La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Mesures pour l’orthodoxie financière: La thérapie Wadagni fait effet
[caption id="attachment_30880" align="alignnone" width="1024"]Le ministre Romuald Wadagni[/caption]

Le débat, houleux, qui s’est tenu récemment au Parlement relativement au projet de budget de l’Assemblée nationale exercice 2019, est symptomatique de ce que fait son effet l’eau bénite qu’asperge le ministre Romuald Wadagni sur les poches de résistance à l’orthodoxie financière, tel un prêtre exorciste.

A une récente plénière de l’Assemblée nationale, c’est un premier questeur, en la personne de Valentin Aditi Houdé, blême, furax et tenant à le faire savoir qui s’est prononcé. C’était lors de l’examen du projet de budget du Parlement exercice 2019. D’un montant de 27 987 186 403 F Cfa contre 14 056 442  591 F Cfa pour les prévisions budgétaires de l’année 2018 en cours d’exécution, cette prévision budgétaire initiale a connu une hausse de 99,11%. Hausse que Valentin Aditi Houdé justifie par les dépenses non récurrentes liées à l’année de transition que sera 2019 marquée, le 15 mai prochain, par la fin de la septième législature et l’installation d’une autre. Frais de sevrage et d’installation que cela requiert venant ainsi grever ledit budget. Le courroux, si on peut l’appeler ainsi, du premier questeur, ce dernier, soutenu en cela par certains de ses pairs, le justifie en raison de l’autonomie financière et de gestion dont jouit l’Assemblée nationale. Cela induit-il que la Représentation nationale est financièrement indépendante et, par conséquent, peut se permettre d’élaborer son budget sans tenir compte des observations de l’argentier national ? Ce débat, qui est loin d’être doctrinal, a vécu, car pour finir, le Parlement a dû tenir compte de la lettre de cadrage adressée, en juillet 2018, par le ministre de l’Economie et des Finances à toutes les institutions de la République dont le Parlement et appelant à une austérité budgétaire en 2019. Réajustement substantiel du budget du Parlement donc, en dépit de ce que certains élus, en premier le questeur Valentin Aditi Houdé, aient rouspété. Ce budget s’élève en définitive à 17 998 397 169 F Cfa contre 14 056 442 591 F Cfa en 2018, soit un taux d’accroissement de 28,04% et non pas de 99,11%. Preuve manifeste que, qui peut le plus peut le moins. Aussi, le montant du budget initial de 27 987 186 403 F Cfa présenté par les deux questeurs au cours de la séance plénière du jeudi 20 septembre dernier à l’hémicycle, est-il plus que sensiblement revu à la baisse pour ne plus être que de 17 998 397 169 F Cfa. Environ 11 milliards de coupe, et ce, sans que de façon drastique beaucoup de lignes ne soient sautées ! Voilà qui s’appelle faire de l’économie.

Unicité de caisse oblige

Le ministre Romuald Wadagni n’est pas, à cette finalité, à son coup d’essai. Il a soumis au même régime, dans quasiment les mêmes conditions, la Cour constitutionnelle présidence Holo en fin de mandature. Cette dernière avançait alors les mêmes arguments dans une atmosphère de fin de règne, à savoir des prévisions pour acquérir voitures et meubles pour la mandature suivante, des frais d’installation pour ceux-ci et des frais de sevrage pour les partants, etc. Y opposant une fin de non recevoir, l’argentier national, ne s’est pas laissé accrocher par ces gentilles attentions, arguant de ce que chaque chose devrait se faire en son temps, entendu que les frais d’installation des nouveaux sages de la Cour seront versés à ceux-ci une fois qu’ils se seraient installés, etc. Ce faisant, le ministre de finances a vu juste, en raison de l’unicité de la caisse, l’unique Trésor qui règle tous les frais.
Mais les ‘’victimes’’ de Romuald Wadagni ne se limitent pas aux pôles institutionnels. Grâce à l’informatisation et l’interconnexion des bases de données de la douane et des impôts, l’instauration de machines électroniques de facturation et l’obligation d’utilisation des caisses enregistreuses, ajouté à d’autres reformes structurelles notamment au sein des régies financières, la lutte contre la fraude ainsi que l’évasion fiscale a atteint un seuil jamais égalé au Bénin.

Agents ‘’doublons’’

Et que dire des aficionados des missions croisées, les agents ‘’doublons’’, surtout les cadres de l’administration publique, qui peuvent être au même moment à des endroits différents, fort de leur don d’ubiquité ? Bien que cette pratique, formellement proscrite par le ministre Wadagni à travers une note circulaire à cet effet, soit contraire à l’orthodoxie financière, outre qu’il défie le bon sens, certains entêtés n’ont pas cru devoir y mettre un terme. A leurs risque et dépens, dirait-on, car les voilà sur la grille suite à des audits ayant révélé des faits de cette nature. Sanctions et remboursements suivent…

Actualités 26 sept. 2018


«Centres d’innovations vertes pour le secteur agro-alimentaire»: Cotonou accueille la 3e conférence régionale
[caption id="attachment_30879" align="alignnone" width="1024"]Les autorités apprécient l'innovation verte 2018 [/caption]

Hier mardi 25 septembre, s’est officiellement ouverte à Cotonou la troisième conférence annuelle des projets «Centres d’innovations vertes» mis en œuvre sous financement allemand. Ce grand meeting de partage d’expériences dédié au développement des produits locaux connaît la participation de 14 pays d’Afrique, de l’Inde et de la République fédérale d’Allemagne.

Depuis 2016 où elle a eu lieu pour la première fois, la conférence annuelle des projets «Centres d’innovations vertes» s’est avérée être un rendez-vous du donner et du recevoir. La troisième édition qui se tient cette année à Cotonou, du lundi 24 au vendredi 28 septembre, a réuni les 15 pays dans lesquels les projets «Centres d’innovations vertes» sont mis en œuvre, notamment l’Ethiopie, le Burkina Faso, le Ghana, le Togo, le Mali, la Côte d’Ivoire, la Tunisie, le Cameroun, le Nigeria, le Kenya, la Zambie, le Malawi, le Mozambique, l’Inde, le Bénin… C’est près de 200 participants venus de ces pays et de la République fédérale d’Allemagne qui partagent leurs expériences respectives et qui travaillent à capitaliser les stratégies de développement des productions locales et de l’entrepreneuriat dans le secteur agroalimentaire. 

