La Nation Bénin...
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L’instance faîtière du football mondial, Fifa, a procédé, hier jeudi 20 septembre à son siège à Zurich, au classement de ses associations membres pour le compte de septembre. A l’arrivée, le Bénin et son football vont continuer à se contenter de leur 88e rang, place qu’ils avaient déjà occupée dans le précédent classement.
Du nouveau classement établi par la Fifa hier, jeudi 20 septembre, il ressort que le Bénin n’a pas bougé d’un seul iota. Comme en août dernier, il a gardé la 88e place, devant l’Irak, 89e, le Trinité-et-Tobago, 90e, la République du Kirghize, 91e , les Iles Féroé, 92e, l’Israël, 94e, le Qatar, 94e et l’Inde, 97e, autant de pays qui, en matière de football, sont inconnus au registre.
Le Bénin n’a donc pas à se réjouir de son rang, tout comme de la 20e place à laquelle il s’est retrouvé sur le continent africain. En dehors des nouveaux maîtres à la tête du Comité exécutif de la Fédération béninoise de Football depuis samedi 25 août dernier, et qui ont juré inscrire leurs actions dans la logique du «Nouveau départ », la sélection nationale n’est à créditer que du résultat nul (0-0) qu’elle a ramené de Lomé, dimanche 9 septembre dernier, lors de la 2e journée des éliminatoires de la Can, Total Cameroun 2019, face au Togo. Depuis plusieurs mois, c’était la seule sortie que les Ecureuils ont effectuée. Les Fennecs de l’Algérie qu’ils affrontent, vendredi 12 octobre prochain au stade Mustapha Tchaker à Blida, avant d’en découdre avec eux, mardi 16 octobre au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, dans le cadre des 3e et 4e journées dans le groupe D des éliminatoires de la Can Cameroun 2019, sont 69e et 14e, respectivement sur les plans mondial et africain.
En attendant la mise en œuvre de la feuille de route proposée par l’entraîneur Michel Dussuyer et le regroupement des Ecureuils prévu pour le 8 octobre à Paris, dans le cadre de cette double confrontation, c’est le championnat national qui va pouvoir démarrer samedi 29 septembre prochain. Le match inaugural de la compétition opposera à Parakou, les Buffles du Borgou à l’Aspac.
Par ailleurs, pour la première fois, depuis sa création il y a 25 ans, le classement mondial Fifa/ Coca-Cola voit deux équipes se disputer sa première place, la Belgique et la France. Le Danemark fait son entrée dans le Top 19, en occupant la 10e place, derrière l’Espagne, 9e. Ce sont les 154 matches disputés durant le mois écoulé, les qualifications pour la Ligue des Nations de la Concacaf et de la Can, Cameroun 2019, qui ont été pris en compte.

Dans le cadre du Recensement national de l’agriculture (Rna), les membres des organes techniques de l’opération se sont réunis en atelier, ce jeudi 20 septembre à l’Infosec de Cotonou. Au menu des travaux, la validation de la stratégie globale du module de base du recensement
Les membres des commissions et organes techniques installés dans le cadre du Recensement national de l’agriculture se sont retrouvés pour procéder à la validation de la stratégie globale du module de base de l’opération. C’est l’occasion pour Césaire Ajavon, directeur de la Statistique agricole et coordonnateur du bureau central du Rna de présenter le bien-fondé de cet atelier qui constitue une étape importante avant le lancement des travaux de terrain de recensement. « Nous allons élaborer et adopter la stratégie globale avant le démarrage des opérations sur le terrain », a-t-il déclaré. Pendant deux jours, les participants devront mettre en place les outils nécessaires au bon déroulement de ce recensement. C’est pourquoi il les a invités à contribuer activement aux travaux afin que cet atelier aboutisse à de meilleures résolutions.
