La Nation Bénin...
Nouvelles

Organisée par la Fédération béninoise de rugby, la Coupe d’Afrique des nations de la division 2 zone ouest de Rugby à 7 s’est achevée le dimanche 8 septembre dernier au Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Vainqueurs du Mali en finale (39-00), les Etalons du Burkina Faso sont sacrés champions.
La sélection nationale du Burkina Faso est le vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations de la division 2 zone ouest de Rugby à 7 qui s’est déroulée du 6 au 8 septembre dernier au Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Les Etalons du Burkina Faso se sont imposés en finale devant le Mali (39-00). L’équipe burkinabè s’est déjà annoncée en se débarrassant de l’Egypte (26-00) en demi-finale.
Selon Elvis Tano, président de la Fédération burkinabè de rugby, cette formation vient de réaliser son rêve en remportant la compétition après des mois de préparation. « En venant au Bénin, nous avions à cœur de remporter cette compétition. Le gouvernement a mis les moyens pour ça avec des semaines de stage en France et nous sommes heureux de l’avoir fait », a-t-il déclaré.
Les Ecureuils du Bénin qui pensaient terminer tout au moins avec la médaille de bronze sont passés à côté. Le capitaine béninois Rosevelt Noukoupoué et ses partenaires se sont inclinés (10-05) devant les Pharaons d’Egypte plus costauds au terme du match de classement. L’Egypte décroche ainsi la médaille de bronze, derrière le Mali et le Burkina Faso et monte sur la troisième marche du podium. Le Bénin finit à la quatrième place. Le président de la Fédération béninoise de rugby, Faustin Dahito, est toutefois satisfait d’avoir tenu le pari de l’organisation et a félicité le public ayant effectué le déplacement pour découvrir les valeurs du rugby.

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu, ce lundi 9 septembre, une délégation de la ville de Huy en Belgique, conduite par Phillipe Draize, directeur général adjoint en charge des Relations internationales, de la Coopération décentralisée, de l’Egalité des chances et de la Citoyenneté.
« Nous avons parlé des avancées et perspectives qu’offre le programme de coopération internationale communale dans l’accompagnement des communes du Bénin dans la phase de décentralisation, notamment pour un certain nombre de domaines tout à fait précis comme l’état civil, les affaires domaniales, le registre foncier, l’incivisme fiscal et la bonne gouvernance qui sont des priorités affirmées par le Programme d’action du gouvernement (Pag)», a dévoilé Philippe Draize, au sortir du cabinet du président de l’Assemblée nationale. La délégation souhaite accompagner le Pag en réponse aux demandes de treize communes du Bénin avec lesquelles les villes belges sont pour le moment en partenariat. Philippe Draize apprécie la qualité des échanges entre sa délégation et le président Louis Vlavonou. Ce dernier a trouvé la démarche de ses hôtes en phase avec les priorités du gouvernement, surtout pour leur capacité à offrir un statut commun pilote une fois la législation mise en place pour démultiplier cette réforme dans les 77 communes du Bénin.
Th. C. N.

Après des vacances bien méritées pour refaire le plein d’énergie, l’équipe gouvernementale va pouvoir retourner à l’assaut des dossiers de la République avec plus de vitalité. C’est non pas sans l’apport de sang neuf comme on le dit couramment, avec l’entrée au gouvernement de nouveaux membres. Quelles vont être les priorités inscrites dans l’agenda de l’actuelle équipe ? Le Conseil des ministres de ce jour devrait en donner le ton.
Selon certaines indiscrétions, l’équipe gouvernementale actuelle devra accentuer ses actions sociales, transformer l’essai, comme disent les amateurs du rugby. La priorité des priorités sera donc le social. Considéré par ses contradicteurs comme le talon d’Achille du régime du Nouveau départ, ce dernier a pu prouver à l’aune de ses actions, surtout ces deux dernières années, qu’il prenait des initiatives à fort impact social. Mais cela ne suffit. Aussi, chose promise, chose due, dans la dernière ligne droite de son premier quinquennat, s’il y a un mot d’ordre que le président Talon devrait donner à son tout nouveau gouvernement, ce sera en avant tout : social ! Et les orientations du tout premier Conseil des ministres, suite au remaniement ministériel, devraient édifier à ce propos. La rentrée étant imminente, il n’est pas exclu que l’une des premières mesures à fort relent social soit destinée au monde éducatif, les dunes étant par ailleurs aplaties pour une rentée apaisée.
