La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Loi sur la protection des défenseurs des droits humains: Les acteurs clés de la société civile amendent l’avant-projet

Réunis en atelier, ce mercredi 26 septembre à Cotonou, la plateforme des défenseurs des droits humains au Bénin et Amnesty international ont procédé à la pré-validation de l’avant-projet de loi sur les défenseurs des droits humains. Les travaux ont connu la participation de représentants de diverses Organisations de la société civile (Osc) et de décideurs.

Après des mois de réflexion, la plateforme des défenseurs des droits humains au Bénin est parvenue à élaborer un avant-projet de loi sur la protection et la promotion des défenseurs des droits humains. Avant de la soumettre à l’appréciation du gouvernement et du Parlement, les acteurs clés de la plateforme avec le soutien d’Amnesty International se sont rassemblés pour amender le texte en plénière au cours d’un atelier et élaborer une stratégie de plaidoyer efficace à l’endroit des décideurs. 

Les travaux ont été ouverts par la directrice de l’administration pénitentiaire et de la protection des droits de l’Homme, Inès Toffoun en présence du directeur exécutif d’Amnesty International Bénin, Fidèle Kikan et du président de la Coalition des défenseurs des droits de l’Homme, Serge Prince Agbodjan. Pour ce dernier, il est une nécessité pour le Bénin de se doter d’une loi de protection et de promotion des défenseurs des droits humains. « Aujourd’hui, les défenseurs des droits humains font l’objet de grandes difficultés, de représailles, d’assassinat, de violation des droits élémentaires et des libertés publiques dans le monde. Le Bénin, un pays qui se réclame comme un modèle de démocratie et de paix, et ayant des défenseurs des droits humains, a l’obligation de les protéger et de les promouvoir. Le Bénin ne peut ne pas entrer dans cette dynamique dans la mesure où sur le continent africain, certains pays ont déjà pris le lead. Il s’agit en l’occurrence de la Côte d’Ivoire qui est la toute première à se doter d’une pareille loi, du Burkina Faso et du Mali depuis janvier 2018 », a expliqué Serge Prince Agbodjan. Il ajoute que l’adoption de cette loi répond à la Déclaration des Nations unies sur la protection des défenseurs des droits humains qui, en son article 3, recommande que les Etats internalisent ladite déclaration et fassent en sorte que la protection et la promotion des droits humains soient une effectivité qui relève de leurs obligations. Une exigence que confirme la directrice de l’administration pénitentiaire et de la protection des droits de l’Homme, Inès Toffoun. « Le Bénin doit se doter de cet instrument juridique », a-t-elle martelé avant d’encourager les participants à des échanges nourris.
Il est utile de rappeler qu’Amnesty International considère comme défenseur des droits humains, toute personne qui, individuellement ou en association avec d’autres, agit pour la défense et/ou la promotion des droits humains au niveau local, national, régional ou international. Il peut s’agir de journalistes, d’avocats, de professionnels de la santé, d’enseignants, de syndicalistes, de lanceurs d’alerte, de victimes ou de proches de victimes de violations des droits humains ou d’atteinte à ces droits, de membres d’organisations de défense des droits humains (dont Amnesty International).

Société 27 sept. 2018


Validation du rapport de performance 2017 et revue de Pta au 30 juin: Des avancées qualitatives pour améliorer la gouvernance locale
[caption id="attachment_30895" align="alignnone" width="1024"]Le ministre de l’Agriculture distingué par le président de la Fupro-Bénin[/caption]

Les cadres du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale se sont retrouvés, les 25 et 26 septembre, à Cotonou, pour procéder à la validation du rapport annuel de performance 2017 et à la revue du plan de travail annuel au 30 juin 2018 du ministère. Une occasion pour le ministre Barnabé Dassigli d’inviter le personnel à sauvegarder les acquis, pour l’atteinte des objectifs de son département ministériel.

Au 31 décembre 2017, le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a atteint un taux d’exécution physique de 66,93% pour un taux d’exécution financière de 78,83%, base engagement et 75,87% base ordonnancement. 

Pour le ministre Barnabé Dassigli, il ne sera pas question de baisser les bras mais plutôt de sauvegarder cet acquis. Aussi, a-t-il invité les différents acteurs de la chaîne des dépenses à jouer leur partition pour permettre au Mdgl d’être toujours à la hauteur de sa mission en matière de décentralisation, de déconcentration et de la gouvernance locale. Toutes choses devant impacter l’accès aux services sociaux de base et par ricochet l’amélioration du niveau de développement. « L’enjeu est de taille et beaucoup de défis restent à relever dans un contexte où nos populations attendent beaucoup de nous alors que nos ressources sont limitées », a déclaré le ministre Barnabé Dassigli. Il note que les conclusions de cette évaluation vont permettre au ministère de se donner de nouvelles orientations pour l’amélioration du budget 2019.
Les participants apprécieront, par rapport aux prévisions, les activités menées jusque-là, faire ressortir les écarts éventuels, identifier les difficultés et formuler des recommandations pour l’atteinte des objectifs fixés pour la réalisation d’une bonne performance à la fin de l’exercice budgétaire. L’atelier permettra d’une part de mesurer l’impact des investissements sur l’amélioration des conditions de vie des populations et d’autre part d’envisager de meilleures solutions et stratégies à développer pour les années à venir.
Le directeur de la Programmation et de la Prospective, Stanislas Allagbé, a indiqué : « La recherche d’une grande performance opérationnelle de la dépense nécessite une grande responsabilisation des acteurs dans l’exécution de suivi-évaluation de leur budget et la reddition des comptes ». L’approche méthodologique basée sur la Gestion axée sur les résultats (Gar) impose certaines habitudes dont l’élaboration des rapports de performance. La rencontre s’inscrit parfaitement dans la logique de la satisfaction de ces exigences et trouve son ancrage dans la réforme actuelle du gouvernement qui est d’instaurer la culture de l’évaluation dans les habitudes, a-t-il soutenu avant d’indiquer que le processus ne s’achève pas ici, mais à la soumission des rapports à la Chambre des comptes de la Cour suprême après la certification des informations par l’Inspection générale des Affaires administratives du ministère.
Le ministère de la Décentralisation s’est fixé pour objectif global de faire de la décentralisation un véritable outil de développement local qui garantit le bien-être aux citoyens béninois sur des territoires bien aménagés et bien gouvernés. Le document de performance pourra faire le point des principaux résultats obtenus, des niveaux atteints par les cibles des différents indicateurs et le point sur les ressources ayant servi à l’atteinte des résultats suivant quatre programmes, à savoir : le Programme pilotage et soutiens aux services (Ppss), le Programme de la promotion de la bonne gouvernance locale (Ppbgl), le Programme de la promotion de l’économie locale et de l’intercommunalité (Ppeli) et le Programme d’appui à la décentralisation (Pad).

