La Nation Bénin...
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Les rugbymens en action[/caption]La phase préliminaire du championnat national senior de Rugby à VII dénommé « Bénin Seven Trophy » démarre le week-end prochain sur toute l’étendue du territoire national. Au total, treize clubs sont attendus à cette compétition sur le plan national.
Les matchs seront joués par zone de quatre départements cumulés. Ainsi, les rencontres de la zone Zou-Collines et Ouémé-Plateau auront lieu ce samedi 14 avril au stade Charles de Gaule de Porto-Novo où sont attendus au total quatre clubs : 111, Dinosaures, Bulldozers et Racing Tigers. Pour le compte de la zone Atlantique-Littoral et Mono-Couffo, Alligators, Najas, Uac, Team 229, Margouillats percuteurs, Dauphins et Hirondelles sont attendus sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi.
Les deux clubs de la zone Borgou-Alibori et Atacora-Donga, Sika Rc et Buffles Rc vont s’affronter au stade de Parakou. Les vainqueurs de la chaque zone sont qualifiés pour la phase finale qui va se dérouler à Setto dans la commune de Djidja le samedi 22 avril prochain.
Selon le secrétaire général de la Fédération béninoise de Rugby, Roger Allagbé, cette compétition a pour objectif de rendre compétitifs les rugbymen béninois et de vulgariser la discipline sur toute l’étendue du territoire national.
Sports 11 avr. 2018

La Fédération béninoise d’haltérophilie procède au renouvellement des membres de son comité exécutif le samedi 21 avril prochain. En prélude à cette assemblée générale, la liste des candidatures aux différents postes à pourvoir a été dévoilée.
Conformément aux articles 38, 39 et 40 des statuts ceux-ci sont invités à prendre part à l’assemblée générale élective. Au poste de président, Gatien Gbaguidi candidat à sa propre succession, aura en face Abdel-Wahhab Sanni. Alexandre Sèwa est le seul candidat au poste de premier vice-président tandis qu’Ariane Alikpon et Bruno Agbatchossou vont disputer le poste de deuxième vice-président. Au secrétariat Général, Abdel-Wahhab Sann et Casimir Ayéna sont candidats. Diane Fadégnon et Ariane Alikpon sont candidats au poste trésorier général tandis que Bérenger Ahidazan, Eric Edmond Gbèmavo, Roger Bagan, Rodrigue Sossa Adénami et Adrien Akpovi ont opté respectivement pour le poste de trésorier général adjoint, responsable à la communication, responsable à l’organisation et premier et deuxième responsable à l’organisation.
Nascisse Hounguè est candidat au poste de membre arbitre alors que Diane Fadégnon a postulé également au poste de représentante des femmes.
Les délégués des associations sont également invités à ces assises devant permettre l’élection d’un nouveau comité exécutif à la tête de cette fédération.
Développement des télécommunications et des Tics[/caption]Le gouvernement du Nouveau départ travaille à transformer le Bénin en une plateforme numérique d’ici 2021. Plusieurs actions sont menées au niveau des structures sous tutelle de la Présidence et du ministère en charge de l’Economie numérique et de la Communication pour atteindre les objectifs contenus dans le Programme d’action du gouvernement.
Le développement du secteur des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication préoccupe le gouvernement. Ainsi, les structures sous tutelle de la Présidence ou du ministère de l’Economie numérique et de la Communication sont de plus en plus, chacun en ce qui le concerne, actifs pour accomplir le vœu du chef de l’Etat de transformer le Bénin en une plateforme numérique d’ici 2021.
Selon le secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Serge Edgard Koudjo, ce sont deux années de grandes réalisations qui viennent de s’écouler dans le secteur des télécommunications et des Tic. « Depuis le changement de dénomination, c’est une révolution numérique qui est amorcée dans tous les secteurs au sein du ministère ». Selon lui, quelques actions phares ont meublé les deux ans du gouvernement dans ce secteur. Entre autres, il cite : le nouveau document de politique du secteur numérique, le Projet de développement des infrastructures des télécommunications et des Tic (Pdi2t), le déploiement de la boucle ouest, l’avancement des travaux dans le cadre de la télévision numérique terrestre. « Depuis janvier 2018, le signal est perçu sous les plateformes méridionales du pays (Cotonou, Gbéhoué, Abomey-Calavi) où les sites sont en émission et bientôt la diffusion sur toute l’étendue du territoire national », fait-il remarquer. Ce projet dont l’objectif est le passage de l’analogie à la radiodiffusion numérique terrestre, est très avancé. « Plusieurs autres projets sont en cours d’exécution et d’autres en préparation pour densifier et favoriser l’éclosion de l’économie numérique au Bénin », ajoute Serge Koudjo. A l’en croire, le gouvernement du président Patrice Talon, à travers le ministère de l’Economie numérique et de la Communication, a renforcé le cadre juridique du secteur du numérique de telle sorte que tous les textes sont pris pour favoriser l’application du Code du numérique au Bénin.
