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Nouvelles

Mise en œuvre de l’Agenda 2030: Les professionnels des médias appelés à jouer leur partition
[caption id="attachment_30812" align="alignnone" width="1024"]Les professionnels des médias conscients désormais de leur rôle dans la mise en oeuvre de l'Agenda 2030[/caption]

Conviée par l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB), des professionnels des médias ont pris part, les 18 et 19 septembre derniers à Dassa-Zoumè, à un atelier de renforcement de capacités sur l’Agenda 2030. Venus des départements du centre et du septentrion, l’occasion leur a permis de prendre conscience de leur rôle dans sa mise en œuvre.

Le combat pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) au Bénin ne saurait, selon l’ANCB, être laissé à la seule charge du gouvernement. Pour les besoins de la cause, elle travaille à la mise en place d’une synergie entre les différents acteurs nationaux et locaux. La formation organisée du 18 au 19 septembre à Dassa-Zoumé à l’intention des professionnels des médias participe de ce souci de la faîtière des communes de les associer à la campagne.
Selon le président de l’association, Luc Atrokpo, le monde est de nos jours confronté à des défis de plusieurs ordres qui nécessitent des actions urgentes et coordonnées. Conscients de cette réalité, 193 pays membres des Nations Unies ont adopté l’Agenda 2030 constitué de 17 objectifs universels, transformateurs, intégrés, avec une portée étendue et centrée sur les populations. Le but est de lutter contre la pauvreté, l’inégalité, l’exclusion et les injustices. Il s’agit aussi de faire face aux défis climatiques et de mettre fin à l’extrême pauvreté.
Dès lors, en vue de poser les bases nécessaires, a indiqué le président Luc Atrokpo, de nombreux actes ont déjà été posés par l’ANCB. Ainsi, l’association a créé une commission thématique dédiée aux ODD. Elle l’a dotée d’une feuille de route qui comporte un certain nombre d’axes stratégiques dont la formation et le renforcement des élus et agents communaux. Sous sa direction, l’évaluation des besoins des communes pour la mise en œuvre des ODD tout comme le plaidoyer pour la mobilisation des ressources au profit des communes, leur accompagnement dans la mise en place du dispositif de production des données statistiques, ont également été diligentés.
Au cours des deux jours qu’ont duré les travaux de l’atelier, les professionnels des médias ont eu à s’approprier l’Agenda 2030 notamment les ODD et leurs principes de mise en œuvre, les cibles priorisées par le gouvernement et les indicateurs de suivi associés. Ils ont désormais une maîtrise des mécanismes globaux nationaux et locaux de mise en œuvre de suivi de l’Agenda 2030.
La démarche de l’ANCB, insiste son président, vise à faire des journalistes des acteurs aguerris de l’Agenda 2030 en vue de mieux informer les populations qui sont les téléspectateurs, auditeurs et lecteurs. Comme partenaires dans ce projet, la Maison de la Société civile, la Fédération des radios communautaires et assimilées du Bénin (FéRCAB) et le Réseau des médias pour la décentralisation et le développement durable (RéMED) étaient aux côtés de l’ANCB.
Au sortir de la formation, le représentant de la Maison de la Société civile, Mathias Bêhanzin, est assuré que les professionnels des médias ont désormais une grande maîtrise de l’Agenda. Selon lui, ils sont aussi à même de sensibiliser les populations sur ce qui, jusqu’à l’horizon 2030, constitue la préoccupation de la communauté internationale. Le représentant du directeur général des collectivités locales, Joachim Domanou, a également abondé dans le même sens. Au nom de son association, Luc Atrokpo a exprimé toute sa gratitude à la Coopération allemande à travers le Programme d’appui à la décentralisation et au développement communal (PDDC) dont le soutien financier et technique a permis la tenue de cet atelier.
Les participants ont suivi plusieurs communications. « L’Agenda 2030 : un cadre de référence pour la cohérence des politiques de développement au Bénin », « Lignes directrices du Bénin pour la localisation des ODD », « L’indice de gouvernance locale : un dispositif de suivi de la bonne gestion communale », puis « Point sur les rôles des médias dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 », sont quelques-uns des nombreux thèmes abordés?