Société 27 sept. 2018


Promotion du financement de l’habitat dans l’Uemoa: Un projet de 90,7 milliards de francs Cfa lancé

L’amélioration du financement de l’habitat dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), en particulier pour les populations à revenus modestes et/ou irréguliers, préoccupe désormais les institutions financières et de développement de l’union. La Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l’Uemoa, la Commission de l’Uemoa, la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et la Banque mondiale ont lancé à cet effet, un projet régional, le jeudi 20 septembre dernier à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Signées à Washington le 13 octobre 2017 entre la Banque ouest-africaine de développement, la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, la Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l’Uemoa et la Banque mondiale, les conventions relatives au projet régional Banque mondiale/Uemoa pour la promotion du financement de l’habitat abordable dans l’union sont désormais en vigueur. Le projet à financer par ces conventions de financement a été lancé, jeudi 20 septembre dernier. Ces conventions portent sur un montant de 155 millions de dollars américains, soit 90,7 milliards de francs Cfa dont 76 milliards de francs Cfa pour le refinancement des banques et systèmes financiers décentralisés (Sfd), et 14,7 milliards de francs Cfa pour l’assistance technique.
Selon le communiqué qui a sanctionné le lancement du projet, on estime aujourd’hui que la population de l'espace l’Uemoa doublera dans les vingt prochaines années passant de 110 millions d’habitants à 220 millions d’habitants et que la plupart seront des citadins compte tenu d’une urbanisation rapide. Cette tendance aggravera, précise le communiqué, l’important déficit actuel de logements estimé à 800 000 unités par an. Or, les banques de l'Union n'octroient qu'environ 15 000 nouveaux prêts hypothécaires par an, soit une infime fraction des besoins.
A la cérémonie de lancement, le directeur général de la Crrh-Uemoa, Christian Agossa, a indiqué que ce projet permet à l’institution de mobiliser des ressources concessionnelles pour renforcer son action en faveur des populations à revenus modestes. « Ce projet devrait faciliter la production d’environ 50 000 nouveaux prêts hypothécaires, et permettra de mobiliser davantage de ressources pour le financement de l’habitat et de l’habitat social grâce à nos émissions obligataires sur le marché financier régional et à l’allongement de leurs maturités », a-t-il souligné.
En effet, les interventions de la Crrh-Uemoa ont aujourd’hui un impact réel sur la distribution de prêts hypothécaires par les banques refinancées en leur permettant d’accorder davantage de prêts à l’habitat à leur clientèle, à des taux compétitifs et sur des durées plus longues.

Importance des réformes

Pour sa part, le président de la Boad, Christian Adovèlandé, selon le communiqué, a rappelé le soutien que sa banque apporte à la Crrh-Uemoa depuis sa conception, avant d’indiquer que ce soutien sera poursuivi. Il a ajouté que la Boad partage pleinement les objectifs de ce projet et invite les autres partenaires au développement à se joindre au mouvement pour améliorer le cadre de vie et les conditions de logement des couches défavorisées des populations de l’Union.
De son côté, le président de la Commission de l’Uemoa,
Abdallah Bouréima, s’est réjoui de ce projet pilote et innovant qui permettra aux Etats de bénéficier d’appuis-conseils pour la promotion des logements sociaux, et contribuera à la promotion du marché hypothécaire régional pour faciliter l’accès à la propriété dans l’Union.
Le représentant résidant de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire et directeur des Opérations pour le Bénin, le Burkina, le Togo et la Côte d’Ivoire, Pierre Laporte, s’est félicité de l’exécution du projet est d’ajouter que le projet soit le plus efficace possible. « Il est important qu’il soit accompagné par des réformes nationales au niveau de la gestion du foncier et des politiques de logements abordables», conseille-t-il.
En lançant le projet, le président du Conseil des ministres de l’Umoa, Romuald Wadagni, ministre béninois de l’Economie et des Finances, a insisté auprès de ses collègues sur l’importance des réformes relatives à la gouvernance du foncier et à la fiscalité dans les pays de l’Union pour faciliter le succès du projet. Il a également insisté à l’attention de la Crrh-Uemoa sur la nécessaire célérité d’exécution du projet avec ses ressources limitées, afin qu’une seconde phase puisse être rapidement engagée avec des ressources significativement plus importantes et le concours des autres partenaires au développement.

