La Nation Bénin...
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Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu ce mardi 5 novembre, à son cabinet, avec plusieurs délégations dont celles de l’Association des anciens parlementaires du Bénin (As-nap), du président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb), Amos Kponjesu Hounsa et le roi d’Ifangni, Sa majesté Oba Rafiu Adébowalé.
La délégation des anciens parlementaires est allée faire le point de sa tournée à l’intérieur du pays pour la vulgarisation de certaines lois votées par le Parlement. Selon Timothée Adanlin, président par intérim de cette association, il a saisi l’occasion pour informer le président de l’Assemblée nationale de la nécessité de relancer le dossier relatif au statut des anciens parlementaires. La délégation a partagé avec Louis Vlavonou certains des chantiers de l’association tels que l’organisation d’un colloque sur le militantisme féminin au Dahomey et au Bénin et le projet d’activité génératrice de revenu dans le cadre du tourisme. Timothée Adanlin se réjouit des échanges au cours desquels le président de l’Assemblée nationale aurait marqué son accord à le soutenir.
Le président de l’Epmb, pour sa part, dit avoir abordé avec Louis Vlavonou, les préparatifs de la cérémonie de dédicace en février 2020 du nouveau siège de l’église qui est en chantier. Le pasteur Amos Kponjesu Hounsa a invité le président de l’Assemblée nationale à honorer de sa présence cette cérémonie de dédicace. Laquelle consacre définitivement l’unité et la réconciliation de l’Epmb réussie par le président Patrice Talon. Le président de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin confie avoir saisi l’occasion de cette audience pour prier pour le président Louis Vlavonou et le Bénin afin que la paix, la joie et la concorde puissent continuer de toujours régner.
Le roi d’Ifangni est allé féliciter le président de l’Assemblée nationale pour tous ses efforts à la tête de l’institution parlementaire et lui donner toutes ses bénédictions pour plus de résultats.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Esae Football club a fait le plus difficile en se qualifiant ce mardi 5 novembre, au stade René Pleven de Cotonou pour la phase de poules de la Coupe de la Confédération africaine de Football (Caf). Alfred Linkpon et ses coéquipiers ont réussi à se débarrasser des Sénégalais de Génération Foot au terme de l’épreuve fatidique des tirs au but. Il a fallu deux arrêts du gardien Marcel Dandjinou pour voir les Béninois faire la différence (4-3) face à cette formation sénégalaise. Et pourtant, les académiciens menaient au score à la fin du temps réglementaire grâce à un but de Chérif Bayo à la 40e minute. Après cette qualification historique, Esae Fc devra attendre jusqu’au 12 novembre prochain pour connaitre ses adversaires lors du tirage au sort des quatre poules de la compétition. Il héritera de trois des 16 équipes qualifiées à savoir Bidvest Wits (Afrique du Sud), Paradou Ac (Algérie), Esae Fc (Bénin), FC San Pedro (Cote d'Ivoire), Al-Masry (Egypte), Pyramids Fc (Egypte), Horoya Ac (Guinée), Al-Nasr (Libye), Djoliba (Mali), Hassania Agadir (Maroc), Rs Berkane (Maroc), Fc Nouadhibou (Mauritanie), Enyimba (Nigeria), Enugu Rangers (Nigeria), DC Motema Pembe (RD Congo), Zanaco (Zambie).
Sports 05 nov. 2019

A la veille du match entre Esae Football club et Génération Foot du Sénégal comptant pour le tour de cadrage retour de la Coupe de la Confédération africaine de Football, l’entraineur d’Esae Football club, Richard Bio a échangé ce lundi 4 novembre avec les hommes des médias. C’est l’occasion pour lui d’inviter le public sportif béninois à effectuer le déplacement pour conduire ses poulains à la victoire.
Vainqueur de Génération Foot au match aller à Thiès, Esae Football club tentera de confirmer sa suprématie sur les Sénégalais, ce mardi 5 novembre, au stade René Pleven de Cotonou afin d’accéder à la phase de poule pour la première fois de son histoire. C’est le vœu de l’entraîneur d’Esae Football, Richard Bio qui s’est entretenu avec les hommes des médias ce lundi 4 novembre à Cotonou.
« Nous n’allons pas nous affoler, nous aborderons cette rencontre avec sérénité », a-t-il confié. Selon lui, le moral de la troupe est au beau fixe et elle donnera le meilleur d’elle-même pour se qualifier. « Nous ferons le nécessaire pour venir à bout de cette équipe de Génération Foot constituée des meilleurs joueurs du Sénégal », a-t-il poursuivi. Il croit en ses poulains qui ont fait de bonnes prestations dans tous les compartiments de jeu durant les cinq précédentes sorties.