C’est du reste un engagement du chef de l’Etat, qui avait promis, qu’une fois les structures économiques et de gouvernance publique assainies, viendra le temps du tout social, en somme ce que trivialement d’aucuns qualifieraient de « desserrage de ceinture ». Non pas pour que, comme certains le souhaitent avec gourmandise, l’argent facile circule comme par le passé en défiance des lois de la République. Tant il est vrai que le social, jusqu’à l’avènement du Nouveau départ, a été appréhendé au Bénin comme l’accès facile à l’argent y compris et surtout par les voies de contournement. Mais plutôt pour que les couches les plus vulnérables bénéficient davantage de l’appui des puissances publiques, de la protection de l’Etat providence qui ne saurait être enterré au Bénin où il y a tant d’impératifs. Ceci passe par une amélioration significative des conditions de vie et la réduction davantage encore des inégalités sociales, par des réponses concrètes à travers le renforcement de l’accès des plus pauvres aux services sociaux de base et opportunités économiques (eau, santé, assainissement, électricité, etc.).
Avec comme cibles de ces dispositifs les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les artistes, les transporteurs, les jeunes et les femmes, cette réponse sociale s’appuie sur un système de santé réorganisé, une assurance maladie et retraite via le programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), un mécanisme intégré de génération de revenus prenant en compte la formation continue, l’entrepreneuriat, l’octroi de microcrédits (professionnalisé). Sans omettre l’accentuation des interventions contre le chômage et le sous-emploi. Bien évidemment, les principaux bénéficiaires de ces actions sont les acteurs du secteur informel, les agriculteurs, les commerçants, les transporteurs, les artisans, en somme les plus pauvres.
Combler le gouffre
Avec une situation sociale marquée par l’incidence de la pauvreté monétaire qui s’est accrue de 3,9 points, passant de 36,2% en 2011 à 40,1% en 2015, il faut admettre que le gouvernement actuel a hérité d’un lourd passif, remettant en question l’efficacité des politiques menées par le régime précédent. Aussi, œuvre-t-il depuis 2016 à renverser cette tendance. Cela passe par des actions significatives qui impactent les secteurs de la vie sociale qui participent à l’épanouissement des populations.
Optimisme : des raisons d’y croire
Sur la base des actions du gouvernement actuel, les indicateurs, optimistes, montrent un impact positif sur le taux de croissance économique qui resterait soutenu autour d’une moyenne de 6,5%. En somme ,une lucarne qui s’ouvre à l’action sociale. C’est d’ailleurs la thèse de la plupart des économistes, notamment ceux qui se réclament de la fameuse doctrine keynésienne qui lie l’activation de l’Etat providence à l’embellie économique.
C’est dire que le gouvernement, mis par le président Talon dans les starting-blocks depuis jeudi dernier, a le devoir, en quelque sorte, d’accentuer l’œuvre de transformation qualitative des conditions de vie des populations. Au-delà des initiatives prises ces trois dernières années. Cela renvoie à faciliter davantage l’accès aux soins de santé, à l’éducation, au logement, aux voies de communication, aux structures de distraction et d’épanouissement, etc.

Le Bénin a saisi l’occasion de sa participation à la 7e Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad) pour s’ouvrir aux investisseurs du pays du soleil levant.
Plusieurs entreprises japonaises ont manifesté leur intérêt pour investir au Bénin dans les années à venir. Le symposium organisé au Japon pour présenter les opportunités et atouts du pays a été une réussite au regard des retombées qui en découlent. Ainsi plusieurs entreprises japonaises à la conquête du continent africain depuis des années ont trouvé à travers le Bénin, une porte d’entrée sur l’Afrique de l’ouest, une aubaine. Dans ce cadre le ministre de l’Economie et des Finances a signé un mémorandum d’entente avec une entreprise japonaise qui, dans peu de temps, devrait aider le pays à transformer sur place une partie de sa production cotonnière.
Faisant le point du séjour de la délégation béninoise en terre japonaise, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a fait savoir que l’accord signé par son collègue en charge des Finances vise à valoriser autrement la production cotonnière béninoise. Cela s’impose, a semblé dire le ministre pour qui, le Bénin, devenu premier producteur de coton en quantité et en qualité dans la sous-région est dans la logique de transformer une partie de sa production.