Economie 27 sept. 2018


Chronologie des événements du mois d’août 2018

  Bénin

1 août : Défilé militaire à Cotonou marquant le 58e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale, en présence du président de la République Patrice Talon avec à ses côtés son épouse et les divers corps de la société béninoise.
-11e rencontre du ministre des Affaires étrangères Aurélien Agbénonci avec l’ensemble du corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin.
2 août: Remise de sites aux entreprises chargées des travaux d’aménagement de certaines rues de la ville de Cotonou par la mairie dans le cadre du projet Asphaltage en présence du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato.
-Proclamation des résultats de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) 2018 : un taux de réussite de 28,63% contre 50,56 % en 2017.
6 août: Ouverture d’une formation sur l’éthique et la déontologie au profit des fonctionnaires de la Police républicaine, par le directeur général, Nazaire Hounnonkpè.
7 août : -Atelier sur l’actualisation du Plan de contingence national (Pcn) et l’élaboration de l’avant-projet de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe par l’Agence nationale de la protection civile (Anpc) à Grand-Popo.
8 août : - Journée de la coopération entre l’Université de Parakou et la mairie de Parakou pour impulser le développement local.
10 août : Le directeur de l’Office du baccalauréat a publié les résultats du baccalauréat session de juillet 2018 : un taux d’admissibilité est de 33,43%.
-Conférence à Porto-Novo sur la vie et le ministère du premier prêtre béninois, père Thomas Mouléro Djogbénou en prélude aux 90 ans de son anniversaire d’ordination sacerdotale.
-Décédé le 2 juillet à l’âge de 87 ans, le roi Dédjalagni Agoli Agbo de Danxomè a reçu les hommages de la nation à l’occasion des obsèques officielles en son honneur dans son palais privé Gbindo à Abomey.
12 août : Célébration de la 5e édition de la fête de retrouvailles des fils et filles de l’aire Toli du Bénin et de la diaspora dite, Tolikunkanxwé à Dowa.
14 août : Réunion mensuelle de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé délocalisée à Sèmè-Podji, sous l’égide du préfet Joachim Apithy.
-Lancement à Savalou des travaux de construction de quinze forages à grand débit, par le ministre en charge de l’Eau et des Mines, Samou Adambi.
-Le secrétaire du Parti communiste du Bénin, Philipe Noudjènoumin, échange avec la presse sur le code électoral et la charte des partis politiques.
-Pour la mise en œuvre du projet Asphaltage dans Sèmè-Podji, le préfet Joachim Apithy sensibilise et somme les occupants de déguerpir sous trois semaines.
-Rejet de la demande de Mohamed Taofic Hinnouho d’aller se faire soigner à l’extérieur par le juge en charge des Affaires de fraude douanière dans laquelle il est impliqué.
-10e édition des manifestations officielles marquant la sortie de la nouvelle igname par la communauté Mahi, au palais de la cité sous la supervision de sa majesté Gandjègni Awoyo Gbaguidi XIV.
15 août: Descente du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, sur trois des sites éligibles pour l’installation d’usines de transformation de l’anacarde à Bantè, en compagnie des autorités communales.
16 août: Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, et ses cadres définissent à Parakou les stratégies d’installation d’usines de transformation du cajou.
-La flotte Bénin Taxi s’installe à Allada et environs.
-Quatre prêtres et trois diacres ordonnés à Porto-Novo par l’évêque des lieux, Mgr Aristide Gonsallo, dans le cadre des 90 ans d’ordination du premier prêtre du Bénin, Thomas Mouléro Djogbénou.
17 août : 64e édition du pèlerinage à Notre-Dame d’Arigbo de Dassa-Zoumè, sous le thème «Tous les âges me diront bienheureuse » présidée par Mgr Denis Brondain, archevêque de Rimouski au Canada, invité spécial.
-Ouverture à Cotonou de la deuxième session extraordinaire du Conseil national pour le dialogue social (Cnds).
-Remise de lettres d’admission et de billets d’avion aux 38 étudiants bénéficiaires de bourses chinoises par l’ambassadeur de Chine près le Bénin, Peng Jingtao.
18 août: Suite aux inondations, le maire de Malanville, Inoussa Dandakoé, lance un cri de détresse à l’endroit du gouvernement et des partenaires pour venir en aide aux populations sinistrées.
20 août: Formation de type Bridge à Cotonou des membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena) ainsi que leurs cadres.
-Lancement, au tribunal de Cotonou, de la 2e édition de la Semaine du jeune avocat, organisée par l’Union des jeunes avocats du Bénin.
21 août: Célébration au Bénin de l’Aïd el-Kebir ou Tabaski, par la communauté musulmane sur toute l’étendue du territoire national.
22 août : Conseil des ministres : adoption du décret portant cadre de promotion des associations sportives communales, ceux instituant les classes sportives et les classes culturelles, la modification des statuts de l’Onip, etc.
23 août : Lancement à Grand-Popo des travaux d’appropriation des documents techniques pour l’actualisation du fichier électoral national par le Cos-Lépi.
-Le président de la Cour suprême reçoit la Société civile qui exprime ses appréhensions sur le Code électoral.
-Signature à Cotonou de l’accord-cadre sur le statut juridique de l’Eglise catholique et le Bénin, par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et le Nonce apostolique du Vatican près le Bénin, Brian Udaigwe.
- Concertation entre le Bénin et le Japon dont l’ambassadeur a réitéré la volonté du gouvernement nippon de continuer à accompagner le Bénin.
- Célébration, à Ouidah, de la Journée internationale de souvenir de la traite négrière et de son abolition (Jistna 2018).
-Renvoi à une session ultérieure, par la cour d’appel de Cotonou, du procès relatif à la disparition d’Urbain Pierre Dangnivo pour complément d’informations.
-Trois fonctionnaires de la Police républicaine écopent de lourdes peines dans une procédure de flagrant délit devant le tribunal de première instance de la deuxième classe d’Aplahoué.
24 août : Mise en service de l’hôpital de la zone sanitaire Allada-Zê-Toffo, fruit de la coopération bénino-japonaise par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.
25 août: Echanges du chef de l’Etat, Patrice Talon, avec l’ensemble des rois et têtes couronnées du Bénin.
-Mathurin de Chacus élu président de la Fédération béninoise de football.
-Installation et prise de fonction officielle des membres de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme à la faveur d’une audience solennelle à la Cour suprême sous l’égide du président Ousmane Batoko.
27 août: Ouverture à Porto-Novo de la troisième session extraordinaire 2018 du parlement pour connaître d’une douzaine de dossiers dont le Code électoral et les autorisations de poursuites devant la Haute cour de Justice avec 57 députés.
28 août : Le Parlement autorise le gouvernement à ratifier trois accords de financement d’un montant de 73 025 017 410 F Cfa pour des routes et la santé.
-Les praticiens de santé de l’Atacora s’imprègnent du contenu du décret régissant l’exercice des professions médicales.
29 août : Plusieurs décisions prises en Conseil des ministres présidé par le président Patrice Talon, dont la généralisation de l’installation des systèmes sommaires de gestion automatisée sur l’ensemble des postes de péage/pesage, des sanctions annoncées au Centre national de production de manuels scolaires (Cnpms), pour 5 millions dilapidés.
-Prise de service du nouveau procureur près le tribunal de première classe de Cotonou, Elon’m Mario Mètonou.
-Réception d’un don de matériels de sauvetage offert par la Garde nationale de l’Etat américain du Dakota du Nord au Groupement national des sapeurs-pompiers.
30 août : -Signature à Cotonou d’un accord de mise en œuvre du programme Mca II, entre le Millennium challenge account (Mac-Bénin II) et l’Autorité de régulation de l’électricité (Are).