Après avoir découvert les faiblesses de l’adversaire, Richard Bio pense que cette formation inconnue d’Esae avant le match aller, a bien de lacunes. Pour lui, Génération Foot a beaucoup de difficultés en défense qui pourront profiter à Alfred Linkpon et ses partenaires. « Nous savons qu’ils savent manier le ballon et nous saurons jouer notre partition pour les contrer », a-t-il confié. Pour Richard Bio, les joueurs sont conscients de l’enjeu : «Tout se jouera sur le terrain. Mes poulains savent qu’en se qualifiant demain, ils rentreront dans l’histoire du football béninois », a-t-il rassuré. C’est alors qu’il invite le public sportif béninois à effectuer le déplacement pour conduire Esae à la qualification. « Nous demandons au public de faire le déplacement pour nous soutenir jusqu’à la victoire », a-t-il sollicité.

Esae Football club accueille, ce mardi 5 novembre, au stade René Pleven de Cotonou, Génération Foot du Sénégal dans le cadre du tour de cadrage retour de la Coupe de la Confédération africaine de Football. Vainqueurs au match aller à Thiès, Alfred Linkpon et ses coéquipiers auront à cœur de confirmer leur prestation du match aller afin d’accéder à la phase de poule pour la première fois de leur histoire.
Après sa victoire (1-0), mercredi 30 octobre dernier, au stade Lat Dior de Thiès lors du match aller du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération africaine de Football (Caf), Esae Football club du Bénin reçoit demain, mardi 5 novembre, Génération Foot du Sénégal au stade René Pleven de Cotonou. Surpris à domicile par le but de Maxime Kokpon, Génération Foot fera le déplacement de Cotonou dans l’espoir de rattraper leur retard afin de se qualifier face à Esae Football sur ses installations. Mais, c’est sans compter avec le club béninois qui allie depuis l’entame de cette expédition, réussite et détermination pour se débarrasser de ses adversaires.
Ayant pris une sérieuse option pour la qualification à Thiès, les joueurs d’Esae Football club débuteront cette rencontre en toute confiance. Conscients de l’enjeu, ils donneront une fois encore le meilleur d’eux-mêmes pour accéder au prochain tour. De retour du Sénégal, ils se préparent activement pour atteindre leurs objectifs. Depuis jeudi dernier, les joueurs d’Esae FC ont eu droit à quelques séances qui leur ont permis de récupérer et de mettre leur dispositif de jeu en place pour ne pas se faire surprendre par l’adversaire. L’entraîneur Richard Bio s’est appesanti sur les schémas tactiques et comportements à adopter par sa formation pour confirmer sa suprématie à domicile.
Esae Football club va miser à nouveau sur ses atouts offensifs et défensifs pour arriver à bout des Sénégalais. Avec un compteur de 8 buts marqués contre zéro encaissé en 5 sorties, cette équipe qui s’est imposée doublement à l’As Snim (5-0) et (2-0) lors du premier tour à Nouakchott puis à Cotonou, n’a encaissé aucun but au deuxième tour face à Salitas Football club avant d’atteindre le tour de cadrage. Avec l’avantage d’un but marqué à Thiès, Alfred Linkpon, Antonin Hounsou, Maxime Kokpon et leurs coéquipiers n’auront qu’à confirmer tout le bien qu’on pense d’eux. Ils sont attendus pour rééditer cet exploit historique pour permettre au Bénin de placer une équipe dans la phase de poule de la Coupe de la Confédération africaine de Football. Faut-il le rappeler, aucune équipe béninoise n’a réussi à réaliser cette performance ces vingt dernières années.
Des officiels nigériens sur le match
Cette rencontre qualificative entre Esae Football club et Génération Foot sera officiée par un quatuor nigérien. Mohamed Ali Moussa, jeune arbitre nigérien de 27 ans, a été désigné par la Confédération africaine de Football pour officier ce match retour. Il sera assisté de Mahamadou Yahaya Gado (1er assistant), Soufia Abdou Garba (2e assistant) et Moussa Ahamadou Alou (arbitre de table). Cette information a été notifiée à la direction de Esae Football club depuis le 28 octobre dernier. Signalons que c’est l’arbitre Mohamed Ali Moussa qui a dirigé le match retour de l’Association des conducteurs de Kosah contre les Buffles Football club au premier tour préliminaire de la Ligue des champions Total Caf, le 25 août dernier à Lomé.