Lors de la cérémonie officielle d’ouverture des travaux qui s’est déroulée hier mardi 25 septembre en présence du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, l’ambassadeur de la République fédérale de l’Allemagne près le Bénin, Achim Tröster, a expliqué l’objectif global des projets «Centres d’innovations vertes pour le secteur agro-alimentaire « (Prociva). « Les projets «Centres d’innovations vertes» s’inscrivent dans le cadre de l’initiative spéciale intitulée «Un seul monde sans faim» lancée par le gouvernement allemand. L’objectif du programme global Prociva est de promouvoir l’augmentation des revenus des petites exploitations paysannes, la création d’emplois, notamment dans la transformation des produits, ainsi que l’approvisionnement alimentaire dans les régions rurales-cibles du projet grâce à des innovations dans le secteur agroalimentaire. Le projet est mis en œuvre dans 15 pays », a fait savoir l’ambassadeur Achim Tröster. A l’en croire, la mise en œuvre du Prociva au Bénin a porté sur les innovations technologiques touchant les filières d’intérêt que sont le riz, le soja, la volaille. Ces innovations technologiques développées répondent aux besoins des acteurs de ces différentes filières et de leurs chaînes de valeur ajoutée. C’est aussi ce que confirme le ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui. « En s’employant à promouvoir l’augmentation des revenus des petites exploitations paysannes et des petites et moyennes entreprises, la création d’emplois notamment en faveur des femmes et des jeunes actifs dans les chaînes de valeurs riz, volaille et soja, le Prociva au Bénin accompagne, à notre grande satisfaction, le gouvernement dans l’atteinte de plusieurs Objectifs de développement durable en l’occurrence les Odd 1, 2, 5, 8 et 15 », témoigne le ministre Gaston Dossouhoui. Après avoir remercié la République fédérale d’Allemagne, toutes les parties prenantes et le comité qui a travaillé à l’organisation réussie de ces assises à Cotonou, il a exprimé son espérance en de résultats opportuns.

Echanges d’innovations porteuses

Cette troisième édition de la conférence régionale sur les produits locaux est placée sous le thème : « Des centres d’innovations vertes aux centres de développement rural ». Les objectifs de la conférence régionale assignés à l’événement sont, entre autres, l’inauguration de la deuxième phase du Prociva avec sa nouvelle stratégie qui met l’accent sur la protection des ressources naturelles, des énergies renouvelables, le droit de terre, le financement agricole… ; l’apprentissage mutuel des ressortissants des 15 pays par le partage des pratiques des innovations agricoles ; la mise en réseau avec des partenaires internationaux (coopération Sud-Sud et Nord-Sud) pour favoriser une coopération nouvelle et dynamique dépassant les frontières nationales… Plusieurs communications et débats meubleront les assises. Ils porteront, entre autres, sur les moteurs de développement rural, les stratégies d’amélioration de l’accès à la semence, la promotion de l’entrepreneuriat en amont et en aval des chaînes de valeur, le changement des habitudes alimentaires pour une meilleure nutrition… Au terme des travaux, les participants pourront visiter les chaînes de valeur soja, riz, volaille mises en œuvre au Bénin.

Société 26 sept. 2018


Journée internationale de la paix: « Travailler à maintenir l’état de paix est un défi collectif », dixit Ralmeg Gandaho

La célébration de la Journée internationale de la paix, vendredi 21 septembre dernier, coïncide avec le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh). « Le droit à la paix: 70 ans après la Déclaration universelle des droits de l’Homme », un thème sur lequel le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres invite les citoyens du monde à méditer pour une paix durable. Pour sa part, le président de l’Ong ‘‘Changement social Bénin’’, Ralmeg Gandaho, exprime à travers cette interview son opinion sur la manifestation de la paix et appelle à travailler pour la maintenir au Bénin.

La Nation : La paix au Bénin, comment la percevez-vous en tant qu’Ong défendant les droits humains ?

Ralmeg Gandaho : Il suffit de se référer au message du secrétaire général des Nations unies pour comprendre que 70 ans après la Déclaration universelle des droits de l’Homme (Dudh), c’est l’occasion sur le plan mondial d’apprécier le niveau de la célébration de la dignité humaine. Cette appréciation, sans trop vite aller en besogne et au regard du quotidien des citoyens du monde, laisse croire que la dignité humaine est en génuflexion. Donc, le défi reste entier. Pour en revenir au contexte du Bénin, si la paix est considérée comme l’absence de guerre, on peut dire que le Bénin est un pays de paix. Mais si vous demandez à chaque individu comment il apprécie la paix, il vous dira que la paix pour lui c’est lorsqu’il n’a pas de souci pour assurer la satisfaction de ses cinq besoins fondamentaux et ceux de sa famille. De ce point de vue, si vous interrogez chaque Béninois, il vous dira oui, le Bénin n’est pas en guerre, mais nous avons l’impression chacun d’être en guerre pour notre survie.

Qu’est-ce qui sous-tend votre position ?

La question de la paix devient une question sensible qui interpelle sur le niveau de célébration de la dignité humaine depuis 1990. Avons- nous suffisamment travaillé pour le progrès ? Avons-nous suffisamment travaillé pour la satisfaction des droits sociaux et économiques ? Ne perdons pas de vue que les classements récurrents au niveau des Nations unies par rapport à l’indice du développement humain du Bénin ont prouvé, ces dernières années, que nous avons stagné après les 157e et 167e rangs. On n’a jamais pu faire des prouesses, on rivalise de médiocrité avec beaucoup d’autres pays qui stagnent là aussi. Les évaluations mondiales montrent combien nous avons des défis à relever par rapport à la dignité humaine, par rapport à la paix en chacun de nous.

Visiblement, vous dénoncez une situation de malaise ?

C’est vrai que dans la Constitution, des droits fondamentaux ont été consacrés. Le Bénin a aussi adhéré à beaucoup d’instruments internationaux, mais ce qui n’est pas vrai et qui reste un défi pour nous tous, c’est qu’à ce jour nous n’avons pas travaillé à partager les valeurs et principes au nom desquels le Bénin a adhéré à ces instruments. On n’a pas travaillé à les partager avec tous les Béninois et pour cela, nous avons ouvert la brèche, depuis 30 ans, à tout marchandage d’illusion. Je crois que nous avons le défi d’inviter les Béninois à célébrer un peu les droits de l’Homme. C’est un défi concernant la mobilisation des jeunes autour des questions pertinentes de leur développement.

