La Nation Bénin...



Résultat pour : coins fc 26 ps5 Besuche die Website Buyfc26coins.com. Fairer Deal..DZNw

Nouvelles

Audience au ministère de la Communication: Les responsables du Cnpa et de l’Upmb au cabinet d’Alain Orounla
Accompagnés des membres de leurs bureaux, Evariste Hodonou, président du Conseil national du Patronat de la Presse et de l’audiovisuel (Cnpa) et Zakiath Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des Médias du Bénin, ont été respectivement reçus, jeudi 16 juillet, en audience par le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla. Les deux délégations ont échangé avec le ministre sur le développement des médias et sur les conditions de vie et de travail des journalistes. Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, a reçu en audience, jeudi 16 juillet à Cotonou, respectivement les membres des bureaux du Conseil national du Patronat de la Presse et de l’audiovisuel (Cnpa) et de l’Union des professionnels des Médias du Bénin. Au sortir de l’audience, Evariste Hodonou, président du Cnpa se dit satisfait des échanges avec le ministre sur les sujets relatifs à l’avenir et au développement de la presse béninoise. « Nous avons eu des échanges cordiaux avec notre ministre de tutelle sur l’avenir des entreprises de presse », a-t-il confié. Selon lui, des questions liées à l’aide de l’Etat à la presse ainsi que beaucoup d’autres préoccupations liées à l’exercice du métier de journaliste au Bénin ont été abordées. « Nous avons parlé de nos difficultés face au blocage des subventions à la presse privée depuis 2016 », a-t-il confié. La dernière décision de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) au sujet des médias en ligne n’a pas été occultée lors de cette rencontre. « Nous avons demandé au ministre de nous aider afin que les médias en ligne puissent avoir leur autorisation légale pour exercer leur métier », a-t-il ajouté. Saluant les efforts du gouvernement dans le domaine du numérique, il a sollicité l’accompagnement du ministre Alain Orounla pour le développement des médias en ligne. « Le gouvernement ambitionne de faire du Bénin, la plateforme numérique de l’Afrique de l’Ouest et il ne serait pas bien d’empêcher l’innovation numérique dans les médias», a-t-il fait remarquer. Motifs de satisfaction ! Au nom de la délégation qu’elle conduit, Zakiath Latoundji, présidente de l’Upmb, se réjouit, quant à elle, d’avoir fait part de ses préoccupations au ministre de tutelle. Selon elle, il a été question notamment du processus de délivrance de la carte de presse et des conditions de travail des journalistes au Bénin. A l’en croire, le processus de délivrance de la carte de presse est lent et ne permet pas aux journalistes d’obtenir facilement cette pièce. « Nous avons fait le plaidoyer pour que le renouvellement de la carte de presse soit systématique », a-t-elle déclaré. Evoquant également la subvention de l’Etat aux organes de presse, les membres de l’Upmb ont souhaité la mise en place d’un cadre règlementaire de collaboration entre les instances faîtières de la presse et le ministère. Le grand motif de satisfaction des deux délégations est la disponibilité du ministre à les accompagner dans le cadre de leur plaidoyer pour la relecture du code du numérique, objet de la comparution de journalistes devant les tribunaux ces dernières années. «Nous sortons satisfaits de cette séance parce que le ministre nous a réitéré sa volonté de travailler à une presse libre au service de la nation », a-t-elle conclu. Actualités 20 juil. 2020


Incendie au marché Missèbo de Cotonou: Des friperies consumées
Un incendie est survenu ce mercredi 24 juin au marché de friperie sis à Cotonou. Des hangars ainsi que des vêtements sont consumés avant que les sapeurs-pompiers n'arrivent à circonscrire les flammes. Le drame dont la cause n'est pas encore connue n'a provoqué, heureusement, aucune perte en vie humaine. « Très tôt ce matin, nous avons constaté que la fumée s’élevait des baraques de vêtements. Nous, les riverains avons essayé d'éteindre le feu pour que cela ne prenne pas d'ampleur. Malheureusement, on n’était pas nombreux et il y a eu des dégâts », a confié, un usager du marché. Dépassés par l'intensité des flammes, les usagers de cette partie de Missèbo située non loin de la berge lagunaire ont fait appel aux soldats du feu. Ainsi en témoigne l’adjudant Diane Hounsounou, adjointe au commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers du Littoral : « Ils nous ont appelés à 08 heures 8 minutes. On est venu sur le terrain à 8 heures 16 minutes. Nous avons constaté que le hangar rempli de fripes a pris feu. Nous avons pu circonscrire le feu aux environs de 10 heures. Nous avons appelé des renforts. Il a fallu quatre véhicules citernes remplis d'eau pour éteindre le feu. Jusqu'à présent on ne connaît pas la cause de l'incendie. En ce qui concerne les impacts, il y a eu assez de dégâts mais pas de perte en vie humaine ». Selon les constats faits aux environs de quatorze heures sur les lieux, les hangars de fripes sont consumés. La parcelle numéro 143 qui abritait auparavant les hangars est comme un champ de guerre. Les sapeurs-pompiers s’activent encore à certains points du site d'où se dégageait de la fumée. Des individus à la recherche d'objets à récupérer, fouillent les décombres constitués de vêtements brûlés, de feuilles de tôles et d’autres objets. Certains usagers indiquent qu’un court-circuit serait à l'origine de l'incendie. Nécessité de rejoindre le nouveau site L'insuffisance d'espace dans le marché due à l'accroissement du nombre de vendeurs et l’inadéquation des infrastructures sont, entre autres, les raisons qui ont motivé les autorités à décider de la délocalisation du marché de friperie de Missèbo de Cotonou vers la commune de Sèmè-Podji. Depuis sept années environ après son inauguration, le nouveau marché ‘’international’’ de friperie de Sèmè-Okoun attend toujours ses occupants. L’incendie survenu ce mercredi 24 juin 2020 sonne comme une interpellation à l'endroit des vendeurs de fripes de Missèbo à rejoindre leurs pairs qui se sont déjà installés dans les boutiques et hangars de Sèmè-Okoun dans la commune de Sèmè-Podji. Par Marc MENSAH (Stag.) Société 25 juin 2020


Soutien des banques et fonds arabes à l’ambition du chef de l’Etat: 156 milliards FCFA accordés au Bénin pour la chaîne énergétique.