Société 20 sept. 2018


Gestion des entreprises publiques: Une nouvelle réglementation pour la bonne gouvernance

L’une des décisions issues du Conseil des ministres du mercredi 19 septembre est l’adoption du projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des entreprises publiques en République du Bénin et sa transmission à l’Assemblée nationale après avis de la Cour suprême. Engagement du président Talon, à travers ce projet de loi, le gouvernement entend corriger les insuffisances contenues dans les anciennes lois régissant les sociétés publiques et votées avant l’entrée en vigueur des Actes uniformes de l’OHADA en 1997.

L’ambition du gouvernement, à travers ce projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des entreprises publiques, est de permettre au Bénin de se doter sous peu d’un cadre réglementaire unique applicable aux entreprises publiques. Lesquelles peuvent prendre les formes suivantes : établissement public encore appelé office ou agence, société d’Etat détenue à 100% par l’Etat et société à participation publique majoritaire. Les grandes innovations de cette réforme concernent, entre autres, l’option d’utilisation des règles de gestion privée dans les établissements publics, qui sera faite dans leurs statuts, l’élimination de la pratique de la nomination d’agents comptables publics concomitamment au recrutement de directeur administratif et financier dans les agences ou offices d’Etat, selon la vision du gouvernement. Désormais, les directeurs administratifs et financiers « seront recrutés suivant les règles régissant le recrutement du personnel intervenant dans la chaîne des dépenses publiques et seront soumis à la procédure d’accréditation en qualité de comptable public, par le ministère en charge des Finances », projette le gouvernement.
Autres dispositions importantes que comporte cette initiative, les Conseils d’administration aux fins d’une plus grande efficacité seront composés de trois membres au moins et sept au plus contre sept au moins et quinze au plus actuellement ; de même, la désignation du directeur général sera désormais basée sur l’atteinte des objectifs prédéfinis, la signature de contrat à cet effet, ainsi qu’un dispositif de contrôle parlementaire à travers un rapport sur la situation économique et financière des entreprises publiques devant figurer en annexe au projet de loi de finances…Il s’agit-là d’un dispositif pour une meilleure gouvernance grâce aux mécanismes d’alerte mis ainsi en place qui du reste fait entrer dans la modernité les entreprises publiques?

Actualités 20 sept. 2018


Aéroports et autres frontières terrestres: Une mesure salutaire contre le rançonnement

Au nombre des décisions prises par le Conseil des ministres, il a été notamment mis fin à la présence des agents de santé à l’aéroport et aux frontières terrestres du Bénin. Cette mesure répond à l’impératif d’assainissement de ces secteurs à travers la lutte contre la corruption sous toutes ses formes.

A cet effet, la hiérarchie de la Police républicaine et de la Douane a donné une conférence de presse lundi dernier à Kraké, mettant en garde sur un ton ferme les agents en uniforme qui se rendraient encore coupables d’actes de corruption.
Cela étant, ces agents des forces de l’ordre et assimilés ne sont pas les seuls concernés par les rançonnements déplorés ici et là ! Aussi, informé de ce que ces rackets, faits d’agents de santé déployés en ces lieux, subsistent encore particulièrement aux frontières, le chef de l’Exécutif a-t-il décidé de prendre les taureaux par les cornes. D’où la mesure prise en Conseil des ministres ce mercredi 19 septembre. Rien de tel pour enthousiasmer les voyageurs qui fréquentent nos frontières, que ce soit à Hillacondji ou à Kraké où l’ampleur du phénomène est observée, car au lieu de s’assurer du respect des normes, ces agents indélicats préfèrent des accommodements à leur propre poche. Il était temps de mettre fin à ces pratiques malsaines. Ce faisant, le gouvernement, fait la preuve de ce qu’il ne se départit pas de la vision du président Talon à faire de l’aéroport un secteur sécurisé et de sa détermination à mener une lutte implacable contre la corruption?


P.A.

Actualités 20 sept. 2018


Projet de loi de finances 2019: De meilleures perspectives pour l’économie béninoise

Le Conseil des ministres du mercredi 19 septembre a adopté le projet de loi de finances exercice 2019 et autorisé sa transmission à l’Assemblée nationale. Le moins qu’on puisse dire, c’est que 2019 augure de très bonnes perspectives pour l’économie béninoise.

Pour 2019, le gouvernement se propose de consolider les acquis sociaux et d’accélérer la mise en œuvre de ses nombreux projets structurants. Le projet de loi de finances exercice 2019 conforte les nombreuses ambitions du chef de l’Etat déclinées à travers le Programme d’action du gouvernement. « Il comporte des mesures susceptibles de favoriser la résilience des performances afin que la croissance se manifeste effectivement dans le vécu quotidien des populations » avec l’ambition « que ces performances s’établissent sur la durée voire se pérennisent pour impacter la vie de tous ». Ce projet de loi de finances gestion 2019 connaît une augmentation de 0,8%. Il s’établit en recettes et dépenses à 1877,543 milliards de FCFA contre 1862,918 milliards de F Cfa en 2018. Il est conforme aux options de politique économique, sociale et budgétaire retenues par le gouvernement et exposées à l’Assemblée nationale le 30 juin dernier, à l’occasion du débat d’orientation budgétaire. Sa mise en œuvre à travers l’application des mesures qui y sont contenues permettrait une accélération du rythme de croissance économique du pays, dans un contexte non inflationniste et de maîtrise du déficit budgétaire. « Le déficit budgétaire pour la gestion 2019 devrait se situer en dessous de 3%, prescrit par les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) et conformément au programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international ».

Recettes sécurisées

Conformément au projet adopté, les ressources du budget de l’Etat pour la gestion 2019 connaîtront une hausse de 8,9% par rapport à 2018. Cette amélioration des recettes budgétaires projetée s’accompagne d’une politique de sécurisation des recettes à travers la dématérialisation des procédures de recouvrement et l’interconnexion des bases de données des contribuables. « En ce qui concerne la fiscalité intérieure et la fiscalité de porte, le renforcement des mesures visant un meilleur rendement de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) et de celles liées à la généralisation des caisses enregistreuses ». On peut aussi mentionner le renforcement des capacités d’investigation et d’intervention des brigades anti-fraude et la mise en place d’une politique d’appréhension, de sécurisation et d’orientation vers le budget de l’Etat des revenus collectés par les administrations autres que les régies financières.
« Quant aux crédits ouverts au titre du budget de l’Etat pour la gestion 2019, ils sont orientés vers la consolidation des dépenses d’investissement et le renforcement des programmes sociaux »?

Actualités 20 sept. 2018


Préparatifs double confrontation Bénin-Algérie: Les deux sélections en regroupement dès le 8 octobre prochain

En prélude à la double confrontation entre les Ecureuils du Bénin et les Fennecs de l’Algérie, les deux sélections démarrent les préparatifs le 8 octobre prochain. Les Ecureuils feront une mise au vert en France avant de rallier l’Algérie deux jours plus tard.

Dans le cadre de la double confrontation entre les Ecureuils du Bénin et les Fennecs d’Algérie pour le compte des 3e et 4e journées des éliminatoires de la Can 2019, chacun des deux sélectionneurs affûtent ses armes.

Le sélectionneur du Bénin, Michel Dussuyer, a dévoilé son programme de préparation. Ainsi, les Ecureuils du Bénin seront en regroupement dans l’Hexagone le lundi 8 octobre prochain. Ils vont rallier l’Algérie, le mercredi 10 octobre où ils sont attendus pour leur confrontation avec les Fennecs au stade Mustapha Tchaker de Blida le vendredi 12 octobre en nocturne. Après cette rencontre comptant pour la troisième journée, les Écureuils mettront le cap sur Cotonou, le samedi 13 octobre pour les préparatifs de la quatrième journée. Une mise au vert de trois jours est prévue à cet effet. Cette double confrontation est décisive pour les Ecureuils qui n’ont jamais réussi à battre les Fennecs d’Algérie. A l’issue des six rencontres disputées entre les deux nations, le Bénin a perdu 4 fois contre 2 matchs nuls. Le dernier match entre les deux sélections remonte au mois de juin 2013, où le Bénin a perdu (1-3) au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo après avoir été battu sur le même score à Blida.
Du côté de l’Algérie, l’entraîneur des Fennecs, Djamel Belmadi a annoncé également, le regroupement de ses poulains pour le lundi 8 octobre prochain, même date que le Bénin. L’Algérie et le Bénin partagent la tête du groupe D avec 4 points chacun à l’issue de la deuxième journée. Les deux prochains matchs sont capitaux pour ces deux formations qui auront à cœur d’assurer leur qualification.

Un trio arbitral guinéen à l’aller

Le match aller Algérie-Bénin prévu pour le vendredi 12 octobre 2018 à 20 h 45 au stade Mustapha-Tchaker de Blida pour le compte de la troisième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations CAN-2019, groupe D, sera officié par un trio guinéen dirigé par Ahmed Sekou Touré. Il sera assisté par ses compatriotes Aboubacar Doumbia et Sidiki Sidibe tandis qu’Ousmane Jacob Camar est désigné comme 4e arbitre. Le commissaire au match est le Soudanais Mamoun Bushara Nasir. L’Egyptien Essam Eddin Abdel Fattah Abdel Hamid est choisi par la Confédération africaine de football comme évaluateur des arbitres.

Société 19 sept. 2018


Organisation de la Coupe d’Afrique des Nations Can 2019: Le Cameroun sera fixé le 28 septembre prochain

Les membres du comité exécutif de la Confédération africaine de football se prononceront définitivement sur l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations édition 2019 confiée au Cameroun le 28 septembre prochain lors de la réunion du comité exécutif de l’instance faitière du football continental qui aura lieu à Charm el sheikh en Egypte.

Cette décision de la Caf mettra fin aux nombreuses polémiques qu’il y a eu ces derniers mois au sujet de la possibilité pour le pays retenu jusque-là, le Cameroun, d’être prêt, et de pouvoir terminer les travaux de réhabilitation et de construction des stades devant accueillir la compétition qui aura lieu l’année prochaine.

La Caf, pour prendre sa décision finale, tiendra compte du rapport du cabinet d’audit sur les préparatifs du Cameroun, et celui de l’évaluation de ses propres services fait en août dernier, rassure le président de la Confédération africaine de football, Ahmad Ahmad qui a précisé que la Caf ne retire pas l’organisation à un pays, mais si un pays n’est pas prêt ou qu’il n’a pas rempli les cahiers de charges qui lui ont été soumis, il se retire de lui-même.
Si le Cameroun remplit les cahiers de charge, la Caf pourra le confirmer comme pays organisateur, mais si ce n’est pas le cas, un ultimatum lui sera fixé, avant la possibilité du retrait.
Rappelons que le président camerounais Paul Biya et les dirigeants du sport camerounais ont, à maintes reprises affirmé que les travaux en cours dans le cadre de cette organisation de la Can 2019 vont s’achever dans les délais et que le pays sera prêt conformément aux cahiers de charges qui ont été fixés, atténuant ainsi les craintes des uns et des autres quant à l’avancement des travaux de construction des stades.
Cinq villes camerounaises à savoir : Limbé, Bafoussam, Garoua, Douala et Yaoundé sont retenues pour accueillir les différentes rencontres de la compétition.
Ce n’est qu’à l’issue de la réunion du comité exécutif de la Caf fin septembre qu’on saura si l’organisation de la Can 2019 doit être retirée ou non au Cameroun. Plusieurs pays ont manifesté déjà leur volonté d’accueillir la compétition dans le cas où elle lui serait retirée. Il s’agit du Maroc et de l’Algérie.

Sports 19 sept. 2018


10e anniversaire de la paroisse Sainte Famille de Tankpè: L’événement célébré dans la ferveur

La paroisse Sainte Famille de Tankpè a célébré ses 10 ans d’existence à travers une grand-messe, dimanche 16 septembre dernier. A cette occasion, sept ministres de l’Eucharistie ont été institués et une opération de collecte de fonds a permis de mobiliser des ressources en vue de l’achèvement des travaux de la construction de l’église.

Démarrées le 6 septembre dernier, les festivités du 10e anniversaire de la paroisse Sainte Famille de Tankpè se sont achevées, dimanche 16 septembre dernier, par une grand-messe concélébrée par le vicaire général de l’archidiocèse de Cotonou, Roger Sèvo. 