La mise en marche du haut débit
Djalil Assouma, directeur général de Bénin Télécom Infrastructures, confirme les grands investissements effectués dans le secteur en faveur du renouvellement des infrastructures du réseau de télécommunications et la mise en marche du haut débit effectif pour tous. « Au 31 mars 2018, l’avancement global du projet Pdi2t est de 83 % réalisé sur 15 des 18 mois que durera le projet », a-t-il déclaré. Ce niveau d’avancement a permis de mettre en fonctionnement opérationnel et commercial les sous-éléments du projet qui sont prêts et en conséquence, du fait de l’accessibilité de la capacité, en particulier sur les dorsales.
Selon lui, le projet Pdi2t constitue un vaste chantier de développement d’infrastructures pour assurer l’émergence de nouveaux services numériques contribuant ainsi à « Transformer le Bénin en la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale ».
La première phase de ce projet a été planifiée en tenant compte des besoins des opérateurs nationaux et internationaux, et des besoins des populations béninoises. Il s’agit de: la réhabilitation de la dorsale Cotonou-Malanville sur 1060 km, la construction d’un nouveau réseau national de transport haut débit à fibre optique sur 974km, la construction d’une boucle métropolitaine de 222 km dans Cotonou et environs, la construction de 235 km de fibre optique pour le raccordement des abonnés (FTTX : arrivée de la fibre optique directement sur ou au plus près des bâtiments des usagers), la construction de 30 nouveaux sites d’accès à internet haut débit 4G/LTE, essentiellement sur Cotonou et ses environs, qui fera passer le total des sites dans le Bénin de 78 à 108 sites.
« La mise en œuvre d’un système de gestion et de configuration (Cœur de réseau IMS et Cœur de réseau IP/MPLS) permettra d’offrir des solutions avancées de voix, internet et plus tard de télévision par internet », a-t-il expliqué.
Ce projet est réalisé avec l’expertise de grandes sociétés internationales : la société chinoise Huawei, sous le contrôle de la société française Sofrecom et supervisé par les cadres de Bti, Bts et de l’Adn, permettra à Bénin Télécoms Services d’offrir de nouveaux services numériques à valeur ajoutée tels que la voix sur IP à partir d’un téléphone fixe ou des services vidéos directement au domicile et au bureau.
Des services et systèmes d’information pour tous
Placée sous la tutelle de la Présidence de la République, l’Agence des services et systèmes d’information a réussi à rendre opérationnels des programmes et des projets qui entrent dans le cadre des stratégies de développement de services et systèmes d’information numériques sécurisés au Bénin. Selon son directeur général, Maximilien Kpodjèdo, plusieurs projets relatifs à l’administration intelligente ont été réalisés ou sont dans leur phase finale. Entre autres, on peut citer : l’élaboration d’un schéma directeur national du système d’information qui constitue, selon lui, un document de stratégie et d’opération qui permet d’orienter la mise en place des projets structurants et sectoriels au niveau du Bénin. La mise en place des outils de productivité de l’administration caractérisée par l’installation des outils pour améliorer la productivité et les performances de l’administration et les projets tels que e-identité, e-signature, e-visa, e-conseil, data centrer national, la sécurité des données ou le système d’information pour le payement des bourses et secours universitaires sont, entre autres, programmes également en cours de réalisation.
Société 11 avr. 2018
Des invités au lancement du projet [/caption]Outil de mise en œuvre de la stratégie de protection sociale du gouvernement, le projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) offrira un éventail de prestations visant à soulager de façon durable les pauvres. La phase pilote est annoncée pour le dernier trimestre de cette année, en attendant la généralisation du projet à l’ensemble de la population.
La protection sociale augure de beaux jours au Bénin. Le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) est la solution que propose le Nouveau départ pour combler les attentes des populations démunies en la matière. Il est destiné aux couches les plus pauvres et vient réduire les écarts en matière d’assistance sociale.
« Le diagnostic a révélé que près de 90% de la population béninoise ne bénéficie d’aucun mécanisme public de protection sociale », argumente le coordonnateur de l’Unité de coordination du projet Arch (Ucp-Arch), Venant Quenum.
Selon lui, les mécanismes existants ont montré leurs limites. « L’assurance maladie que l’Etat offrait à ses fonctionnaires fonctionne mal », insiste-t-il. La situation n’est pas meilleure au niveau du privé. « Les assurances que le privé offre ne sont pas encore satisfaisantes », relève-t-il.
Il poursuit : « Il existe des mécanismes de protection sociale au profit des fonctionnaires et des salariés du privé. Par contre, les acteurs du secteur informel(commerçants, agriculteurs, paysans et artisans) ne bénéficient d’aucun mécanisme sur ce plan alors qu’ils constituent la grande partie de la population active du pays ».
L’Arch tient compte des erreurs du passé en matière de protection sociale au Bénin.« Le Régime d’assurance maladie universelle(Ramu) a été initié presqu’à la hâte, sans support technique et élément confortatif pour sa réussite ; il en est de même pour leFonds sanitaire des indigents qui profite peu à ses bénéficiaires directs », souligne-t-il.
A partir des leçons apprises de la mise en œuvre du dispositif actuel de protection sociale (Ramu, mécanismes de gratuité, filets sociaux, Fnpeej, etc.), le gouvernement a adopté une nouvelle stratégie intégrée et plus inclusive d’extension de la protection sociale.
Le nouveau projet repose sur un diagnostic de fonds et vise à permettre aux bénéficiaires d’accéder à un mécanisme de protection sociale mis en place par l’Etat.
Le nouveau mécanisme Arch se propose d’ajuster les mesures de protection sociale. Il se veut un outil unique qui crée la synergie entre plusieurs services de protection sociale destinés à la population.
Il intègre quatre services de protection sociale : l’assurance maladie pour toute la population, la formation aux plus démunis de l’informel, le crédit aux plus démunis du même secteur et l’assurance retraite aux agriculteurs, commerçants, transporteurs, artisans et artistes de l’informel. Ces prestations seront offertes par un guichet unique de l’Agence nationale de protection sociale dont la création est en vue.
Ce serait du concret
Le temps des réformes étant généralement plus ou moins long, les Béninois espèrent voir bientôt du concret dans le cadre de ce projet.
Si l’Arch met du temps à se concrétiser, aux yeux des populations, le coordonnateur de l’Unité de coordination, explique que le gouvernement ne veut pas mettre la charrue avant le bœuf. Il indique le niveau actuel du processus. « Les résultats des études que nous avons lancées dans ce cadre sont en train d’être validés. Le processus d’identification des cibles qui vont bénéficier de certaines facilités dans l’accès aux services de l’Arch (pauvres extrêmes et pauvres non extrêmes) va commencer incessamment.
A ceux qui piaffent d’impatience, il lance cette assurance : « Le gouvernement est habitué à ne pas vendre la peau du loup avant de l’avoir tué. Le chef de l’Etat veut s’assurer que le projet est bien ficelé avant de l’exhiber au peuple. Quand le gouvernement va commencer par communiquer autour du projet, ce serait du concret», rassure-t-il.
Les bénéficiaires du projet devront répondre à certains critères.« L’une des conditions pour bénéficier de l’Arch, c’est qu’il faut être dans la base de données du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). C’est avec ces cartes biométriques que les bénéficiaires pourront accéder aux services du projet Arch », prévient l’Ucp-Arch, Venant Quenum.
Les premières prestations de l’Arch sont imminentes. Elles sont prévues pour la fin de cette année 2018. « Une phase pilote est prévue pour le dernier trimestre de cette année avant la généralisation du projet à l’ensemble de la population », renseigne-t-il. Entre autres prestations, il offrira une assurance maladie aux populations, des formations aux artisans et aux artistes dans de meilleures conditions. Mieux, les artisans formés auront le privilège d’accéder aux crédits dans le cadre du Ravip.
L’Arch s’inscrit notamment dans une vision prospective. Il comble les attentes du moment mais balise également le terrain pour la réduction de la précarité. « L’Etat mettra en place une stratégie afin de retirer de la pauvreté les bénéficiaires qui auront à contracter des crédits afin qu’ils n’y retombent plus. L’Etat va les inciter à préparer leur retraite », explique le coordonnateur.
Au total, le projet impactera plus de 4 millions de personnes dont 2,4 millions de pauvres extrêmes et 1,8 million de pauvres non extrêmes.
L’implication des partenaires au développement conforte le gouvernement dans sa démarche. «Plus de la moitié des études est financée par l’Etat. Les partenaires techniques et financiers appuient le gouvernement pour la réalisation de certaines études techniques et l’aide à faire le contrôle de l’assurance qualité réalisé par les cabinets privés », précise-t-il. Il poursuit : « Le processus d’identification des bénéficiaires est entièrement assuré par la Banque mondiale. Le système des Nations Unies piloté par l’Unicef nous appuie pour les indicateurs de référence ». Tout est donc pratiquement fin prêt pour donner du sourire aux plus démunis.
Le Ministre d'Etat recevant pour l'INSAE, les fichiers[/caption]Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a procédé, ce mardi 10 avril à Cotonou, au lancement des opérations d’identification et d’enrôlement des bénéficiaires du projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch). Le top est ainsi donné pour les acteurs de fournir une liste exhaustive des pauvres extrêmes et non extrêmes au Bénin, pouvant bénéficier des prestations du projet.
