Toutes choses dont a besoin l’enfant pour sa croissance et le développement de son intellect. Le fonctionnaire onusien se dit fier de l’approche du programme des cantines scolaires mis en œuvre par le gouvernement. Elle fait du Bénin un modèle dans la sous-région, salue Guy Adoua qui rassure de l’engagement et de la disponibilité du Pam à accompagner le Bénin dans le domaine de l’alimentation scolaire pour l’atteinte des objectifs de ce programme à haute portée sociale.
Grande mobilisation autour de la pose de la première pierre de l’hippodrome[/caption]La pose de la première pierre pour la construction de l’hippodrome de Parakou a eu lieu, samedi 29 septembre dernier, au quartier Nima, dans le deuxième arrondissement. D’un coût global de 226 millions de francs CFA, le joyau permettra de valoriser l’image identitaire de la ville.
En dehors d’une salle de spectacles, Parakou aura bientôt un hippodrome. C’est une initiative de la mairie et de la Loterie nationale du Bénin (LNB). La cérémonie de la pose de première pierre effectuée, samedi 29 septembre dernier à Nima, a été présidée par le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé.
Appelé à accueillir les courses de chevaux et bien d’autres compétions équestres, il sera construit sur une réserve de 4 ha. Son coût est estimé à 226 millions de francs CFA dont une contribution de la LNB à hauteur de 123 millions de francs CFA. Quant au reste du financement s’élevant à 103 millions de francs, il est à la charge de la mairie.
L’hippodrome, dont les travaux de construction ont aussitôt démarré, vise la restauration et la valorisation de l’image identitaire de la cité des Kobourou. Une ville ayant comme symbole le cheval ne peut bénéficier que d’une telle infrastructure, a soutenu le maire Charles Toko. « L’hippodrome permettra non seulement de développer les jeux et sports équestres dans la ville, mais constituera également une attraction touristique. Ce qui, assurément, impactera positivement la visibilité de Parakou et de la Loterie nationale du Bénin », a-t-il fait remarquer. « Parakou sera en mesure d’accueillir très bientôt de grands rassemblements équestres aux plans départemental, national et régional », a poursuivi Charles Toko.
Abondant dans le même sens, le directeur général de la Lnb, Gaston Zossou, a insisté sur la nécessité de faire la promotion de nos cultures. Il y voit, à travers la construction de cet hippodrome, une opportunité de faire connaître davantage la culture Baatonu, puis sa grande et vaillante civilisation de guerre et de conquête. C’est en présence du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, que le directeur général de la loterie nationale du Bénin a procédé à la remise du chèque de 123 millions au maire Charles Toko.
Le projet comprend huit principales composantes dont un espace polyvalent d’une superficie de 24 000 m2. Autour de l’espace, il y aura une piste pour la course. Une tribune officielle d’une capacité de 1 000 places, ainsi qu’un espace tout autour de la piste pour le public, un box pour les chevaux et une aire pour leur entraînement, un espace de restauration, ainsi qu’un parking sont prévus. Au niveau de la tribune officielle, il y aura des toilettes, un salon pour les hôtes de marque, des bureaux et deux grands magasins. L’éclairage de la piste et des autres espaces sera assuré par des lampadaires solaires.

Il est de plus en récurrent d’entendre certains acteurs socio-politiques se plaindre de la dégradation des acquis démocratiques au Bénin. Qu’en est-il réellement ?