Que préconisez-vous alors ?

21 septembre, Journée de la paix et 70 ans de la Dudh, nous ne prenons pas en fait les articles comme étant des incantations, nous les prenons comme étant inhérents à la dignité humaine, inhérents à l’existence humaine. Et de ce point de vue, pour autant que nous soyons humains, nous allons travailler davantage à ce que les valeurs humaines et les principes que véhiculent ces articles de la Dudh soient célébrés, tant par les politiques que par les commerçants.

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné d’après vous ?

En 30 ans, le recul qu’on a observé est dû à un défaut de militantisme, nous n’avons pas eu des citoyens moulés, outillés aux droits fondamentaux consacrés dans la Constitution. Nous n’avons pas eu des personnes en mesure d’exiger leur satisfaction, nous n’avons pas rendu les citoyens eux-mêmes acteurs, participants à l’effectivité de leurs droits. Nous avons organisé une démocratie élitiste, nous avons voulu construire un Etat de droit entre élites et nous avons échoué.
Le défi aujourd’hui, c’est de rendre accessibles les droits, le contenu des articles et le contenu des droits fondamentaux, de rendre effective la jouissance des dispositions de l’article 40 de la Constitution pour tous les Béninois. Ceux-là qui ont engendré notre Constitution de 1990 ont compris que sans une effectivité de son article 40, l’Etat de droit sera un vain mot et c’est le cas actuellement. Donc, il faut savoir là où l’on a trébuché et prendre la patience de reconstruire et d’espérer des résultats à moyen et à long termes. Partant de l’hypothèse que les réformes lancées et l’engagement politique qu’il y a aujourd’hui sont pour une restauration de la démocratie béninoise, je voudrais inviter les artisans à l’œuvre à intégrer le volet participatif. Car, sans une participation des principaux bénéficiaires, l’effectivité serait impossible. C’est un défi collectif que de travailler à maintenir l’état de paix au Bénin.

Propos recueillis par Alexis M. METON

Société 26 sept. 2018


Eustache Agboton à propos du « Mois de la culture béninoise à Lomé »: «Un prétexte pour promouvoir un circuit d’échanges artistiques »
[caption id="attachment_30870" align="alignnone" width="1024"]Eustache Agboton [/caption]

Le Bénin culturel sera à l’honneur durant tout le mois d’octobre à Lomé, la capitale togolaise. A la manette de cette initiative pionnière, deux jeunes promoteurs soucieux de valoriser la culture de leur pays. L’un d’entre eux, Eustache Agboton, laisse découvrir à travers cette interview, l’essentiel de ce qu'il faut savoir du Mois de la culture béninoise à Lomé.

La Nation : Pourquoi avoir initié un « Mois de la culture béninoise à Lomé » ?

Eustache Agboton : Plusieurs raisons sous-tendent la tenue de cette activité. D’un côté, les relations séculaires entre le Togo et le Bénin. Il s’agit de promouvoir le brassage culturel entre ces deux pays afin de raffermir les liens qui les unissent. Mais également, ce projet intervient dans un contexte où le « vivre ensemble » est de plus en plus d’actualité parce que chaque peuple revendique son identité, sa singularité. Ce festival se tient donc pour rappeler la nécessité du dialogue des cultures entre les peuples.
Vous le savez bien, le Bénin entretient avec le Togo en particulier et avec la plupart des pays de la sous-région ou d’ailleurs, de bonnes relations de coopération sur plusieurs plans. Pour nous, une telle initiative vient d’une part célébrer ce fait, mais également mettre en avant le potentiel culturel et artistique des deux pays. La forte communauté béninoise au Togo et de Togolais au Bénin, les similitudes culturelles entre les deux pays et d’autres facteurs ont permis de mettre en place ce projet que nous avons intitulé « Mois de la culture béninoise à Lomé» . Il s’agit en réalité d’un prétexte pour promouvoir le dialogue interculturel entre les deux peuples, tout en mettant en place un circuit de promotion et d’échanges artistiques entre le Bénin et le Togo. Tout ceci, nous en sommes convaincus, favorisera le brassage culturel.

Pourquoi le Togo?

Le Togo, c’est d’abord pour des questions pratiques. Lomé étant linguistiquement et géographiquement la capitale la plus proche de Cotonou. Il nous est apparu évident que, pour une première expérience, c’était un facteur à prendre en compte. D’un autre côté, l’Agence panafricaine d’Ingénierie culturelle (Apic), structure coorganisatrice du festival (avec l’agence Dekart de Emmanuel Tometin), développe depuis quelques mois certaines activités à Lomé. Nous pouvons notamment citer le Forum culturel du Togo qu’elle coordonne avec un partenaire sur place, en l’occurrence l’espace culturel Level. Lomé s’est donc imposée très facilement au moment de décider de la capitale devant accueillir l’activité.
Nous sommes à une semaine de l’évènement. Tout devrait être donc déjà prêt !

A quel niveau
êtes-vous ?

Dans la dernière ligne droite, je dirai. La programmation officielle a été dévoilée depuis le 3 août dernier lors d’une conférence de presse organisée à cet effet dans les locaux du bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation internationale de la Francophonie, qui est un partenaire majeur sur l’activité. Donc, les artistes retenus sont connus. Les espaces connus. Les dates connues. Au total, une soixantaine d’artistes du Bénin et du Togo sont programmés pour se produire dans des espaces de la capitale togolaise à travers 9 activités du 5 au 28 octobre. Il faut mettre en place et finaliser les mécanismes en ce qui concerne leur déplacement, leur hébergement, leur restauration et d’autres aspects logistiques. C’est ce à quoi s’attèle l’équipe d’organisation sur place qui fait tout pour que l’évènement soit une réussite.

Que prévoit la
programmation ?