Pour l’essor du secteur énergétique, le président Patrice Talon peut compter sur le Groupe des fonds et banques arabes et sur l’efficace médiation de son intrépide chargé de mission Zul-Kifl Salami. Après avoir hautement financé la production énergétique, puis le système de transport et de distribution de l’énergie, les fonds et banques arabes soutiennent encore le Bénin dans l’approvisionnement en fuel. C’est à travers une cagnotte renouvelable de 16,4 milliards de francs Cfa au profit de la Société béninoise de l’énergie électrique. Le Bénin, dans sa marche vers l’autonomie énergétique, peut compter sur le Groupe de coordination des fonds et banques arabes qui appuient toute la chaîne énergétique. Pour rappel, dans la construction de la centrale dual fuel/gaz de 127 mégawatts à Maria-Gléta, la Banque islamique de développement à elle seule, a injecté 78,350 milliards de francs Cfa, soit plus de 70% du coût de cette infrastructure colossale. Après le système productif ainsi couvert, le cap est mis sur le système de transport et de distribution de l’énergie vers les populations et les structures productives de l’économie. A cet effet, deux fonds et banque arabes, notamment la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) et le Fonds saoudien de développement (Fsd), ont pris la résolution de soutenir cette composante majeure de la chaîne énergétique avec un cofinancement concessionnel de 62 milliards à raison de 50% pour chacune de ces grandes institutions. Lesdits financements sont déjà approuvés par les conseils d’administration de ces deux institutions financières. Une fois les infrastructures de production, de transport, de transformation et de distribution mises en place, il faut bien penser à comment approvisionner la chaîne en matière première ! Là encore, le Groupe des fonds et banques arabes intervient avec un appui conséquent qui vient sécuriser et pérenniser l’exploitation de la centrale de Maria-Gléta 2. Sous l’impulsion et la haute direction du président Patrice Talon, et la facilitation sans relâche de son chargé de mission Zul-Kifl Salami, le Bénin vient en effet d’obtenir un montant de 16,4 milliards de francs Cfa de la Société islamique pour le financement du commerce (Itfc). Cet accompagnement financier à vocation répétitive, va servir à l’achat de fuel aux fins de permettre à la Centrale de Maria-Gléta 2 de fournir de l’énergie électrique en quantité suffisante. Une manne financière, une véritable aubaine ! L’opportunité de cette nouvelle cagnotte de la Société islamique pour le financement du commerce (Itfc) n’est plus à démonter. Cet apport de taille va garantir le fonctionnement continu des infrastructures énergétiques et assurer une fourniture suffisante en énergie électrique. Grâce à ce financement, la Société béninoise de l’énergie électrique pourra répondre promptement aux besoins des consommateurs notamment les ménages, les structures de production de l’économie, l’administration… « Il s’agit-là, d’une grande victoire pour le Bénin et d’un facteur-clé de consolidation de nos ambitions d’autosuffisance énergétique. En effet, cet appui, loin d’être un financement comme tout autre, est revolving c’est-à-dire répétitif. Ainsi sur la base des performances de la mise en œuvre de ce premier crédit par la Sbee, l’Itfc mettra à la disposition de notre société d’Etat des ressources de même nature, à des termes et conditions améliorés. D’abord par le volume du crédit qui pourrait aller au-delà des 16,4 milliards, ensuite par la maturité, la marge bénéficiaire accordée, la période de grâce… », a expliqué Zul-Kifl Salami, acteur de proue dans la mobilisation des fonds arabes. C’est dire que la Sbee, après avoir épuisé ce financement, peut encore demander et obtenir un autre financement C’est une véritable manne financière pour garantir le fonctionnement de la centrale de Maria-Gléta 2.  Et, cerise sur le gâteau, au-delà et par-delà la centrale de Maria-Gléta 2, les futures centrales Dual du Programme d’action du gouvernement pourraient aussi bénéficier de cette manne. A cette allure, il est clair que le Bénin peut effectivement compter sur le Groupe des fonds et banques arabes dans son ambition de devenir un hub énergétique dans la sous-région par le biais de l’intégration des réseaux nationaux. Car le Groupe des fonds et banques arabes accorde au chef de l’Etat un appui constant et de taille, dans son ambition d’autonomisation énergétique. Or l’énergie est un facteur clé de croissance économique et de développement inclusif. Son Excellence Patrice Talon l’a bien compris ! Il n’est pas besoin de rappeler que le secteur énergétique est l’un des secteurs prioritaires inscrits au Programme d’action du gouvernement.   Synergie d’actions au service du développement Le soutien continu du Groupe des fonds et banques arabes au gouvernement béninois est le fruit non seulement du leadership éclairé du chef de l’Etat Patrice Talon mais aussi de la longue expérience et de l’efficace sens de négociation de Zul-Kifl Salami. « En matière de mobilisation des ressources et de vision de développement, le chef de l’Etat joue sur deux fronts notamment le front de l’accélération d’une part et le front de l’innovation et de l’impulsion d’autre part. C’est lui qui identifie les projets structurants, déterre les opportunités autrefois négligées, puis mobilise les compétences adéquates. Ensuite, c’est lui qui donne l’orientation et la motivation nécessaires pour que les ressources humaines accompagnent », fait savoir Zul-Kifl Salami. Historiquement, Dr Zul-Kifl Salami a engagé le tout premier financement de l’Itfc, alors département du commerce de la Bid, au profit de la Société nationale de consommation des produits pétroliers (Sonacop) pour l’approvisionnement de cette société en produits pétroliers. Un financement qui, en son temps, a été répété cinq fois de suite. « Au-delà d’une simple opération sectorielle, il s’agissait alors d’un véritable soutien à la balance des paiements, à une époque où les trésoreries des Etats africains non pétroliers étaient mises à mal par l’explosion des cours mondiaux de l’or noir », rappelle le chargé de mission du chef de l’Etat. Actualités 24 juin 2020