Le projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch) amorce une étape décisive dans sa mise en œuvre. Les opérations d’identification et d’enrôlement des pauvres extrêmes et non extrêmes dans le cadre dudit projet ont été officiellement lancées hier par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
Il s’agira pour les acteurs d’identifier les personnes indiquées pour bénéficier des services sociaux prévus dans ce cadre. « Il est question de mettre en œuvre tous les moyens techniques et humains pour limiter les erreurs d’inclusion ou d’exclusion au moment des opérations d’identification », indique le ministre d’Etat qui informe des démarches déjà menées dans ce sens. « Au plan légal et réglementaire, les textes qui autorisent le ciblage des pauvres existent déjà. Ce qui nous reste, c’est de créer l’environnement légal ; à cet effet, une loi relative à l’Arch sera présentée à l’Assemblée nationale », renseigne-t-il.
L’Arch est composée d’un paquet de quatre services, que sont l’assurance maladie, la formation , le crédit aux acteurs démunis du secteur informel et la pension retraite aux agriculteurs, commerçants, transporteurs, artisans et artistes du secteur informel. L’Arch répond à une vision du « Bénin révélé ». Il est le principal outil d’opérationnalisation de la politique holistique de protection sociale au Bénin. « Dans le Pag, le gouvernement s’est engagé à assurer une protection sociale plus fiable et plus durable ciblée aux couches vulnérables et plus défavorisées », explique le ministre d’Etat.
C’est pour cette raison que l’identification des bénéficiaires revêt une importance capitale. « Sans leur connaissance et leur enregistrement, le projet ne pourra pas impacter ses cibles », précise-t-il.
Le processus de ciblage est décliné en trois étapes : l’identification communautaire, l’enquête et la validation communautaires. Les activités relatives à ces étapes seront conduites par des structures compétentes comme la direction des Affaires sociales, l’Insae.
Un processus bien préparé
A l’étape actuelle, les acteurs ont mis les bouchées doubles pour la bonne conduite du processus. « Au plan organisationnel et institutionnel, l’expérience des acteurs et le niveau de préparation des opérations d’identification et d’enrôlement des pauvres sont rassurants pour espérer des résultats à la mesure de nos attentes », apprécie Abdoulaye Bio Tchané.
« Le processus a été minutieusement préparé avec des validations nécessaires sous ma supervision et des comptes rendus réguliers au chef de l’Etat », ajoute le ministre en charge des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro.
Evoquant les statistiques de l’Insae, elle souligne qu’il existe environ 375 000 ménages pauvres extrêmes et 321 000 ménages pauvres non extrêmes au Bénin.
L’identification permettra de déterminer de façon précise les personnes concernées par le projet Arch.
« Les résultats des opérations qui viennent d’être lancées serviront à dresser le profil des bénéficiaires du projet Arch, à les catégoriser puis à établir un registre unique des bénéficiaires des programmes sociaux au Bénin », précise-t-elle.
Le ministre d’Etat invite chaque structure d’exécution des opérations à un respect rigoureux des cahiers des charges et des calendriers de mise en œuvre.
Sur ce point, le ministre en charge des Affaires sociales rassure : « L’équipe multidisciplinaire chargée de conduire les opérations accomplira sa mission avec satisfaction ».
Le lancement du processus d’identification et d’enrôlement permettra sans doute d’apaiser ceux qui s’impatientent du démarrage effectif du projet.
Le Président de la République, son excellence Patrice TALON[/caption]Il y a deux ans, les Béninois plaçaient une forte espérance en l’avènement du président Patrice Talon au pouvoir. Deux ans donc qu’ils s’impatientent de toucher du doigt « le miracle » promis par le chantre du Nouveau départ. A mi-parcours, le bilan est mi-figue, mi-raisin et le président appelle encore « à plus d’efforts encore demain, à plus de sacrifices ».
Si les réformes engagées par le gouvernement sont palpables dans nombre de secteurs, leurs effets sur le quotidien des populations laissent encore à désirer, deux ans après l’investiture du président Patrice Talon. Nombreux sont les citoyens qui, dans un sursaut patriotique, avaient porté leur choix sur le candidat Talon, espérant un rapide changement de leur quotidien. Et, quelques mois après, l’homme sur qui comptait tout le peuple, lors d’un talk show, appelle à « serrer la ceinture » avec une échéance bien déterminée : deux bonnes années – soit vingt-quatre mois de sacrifices. Plus de sept cent trente jours donc passés, en attendant de jouir des fruits des politiques d’austérité adoptées. Un appel à la patience qui sonnait comme un moratoire sollicité par le chef de l’Exécutif, le temps que le train du Nouveau départ s’ébranle de toutes ses forces pour mener à bonne gare.