Il n’y a pas péril en l’édifice démocratique au Bénin. Si ce n’est une stratégie politicienne bien connue consistant à peindre en noir les choses, la fameuse tactique séculaire dite d’opposition pour se poser. A l’analyse, cette récrimination lancinante laissant croire que la démocratie est en recul actuellement au Bénin, parait plus une vue de l’esprit que des allégations reposant sur des faits probants, et on s’en rend compte nettement avec un peu de recul. Rien de bien méchant voire normal lorsque cette tactique n’a cours qu’au sein du microcosme politique national, et consistant à faire entendre son désaccord et quelques fois à pouvoir exister politiquement. Mais lorsque les frontières nationales sont franchies, c’est considérer qu’un rubicond de trop est franchi. Il en est ainsi, sans doute, de la saisine récemment par certaines obédiences politiques d’une instance régionale au prétexte d’ «inquiétudes sur la gouvernance électorale» au Bénin, tirant motif du nouveau code électoral. Tant et si bien qu’il faille exposer les désaccords politiques au Bénin à l’extérieur de ses frontières ? N’est-ce pas aller vite en besogne ?
Fair-play
Lorsqu’on se revendique démocrate, il y a un minimum de fair-play à observer. Et les exigences qu’on est amené à avoir des autres, l'on est tenu de s’y conformer aussi. Cette exigence doit amener en effet certains politiques à retenir que le code électoral qui fait tant couler de salive a été voté suivant la procédure régulière en la matière et de la façon la plus démocratique qu’il soit. D’où vient alors l’idée de contester cet instrument qui va faire force de loi après promulgation ? Il y a, dans cette affaire, comme un round illégitime, car intervenant après les débats au Parlement, pour au mieux influencer la Cour constitutionnelle ou alors contester une loi à laquelle certains partis politiques, habitués au laxisme passé, ont du mal à se conformer. Et face à la contrainte, ils font savoir comme les Forces cauris pour un Bénin émergent, notamment, que certaines réformes contenues dans le Code électoral sont attentatoires aux normes démocratiques. A propos de normes démocratiques, elles ont bien prévalu en avril 2017 lors du vote sur le projet de révision de la Constitution : 60 députés ont favorablement voté pour cette révision sur un total de 83 députés. Il n’a manqué que 3 voix pour sa prise en compte. Il en a été ainsi quand il s’est agi de la proposition de loi portant révision technique de la Constitution : alors même qu’un séminaire a été organisé et que toutes les tendances ont été consultées et ont admis l’importance de cette révision chirurgicale, 19 députés de l’opposition, en toute légitimité dirait-on, y ont fait obstacle. Dans ce cas comme dans le premier, la majorité soutenant l’action du pouvoir à l’Assemblée nationale s’est inclinée face à ce qu’il convient de qualifier de force de la minorité, qui n’est pas négligeable, car elle peut parvenir à opérer des blocages. Il est étonnant que cette minorité ne veuille pas valider le même fair-play en ce qui concerne le code électoral et crie au « recul démocratique » comme bien souvent lorsqu’une loi est votée contre son avis. Il y a incontestablement comme une manœuvre visant à intoxiquer l’opinion nationale et internationale pour ne pas révéler ses propres fragilités que ledit code tend à exposer.
Actualités 01 oct. 2018

Le Bénin et le Togo ont procédé à la signature du protocole d’accord et du mémorandum d’entente relatifs aux activités de protection des zones côtières, ce vendredi 28 septembre, à Cotonou au cours d’un atelier, en présence des experts et des cadres des deux pays. Cette cérémonie fait suite à la première session ministérielle du Comité mixte Bénin-Togo du projet d’investissement, de résilience, des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-Resip).
Le projet d’investissement, de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest dénommé en anglais ‘’West africa coastal areas resilience investment project (Waca-Resip) entre dans sa phase opérationnelle. Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato du Bénin et le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, André Kouassi Ablom Johnson du Togo ont signé le protocole d’accord et du mémorandum d’entente relatifs à la protection des zones côtières.
Cette cérémonie fait suite à la validation technique des documents faite par les experts des deux pays les 26 et 27 septembre derniers lors d’un atelier à Cotonou. La cérémonie de signature du protocole d’accord, intervenue au terme de cette première session ministérielle du Comité mixte Bénin-Togo du projet Waca s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son volet régional dont la réalisation des activités communes aux deux pays passe par la mise en place d’un cadre institutionnel.