Afrique

3 août : Au Mali, le chef de l’opposition, Soumaïla Clissé, candidat à l’élection présidentielle a saisi la Cour constitutionnelle pour « bourrages d’urnes ».
4 août : Attentat contre le président vénézuélien Nicolas Maduro alors qu’il prononçait son discours à Caracas durant une parade militaire.
5 août : Signature d’un accord sur le partage du pouvoir à Khartoum entre le président du Soudan du Sud et son rival sur le partage du pouvoir pour la paix.
-Le Bénin termine à la 12e place avec une médaille d’or en heptathlon, remportée par l’athlète Odile Ahouanwanou.
6 août : L’Eglise catholique congolaise a joint sa voix à celle des partisans de l’opposant Moïse Katumbi pour réclamer son retour en République démocratique du Congo, à moins de 48 heures du dépôt des candidatures à la présidentielle.
7 août : Au Nigeria, le chef des renseignements limogé après le blocage « illégal » de l’accès au Parlement par les forces de sécurité selon la présidence.
8 août: Emmanuel Ramazani, désigné in-extremis candidat du PPDR, parti au pouvoir.
-Libération de l’ex-première Dame Ivoirienne, Simone Gbagbo, après sept ans de détention.
9 août: En Côte d’Ivoire, fin de l’alliance entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié du Pdci.
12 août : Au Nigeria, plusieurs soldats protestent contre leur déploiement à Maiduguri, dans le cadre de la lutte contre Boko Haram qui dure depuis neuf ans.
14 août: Au Nigeria, l’armée a annoncé avoir découvert des comptes qu’aurait utilisés une faction de Boko Haram sur des réseaux sociaux pour recruter de nouveaux éléments.
18 août : Décès de l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan.
20 août : Au Mali, Ibrahim Boubacar Kéïta officiellement déclaré vainqueur de l’élection présidentielle et entame son deuxième mandat de cinq ans le 4 septembre sur une annonce de la Cour constitutionnelle.
21 août : Au Congo, le pasteur Ntumi adhère enfin au désarmemennt de ses miliciens.
-Des stars du monde entier exigent la libération du député ougandais, Bobi Wine.
23 août : L’Afrique du Sud reproche au président Donald Trump d’alimenter les tensions sociales dans le pays.
24 août : Pour « irrecevabilité » de la candidature de l’ex-chef de guerre, Jean-Pierre Bemba, par la commission électorale, la tension monte en République démocratique du Congo.
25 août: A Madagascar, l’ex-président Marc Ravalomanana lance sa campagne pour les élections générales de la fin de l’année.
26 août : Prestation de serment du président élu du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa.
27 août : En République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba et cinq exclus poursuivent le combat devant la Cour constitutionnelle contre leur exclusion par la commission électorale.
-Une attaque contre une brigade de gendarmerie au Burkina Faso, fait 8 morts.
28 août : En visite en Afrique du Sud, la Première ministre britannique, Theresa May, pose la première pierre d’un ‘’nouveau partenariat’’de son pays avec l’Afrique.
30 août : Accusés dans un rapport publié par le Conseil de sécurité de l’Onu sur le processus de paix dans le Nord du Mali, et d’une manière générale, les groupes armés sur la défensive.

Monde

6 août : Le président américain s’est dit « ouvert » à un nouvel accord nucléaire avec le régime iranien.
22 août: Le président Vladimir Poutine fustige les sanctions américaines visant Moscou.
27 août: En France, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, annonce son départ du gouvernement.
30 août : A la faveur d’une conférence de presse à Helsinki avec son homologue finlandais, le président Emmanuel Macron prône une ¨solidarité quasi-automatique ¨ entre Etats de l’UE en cas d’attaque armée n

Société 27 sept. 2018


Perceptions illicites et temps de contrôle sur les corridors dans l’Uemoa: Cotonou-Niamey maintient une meilleure performance
[caption id="attachment_30890" align="alignnone" width="1024"]Au cours d’un voyage sur un corridor de l’espace Uemoa, un transporteur est contrôlé 20 fois[/caption]

Mis en place par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, l’Observatoire des pratiques anormales (Opa) est comme un outil de surveillance de la performance des corridors routiers communautaires. Au nombre des indicateurs permettant de suivre cette performance, les perceptions illicites et le temps de contrôles. Au cours d’un voyage sur un corridor de l’espace Uemoa, un transporteur est contrôlé 20 fois et il lui est prélevé illicitement 1 853 francs Cfa par poste et il perd 15 minutes selon le rapport du 1er trimestre 2018 de l’Opa.