Le délai est expiré et le gouvernement n’aura plus droit à l’excuse, s’il tient à la parole donnée ! Ouf, poussent certains qui ne souhaitent plus tirer le diable par la queue. S’il est vrai que des actions du gouvernement se faisaient déjà de plus en plus visibles ces derniers mois, il est loisible d’observer qu’elles sont largement en deçà des espérances.
Cependant, l’on peut tout reprocher au chef de l’Etat : le manque de concertation, la volonté d’aller vite dans les réformes, la détermination à taper dans la fourmilière sans état d’âme... Mais il y a une certitude : nul ne doute de ses bonnes intentions pour le pays qu’il a réaffirmées à maintes reprises et sa vision de transformer substantiellement la vie des Béninois. Seulement, l’obstination à faire fi des aspirations profondes et urgentes du peuple peut être préjudiciable à la perception que les citoyens ont du pouvoir en place. Encore que les commérages, les conspirations et autres velléités des adversaires, toutes choses inhérentes à la bataille politique, ne sont pas de nature à donner la quiétude au gouvernement.
Dans un pays où tout urge, l’on peut comprendre la volonté du chef de l’Etat de vouloir tout réformer en même temps. Mais qui trop embrasse, mal étreint, dit le proverbe. Parmi les urgences, il y a toujours les plus pressantes. Il importe au regard des plaintes et complaintes des populations de changer de paradigme, tout en veillant à ne pas verser dans un populisme béat comme autrefois, moyennant un dividende politique. Et même si c’était le cas, que veut le peuple ? Le pain et la paix.
Une politique résolument sociale
L’on ne pourra pas tout changer du jour au lendemain. Ainsi, une nouvelle orientation de la politique sociale s’impose. En se référant à la joie des populations avec la mise en œuvre du Projet Emploi jeunes (Pej), la relance du microcrédit aux plus pauvres, l’inauguration d’infrastructures électriques et d’eau potable et autres, pour se rendre compte que les urgences se trouvent à ce niveau. Les prochains semaines et mois devraient donc être consacrés à la continuité des « bonnes œuvres » en direction des couches sociales les plus vulnérables qui ont difficilement accès aux services sociaux de base : eau potable, soins de santé, électricité, instruction de qualité. L’on peut donc se réjouir de l’initiative du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) pour lequel l’identification et l’enrôlement des bénéficiaires ont été lancés ce mardi à Cotonou.
Les grèves perlées qui ont fini par paralyser une bonne partie de l’Administration n’arrangent pas les choses. Elles constituent un os dans la gorge du gouvernement. La situation perdure, malgré les levées de grève qui semblent ne pas encore toucher les travailleurs à la base. Un sursaut d’orgueil, un dépassement des egos pour remettre tous les agents de l’Etat au travail et dans la dynamique de réalisation du Programme d’action du gouvernement, contribuerait à une réussite de l’après-austérité décrétée depuis deux ans.
C’est en cela que le dernier message du président de la République vient quelque peu jeter le froid sur l’enthousiasme éventuel des citoyens après l’échéance de ‘’serrage de ceinture’’. « Nos efforts d’aujourd’hui, notre bonheur de demain », a lancé Patrice
Talon. Un peu comme pour dire : encore un peu d’efforts et le bonheur sera à notre porte. Mais pour combien de temps encore ? Cette nouvelle invite à la patience et à l’espérance ne traduit-elle pas un aveu de la sous-estimation des sacrifices à consentir ? L’on ne devrait pas perdre de vue que la patience a ses limites, l’espérance aussi. Elle pourrait s’estomper complètement pour laisser place au scepticisme dont les conséquences peuvent être dramatiques et très difficiles à gérer. Le chômage des jeunes reste toujours alarmant ; la mévente reste palpable dans les marchés ; le panier de la ménagère reste dégarni... Prenons-y garde !
plateforme électorale des Osc du Bénin coordonnée[/caption]À l’initiative de la plateforme électorale des Osc du Bénin coordonnée par Wanep-Bénin, les statistiques sur l’état de réalisations de 198 promesses électorales, faites par le candidat Patrice Talon et réparties sur 18 différents domaines sont publiées, à l’occasion des deux ans d’accession au pouvoir du président de la République Patrice Talon, dans un rapport disponible en ligne.
A la faveur d’un rapport mis en ligne sur le site de la plate-forme électorale des Organisation de la société civile (Osc) du Bénin, la société civile fait le point du suivi des promesses électorales du candidat devenu président de la République Patrice Talon. C’est dans le cadre des deux ans de gestion du Bénin que les Osc membres de cette plate-forme ont publié le deuxième rapport du suivi des réalisations de 198 promesses électorales faites par le candidat Patrice Talon. Une activité qui entre dans sa dynamique de contribuer à la veille citoyenne sur la gouvernance.
Portant sur 18 domaines, le rapport de la gouvernance du président Patrice Talon, au regard de ses promesses électorales, couvre la période du 6 avril 2016 au 28 février 2018. Cette évaluation répartie sur quatre modalités ont permis de faire l’évaluation : « Promesse tenue, promesse non tenue, promesse enclenchée et promesse non enclenchée ». Sur cette base, l’analyse des données collectées révèle qu’en deux ans de gouvernance, « 27 promesses n’ont pas été explicitement libellées dans le Programme d’action du gouvernement (Pag) ; 9 sont non tenues ; 42 sont non enclenchées; 114 sont enclenchées et 33 sont tenues ».
Parmi les 13,63 % des promesses qui n’apparaissent pas clairement dans le Pag, les Osc indiquent la défiscalisation des activités de presse, la mise en place d’un système d’identification biométrique et l’exonération des œuvres et des prestations d’art de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva).
Au regard des 4,54 % des promesses ‘’non tenues’’, la plate-forme note une augmentation de sept promesses. Elle signale à titre illustratif les promesses d’instauration dès 2016, d’une allocation annuelle correspondant à 0,5 % minimum des ressources propres de l’Etat au profit des partis politiques représentatifs, au prorata de leur poids électoral, mais surtout la satisfaction manquée de former un gouvernement restreint de 16 postes ministériels, axé sur la compétence.
Aussi, les Osc indiquent que ce sont 21,21 % des promesses qui n’ont enregistré aucune action visible. La plate-forme les qualifie de ‘’promesses non enclenchées’’. Le rapport signale que de la première évaluation à la deuxième, les promesses-non tenues ont diminué de 62. La plate-forme cite à titre d’exemple de promesses non enclenchées, la mise en place des programmes médias pour l’initiation à l’art, la dynamisation des semaines culturelles scolaires en leur donnant un contenu réel à travers l’organisation des concours artistiques entre établissements. Elle note cependant un taux de 57,57 % de promesses en cours de réalisation, grâce à des actions concrètes. La plate-forme souligne à ce niveau que l’évaluation révèle une évolution de 29 promesses comparativement à l’an 1. Elle cite, en exemple, les promesses d’ouverture de négociations entre l’État, les partenaires sociaux et le patronat en vue de relever significativement le Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), la dotation des tribunaux et Cours d’appel de moyens matériels adéquats, etc.
Les Osc béninoises spécialisées dans la gouvernance électorale indiquent enfin dans le rapport que 16,66 % des promesses sont tenues. Le rapport indique que « cette catégorie est passée de 6 promesses tenues en 2017 à 33 promesses en 2018 soit une augmentation de 27 ». Le rapport indique que le vote de la loi pour interdire à court terme l’usage des sachets non biodégradables et l’interdiction de tout ce qui concourt au culte de la personnalité du président de la République, notamment : louanges publiques, marches publiques de remerciements et de soutien, affichage de l’image du président dans les lieux publics, etc. sont à classer dans cette catégorie.
Recommandations
La plate-forme a formulé des recommandations afin de contribuer à la qualité des résultats. Ainsi, elle exhorte le gouvernement à veiller à l’application de la Constitution du 11 décembre 1990, ainsi que des lois en vigueur dans le cadre des réformes en cours, notamment les « Réformes politiques ».
Dans le domaine de l’« administration judiciaire », les Osc encouragent à débloquer à temps les fonds pour une mise en œuvre effective du Plan de travail annuel du ministère en charge de la Justice, et de prendre des actes réglementaires utiles pour l’application effective du Code de l’information et de la communication et la mise en place du Fonds pour le développement des médias.
Dans le secteur de l’« Administration publique », la plate-forme invite au respect les dispositions de la loi portant répression de la corruption et autres infractions connexes en insistant sur la répression. Aussi, le rapport encourage à accélérer la rédaction des documents de politiques de sécurité nationale (sécurité intérieure et défense) afin que les affaires de sécurité et de défense soient gérées au Bénin dans une vision acceptée de tous et selon des plans et programmes dignes de ceux des démocraties modernes.

Autrefois habituées à concevoir leurs plans d’actions et à les conduire, les cellules de participation citoyenne doivent s’adapter à de nouvelles réalités. En marge du lancement de leurs activités au titre de 2018, les membres des cellules de participation citoyenne de toutes les communes du Borgou ont bénéficié, ce mardi 10 avril à Parakou, d’un atelier de renforcement de capacités organisé à leur intention par Social Watch Bénin.
Il y a de quoi se réjouir aujourd’hui du niveau de redevabilité dans les communes. Ces dernières, de par les textes règlementaires, ont été parfois contraintes d’être redevables envers leurs populations. Ayant compris l’importance de rendre compte, elles organisent volontiers des redditions et acceptent de se prêter aux questions qui leur sont posées. Toutefois, il ne faudra pas baisser les bras, mais maintenir la veille avec l’implication de la Société civile. D’où l’intérêt des séances d’appui technique en termes de cadrage et d’harmonisation initiées, depuis ce mardi 10 avril à Parakou, au profit des membres des cellules de participation citoyenne du Borgou par Social Watch Bénin.