Esae Football Club du Bénin s'est imposé à Génération foot du Sénégal par le score de 1-0. Le but de Maxime Kokpon à la 78e minute a permis aux Béninois de réaliser ce hold-up parfait. A noter qu'au passage Génération foot a marqué mais le but a été refusé pour hors-jeu.
Sports 30 oct. 2019

Seul représentant béninois encore en lice dans une compétition de la Confédération africaine de Football (Caf), Esae Football Club affronte, ce mercredi 30 octobre, au stade Lat Dior de Thiès, Génération Foot du Sénégal dans le cadre du tour de cadrage de la Coupe de la Caf. Partis de Cotonou, lundi dernier, les poulains de Richard Bio auront à défier les Sénégalais sur leurs installations.
Esae Football Club du Bénin et Génération Foot du Sénégal se donnent rendez-vous, ce jour, au stade Lat Dior de Thiès à la faveur du match aller du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération africaine de Football. Partie de Cotonou, la délégation composée de 25 membres dont 18 joueurs et 7 accompagnateurs séjourne à Dakar depuis ce lundi. Joint au téléphone, le directeur sportif du club, Quentin Didavi, s’est réjoui du moral de la bande à Richard Bio engagée pour défier Génération Foot. Selon lui, les joueurs d’Esae Football Club aborderont cette rencontre en toute sérénité. Rappelant l’hégémonie des équipes sénégalaises sur celles béninoises ces derniers mois, notamment lors de la Coupe d’Afrique des Nations et lors du tournoi de l’Ufoa, il pense qu’Esae Fc aura à laver cet affront subi par les sélections béninoises.
Les joueurs de l’équipe ont eu droit dans la matinée à une séance de récupération et de conservation de la balle dans des espaces réduits dans les locaux de leur hôtel avant la traditionnelle séance de reconnaissance de la pelouse du stade où se jouera le match. L’entraîneur Richard Bio envisage, informe-t-on, la tactique à adopter pour surprendre les locaux sur leurs propres installations.
Esae Football Club dispose d’atouts nécessaires pour atteindre ses objectifs. Alfred Linkpon et ses coéquipiers pourront rééditer l’exploit réalisé face à l’Association sportive de la Snim de la Mauritanie et Salitas Fc du Burkina Faso lors des précédents tours. Vainqueur (5-0) lors de la phase aller du premier tour à Nouakchott, Esae Football Club a confirmé sa suprématie sur l’As Snim en se débarrassant d’elle par le score de 2-0 au match retour en août dernier au stade René Pleven de Cotonou. Au deuxième tour, contraint au nul sur ses installations, Esae Football Club a réussi le plus difficile en s’imposant deux semaines plus tard à Ouagadougou face à Salitas Football Club lors de l’épreuve fatidique des tirs au but.
Les arbitres du match remplacés
Les officiels malawites initialement désignés pour cette confrontation ont été remplacés par un trio mauritanien. Dans une correspondance adressée à Victor Cissé, secrétaire général de la Fédération sénégalaise de Football, la Caf a accusé réception de la demande de ce dernier, sollicitant le remplacement des arbitres du match, vu l’impossibilité d’émettre un document qui leur permettra d’avoir le visa au Sénégal en moins de 48 heures. Faisant référence à l’article 1 du chapitre IX des Règlements de la Coupe de la Confédération qui dispose: « Une association nationale ayant inscrit un club à cette compétition s’engage à : garantir que tous les membres de la Caf et des fédérations nationales affiliées obtiennent les visas d’entrée et de séjour nécessaires. » La Commission des arbitres de la Caf a demandé un rapport circonstancié sur les raisons qui ont motivé l’impossibilité d’émettre ce document à temps afin de lui permettre d’étudier le cas.
Vu l’urgence, la Commission des arbitres de la Caf a décidé de remplacer les arbitres initialement désignés et de nommer d’autres arbitres pour le match. Ainsi, l’arbitre central Babacar Sarr (Mauritanie) a été retenu pour officier ce match. Son premier assistant est Cheik Mamadou Péné (Mauritanie), et le second est Ismaile Hamidou Diallo (Mauritanie). L’arbitre de réserve est Mathioro Diabel (Mauritanie) tandis que le commissaire au match est le Marocain Jamal Kaaouachi.