Cette signature, qui constitue un acte historique, marque la volonté des deux Etats de protéger leur littoral afin d’apporter une solution durable aux effets néfastes des changements climatiques dont les conséquences se font sentir sur le littoral des deux pays long d’environ 180 kilomètres. « Ce littoral de la côte Bénin-Togo est caractérisé par une dynamique très sensible de perturbation d’origine naturelle mais aussi humaine », a indiqué le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato lors de l’atelier. A en croire le ministre, les littoraux du Bénin et du Togo connaissent l’un des plus forts taux d’érosion côtière dans le Golfe de Guinée en Afrique de l’Ouest. En plus, la zone côtière est soumise aux inondations et à la dégradation de l’écosystème. Le projet est une réponse collective au besoin urgent de lutter contre l’érosion du littoral selon une approche régionale et intégrée. Cette action concertée et régionale fait suite au constat alarmant de l’ampleur des coûts économiques et sociaux de la mobilité du trait de côte en Afrique de l’Ouest, notamment consécutive aux différentes manifestations des changements climatiques.
45 millions de dollars pour protéger les communautés
Le projet Waca financé par l’Association internationale de développement (Ida) à hauteur de 45 millions de dollars, soit 22,5 milliards de francs Cfa et de 7,5 millions de dollars, soit 3,7 milliards, vise en effet à renforcer la résilience des communautés des zones côtières face aux effets néfastes de changement climatique, a martelé le ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles du Togo. Par ce projet, les deux pays vont entreprendre des travaux de protection des segments transfrontaliers entre Agbodranfo et Grand-Popo et le curage mécanique du chenal de Gbaga. Ces travaux représentent 60% du financement du projet. Les deux ministres de l’Environnement ont reconnu le caractère régional du projet Waca, soulignant que la lutte contre l’érosion côtière et la gestion des écosystèmes partagés ne peuvent se faire que dans le cadre d’une étroite collaboration. Le ministre togolais de l’Environnement a affirmé que l’érosion côtière, aussi bien au Bénin qu’au Togo, évolue à une vitesse de 5 à 10 mètres par an avec des pics de 20 mètres par an à certains endroits. Face à ce tableau, José Didier Tonato estime que le gouvernement doit faire preuve d’une grande capacité à gérer les usages des milieux marins et côtiers et les impacts qui en découlent.
Le Bénin, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, la Mauritanie et Sao Tomé et Principe sont les six pays bénéficiaires de l’appui technique et financier de la Banque mondiale pour la réalisation des projets d’investissement en zones côtières. Au Bénin, la conception du projet Waca a tenu compte non seulement des investissements nationaux, mais aussi de ceux régionaux à savoir la protection du segment de côte transfrontalier Agbodrafo au Togo et Grand-Popo au Bénin, le curage mécanique, dragage et la restauration du bras lagunaire chenal Gbaga. La Banque mondiale, à travers sa représentante Salimata Follea, chargée du projet Waca-Bénin, se dit prête à accompagner le Bénin.
Les avantages d’un projet historique
Attendu depuis une cinquantaine d’années par les populations, le démarrage du projet Waca est prévu pour le dernier trimestre de l’année 2018. A terme, il va combler les attentes des populations en matière d’érosion côtière, mais aussi en matière de micro finance aux plus pauvres à travers sa composante promotion des activités alternatives génératrices de revenus (Aagr). C’est pour la première fois qu’il est initié au Bénin un projet d’investissement prenant en compte la construction des ouvrages, la protection de l’environnement à travers la foresterie et la promotion des activités alternatives génératrices de revenus soutenues par la micro finance.
Environnement 01 oct. 2018

Dans la perspective du démarrage du championnat national prévu pour samedi 27 octobre prochain, les Buffles FC du Borgou et le Réal Sports procèdent aux derniers réglages au niveau de leur effectif respectif. Ils étaient aux prises, samedi 29 septembre dernier au stade municipal de Parakou. A l’arrivée, ce sont les protégés du président Tundé Yébadokpo qui ont pris le meilleur (3-2) sur le champion en titre de la Ligue 1 de football.