En qualité de président du comité technique national du Rna, Bonaventure Kouakanou, directeur de cabinet du ministre en charge de l’Agriculture, a rappelé l’objectif de ce recensement autorisé par le gouvernement du Nouveau départ depuis 2017. Pour lui, ce recensement va permettre au Bénin de disposer des statistiques claires dans le domaine agricole. C’est la validation de ce document stratégique qui engagera les acteurs dans les opérations de terrain. Plusieurs documents techniques réalisés dans le cadre du Rna seront soumis aux membres du bureau central du recensement afin de les adapter aux réalités du pays. Le président du comité technique national du Rna, Bonaventure Kouakanou, compte sur la qualité des acteurs appelés à peaufiner la méthodologie de la cartographie censitaire, le dispositif de collecte et d’encadrement de supervision, le plan de communication, le plan de formation et les procédures logistiques dans le démarrage des travaux. Pour lui, les contributions des participants à cet atelier détermineront la réussite des travaux de terrain lors de la première phase du Rna. « Vos contributions constitueront un apport de taille pour régler les problèmes et favoriser les conduites à tenir sur le terrain pour la réussite du premier recensement national agricole », a-t-il ajouté. Il a remercié l’Organisation des Nations-unies pour l’Agriculture (Fao) pour son soutien à la réalisation du Rna.
Société 21 sept. 2018

A l’occasion de la Conférence administrative départementale de l’Atacora (CAD-A) tenue mercredi 19 septembre dernier à Natitingou, le principal sujet abordé a porté sur la défécation à l’air libre. Elle a été dirigée par le secrétaire général du département de l’Atacora, Abdoulaye Affo.
Le sujet principal débattu lors du déroulement de la Conférence administrative départementale de l’Atacora a porté sur « la fin de la défécation à l’air libre : résultats, interventions, perspectives ». Il a été présenté par Sédas Satognon, coordonnateur départemental de la composante "Hygiène et assainissement de base" du Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et des pratiques d’hygiène en milieu rural (PAPHyR).
Selon le présentateur, c’est pour mettre fin à la défécation à l’air libre que le PAPHyR a été conçu par le ministère de la Santé. Il est question de promouvoir les bonnes pratiques afin d’accompagner les communautés dans l’amélioration de leur cadre de vie. Il ressort de l’exposé que la couverture en hygiène, assainissement de base rurale et urbaine était de 13% tandis que les données affichaient 5% de taux pour le rural et 25% pour le secteur urbain. Ce qui se traduit, selon lui, en termes de Fin de défécation à l’air libre (Fdal) à 54% pour le rural et l’urbain, 76% pour le rural et 27% pour l’urbain en 2012. Malgré la réalisation des latrines, il y avait toujours des problèmes de santé.
Le diagnostic a abouti, selon lui, à l’élaboration d’un document de stratégie nationale de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base en milieu rural. Un document dont l’exécution amorcée en 2013 est arrivée à terme en 2017.
Le premier défi, expose-t-il, vise à induire un changement de comportement durable des populations en matière d’hygiène et d’assainissement. Le deuxième défi consiste à accroître l’accès des populations défavorisées aux services d’hygiène et d’assainissement. Et le troisième défi est d’augmenter les ressources financières allouées. Le PAPHyR a donc proposé des actions pour 8181 localités dont 1185 pour l’Atacora. Et il y a eu 1067 localités Fdal.
Concernant les objectifs et résultats attendus, il fallait parvenir à une réduction sensible de la prévalence des maladies hydro-fécales. Il y a eu 7363 localités Fdal soit 90% desdites localités.
Le PAPHyR compte quatre composantes que sont la fin de la défécation à l’air libre et la promotion de bonnes pratiques et le développement de capacités des structures d’Etat en charge de l’hygiène assainissement, des communes et des organisations non gouvernementales ; puis le renforcement de la coordination et du suivi, la capitalisation et l’apprentissage. Le programme prend fin en 2019.
D’autres sujets inscrits en divers portant, entre autres, sur l’excès de vitesse, la sécurité des enfants obsédés par divers jeux et le phénomène des machines à sous venant de l’Asie ont meublé les discussions.