Mais ce contrat signé n’est que la partie visible de l’iceberg. Doit-on en effet révéler que la délégation béninoise à cette rencontre était composée de plusieurs opérateurs économiques et de cadres à divers niveaux. Les opérateurs économiques y étaient pour échanger avec leurs pairs et créer des partenariats rentables pour les deux parties. Des accords, selon nos informations, sont en cours de finalisation à ce niveau. Cette Ticad a surtout permis au Japon et au Bénin de renforcer davantage leurs relations d’amitié, avait-il surtout martelé.
Intérêt grandissant
L’option d’investir en Afrique est partagée au plus haut niveau de ce pays. A l’ouverture des travaux de la Ticad, le Premier ministre Shinzo Abe « a manifesté son engagement d'accélérer des investissements privés en Afrique pour un montant de plus de 20 milliards de dollars américains durant les trois années à venir en se référant au chiffre atteint par l'ensemble des investisseurs au cours de ces trois dernières années », a expliqué de retour à Cotonou, Kiyofumi Konishi, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon. Shinzo Abe a d’ailleurs reçu en audience le président Patrice Talon et les discussions entre les deux hommes d'Etat ont porté sur plusieurs sujets de la coopération bilatérale et la collaboration au sein de la communauté internationale. Il a à l’occasion, au dire de l’ambassadeur Kiyofumi Konishi, « apprécié et s’est engagé à soutenir le Programme d’action piloté par le président Patrice Talon et a souhaité renforcer davantage la relation bilatérale ». En outre, « il a mentionné l’intérêt grandissant des entreprises japonaises à l’égard du Bénin et a sollicité d’arranger davantage le climat d’affaires ». En réponse, le président Patrice Talon « a manifesté son attente vis-à-vis des investissements des entreprises japonaises ».

Le Bénin décroche un montant de 17 milliards de francs Cfa auprès de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) dans le cadre du financement partiel du projet d’aménagement et de bitumage des routes Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara. Il s’agit d’un accord de prêt dont le document a été transmis à l’Assemblée nationale pour autorisation de ratification, souligne le Conseil des ministres de ce mercredi 4 septembre.
Le financement des travaux d’aménagement et de bitumage des routes Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara, longues de 209,68 km, est en train d’être bouclé. Selon le Conseil des ministres de ce mercredi, le Bénin a obtenu un prêt de 17 milliards de francs Cfa de la part de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) dans le cadre du financement partiel de ce projet. L’accord de prêt a donc été transmis au parlement pour autorisation de ratification. Cette contribution de la Boad vient ainsi s’ajouter aux 107 milliards de francs Cfa précédemment obtenus de la Banque africaine de développement (Bad), se félicite le Conseil. Un énième apport de plus de 6 milliards de francs Cfa est également attendu de la part de l’institution bancaire « au profit du même projet sous forme de don, de la Facilité d’investissement pour le transport en Afrique, de l’Union européenne ». Et avec l’apport du budget national, le financement des travaux de ces routes sera totalement bouclé. Le Conseil des ministres se réjouit de cette avancée et informe qu’au regard de l’importance stratégique desdites routes pour les localités traversées, l’économie nationale et le transport sous-régional, les ministres en charge de ce dossier ont été instruits aux fins d’accomplir toutes les diligences requises en vue de la ratification du prêt et du démarrage des travaux.
Notons que l’aménagement et le bitumage de tout le linéaire intègrent la mise en deux fois deux voies des traversées des villes de Djougou, Péhunco et Kérou.
La cerise sur le gâteau, c’est que ce projet regorge également d’un « important volet social », relève le Conseil des ministres. Il s’agit, en effet, de l’aménagement de 152 km de pistes rurales ; la construction de 18 forages ; la construction de 12,013 mètres linéaires de clôtures ; la réhabilitation de 18 infrastructures sociocommunautaires. Toujours en termes d’impact social, l’on note la réhabilitation de neuf infrastructures marchandes, l’acquisition d’ambulances médicalisées pour les quatre communes desservies par le projet, la plantation de 5600 arbres. Sans oublier la construction de retenues d’eau pour maraîchage et la mise en place d’unités de transformation de produits agricoles et de hangars de stockage au profit de 50 organisations de femmes. Autrement dit, l’aménagement et le bitumage des routes Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara constituent un grand projet aux retombées diverses et variées pour les populations des communes cibles.