En lieu et place du match d’ouverture qu’ils devraient livrer face à l’Aspac, si le lancement du championnat national prévu pour samedi 29 septembre dernier n’avait pas été reporté au 27 octobre prochain, les Buffles FC du Borgou ont préféré en découdre avec le Réal Sports au stade municipal de Parakou. Ce derby maison a, une nouvelle fois, tenu toutes ses promesses. Le score (3-2) sur lequel il s’est soldé au profit du Réal Sports témoigne de ce que le match a été âprement disputé. Il a été un bon test de préparation pour chacun des deux clubs en présence.
En Ligue 1 où ils évolueront, les Buffles du Borgou auront à cœur de rééditer leur exploit de la saison dernière, celui de conserver leur titre de champion. Seulement, ils ont enregistré plusieurs départs, et pas des moindres, dans leurs rangs. Ils sont donc en train de reconstituer leur effectif. Nabil Yarou, Julien Agognon, Souradjou Soffo sont leurs rares tauliers à rester pour garder la maison. Sous leur houlette, les nouveaux continuent de poser leurs marques. Le public a eu l’occasion de les découvrir.
En effet, face au Réal Sports, le champion de la Ligue 3 qui est appelé désormais à faire ses preuves en Ligue 2, les Buffles n’ont pas eu la tâche facile. Après avoir mené (2-1) à la mi-temps, grâce à un doublé de Chérif Djobo, ils se feront rattraper au score, puis battre (3-2) par les protégés du président Tundé Yébadokpo qui ont terminé le match sur un rythme affolant, à la grande satisfaction du public présent.

Du jeudi 27 au vendredi 28 septembre, se tient à Cotonou l'atelier régional de restitution et de capitalisation des résultats des études conduites par le programme "Mieux" sur les migrations, les changements climatiques et l'environnement en Afrique de l'Ouest. Ouvertes hier jeudi par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, ces assises font suite aux séances d'informations organisées au Bénin, au Togo et en Guinée-Bissau.
Apprécier les données disponibles sur le lien entre les migrations, l'environnement et les changements climatiques ; échanger sur le développement et la mise en œuvre de stratégies en la matière; réfléchir au renforcement des mécanismes de coordination au niveau national et régional puis discuter du financement des actions sur la migration, l'environnement et les changements climatiques. Ainsi déclinés, les objectifs de l'atelier régional qui se tient à Cotonou et qui connaît la participation de représentants de plusieurs pays de l'Afrique de l'ouest.
Pour renforcer leurs politiques dans la gestion des migrations liées à l'environnement et aux changements climatiques, trois pays de l'Afrique de l'Ouest, notamment le Bénin, le Togo et la Guinée-Bissau ont, en effet, demandé l'assistance du programme "Mieux". Ledit programme est un projet d'expertise entre pairs qui aide les pays et les organisations partenaires à mieux gérer les migrations et la mobilité en déployant, à leur demande, une assistance rapide et sur mesure. Le programme "Mieux" est mis en œuvre par le Centre international pour le développement des politiques de migration (Icmpd), sur financement de l'Union européenne. Pour s'imprégner des réalités des pays demandeurs et mieux répondre à leurs besoins, le programme "Mieux" a effectué des sessions d'informations nationales dans chacun des trois pays. L'atelier de restitution qui a lieu à Cotonou est la dernière phase du plan d'actions du programme "Mieux". Outre les représentants des trois pays demandeurs, d’autres participants venus du Ghana, du Sénégal, du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie ont été conviés à la séance.