Société 21 sept. 2018

La Conférence administrative départementale de l’Alibori a tenu, mercredi 19 septembre dernier à Kandi, sa 9e session. Au nombre des points inscrits à son ordre du jour, il y avait plusieurs questions d’intérêt majeur pour l’amélioration des conditions des populations du département.
Au centre des débats de la 9e session de la Conférence administrative départementale de l’Alibori, mercredi 19 septembre dernier à Kandi, il y avait plusieurs questions de développement. Celle qui a le plus retenu l’attention des participants, a porté sur l’état des ouvrages de franchissement et des routes dans le département, suite aux pluies diluviennes qui ne cessent de s’abattre et à la montée des eaux du fleuve Niger et de ses affluents. Comme le pont de la Sôta à l’entrée Sud de Malanville et entre temps, celui de Kandi qui avait cédé, nombre de ces infrastructures ont aussi connu d’importantes dégradations. Au cours de la rencontre, l’occasion a donc permis de passer en revue les dispositions prises pour soulager les populations qui les empruntent.
S’agissant de la question relative au projet d’organisation de la distribution des produits pétroliers, le secrétaire général de la préfecture de Kandi, Razack Aboudou Bako, a expliqué que c’est 200 mini-stations et six camions qui sont prévus pour la phase pilote en 2018, dans l’Alibori. Si l’évaluation est satisfaisante en 2019, le nombre de mini-stations sera porté à 20 000 et celui des camions à 200.
Le Recensement national agricole (Rna) dans l’Alibori a été le deuxième point abordé. « Le Bénin est un pays agricole, mais on ne sait pas combien de ménages vivent de ce secteur », a indiqué le coordonnateur des activités de cette opération dans l’Alibori, Darius Noudamadjo. L’opération, explique-t-il, permettra au pouvoir politique de prendre des décisions afin d’orienter ses actions vers les agriculteurs, les éleveurs, les pisciculteurs, les aquaculteurs, les transformateurs et les commerçants des produits agricoles. Il s’agit, selon lui, de les dénombrer. « Pour faire ce travail, il faut 849 agents enquêteurs dont 747 pour le recensement et 104 géographes pour la réalisation de la cartographie censitaire », a informé le coordonnateur départemental des activités du Rna.
Ce recensement, estime le préfet de l’Alibori, Moussa Mohamadou, exige une parfaite connaissance du milieu, ainsi qu’une maîtrise de sa langue. « Les différents responsables communaux étant revenus sur la question, la conférence en a fait sa préoccupation. « A l’issue de notre réunion, nous avons produit un rapport qui a été transmis au président du comité de pilotage au plan national », soutient-il.
La fermeture des cabinets de soins illégaux dans les communes de l’Alibori n’a pas été occultée. Il en est de même pour le point sur le déroulement de la rentrée scolaire 2018-2019 dans le département.
Les hommages de la Nation à la dépouille du disparu Ambroise Sogni[/caption]Décédé samedi 8 septembre dernier des suites d'un accident de circulation, le deuxième adjoint au maire de Tori-Bossito Ambroise Sogni a été inhumé, hier jeudi 20 septembre. Avant qu'il soit conduit à sa dernière demeure, le maire de Tori-Bossito, Robert Tolégbon, a organisé en l’honneur du disparu une cérémonie d'hommages dans l'enceinte de l'hôtel de ville.