Nous avons programmé une exposition d’art, une conférence-débat, une rencontre littéraire, un spectacle de danse, une projection cinématographique, une représentation théâtrale, un concert de musique, une soirée Dj, et d’autres activités. En tout, tous les week-ends du mois d’octobre, pas moins de deux activités artistiques et culturelles sont programmées dans divers lieux de la capitale togolaise.
Ce sont toutes des activités qui permettront de mettre la culture des deux pays au centre de l’attention et donc d’assister à un dialogue. Vous n’êtes pas sans savoir que chaque représentation artistique constitue une opportunité de découverte et d’acceptation de l’autre dans ses différences. Ce qui, c’est du moins ce que nous espérons, pourra raffermir les liens entre les populations des deux pays.

Tout porte à croire que vous organisez votre festival sans difficultés et avec des moyens conséquents !

Nous rencontrons des difficultés inhérentes à ce type d’organisation. Mais nous pensons et nous l’avons expérimenté, qu’il ne faut pas perdre de vue l’objectif initial qui est exaltant pour nous. Et qui constitue notre principal leitmotiv. Nous pensons, qu’il ne faut pas s’attarder sur ces difficultés qui nous ont parfois ralentis dans notre élan mais n’ont pas émoussé notre ardeur tant nous n’avons pas arrêté de nous dire que nous n’avons pas d’autres choix que d’avancer.
Dans ce type d’organisation qui vise à réunir deux peuples, qui transcende les frontières, je puis vous assurer que l’argent n’est pas un déterminant. Au contraire, et dans notre cas, ce qui nous maintient et qui nous a vraiment conforté dans l’idée qu’il faut ce genre d’activité, c’est le soutien indéfectible des institutions au plus haut niveau des deux pays. Cela n’a pas de prix. Ensuite, il y a les espaces qui, d’un coup, ont accepté d’abriter les activités. Enfin, les différents partenaires, mécènes, personnes de bonne volonté, qui d’une manière ou d’une autre, ont apporté un quelconque soutien, et pas toujours financier, pour la mise en œuvre du projet depuis le 1er mai où la pré affiche a été rendue publique.
Nous pensons que ce projet permettra de faciliter une plus grande visibilité des cultures des différents pays de la sous-région. Ce qui constitue pour nous une raison supplémentaire de le mettre en œuvre et surtout de le réussir?

Culture 25 sept. 2018


Elargissement du champ d’intervention d’Educo au Bénin: Les résultats de diagnostic d’approfondissement de nouvelles zones validés

 L’Organisation non gouvernementale internationale Educo élargit son domaine d’intervention au Bénin. Depuis sept mois, le processus lancé sur l’identification de nouvelles zones pouvant bénéficier de ses interventions est arrivé à terme. Vendredi 21 septembre dernier, plusieurs Organisations de la société civile, partenaires d’Educo, se sont retrouvées à l’Infosec à Cotonou, pour valider l’étude de faisabilité de ce projet.

Après Malanville, Karimama et Ségbana dans le département de l’Alibori, N’Dali, Sinendé et Bembèrèkè dans le Borgou et certaines communes du département du Littoral, l’Ong Educo veut étendre sa zone d’intervention au Bénin. L’étude de faisabilité lancée, le 1er mars dernier, a connu son épilogue et les Organisations de la société civile, partenaires de l’Ong, se sont réunies au cours d’un atelier pour valider les résultats issus du diagnostic d’approfondissement des zones d’intervention actuelle et d’identification de nouvelles zones. 

L'étude de faisabilité, est une démarche à la fois évaluative et prospective dont les résultats serviront d’aide à la décision pour la délégation d’Educo Bénin qui pourra opérer des choix stratégiques idoines tant dans le développement et la gestion de son tissu partenarial que pour l’extension géographique et thématique de son intervention en fonction des opportunités et créneaux mis en relief. L’équipe de consultants a travaillé en symbiose avec l’équipe technique d’Educo Bénin, à travers le processus modulé en neuf phases, à savoir la phase préliminaire, le lancement de l’étude, la revue documentaire, la collecte et le traitement des données primaires dans les zones actuelles et les nouvelles zones d’intérêt, l’analyse des données collectées dans les zones d’intervention actuelles et dans les nouvelles zones, l’élaboration des drafts du rapport et de la cartographie des Osc, l’atelier d’analyse et de validation des données et de formulation des recommandations, la finalisation des documents, et l’atelier de dissémination du rapport de l’étude.
Le directeur national d’Educo, Souleymane Ouédraogo, a confié que l’étude de faisabilité est d’une importance capitale pour l’Ong. « Ce n’est pas une étude de luxe, mais une étude à visée programmatique », a-t-il rassuré. Il a fait savoir également que la politique d’Educo au Bénin est de toujours accompagner le gouvernement en place. Ainsi, toutes les actions menées par Educo dans le domaine de la protection de l’enfant, de l’éducation et de la bonne gouvernance répondent à la stratégie globale de l’Etat, selon Souleymane Ouédraogo qui a opté pour continuer à intervenir dans les anciennes zones où elle s’investit depuis 2011, en approfondissant un peu les indicateurs sur lesquels elle compte travailler.

Perspectives et actions

Educo Bénin mène des actions de renforcement des Osc et responsabilise chaque acteur. Elle entend identifier les Osc avec lesquelles elle veut travailler de façon très participative sur une planification globale, laquelle se veut stratégique sur plusieurs années afin d’implémenter les projets et de pouvoir impacter de façon durable ses cibles.
Présent aux travaux, le coordonnateur de l’Observatoire du changement social, Pascal G. Tchiwanou, représentant le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, a exprimé la satisfaction du ministre Abdoulaye Bio Tchané à Educo et ses responsables pour les nombreuses actions qu’ils mènent dans les communes du Bénin. « Le ministère du Plan a décidé de nouer un partenariat avec les Ong qui interviennent au Bénin. Elles font beaucoup de choses sur le territoire, elles impactent vraiment la politique de développement et il est temps de travailler pour resserrer les liens afin d’impacter la population», a informé le coordonnateur. Fasciné par tout ce qui se fait par Educo dans le domaine de l’éducation, de la bonne gouvernance et de la protection de l’enfant, il a indiqué que les autres organisations qui opèrent au Bénin doivent s’inscrire dans cette dynamique afin d’identifier les zones qui ont vraiment besoin des interventions. Il a exhorté les participants à œuvrer à l’amélioration du document qui permettra au gouvernement d’approfondir la politique dans les trois axes d’intervention d’Educo.
Au niveau de l’éducation, Educo pourrait investir dans le renforcement de la gouvernance et de la démocratie dans les écoles et collèges, le plaidoyer pour la construction des écoles maternelles et les crèches/garderies dans les zones périurbaines, l’amélioration de la sécurité, la sûreté et l’accessibilité des infrastructures scolaires. Au niveau de la protection, les centres d’intérêt pourraient être le renforcement de la responsabilité parentale et la connaissance des mécanismes/structures de protection et le suivi des enfants dans les couvents.