Procédant à l'ouverture des travaux, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a d’abord insisté sur les impacts effectifs et inquiétants des changements climatiques dans tous les Etats «Le dernier rapport de la Banque mondiale conclut que l’Afrique subsaharienne, l’Asie du Sud et l’Amérique latine pourraient faire face à plus de 140 millions de migrants internes d’ici 2050 si les actions ne sont pas prises sur les plans national et mondial. De plus, d’ici 2030, 135 millions de personnes risquent d’être déplacées à cause de la désertification et il est estimé que 60 millions de personnes quitteront l’Afrique subsaharienne pour gagner l’Afrique du Nord, l’Europe, le Canada… », fait-il savoir. Il a alors remercié l’Icmpd et l’Union européenne pour l’assistance qu’apporte le programme "Mieux" en la matière. « Le Bénin est prêt à abriter le siège de cette institution en Afrique de l’Ouest », a-t-il également suggéré avant de souhaiter pleins succès aux travaux.

Natitingou abrite, les 27 et 28 septembre, un atelier sur l’évaluation des services éco-systémiques pour la gestion durable des réserves de biosphère au Bénin. Initié par le Laboratoire de biomathématiques et d’estimations forestières de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi (Labef) et financé par l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique, il a été ouvert par le professeur Romain Glèlè Kakaï, directeur du Labef.
« Les services éco-systémiques pour la gestion durable des réserves de biosphère au Bénin ». C’est le thème qui réunit, pendant deux jours, des enseignants et des chercheurs venus de la Belgique et des Universités d’Abomey-Calavi et de Parakou ainsi que des acteurs de la Société civile s’impliquant dans les questions de conservation de la biodiversité.
Selon le professeur Romain Glèlè Kakaï, directeur du Laboratoire de biomathématiques et d’estimations forestières de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi (Labef), l’objectif global de l’atelier est d’informer et de sensibiliser les différents acteurs (les élus locaux et les décideurs, les Ong internationales et nationales rencontrés lors de la collecte de données et les gestionnaires du parc) sur les services éco-systémiques prioritaires dont regorge la réserve de biosphère de la Pendjari. A titre spécifique,le concept de service éco-systémique est compris par les acteurs de la gestion de la réserve et les populations riveraines. De même,les services identifiés comme prioritaires pour la population riveraine sont connus et intégrés par les acteurs impliqués dans ladite gestion de sorte que les mesures de gestion existantes ou potentielles sont connues, discutées et priorisées parmi les acteurs impliqués dans la gestion de la réserve de biosphère de la Pendjari. Tout cela, indique le directeur du Labef, sera conduit selon une méthode participative qui inclura l’expérience des chercheurs, des partenaires belges, y compris les acquis du projet Evamab. Un projet qui vise à tester et à développer des méthodes pour l’évaluation rapide des services éco-systémiques dans les réserves de biosphères africaines.
Le coordonnateur du programme CEBioS, partenaire de l’atelier, Dr Janssens de Bisthoven Luc, a présenté le contexte de l’atelier et exposé les résultats attendus. Le programme CEBioS est développé par l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique. Il travaille pour faire connaître la biodiversité et l’importance de son intégration.Selon le coordonnateur, c’est sur la base des appels à projets soumis à un jury qui les examine de façon compétitive que des programmes de sensibilisation et des stages liés aux services éco-systémiques sont organisés en Belgique. Le programme CEBioS, ajoute-t-il, collabore avec les universités et instituts de recherche en vue de l’amélioration de la biodiversité avec le concours des populations riveraines. Il est actif en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Il intervient par paquet d’interventions grâce à une boîte à outils.
Dans le cadre de cet atelier, plusieurs communications sont prévues pour outiller les participants et leur permettre de retenir une approche participative des services éco-systémiques afin de garantir une gestion durable des réserves de biosphère au Bénin.
Le président du Ces (en costume au micro) lors de la cérémonie d’ouverture de la session[/caption]Le Conseil économique et social (Ces) a ouvert, sa 2e session ordinaire, ce jeudi 27 septembre à son siège à Cotonou. Pendant trente jours, les conseillers de l’institution vont examiner plusieurs dossiers à caractère social et économique conformément à l’article 139 de la Constitution du Bénin.
