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Nouvelles

Coups et blessures volontaires (17e dossier): 5 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Mama Moukaïla
Pour le compte de la 17e affaire inscrite à son rôle, la première session criminelle de l’année 2019 du tribunal de première instance de première classe de Parakou a examiné, jeudi 22 août dernier, un dossier de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente. A la barre pour en répondre, Mama Moukaïla a été condamné à 5 ans de réclusion criminelle.
Des remords, Mama Moukaïla n’a certainement pas cessé d’en éprouver, après avoir été inculpé pour coups et blessures ayant entraîné une infirmité permanente. Né en 1991, Mama Moukaïla, Nigérien de nationalité, domicilié à Pèrèrè, a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire, que devant le magistrat instructeur. A la barre du tribunal de première instance de première classe de Parakou statuant en matière criminelle, jeudi 22 août dernier, il n’a également pas nié les faits. La cour, au délibéré,  l’a déclaré coupable, puis l’a condamné à cinq ans de réclusion criminelle. En détention depuis le 29 mars 2016, il lui reste 18 mois pour recouvrer sa liberté. L’enquête de moralité lui est favorable. Il en est de même avec le bulletin N° 1 de son casier judiciaire qui ne fait mention d’aucune condamnation antérieure. Prenant ses réquisitions, le représentant du ministère public s’emploiera à démontrer que les faits sont constitutifs de l’infraction de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente. Le rapport d’expertise médico-psychiatrique et psychologiquen ayant conclu que l’accusé ne souffre d’aucune maladie mentale pouvant abolir la commission de son acte, il déduit qu’il est accessible à la sanction pénale. Il demande alors au tribunal de ne pas lui accorder de circonstances atténuantes et de le retenir dans les liens de l’accusation du chef de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente. L’avocat général invite la Cour à le condamner à 5 ans de réclusion criminelle. Dans sa plaidoirie, le conseil de l’accusé sollicite une sanction de 5 ans d’emprisonnement dont 3 ans fermes et 2 de sursis. Relativement aux faits, dans la soirée du 23 mars 2016, pendant qu’il rangeait ses articles, Oumarou Mamoudou constate la disparition d’une paire de piles. La fouille proposée par ses compatriotes avec lesquels il a l’habitude de rester tous les jours a permis de la retrouver auprès de son voisin Mama Moukaïla. De retour à leur domicile, et en raison des injures qu’aurait proférées Oumarou Mamoudou à son endroit, une altercation naît entre eux. Mama Moukaïla lui porte un coup de machette au niveau du pouce droit, lequel sera amputé.
Société 27 août 2019


Evaluation diagnostique des enseignants: Le taux de participation de 75,24 % confirmé

Le taux de participation des enseignants à l’évaluation diagnostique, de l’ordre de 75,24 %, est remis en cause par certaines opinions, en raison du boycott agité par certains enseignants. Mais dans une intervention radiophonique ce lundi, le directeur de l’Office du Baccalauréat a apporté des clarifications.

Ces chiffres émanent de l’Office du baccalauréat, a précisé le professeur Alphonse da Silva. « Vous savez que l’Office du baccalauréat ne ment pas. Nous, on ne fait pas de la politique », a-t-il confié au journaliste de Fraternité Fm de Parakou qui l’a joint au téléphone hier lundi. L’office, au dire de son directeur, s’affaire au dépouillement et suivra la correction des copies. Les résultats seront connus au bout de quelques jours, soit avant la rentrée scolaire 2019-2020.
Pour le reste, lorsqu’on analyse les données, on se rend à l’évidence que le plafond est atteint dans tous les départements du Sud-Bénin. La participation moyenne, dans les régions septentrionales, n’est toutefois pas de nature à remettre en cause l’adhésion massive notée de façon générale. On peut sans risque de se tromper soutenir que l’évaluation a été une réussite, d’autant plus que la session de remplacement permettra de remettre en selle ceux qui, pour une raison ou une autre d’indisponibilité, n’ont pu prendre part à la session du samedi dernier. Quant aux adeptes du boycott, qui ont pu se rendre à l’évidence qu’ils sont mis en minorité, ils n’auront que leurs yeux pour pleurer, car ils seront largués par une dynamique, le train des réformes qui n’attend personne, qui ne s’accommode pas de considérations particulières mais plutôt des intérêts communs.        
A.M.