Le bonheur d’avoir connu et collaboré avec ce ‘’Monsieur à Mobylette’’ qui était Alex m’excite à livrer ces quelques sentiments et impressions inspirés par la personnalité : l’individu et le professionnel.
Ces quelques mots, même jugés de reprises et de redites auront à tout le moins le mérite de confirmer les divers et multiples témoignages à travers les médias et les réseaux sociaux et ce serait encore peu par rapport à ce qu’aurait mérité en réalité celui que tous ont qualifié à sa disparition, de ‘’Baobab’’ de la presse sportive Béninoise. Possiblement africaine si la nature et la philosophie de l’être l’avaient voulu.
En effet, ‘’Chodus’’ recelait de toutes les qualités intellectuelles et du talent nécessaires pour rayonner loin, au-delà de nos frontières nationales. Le professionnel n’a pas attendu le passage à l’ex-Institut National Audiovisuel français pour éclore, éclater et s’imposer à la radiodiffusion nationale et plus tard à la télévision. L’homme avait une maîtrise parfaite du français. En outre, il bénéficiait naturellement d’une voix atypique, une voix cassée qu’il savait rouler de manière fort imposante et sympathique. Il captivait non seulement par le timbre de cette voix mais également par ses mimiques très expressives et appropriées. Enfin, la persuasion et la conviction.
A la vérité, ce qui distinguait et imposait ce grand professionnel, reste sa culture et la profondeur de ses connaissances dans le domaine sportif,toutes choses qui en faisaient un spécialiste incontesté et incontestable. Il vivait du sport et pour le foot notamment. Il vibrait avec, commentait avec des termes techniques, un langage trahissant sa parfaite maitrise des règles du jeu et d’arbitrage. Rien de plus normal pour celui qui a toujours été un mordu du football au point de sacrifier, élève, ses siestes sur le terrain de football ; et devenir sociétaire d’une grande équipe de l’époque ; et ce malgré sa taille.
A l’analyse, Alex a atteint le sommet professionnel grâce à son sens inné de la recherche, sa méthodologie, son organisation, son goût du bien fait, du parfait. Du temps de la compagnie aérienne ‘’Air Afrique’’, il mettait à contribution ses multiples connaissances et amitiés au sein des équipages pour s’approvisionner en documents spécialisés en sport.Par ailleurs, il souscrivait à ses propres frais des abonnements à des journaux comme‘‘l’Equipe’’, ‘‘ France Football’’ et autres parutions spécialisées. A défaut, il s’en approvisionnait sur ses propres deniers dans les librairies de la place.
Alex, ce fils d’un ancien député du Dahomey, était un fin connaisseur du bon whisky qu’il a progressivement délaissé au profit de sa bonne bière.Il prenait plaisir souvent à prendre le pot en compagnie de fidèles amis dans des bistrots connus où, il pouvait vous donner rendez-vous au besoin.
L’homme avait également un autre don, celui de l’humour facile et fin qu’il manipulait avec ses yeux malicieux. Par ailleurs, Alex connaissait bien l’histoire de son temps. Il a eu, en effet, la chance d’avoir grandi derrière le « camp Militaire Ghezo »,et non loin des bars ‘’Obligatoire’’ et autres. Il pouvait, à l’occasion, ou en fonction des circonstances, parler de la plupart des anciens officiers supérieurs de l’armée nationale et surtout des plus turbulents.
Etait-ce à cause de cela ou de la célébrité acquise dans l’exercice de sa profession, qu’Alex connaissait pratiquement la plupart des anciens ministres militaires et au-delà tous ceux qui ont gouverné le pays, de la Révolution jusqu’à une époque récente. Cependant, il a eu le grand et rare mérite de ne jamais utiliser ses relations et son riche carnet d’adresses pour une promotion professionnelle(carnet qu’il mettait promptement et volontiers au service des amis). Bien que fort de ces appuis et ayant les capacités, ‘’Chodus’’ n’a rien fait pour se hisser dans la hiérarchie administrative. Mieux, il est toujours resté en dehors des intrigues de la Maison Ortb.
Aux honneurs et grandeurs, il a préféré sa liberté. Liberté de circuler à ‘’Mobylette’’, liberté de dire sa vérité, liberté de rencontrer qui il veut où il veut, liberté de distribuer des piques. Qui que vous soyez, il vous dit, quand les circonstances l’exigent, ses quatre vérités et vous laisse pantois sur place.