L’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, aux côtés du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a surtout mis en exergue les impressions laissées par le président du Bénin à la Ticad 7, à l’occasion de la conférence de presse tenue ce mardi.
Le chef de l’Etat béninois a été reçu en audience au cours de son séjour au Japon par le premier ministre Shinzo Abe. Les deux personnalités ont abordé la coopération entre les deux pays et ont surtout défini des domaines prioritaires bénéfiques pour le Bénin. Si plusieurs entreprises japonaises ont marqué leur intérêt à se faire plus présentes au Bénin et à investir dans le pays, on a, côté béninois, exprimé les domaines où l’apport du pays du soleil levant sera déterminant. Du compte rendu fait par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, il ressort que, fidèle à son programme d’action quinquennal, le Bénin qui souhaite mettre un point d’honneur à la formation des ressources humaines a sollicité l’appui du Japon dans l’enseignement technique, la formation professionnelle et plus généralement dans l’éducation. Cette sollicitation a reçu un écho favorable de la part de la partie nipponne qui s’est dite prête à appuyer le Bénin. Les échanges dans ce cadre sont allés un peu plus loin entre le président de la République et le président de l'Agence de la coopération internationale du Japon (Jica).
Mais si le Bénin fait parler de lui depuis la fin de la Ticad 7 du côté du Japon, c’est en raison du leadership et de la vision de son président. L’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, a en effet révélé au cours de la conférence de presse, tout le bien que le premier ministre de son pays dit du président Patrice Talon qu’il a peint comme un homme de vision avec de grandes ambitions. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les grincements de dents engendrés par les réformes politiques, économiques et sociales sont parvenus aux oreilles des plus hautes autorités japonaises. Loin de l’en décourager, le premier ministre Shinzo Abe l’y a plutôt encouragé, ont expliqué les deux animateurs de la conférence de presse. Le premier ministre japonais y a surtout vu du courage et de l’audace.
L’offensive diplomatique béninoise dans ce pays ne s’est pas limitée aux autorités japonaises. Le président Patrice Talon a eu avec ses pairs africains, plusieurs entretiens. Il a notamment échangé avec les présidents du Burkina Faso, du Nigeria, du Niger, du Sénégal, du Mali, du Togo… Avec eux, la coopération bilatérale et le développement de l’Afrique ont été discutés.

La participation du Bénin à la Ticad7 tenue du 28 au 30 août dernier à Yokohama au Japon a été remarquable. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, de même que l’ambassadeur du Japon près le Bénin en conviennent. Ce mardi 3 septembre à Cotonou, ils ont, au cours d’une conférence de presse, fait le point de cette participation. Ils en ont profité pour dévoiler le nouveau format de la coopération entre les deux pays.
53 pays d’Afrique, 42 chefs d’Etat et de gouvernement et de milliers d'autres personnes, pour l’essentiel des responsables d’organisations internationales, des personnalités de haut rang et des acteurs du secteur privé ont pris part, du 28 au 30 août dernier à Yokohama au Japon à la septième édition de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad). « Faire progresser l’Afrique en recourant aux peuples, à la technologie et à l’innovation », c’est le thème de cette septième conférence à laquelle le Bénin a pris part à travers une importante délégation conduite par le président Patrice Talon en personne. «Cette Ticad a été un succès », a introduit le ministre Aurélien Agbénonci. Les débats au cours de cette conférence ont retenu l’attention du ministre des Affaires étrangères pour deux raisons. La première, c’est la similitude qu’il note entre les points forts de la Ticad 7 et le Programme d’action du gouvernement. L’accélération de la croissance économique dans un esprit de continuité inspiré de la Ticad 5 et de la 6 voulue par la conférence de cette année constitue un autre élément important qu’il a mis en exergue au cours de sa conférence de presse.
Aurélien Agbénonci note également d’autres domaines prioritaires dans lesquels le Japon et l’Afrique doivent agir. Il cite pêle-mêle, la promotion de la diversification, l’industrialisation et la compétitivité, le renforcement de la connectivité et l’intégration à travers les infrastructures, la promotion du secteur privé, le développement du capital humain, l’accélération de la couverture santé universelle, l’amélioration de la nutrition et de la résilience aux catastrophes… « Il y a eu un engagement du Japon pour renforcer certaines promesses déjà faites… Le Japon envisage la réalisation de plus de vingt milliards d’investissements en Afrique pour les trois années à venir pour la transformation économique du continent, l’innovation, le développement d’infrastructures de qualité… », fait-il observer. « Notre partenaire s’est aussi engagé en faveur de l’amélioration de la qualité de vie sur le continent, la prise en compte des besoins des populations, l’apport de la diaspora africaine au développement du continent», poursuit-il. Mais, rien de tout cela ne peut être entrepris sans « la stabilité et la sécurité du continent qui doivent être renforcées et améliorées ». Les problèmes africains doivent être d’abord réglés par les Africains eux-mêmes, rappelle-t-il. En somme, entre le Japon et l’Afrique, c’est « une excellente coopération » et cette Ticad 7 a permis de le constater davantage. D’ailleurs, rappelle le ministre, «plusieurs participants africains ont fait part de leur satisfaction sur le déroulement des travaux et l’organisation mise en place côté japonais ».

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience, vendredi 30 août dernier, à la suite des centrales et confédérations syndicales et la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh), deux autres délégations. Il s’agit de la délégation du Conseil national du dialogue social (Cnds) et de celle de l’Association des hommes d’affaires de plein évangile.
La délégation du Cnds est allée présenter la mission et les attributions de cet organe au président de l’Assemblée nationale. « Nous sommes en démocratie, pour qui connaît l’importance du Parlement par rapport à la mission qui est assignée à l’organe que je dirige, nous avons intérêt à nous rapprocher de l’Assemblée nationale », a expliqué le président du Cnds, Guillaume Attigbé. Selon lui, le Conseil national du dialogue social souhaite accompagner le Parlement comme il le fait déjà avec toutes les structures de l’Etat. Dans ce cadre, il veut que le Parlement associe le Cnds en amont au vote de toutes les lois sociales. « Nous sommes dans un Etat démocratique. Les lois doivent être respectées et appliquées. Mais dans le même temps, le Conseil national du dialogue social travaille sur la base du consensus, l’entente entre les protagonistes. En d’autres termes, nous l’appelons la loi des parties. Donc il y a la loi qui doit être respectée dans un Etat de droit, mais à côté il y a l’entente qui peut résulter des échanges entre des protagonistes », poursuit Guillaume Attigbé. Selon lui, à partir de ce moment, le Cnds est à la croisée des chemins. « Il y a le respect de la loi et le travail que nous devons faire pour établir le consensus. Nous avons également le rôle d’anticiper sur ce que nous faisons. Anticiper c’est prévenir, or pour prévenir, il vaut mieux que par rapport aux lois sociales qui sont votées par le parlement, que nous nous portions devant les élus du peuple. Dans le cas par exemple de l’étude d’une loi, si nous avons connaissance du projet de loi, nous devons faire connaître l’approche que nous avons », détaille le président du Cnds. Cette approche, à l’en croire, peut permettre une meilleure applicabilité des textes qui touchent surtout le monde du travail.
Guillaume Attigbé félicite le président de l’Assemblée nationale qui a trouvé la pertinence de sa préoccupation et a promis que quelque chose sera fait pour qu’à l’avenir, le Cnds donne aussi son point de vue sur les projets et propositions de lois avant leur adoption. Ceci, afin d’anticiper et de prévenir par rapport aux problèmes éventuels qui peuvent être posés suite à l’application de ces textes de lois.
La délégation des hommes d’affaires de plein évangile, quant à elle, est allée inviter le président de l’Assemblée nationale à prendre part au 30e anniversaire de son association qui s’est déroulé, le samedi 31 août dernier, pour qu’il apporte le message de la Nation à cette célébration. La délégation dit avoir saisi l’occasion de cette audience pour faire de Louis Vlavonou, un membre d’honneur de l’organisation.
Th. C. N.

L’examen du dernier dossier de la série des affaires de viol inscrites au rôle du tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, siégeant en matière criminelle, a abouti, jeudi 29 août dernier, à la condamnation à 7 ans de réclusion criminelle du mis en cause, N’Dokpo Djimahloué.