Prévue pour prendre fin ce jour, la rencontre vise à lancer leurs activités au titre de 2018. Elle donnera aussi lieu à la présentation du canevas de rapportage suivi de la remise des chèques pour la dotation trimestrielle avril-mai-juin.
Les participants ont également pris connaissance de l’application « Communes 229 » qui offre la possibilité à tout citoyen d’avoir, en ce qui concerne la gestion, des informations sur toutes les communes du Bénin. Ils ont ensuite eu droit à la présentation du dispositif de justification des ressources allouées aux communes.
Selon le secrétaire général de Social Watch Bénin, Rigobert Orou Gaani, il s’agit surtout de changer la démarche de travail. « Nous sommes beaucoup plus attendus sur les axes de la lutte contre la corruption et les dénonciations. Mais aujourd’hui, on constate que les activités que nous menons sont surtout liées aux séances de sensibilisation », a-t-il déploré. « Les plaidoyers, nous devons les faire, mais cherchons à passer à une autre étape, celle de pouvoir dénoncer », a souhaité le secrétaire général.
« C’est dans la quête de la perfection que cet atelier a été organisé. Nos partenaires ne sont pas moins satisfaits de ce que nous faisons », a assuré le secrétaire exécutif de Social Watch Bénin, Dieudonné Houinsou. Il s’agit, selon lui, d’amener les membres des cellules de participation citoyenne (Cpc) du Borgou à aller dans la même vision que l’organisation afin de pouvoir atteindre des cibles bien identifiées. L’objectif est de les aider à avoir une même perception de la transparence en matière de gouvernance et à s’impliquer avec plus de courage.
Social Watch Bénin est un réseau de gouvernance. La lutte contre la corruption est sa priorité. Au Bénin, estime Dieudonné Houinsou, elle ne doit plus se limiter aux simples dénonciations, mais aller vers la lutte contre l’impunité. Après avoir dénoncé ceux qui en sont les auteurs, il faudra veiller à ce qu’ils soient jugés au niveau administratif ou au tribunal.
« Le programme redevabilité que nous mettons en œuvre sur le terrain a des indicateurs et des objectifs très précis. Nous sommes en droit de les expliquer aux Cpc. Nous avons élaboré un programme annuel qui contient des activités et des indicateurs qui très prochainement seront mesurés », a précisé Ali Mora Lafia, en service à Social Watch Bénin. Selon lui, le présent atelier permettra aux membres de ces Cpc de rentrer dans le programme annuel et les indicateurs. C’est pour pouvoir mieux élaborer leurs plans trimestriels d’actions que l’organisation va appuyer financièrement en vue de l’atteinte des objectifs fixés.
Le maire de Malanville en proie à une crise avec ses conseillers[/caption]La crise qui secoue le Conseil communal de Malanville, depuis un moment, vient de connaître un autre rebondissement. Plutôt que de prendre en considération la correspondance de 17 conseillers l’invitant à convoquer une session extraordinaire pour un vote de défiance, le maire Inoussa Dandakoé lui a opposé une fin de non-recevoir.
Le maire a qualifié l’acte de « manœuvre dilatoire », après s’être indigné de la démarche de ces conseillers. « Il faut 17 conseillers pour pouvoir destituer le maire. Or l’un d’eux ne s’est pas reconnu parmi les signataires », a expliqué Inoussa Dandakoé.
En effet, dans une correspondance en date du lundi 9 avril dernier et adressée au préfet de l’Alibori et au maire, le conseiller Yacoubou Bako Noma a indiqué ne pas se reconnaître dans cette motion de destitution. Il a qualifié de nul et de nul effet le document portant sa signature, laquelle, selon lui, aurait été falsifiée.
Actualités 11 avr. 2018
Les députés applaudissant après l'adoption du rapport du président de l'Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji[/caption]
Le Parlement a adopté, ce mardi 10 avril, le sixième rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, portant sur la période du 1er octobre 2017 au 31 mars 2018. Le document a été approuvé à l’unanimité par les députés présents et représentés avec félicitations et applaudissements nourris.
Le leadership du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a été une fois encore salué, ce mardi 10 avril, par ses collègues députés à travers l’adoption de son rapport d’activités pour la période du 1er octobre 2017 au 31 mars 2018. Ce rapport est le sixième sur les huit prévus avant la fin de la septième législature en mai 2019. Comme son nom l’indique, le document retrace pan par pan l’ensemble des activités de l’institution parlementaire au cours des six derniers mois notamment la production législative, les travaux des commissions permanentes et des séances plénières ainsi que le contrôle de l’action gouvernementale.