Société 25 sept. 2018


Conférence ministérielle africaine sur l’environnement: Les solutions innovantes au coeur des débats

La septième session extraordinaire de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (Cmae) tenue, du lundi 17 au mercredi 19 septembre à Gigiri, à Naïrobi sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement s’est penchée sur les nouvelles politiques sur l’environnement. Un engagement des autorités pour préserver l’écosystème soumis aux assauts des populations.

54 ministres africains de l’Environnement, des experts, des représentants des groupes de la société civile, les partenaires et les médias, ont pris activement part à la 7e Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (Cmae) organisée à Gigiri à Naïrobi, du 17 au 19 septembre dernier. Le thème de cette session s’intitule : « Prendre des politiques environnementales dans l’action grâce à des solutions innovantes ». La conférence s’est concentrée sur les stratégies, les plans et les investissements nécessaires pour mettre en œuvre le concept de solutions environnementales innovantes. Plusieurs rencontres ont marqué les travaux, notamment le segment de groupe d’experts tenu les 17 et 18 septembre et le segment ministériel organisé le 19 septembre dernier. A cela, il faudra ajouter le forum des grands groupes africains et les parties prenantes qui a eu lieu les 15 et 16 septembre derniers, ainsi que des événements secondaires présentant un intérêt pour la mise au point de la conférence. 

L’organisation de cette 7e conférence sur l’environnement a été une occasion pour la région Afrique de se préparer pour la quatorzième conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la diversité biologique prévue du 17 au 29 novembre 2018 à Charm el-Cheikh, en Egypte. Elle aidera la région à se préparer pour le Sommet sur la biodiversité ministérielle africaine qui est organisé par l’Egypte cumulativement avec la Conférence des Parties.
Selon le bureau Afrique de l’Organisation des Nations unies pour l’environnement, les résultats de la 7e Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (Cmae) façonneront la position des pays africains et leurs contributions à l’Assemblée des Nations unies de l’environnement (Unea-4) qui aura lieu l’année prochaine sur le thème : « Des solutions innovantes pour les défis environnementaux et de la consommation et de production durables ».
Lors de sa 14e session tenue en 2012, la Cmae a adopté la décision de création d’une plate-forme de partenariat africain pour la coordination, la mobilisation des ressources, la connaissance et l’appui à la mise en œuvre du Plan d’action environnemental du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique. La plate-forme a été officiellement lancée lors de la 22e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Unfccc Cop 22) à Marrakech, en 2016. L’objectif de la plateforme de partenariat menée par l’Agence du Nepad est de promouvoir la gestion durable de l’environnement en Afrique grâce au renforcement des partenariats, à la coordination et à l’harmonisation des activités, ainsi qu’à la mise en commun des ressources à différents niveaux.
La 24e session de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Unfccc-Cop 24) se tiendra à Katowice, en Pologne, courant l’année 2018.

Environnement 25 sept. 2018


Malanville: Reprise du trafic routier grâce à la déviation aménagée

Initialement prévu pour la mi-journée de mardi 25 septembre, le trafic routier sur la Sôta à Malanville a plutôt repris depuis hier. C’était surtout à la grande joie des conducteurs des gros porteurs. Bloqués depuis plusieurs jours de part et d’autre du pont effondré à l’entrée Sud de la ville, ils ont pu reprendre leurs routes.

Les travaux de sa réalisation s’étant achevés plus tôt que prévu, la déviation aménagée sur le pont effondré sur la Sôta, à l’entrée Sud de Malanville, a été mise en service depuis hier lundi 24 septembre. Elle le restera jusqu’à l’achèvement définitif des travaux de construction du nouvel ouvrage d’affranchissement annoncé, en remplacement de celui effondré. Aussitôt le trafic routier rétabli, ce fut la ruée au niveau des usagers de cette route inter-Etats entre le Bénin et le Niger. Les gros porteurs, plus d’une centaine, en stationnement, ont alors repris la route pour leur destination finale. Pour eux, c’était un grand soulagement.
Sur les lieux, il y avait les éléments de la Police républicaine. Ils s’employaient à réguler la circulation qui était alternée sur la déviation.
En effet, une délégation conduite par le directeur général des Infrastructures et des Transports, Jacques Ayadji, était venue constater le niveau d’avancement des travaux de réalisation de cette déviation par Sogéa-Satom, vendredi 21 septembre dernier. Le trafic prévu pour être relancé à cette occasion, n’avait pas pu l’être.
L’ouverture de la déviation étant désormais effective, le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa est rassuré que le nouveau pont sera livré dans le délai. Pour les travaux de sa construction, 45 jours ont été accordés à l’entrepreneur qui en est chargé?

Société 25 sept. 2018


Commune de Zogbodomey: Des poulets congelés avariés déversés à Zoukou
[caption id="attachment_30863" align="alignnone" width="1024"]Le tas de poulets congelés avariés[/caption]

Les populations de Zoukou et environs dans la commune de Zogbodomey ont découvert, ce week-end, dans la brousse, non loin de la voie Inter-Etats Cotonou-Bohicon, un tas de poulets congelés avariés et déversés dans la nature. Aussitôt, c’est la ruée vers ce tas. Une situation qui a été saisie par les populations comme une aubaine sur laquelle il faut sauter. Et beaucoup s’en sont déjà servis avant que les autorités compétentes n’interdisent l’accès au site et procéder à l’incinération des produits.