Taxi-motocycliste, N’Dokpo Djimahloué, de nationalité béninoise, n’a pas pu se défaire, jeudi dernier, des liens de la justice qui le retiennent depuis septembre 2013 où, pour satisfaire sa libido, il a cru bon de se jeter sur sa passagère qui était une mineure au moment des faits. Qualifiés de viol, grave infraction en matière pénale, prévu et puni par l’article 332 du Code pénal et l’article 3 de la loi numéro 2011-26 portant prévention et répression des violences faites aux femmes en République du Bénin, les faits dont le taxi-motocycliste s’est rendu coupable lui ont valu sept années de réclusion criminelle. Ce délibéré du tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, statuant en premier ressort, est fondé sur l’ensemble des articles 249 à 383, 361, 826 à 833 et 365 du code de procédure pénale ainsi que les articles 34 et 35 du code pénal. Le verdict du magistrat Antoine Houézé et ses confrères portant sur ce dernier dossier de la série des affaires de viol au rôle de la session criminelle, conditionne le coupable à poursuivre son séjour carcéral, les sept prochains mois, à la prison civile de Lokossa. N’Dokpo Djimahloué qui n’a pas nié, à la barre, les faits mis à sa charge, était en détention provisoire depuis le 19 septembre 2013. Relevant la bonne collaboration de l’accusé à la manifestation de la vérité tout au long de sa poursuite ainsi que l’enquête de moralité qui lui est favorable et son casier judiciaire qui ne fait état d’aucune condamnation antérieure, le ministère public avait pourtant invité le tribunal à lui infliger 12 ans de réclusion. Peine que la défense assurée par Me Rufin Tchiakpè a trouvée trop lourde en mettant l’accent sur le sort qui n’est déjà pas favorable à son client, très tôt orphelin de mère et de père. On en était là, quand la présence de B. A., la victime, a été signalée au tribunal. Après une petite concertation, elle sera invitée à la barre, mais dispensée du récit des faits de son agression sexuelle, vu que les aveux de l’accusé, selon Antoine Houézé, président du tribunal, sont conformes à ses déclarations à l’instruction. La victime a été alors appelée à se prononcer sur les dommages et intérêts. Contre toute attente, B. A. âgée de 19 ans et mère d’un enfant crée la surprise en refusant de se constituer partie civile, préférant, au mieux, implorer la clémence du tribunal pour la relaxe de l’auteur de son agression. Les différentes relances ainsi que les assurances du tribunal à la protéger contre les éventuelles intimidations qui l’auraient ainsi conditionnée, ne réussiront pas à faire changer d’avis à B. A. « Les dépenses effectuées pour mes soins à la suite de l’agression sexuelle étant déjà remboursées, je ne demande plus rien d’autre que votre pitié pour lui rendre sa liberté », insiste la victime de ce neuvième dossier de la session criminelle du tribunal.
Taxi-motocycliste indélicat
Relativement aux faits de ce dossier, ils remontent au dimanche 15 septembre 2013 à Aplahoué, chef-lieu du Couffo, où aux environs de 21 heures, N’Dokpo
Djimahloué, taxi-motocycliste, assurant le transport de la mineure B. A. en direction de Lokogba, marqua un arrêt sur le trajet, non loin du lieu de destination de sa cliente, sous prétexte de vouloir uriner. Descendu de la motocyclette fermée à clé, il saisit B. A. (née le 30 juin 2000), la tira dans la brousse sous un oranger. Malgré la vive réaction de celle-ci, le transporteur en perte de contrôle de sa pulsion sexuelle, maîtrisa sa victime avant de la projeter sur les herbes où il lui imposa des rapports sexuels. Surpris par un individu qui, alerté par les cris de détresse de la fillette qu’il ne parvenait plus à étouffer dans le cours de l’acte sexuel, l’indélicat taxi-motocycliste prendra la fuite en abandonnant, sur les lieux, sa moto de marque Sanya 125, couleur rouge. Le certificat médical issu de l’examen physique et clinique auquel la victime a été soumise, le 16 septembre de la même année, confirme que le violeur ne s’est pas arrêté à l’intention. La pénétration vaginale a été effective, selon le certificat, qui laisse lire au titre des constats que « l’examen direct du vagin permet d’objectiver la présence de sang rouge vif et des lésions traumatiques assimilables à des égratignures ».
Composition du tribunal
Président : Antoine Houézé
Assesseurs : Jocelyn Gbaguidi, Bienvenu Sohou, Gédéon
Adjiboye et Thierry Ahovè
Ministère public : Florent
Gnansomon
Greffier : Alain Kakpo