Audience à la Cour constitutionnelle: Kiyofumi Konishi témoigne sa reconnaissance à Joseph Djogbénou
L’ambassadeur du Japon au Bénin, Kiyofumi Konishi a été reçu en audience, ce jeudi 18 juin, par le président de la Cour Constitutionnelle, Joseph Djogbénou. Au cours de cette rencontre, le diplomate nippon, en fin de mission au Bénin, a évoqué la coopération entre les deux pays avant de faire ses adieux à son hôte. En prélude à son départ prévu pour juillet prochain, Kiyofumi Konishi, ambassadeur du Japon près le Bénin, est allé exprimer sa gratitude au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou pour son soutien durant sa mission au Bénin. Au cours de l’audience, les deux hommes ont fait un tour d’horizon de la coopération entre les deux pays. « Il y a une excellente relation d’amitié et de coopération entre nos pays sur les plans, économique, culturel, sanitaire et autres », a-t-il déclaré. C’est l’occasion pour le diplomate japonais d’évoquer la bonne santé économique du Bénin à travers la note du Standard & Poor's. Cette notation est liée, selon lui, à l'amélioration de la gestion macroéconomique du pays, notamment la réduction progressive du déficit budgétaire. « Le niveau économique du Bénin est bon à cause des réformes administratives et institutionnelles du gouvernement actuel », a-t-il noté. Au plan diplomatique, il s’est réjoui du travail abattu durant son séjour au Bénin, notamment dans les domaines de l’éducation, de la culture, du tourisme, de la sécurité alimentaire, de la santé avec la construction de l’hôpital de zone d’Allada. Il compte sur son successeur pour continuer l’œuvre entamée. A l’en croire, le Bénin bénéficiera de nouveaux projets de développement dès l’arrivée de son successeur dont l’identité sera communiquée au chef de la diplomatie béninoise ce vendredi 19 juin. « Nous allons continuer à financer d’autres projets au Bénin dans le domaine de la santé début juillet », a-t-il fait savoir. Né le 28 juin 1956 à Wakayama, au Japon, Kiyofumi Konishi a présenté ses lettres de créance au chef de l’Etat, Patrice Talon, le lundi 14 novembre 2016. Actualités 19 juin 2020


Audience du président de l’Assemblée nationale: Louis Vlavonou reçoit le maire de Porto-Novo
« Ce matin, nous sommes venus voir le président de l’Assemblée nationale parce que nous avons la chance que l’institution parlementaire se trouve sur notre territoire et à ce titre, c’est un devoir pour nous de rendre une visite de courtoisie à la deuxième personnalité de l’Etat », a déclaré le nouveau maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty à sa sortie d’audience ce mercredi avec le président Louis Vlavonou. Selon lui, cette audience a été l’occasion pour lui de présenter à l’autorité parlementaire ses trois adjoints qui vont l’accompagner dans sa mission de développement de Porto-Novo pendant les prochaines années. Charlemagne Yankoty a saisi l’occasion pour dire toute sa satisfaction d’avoir le président Louis Vlavonou à ses côtés à Porto-Novo parce qu’il sera d’une grande utilité pour le conseil municipal. « Nous sommes aussi venus pour prendre conseils. Au regard de la riche expérience de la deuxième personnalité de l’Etat, il est important que nous venions à son école et que nous l’écoutions avant de rentrer pleinement dans nos nouvelles fonctions », précise le maire de Porto-Novo. Charlemagne Yankoty rassure la population de ce que son conseil municipal travaillera la main dans la main avec elle. « A Porto-Novo, les élections sont terminées. Il n’y a pas de vaincus ni de vainqueurs. C’est la ville qui a gagné. Que chacun de nous soit rassuré, quels que soient nos bords politiques. L’heure est au développement de Porto-Novo », rassure le nouvel édile de la ville capitale. Il dit que ses portes sont grandement ouvertes pour recevoir toutes sortes de propositions constructives. Charlemagne Yankoty félicite pour ce faire le président Louis Vlavonou qui a promis de ne pas marchander son soutien à la nouvelle équipe municipale. Le nouveau maire se dit satisfait de la qualité des échanges ponctués par de nombreux conseils devant permettre à son équipe de conduire à bon port le conseil municipal, quatrième mandature. Avant le président de l’Assemblée nationale, le maire de Porto-Novo a fait le même exercice avec l’imam de la mosquée centrale de Porto-Novo et le président du Conseil des sages de Porto-Novo, Urbain Karim da Silva. Actualités 18 juin 2020


Charles Ana: Le gardien de but des Ecureuils au talent inégalé
Talent incontestable et sans équivoque. Charles Odaté Ana demeure simplement le plus grand. Ancien sociétaire de l’Alliance de Cotonou et de la sélection nationale du Bénin, il a contribué à écrire les plus belles pages de l’histoire du football du Bénin dans les années 60 et 70. Ce qui, définitivement, l’inscrit dans les annales des grands gardiens de but du Bénin. Dire aujourd’hui du septuagénaire, Charles Odaté Ana qu’il est un passionné du football relève simplement de lapalissade. Fils de Ekoué Anani Ana et de la princesse de Bantè (centre du Bénin), Lazarine Allagbé Laourou, l’ex-international béninois est né dans les années 40 à Zongo ; un quartier musulman de Cotonou. Celui que d’aucuns appellent dans le milieu du football « araignée noire », a, en réalité, découvert le football avec son père qui est un émigré ghanéen au Dahomey, et filleul de Gratien Vieyra, géniteur de l’ex-première dame et députée Rosine Soglo. C’est donc avec un papa poule, fanatique du foot, et ex-sociétaire de La Renaissance football club de Cotonou, que la fratrie a pris connaissance de ce jeu. C’est ainsi qu’ils se lançaient le ballon en famille à la maison, lorsque les activités du père, technicien mécanicien à Réseau Dahomey Niger ( Rnd), devenu plus tard Organisation commune Bénin-Niger (Ocbn), les lui permettaient. Le grand et longiligne gardien de but des Ecureuils des années 60 est donc d’origine ghanéenne. Et il aime si bien le rappeler, avec précision, en appoint, qu’en réalité, il est de la famille Annan Mills du Ghana. « C’est par déformation que mon patronyme a changé. L’ancien secrétaire général de l’Onu, Koffi Annan est mon cousin », indique-t-il. Au cours de la décennie 50, à Zongo, Charles ; gamin primesautier, écolier à l’école primaire publique Urbaine centre de Gbéto, découvre le football de rue. Ainsi, ensemble avec les enfants de certaines familles passionnées de football comme les Salou, Dine, Séfou…, il a commencé à taper véritablement dans les ballons de fortune en équipe sur la pelouse de l’aire de jeu ‘’les filaos’’ - actuel site du parc gros porteur de Zongo-. Avec le temps, son agilité, son endurance et sa force physique ont forcé l’admiration de quelques adultes dans son environnement. La Jeunesse sportive musulmane (Jsm) saisit l’occasion et enrôle le jeune joueur polyvalent dans son effectif. Ainsi, pour la première fois, Charles Ana, arrière central, devient sociétaire d’un club de niveau élevé. Pour lui, ce fut une joie, un des moments forts de sa vie puisque cela lui a conféré « un autre statut dans le quartier et à l’école. Il fera les beaux jours de ce club avec ses coups de têtes rageuses et la précision de ses tirs. Malheureusement, il n’y évoluera que quelques années, avec des fortunes diverses. Car le club a été dissout. Loin de connaître une longue période de chômage, le destin aussi tend la main à ce jeune homme capable d’évoluer aussi bien en arrière central qu’en milieu de terrain. Son cousin, Luc Olivier, ex-sociétaire de Nantes Fc ayant à charge la sélection nationale de football du Dahomey et du club Alliance de Cotonou, a tôt fait de récupérer son protégé. Une nouvelle chance pour le jeune Charles d’évoluer au sein de l’Alliance de Cotonou, l’un des clubs les plus huppés et mieux structurés de la ville. Ainsi démarre pour le fils du mécanicien cheminot, une autre vie de footballeur. Ce club de la capitale administrative du Bénin va changer le cours de la carrière footballistique du jeune homme longiligne au physique de sahélien que beaucoup prennent, à tort, pour un Haoussa. En effet, joueur de champs, l’Alliance de Cotonou a offert, fortuitement, à Charles, l’opportunité de devenir gardien de but. Avec force détails, il aime à conter l’aventure qui l’a conduit dans les buts de son club. « C’était à quelques instants d’une rencontre capitale du club, et le gardien de but s’est mis à faire son petit numéro. J’ai pris mes responsabilités et demandé qu’on me donne le maillot de portier pour le remplacer dans les buts. Outre les premières minutes difficiles, j’ai tout de même tenu bon », raconte- t-il, tout sourire. Depuis lors, entre le nouveau poste de gardien de but et lui, c’est toute une histoire d’amour. Et l’idylle a duré toute sa son longue carrière. Désormais gardien de but titulaire, Charles Ana est devenu, à la fois un sportif respecté, craint mais rassurant aux yeux des dirigeants du football de l’époque. Autant de qualités qui lui ouvrent les portes de la sélection nationale. A l’époque, à Cotonou dans les années 60, l’Alliance avec dans ses rangs de grands noms comme Pendra Kanani, Pascal Agbodjalou, Mattey Félix, Arthur Bocco, Abel Agbégninnou et … Charles Ana soutenait la rivalité avec son voisin Asso Cotonou ainsi que les autres: Postel, Asso Porto-Novo et Etoile. Premier pas en sélection nationale Au cours de la décennie 60, les talents foisonnaient dans chaque club du pays. Ce qui fait des titulaires à chaque poste, de véritables fortunés. Le jeune gardien de but de l’Alliance de Cotonou, fraîchement débarqué au sein de la sélection nationale, l’a compris et a fait de la patience, son cheval de bataille. Il n’a nullement nourri l’intention de précipiter les choses. Mais le destin lui a porté un coup de pouce. Un après-midi, en terre ghanéenne, alors que la sélection nationale affrontait les Black stars du Ghana pour le compte d’une rencontre amicale internationale, le titulaire au poste de gardien de but du Dahomey a déjà encaissé 3 buts, avant la mi-temps. Charles Ana est sollicité pour le remplacer. « Si le titulaire n’a rien pu, qui suis-je moi, gardien réserviste pour prétendre sauver les meubles ? », avait-il lancé à son coach. Ce dernier le rassure puis l’envoie au front. Le jeune gardien prend son courage à deux mains et saisit sa chance. Mais l’accueil a été des plus inoubliables. Le premier tir adverse ; véritable boulet de canon, l’a « propulsé dans les filets. Heureusement que j’ai réussi à repousser le ballon », se souvient l’infortuné gardien qui précise que son coéquipier Firmin Coffi a réussi à réduire le score, lequel est demeuré 3 buts à 1. C’est parti pour la titularisation d’office de Charles. Depuis cette rencontre, il s’est accaparé sans désemparer de ce poste de 1962 à 1975, année où il raccroche définitivement en sélection nationale. Son épopée en sélection nationale, Charles Ana la conte avec émerveillement et d’une voix empreinte de fierté : « Avec mes coéquipiers, Félix Mattey, Jean Hodonou, Arthur Bocco, Gomez Xavier Mamadou Eyissè, Nourou Bello, Benjamin Contayon, Germain Kpokpo Ola, on jouait pour se faire plaisir et réjouir le public. Le seul crédo : jouer et ne pas perdre. », confie, avec un long soupire, le septuagénaire qui avale une gorgée de salive qui fait bouger sa pomme d’Adam saillante. Et il ajoute : « C’était la belle époque. Il y avait une fraternité agissante entre nous. On se croyait dans un club d’amis…». Il parle aussi du « couvre-feu, d’après match à l’époque » qui consistait en une balade systématique des joueurs souvent sanctionnée par le partage d’un pot. L’objectif étant de « montrer aux passants et autres que les ressortissants du Dahomey ; quartier latin du continent, savaient, eux aussi, jouer au ballon ». Se référant à ses meilleurs souvenirs au sein de la sélection nationale, il évoque sans équivoque, la rencontre Dahomey-Tunisie de 1964, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde de 1966. Une rencontre jouée à trois reprises dont deux en nocturne. Or, à l’époque, les Béninois n’avaient jamais connu, auparavant, pareille expérience. Frustrés au terme du match aller à Porto Novo, soldé par le score de 2 buts partout, les joueurs dahoméens n’ont pu dîner ce soir-là. Déçus qu’ils fussent de n’avoir pas été capables de gagner cette formation tunisienne, et ses vedettes : le remuant attaquant Sassi et le portier Atouga. Ce dernier est considéré, à l’époque, comme l’un des plus grands sur le continent. Lors de la manche retour, deux semaines plus tard, en nocturne à Tunis, l’attaquant retors, Sassi, remuant comme à son habitude, remet ça. Il réussit à marquer un but à Charles Ana, suite à une action anodine. Surpris et énervé, Coffi Firmin s’emporte et administre une gifle à son propre portier: « As-tu perdu de vue d’où nous venons? », vociféra-t-il, à l’endroit du portier fautif avant de promettre l’égalisation à ses coéquipiers. Chose faite dans les instants qui ont suivi. Au grand bonheur de la délégation béninoise. Les séances de tirs au but n’étant pas encore instituées, la rencontre a été déplacée sur terrain neutre à Casablanca au Maroc. Toujours le même Sassi pour ouvrir le score avant que l’attaquant Irenée Corréa égalise pour un score final nul : 1-1, dans un stade archi-comble qui a pris fait et cause pour l’adversaire. Ainsi, grâce à l’efficacité, la prestance et la classe du gardien du Dahomey : Charles Ana, le Bénin a obtenu son 3e match nul contre la Tunisie ; grande nation de football à l’époque. Une prouesse personnelle du jeune portier des Ecureuils saluée, au passage, par la presse tunisienne, même si le Bénin a été finalement éliminé, par tirage au sort qualifié plus tard de « truqué ». Charles n’oublie pas non plus la médaille de bronze décrochée par le Bénin aux jeux de l’Amitié à Abidjan en 1963. « Une performance jusque-là inégalée dans le football du Bénin ». Joueur efficace et pièce maitresse de la sélection nationale, Charles n’a guère connu une vie professionnelle épanouie. En effet, grand gardien de but devant l’éternel, Charles Odaté Ana, agent du Topo - une direction du ministère en charge des travaux publics - a égrené un chapelet d’ennuis avec ses responsables au plan professionnel. « Malgré mes autorisations d’absence signées en bonne et due forme, chacune de mes absences pour répondre à la sélection nationale est toujours sanctionnée par une demande d’explication », confie aujourd’hui l’ex-agent de Topo. Un harcèlement administratif, en somme, qui a contraint le joueur à partir de cette direction en 1969 pour rejoindre d’abord, avec l’autorisation du ministre des sports Kouyami, le Ceg Gbégamey aux fins d’aider son équipe de football. L’ex-gardien de but des Ecureuils s’est donc fait une autre nouvelle carrière professionnelle dès 1970. Il dispense des cours d’Education physique et sportive (Eps) dans certains collèges et lycées à Cotonou. Ainsi, a-t-il traîné sa bosse au Ceg Gbégamey, Collège Notre-Dame des Apôtres, Collège Père Aupiais, au Lycée technique Coulibaly…. Il a même enseigné la même matière au Collège Polytechnique universitaire (Cpu) à l’Université d’Abomey-Calavi. Finalement, c’est en 1994, au Collège d’enseignement général Ste Rita, que le professeur de sports au statut jamais varié d’agent de Topo, et n’ayant guère connu d’avancement au cours de sa carrière, a fait valoir ses droits à la retraite. Jouissant, de sa retraite depuis plus d’un quart de siècle, l’ex- international de football vit aujourd’hui grâce à sa famille. Mais ne bénéficie pas d’une qualité de vie à la hauteur de la réputation qui est la sienne. Comme tous les anciens internationaux du pays, il vivote. « Aucune considération pour ce que nous avons été, et ce que nous avons fait pour le pays », confie-t-il, les yeux larmoyants. Il parle de son mal pour lequel il est resté hospitalisé pendant plus d’un mois, au Centre national hospitalier universitaire, sans prise en charge et sans aucun soutien officiel. « Le professeur Houénassi, le docteur Adjagba et leurs collaborateurs m’ont sauvé la vie. Sans leur diligence, le professionnalisme dont ils ont fait montre et surtout leur amour du prochain, peut-être que je ne serai plus de ce monde », avance -t-il les yeux rivés dans le vide. Il exhorte simplement les autorités à accorder davantage une toute petite attention à ceux qui ont sacrifié leur jeunesse pour défendre les couleurs nationales. « Un bilan de santé annuel, une petite allocation mensuelle sortiraient beaucoup parmi nous de la situation de clochard dans laquelle on nous plonge malheureusement », insiste le septuagénaire, à la voix tremblante et visiblement affaibli par son mal. « Notre génération est la première à porter le maillot avec écusson ‘’Ecureuils’’ à gauche sur la poitrine. Mais aujourd’hui, tout nous éloigne de cette équipe » regrette- t-il. Sa doléance à l’endroit des dirigeants est de travailler pour un brassage intergénérationnel. Sports 17 juin 2020


Audience du président de l’Assemblée nationale: Le nouveau roi de Savalou intronisé avant le 15 août prochain
Le nouveau roi de Savalou désigné pour succéder à sa Majesté feu Gandjègni Awoyo Gbaguidi XIV sera intronisé avant le 15 août prochain, marquant les manifestations de la fête de l’igname. Les préparatifs vont bon train à cet effet. C’est du moins, l’information donnée mercredi dernier par le prince de la cour royale de Savalou, Fernand Gbaguidi, reçu en audience par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, en présence des députés Eustache Akpovi et Benoît Dègla. La délégation est allée présenter à l’autorité parlementaire le «Vidaho», successeur désigné du défunt roi. «Il y a quelques mois, nous avons perdu Dada Gandjègni Awoyo Gbaguidi XIV de Savalou et généralement dans les rituels chez nous, avant de faire les cérémonies d’inhumation du roi, on désigne le futur roi qui va le remplacer qu’on appelle ‘’Vidaho’’ », a précisé Fernand Gbaguidi. Selon lui, ce processus de désignation du nouveau roi est terminé. Place maintenant aux cérémonies funéraires définitives du défunt roi prévues pour démarrer le 28 juillet prochain. Ces cérémonies doivent se dérouler avant la fête de l’igname du 15 août prochain que doit présider le nouveau roi. Mais avant tout ceci, poursuit Fernand Gbaguidi, il a été jugé utile de présenter le nouveau roi désigné au président de l’Assemblée nationale pour avoir ses conseils et soutiens. « A la désignation de ce roi, il y a eu quelques gribouillis entre les fils de la famille royale. Les conseils du président de l’Assemblée nationale étaient nécessaires pour le retour de la paix dans la cité de Savalou », précise le prince de la cour royale qui se réjouit de la qualité des échanges avec le président Louis Vlavonou. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 12 juin 2020


Transformation du Fcfa en Eco, actée par la France: Supplique aux neuf chefs d’Etat de l’Uemoa et de la France
Oui, en ma seule qualité de citoyen d’un des pays concernés, je viens par cet écrit dont je souhaite la large diffusion, supplier leurs Excellences, chefs d’Etat de l’Uemoa et de la France, avec tout le respect qui leur est dû, de bien vouloir reconsidérer leur décision, en prêtant une attention toute particulière à ce que j’expose ci-après, issu d’une réflexion profonde. En effet, lorsque j’ai eu connaissance de leur décision relative à une réforme du Franc Cfa, je n’en croyais pas mes méninges et j’en ai perdu mon latin ! Lisez plutôt ce qui suit pour savoir pourquoi. 1. Le Parlement français vient d’adopter, le 21 mai 2020, un projet de loi qui décide de la transformation du F Cfa (originellement, Franc des Colonies Françaises d’ Afrique, devenu après les indépendances, Franc de la Communauté financière africaine), en Eco pour les 8 pays de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine) devant être effective avant la fin de cette année 2020, conformément à un Accord conclu le 21 décembre 2019 à Abidjan entre la France (représentée par son président, Emmanuel Macron) et les huit pays de l’Uemoa, représentés par son président en exercice, Alassane Ouattara. Convenez avec moi que cette décision constitue un très grand événement de l’Histoire de l’Afrique, qui ne saurait être banalisé à tout le moins, décidé qu’il a été par un simple décret du gouvernement français. Cela ne doit-il pas nous interpeler tous, citoyens des neuf pays concernés, pas forcément experts en Sciences économiques et financières, spécialistes des questions monétaires ? 2. En effet, ladite transformation consiste essentiellement en : - la dénomination Eco au lieu de F Cfa, - la fin de la centralisation de 50 % des réserves de change de la Bceao (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) auprès du Trésor français (à la Banque de France), - le maintien de la garantie de la France pour cette monnaie, - Le retrait de la France (en les personnes de ses représentants) des instances de gouvernance de l’Uemoa, notamment de la Bceao, - le maintien cependant de la parité fixe du Franc Cfa avec l’Euro (1 € = 655,957 FCfa). Or, concernant cette fixité de la parité du F Cfa avec l’Euro, tout expert vous affirmera que c’est la caractéristique principale du F Cfa, mais qui n’a pas été touchée par cette réforme. On peut se demander pourquoi. 3. On peut également se demander pourquoi, curieusement, les autres pays de la zone F Cfa en Afrique francophone (les cinq pays de l’Afrique centrale) n’ont pas été concernés par la réforme. Vont-ils continuer d’utiliser leur F Cfa, avec tous les problèmes qui se poseraient, à coup sûr, dans les échanges commerciaux intra Afrique francophone, par exemple? Jusqu’à quand durera cette situation de deux poids deux mesures ? Rien n’en a été dit ! 4. Plus étonnante encore est la décision de dénommer Eco le F Cfa réaménagé pour les 8 pays de l’Uemoa, cependant que cette même dénomination avait déjà été celle adoptée pour le projet de monnaie commune des 15 pays de la Cedeao, laquelle remplacera, vers fin 2020, les 8 devises qui y sont utilisées, y compris le F Cfa. C’était une décision prise le 29 juin 2019 à Abuja (au Nigeria) au sommet des chefs d’Etat ou de gouvernement de la Cedeao, les huit chefs d’Etat de l’Uemoa compris. Ces derniers ont-ils oublié cette décision, six mois plus tard à Abidjan ? C’est à se le demander! Ou bien, l’ont-ils fait en pleine connaissance de cause? Quelle explication peuvent-ils nous en donner? 