Au début de la messe, le père Edgard Déguénon, curé de la paroisse entouré pour la circonstance de son vicaire Innocent Dossa, du père Barnabé Zomakpè, premier curé de la paroisse et d’autres prêtres, a remercié toute la communauté pour sa mobilisation depuis le lancement des manifestations de ces noces d’étain. Selon lui, la participation des fidèles à toutes les activités témoigne de leur intérêt pour l’édification de l’église. Il s’est réjoui de la présence massive de ses confrères qui n’ont rien ménagé pour prendre part à cette célébration.
Place a été laissée à la liturgie de parole. Au cours de son homélie, le père Roger Sèvo s’est satisfait du chemin parcouru par la communauté catholique de l’église Sainte Famille de Tankpè depuis le rassemblement des premiers chrétiens jusqu’à nos jours. Du coup, il a félicité les différents pasteurs qui ont participé à l’érection de cette église. Se fondant sur les textes du jour, il a invité les fidèles de cette paroisse à s’unir davantage pour être une vraie famille à l’image de la sainte famille composée de Jésus, Marie et Joseph. Selon lui, il faut consolider l’église famille pour le bien de tous ses enfants. Il a invité tous les fidèles à l’obéissance et au respect de la parole de Dieu.
Cette célébration eucharistique a été marquée par une opération de collecte de fonds. Il s’est agi pour la communauté de profiter de ce jour mémorable pour participer à la construction de l’église en chantier. Sept nouveaux ministres extraordinaires de la Sainte communion ont été institués.
En marge de cet anniversaire, un géant spectacle a été animé, samedi 15 septembre dernier, par la compagnie Sèmako Wobaho, le chantre Clément Adagbè et plusieurs autres artistes de musique béninoise.

Société 19 sept. 2018


Soirée d’échanges sur la foi et la raison: L’appel du Pape Jean Paul II revisité
[caption id="attachment_30793" align="alignnone" width="1024"]Le Pape Jean Paul II [/caption]

L’encyclique du Pape Jean Paul II relative à la Foi et la Raison (Fides et Ratio) a fait l’objet d’échanges à l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp), samedi 15 septembre dernier, dans les locaux de l’église Saint Michel de Cotonou. Au détour de cette causerie qui a mobilisé plusieurs religieux et religieuses ainsi que des enseignants d’université et des chercheurs, des théologiens, entre autres, les participants ont pu se remémorer l’appel du Pape Jean Paul II à l’endroit de l’Eglise catholique, il y a vingt ans.

« Fides et Ratio, 20 ans plus tard ! Enjeux au regard des défis africains ». C’est le thème objet d’échanges à l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp) samedi 15 septembre dernier, à l’église Saint Michel de Cotonou. Les prêtres, les enseignants d’université, les philosophes, les chercheurs, les théologiens et autres personnalités ont pris part à cette séance au cours de laquelle plusieurs communications ont été présentées à l’assistance par des enseignants et des formateurs de l’école, sous la modération du Père Colbert Goudjinou, directeur de l’Institut des artisans de justice et paix. « Les grandes interpellations de Fides et Ratio pour l’Afrique », présentée par le Pasteur Omer Dagan, professeur à l’Université protestante de l’Afrique de l’Ouest-Bénin, « L’urgence de la relation foi et raison / Philosophie et Théologie pour les cultures africaines traditionnelles et modernes », présentée par le professeur titulaire de philosophie de l’Université d’Abomey-Calavi, Albert Nouhouayi ; « Enseigner ou faire la philosophie en Afrique dans l’esprit de Fides et Ratio » et « Enseigner ou faire la théologie en Afrique dans l’esprit de Fides et Ratio » présentées respectivement par les Pères Grégoire Gainsi, formateur au philosophat Saint Paul de Djimè et Rodrigue Gbédjinou, directeur de l’Eitp. Ces différentes communications ont permis de mettre en lumière, la pertinence de l’encyclique du Pape Jean Paul II sur la relation entre la foi et la raison publiée le 14 septembre 1998. D’après le Pape, la foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité. Mais la position du philosophe lors des échanges n’étant pas partagée par l’assistance sur quelques suggestions, notamment la confession et le chemin de croix, il est toutefois d’intérêt, selon la conférence, de cerner la relation entre la foi et la raison conformément à l’encyclique du Pape, comment articuler dans le contexte africain la foi en Jésus-Christ avec l’exigence de la rationalité. « Lorsqu’on dit Dieu, foi, religion, on ne doit pas faire le deuil de la raison. Croire ne signifie pas ne pas réfléchir », soutient le Père Ambroise Kinhoun, formateur à l’Eitp. Il estime que certains intellectuels montrent leurs limites quand ils commencent par parler des aspects de la foi chrétienne. Il a fait savoir que la jeunesse africaine vit un drame, celui d’exprimer sa foi avec des propositions religieuses contradictoires avec la foi chrétienne. Cette soirée d’échanges est la première d’une série de rencontres dont l’intérêt ne se justifie non seulement pour les grands enseignants, les théologiens, les pasteurs, a informé Ambroise Kinhoun. « Nous avons compris la nécessité de nous écouter réciproquement et de chercher ensemble les chemins de vérité et d’édification pour notre peuple », a-t-il affirmé.