« Requiescat in pace (Qu'il repose en paix) ! » ; c'est l'ultime prière adressée par tous, à l’intention du deuxième adjoint au maire de Tori-Bossito, Ambroise Sogni. Décédé le 8 septembre dernier, le souvenir de cet infirmier d’Etat reste vivace dans le cœur de tous ceux qui l’ont connu. A l’occasion de la cérémonie d’hommages à lui rendus, c’est une foule innombrable qui a assiégé l’enceinte de la mairie de Tori-Bossito. Députés, préfet du département de l'Atlantique, autorités administratives, personnalités, élus locaux, religieux et notables, compagnons de groupement et d’association, sympathisants, tous ont salué la mémoire du disparu en présence de ses enfants, ses veuves et de toute sa famille. « Ambroise Sogni fut pour nous un grand homme. Et comme le dit l'adage, un grand homme ne meurt jamais. Il nous reste de lui le souvenir de ses qualités et de ses vertus », a laissé entendre le président de l’amicale "Espoir", groupement dont le disparu était membre. Les oraisons successives du président du Cadre de concertation des jeunes, du président de l'Association de développement de la commune de Tori-Bossito, du représentant de la promotion 1992 d'infirmiers d'État…, ont peint un bâtisseur, un conseiller, un homme au service du développement... C’est bien ce que représente Ambroise Sogni pour ses proches. Compagnon de lutte de l'illustre disparu, l'ancien ministre Alexandre Hountondji le confirme. Il ajoute : « C’est un collègue, un collaborateur, un frère. Je garde de lui deux choses : il sait dire Non quand il le faut et il sait également être le premier quand il faut agir ».
S’exprimant au nom des agents communaux, le secrétaire général de la mairie de Tori-Bossito, Oscar Hountondji, a fait l’éventail des multiples qualités du disparu. Fair-play, rigueur dans le travail, responsabilité, sens du travail bien fait, humilité, générosité... ne suffisent pas à le décrire. « Ambroise Bernard Sogni irradiait de par sa présence les êtres qui avaient la chance de le côtoyer. Il apportait la joie et savait chasser la tension au cours des sessions », a-t-il témoigné. C’est avec une voix haletante que le maire de la commune de Tori-Bossito, Robert Tolégbon, a adressé ses derniers mots à celui qui, en août 2009, n'était que son challenger mais qui, les jours suivants, est devenu son ami, son frère de lutte. Exprimant les condoléances de la nation aux enfants, veuves et proches du disparu, le préfet du département de l'Atlantique, Jean-Claude Codjia, a salué la mémoire de celui qu’il appelle un valeureux conseiller, un digne fils du département de l'Atlantique.
Au nom de la famille éplorée, le grand frère du disparu, Charles Sogni, a remercié toutes les personnes venues témoigner leur sympathie à Ambroise Sogni. « Je vous demande de combler le vide que Ambroise a laissé », leur a-t-il adressé, faisant ainsi référence aux enfants et veuves. Au terme des oraisons funèbres, la voix de Kévin Sogni, fils du disparu, sera la dernière à s’élever, en présence de sa dépouille.

« La paix et le développement durables.» C’est le thème retenu cette année, à l’occasion de la commémoration de la trente sixième édition de la Journée mondiale de la Paix. Audrey Azoulay, la directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a, dans son message pour la circonstance, souligné la place que la problématique de la paix occupe dans la mission de l’ Unesco .
« La paix est imparfaite et fragile si elle ne bénéficie pas à toutes et à tous ; les droits de l’Homme sont universels ou ne sont pas » dit la Directrice générale de l’Unesco qui rappelle aussi cette préoccupation de René Cassin, un des artisans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme en 1948 :
« Il n’y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l’Homme seront violés en une quelconque partie du monde que ce soit.»
La Journée internationale de la Paix a été décidée en 1981, en vertu de la résolution 36/67 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette date a été retenue pour cadrer avec la séance d’ouverture des travaux de la session annuelle de l’organisation mondiale le troisième mardi de septembre. Pour l’Onu, il s’agit d’établir la paix sur le fondement de la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité ; cette journée doit être marquée par la non-violence et le cessez-le feu sur tous les théâtres de guerre.
En cette journée dédiée à la promotion de la paix, chaque citoyen du monde se doit de s’interroger sur le sens de ce mot. Pourquoi la paix est-elle importante pour le genre humain ? Comment la réaliser et la maintenir partout et en tous lieux ?
« La paix n’est pas un simple mot , c’est un comportement » avait coutume de souligner le président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny consacré par l’histoire comme l’un des sages de l’ Afrique par sa constance à toujours rechercher les voies pour promouvoir le dialogue dans toutes les situations de conflit et d’opposition , aussi dans la gestion de son pays que dans les rapports entre les Etats. Par cette assertion, il entendait sans aucun doute souligner que la paix est une richesse à laquelle tous les êtres humains aspirent. Dans leurs actes quotidiens, toutes les femmes et tous les hommes doivent intégrer cette dimension de la vie en communauté consistant à préserver un cadre toujours apaisé pour permettre des échanges fructueux pour le bien de chacun et de tous.
Dans sa mission de régulateur des relations entre les Etats , et tirant les enseignements utiles des conflits de tous genres que le monde a connus et continue de connaitre, l’ Onu est passée des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) aux Objectifs de développement durable (Odd) dont le point seize (16 ) met l’accent sur l’impératif de la paix entre les peuples pour parvenir à un véritable développement durable. En d’autres termes, la réalisation des Objectifs de développement durable est tributaire du climat des relations entre les hommes et les femmes à l’intérieur d’un même pays d’une part, et d’autre part entre les Etats membre de l’Organisation des Nations unies.
En tant qu’institution du système des Nations unies, l’Unesco est concernée par la réalisation de tous les Odd. En effet, elle a pratiquement des rôles à jouer pour la mise en œuvre de chacun des objectifs parce que la formation et le perfectionnement des hommes et des femmes relèvent de ses compétences. C’est pourquoi, à travers ses Commissions nationales, l’Unesco travaille inlassablement à inscrire dans les consciences cette prescription inscrite dans le préambule de son Acte constitutif, à savoir : « élever les défenses de la paix dans l’esprit des hommes et des femmes.»
Elever les défenses de la paix contre l’intolérance sous toutes ses formes , en particulier dans des contextes préélectoraux ou électoraux que vivent nombre de pays africains où la paix entre les composantes de la collectivité nationale est souvent mise à rude épreuve ; débouchant parfois sur des ressentiments qui laissent des séquelles durables.
Elever les défenses de la paix contre l’extrémisme qui peut prendre tous les visages , quand la jeunesse a le sentiment d’être abandonnée , livrée à elle-même par des politiques qui ne prennent pas en compte ses aspirations en tant que couche sociale sur laquelle repose l’ avenir du pays .
Elever les défenses de la paix contre les préjugés qui peuvent dresser les uns contre les autres les citoyens d’un pays à cause de leurs ethnies, sexe ou religions.
Depuis 1982 qu’elle a commencé à être célébrée , la Journée internationale de la Paix offre l’occasion de faire le point des résultats obtenus sur le chemin parcouru , d’une année à l’autre , aussi bien par chaque pays que par l’ensemble de la communauté mondiale , pour réduire les causes de frictions entre les composantes de la société. Il s’agit d’une œuvre de longue haleine, mais qui mérite d’être poursuivie, quelles que soient les difficultés de la route. C’est ce que souligne, à juste titre, la directrice générale, Audrey Azoulay, dans son message :
« le chemin de la paix est long, mais c’est à chacune et à chacun d’entre nous d’influer sur son tracé en nous engageant au quotidien pour une société inclusive plus tolérante, plus juste.
* Secrétaire générale de la Commission nationale béninoise pour l’Unesco
Par Adélaïde F. Allagbada*
Société 21 sept. 2018

Certaines décisions du Conseil des ministres du mercredi 19 septembre ont de quoi faire jubiler les investisseurs. Le gouvernement a, en effet, adopté un projet de loi portant Code des investissements en République du Bénin et décidé de sa transmission au Parlement. Au regard du contenu et des innovations du nouveau texte, tout porte à croire que le monde des affaires au Bénin peut pousser un ouf de soulagement.
La volonté du gouvernement de créer des conditions favorables à l’investissement se traduit, depuis le mercredi 19 septembre dernier, par de nouvelles dispositions dont la finalité est d’assurer à ceux qui ambitionnent de s’investir dans l’entreprenariat une certaine aise. Le nouveau projet de loi portant Code des investissements en République du Bénin, dont transmission au Parlement a été décidé au cours de la réunion hebdomadaire du gouvernement, vise « une plus grande amélioration du climat des affaires pour le développement de l’entreprenariat et de l’emploi au Bénin ». Plusieurs innovations y sont contenues. Elles portent, entre autres, sur « la simplification des régimes d’agrément avec des incitations claires et précises pendant les périodes d’installation et d’exploitation ».
On apprend aussi que « le projet prévoit trois régimes privilégiés de base et deux régimes spéciaux. Ces régimes spéciaux sont le régime d’incitation sectorielle pour encourager les investissements dans des activités ou secteurs économiques jugés stratégiques, et le régime des investissements spécifiques pour faciliter la réalisation de projets d’infrastructures et d’équipements à usage touristique, culturel, sportif, sanitaire, éducatif ou la réalisation d’infrastructures pour l’entreposage de produits tels que le gaz, les hydrocarbures, les produits chimiques et l’exonération quasi-totale de droits de douane pendant la phase d’investissement pour tous les régimes privilégiés ».
Autre innovation, la professionnalisation du traitement des dossiers d’agrément et la limitation du délai de décision technique à vingt jours ouvrables après dépôt au niveau de l’Agence nationale en charge de la promotion des investissements.
Ce nouveau Code vise également à corriger les insuffisances et incohérences décelées dans le Code en vigueur et prend en compte de bonnes pratiques pour inciter à plus d’investissements. Avec sa mise en œuvre, on peut ainsi espérer la création d’entreprises de nouvelle génération et espérer que le Bénin devienne une destination de choix pour les investisseurs en quête de conditions favorables et avantageuses et surtout d’un cadre favorable pour le climat des affaires?

« Le sport au service de la santé » est une initiative que met en œuvre, du 14 au 29 septembre, une jeune activiste politique Solange Gbessin à l’intention des dames de la cité des kotafon.
Les participantes aux activités sportives prévues dans le cadre du projet « Le sport au service de la santé » se retrouvent à nouveau, ce samedi 22 septembre, après leur rencontre du vendredi dernier. Le projet leur offre non seulement des séances d’activités physiques mais aussi des communications sur des thématiques telles que le sport et la ménopause, la bonne alimentation, et la gestion des affaires publiques par les femmes. Les activités prendront fin le 29 septembre prochain à Lokossa, où se retrouvent les dames de cette commune et ses environs, autour de Solange Gbessin, une jeune qui essaie de prendre ses marques dans le domaine de la mobilisation autour des actions sociales. En effet, Solange Gbessin est membre d'un groupe de 140 femmes et jeunes filles, dont 20 pour le département du Mono, bénéficiaires du Programme de renforcement des capacités d'actions des femmes (Recafem, phase 4). Ces bénéficiaires sont encadrées en vue de prétendre accéder aux instances de décisions et poser des pas assurés une fois entrées dans la sphère politique. « Le sport au service de la santé » est donc le premier projet dont la mise en œuvre est soutenu par le Consortium Wanep-Rifonga, organisations de la Société civile, dans le cadre d’une grande initiative intitulée « Contribution à l’amélioration du taux des femmes aux postes électifs et nominatifs au Bénin ». L’intérêt du projet personnel, décline Solange Gbessin, est de permettre aux participantes « d'avoir une bonne santé et de se mettre à l'abri de beaucoup de maladies surtout celles cardio-vasculaires qui sèment la terreur dans de nombreux ménages ».
Le lancement du projet vendredi dernier à l’hôtel de ville a été marqué par la présence de plusieurs autorités et membres de la Conférence administrative départementale et une foule de citoyens. Saluant l'initiative, le maire de la ville, Pierre Awadji et le secrétaire général de la préfecture de Lokossa Arnaud Agon ont, tour à tour, promis l'accompagnement de leurs administrations respectives. « C'est également pour moi l'occasion de manifester, une fois encore, la satisfaction du conseil communal de Lokossa engagé lui-même pour la cause d'une meilleure présence effective de la femme dans tous les domaines », a tenu à faire savoir le maire?

Promue, en Conseil des ministres par décret n°2018-330 du 25 juillet 2018, présidente de la Chambre des comptes de la Cour suprême, la magistrate Ismath Bio Tchané Mamadou est désormais installée dans ses fonctions. Elle a prêté serment à la faveur d’une audience de la Cour suprême présidée ce jeudi 20 septembre, par le président de cette haute juridiction, Ousmane Batoko.
Présidente par intérim de la Chambre des comptes de la Cour suprême depuis le 1er juillet 2016, Ismath Bio Tchané Mamadou est désormais dans la plénitude de ses fonctions qui font d’elle le premier magistrat béninois en matière des comptes de l’Etat. Elle a prêté serment, ce jeudi 20 septembre, conformément aux dispositions de la loi n°2004-07 du 23 octobre 2007 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Cour suprême.
Recevant ce serment, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a félicité Ismath Bio Tchané Mamadou pour sa brillante nomination qui n’est pas le fait du hasard. Cette promotion est le couronnement de près de trois décennies de dur labeur, de rigueur et d’engagement au profit du droit, de la justice avec une longue expérience en matière de justice financière, témoigne le président de l’audience de céans. Elle est toute méritée par la récipiendaire à cause de son riche et exceptionnel parcours professionnel doublé de certaines valeurs qu’elle incarne. Lesquels ont contribué en grande partie à cette nomination, révèle Ousmane Batoko. Très fier de cette promotion, le président de la Cour suprême a mis l’accent sur la place importante qu’occupe la Chambre des comptes de la Cour suprême dans l’Etat de droit, la lutte contre la corruption et l’impunité ainsi que l’équilibre social au Bénin. Laquelle est chargée, entre autres, selon le président de la Cour suprême, de juger les comptes des comptables publics ; contrôler les finances publiques ; recevoir les comptes de campagne des candidats à toutes les consultations électorales et de recevoir la déclaration sur honneur de tous les biens du président de la République, des ministres du gouvernement, des membres de institutions de la République et des autres personnalités de l’Etat nommées par décret présidentiel. Ousmane Batoko se dit d’ores et déjà assuré que la mission sera une réussite pour le nouveau président de la Chambre des comptes parce que connaissant bien la maison. Toutefois, il n’a pas manqué de lui prodiguer de sages conseils pour que les attentes soient vraiment comblées.
Mais avant l’installation de la récipiendaire par le président Ousmane Batoko, l’honneur a échu au procureur général près la Cour suprême de prendre ses réquisitions. Onésime Madodé se réjouit surtout de la fin d’intérim enfin à la tête de la Chambre des comptes, une structure stratégique dont l’importance n’est plus à démontrer dans l’édification d’une justice financière. Il a rassuré la présidente Ismath Bio Tchané Mamadou de la disponibilité et de l’engagement de tout le parquet général près la Cour suprême à l’accompagner pour le relèvement des nombreux défis de la Chambre des comptes de la Cour suprême à l’aune surtout de la mise en œuvre des réformes portées par la loi organique du 27 septembre 2013 relative aux lois des finances au Bénin.
Qui est Ismath Bio Tchané Mamadou ?