Sur tous les corridors communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), les montants des perceptions illicites demeurent importants. Selon le 32e rapport de l’Observatoire des pratiques anormales (Opa) qui est celui du 1er trimestre 2018, on observe une évolution non uniforme d’un corridor à un autre. De même, les tendances diffèrent sur les sections routières et aux frontières. Ce sont les observations faites lors de l’atelier de dissémination organisé par le Comité national de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos, mardi 25 septembre dernier.
Le corridor Cotonou-Niamey maintient sa meilleure performance avec en moyenne un montant de 6 661 francs Cfa de perception illicite par voyage. Selon le rapport, sur les corridors Abidjan-Bamako, Abidjan-Ouagadougou, Bamako-Dakar via Diboli, Bamako-Ouaga via Koury, les tendances sont à la hausse. Tandis que sur les autres corridors, Bamako-Dakar via Moussala, Bamako-Ouaga via Hérèmankoro, Cotonou-Niamey, Lomé-Ouagadougou, et Dakar-Bissau, c’est une tendance baissière qui est notée.
Les montants de perceptions illicites les plus importants, indique le rapport, sont enregistrés sur le corridor Bamako-Dakar via Diboli, soit 87 347 francs Cfa par voyage. C’est aussi sur ce corridor qu’il est noté le plus fort taux d’augmentation, soit 98% par rapport au 4e trimestre 2017.
Le 32e rapport de l’Opa note le progrès impressionnant réalisé sur le corridor Dakar-Bissau où les montants sont passés de
200 000 francs Cfa au 4e trimestre de 2017 à 25 670 francs Cfa par voyage au 1er trimestre 2018, soit une baisse de 87%.
Sur l’ensemble de l’espace communautaire, l’Opa note que le montant moyen de perception illicite par voyage est de 29 390 francs Cfa. Il a chuté de 36% par rapport au 4e trimestre de 2017 où il était estimé à 45 887 francs Cfa.
En dehors de la frontière entre le Mali et le Sénégal sur le corridor Bamako-Dakar via Diboli, on observe une baisse des montants des perceptions illicites aux passages de toutes les frontières. La plus forte somme est enregistrée sur ce corridor, soit 35 600 francs Cfa en moyenne par voyage.
Globalement, les montants des perceptions illicites aux passages des frontières se chiffrent à 8 163 francs Cfa en moyenne par voyage dans l’espace Uemoa. Sur le long de tous les corridors donc, le montant moyen des perceptions illicites est estimé à 37 553 francs Cfa par voyage au 1er trimestre 2018. Il a baissé de 37% par rapport au 4e trimestre de 2017 où il se chiffrait à 59 377 francs Cfa.

L’indicateur temps de contrôle

Par rapport au temps de contrôles, le rapport de l’Opa souligne que les transporteurs ont passé beaucoup de temps au niveau des postes de contrôles aussi bien sur les routes qu’aux frontières.
En effet, le temps moyen perdu dans les corridors sur les routes est estimé à 194 minutes par voyage sur un corridor. Et le temps perdu est plus important sur le corridor Bamako-Dakar via Diboli, 862 minutes, soit plus de 14 heures. Il est en revanche plus faible sur le corridor Dakar-Bissau, soit 21 minutes.
Aux passages des frontières, l’accomplissement des formalités et les contrôles ont duré en moyenne 109 minutes par voyage sur l’ensemble de l’espace Uemoa. Et comme sur les routes, ce temps est plus long à la frontière entre le Mali et le Sénégal sur le corridor Bamako-Dakar via Diboli, 479 minutes, soit près de 8 heures.
Au total, un transporteur a passé en moyenne 303 minutes de son temps de voyage dans les corridors routiers et l’accomplissement des formalités administratives aux frontières, sur un corridor de l’espace Uemoa. Il est en hausse d’environ 47% par rapport au 4e trimestre de 2017 où il a été estimé à 206 minutes.
C’est sur le corridor Bamako-Dakar via Diboli que le temps a été plus long. En moyenne, il est de 1340 minutes par voyage. Il est plus faible en revanche sur le corridor Cotonou-Niamey, soit 38 minutes en moyenne par voyage.
Le rapport de l’Opa conclut qu’en moyenne, au cours d’un voyage sur un corridor de l’espace Uemoa, un transporteur est contrôlé 20 fois et il lui est prélevé illicitement 1 853 francs Cfa par poste et il y perd 15 minutes?

Economie 27 sept. 2018


Politique: La « Dynamique unitaire » se tisse sagement
[caption id="attachment_30889" align="alignnone" width="1024"]Bathélemy Kassa[/caption]

La Dynamique unitaire, le second bloc politique de la mouvance après « Le Bloc progressiste » se construit bien et chaque jour davantage, a confié mardi dernier, le député Bathélemy Kassa.

A l’en croire, le Prd (Parti du renouveau démocratique), le Ber (Bénin en route) et l’Und (Union nationale démocrate) ont rejoint ces dernières semaines le bloc. Il a souligné que le Prd a souhaité insérer dans le logo du bloc en gestation le sien pour permettre à ses partisans de vite identifier leur prochain nouveau logo. Un vœu que tous les membres du bloc lui ont concédé. Pour lui, si tout le monde doit tenir compte de ce qui se dit à la base, les choses ne vont pas avancer.
Il a saisi l’occasion pour révéler que les membres du bloc s’attellent pour déterminer leur nom et leur logo et travaillent à la mise en place des futurs organes de direction.

 

Actualités 27 sept. 2018


2e arrondissement de Natitingou: Marguerite Daraté fait le point des réalisations

La conseillère communale, élue du 2e arrondissement de la commune de Natitingou, Marguerite Gnotodera Daraté, a organisé, lundi 24 septembre dernier, une séance de reddition de comptes. Ladite séance s’est déroulée à l’ex-CPR en présence du maire Antoine N’Dah et des responsables politico-religieux.

La séance publique de reddition de comptes à laquelle s’est prêtée l’élue du 2e arrondissement de la commune de Natitingou, Marguerite Gnotodera Daraté, s’inscrit dans le cadre des textes qui régissent la décentralisation. Elle lui permet d’informer les populations des réalisations de la mairie en leur faveur. 

Son exposé couvre, déclare-t-elle, la période de 2015 à ce jour et vise à les informer des réalisations de la commune à leur profit et à recueillir leurs besoins et suggestions pour améliorer la gouvernance.
Au titre de 2015, elle relève comme réalisations, la construction d’un hangar au marché central de Natitingou, la réalisation de deux forages équipés de pompe à motricité humaine à Ourborna. Pour 2016, elle note globalement la réfection d’un module de trois classes avec bureau et magasin à l’école primaire publique de Boriyouré, la construction de boutiques et hangar au marché central de la ville, la réalisation d’études techniques des travaux d’aménagement de l’axe RNIE3-Ancien cimetière de Dassagaté (voie Ddemp) et la construction d’un module de deux classes plus bureau et magasin à l’école primaire publique de Boriyouré. Pour 2017, elle mentionne l’acquisition de matériel pédagogique pour les écoles maternelles et primaires publiques, la construction de la clôture de la résidence du maire, la construction d’une clôture en grillage au marché central de la ville et l’achat de mobiliers de bureaux pour les arrondissements. Au titre de 2018, elle cite les projets Arch et PEJ et le lancement de l’asphaltage de 7km de voie dans le 2e arrondissement à réaliser.
S’agissant des difficultés rencontrées, elle évoque la politisation des décisions qui ne favorise pas les votes en session, la non-implication des élus aux sessions d’arrondissement et le manque de cohésion entre les élus du 2e arrondissement. Quant aux perspectives, elle souhaite vivement la présence des élus du 2e arrondissement aux sessions et la disponibilité d’informations utiles pour le bien des populations de sa sphère de compétence. A l’en croire, elle fait partie d’un trio composé du premier adjoint au maire de la ville, du chef du 2e arrondissement et d’elle-même.
La séance de reddition de compte a été facilitée grâce au Programme de renforcement des capacités d’action des femmes (Recafem phase 4) qui a mis en place le projet d’éveil et de renforcement du leadership féminin qui vise l’implication des populations dans la reddition de compte du 2e arrondissement.

Société 26 sept. 2018


Le Commerce intra régional formel en Afrique de l’Ouest: Ses atouts et ses défis face à la mondialisation
[caption id="attachment_30883" align="alignnone" width="1024"]Moussiliou ALI, *Consultant indépendant, Acteur de développement économique et social, Spécialiste du commerce international et intra-régional, Traducteur[/caption]

Le processus de la mondialisation, dans presque tous les domaines d’activités, notamment dans les secteurs de l’économie, du commerce international et intra-régional est aujourd’hui une réalité à la fois irréversible et incontournable. Il est évident que ce processus comporte aussi bien des défis que des opportunités et des perspectives. Ainsi, pour faire face à ces défis, saisir les opportunités et développer les perspectives en vue, certains Etats se sont regroupés, au cours des trois dernières décennies, en communautés ou organisations sous-régionales et régionales. Cette approche a permis à plusieurs pays d’identifier, de développer et de protéger leurs divers intérêts communs à tous les niveaux. D’où la naissance, en Afrique, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le 28 mai 1975, de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) le 10 janvier 1994, de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) le 16 mars 1994 et de la Communauté pour le Développement de l’Afrique australe (SADC) le 17 août 1992.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) regroupe aujourd’hui 16 pays de la sous-région, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Libéria, la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra-Loone et le Togo. L’un de ses objectifs majeurs est de promouvoir l’intégration économique régionale des pays membres, afin d’assurer et d’accélérer leur développement économique et social, ainsi que le bien-être des populations concernées. Parmi les principaux moyens prévus et mis en œuvre par la CEDEAO pour parvenir à ce but se trouvent la promotion et la facilitation des échanges commerciaux intra-régionaux à travers la libre circulation des personnes, des biens, des technologies et des ressources financières. 

La poursuite de cet objectif, par la CEDEAO, s’avère plus pertinente et impérative en raison de la crise financière et économique qui secoue actuellement le monde. En effet, le commerce intra-régional formel constitue une aubaine qui, à condition d’être pleinement exploitée, permettrait d’accélérer la croissance économique et contribuer au bien-être des populations de la sous région. Au nombre des principaux atouts y afférents, on peut citer :
- la possibilité de créer un marché commun ouest-africain aux avantages multiples ;
- la génération des opportunités d’emploi à travers la multiplication des PME et des PMI qui pourraient s’investir dans différentes filières du secteur ;
- la réduction de la pauvreté et de la misère dans les Etats de la sous-région grâce aux retombées des échanges intra- régionaux florissants ;
- L’accroissement des revenus fiscaux des Etats ;
- l’affermissement des relations socio-économiques entre les Etats et les populations de la sous région.
Cependant, la valorisation des échanges commerciaux intra- régionaux florissants se heurte aux entraves ci-après :
- les barrières linguistiques, notamment entre les pays anglophones et francophones ;
- les nombreuses barrières douanières et non tarifaires qui jonchent les axes routiers reliant les Etats de la sous-région, freinant la libre circulation des biens et des personnes ;
- l’insécurité sur les axes routiers ;
- la préférence, par les opérateurs économiques, des transactions informelles en raison de la multiplicité, de la lenteur et de la lourdeur des formalités douanières qui pénalisent gravement la rentabilité des transactions ;
- les différentes tracasseries et les excès de contrôle subis par les opérateurs économiques et les voyageurs routiers, même lorsqu’ils sont en possession des documents authentiques de voyage et d’accompagnement des marchandises ;
- l’indifférence apparente des autorités politico-administratives face aux tracasseries subies par les opérateurs économiques, ce qui donne l’impression que les agents de contrôle routier, dont certains sont responsables de ces tracasseries, ont l’approbation officielle de leurs autorités qui se soucient peu d’une surveillance efficace et systématique de leurs activités ;
- l’absence ou l’inactivité d’un cadre permanent et efficace de concertation périodique au niveau des Etats membres de la CEDEAO, pour étudier et réduire les contraintes sans négliger les questions de sécurité.
En résumé, le commerce intra- régional au sein de l’espace CEDEAO, 43 ans après la création de la communauté, manque encore de dynamisme. C’est bien dommage. Pourtant, plusieurs mesures, instruments et structures ont été créés et adoptés par l’organisation communautaire, à savoir :
- La Charte relative à la libre circulation des personnes, qui supprime le visa et les permis d’entrée et qui offre aux citoyens des Etats membres, disposant d’un passeport et d’un livret de vaccination, le droit de séjourner ou de résider sans autorisation sur un territoire pour une durée maximum de quatre-vingt-dix jours ;
- Un espace de libre échange caractérisé par la suppression des droits de douane et taxes sur les marchandises et produits du cru, puis la levée des barrières non tarifaires au commerce des marchandises entre les Etats membres tel qu’adopté par la Conférence des chefs d’Etat en 1990.
- L’organisation périodique des foires commerciales régionales de la CEDEAO, (interrompues depuis quelques années), puis la création de l’Institut monétaire de l’Afrique de l’Ouest (IMAO), qui a pour principal objectif de créer la deuxième monnaie régionale (ECO), d’harmoniser les politiques monétaires et fiscales ainsi que les systèmes de paiement.
- A présent, il est possible de réaliser des transactions monétaires intra-régionales grâce aux instruments de transfert mis en place par différentes banques installées et opérant dans la sous-région.

Les principaux défis

Malgré les nombreuses réalisations faites par la CEDEAO, beaucoup reste encore à faire, particulièrement en ce qui concerne le commerce intra- régional. La mise en œuvre des politiques économiques et l’application des chartes évoluent au ralenti. La volonté des Etats de réaliser un marché commun avec une monnaie commune, manifestée en 1975, n’est toujours pas une réalité. La CEDEAO et l’UEMOA avaient prévu d’harmoniser leurs politiques commerciales et fiscales et de libéraliser leurs échanges à travers une fusion qui devra être effective en 2004. Malheureusement, en raison de l’échec connu dans la réalisation de la seconde zone monétaire tant souhaitée, cette fusion est toujours attendue.
De plus, les engagements pris par les Etats membres par rapport à la libre circulation des personnes et des biens et par rapport aux critères macro-économiques de convergence de la CEDEAO n’ont toujours pas encore été honorés. Certains Etats membres seraient endettés envers les différentes institutions de la CEDEAO, ce qui ralentit le processus d’intégration et d’exécution des programmes de la communauté.
Face à cette situation et considérant les effets redoutables de la crise économique et financière internationale, quelles options s’offrent-elles aux Etats de la sous-région ?

1. Au niveau des Etats

- Le renforcement des relations économiques inter-Etats au sein de la sous-région par la mise en œuvre effective et transparente des accords régionaux ou bilatéraux visant la promotion du commerce et de l’industrie;
- La dissémination claire, nette, visible et fonctionnelle, à tous les niveaux, des accords régionaux ou bilatéraux visant la promotion du commerce, de l’industrie et de l’économie, afin de permettre aux opérateurs économiques de saisir les opportunités pertinentes ;
- L’élimination effective de toutes les entraves à la libre circulation des personnes, des biens et des technologies de l’information et de la communication au sein de l’espace CEDEAO afin d’élargir les marchés nationaux et sous-régionaux pour accélérer l’intégration économique régionale ;
- La formation, l’information et la sensibilisation, par chaque pays, des agents de sécurité frontalière et routière sur leur rôle de facilitateur du commerce intra régional à travers la libre circulation des biens et des personnes dans des conditions prévues par les règlements nationaux et sous-régionaux;
- L’adoption des mesures incitatives en faveur des agents de sécurité frontalière et routière (salaires adéquats, indemnités et primes, etc.) pour compenser les efforts particuliers qu’ils sont tenus de fournir dans l’exercice de leurs fonctions en toutes saisons, afin de dissuader la tendance à la corruption, à l’extorsion et aux tracasseries qui affligent et découragent les usagers.

2. Au niveau des institutions consulaires

- La concertation et la coopération permanente entre ces institutions afin de faciliter la fluidité des transactions intra- régionales, condition indispensable à la réussite des mesures incitatives destinées à favoriser les échanges commerciaux formels intra-régionaux ou bilatéraux ;
- L’appui effectif aux opérateurs économiques de leurs pays respectifs pour faciliter l’accès aux marchés sous-régionaux et régionaux ;
- Une campagne de sensibilisation à long terme à l’attention des opérateurs économiques de chaque pays, pour leur faire prendre conscience des avantages des transactions commerciales formelles au sein de la sous-région, par rapport aux activités informelles non durables.
Le plaidoyer auprès des autorités politiques en vue de les amener à prendre des mesures appropriées, telles que celles suggérées au point 1 ci-dessus, en vue de la réalisation des conditions qui inspirent, de la part des opérateurs économiques, la confiance et la quiétude dans les transactions inter-étatiques ou intra-régionales.