Société 19 sept. 2018


Mise en œuvre du programme d’alimentation scolaire: Le Pam constate l’effectivité de la cantine scolaire à Adjohoun

Deuxième jour de la rentrée scolaire 2018-2019. Les enfants des écoles du département de l’Ouémé, bénéficiaires du Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) ont commencé par se nourrir à la cantine scolaire. Une délégation du Programme alimentaire mondial (Pam) conduite par son représentant résident a constaté l’effectivité du démarrage des activités au niveau de la cantine du complexe scolaire Abéokouta, arrondissement d'Azowlissè dans la commune d’Adjohoun, ce mardi 19 septembre.

« Nous sommes très heureux de constater que les enfants sont en train de manger et que les parents ainsi que la communauté sont mobilisés, et la cuisine fonctionnelle». C’est l’impression du représentant résident du Programme alimentaire mondial (Pam) au Bénin, Guy Adoua, ce mardi 18 septembre, deuxième jour de la rentrée au complexe scolaire Abéokouta, dans l’arrondissement d'Azowlissè, commune d’Adjohoun. Le comité de gestion de la cantine scolaire ainsi que les responsables de l’école sont allés constater l’effectivité de la cantine scolaire à la reprise des classes, dans les écoles bénéficiaires du Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) de cette localité du département de l’Ouémé. Aussi bien au complexe scolaire d'Abéokouta qu’à l’école primaire publique de Sissèkpa Houénoussou, la délégation du Programme alimentaire mondial s’est dite satisfaite des diligences du comité de gestion des cantines, pour commencer à nourrir les aprenants depuis le jour de la rentrée.
« Les enfants ont repris effectivement avec les repas scolaires en même temps que l’école. Les vivres sont arrivés à temps comme planifié. Les comités de gestion ont travaillé, les cuisines ont commencé à fonctionner », note avec satisfaction le représentant résident du Pam, qui a profité de l'occasion pour féliciter toute la chaîne en les exhortant à plus d’engagement et de détermination à accompagner cette initiative du gouvernement. « C’est un plaisir pour nous de voir qu’au deuxième jour de la rentrée, tout fonctionne bien au niveau des écoles », apprécie-t-il.
Le défi actuel, selon Guy Adoua, est de veiller à ce que les conditions de travail soient réunies pour qu’au niveau des cuisines, un minimum de conditions de travail et tout le confort nécessaire soient réunis. Le manque d’ustensiles de cuisine signalé par le comité ne sera qu’un vieux souvenir. Le Pam y réfléchit et y a travaillé selon son représentant résident qui a confié que des marmites et autres seront distribués dans les écoles au plus tard en octobre. « Les parents et les communautés pourraient mettre la main à la pâte pour que le programme soit un programme intégré et durable», souhaite Guy Adoua. Toutes choses que le coordonnateur du Pnasi, Gérard Rubanda a soutenues, invitant chacun à s’impliquer davantage pour le succès de la cantine scolaire.

Perspectives

«Comment pérenniser ce programme, nous assurer que chacun apporte sa contribution pour que le programme soit le plus durable possible?», s’est demandé Guy Adoua. Dans les jours à venir, confie-t-il, la sensibilisation sera renforcée pour une plus grande implication et la contribution des communautés. «Si à côté de ce que le gouvernement apporte, les écoles peuvent pratiquer l’élevage pour qu’on ait des œufs pour apporter des protéines animales aux enfants, ce sera quelque chose de plus. Si on trouve quelque chose que le programme n’offre pas au niveau des écoles, ce sera encourageant », d’après le représentant du Pam, Guy Adoua. Il a martelé que le Pam a l’intention de donner de prix aux écoles qui ont pu innover pour nourrir les élèves. Il appelle les communautés à travailler, à disposer d’un jardin scolaire qui fonctionne. Ainsi, le programme va les accompagner, les doter de matériels agricoles ainsi que de prix, pour les motiver de façon que ces comités servent de modèles pour les autres. « En faisant ainsi, nous serons en train de bâtir la fondation pour que le programme soit durable et que les communautés trouvent l’intérêt de vouloir contribuer à son succès», a informé le fonctionnaire du Système des Nations Unies.
A Adjohoun, 33 écoles sont dotées de cantines scolaires et le taux de couverture national des cantines scolaires passe de 31 % à 51 % au cours de cette année scolaire. Le chef d’arrondissement d’Azowlissè, Stéphane T. Yeyi, note que le programme vient à point nommé et comble les attentes de la population qui a des difficultés à subvenir aux besoins des enfants. Initiative louable, d’après Yvette Akogbéto, directrice du groupe A, et Judes Augustin Bodjrènou, son collègue du groupe B du complexe scolaire d'Abéokouta qui compte au total 454 élèves. Les responsables du complexe ont salué les efforts du gouvernement du président Patrice Talon qui se bat pour donner un nouveau visage à l’école béninoise.

Société 19 sept. 2018


Projet de construction de la centrale de Maria Gléta: Prime à la main d’oeuvre locale

Le projet de construction de la première centrale thermique de 120 MW à Maria Gléta va contribuer à résorber quelque peu le problème de chômage. Environ 1300 emplois, permanents pour la plupart seront pourvus. Cerise sur le gâteau, il a été imposé aux recruteurs de donner priorité aux compétences locales.

Maria Gléta apportera de l’énergie électrique en quantité et en quantité aux populations béninoises. Cela est connu. Mais le projet a un impact social plus important avec les recrutements massifs. Des informations parvenues à notre rédaction indiquent en effet que le répertoire des personnels locaux et expatriés présents sur le chantier fait mention de 1063 agents dont 34 expatriés et 17 femmes pour ce qui concerne le personnel longue durée. De même le personnel employé de façon temporaire est évalué à 122 agents dont 95 nationaux et 27 expatriés. « Il faut dire que le gouvernement a exigé que les entreprises utilisent le maximum possible de personnes au niveau local, afin que les travaux profitent aussi directement aux populations dans la phase de sa réalisation ». 

Actuellement sur le site, les travaux se poursuivent avec plusieurs entreprises chargées de divers travaux. Groupe maisons & travaux (Gmt) par exemple est en charge de la partie génie civil, qui inclut principalement les travaux d’excavation et la fourniture des structures en béton pour les différents bâtiments de la centrale. Le contrat comprend également la fourniture d’une route pavée de 3 km.Son personnel est composé de plus de 500 personnes essentiellement issues des communautés locales et comprend des ingénieurs, des superviseurs, des ouvriers spécialisés et des manœuvres. Pour ce qui est de la structure Cabi, selon les données disponibles, elle est en charge du montage des structures en acier et du bardage de la salle des machines et de la station de dépotage de fioul et que son personnel est composé d’environ 60 personnes recrutées localement et comprend des superviseurs, des ouvriers spécialisés et des manœuvres.
Bénin Scaphandrier, quant à lui, travaille en partenariat avec l’entreprise ivoirienne Sip et son personnel est pour le moment composé d’environ 100 personnes, et sera ensuite ajusté et augmenté selon les besoins des travaux. Le personnel mobilisé comprend des ingénieurs, des superviseurs, des ouvriers spécialisés, des soudeurs et des manœuvres. Mri pour sa part est en charge de la totalité des travaux d’installation électrique de la centrale. Ces travaux viennent de débuter, et ses performances sont pour le moment tout à fait satisfaisantes, selon les mêmes données. Le personnel du site mobilisé par Mri est pour le moment d’environ 40 personnes recrutées localement et comprend des superviseurs, des électriciens et des manœuvres. Friedlander, de son côté, est en charge de la fourniture et du montage clés en mains des réservoirs de stockage de fioul et autres réservoirs de service. C’est un groupe français spécialisé dans les travaux off-shore et énergétiques et présent dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Le personnel de Friedlander est composé d’environ 50 personnes essentiellement béninoises.

Actualités 19 sept. 2018


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