5. Ainsi donc, nos chefs d’Etat de l’Uemoa représentés par leur pair de la Côte d’Ivoire, président en exercice de l’institution, en entente avec le président français, se sont attribué, à Abidjan, la liberté de dénommer Eco le nouveau F Cfa, cependant qu’ils étaient dans un cadre institutionnel et juridique inapproprié pour ce faire, dès lors que les sept autres chefs d’Etat de la Cedeao n’y étaient pas parties prenantes. Les premiers ne se sont nullement souciés de leurs avis et accord ! Un tel acte me paraît bien incongru, car, il crée une situation confuse, qui compromet, à coup sûr, le très louable projet de monnaie unique Eco entre les 15 pays de la Cedeao, à fin 2020 ou au delà. 6. De tout ce qui précède, qui ne constitue que des faits réels que je rapporte, qu’il me soit permis, avec l’indulgence de tous, d’avancer que nos huit chefs d’Etat de l’Uemoa et le président français ont visiblement manqué d’inspiration ou de réflexion profonde, de même que leurs collaborateurs, experts en matière financière et monétaire, ont tous manqué de courage, sûrement, pour remplir leur devoir auprès de leurs chefs et, partant, auprès de leur peuple! Aussi, ai-je du mal à comprendre que nos hautes autorités n’aient pas réalisé qu’un tel système monétaire, construit par eux, posera de vrais problèmes sur tous les plans. Quid, d’ailleurs, des autres francs en Afrique qui ne sont pas des Cfa tels que : franc guinéen, franc malgache et franc comorien? En plus de tout ça, je voudrais faire constater, sur le plan des curiosités, que le vocable franc se rapporte à la France, qui elle-même, a abandonné depuis son Franc Français (Ff) au profit de l’Euro ! Somme toute, sans vouloir me prendre pour un conseiller de l’un de ces chefs d’Etat, je me permets, très modestement, de leur faire la proposition suivante: Revoir leur décision en ce qui concerne la dénomination Eco pour adopter celle de « Nouveau F Cfa » (Nfcfa), ou « Nouveau Cfa » plus simplement. La raison simple en est que la parité fixe du F Cfa avec l’Euro est maintenue cependant qu’il constitue l’élément fondamental du F Cfa. C’est pourquoi, je propose « Nouveau FCfa», à l’image de ce qu’il y a eu en France en 1959 où la loi Antoine Pinay a institué le « Nouveau Franc» suite à une dévaluation. Ainsi, la dénomination Eco sera restituée à la Cedeao, ce qui aura l’avantage de faire taire les réactions de désapprobation vives et gênantes, mais compréhensives, qu’on a enregistrées, venant de certains pays de la Cedeao comme le Nigeria et le Ghana, reconnus comme de vrais poids lourds en matière d’économie et finances au sein de la sous-région. J’estime qu’il n’est pas trop tard de revenir sur la décision et adopter cette proposition. Cela sera tout à leur honneur d’avoir ainsi écouté la voix d’un simple citoyen. Bien entendu, quand le projet Cedeao de monnaie commune Eco aura, par la suite, pris corps, le « Nouveau FCfa » des huit pays de l’Uemoa deviendra alors Eco tout comme les sept autres devises circulant actuellement au sein de la Cedeao. Et cela calmera définitivement les récriminations qu’il y a eues au sein de la Communauté. Une autre proposition, d’ailleurs, serait de garder, le temps intermédiaire, la dénomination F Cfa au F Cfa réaménagé, ce qui simplifierait tout. Pourquoi pas? A présent, je termine mon propos en demandant à leurs Excellences, chefs d’Etat à qui s’adresse essentiellement mon écrit, de bien vouloir y accorder une très bienveillante attention, pour les fins utiles que j’ai développées. Telle est ma supplique, seul objet du présent écrit, adressée très respectueusement à leurs Excellences, chefs d’Etat de l’Uemoa et de France, en leur demandant de bien vouloir m’accorder toute leur indulgence pour tous mots, expressions ou opinions qui y seraient relevés et perçus comme inconvenants à leur égard, en les en remerciant vivement. Par Philippe HOUNKPATIN (Coll. extérieur) Dr.-Ing. en Génie électrique à la retraite Actualités 05 juin 2020


Précarité et maladies récurrentes dans le milieu culturel: Ce qui est prévu pour l’amélioration de la situation sociale des artistes
Le débat sur l’assistance sociale à apporter aux artistes béninois a refait surface il y a quelques jours, avec le décès, des suites de maladie, du musicien Assa Cica. La solution à ce sempiternel problème pourrait venir du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Gilbert Déou Malè, directeur général du Fonds des arts et de la culture, et Eugène Aballo, directeur du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins, font partie des dernières personnes ayant été en contact avec l’artiste béninois de la musique traditionnelle Assa Cica sur son lit d’hospitalisation. À la sortie de cette visite, les deux directeurs sous tutelle du ministère en charge des Arts et de la Culture ont eu la dent un peu dure contre les proches de l’artiste défunt. Lesquels n’ont vraiment pas respecté leurs engagements et n’ont pas investi dans la santé de l’artiste au prorata des montants débloqués à cette fin. Il est à souhaiter que « les parents fassent un peu preuve d’honnêteté pour que les fonds puissent servir à ce pourquoi ils ont été débloqués», avait clairement fait savoir Gilbert Déou Malè, directeur général du Fonds des arts et de la culture. Eugène Aballo, directeur du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins, va dévoiler quelques-unes des actions de sa structure au profit du même artiste, depuis août 2019 où son mal a empiré. Maintes fois, il a été demandé à ses proches de l’envoyer aux soins, et des enveloppes financières ont été remises à cette fin. Mais l’artiste, semble-t-il, n’a pas souvent eu droit à des soins conséquents et a été souvent filmé dans des états pas trop gais puis balancé sur les réseaux sociaux. Autant de choses que ces deux responsables ont dénoncées au terme de leurs échanges avec l’équipe médicale sans savoir que Assa Cica vivait ses derniers instants. Evoquer cette situation, ce n’est pas faire une fixation sur l’homme que pleure le monde culturel béninois depuis peu. Son cas est même loin d’être isolé. Ces dernières années, on a assisté à la même tendance pour de nombreux artistes du troisième âge qui, la plupart, sont passés de vie à trépas. On comprend ainsi pourquoi depuis plusieurs mois, des réformes sont envisagées pour l’appui social du Bubedra aux artistes. Des réformes du Fonds social et culturel du Bubedra Même si Assa Cica, de regrettée mémoire a bénéficié plusieurs fois de l’action sociale du Bubedra, cela n’impacte en rien ses dividendes en tant que sociétaire. « L’action sociale du Bubedra ne s’inscrit pas dans le cadre des redevances que l’artiste touche. Cette action sociale est une cagnotte à part qui sert en cas d’urgence, en cas de problème de santé, à voler au secours des artistes », explique Eugène Aballo. Mais ce mode de fonctionnement a montré ses limites et ne sert pas toujours la cause des artistes. « La réflexion nous conduit à arrimer ce fonds social et à le mettre en cohérence avec le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) » contenu dans le programme d’action du gouvernement, soutient-il. Ce qui est prévu à ce niveau, selon nos informations, c’est la mise en place d’une police d’assurance maladie intégrée à l’Assurance pour le renforcement du capital humain au profit de tous les sociétaires au lieu de leur donner une somme qui couvre à peine les frais liés à leurs soins médicaux. On laisse aussi une possibilité au sociétaire de cotiser chaque mois pendant une période définie et recevoir à terme, une retraite mensuelle ou trimestrielle. Autre possibilité, c’est de cotiser chaque mois pendant une période définie et recevoir à terme, une retraite globale. Ces réformes envisagées pour en finir avec la précarité dans le milieu culturel ont eu pour point de départ, il y a quelques mois, une nouvelle carte numérique sécurisée et multifonction pour les artistes. En effet, au mois de mai de l’année dernière, des sociétaires du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins sont entrés en possession de nouvelles cartes. Plus qu’un simple sésame, la nouvelle carte induit une série de transformations avec pour finalité, le bien-être des acteurs culturels et plus particulièrement des artistes. Avant d’en arriver là, il a fallu passer au scanner la base de données du Bubedra pour extirper les artistes fictifs, les doublons et autres sociétaires de nom qui n’existent que pour percevoir des dividendes. Au total, le Bubedra a retenu un ensemble d’actions qui traduit la volonté du gouvernement d’améliorer le mieux-être des artistes, apprend-on. Une volonté dont la matérialisation est la série de réformes que connaît cette structure avec une nette amélioration de son rendement et de ses prestations n Que disent les chiffres ? La capacité de mobilisation des ressources s’est nettement accrue et les chiffres actuels témoignent d’un travail d’orfèvre. « Mon équipe et moi ne dormions pratiquement pas… Nous ne sommes pas venus dire ce que nous avons l’intention de faire, nous sommes venus dire ce que nous avons», expliquait Eugène Aballo au lancement de la nouvelle carte. Pour ce qui est des chiffres de la structure, ils sont en nette croissance. D’une mobilisation de fonds évaluée à 113.153.542 F Cfa en 2014, elle est passée en 2016 à 141.495.182 F Cfa avant de remonter en 2017 à 147.857.256 F Cfa. Depuis 2018, le Bubedra tutoie les 197.329.275 F Cfa, soit une collecte en augmentation de 35 % en 2018 par rapport à 2017. Par ailleurs, il est passé de deux à trois répartitions par an avec des dividendes nettement en hausse. « De 35.000F Cfa de droits, je suis passé à plus de 700.000F Cfa », témoigne un jeune artiste. D’avril 2018 à mai 2019, 345 contrats ont été également signés et 32 cas d’assistance sociale avec des montants plus relevés ont été mis à la disposition de certains artistes, informent certaines sources. Actualités 02 juin 2020


Lancement de l’ouvrage « Gbegnonmon » de Judith-Bernice Adivignon: L’illustration d’un monde en proie aux réalités quotidiennes
Judith-Bernice Adivignon est auteure d’un nouveau roman dont elle a procédé, vendredi 29 mai dernier à Cotonou, au lancement officiel. A travers « Gbegnonmon », son deuxième ouvrage, elle décrit une vie avec ses envies et ses refus, avec ses hauts et ses bas, ses lois et ses joies, puisant dans les gènes ou identités génétiques de chaque être humain. Après son premier ouvrage « Si seulement », paru en 2016, Judith-Bernice Adivignon revient avec un nouveau chef-d’œuvre. Vendredi 29 mai dernier, l’auteure a révélé aux lecteurs, le titre de son deuxième roman « Gbegnonmon» qui signifie littéralement « La vie doit être telle qu’elle est» ou encore « J’accepte ma destinée». L’auteure fait le récit d’une ville, Todéma, dans un pays imaginaire, qui pourrait être l’un des Etats de l’Afrique subsaharienne. Une ville avec ses trois classes que sont la classe des riches qui vivent dans l’opulence, celle des pauvres qui ne mangent qu’une fois par jour, et celle des personnes de modeste condition. Selon le professeur Louis Mesmin Glèlè, ce roman de 110 pages, divisé en douze chapitres est béninois puisque tous ses personnages sont identifiés par des noms typiquement béninois ou renvoyant à des expressions béninoises, en fongbé. Il cite « Gbèdablou », le personnage principal, une dame sortie de la peuplade pour devenir une richarde. On lui adjoint son mari, Assouka, arraché à un foyer déjà constitué et amnésique même de sa première famille laissée sur le carreau. Selon lui, la recherche d’équilibre qui est l’ossature de ce livre, promènera le lecteur entre le beau et le laid, l’amour et la haine, l’homme et la femme et entre la vie et la mort. Pour l’auteure du roman, « Gbegnonmon » relate l’existence d’une famille où dame « Gbèdablou », le personnage principal a pris le mari d’autrui, sieur Assouka qui a dû abandonner femme et enfants pour la suivre. Mais entretemps, relate l’auteure, pour se connecter avec Assouka qu’elle connaissait, Gbèdablou a été cuisinière, caissière, et servante au restaurant « Chez Netty » de la femme d’Assouka. Ce dernier appâté, elle en tombe enceinte et eut de cette relation six enfants, dont quatre filles et deux garçons. Judith-Bernice Adivignon note qu’il s’agit d’un roman qui permet à la classe juvénile d’être mieux éduquée pour faire face aux vicissitudes de la vie. Elle invite par ailleurs le lecteur à faire de cet ouvrage, un bréviaire. Culture 02 juin 2020


118 - 179