« Notre deuxième session ordinaire s’ouvre dans un contexte socioéconomique national marqué, entre autres, par la poursuite des nombreuses réformes engagées par le gouvernement de la Rupture et le vote par l’Assemblée nationale d’un certain nombre de lois visant à faciliter la mise en œuvre desdites réformes », a informé le président du Conseil économique et social (Ces), Paul Tabé Gbian, lors de la cérémonie d’ouverture de la 2eme session ordinaire.
Cette session va durer trente jours et sera une occasion pour les conseillers d’examiner plusieurs dossiers. Le budget général de l’Etat, gestion 2019 ; la suite donnée par le président de la République aux recommandations et avis du Conseil économique et social ; l’adoption des procès-verbaux des 6e et 7e sessions extraordinaires de l’année 2018. Ils se pencheront aussi sur des communications et des études des sujets d’auto-saisine à savoir : la filière coton au Bénin: impacts socioéconomiques et environnementaux; les associations de développement dans le contexte de la décentralisation au Bénin ; la contribution de la microfinance à la réduction de la pauvreté au Bénin.
Conformément aux différents textes qui régissent le Ces, explique le président Paul Tabé Gbian, les projets de programme à caractère économique et social sont obligatoirement soumis à l’institution pour avis. C’est en respect de ces dispositions, insiste-t-il, que le gouvernement transmet le projet de budget général de l’Etat au Ces qui l’examine. Il souhaite que cet important outil de développement parvienne à bonne date aux conseillers du Ces. Le président Paul Tabé Gbian ne doute pas de la compétences des membres du Ces pour examiner le budget général de l’Etat. Ces derniers ont capitalisé plusieurs années d’expérience en la matière et pourront le faire avec l’expertise requise, d’après lui.
Le président du Ces a exprimé sa satisfaction au gouvernement et aux centrales syndicales qui ont trouvé le consensus en vue d’une rentrée scolaire apaisée. Quant aux dégâts de l’inondation ayant causé l’effondrement du pont sur la Sôta à la hauteur de Malanville, Paul Tabé Gbian a salué les diligences faites par le gouvernement pour aménager une déviation en un temps record, permettant ainsi le rétablissement du trafic routier depuis le lundi 24 septembre. Il estime que les initiatives prises par le gouvernement permettront de solutionner durablement les problèmes engendrés par ces phénomènes cycliques.
Dieudonné Lokossou, ancien secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonacop (Syntra-Sonacop) et ancien secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) [/caption]Dieudonné Lokossou, ancien secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonacop (Syntra-Sonacop) et ancien secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) se prononce ici sur l’encadrement récent du droit de grève adopté par le Parlement. Estimant que c’est une mauvaise innovation, il conseille d’éviter de tricher avec le peuple.
La Nation : L’actualité syndicale est marquée par la prise d'une loi qui encadre le droit de grève au Bénin. Si cette loi est promulguée en l’état, les travailleurs n’auront droit qu’à dix jours de grève par an. Quel commentaire faites-vous à propos de cette innovation ?
Dieudonné Lokossou : Depuis que j’ai eu le privilège d’avoir dirigé la Confédération des syndicats autonomes du Bénin [ndlr : Csa-Bénin], nous n’avions rien obtenu comme avantages matériels ou financiers pour les travailleurs sans une motion de grève. Aucun gouvernement spontanément ne se lève à travers peut-être la fête du 1er mai ou du 1er août pour dire « compte tenu de la cherté de la vie nous relevons le niveau de salaire des travailleurs de la fonction publique et des secteurs parapublic et privé ».
Quand nous prenons le Smig [ndlr : Salaire minimum interprofessionnel garanti] qui est à 40 000 francs Cfa aujourd’hui, c’est largement dépassé. Quelqu’un qui est à ce salaire vit dans la misère.
Maintenant, les grèves n’ont pas été faites sans que le gouvernement ne soit averti. Chacun doit jouer sa partition ! Je crois que sur ce terrain-là, la grève est professionnelle. Il n’y a pas de grève politique. Mais, on trouve toujours une main invisible derrière, comme si les gens avaient un don d’ubiquité.