C’est donc pour éviter le pire que le maire de la commune et la Police ont rapidement pris leurs responsabilités en procédant à l’incinération du tas de poulets avariés dont une partie s’était déjà retrouvée dans les marmites et même dans les plats pour le menu du week-end.
Pour décliner sa responsabilité quant aux conséquences de cette situation, le maire de Zogbodomey, David Zinsou Towêdjè, a publié un communiqué dans lequel il fait savoir que « des individus malintentionnés ont déversé une quantité importante de produits congelés avariés au bord de la voie inter-Etats Cotonou-Bohicon dans les arrondissements de Zoukou et de Massi. Les populations, sans aucun scrupule, se sont ruées sur ces produits peu recommandés et très nuisibles à la santé et les charrient allègrement dans leurs maisons jusqu’au moment où les forces de l’ordre de la localité se sont interposées pour les en empêcher, ce qui n’a pas été facile ».
Par la même occasion, il demande « aux populations de l’arrondissement de Zoukou et de ses environs, de ne pas consommer cette avarie au risque de voir leur santé atteinte de maladies inconnues ». Car, manger de la viande avariée peut provoquer une intoxication alimentaire. Mais, pour ces populations qui, parfois, ignorent les règles d’hygiène, la bonne cuisson de la viande détruirait toute toxine nuisible à la santé du consommateur.
Les enquêtes seraient en cours, selon une source proche de la Police, « pour identifier les auteurs de cet acte répréhensible ».

Société 25 sept. 2018


Lutte contre la défécation à l’air libre: Protos offre des solutions dans les sanimarchés de Dogbo et d’Athiémé
[caption id="attachment_30862" align="alignnone" width="1024"]Sensibilisation à Dogbo[/caption]

Après Dogbo dans le Couffo en 2016, la commune d’Athiémé abrite, depuis jeudi dernier un nouveau sanimarché, portant à deux, ces centres dans lesquels différents modèles de toilettes et leurs accessoires sont proposés à la vente. Les ménages y sont conviés à travers une campagne de communication qui se déroule, du 17 au 30 septembre dans les départements du Mono et du Couffo, sur l’initiative de l’organisation internationale Protos, avec le soutien du Fonds hollandais Via Water.

La construction des toilettes demeure un luxe par endroits au Bénin où de nombreux ménages font leurs besoins dans la nature. 87% de la population s’adonnent à la défécation à l’air libre et urinent dans les mêmes conditions en milieu rural, selon des sources proches du ministère de la Santé. 

Soucieux d’éradiquer cette tendance à risque pour la santé, le Bénin s’est doté d’une stratégie nationale pour l’Alimentation en eau potable, hygiène et assainissement (Aepha) qui pallie l’absence de subvention pour construire des latrines dans les ménages. En revanche, la stratégie recommande la méthode de l’Assainissement total piloté par la communauté (Atpc) pour éradiquer la défécation à l’air libre dans les communautés rurales puis le marketing de l’assainissement et atteindre le même objectif dans les zones semi-urbaines et urbaines. La mise en œuvre de ces approches à Dogbo dans le Couffo ainsi qu’à Athiémé et Lokossa, communes du Mono, s’exécute dans le cadre d’un partenariat contracté, depuis 2014 avec Protos, une organisation de coopération du Royaume de Belgique. En amont de ses interventions proprement dites, ce partenariat a donné naissance aux plans communaux d’assainissement (Pac) lesquels documents répertorient les besoins et évaluent la portée des ménages concernés.
A Dogbo, par exemple, le Pac fait état d’au moins 80% des communautés qui défèquent encore à l’air libre, appuie Guillaume Houinato, chef d’antenne de Protos pour ses interventions dans le Mono et le Couffo. « Mais lorsque les besoins en matière d’assainissement sont connus au niveau des communautés rurales, il faut leur proposer des offres de produits et services dans un centre », retient Guillaume Houinato pour justifier la création des sanimarchés. « Le tout premier érigé au Bénin, mentionne-t-il, est le sanimarché de la commune de Dogbo inauguré en novembre 2016 ». Celui mis en service le 20 septembre dernier à Athiémé porte à deux le nombre de sanimarchés ouverts aux ménages sur toute l’étendue du territoire du Bénin.

Le sanimarché d’Athiémé

Erigé sur un domaine de 600 m2 au stade communal situé dans l’arrondissement central, le sanimarché d’Athiémé porte à deux ces infrastructures mises à la disposition notamment des ménages du Mono et du Couffo. Il est le fruit du partenariat entre la commune et l’organe de coopération du Royaume de Belgique, Protos. Le Fonds hollandais Via Water a également contribué financièrement à la construction du sanimarché d’Athiémé. Sa mise en service fut actée, le jeudi 20 septembre dernier, par Launay Myriam, chargée de programme à Protos et Gilbert Bossou, le deuxième adjoint au maire, qui ont coupé le ruban symbolique puis effectué avec leur suite une visite guidée des installations. Activité phare de cette journée de la campagne de communication sur les sanimarchés, l’inauguration a mobilisé du monde y compris des cadres de la mairie et plusieurs autres personnalités.
Aux dires du deuxième adjoint au maire, cette infrastructure de blocs sanitaires à eau potable constitue un important investissement qui améliorera les comportements de sa communauté et va restaurer l’image d’Athiémé où, révèle-t-il, près de six ménages sur dix pratiquent la défécation à l’air libre. Par rapport aux installations de Dogbo, sanimarché d’Athiémé, plus spacieux, présente diverses gammes d’articles et services améliorés au profit des populations. Launay Myriam confirme : « Chacun peut y trouver son compte suivant sa préférence et ses moyens ».

Utilité des sanimarchés

Espaces marchands, les sanimarchés concentrent expertises et divers produits d’assainissement. Détaillant leur utilité, la chargée de programme à Protos, clarifie qu’il s’agit des magasins où chacun peut trouver, selon ses besoins et ses critères d’esthétique et de finances, les toilettes qui lui conviennent. « Mais aussi, poursuit Launay Myriam, des urinoirs, des douches et des puisards ». Ce sont de magnifiques bâtiments offrant une large gamme d’infrastructures utiles pour relever le défi de l’assainissement, retient-elle.
Le sanimarché d’Athiémé propose des latrines à fosses septiques alternatives et des modèles simples en bois massif, en maçonnerie, en toile cirée et autres avec la possibilité de réaliser des enclos à l’aide d’une matière de son choix. En somme, il s’agit, entre autres, des latrines écosan et des modèles avec dalles rondes ou carrées ou bien sans dalle.
L’infrastructure de Dogbo, quant à elle, regroupe en majorité, huit latrines de trois différentes catégories dont un lot de quatre, à fosse septique. Le reste se décline en une paire de latrines familiales à double fosse et le dernier lot de deux latrines rectangulaires, à fosse unique non maçonnée, qualifiées de « Vip ». De façon générale, sont associés aux latrines, des modèles d’urinoir, des dispositifs de lavage des mains, des salles de bain et bureaux. Bien d’autres outils de marketing tels que des posters, des brochures et catalogues et autres conseils d’orientation utiles à la réalisation d’une latrine sont également disponibles au sein des sanimarchés, objet de la compagne de communication en cours dans le Mono et le Couffo.

Une latrine pour chacun

« Une latrine pour chacun, un soulagement pour tous », c’est le slogan autour duquel se déroule la promotion des sanimarchés. Démarrée depuis le lundi 17 septembre par des émissions radiophoniques, la campagne vise à booster les performances des centres marchands. Outre l’écoulement des articles et services proposés à la vente, elle est concoctée pour tester la dynamique de fonctionnement du système des sanimarchés dans la perspective de la phase post projet. Pour ce faire, la campagne se poursuit sur le terrain avec des agents formés à cet effet et qui ratissent large grâce à l’approche de proximité et des émissions sur la radio locale. La grosse artillerie de sensibilisation déployée dans la journée du jeudi 20 septembre dernier devrait savonner aussi la planche à la réussite de leurs missions. Il s’agit d’une caravane qui a pris successivement ses quartiers dans les communes d’Athiémé, de Lokossa et de Dogbo. En vedette, se trouvaient des conducteurs de taxi-motos de chacune des trois communes. Gratifiés de blousons neufs portant l’inscription du thème de la campagne et du logo des sanimarchés. Ces derniers étaient suivis des acteurs du système, habillés eux aussi en t-shirts confectionnés pour la circonstance. Au milieu de leur procession, se trouvait un géant podium-car d’où tonnaient des messages de sensibilisation et autres sonorités pour l’animation.
« Une latrine pour chacun, un soulagement pour tous » n’est pas une vue de l’esprit, aux dires de Launay Myriam pour qui le slogan interpelle la responsabilité de tous dans l’assainissement du cadre de vie. « Ne pas déféquer à l’air libre, ne pas jeter en désordre ses déchets et respecter la santé de ses voisins est quelque chose de fondamental », souligne-t-elle. « S’il y a une seule personne qui n’a pas de latrine, c’est que celui-là nous amène à manger son caca », ironise Guillaume Houinato qui balaie du revers de la main la pauvreté dont on prétexte dans certaines communautés où sont reléguées au second rang les dépenses afférentes à la construction d’une toilette améliorée ou moderne.
A rappeler que des élus ont également soutenu la caravane dans le Couffo précisément à l’étape du marché de Dogbo où le maire de la ville et son homologue de Lalo n’ont pas hésité à inviter leurs administrés à se rendre massivement dans les sanimarchés.

Société 25 sept. 2018


Commission communale d’actualisation de la Lépi: Les 154 représentants du Parlement connus

Plus rien ne bloque désormais le processus d’actualisation et de mise à jour de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Les représentants de l’Assemblée nationale au sein des Commissions communales d’actualisation (Cca) sont connus depuis ce lundi 24 septembre.

La liste nominative des agents retenus a été adoptée par 55 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Ils sont au total 154 représentants à raison de deux personnes dans chacune des 77 communes désignées équitablement par la majorité et la minorité parlementaires. Les deux représentants par commune seront complétés par le responsable chargé de l’état-civil au niveau de la mairie. Ce sont donc les trois agents qui sont chargés d’apporter un coup de main, au niveau communal, au Conseil d’orientation et de supervision de la Lépi. Cette liste des représentants de l’Assemblée nationale qui devrait être adoptée, au plus tard le 15 septembre dernier, est désormais disponible. La balle est dans le camp du président du Cos-Lépi, Janvier Yahouédéou et de ses dix autres membres. Ils doivent mettre le pied sur l’accélérateur pour rattraper le retard accusé. Ils y ont intérêt afin de rendre à bonne date le fichier électoral actualisé comme le prévoit la loi, au plus tard le 15 janvier 2019 en vue des élections législatives prochaines.