Ainsi, Alex est resté toute sa vie, d’une affabilité et d’une convivialité légendaires, seul le sport et principalement le ‘’foot’’ importait pour lui. Aujourd’hui, on ne peut que saluer la grandeur de cette âme, la hauteur de cet esprit, la sincérité de son amitié, la rigueur de son professionnalisme, la véracité de son humilité.
Salut donc à sa mémoire. Merci pour tout ce qu’il a été et pour tout ce qu’il a donné. Puisse-t-il enfin faire des émules pour le grand bonheur de la professionn
J. Noël Aubert Sohouénou
Ancien Directeur de la Radiodiffusion nationale- ancien Directeur général adjoint de l’Ortb.

Faire l’état des lieux et formaliser des recommandations afin de redorer le blason de la chefferie traditionnelle au Bénin. C’est l’objectif de la visite du roi des Shabè, Kabiyessi Adetutu Akinmu au président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian, vendredi 25 octobre dernier, à Cotonou.
Le président du Conseil économique et social (Ces) a reçu en audience, vendredi 25 octobre dernier, le roi des Shabè, Kabiyessi Adetutu Akinmu. A sa sortie d’audience, ce dernier a précisé qu’il s’agit d’une visite d’échanges sur la chefferie traditionnelle au Bénin. Il a expliqué que cette rencontre intervient suite à la visite d’une délégation du Conseil économique et social, notamment la commission chargée des Affaires sociales et de l’Education au palais royal le vendredi 11 octobre dernier. Selon lui, la chefferie traditionnelle est représentée par la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels. Elle est chargée notamment de la valorisation des us et coutumes, de la conservation et de la valorisation des patrimoines culturels et cultuels, de la promotion des idéaux de paix, de développement et de cohésion sociale et enfin du règlement non juridictionnel des conflits dans les villages et entre les communautés. Le roi des Shabè a indiqué qu’il est temps que les pouvoirs en place puissent les reconnaitre en tant que gardiens des us et coutumes. Selon lui, l’ensemble des possessions françaises de la côte occidentale d’Afrique, situé sur la côte des esclaves, entre la colonie anglaise de Lagos à l’est et le Togo allemand à l’ouest, porte la dénomination de «Dahomey et dépendances». Il note que le découpage territorial colonial montre clairement que «Dahomey et dépendances» est une juxtaposition pure et simple de royaumes et chefferies. «Nous, les descendants des fondateurs de ces royaumes et chefferies qui avons su faire prospérer ou, tout au moins, maintenir leurs territoires malgré toutes sortes de vicissitudes à travers les siècles jusqu’à la colonisation intervenue en 1894 et 59 ans après l’indépendance, nous nous retrouvons aujourd’hui écartés, exclus de la gestion de la cité et de la chose publique», a-t-il souligné.
Kabiyessi Adetutu Akinmu a ajouté que c’est important pour le gouvernement de prendre en compte les apports des gardiens des valeurs traditionnelles pour une meilleure gouvernance. Il s’est dit satisfait de l’audience à lui accordée par le président du Ces. «Le président du Ces a promis de faire des recommandations à l’endroit du chef de l’Etat et du bureau de l’Assemblée nationale afin que des solutions soient trouvées pour redorer le blason de la chefferie traditionnelle au Bénin», a-t-il conclu.

En séjour au Bénin, le professeur émérite de Sciences politiques, Bertrand Badie, a échangé avec les professionnels des médias, hier lundi 21 octobre, à l’Institut français de Cotonou, sur la place des pays du Sud dans les relations internationales. Il en ressort que l’Afrique, loin d’être le continent le moins nanti, le moins apte, a une place prépondérante dans la diplomatie et plus encore dans le processus de mondialisation.
Quand bien même elle est sous-estimée, souvent exploitée bon gré, mal gré, l’Afrique pèse inéluctablement dans l’ère contemporaine, l’ère de la mondialisation. Plus qu’hier, l’Afrique dispose d’atouts déterminants, et est devenue incontournable dans la politique étrangère des grandes nations. « Mais l’Afrique sera dans la mondialisation comme un poisson dans l’eau, si elle prend véritablement conscience de ses potentialités et de sa position centrale », a laissé entendre le professeur de Sciences politiques, Bertrand Badie, à l’occasion d’une rencontre d’échanges avec les hommes des médias où il a été question de la place des pays du Sud dans les relations internationales. Considérant les trois piliers de la mondialisation que sont : l’Inclusion, la mobilité et surtout l’interdépendance, le spécialiste des relations internationales Bertrand Badie subodore que le jeu diplomatique peut basculer à tout moment si l’Afrique y prend une part active. « Quand de plus en plus, le fort dépend du faible, c’est que l’hégémonie n’est plus totale et tout peut arriver », fait-il remarquer.