Née le 03 janvier 1962, Ismath Bio Tchané Mamadou est entrée dans le corps de la magistrature le 26 décembre 1988. Elle a fait ses premières armes par les fonctions de juge au Tribunal de première instance de Cotonou. Ismath Bio Tchané a été promue ensuite Agent judiciaire du Trésor du ministère de l’Economie et des Finances où elle a écrit l’une des plus belles pages de sa carrière professionnelle. Elle a occupé ce poste jusqu’au 2 mars 2009 où elle a été nommée conseiller à la Cour suprême puis présidente de la Section des collectivités locales au niveau de la haute juridiction le 31 décembre 2013. Ici, elle s’est fait très tôt remarquer par sa rigueur, son dévouement et son abnégation au travail, son sens du devoir et service public, par le président Ousmane Batoko qui l’a nommée, le 1er juillet 2016, pour assurer l’intérim de président de la Chambre des comptes après le départ à la retraite de Maxime Akakpo. Ismath Bio Tchané Mamadou a assuré ses fonctions jusqu’à sa confirmation à ce poste en Conseil des ministres du 25 juillet dernier, par le chef de l’Etat, sur proposition du président de la Cour suprême. C’est dire combien l’impétrante, qui a été élevée au grade de chevalier de l’Ordre national du Bénin en 2014, est depuis hier dans son marigot.
Th. C. N.
Actualités 21 sept. 2018

Les chefs d’entreprise, responsables d’associations et d’Organisations non gouvernementales ont pris part à la première édition des rencontres Rse, Responsabilité sociétale des entreprises, à Cotonou ce jeudi 20 septembre, à l’initiative du communicateur Léon Anjorin Koboudé. Un moment d’échanges et de sensibilisation sur ce concept non connu du grand public, mais d’intérêt pour le développement durable du Bénin, si les entreprises s’y engagent.
« La Responsabilité sociétale des entreprises (Rse), c’est l’ensemble de la contribution de l’entreprise au développement social et au développement durable. On considère que l’entreprise ne peut plus être indifférente aux questions de changement climatique, ni aux questions liées à la pauvreté… », a expliqué Léon Anjorin Koboudé. C’est à l’occasion de la première édition des rencontres Rse dont l’ambition est de favoriser l’engagement des différentes parties prenantes en faveur du développement durable à travers la communication et la promotion de la Rse. Les chefs d’entreprise, les responsables d’associations et d’Organisations non gouvernementales… ont pris activement part à cette rencontre sur la Rse, un concept nouveau dont la vulgarisation permettra bien évidemment de booster le développement du pays. Chaque participant a pu apporter sa contribution au débat sur le panel : « Rse au Bénin : Enjeux pour l’entreprise et le développement durable », présenté par d’éminents professeurs d’université, des responsables d’Ong et des chefs d’entreprise.
L’objectif de cette rencontre est d’informer les entreprises et les autres parties prenantes sur les enjeux de la Rse au Bénin et d’obtenir à moyen terme leur engagement volontaire dans cette démarche. Les agents de ces différentes entreprises bénéficieront également d’une formation, selon Léon A. Koboudé sur les exigences de la Rse. Certes, le Bénin ne dispose pas encore de législation sur la Rse et son souhait ainsi que celui de bien d’autres participants est que le gouvernement et le Parlement puissent se pencher sur cette préoccupation. « La contribution des entreprises aux œuvres sociales ne doit plus être une question réservée aux pays dits développés », a martelé l’initiateur de la rencontre de la Rse, Léon Koboudé. Selon ses propos, l’entreprise qui s’y investit a tout à gagner notamment en termes de réputation qui pourrait favoriser son accès sur le marché international. « C’est une opportunité économique pour l’entreprise », a soutenu Léon Koboudé, rappelant que le parcours sera long pour réussir cette révolution dans nos pays, aussi bien en Afrique que dans le monde. Après cette première édition, l’initiateur projette d’autres éditions afin que le concept de la Responsabilité sociétale des entreprises puisse entrer dans les habitudes. Toutes choses qui, sans doute, vont amener les entreprises à contribuer au développement du Bénin et à impacter l’environnement à travers diverses actions. Rappelons que la Responsabilité sociétale des entreprises est basée sur des principes fondateurs tels que la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, l’égalité professionnelle homme et femme, le développement durable…