Société 27 août 2019


Viol suivi de menaces de mort et pratique de charlatanisme (5e dossier): 7 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Lansoudé Dahouè

Lansoudé Dahouè, le mis en cause du cinquième dossier au rôle de la session criminelle en cours au tribunal d’Aplahoué, dans le Couffo, était à la barre le vendredi 23 août dernier, pour répondre des faits de viol, menaces verbales de mort sous conditions et pratique de charlatanisme. Déclaré coupable, il a écopé de 7 ans de réclusion.

7 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Lansoudé Dahouè. Cette décision fondée sur plusieurs dispositions du code de procédure pénale et l’article 3 de la loi numéro 2011-26 portant prévention et répression des violences faites aux femmes, renvoie ce cultivateur de profession, en prison, pour les quatorze prochains mois. Il était en détention préventive depuis le 28 novembre 2013 avant d’écoper de 7 années de réclusion. Au titre des dommages et intérêts, il a été condamné à payer un montant total de 1,5 million de francs Cfa à ses deux victimes V.  E et E. S. En proie à la drépanocytose, V. E à qui revient la grosse part de la cagnotte soit un million de francs Cfa, étant déjà passée de vie à trépas, le tribunal a donné acte à sa mère pour représenter les ayants-droit.
Démontrant que les faits de ce cinquième dossier sont bel et bien constitutifs d’infractions graves, le ministère public représenté par Djimila Kalifa a requis contre l’accusé, 8 ans d’emprisonnement ferme. Pour lui, les populations attendent du tribunal une censure pédagogique sévère des déviances en cause, de sorte à avoir moins de dossiers de viol à la prochaine session criminelle. 7 dossiers sur les 13 enrôlés dans le cadre de la présente session sont des affaires de viol. En plus de la réclusion, Me Caster Azia de la partie civile a réclamé le paiement de sept millions de francs Cfa pour tous les préjudices confondus y compris les menaces de mort sous conditions et la pratique de charlatanisme dont des scarifications encore présentes sur le corps de l’écolière E. S, selon ses propres déclarations à la barre.
L’avocat de l’accusé s’appuyant sur le certificat médical de la victime de viol et le rapport médico-psychologique de son client, conteste la constitution des faits de viol sur V. E et soutient l’irresponsabilité pénale de Lansoudé Dahouè,  au regard de l’article 64 du code de procédure pénale. Par les mêmes moyens, il plaide l’acquittement de son client, décision devant lui permettre d’aller se faire soigner en famille. Sur la constitution de la partie civile, l’avocat de la défense, Bonaventure Essou, implorant la clémence du tribunal, poursuit que son client est un indigent, incapable de payer ce qui lui est demandé.
Né vers1986 à Aplahoué, Lansoudé Dahouè, célibataire sans enfant, traine diverses infirmités. Handicapé moteur et malentendant, il est également incapable d’articuler distinctement les mots. En somme, il présente « un état physique détérioré et un état psychologique altéré », selon les experts commis à l’examen médico-psychologique qui, décelant des anomalies mentales pouvant avoir des incidences sur son comportement, ont prescrit « la nécessité de son hospitalisation dans un centre adéquat pour une meilleure prise en charge». Le bulletin numéro 1 de l’accusé ne fait mention d’aucune condamnation antérieure.

Viol suivi de menaces de mort

Dame Léontine, ménagère demeurant à Kogbétohoué, arrondissement de Hondji (commune de Klouékanmè) avait conduit sa fille, V. E, âgée de 10 ans environ, en raison des ennuis de santé, chez un féticheur de la localité où elle a été gardée pour des soins. La fillette recevait les soins auprès de ce tradithérapeute quand, le jeudi 2 octobre 2013, aux environs de 20 heures, le nommé Lansoudé Dahouè a profité de l’absence de dame Léontine pour inviter sa fille à venir chercher de la viande pour le féticheur. Une fois à son domicile, le mis en cause a réussi à tirer la petite dans sa chambre où, après l’avoir déshabillée, a tenté d’abuser d’elle. Pour camoufler son forfait, Lansoudé Dahouè menace de mort la victime si elle tente de le dénoncer. Malheureusement pour lui, malgré ses menaces, la fillette informa sa maman de sa mésaventure, qui à son tour, alerta le chef du village. Suite à cette saisine, l’élu local, aidé de certains de ses collaborateurs, appréhende le mis en cause et le conduit à l’ex-brigade de Gendarmerie nationale, plusieurs jours après la commission du forfait.
Au cours de l’enquête préliminaire, la brigade a reçu la plainte d’une autre écolière du nom d’E. S âgée de huit ans environ, contre le même prévenu pour tentative de viol et pratique de charlatanisme sur sa personne. L’acte dont elle aurait été victime, depuis le 19 octobre 2013, et en raison des pratiques de charlatanisme matérialisées par les scarifications au bas ventre, à la hanche puis au front effectuées sur elle par ce dernier, elle n’a pas cru devoir le dénoncer à temps, de peur de mourir comme le lui a signifié le mis en cause.
Interpellé sur les faits qui lui sont reprochés, Lansoudé Dahouè les a formellement reconnus avant d’emprunter la voie de la dénégation.

Composition du tribunal

Président : Maximilien
Kpèhounou
Assesseurs : Antoine Houézé, Herbert Solevo, Jocelyn
Gbaguidi et Gédéon Adjiboyé
Greffier : Théotime Gnanha
Ministère public : Djimila Kalifa

Société 26 août 2019


Cinquantenaire du Quotidien national d’information: Jeu - concours

Dans le cadre du Cinquantenaire du Quotidien de service public, il est organisé le présent jeu concours. Un jury déterminera les lauréats qui seront récompensés par d’intéressants prix au cours d’une cérémonie programmée à cet effet.
Les réponses aux questions doivent être envoyées à l’adresse mail : contact@lanation.bj ou déposées au Service commercial de l’office au plus tard le vendredi 30 août 2019 à 18 heures.

1.    En quelle année le Quotidien national a-t-il été créé ?

2.    Sous quelles différentes appellations est connu le Quotidien national ?

3.    Comment s’appelle le premier Directeur de publication du Quotidien national ?

4.    En quelle année le Quotidien national a-t-il changé de dénomination pour la dernière fois ?

5.    Quelle est la vocation du Quotidien national ?

6.    Quel est l’intitulé du site du Quotidien national ?

7.    Combien de rubriques contient le Quotidien La Nation et combien de rubriques comporte son site internet ?

8.    A quel axe stratégique du Programme d’action du gouvernement est inscrite l’Economie numérique ?

9.    Quels sont les projets phares de l’Economie numérique et des Tic inscrits au Programme d’action du gouvernement ?

10.    Combien de réponses recevrons-nous pour ce jeu-concours ?   

Société 23 août 2019


Audience plénière à la Cour constitutionnelle: La radiation de l’Armée pour gestation jugée anticonstitutionnelle

Audience plénière à la Cour constitutionnelle : La radiation de l’Armée pour gestation, jugée anticonstitutionnelle (Deux femmes militaires révoquées bientôt réintégrées)

La radiation des femmes militaires pour mariage ou gestation avant le délai de service prescrit est contraire à la Constitution. La Cour constitutionnelle a donné gain de cause à deux jeunes militaires radiées, qui devraient retrouver bientôt les rangs.
Deux femmes militaires ayant formé des recours contre leur radiation de l’effectif des Forces armées béninoises pour cause de gestation, ont eu gain de cause hier à la Cour constitutionnelle. Elles devraient réintégrer les rangs dans les prochains jours, à en croire les décisions Dcc 19-271 et 19-272 du 22 août 2019. Il s’agit d’Isabelle M. Assogba et de Rosalie A. Challa qui ont formé des requêtes pour contrôle de constitutionnalité de leur radiation de l’Armée, pour être tombées enceintes dans un délai non prescrit par les règlements militaires.
Saisi, le chef d’état-major a demandé à la Cour, dans la forme, de déclarer irrecevable leurs recours respectifs parce qu’elles n’auraient pas adressé des recours gracieux aux autorités militaires hiérarchiques. Dans le fond, les concernées, selon la hiérarchie militaire, n’ont pas respecté le délai de trois ans de service exigé par les articles 2 et 3 du décret 079-287 du 30 octobre 1979 avant de se marier. L’article 3 stipule : « Les jeunes gens et jeunes filles désireux de contracter mariage après le délai de service fixé à l’article 2 sont tenus d’adresser par la voie hiérarchique une demande d’autorisation de contracter un mariage au Camarade chef d’état-major général des Forces armées populaires du Bénin ».
D’autre part, les radiées auraient méconnu l’article 4 dudit décret pour n’avoir pas respecté les cinq années avant de concevoir. Cet article est libellé ainsi qu’il suit : « Les jeunes gens et jeunes filles qui ne remplissent pas les conditions définies aux articles 2 et 3 ne doivent avoir d’enfant sans accomplir cinq ans de service effectif dans les Forces armées populaires du Bénin ».
La Cour estime que les dispositions visées élèvent en cause d’inaptitude le fait pour la femme d’être en état de conception ou de gestation, lesquelles sont contraires à l’article 26 de la Constitution et l’article 3 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. Car, elles ne sont pas applicables à l’homme et sont donc stigmatisantes et discriminatoires à l’égard de la femme, note la haute juridiction qui déclare le décret qui fonde la radiation des deux jeunes femmes, contraire à la Constitution, et par voie de conséquence, la radiation elle-même.
L’article 26 de la Constitution qui dispose : « L’Etat assure à tous l'égalité devant la loi sans distinction d'origine, de race, de sexe, de religion, d'opinion politique ou de position sociale. L'homme et la femme sont égaux en droit. L'Etat protège la famille et particulièrement la mère et l'enfant. Il veille sur les handicapés et les personnes âgées ». Quant à l’article 3 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, il stipule: « Toutes les personnes bénéficient d'une totale égalité devant la loi. Toutes les personnes ont droit à une égale protection de la loi ».
 Une des requérantes a soutenu hier, en pleurs, à la barre que c’est parce qu’elle a refusé de céder au harcèlement d’un supérieur hiérarchique que le décret lui a été appliqué sans autre forme de procès.
Cette décision de la Cour constitutionnelle ouvre la voie à plusieurs recours des dizaines de femmes révoquées de l’Armée pour cause de mariage ou de grossesse contractée dans un délai non prescrit.

Actualités 23 août 2019


Compétitions interclubs de la Caf: Déplacement périlleux des Buffles Fc à Kégué

Accrochés (1-1) au stade René Pleven de Cotonou, les Buffles Football Club du Borgou sont attendus par l’Association sportive des conducteurs de la Kozah (Asck) du Togo, le dimanche 25 août prochain, à Kégué, dans le cadre du match retour du premier tour des préliminaires de la Ligue des clubs champions de la Caf.

Club champion du Bénin, Buffles Fc est contraint de batailler dur pour espérer passer au tour suivant. Après leur élimination en 2017 par l’Asec Mimosa d’Abidjan, les Buffles du Borgou devront batailler pour ne pas se faire éliminer lors de ce premier tour. Conscient de l’enjeu, l’entraîneur des Buffles Fc, Hamidou Harouna a travaillé sur la cohésion de la formation minée par certaines dissensions lors du match aller. Il compte sur les joueurs comme Friday Mantins, Patrick Sèdjamè et le capitaine Nabil Yarou pour faire la différence face à cette formation togolaise.
Mais, l’Association sportive des conducteurs de la Kozah (Asck) reste une formation difficile à manœuvrer à domicile. Le club de la ville de Kara qui, après seulement deux saisons dans l’élite, a été sacré champion nourrit des ambitions pour ce tournoi. Conduit par l'ancien international togolais, Kassim Guyazou, l’Asck dispose d’une capacité offensive qui milite en sa faveur. Elle a achevé la saison 2018-2019 avec 47 buts. L’équipe a été renforcée à tous les postes de jeu. Elle pourra compter sur le gardien Soumanou Fadil, recruté du côté de Koroki, les trois défenseurs (Bodé, Tchédré, Salami), les deux milieux récupérateurs (Bataki Abalo, Mani Ougadja, Nayo Ayéba), les joueurs de couloirs (Moustapha Walliou) et l’attaquant Ouro Agoro Ismaël. Le vainqueur de cette double confrontation est attendu par celui du duel entre les Camerounais d’Usm Loum et les Congolais de l’As Vita Club au mois de septembre  avant d’accéder aux phases de groupe.
Faut-il le rappeler, l’As Vita  Club de Kinshasa et la formation camerounaise Usm Loum se sont neutralisées sur le score vierge de zéro but partout, dimanche 11 août dernier, au Cameroun lors du match aller.

Société 23 août 2019


Edition 2019 du festival ‘’Effuzion’’: Les jeunes ouest-africains appelés à se connecter à Dieu

Venus des pays de l’Afrique de l’Ouest, des jeunes participent, du mercredi 21 au dimanche 25 août prochain, à l’édition 2019 du Festival Effuzion au Bénin. Le lancement de cet évènement chrétien dont le but est d’amener les jeunes à se connecter à Dieu,  s’est déroulé sur le terrain de sport de la mairie d’Abomey-Calavi, sous l’égide deTeddy Ngbanda, pasteur principal d’Impact Centre Chrétien Cotonou.

« Combats le bon combat ».  C’est le thème autour duquel les jeunes de l’Afrique de l’Ouest sont mobilisés dans le cadre de la deuxième édition du Festival Effuzion au Bénin, lancée ce mercredi 21 août sur le terrain de sport de la mairie d’Abomey-Calavi. Pendant cinq jours, ils seront aguerris à travers diverses thématiques relatives à la vie quotidienne. Il s’agit des finances, des relations, de la famille, des divertissements, mais aussi des questions touchant aux défis de la jeunesse.
Pour le révérend Teddy Ngbanda, pasteur principal d’Impact Centre Chrétien Cotonou, faire le bon combat, c’est amener les nations à proclamer la vérité pour le bien de l’humanité. « Il s’agira d’encourager les jeunes en les équipant pour qu’ils soient efficaces au niveau de chaque sphère de la nation», a-t-il confié.  C’est un festival organisé par les jeunes pour les jeunes, souligne-t-il, lors de la cérémonie de lancement. « Nous voulons amener les jeunes à combattre par rapport à leur vie : étude, mariage, travail et autres », insiste-t-il.
A l’en croire,  ‘’Effuzion’’ se veut une occasion pour amener les jeunes à être en harmonie avec le Dieu créateur. « Le but, c’est d’amener les jeunes à se connecter à Dieu », martèle-t-il. Pour lui, la jeunesse doit se connecter à Dieu pour donner un sens à ses potentialités, son énergie et ses dons.
Au cours de cette deuxième édition, les organisateurs ont pour vision d’équiper les jeunes face à toutes les formes de fatalités. C’est pourquoi Teddy Ngbanda,  invite la jeunesse à participer à cette rencontre afin d’avoir les armes pour pouvoir affronter les problèmes de la vie socioprofessionnelle. «Sans vision, le peuple est sans frein comme le dit la parole de Dieu dans Proverbes 29», a-t-il indiqué. Le festival ‘’Effuzion’’ se veut un moment pour les jeunes de mettre Dieu au cœur de leurs activités. Car, argumente-t-il, la parole de Dieu dit «Au commencement était Dieu».

Un programme riche

Pour atteindre leurs objectifs, les organisateurs ont concocté un programme alléchant en faveur des jeunes participants. Ainsi, ce jeudi, ils vont participer à différentes activités sur le terrain de la mairie d’Abomey-Calavi.  En soirée, ils seront entretenus sur la notion « faire » et en matinée sur la notion « être». Dans la journée de demain, samedi et dimanche, ils vont mettre le cap sur le palais des sports du stade
Général Mathieu Kérékou de Cotonou pour les travaux en ateliers, des soirées Effuzion, destalkshow et une célébration.
Pour les travaux en ateliers, ils seront formés sur les opportunités du digital et du numérique dans le cadre du leadership et de l’entrepreneuriat des jeunes. Selon le pasteur Teddy Ngbanda, avec le développement des technologies de l’information et de la communication, les jeunes africains ne doivent plus rester en marge de la connaissance. Il invite les participants en particulier, et la jeunesse africaine en général, à prendre conscience de leurs capacités, talents et dons. «Votre vie doit véritablement compter. La jeunesse est une saison importante et il est important de la  maximiser, car nous ne sommes pas éternellement jeunes», exhorte-t-il.En plus de ces formations, des sessions seront offertes aux jeunes sur l’internet tout au long de l’année. Car, ils sont appelés à évoluer dans différentes sphères de la nation comme le souhaite Dieu le créateur. «Le Seigneur Jésus dit : « Allez et faites de toutes les nations des disciplines », a-t-il conclu.Cet évènement va être clôturé  le dimanche prochain par un méga concert ‘’Effuzion’’ animé par de grands chantres à la plage de Fidjrossè.

Société 22 août 2019


7e Conférence de Tokyo sur le développement de l’Afrique: Le sommet a lieu du 28 au 30 août prochain

Le président Patrice Talon conduira la délégation béninoise à la septième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad VII) qui se tiendra du 28 au 30 août prochain à Yokohama au Japon. A  l’occasion de ce forum de dialogue politique sur la réduction de la pauvreté, la croissance économique et le développement des ressources humaines en Afrique, la coopération bénino-nipponne sera passée en revue, à en croire le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.

A la faveur d’une conférence de presse animée hier à Cotonou conjointement avec le ministre, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, a souhaité que la délégation apporte une contribution de qualité aux discussions sur l’avenir de l’Afrique à l’échelle mondiale, lesquelles devront permettre de concrétiser les résultats de l’Assemblée mondiale des femmes (Waw), du G20 et du G7 qui se tiendront cette année. Le forum portera, entre autres, sur la promotion de la transformation économique et l’amélioration du climat des affaires et des institutions en faveur du commerce par l’innovation et l’implication du secteur privé, des domaines dans lesquels le Bénin a fait un bond remarquable ces trois dernières années. Aussi, les préoccupations relatives à une société résiliente et durable pour la sécurité humaine, à la paix et à la stabilité, seront au menu de cette conférence internationale qui permettra, par ailleurs, aux entreprises africaines de présenter leurs produits et de rencontrer de potentiels partenaires du Japon. Outre les pays africains et les organisations internationales, des pays partenaires, des leaders du secteur privé ainsi que des acteurs de la Société civile sont attendus à ce sommet triennal de haut niveau.
Lancée en 1993 à l’initiative du gouvernement japonais et co-organisée par des agences des Nations Unies (Programme des Nations Unies pour le développement - Pnud), la Banque mondiale et la Commission de l’Union africaine, la Ticad se tient alternativement dans un pays africain et au Japon. La dernière édition a eu lieu en août 2016 à Nairobi au Kenya où le Premier ministre japonais, Shinzo Abé a renouvelé l’engagement du Japon à promouvoir et à soutenir résolument le développement des ressources humaines et l’accès à l’eau potable en Afrique. Celle de Yokohama permettra d’analyser l’état d’avancement des actions annoncées par le Japon ou d’autres participants.

Claude Urbain PLAGBETO

Société 21 août 2019


Coopération Bénin - Japon: 6,9 milliards F Cfa pour des infrastructures dans 75 communes

Le Japon a autorisé le décaissement de près de 7 milliards F Cfa pour la construction d’infrastructures scolaires et d’aménagements hydrauliques dans 75 communes du Bénin. Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, et l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, ont annoncé le projet, ce mardi 20 août  à Cotonou, à la faveur d’une conférence de presse conjointe.

Quatre-vingt-dix-huit modules de trois salles de classe avec bureaux et magasins ; 58 modules de quatre salles de classe ; deux retenues d’eau ; quatre laboratoires dans des collèges ; 99 latrines dans des écoles primaires ; acquisition de 7350 tables-bancs pour élèves et 5800 tables-bancs pour écoliers ; 526 bureaux pour enseignants ; 537 chaises pour enseignants ; 98 bureaux-directeurs avec 294 chaises et 124 tabourets de laboratoires. Telles sont les infrastructures prévues dans le cadre de la réalisation de nouveaux microprojets sociocommunautaires par les fonds de contrepartie du Don japonais Kr1 et du don hors-projets relatif à la construction d’infrastructures scolaires et aux aménagements hydrauliques.
Le gouvernement japonais a autorisé le décaissement de la somme de 6 984 385 430 FCfa pour la réalisation de ces infrastructures qui seront réparties sur l’ensemble du territoire national, soit dans 75 communes sur les 77 que compte le Bénin ; les deux autres communes non concernées bénéficient déjà chacune de projets spéciaux essentiellement financés par le Japon à savoir « Villages du millénaire» pour Banikoara et «Commune du millénaire » pour Bonou.
La réalisation de ces infrastructures démarre bientôt, à en croire le ministre Abdoulaye Bio Tchané, et s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement du Japon pour la mise en oeuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag). Une fois réalisées, elles s’ajouteront à plus de 1400 salles de classe et autres infrastructures socio-communautaires construites par le Pays du Soleil-Levant, notamment dans le cadre de l’initiative du Processus de la Ticad (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique). Des investissements pour lesquels le ministre Abdoulaye Bio Tchané témoigne la gratitude du Bénin au gouvernement et au peuple japonais pour leur sollicitude constante et leur assistance continue, avant d’assurer que les ressources seront utilisées de manière efficace en vue d’atteindre les objectifs.
Depuis 1982, le gouvernement du Japon accorde à l’Etat béninois, à travers le programme intitulé « Kennedy Round »(Kr), une assistance financière sous forme d’aide alimentaire appelée « Don japonais Kr1» composée essentiellement de riz commercialisé au prix subventionné au profit des populations, rappelle le ministre Bio Tchané. Les ressources issues de cette vente dénommées « ressources de contrepartie » sont utilisées, après avis du Japon, dans des projets socio-communautaires. C’est dans ce cadre que le Bénin a reçu l’avis de non objection du gouvernement japonais pour la réalisation du nouveau projet de construction d’infrastructures qui vise d’une part à offrir un meilleur cadre de travail aux écoliers, aux élèves et aux enseignants, et d’autre part à faciliter l’accès à l’eau potable dans certaines localités.

Actualités 21 août 2019


Démarrage des audiences publiques au Tpi d’Aplahoué: 13 dossiers inscrits au rôle

Treize dossiers, dont sept portant sur le viol, sont enrôlés pour le compte de la toute première session criminelle qui démarre ses audiences publiques ce jour, lundi 19 août 2019, au tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, dans le Couffo.

Treize dossiers dont sept faits de viol, deux dossiers d’assassinat, deux dossiers de coups mortels, un dossier de parricide et un cas de meurtre. Ainsi énumérés, il est loisible de constater à travers ces dossiers inscrits au rôle que le crime de viol souvent perpétré sur des mineures, des êtres fragiles, passe en tête des faits répréhensibles. « Ceci traduit la survivance de pratiques ancestrales dans une région réputée pour les cas d’enlèvement en public de jeunes filles les jours de marché et sur les lieux de diverses cérémonies en vue de mariages forcés ou arrangés», a expliqué le procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué au cours d’un point de presse qui a annoncé, vendredi 16 août dernier, le démarrage dès ce jour, lundi 19 août, des travaux de la session criminelle. Invitant « les populations à assister massivement aux audiences », le procureur de la République près le tribunal d’Aplahoué, Fidèle Ayédjo Iko Afe, indique que l’organisation de la présente session vise à donner une solution judiciaire correcte à toutes les déviances épinglées et permettre aux citoyens du ressort de la Cour d’Appel d’Abomey de savoir que la Justice est à leur service.
Le tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué qui a compétence sur les communes de
Klouékanmè, d’Aplahoué et de Djakotomey, dépend de la Cour d’Appel d’Abomey. Au niveau de cette juridiction de premier degré, la présente session n’aurait pu être possible sans l’adoption, en mai 2018 par l’Assemblée nationale, de la loi numéro 2018-14 portant modification du Code de procédure pénale en République du
Bénin. « Le tribunal de première instance statuant en matière criminelle a plénitude de juridiction pour juger en première instance, les personnes renvoyées devant elle par ordonnance ou arrêt de mise en accusation », stipule l’alinéa 1er de l’article 249 du Code. « Cette disposition introduit du coup, selon le président du paquet, une réforme majeure dans notre système judiciaire en ce qu’elle instaure le double degré de juridiction en matière criminelle». Tirant comme conséquence que, désormais, les compétences et attributions jadis dévolues aux Cours d’appel sont transférées aux tribunaux de première instance qui deviennent les juridictions ordinaires devant connaître des crimes commis dans leurs ressorts respectifs, Fidèle Ayédjo Iko Afe, souligne que c’est cette loi qui fonde l’organisation de la session criminelle dans le Couffo, département qui attend la mise en place effective de sa deuxième juridiction prévue pour être installée à Dogbo au profit des communes de Lalo, de Toviklin et de Dogbo. L’organisation de la session criminelle, qui va durer 13 jours, est une grande première tant dans la vie du jeune tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué que dans l’histoire des départements du Mono et du Couffo.

Société 19 août 2019


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