Mais comment l’Afrique prendrait-elle une part active dans la mondialisation ? Pour le professeur, il importe de réhabiliter les acteurs locaux. L’Afrique doit faire confiance à ses acteurs et cesser de se tourner vers l’Occident pour rechercher des solutions à ses enjeux de développement. « Il faut absolument rendre le continent aux acteurs locaux… Ce sont eux les plus à même de faire face aux défis de l’Afrique ». La co-gouvernance reste, selon lui, l’autre chantier qui devrait réunir les Etats africains autour d’un idéal. « Que l’Afrique prenne l’initiative de s’organiser, d’organiser une grande convergence des Etats africains, où la gouvernance sera globale », suggère-t-il avant de renchérir : « Je pense que c’est possible de réinventer le monde. Et cela sera faisable dès lors que l’Afrique passe de la passivité à la proactivité ».
Le panafricanisme, un idéal toujours opportun
Le panafricanisme reste l’élément clé du destin du continent africain. Bertrand Badie le soutient sans ambages. Il rappelle que les grands émancipateurs de l’Afrique, à l’ère des indépendances, étaient habités par une idée panafricaniste et non celle d’Etats-nations juxtaposés. Mais les barrières linguistiques et les conflits intra-étatiques n’ont pas favorisé cet idéal. Pour le politologue, le panafricanisme donnera aux Etats africains non seulement plus de moyens dans les rapports diplomatiques mais surtout plus d’aptitude à faire face aux enjeux de développement qui sont les leurs. A l’en croire, plus que le terrorisme, l’insécurité alimentaire et sanitaire sont de grosses menaces pour le développement de l’Afrique. Et ceux qui sont en mesure de les ressentir et d’y remédier, ce sont ceux qui vivent ces réalités, ce sont les Africains eux-mêmes. « Ce n’est pas la France qui va régler les problèmes de l’Afrique… Elle va au contraire les aggraver… », relève-t-il. L’universitaire note en Afrique des atouts historiques et naturels qui la prédisposent à l’unité : « Il y a eu très peu de guerres inter-Etats en Afrique. Les conflits en Afrique sont souvent intra-Etats. Or, d’un point de vue historique et diplomatique, l’Europe et les Etats-Unis reposent sur la compétition entre Etats souverains, entre cultures, entre langues », illustre Bertrand Badie.
D’autres sujets ont été abordés lors de ces échanges notamment le retour des biens culturels qui, pour le conférencier, est une question qui a très peu touché l’opinion publique ; la question de la monnaie unique pour l’Afrique, qui demande un effort énorme des Etats et beaucoup de sacrifices. La question de l’affranchissement de la langue étrangère a également été soulevée. « « La langue est un vecteur de la pensée mais c’est aussi un élément réducteur de la pensée », va affirmer le professeur émérite de Sciences politiques Bertrand Badie.

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu, tour à tour, en audience ce lundi, avec Dr Faïsal Sulaïman et Rachid Rguibi, respectivement ambassadeurs de Koweït et du Maroc près le Bénin.
Avec le président Louis Vlavonou, le diplomate koweitien, reçu en premier, a fait le tour d’horizon de la coopération entre son pays et le Bénin. Il a réitéré son engagement à travailler pour la réchauffer davantage surtout sur le plan institutionnel notamment entre les Parlements des deux pays. Dr Faïsal Sulaïman a souhaité que le renforcement de ces liens bilatéraux aboutisse jusqu’aux échanges de visite de haut niveau surtout entre parlementaires. Il n’exclut pas non plus les hommes d’affaires des deux pays sur qui il souhaite voir aussi rejaillir les fruits de la bonne santé de ces relations diplomatiques pour booster les échanges commerciaux et les investissements au niveau des deux Etats.
L’ambassadeur du Maroc près le Bénin, quant à lui, est venu partager la joie de l’excellent état des relations de coopération entre son pays et le Bénin. Il a insisté sur la nécessité de dynamiser ces liens bilatéraux dans le domaine interparlementaire pour rapprocher davantage la Chambre des représentants du Maroc et l’Assemblée nationale du Bénin qui sont tous deux actifs dans plusieurs institutions parlementaires régionales et internationales. Rachid Rguibi a exprimé son souhait de voir créer dans les tout prochains jours au niveau du Parlement béninois le Groupe parlementaire d’amitié Maroc-Bénin.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau