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Nouvelles

Lutte contre les cybercriminels et les crimes rituels humains: Adanyro Agassa Guèdèhounguè déclare la guerre aux faux « hounnons »

Entouré de plusieurs dignitaires des religions endogènes, Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè, président de la Communauté nationale du culte vodoun du Bénin, a publié une déclaration, dimanche 8 avril dernier à Doutou, arrondissement de Houéyogbé, par rapport à l’actualité relative à la lutte contre la cybercriminalité et les crimes rituels y liés.

Lue par son secrétaire particulier, Marcellin Lokossou, la déclaration de Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè vise à manifester la disponibilité de sa communauté à soutenir non seulement la traque contre les indélicats mais aussi contre les féticheurs qui les appuient en leur recommandant du sang humain pour des rituels occultes. Après avoir fait la démarcation entre les vertus des religions endogènes puis ses vrais initiés et les faux adeptes, il en arrive à la conclusion que « depuis des temps immémoriaux jusqu’à nos jours, aucune divinité, aucun sacrifice ni rituel vodoun ne requiert d’organe ni du sang humain ».
Concernant le fétiche « kinninsi » tant évoqué depuis que la lutte a commencé, le dignitaire apporte sa part de vérité. « Le kinninsi n’existe nulle part dans le panthéon vodoun », recadre-t-il. Et de poursuivre qu’« Il n’y a pas un temple spécifique pour le kinninsi ». Dans sa déclaration, le dignitaire ajoute que « le kinninsi est une forme d’énergie apprivoisée qui, avec plusieurs autres entités, faisait partie d’un système de sécurité et de défense établi par certaines communautés, dans un passé très lointain, pour lutter contre les agressions extérieures ».
De ces explications confrontées aux homicides qui défraient la chronique, il estime que « Ce qui se passe aujourd’hui est semblable à une scène d’intrusion dans une armée pour y sortir des armes et les mettre à la disposition des braqueurs ». Contre les auteurs desdits détournements de ce qui relève du sacré pour « protéger la vie et le vivre en communauté » à des fins de barbaries, le dignitaire s’engage à aller au front avec la Police républicaine. « Si la nouvelle technologie a évolué au point de permettre à la police de traquer et d’appréhender les cybercriminels, nous dignitaires, nous avons aussi les outils nécessaires pour démanteler et démasquer ces indélicats faux hounnons qui, tapis dans l’ombre, salissent la corporation », lance-t-il d’une voix déterminée.
Toutefois, il n'a pas dans sa déclaration fait cas des armes encore moins des plans avec lesquels cette guerre sera livrée. « Nous n’allons pas dévoiler ici notre stratégie, mais retenez seulement que c’est la fin qui justifie les moyens », a-t-il laissé entendre

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 11 avr. 2018


Deux ans après son accession à la magistrature suprême: La foi du président Talon en un Bénin meilleur

A l’occasion des deux ans de son accession à la Présidence de la République, le chef de l’Etat s’est livré, vendredi 6 avril dernier, à un exercice plutôt inédit. Sa tribune publiée dans le quotidien de service public, loin d’un bilan, vient exprimer la foi du premier des Béninois en un avenir plus radieux pour le pays.

Un chef de l’Etat qui publie une tribune en plein exercice. Le Bénin n’en avait pas coutume et loin des frontières nationales, on n’en a pas souvent entendu parler. C’est pourtant ce qu’a fait le 6 avril dernier, date anniversaire de sa prestation de serment en tant que président de la République, le chef de l’Etat Patrice Talon. L’acte n’est pas à saluer seulement sur sa forme. C’est d’ailleurs son fond qui épate. On y lit l’engagement, la foi, l’espérance et la confiance d’un chef de l’Etat qui croit dur comme fer que les trois années restantes de son mandat seront celles de la transformation de son pays.
« C’est le travail et le sérieux qui génèrent la richesse », exhorte le président dans sa tribune. « Notre mission d’aujourd’hui est de réparer le présent et semer pour demain, afin que notre quotidien proche s’améliore et que nos enfants vivent mieux, dans un pays où l’avenir d’un nouveau-né ne sera plus exclusivement déterminé par les conditions matérielles de ses parents, un pays où chacun peut disposer du minimum, s’instruire et se soigner quelle que soit sa catégorie sociale, un pays en confiance dont nous serons fiers d’avoir œuvré au développement durable et harmonieux », poursuit-il. Le chemin pour y arriver passera, selon lui, par l’effort requis, l’investissement obstiné et l’organisation rigoureuse. 
« Je sais que le temps qui passe sans être mis à profit aujourd’hui nous condamne à plus d’efforts encore demain, à plus de sacrifices », lit-on également dans la tribune publiée par le président Patrice Talon. Serait-ce la raison pour laquelle il y va à une vitesse de croisière ? « Non, je ne vais pas trop vite », répond-il. Et d’expliquer ensuite qu’il va « au rythme qu’imposent les urgences, les attentes, les exigences de notre pays, au rythme qu’impose notre droit en tant que peuple aux meilleures conditions possibles de vie ». Pour le président de la République, il faut à travers sa démarche depuis deux ans le rythme qu’impose le droit au bonheur « parce que nous sommes un grand peuple, un grand pays » et « nous voulons le meilleur pour tous et pour chacun ». Mais cela passera, implore-t-il par « un climat national serein et apaisé ».

« Je ne retiens pas ma passion à servir le pays »

Pour ce qui le concerne en personne, le chef de l’Etat invite à lui faire confiance et à croire une fois encore en lui, comme il a eu l’occasion de le réitérer maintes fois déjà. « J’aime mon pays, le Bénin, et ma foi en son avenir radieux est inébranlable. C’est pourquoi je ne retiens pas ma passion à le servir. Je ne ménage ni mon enthousiasme, ni mon énergie à contribuer à sa révélation à nous-mêmes et au monde… Nous méritons le meilleur. Ensemble continuons d’y travailler. Car nos efforts et sacrifices d’aujourd’hui construisent notre bonheur de demain », s’est-il à nouveau engagé dans cette tribune qui, loin de faire le bilan des 24 premiers mois de gestion du régime de la Rupture, s’apparente plutôt au renouvellement de l’engagement pris par Patrice Talon le 6 avril 2016 à Porto Novo. « Je m’emploierai chaque jour à faire de ce mandat un instrument de rupture et de transition devant aboutir à la mise en place des grandes réformes politiques institutionnelles … Je m’engage à promouvoir une justice indépendante, la même pour tous, accessible et efficace ainsi qu’à redynamiser et moderniser l’administration publique… le mandat qui s’ouvre augure d’heureuses perspectives que je m’engage à transformer en actions concrètes destinées à l’essor du Bénin, au bien-être et à l’épanouissement de nos populations », a-t-il déclaré.

 

Actualités 11 avr. 2018


Retrait des produits du laboratoire New Cesamex des officines: La direction de la Pharmacie fait une descente sur le terrain

La direction de la Pharmacie, du médicament et des explorations diagnostiques (Dpmed) a effectué une descente, ce mardi 10 avril à Cotonou, chez les grossistes répartiteurs qui s’occupent de la distribution des médicaments et des produits de santé à toute la population. C’était pour vérifier l’application de la décision du Conseil des ministres du 14 mars 2018 relative au retrait des produits du laboratoire New Cesamex des officines et structures de santé.

Vendredi 13 avril 2018, c’est la date buttoir donnée par le gouvernement pour le retrait des produits du laboratoire Cesamex des officines et structures de santé sur toute l’étendue du territoire national. Et ce, conformément à la décision du gouvernement prise au cours du Conseil des ministres en sa session du mercredi 14 mars dernier, par mesure de précaution, de retirer l’autorisation de mise en vente sur le territoire béninois de ces produits mis en cause.
Pour vérifier la mise en application effective de cette décision, la direction de la Pharmacie, du Médicament et des Explorations diagnostiques (Dpmed) a organisé, hier à Cotonou, une descente auprès des grossistes et répartiteurs des médicaments et des produits de santé au Bénin. Le but de cette descente inopinée, a dit le représentant de la Dpmed, Benoît Hounkpèvi, est de savoir si des dispositions ont été prises par les grossistes qui doivent procéder au retrait de ces produits d’une part, et de voir les structures sanitaires qui ont déjà respecté cette décision en retournant lesdits produits, celles qui jusqu’à la veille du 13 avril n’ont pas encore obtempéré, d’autre part. De même, il sera question de connaître la quantité retirée depuis la prise de cette décision et la liste complète des structures ayant reçu ces produits.
Les grossistes de la Centrale d’achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (Came), de l’Union béninoise de pharmaciens (Ubphar), de l’Ubipharm, de Promo Pharma Bénin, du Groupement d’achat des pharmaciens d’officine du Bénin (Gapob) ont reçu la visite de la délégation de la Dpmed hier. La plupart, à l’annonce du communiqué, ont mis les produits du laboratoire New Cesamex en quarantaine. Ainsi ces produits qui étaient en stock ont été isolés et mis à part en attendant de les acheminer conformément aux dispositions et à l’esprit du courrier envoyé par l’administration, pour les dispositions idoines au niveau de la Dpmed.
Après avoir isolé les stocks qui sont à leur disposition, les grossistes ont rappelé les produits qui ont été vendus aux clients pharmaciens d’officines. A cet effet, un courrier leur a été envoyé. « Ce courrier leur est aussi renvoyé sous forme de réclamation », ont précisé le chef département approvisionnement et logistique de la Came, Berger Wankpo et Amadou Dayan du Gapob. Ensuite, une compilation de ces produits ramenés est transmise avec des lots isolés au magasin de l’administration. Chacun de ces grossistes a promis de transmettre à la Dpmed les produits retirés qui sont encore à leur niveau de même que la liste complète des structures n’ayant pas encore renvoyé les produits.
« La procédure suit son cours et les tout premiers points des produits qui sont retournés par les pharmaciens ont été déjà faits », a souligné le directeur par intérim de Ubphar, Daniel Ishola.
Pour certains, ces produits ont commencé par être retirés avant la décision du Conseil des ministres. De sorte qu’à la prise de cette décision, il n’y avait plus rien en stock comme produits du laboratoire New Cesamex. C’est le cas du grossiste Gapob qui a ajouté qu’une lettre est déjà adressée aux structures pour le renvoi des produits à la Dpmed. Il a promis d’envoyer les dernières ventes opérées sur ces produits et la liste de tous les clients qui les ont achetés.
Outre ces explications, la délégation est allée constater les endroits où les produits retournés ou stockés sont entreposés. En attendant l’envoi des différentes listes réclamées aux grossistes répartiteurs, Benoît Hounkpèvi a dit être rassuré que le processus suit son cours normal, mais qu’il va falloir faire en sorte pour rester dans le délai du 13 avril 2018. Cette visite de terrain se poursuit ce jour mercredi 11 avril.

Santé 11 avr. 2018


Assemblée nationale: Le sixième rapport d'activités du président Adrien Houngbédji adopté à l'unanimité
[caption id="attachment_28739" align="alignnone" width="1024"]Adrien Houngbedji[/caption]

A l’unanimité des députés présents et représentés, le Parlement a adopté, ce mardi 10 avril, le rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Le document retrace l’ensemble des activités de l’institution parlementaire au cours des six derniers mois, notamment la production législative et le contrôle de l’action gouvernementale. C’est le sixième rapport sur les huit prévus avant la fin de la septième législature en mai 2019 qui vient d’être ainsi passé comme une lettre à la poste, à l’instar des cinq précédents.

Il faut dire que cet exercice de présentation de rapport d’activités est une exigence des dispositions de l’article 21 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, lesquelles font obligation au président de l’Assemblée nationale de rendre compte de sa gestion au début de chaque session ordinaire.

 

 

Politique 10 avr. 2018


Trois questions à Christophe Houessionon, SG/Csub: « Ce n’est pas le jusqu’auboutisme qui était la préoccupation des militants »
[caption id="attachment_28737" align="alignnone" width="1024"]Christophe Houessionon[/caption]

Le secrétaire général de la Confédération des syndicats unis du Bénin (Csub), Christophe Houessionon, explique les raisons pour lesquelles trois centrales syndicales ont levé leur motion de grève entamée depuis le 16 janvier dernier. Ainsi, la Csa-Bénin, la Cgtb et la Csub rejoignent la Cspib pour sauver l’année scolaire.

La Nation : Monsieur le secrétaire général de la Csub, vous avez levé votre motion de grève sans pour autant obtenir tout ce que vous réclamiez. Expliquez-nous.

Quand on observe la situation, ce n’est pas le jusqu’auboutisme qui était la préoccupation des militants. Depuis le 22 février 2018, s’il n’y avait pas cette affaire de défalcation, nos militants auraient déjà donné leur quitus pour que le gouvernement améliore un peu le petit acquis obtenu. Si le gouvernement avait accepté d’améliorer tout ça, il y a longtemps que nous aurions cessé avec la grève.

Qu’est-ce qui a alors motivé la décision des trois centrales syndicales d’hier ?

On avait suspendu les négociations avec le gouvernement à cause des questions préjudicielles relatives à la rétrocession des fonds défalqués pour fait de grève. Le gouvernement vient de marquer le dégel en payant intégralement aux fonctionnaires en grève, plus précisément aux enseignants, l’intégralité du salaire du mois de mars sans défalcation. C’est un acte de dégel, en plus du fait que nous-mêmes, en réalité, on n’est pas allés en grève pour blanchir l’année scolaire. Parce qu’il faut tenir compte des intérêts de la grande masse, du peuple tout entier. Autant nous sommes en train de revendiquer nos droits, autant nous devons tenir compte des intérêts du peuple pour lequel nous nous battons.
Nous sommes à une semaine des congés de fin du deuxième trimestre. Et nous avons estimé que les congés devant démarrer le 13 avril prochain, que toutes les six centrales syndicales se mettent d’accord pour la levée de la motion. Les discussions ont commencé depuis la semaine dernière. Sauf que d’aucuns estiment qu’il faut attendre la fin de cette semaine. Puisque nous avons déjà les textes prêts, on a estimé qu’il faut permettre aux enseignants de s’apprêter pour aller s’occuper des enfants. C’est pour ça que nous avons levé la motion à la suite de la rencontre de ce lundi.

Pouvez-vous nous faire le point des acquis à ce jour ?

Comme acquis, c’est grâce à la grève déclenchée depuis le 16 janvier dernier que nous avons obtenu le droit de grève pour tous les travailleurs. La goutte d’eau qui avait fait déborder le vase, c’était le retrait du droit de grève à certains travailleurs et nous, on a estimé que si on se taisait, les gens risqueraient de mettre un coup de frein à l’article de la Constitution qui nous donne ce droit-là. Je pense que la Cour constitutionnelle ayant sonné la fin de la récréation, le droit de grève est reconnu pour tout travailleur béninois. C’est le véritable acquis.
L’autre acquis, c’est qu’aujourd’hui le gouvernement a repris avec nous le dialogue. Ce qui reste, c’est que chacun de nous doit travailler pour que le dialogue soit sincère et franc. Depuis que le Smig a été revu à la hausse, son hiérarchisation n’a jamais été faite, maintenant le gouvernement a pris des dispositions et est entrain de convoquer la commission paritaire pour qu’elle statue sur cette question. C’est une commission tripartite composée du gouvernement, du patronat et des syndicats. Tout ça, c’est des acquis. Maintenant nos bases nous ont demandés de dire au gouvernement d’étaler les primes qu’il est entrain d’accorder, à savoir les 28 000 francs, sur deux arrêtés au lieu de six comme il envisage de le faire. Ce qui est sûr, c’est un petit acquis qui dénote de la volonté du gouvernement de prendre en compte les revendications.

Société 10 avr. 2018


Dynamisation de la Cpao: Un défi pour les présidents de parlement de l’Afrique de l’Ouest
[caption id="attachment_28735" align="alignnone" width="1024"]Conférence des présidents d’Assemblée de l’Afrique de l’Ouest[/caption]

Tenue une première fois en mai 1999 à Accra, puis réitérée en septembre 2013 à Abuja, la Conférence des présidents d’Assemblée de l’Afrique de l’Ouest (Cpao) peine à s’inscrire définitivement au cœur des organisations interparlementaires. Pourtant, la vision à son origine la veut déterminante dans l’amélioration de la gouvernance et le processus d’intégration sous-régionale.

Favoriser l’intégration dans un cadre spatial élargi à toute l’Afrique de l’Ouest puis renforcer dans ce cadre les efforts et l’action des chefs d’Etat pour le développement et l’intégration sous-régionale. C’est ce à quoi la Conférence des présidents d’Assemblée de l’Afrique de l’Ouest (Cpao) est appelée. A sa genèse en mars 1998, l’idée émise par l’ancien président de l’Assemblée nationale du Burkina-Faso, Mélégué Traoré, et ses pairs, était que les chefs des parlements ouest-africains se réunissent en conférence une fois l’an à l’instar des chefs d’Etat et de gouvernement. Mais hélas ! Ce creuset s’est fait remarquer par une léthargie inquiétante, ne s’étant réuni que deux fois en deux décennies.Il va sans dire que cette organisation est peu connue, manque d’impact sensible sur le développement politique et économique de la sous-région avec une timide incidence sur les démocraties fragiles et menacées. La contribution des parlements ouest-africains à la résolution des problèmes sociaux, économiques et politiques est de plus en plus faible alors que le peuple a de plus en plus soif de voir ses représentants défendre ses intérêts. 

Ce creuset aurait pu constituer un cadre de concertation, d’échanges sur les défis de la gouvernance actuelle des pays et le rôle des représentants du peuple, et un vivier de partage d’expériences...
Invité par son homologue béninois, le président du Parlement togolais Drama Dramani l’a réaffirmé à l’hémicycle, ce lundi 9 avril, lors de la rentrée parlementaire de 2018.
Il a d’ailleurs relevé des préoccupations majeures sur lesquelles doivent se pencher les présidents de parlements ouest-africains. Entre autres, le rôle des parlements dans l’amélioration de la gouvernance économique et politique, le rôle des parlements dans la prévention des crises et la gestion des conflits… 
Les deux autres présidents de parlement, notamment celui du Niger et du Burkina Faso, n’ont pas manqué de soulever la nécessité de renforcer l’intégration régionale à travers des actions concertées. N’est-ce d’ailleurs pas ce à quoi invite le premier président du Ghana indépendant, Kwame Nkrumah, précurseur de l’intégration africaine quand il déclare : « Si nous voulons rester libres, si nous voulons profiter pleinement des riches ressources de l’Afrique, nous devons nous unir pour planifier notre défense totale et l’exploitation complète de nos moyens matériels et humains dans l’intérêt de tous nos peuples. Le faire seul limitera nos horizons, réduira nos attentes et menacera notre liberté » !

Société 10 avr. 2018


An II du régime du Nouveau départ: Les réformes engagées contre l'impunité
[caption id="attachment_28734" align="alignnone" width="1024"]Joseph Djogbénou, ministre de la Justice et de la Législation[/caption]

A l’instar d’autres membres du gouvernement, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, était sur le plateau de la télévision nationale, ce lundi 9 avril, pour présenter un bilan sommaire des avancées connues par le Bénin dans le domaine de la justice depuis avril 2016 et réaffirmer la détermination du chef de l’Etat à lutter contre l’impunité et la mauvaise gouvernance.

Des lignes ont bougé au niveau de la Justice au cours des vingt-quatre derniers mois. La lutte contre la corruption prend corps, la justice se rapproche des justiciables, la culture de l’impunité disparaît… Autant d’avancées que le ministre de la Justice, présentant le bilan dans son secteur, deux ans après l’avènement du régime Talon, s’est évertué à énumérer, ce 9 avril, à la Télévision nationale.
D’abord, le ministre fait un état des lieux très peu reluisant, en notant qu’il y avait un effectif de 150 magistrats au total, peu de greffiers et peu d’officiers de police judiciaire (Opj) alors que « les Cours d’appel étaient peu fonctionnelles en raison de l’insuffisance criante des moyens et du manque d’attractivité dans la responsabilité ». La surpopulation carcérale avec un ratio de 4 détenus pour une place était renforcée par plus de 2 milliards F Cfa de dettes d’entretien et d’alimentation des détenus. A cela s’ajoutent une insuffisance du personnel de santé dans les prisons et une dette liée au transport des détenus par les prestataires privés s’élevant à environ 17 millions de francs Cfa. Ces prestataires privés ont suppléé à une quasi absence de transport public des détenus. La vie dans les centres de détention s’est aussi dégradée à telle enseigne que l’hygiène met à mal les conditions de vie des détenus…
L’état des lieux dressé par le ministre Joseph Djogbénou laisse entrevoir que les réformes à introduire dans le secteur étaient énormes et le gouvernement comme il l’a fait dans maintes domaines, ne s’est pas fait prier pour se mettre à l’œuvre. Outre la suppression de la peine de mort et la disparition du quartier des condamnés à mort dans les prisons (notamment à Akpro-Missérété), bien d’autres choses ont pu être réalisées en seulement deux ans.

Des avancées

Pour un meilleur fonctionnement de la Justice, de nombreuses actions ont été menées. Il s’agit, entre autres, de la dotation des juridictions en moyens matériels, de l’installation des juridictions et de la mise en fonction du tribunal de commerce de Cotonou.
Par ailleurs, trois cours d’appel sont rendues fonctionnelles. La dynamisation du fonctionnement des cours d’appel a induit l’amélioration des performances des services judiciaires. Pour y parvenir, « le gouvernement a dû s’employer à mettre en œuvre le décret n° 2015-420 du 06 aout 2015 portant allocation d’indemnités au personnel des Cours d’appel ».

Au niveau de l’administration pénitentiaire

Pour une meilleure prise en compte des droits des détenus, on note d’après les explications du ministre, des initiatives visant à humaniser davantage les prisons. Ainsi, on s’est attelé à séparer les maisons d’arrêt des maisons de correction, aérer les prisons et rapprocher les justiciables des juridictions. Il y a eu également la création de l’Agence pénitentiaire qui prévoit, entre autres, des partenaires privés à la gestion de l’administration pénitentiaire. On peut aussi mentionner la prise du décret portant transmission à l’Assemblée nationale du Projet de loi modifiant la loi portant organisation judiciaire en République du Bénin, et modifiant et complétant la loi portant Code de procédure pénale.
D’autres avancées majeures réalisées au cours de la même période ont été rappelées par le ministre. Elles visent pour l’essentiel à combler des vides existants afin de rendre la Justice plus efficace.

Quid de la lutte contre l’impunité ?

« Il y a aujourd’hui une recherche avérée d’une gouvernance de qualité. La lutte contre la corruption n’est pas une proclamation, ce n’est pas une déclamation », a indiqué le ministre Joseph Djogbénou au cours de l’émission. Et c’est bien là, l’autre chantier sur lequel le gouvernement s’est fortement illustré en permettant à la Justice de connaître de nombreux dossiers de malversions, de dire le droit et de rendre justice. « C’est la culture de la punition qu’il faut rechercher… Nous voulons que ce qui se passe reste dans la durée afin d’instaurer la culture de la responsabilité », a aussi fait savoir Joseph Djogbénou.

Société 10 avr. 2018


Maladies cardiovasculaires: Des exercices physiques pour prévenir le mal
[caption id="attachment_28733" align="alignnone" width="1024"]sport de masse, la marche[/caption]

Les cardiologues recommandent des activités et des exercices physiques réguliers pour prévenir les maladies cardiovasculaires et même sans médicaments. Toutefois, si les activités physiques sont sans aucun danger, la pratique de l’exercice physique nécessite une prescription médicale. Le professeur Barnabé Akplogan et le cardiologue Gildas Assogba expliquent les raisons de ces exigences.

Accomplir certains travaux domestiques relève des activités physiques qui font du bien à l’organisme du point de vue santé. C’est ainsi que toute personne qui s’affaire au ménage sans être statique est toujours en bonne santé. C’est pourquoi, le professeur Vincent Enagbo Avocètien témoigne ne jamais se lasser de laver lui-même son véhicule, faire la vaisselle, aider sa femme à faire la cuisine et même à faire le lit. « Depuis que j’ai compris que je ne dois plus rester tranquille et regarder les autres faire, je suis toujours en bonne santé », déclare-t-il. 

Le professeur Barnabé Akplogan explique que l’exercice physique est la pratique sportive qui permet d’améliorer la santé et qui doit être pratiquée selon une méthode bien précise. Les autres activités auxquelles l’on s’adonne au quotidien sont qualifiées d’activités physiques tout simplement. Le sport, explique-t-il, implique l’idée de compétition. Le professeur insiste sur l’importance de l’exercice physique dans la prévention de l’obésité qui est un véritable problème de santé publique. Des études réalisées à Porto-Novo, dit-il, montrent les bienfaits de l’exercice physique dans la solidité de la charpente osseuse et des lombalgies, des maux de reins chez les femmes hypertendues. « Mais autant la pratique de l’exercice physique est bénéfique autant elle peut s’avérer dangereuse si elle n’est pas exercée dans un cadre bien précis », souligne-t-il. Il a également insisté sur l’importance de contrôler la fréquence cardiaque, c’est-à-dire les battements du cœur lorsqu’on fait l’exercice physique. Car cette fréquence cardiaque ne doit pas dépasser certaines limites qu’on appelle fréquence maximale théorique et qui est appelé par la formule : (220 – l’âge de la personne). Lorsqu’on ne respecte pas ces règles, prévient-il, il peut avoir des accidents graves. Le professeur Barnabé Akplogan ne partage pas le fait que l’exercice physique se fait un peu partout dans les villes sans aucun contrôle. Car, s’indigne-t-il, ces milieux sont bien pollués de même que les salles de Gym qui ne sont pas aérées. « Le cœur ne bat pas indéfiniment et il est indispensable de connaître sa fréquence cardiaque maximale pour savoir quels types d’activités mener », renchérit le président de la Société des cardiologues du Bénin, Martin Houénassi qui insiste sur le fait que l’âge est un facteur essentiel dans les risques de maladies cardiovasculaires.

Apprécier l’intensité d’un exercice physique

En insistant sur les bienfaits de l’exercice physique qui s’intègre dans un cadre global de modification des comportements des malades, Barnabé Akplogan souligne que l’exercice physique doit être prescrit comme un médicament par le cardiologue ou un médecin de sport et donc doit être respecté par le malade au même titre que les autres médications qui sont recommandées.
A cet effet, le cardiologue Gildas Assogba déplore que les maladies cardiovasculaires soient les premières causes de décès dans le monde, mais se réjouit que la pratique de l’exercice physique soit un moyen efficace de prévention. Il définit les critères qui permettent d’apprécier l’intensité d’un exercice physique, notamment selon le niveau d’effort ressenti par la personne. Il y a, cite-t-il, des activités de faible intensité, d’intensité modérée, d’intensité élevé et d’intensité très élevée.
Selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), rapporte-t-il, pour avoir un corps sain, il faut avoir pratiqué une activité physique d’intensité modérée régulière et au moins pendant trente minutes et au moins cinq jours par semaine à composante plutôt dynamique que statique. Ainsi, la marche est un exercice physique pratique et idéal très simple à pratiquer et très peu coûteux, ajoute-t-il avant d’inviter les populations à reconnaitre leur bon niveau d’intensité physique lorsqu’elles pratiquent l’exercice physique. Il s’agit d’être capable de parler mais pas de chanter. Donc il faut avoir un niveau d’essoufflement moyen pour éviter des accidents lors des exercices physiques. En ce qui concerne des personnes qui souffrent les maladies du cœur, il est indispensable qu’ils aient un bilan cardiovasculaire avant de faire l’exercice physique.
Le cas des sportifs de haut niveau a été abordé. Dr Assogba définit l’athlète comme une personne qui pratique le sport à raison de 8 heures par semaine depuis au moins six mois. Ces athlètes avant de pratiquer le sport doivent avoir une licence et qui doit être délivrée après avoir eu un examen cardiovasculaire qui inclut notamment l’interrogatoire, l’examen physique et un électrocardiogramme.

10 règles d’or pour un exercice physique efficace

Le Club des cardiologues du sport de France a publié dix règles d’or à respecter.
La nécessité de faire un bilan cardiovasculaire avant de se remettre à la pratique du sport que tout individu de plus de 40 ans ; l’importance d’éviter de faire l’exercice physique lorsqu’il fait trop chaud ; l’importance de boire de l’eau pendant 3 ou 4 gorgées d’eau toutes les 30 min pendant qu’on pratique l’exercice physique ; l’importance de faire attention à un certain nombre de signe lorsqu’on est en train de faire l’exercice physique ; et notamment un cœur qui bat trop vite, un essoufflement anormal, des douleurs dans la poitrine et devant lesquels il faut s’arrêter et aller consulter. Il ne faut pas faire l’exercice physique lorsqu’on fait de la fièvre.

Santé 10 avr. 2018


Dr Yazid Savage, médecin ophtalmologiste: « Tout le monde fera une cataracte »
[caption id="attachment_28732" align="alignnone" width="1024"]Le Dr Yazid Savage[/caption]

Lorsque la vision commence par s’embrouiller et devient floue, la cataracte est l’une des maladies auxquelles on pense. Cette affection survient le plus souvent avec l’âge et nul ne peut y échapper s’il vit longtemps, explique docteur Yazid Savage, médecin ophtalmologue à Cotonou, dans cet entretien.

La Nation : Qu’est-ce que la cataracte ?

Dr Yazid Savage : La cataracte, c’est l’opacification d’une lentille qui est dans l’œil qu’on appelle le cristallin. Ce cristallin est normalement transparent mais avec l’âge, il devient plus opaque, il perd sa transparence. Donc la cataracte vient avec l’âge. La cataracte qui vient avec l’âge, c’est ce qu’on appelle cataracte sénile et c’est la plus fréquente parce que tout le monde fera une cataracte, il suffit de vivre longtemps. C’est un processus normal de vieillissement, c’est un peu comme les cheveux blancs. Le cristallin et les cheveux ont la même origine embryologique. Tel que les cheveux deviennent blancs avec l’âge, c’est comme cela que le cristallin aussi devient blanc et c’est ce qui fait la cataracte.

Pourtant la cataracte est considérée comme une maladie. Pourquoi ?

On considère la cataracte comme une maladie parce que le premier motif de consultation, pour ceux qui en souffrent, c’est la baisse de l’acuité visuelle. En consultation, vous entendez les patients dire je ne vois pas bien, ma vision a baissé ou je vois flou. En principe, il n’y a pas de douleur liée à cela mais quand la maladie évolue trop, elle peut entrainer une douleur.

Quels sont les autres types de cataractes ?

En dehors de la cataracte sénile, il y a la cataracte congénitale qu’on observe chez les enfants, notamment les nouveau-nés. Quand l’enfant est dans le noir, on voit ses yeux qui brillent. C’est un premier motif de consultation. Donc si dans la nuit on voit les yeux de l’enfant briller comme ceux d’un chat, c’est un signe de cataracte congénitale. Il y a la cataracte pathologique qui est causée par une maladie générale comme le diabète. Un diabète qui est mal équilibré peut entrainer une cataracte précoce chez le patient. Il y a les cataractes compliquées où c’est une inflammation de l’œil, en particulier de l’uvée qui en est la cause. Si on situe la cataracte sénile à 60 ans environ, la cataracte du sujet diabétique vient un peu plus tôt. On distingue aussi les cataractes traumatiques qui surviennent suite à un traumatisme crânio-facial. Généralement c’est le flou visuel ou la baisse de l’acuité visuelle qui amène les gens en consultation.

En dehors de l’âge, quelles sont les autres causes de la cataracte ?

Pour ce qui concerne la cataracte congénitale, les enfants sont atteints depuis qu’ils sont à l’étape de fœtus dans le ventre de la mère. Il s’agit d’une inflammation au niveau de l’uvée, une tunique de l’œil qui est en rapport avec le cristallin. L’inflammation de l’uvée peut entrainer des modifications au niveau du cristallin et l’enfant naît avec une cataracte. C’est pour cela que chez la femme enceinte, on fait certaines analyses pour dépister des maladies qui peuvent éventuellement entrainer une cataracte congénitale. Parmi les causes de la cataracte congénitale, il y a la toxoplasmose ou la syphilis chez la mère. La cataracte peut être aussi due à une malformation au niveau du fœtus. Pour ce qui est de la cataracte pathologique, c’est une maladie générale, comme le diabète, qui entraine cela. Les cataractes traumatiques sont dues soit à des traumatismes oculaires directs soit à des traumatismes crânio-faciaux.

Quels sont les traitements disponibles au Bénin et leur efficacité ?

Le seul traitement de la cataracte est le traitement chirurgical. Il n’y a pas de médicament ni de collyre pour traiter la cataracte. La chirurgie de la cataracte est la plus pratiquée au monde et les techniques ont tellement évolué que les risques sont minimisés. Cependant, il n’y a pas de chirurgie sans risques. Le même chirurgien peut opérer deux personnes le même jour et ne pas avoir les mêmes résultats. Les chances de guérison de la cataracte dépendent de l’état de l’œil avant l’opération. Le fait que la cataracte soit blanche par exemple ne permet pas d’accéder au fond de l’œil pour voir le nerf optique. Donc si le nerf optique est en souffrance derrière ou s’il est détruit, si on opère une personne qui présente ce tableau, elle ne pourra pas voir à nouveau. Tout dépend de l’état de l’œil au moment où on veut opérer.

Quelles sont les complications possibles de la cataracte lorsqu’elle n’est pas traitée ?

Il y a des risques de complications lorsque la cataracte n’est pas traitée, telle l’hypertonie oculaire et c’est douloureux. Si on ne traite pas cette hypertension dans l’œil, ça peut détruire le nerf optique et même si on opère la personne, elle ne pourra plus voir. Mais de façon générale, les patients retrouvent la vue après l’opération lorsque celle-ci se déroule bien.

Quelques conseils pour terminer cet entretien

Si une personne âgée qui souffre de cataracte et à qui on propose la chirurgie, refuse de subir une telle opération, il n’y a pas lieu de la forcer à la faire. La survenue de la cataracte étant un processus normal de vieillissement du cristallin, chez certaines personnes cela arrive plus vite. Aux diabétiques par exemple, le conseil qu’on peut donner, c’est de faire suivre leur diabète régulièrement et que leur glycémie soit la plus stable possible. Le port de casque pour ceux qui utilisent des véhicules à deux roues et le port de lunettes de protection pour des professions ou activités à risque de traumatisme oculaire est recommandé. Devant toute baisse d’acuité visuelle, il faut consulter un médecin ophtalmologiste car toute baisse d’acuité n’est pas forcément une cataracte.

Santé 10 avr. 2018


Facilitation des échanges commerciaux entre le Bénin et le Niger: L’Uemoa forme usagers et acteurs des Pcj de Malanville
[caption id="attachment_28728" align="alignnone" width="1024"]sur le système des transports en transit sur le corridor de l’Uemoa[/caption]

Dans le cadre du Programme d’appui à la facilitation des échanges commerciaux entre le Bénin et le Niger, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) forme acteurs et usagers des postes de contrôle juxtaposés (Pcj) de Malanville. Cette formation de deux jours qui vise à sensibiliser lesdits usagers et acteurs, et dont les travaux ont démarré, ce lundi 9 avril à Cotonou, est appuyée par l’Union européenne et assurée par le consultant en facilitation des échanges de l’Uemoa, N’guessan N’guessan

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) met en place les dispositifs pour faciliter les échanges commerciaux entre le Bénin et le Niger. Après inauguration des Postes de contrôle juxtaposés (Pcj) de Malanville dans le département de l’Alibori en 2014, la mise en service desdits Pcj a démarré. C’est à travers un atelier de formation des usagers et acteurs de deux jours dont les travaux ont été ouverts hier à Cotonou.
Durant deux jours, les différents usagers et acteurs participants de cet atelier de formation, seront sensibilisés sur le système des transports en transit sur le corridor de l’Uemoa, du Bénin au Niger. Ils auront des explications sur les conventions internationales et les accords bilatéraux et multilatéraux sur les échanges commerciaux entre le Bénin et le Niger ; les différentes institutions internationales intervenant dans la mise en application de ces conventions et accords. Aussi, auront-ils une présentation sur les Pcj de Malanville ; des solutions et recommandations pour la mise en œuvre de ces Pcj, de même que les stratégies de leur mise en œuvre.
Selon le consultant en facilitation des échanges de l’Uemoa, N’guessan N’guessan, un Pcj est une plateforme logistique où on rassemble des acteurs comme la Police, la Gendarmerie, la Douane, les services vétérinaires, les Eaux et Forêts qui font des contrôles au passage des frontières. Que ce soit du côté du Bénin ou du côté du Niger, tous ces acteurs sont désormais regroupés en un seul endroit. Ainsi, les tracasseries sont diminuées au niveau des frontières. Avec les Pcj, les contrôles qui duraient de deux à trois jours voire quatre jours selon le consultant en facilitation des échanges, seront désormais d’à peine 30 à 40 minutes.
La formation qui se déroule actuellement consiste à sensibiliser les différents usagers et acteurs sur l’existence de cette infrastructure avec des équipements qui permettent d’aller vite. N’guessan N’guessan souligne que la règlementation qui sert à faire le contrôle est en amont, c’est-à-dire que quand on quitte le port de Cotonou, tout ce qui est opération physique, tout ce qui est procédure ou tout ce qui est document est réglé avant d’arriver aux Pcj de Malanville. Autrement dit, on ne peut pas, souligne-t-il, apporter tout ce qu’il faut faire au port de Cotonou aux Pcj, ou tout ce qu’il faut faire à Niamey aux Pcj. Le résultat attendu, selon le consultant, est de faciliter au maximum le commerce régional par voie routière. C’est ainsi que le Bénin et le Niger ont été choisis pour donner une impulsion à ce commerce tant voulu par l’Uemoa et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Actualités 10 avr. 2018


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