Liste intégrale des 154 représentants du Parlement au sein des Cca-Lépi

Représentants de la majorité parlementaire

1- Zè : GNANHOUE Martin B.
2- Bembèrèkè: IBRAHIM MOHAMED Alidou
3- Lalo : DEGOUTE Crépin
4- Djougou : BIAOU S. Kérékou
5- Bassila : AMADOU Moumouni Abdou Bassibou
6- Comè : ADANHOPE Bernard
7- Bopa : DJAMBA Hervé
8- Houéyogbé : HOUNKPE Koimi Janvier
9- Adjohoun : NAKOU Gérard
10- Zagnanado : BOGNONKPE Philippe
11- Kpomassè : ANANI-FOLLY Antoine
12- DassaZoumè : AKPO Serge
13- Savalou : FALADE Thomas
14- Ouèssè : YADELIN Jean
15- Savè : OLADJIDE Azaria
16- Djakotomey : MONLOUKOU Nestor
17- Dogbo : BALLO Martial
18- Lokossa : KODJOH Désiré
19- Bohicon : HEKPAZO Alexis
20- Covè : TCHIKPE Sophie
21- Toffo : HOUNGNIBO Bienvenu
22- Kalalé : KPAZIN Akim
23-Sakété : IDOHOU Djiman
24- Cobly : TABDIENI Joseph
25-Tori Bossito : HOUEMAVO H. Cyriaque
26- Glazoué : DEDE A. Patience
27- Kouandé : MAMA Ibrahim Djafarou
28- Karimama : BIO MASSI Soulé
29- Kétou : FALOLA Moïse Affolabi
30- Zakpota : AYOWA Ludovic
31- Abomey : ADJAKIDJE Jonas
32- So-Ava : GLESSOUGBE Apollinaire
33- Agbangnizou : VOKOU Martial
34- Banikoara : TAKAGORE O.Daguiré
35- Natitingou : KOUAGOU Yanto
36- Parakou : SEKARO Soufianou
37- Tchaourou : BAGOUDOU Mamadou Ouro
38-Allada : DONSI Cyprien
39- Matéri : YOA Y. Mario
40- Tanguiéta : IROTORI Bruno
41- Aguégués : HOUISA Y. André
42- Copargo : AMADOU Djibril
43- Adjarra : AHOUANSE Lucien
44- Porto-Novo : IDOHOU Latifou
45- Sèmè-Kpodji : HOUNHOVENOU Marcel
46- Akpro-Missérété: KANHO Dossa Landry
47- Ouaké : MALAWE Nouroudine
48- Kérou : YAROU Sabi
49- Bonou : BAHOUN Antoine
50- Dangbo : DOSSOU M. M. Romaric
51- Avrankou : DASSI Gérard
52- Kandi : MADOUGOU Fayçal
53- Nikki : VIGNON L. Carlos
54- Klouékanmè : AVE Rigobert
55- Aplahoué : HOUETOGNON Sylvain
56- Djidja : AGUENOUNON C. Basile
57- Ifangni : LEYE Barthélémy
58- Abomey Calavi : PRUDENCIO Justin Kuassi
59 - Grand-Popo : TCHADA Gilbert
60- Pobè : BADAMASSI Wassi
61- Cotonou : FOLLY Laeticia
62- Toviklin : DANHOUSSOU Vincent
63- Ouidah : GBEDO Raymond
64- Banté : ADAM Nassirou
65- Gogounou : TRAORE Djibril
66- Boukombé : TAYAN O. Lazare
67- Toucoutouna : PONTY N'Kouei Michel
68 - Sinendé : KORA Assan
69- Pèrèrè : BIO BATA BIO Nazaire
70- Athiémé : TCHONI Jules
71- Ouinhi : FAWANOU Honoré
72- Zogbodomey :ADJAGBENON Florent
73- Adja-Ouèrè : HOUNKPATIN Paulin
74- Malanville : KONDO Ali
75- N'Dali : CHABI DOUAROU Maurice
76- Ségbanan : BAGRI Isaac
77- Péhunco : WOTTO Anselme

Représentants de la Minorité parlementaire

1- SOUNON BOKE Soumaila : Banikoara
2- BELKI BAATBOU Soumanou : Gogounou
3- IMOROU Moustapha Kandi
4- TABOU Talahatou : Karimama
5- MOUSSA Razackou : Malanville
6- INAZAN OROU Monra : Ségbana
7- N’DAH Bonaventure : Boukoumbé
8- SANHOUEKOUA M. Adriano : Cobly
9- KORA Abdoulaye : Kérou
10- OROU YERIMA Ulrich : Kouandé
11- NOUANTI Benoît : Matéri
12- SAGUI Ghislain Rigobert : Natitingou
13- OROU YO Bio : Pehunco
14- SIMBA CHABI Marcellin : Tanguiéta
15- SOUROU I. Pierre : Toucountouna
16- KLINKPE Basile : Abomey-Calavi
17- TOSSOU Joachim : Allada
18- LANTEFO Epiphane : Kpomassè
19- ZOHOUN Ambroise : Ouidah
20- KAKESSOU Antoine : Sô-Ava
21- SONON Florent : Toffo
22- ZOUNDOKPE Jean Claude :Tori-Bossito
23- ADJANGBE Dominique : Zè
24- OUMONROU Abdoulaye : Bembéréké
25- ISSIFOU Boubacar : Kalalé
26- SALIFOU Aboudou Karim : N’Dali
27- SOULEY OROU SEKO Adam : Nikki
28- IDRISSOU AROUNA Alassane : Parakou
29- BABIO INOUSSA Issaou : Pèrèrè
30- KOTO Machoudou : Sinendé
31- MARE BIO Abdoulaye : Tchaourou
32- KOKOKO Rafatou : Bantè
33- TAMEGNON Barthélemy : Dassa-Zoumè
34- OGA Katchédé Bonaventure : Glazoué
35- BIAOU Souradjou Wahab : Ouessè
36- AGBALLA Kossi Constant : Savalou
37- NASSIROU Raïmi : Savè
38- ATINKAN Séraphin : Aplahoué
39- DAAGAN Fidégnon : Djakotomey
40- SEWANOU Dodji : Dogbo-Tota
41- TOHOUENOU Simplice : Klouékanmè
42- FIOGBE Jean Stanislas : Lalo
43- DOKOUI Norbert : Toviklin
44- DAGONAH Samory : Bassila
45- MASSOLI A. Antonin : Copargo
46- ASSOUMANOU ISSIFOU A. Aziz : Djougou
47- TCHALA Aliassim : Ouaké
48- NAHUM Constant : Cotonou
49- AVIDOHOUNDE Augustin : Athiémé
50- AKPE François : Bopa
51- AMEGBEDJI Azel François : Comè
52- ABALO Dossou Michel : Grand-Popo
53- SOUNOUVE Aubin : Houéyogbé
54- DOVONOU Fréjus : Lokossa
55- HOUANSOU Valdor : Adjarra
56- VLAVONOU Agoumalo Raoul : Adjohoun
57- GANDE Guigonou Cyrille : Aguégués
58- NOUNAGNON Ayossi Adrien : Akpro-Missérété
59- KOITO Sévérin : Avrankou
60- LATIFOU Waliou : Bonou
61- DOSSOU Mahotondji Christophe : Dangbo
62- DASSI Djidjoho Hypolite : Porto-Novo
63- CAKPO Timothée : Sèmè-Kpodji
64- BANKOLE ADEGNIKA Joseph : Adja-Ouèrè
65- AKPA Rigobert : Ifangni
66- IDOGBAYI Félix : Kétou
67- FALEROUN Témitokpè Nicodème : Pobè
68- RAÏMI Abiodoun Mouminou : Sakété
69- ADISSO Frédéric : Abomey
70- AGBODJAN Patrice Lassé Dothée : Agbangninzoun
71- AVONOMADEGBE Etienne : Bohicon
72- SOTONDE H. Marc : Covè
73- GNITON Marcellin : Djidja
74- GANTOUTOU Joseph : Ouinhi
75- MONLIGUI N. Luc : Zangnanado
76- VEGLO Guédjo : Za-Kpota
77- ATAKPA Jérôme : Zogbodomey

Actualités 25 sept. 2018


1126 - 1571