On ne peut pas accuser les travailleurs de ce qu’ils font grève. La grève a une cause, et ce n’est pas seulement des causes financières. Il y a des grèves qui n’ont pas des incidences financières.
Donc, moi en tant qu’ancien secrétaire général, même si certains pensent que nous sommes dépassés et qu’il faut changer de paradigme, je soutiens que les députés sont allés trop loin pour faire plaisir au gouvernement. Et ensuite la manière dont ils ont procédé. Ils n’ont pas eu le courage d’appeler les acteurs sociaux, les syndicalistes pour échanger avec eux sur le sujet. Donc, c’est une décision unilatérale. Je pense qu’ils n’ont pas trouvé la formule. On aurait dû laisser et négocier et discuter.
Dans ces conditions, quelles sont les perspectives qui s’offrent aujourd’hui au mouvement syndical béninois ?
Ce qui est sûr, les lois sociales ne sont pas des lois statiques. Elles sont évolutives. Aussi, une loi sociale doit tenir compte des acquis. Donc, je suis confiant. Il faut toujours espérer. Une loi qui est votée aujourd’hui, peut être révisée dans 10 ou 15 ans. Compte tenu de la situation, les gens peuvent revenir là-dessus. La preuve, la Cour constitutionnelle a pris des décisions, et lorsqu’une nouvelle cour a été installée, il y a eu revirement jurisprudentiel.
Quel est votre regard sur l’usage de la grève ces dernières années au Bénin?
Quand on fait une comptabilité macabre, on peut dire qu’il y a une exagération des grèves. Mais, tous les régimes ont connu des grèves. Il y a même des grèves qui ont fait chuter le président en 1989 au Bénin! La grève c’est l’arme fatale, et il faut l’utiliser avec discernement. C’est le dernier recours.
Mais, lorsque vous déposez une motion, il y a des étapes: avertissement, sit-in, et on commence l’exécution des grèves graduellement. On ne se lève pas pour dire qu’on a décrété une grève illimitée. La gestion d’une grève n’est pas facile pour le secrétaire général d'un syndicat. Ce n’est pas avec plaisir que les gens font des mouvements. Je pense que la responsabilité du gouvernement est beaucoup plus grande que celle des travailleurs.
Avez-vous l’impression qu’au Bénin, les différentes étapes que vous avez citées plus tôt soient toujours respectées avant le déclenchement d’une grève ?
D’abord, il existe des structures dans le pays qui prônent le dialogue social. Il y a le Conseil national du travail, la grande Commission mixte paritaire qui réunit le gouvernement et les centrales, et actuellement le Conseil du dialogue social, dont j’ai eu l’honneur de signer les clauses avant de passer la main. Mais, est-ce que le gouvernement respecte lui-même ses engagements ? Non ! C’est une question de crédibilité et de confiance. Depuis bientôt trois ans, les travailleurs n’ont pas vu leurs conditions s’améliorer de façon visible. Si les enseignants n’avaient pas fait ce mouvement-là, auraient-ils eu ce qu’on leur a octroyé avant la rentrée ? Il faut faire avec.
Les gens respectent les textes qui régissent les mouvements de grève. Aucune grève n’est improvisée. C’est la manière de négocier qui compte. Si le gouvernement négocie mal une crise, cela ne peut que perdurer. Je ne dis pas qu’il faille tout donner. On ne peut même pas tout donner. L’État a des ressources limitées. Si les peines ne sont pas équitablement partagées, il y a problème. S’il y a une minorité qui est bien traitée et la majorité est laissée pour compte, il ne peut pas avoir la paix sociale.
Que pensez-vous de la division qui a régné entre les confédérations à l’origine du déclin du mouvement de grève entre avril et mai dernier ?
On peut être ensemble et ne pas dire les mêmes choses. Cela dépend de la base sur laquelle les confédérations sont parties. Il faut aussi tenir compte de l’autonomie organisationnelle de chaque confédération. J’ai, en tant qu’ancien secrétaire général, regretté cette division. Mais, le mouvement syndical n’est pas linéaire. Il peut y avoir par moments des contradictions internes et avec la bonne volonté des uns et des autres, on peut revenir à la normale.
Cette situation n’a pas arrangé les confédérations, encore moins les travailleurs, parce que c’est ensemble qu’on est fort.
Moi, je souhaite pour mon pays la paix, mais tout le monde doit y contribuer.

Les membres du comité de pilotage national du Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn) prennent part, depuis le mardi 25 septembre dernier et pendant trois jours à une retraite à Cotonou. Ils y ont été conviés pour réfléchir sur le fonctionnement de la structure et sur des possibilités de la mettre davantage au service des entreprises et de leur essor.
Dix plénières sont prévues au cours de la retraite des membres du Comité de pilotage national (Cpn) du Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn) démarrée, mardi 25 septembre dernier à Cotonou pour prendre fin ce jour. Celles-ci portent, entre autres, sur la présentation du Programme de restructuration et de mise à niveau (Prmn), des témoignages projetés sous forme de film aux membres du comité de pilotage, la présentation de la structure du budget du Brmn, la présentation des conclusions de l’étude sur l’évaluation du Prmn de 2008 à 2014, la présentation des organes de pilotage, du manuel d’organisation, du système d’évaluation du personnel… Les problèmes non résolus de la structure, de même que les entraves à la mise en œuvre du Prmn au Bénin ont été débattus au cours des travaux.
Un programme bien chargé pour la durée de la retraite, attendue des lustres, souligne le directeur du Brmn, Airy Lucius Tonato. Après des rendez-vous manqués, la tenue effective de ces assises est perçue par lui comme le signe d’un nouveau départ de la structure avec la prise en compte des observations, suggestions, conseils et amendements des membres du comité de pilotage. Ce qu’attend également le Brmn de cette retraite, fait observer Airy Lucius Tonato, ce sont des orientations en vue de mieux jouer son rôle auprès des entreprises.
Pour rappel, le Comité de pilotage national (Cpn) est l’organe d’orientation et de décision du programme. Il est composé de 13 membres dont des représentants du secteur public et du secteur privé et joue le rôle de Conseil d’administration du Brmn. Il a pour président, Serge Ahissou, ministre en charge de l’Industrie et du Commerce. Présent à l’ouverture des travaux de cette retraite auquel il compte assister de manière assidue, l’autorité ministérielle a, dans la même veine que le directeur général du Brmn, insisté sur les attentes placées en cette retraite. Laquelle, fait-il observer, doit aboutir à des propositions destinées à parfaire le fonctionnement de l’institution. Au terme des trois jours de retraite, le Brmn devrait donc disposer de nouvelles orientations qui l’aident à accomplir au mieux sa mission.
Pour rappel, ce qui est attendu du Brmn, c’est de contribuer au niveau des entreprises à l’amélioration de la productivité et de la valeur ajoutée, l’accroissement du chiffre d’affaires notamment à l’exportation, la modernisation de l’outil de production et la maîtrise des coûts de production, l’amélioration de la qualité des produits et le renforcement des capacités des dirigeants et du personnel. Au niveau de l’Etat, il est espéré une augmentation de la production industrielle, la création d’emplois nouveaux, stables et qualifiés, l’accroissement des recettes fiscales et douanières, le rééquilibrage de la balance commerciale… Le Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn) est « la structure opérationnelle chargée de mettre en œuvre la politique nationale de restructuration et de mise à niveau des entreprises dans le but de renforcer leur compétitivité sur le marché national et à l’exportation. La diversité des domaines d’intervention du Brmn a nécessité le recrutement d’experts de haut niveau pour mieux accompagner les entreprises et évaluer les prestations des bureaux d’études et des consultants ».