Dans le fond, le rapport renseigne qu’il y a eu au total 22 séances plénières au cours de la période sous revue, 66 dossiers ont été affectés aux commissions permanentes dont 31 ont été traités. De ces 31 dossiers traités, 22 ont été adoptés en plénière. Les neuf autres n’ont pas été appelés. Parmi ces dossiers favorablement adoptés, Me Adrien Houngbédji compte 8 lois ordinaires dont la loi n°2017-39 portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation de sachets plastiques en République du Bénin, la loi sur la création de la Police républicaine, la loi portant recueil de renseignements sans oublier la loi portant loi de finances de l’Etat exercice 2018. Il y a 14 autorisations de ratifications accordées, à savoir 5 conventions et traités et 9 accords de prêts et de financement le tout pour un montant de 376 503 816 300 F Cfa mis à la disposition du gouvernement par le Parlement pour la mise en œuvre de sa politique de développement.
Le rapport présenté par le président de l’Assemblée nationale éclaire sur le bilan du contrôle parlementaire de l’action gouvernementale au cours des six derniers mois. Il informe qu’il a y eu 13 questions avec débats et quatre questions orales sans débat et cinq questions d’actualité. Mais malheureusement, constate Me Adrien Houngbédji, aucune de ces questions d’interpellation des membres du gouvernement n’a pu être examinée. Il explique cette contre-performance par le fait que la période sous revue soit marquée principalement par les activités liées à l’étude et au vote de la loi de finances exercice 2018.
Le président de l’Assemblée nationale a invité le gouvernement à se rendre disponible dès demain jeudi 12 avril pour la reprise des séances plénières consacrées au contrôle de l’action gouvernementale, seconde mission de l’institution parlementaire. Le rapport fait également le point de la gestion administrative et financière du Parlement, des missions des députés et du président de l’Assemblée nationale à l’extérieur sans oublier les audiences de ce dernier au cours de la période de référence.
Quelques griefs
En fait, cet exercice de présentation de rapport d’activités est une exigence des dispositions de l’article 21 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, lesquelles font obligation au président du Parlement de rendre compte de sa gestion au début de chaque session ordinaire. Une épreuve que le président Adrien Houngbédji a encore passé hier avec brio comme ce fut d’ailleurs le cas avec les cinq précédents rapports.
Tous les députés présentés et représentés ont approuvé le document. Selon certains d’entre eux qui sont intervenus lors du débat général, le document présenté est de bonne facture. Il rend compte avec élégance, clarté, concision, précision et cohérence sur tout ce qui a été fait par l’Assemblée nationale au cours de la période allant du 1er octobre 2017 au 31 mars 2018.
Le député Rachidi Gbadamassi avec son humour habituel n’a même pas hésité à donner la note de 20/20 au rapport.
Ibath Sanni Glèlè, pour sa part, s’est réjouie de cet unanimisme de ses collègues toutes tendances politiques confondues autour du rapport. Un acte qui témoigne, selon elle, que le rapport en appréciation n’est pas celui du président de l’Assemblée nationale mais celui de toute la septième législature. Les députés n’ont pas manqué de féliciter le président Adrien Houngbédji pour l’érection du nouveau bâtiment destiné aux nouveaux bureaux des députés. Ce qui permet désormais aux membres des bureaux des commissions permanentes ainsi qu'aux députés d’avoir de bureaux même si certains sont obligés de cohabiter. Les députés estiment que c’est déjà mieux plutôt que de rester sous des manguiers aux heures creuses des travaux parlementaires. Ils souhaitent que le président de l’Assemblée nationale mette son expérience et son leadership pour la relance des travaux du siège de l’institution parlementaire bloqués depuis plusieurs mois au niveau du pont de Porto-Novo. Mais certains députés surtout de l’opposition, tout en approuvant le rapport, ont soulevé quelques questions qui fâchent. Jean-Marie Allagbé a dénoncé les conditions dans lesquelles ont été récemment recrutés certains agents au niveau du Parlement sans avis de concours public. D’autres députés comme Nourénou Atchadé ont stigmatisé une politique de deux poids deux mesures dans le choix des députés pour les missions parlementaires à l’étranger où les députés de l’opposition seraient mis en quarantaine.
Plusieurs autres préoccupations ont été soulevées relatives entre autres aux questions d’assurance complémentaire retraite des députés, aux difficultés liées à la disponibilité de l’Internet au Parlement et à la nécessité de la couverture de tout le territoire national par la Radio hémicycle pour permettre aux populations, surtout du septentrion de suivre les débats parlementaires. Le président Adrien Houngbédji a tenté de répondre à toutes ces préoccupations. Ses collègues ont exprimé leur satisfaction à travers leur vote favorable à l’unanimité.