Conclusion

Les crises économique et financière qui secouent actuellement le monde produisent déjà des effets négatifs bien graves, notamment la réduction de l’aide au développement, la chute des prix de certaines matières premières et la baisse de leur demande sur les marchés internationaux.
Toutefois, si les dispositions ci-dessus préconisées sont prises, avec d’autres mesures pertinentes, le commerce intra- régional pourrait s’épanouir de manière à neutraliser, dans une large mesure, certains de ces effets négatifs et favoriser la croissance économique accélérée dans l’espace CEDEAO. L’objectif ultime en serait l’élimination de la misère et de la pauvreté qui menacent surtout les jeunes et les femmes ainsi que d’autres couches vulnérables au sein des populations de la sous-région. Naturellement, les revenus fiscaux des Etats seraient également renforcés.
Etant donné que les crises économique et financière mondiales entraînent inévitablement la baisse de l’aide au développement et des investissements en provenance des pays avancés, il conviendrait aux pays en voie de développement, y compris ceux membres de l’espace CEDEAO, d’augmenter, de diversifier et de rentabiliser au maximum les sources de revenu. C’est dans cette optique que les Etats de la sous-région devraient s’investir, par tous les moyens appropriés, à promouvoir le commerce intra- régional, l’une des sources génératrices de revenus à l’Etat et aux populations.

*Consultant indépendant,
Acteur de développement économique et social,
Spécialiste du commerce international et intra-régional,
Traducteur

Société 26 sept. 2018


Frontière Bénin-Togo: Le poste de surveillance sanitaire d'Hilla-Condji fermé
[caption id="attachment_30882" align="alignnone" width="1024"]La frontière Bénin Togo[/caption]

La traversée de la frontière Bénin-Togo à Hilla-Condji est désormais exemptée des formalités précédemment accomplies au niveau du poste de surveillance sanitaire.

Du moins jusqu’à nouvel ordre, ce poste est fermé suite aux instructions du ministre en charge de la Santé, a-t-on appris. La fermeture est intervenue depuis la fin de la semaine dernière en présence du chef du poste, Christian Doudji. Ce dernier et ses ex-collaborateurs sont attendus au ministère de tutelle pour leur redéploiement.

A en croire des sources proches du ministère de la Santé, la fermeture du poste de surveillance sanitaire d'Hilla-Condji n’est pas un cas isolé. Elle entre dans le cadre d’une réforme qui prend en compte les frontières et aéroport du Bénin.

 

Société 26 sept. 2018


Facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos: Le point des sept ans d’intégration régionale ouest-africaine
[caption id="attachment_30881" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille des participants à la validation du rapport de l'organisation du corridor[/caption]

Après sept ans de mise en œuvre, le projet de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos a fait l’objet d’un rapport qui a été présenté ce mardi 25 septembre, à Cotonou. C’est au cours d’un atelier de dissémination organisé par le Comité national de facilitation des transports et transit routiers qui a saisi l’occasion pour présenter également le dernier rapport de l’Observatoire des pratiques anormales.

Pour impulser le développement des cinq pays du corridor Abidjan-Lagos, à savoir la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria, les gouvernants ont opté pour l’intégration régionale. Une intégration fondée sur un secteur des transports dynamique et un commerce florissant alimenté par des industries compétitives. La politique des gouvernements de ces pays et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dont ils sont membres met l’accent sur la facilitation du commerce, l’amélioration du fonctionnement du secteur des transports par l’instauration d’une saine concurrence entre moyens, modes et entreprises de transports. Cette politique met également l’accent sur l’amélioration de l’infrastructure routière. C’est cette volonté politique qui, selon le directeur général de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt), Thomas Agbéva, a donné naissance au projet régional Facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos (Pfctal).

Ce projet se veut être un outil d’intégration régionale susceptible de créer une synergie d’actions et de suivre toutes les actions en vue de la facilité du transport et du commerce sur ce corridor. Après sept années de mise en œuvre, le rapport élaboré à cet effet a été au cœur de l’atelier de dissémination qui a regroupé tous les acteurs impliqués dans ce projet.
Le rapport est un condensé des informations courantes, conjoncturelles et mesurables sur les indicateurs de performance du corridor Abidjan-Lagos dont la variation est sensible sur une courte période. Il présente les résultats des collectes de données effectuées sur les indicateurs de performance du projet de la période allant de juillet 2016 à juin 2017. Il retrace aussi l’évolution ou le comportement des indicateurs depuis août 2010 jusqu’à juin 2017.

Performance des indicateurs

Prenant des indicateurs, comme le temps de séjour des marchandises au niveau des ports des cinq pays, le directeur général de l’Anatt, président du Comité national de facilitation, a souligné qu’il y a une amélioration. Deux des cinq ports à savoir Cotonou et Lomé ont connu une baisse alors que les ports d’Abidjan, de Tema et d’Apapa ont connu une stagnation de l’an 6 à l’an 7. Il y a donc des efforts à faire, selon le président du Comité national de facilitation, qui a instruit les différents acteurs à faire des recommandations à cet effet.
En matière de tracasseries sur les axes routiers, Thomas
Agbéva fait remarquer qu’il y a une diminution des postes de contrôle sur le corridor. Mais sur l’axe Cotonou-Sèmè Kraké, il y a encore des pratiques anormales qu’il faut dénoncer. Et, c’est ce qui d’ailleurs a fait descendre sur cet axe routier, il y a une semaine, les directeurs généraux de la Police républicaine et des Douanes.
Dans tous les cas, le directeur général de l’Anatt estime que, sur le corridor Abidjan-Lagos, des performances ont été enregistrées au niveau des différents indicateurs, même si des pratiques anormales sont encore notées. Les interventions des différents acteurs, selon lui, ont donné de la valeur ajoutée et de la croissance dans la mesure où le transport terrestre a une importance dans le calcul des agrégats économiques sur les plans national et sous-régional. C’est pourquoi il a invité les uns et les autres à travailler pour que les indicateurs connaissent plus de performance dans le cadre de la facilitation du commerce et du transport dans la sous région?

Société 26 sept. 2018


1125 - 1571