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La fourniture d’énergie électrique est inscrite au rang des priorités du gouvernement qui a consacré au secteur environ 10 % des projets phares de son programme d’action. Un vaste chantier d’électrification est lancé et suit son cours pour sortir plusieurs localités de l’ornière et permettre aux structures de production de tourner.
« Le souci constant de mon gouvernement, depuis avril 2016, est d’agir pour assurer une totale indépendance énergétique à notre pays », a réaffirmé le président Patrice Talon, le 22 décembre 2017 face aux représentants du peuple, dans son message sur l’état de la nation. Fort de ce que l’énergie est la base de tout développement économique, le gouvernement travaille à « la garantir et la réinventer constamment » au profit des ménages, des sites de production, des entreprises, des hôpitaux, des espaces publics.
Ainsi une vingtaine de projets et programmes est en cours pour l’accroissement des capacités nationales de production, de développement de l’électrification rurale, de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergique, du renforcement des capacités institutionnelle et réglementaires du secteur de l’énergie, selon le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou. Une importante somme de plus de 53 milliards F Cfa sera consacrée au secteur par le gouvernement pour le compte de l’année 2018. Ainsi, il est envisagé l’achèvement des travaux de réhabilitation des centrales électriques de Porto-Novo, de Parakou et de Natitingou pour une puissance totale de 30 MW, etc. Des actions qui permettront en 2018 de porter la puissance installée à plus de 500 MW, d’augmenter de 290 km les lignes de transport 61 KV, de faire passer le taux d’électrification de 33 % en 2015 à 39 % et le taux de couverture en termes de nombre de localités électrifiées/nombre total de localités du pays de 43 % en 2015, à 53 %.
Ainsi, en plus des actions urgentes pour maîtriser le délestage, il a été lancé la construction d’une centrale bicombustible de 120 MW avec le soutien financier de la Banque islamique de développement (Bid).
Aussi, le gouvernement a-t-il autorisé récemment la construction d’une nouvelle centrale de 120 MW par un opérateur privé dont les travaux démarreront dans les prochains mois. A cela s’ajoutent plusieurs centrales solaires dans les départements pour une capacité cumulée de 100 MW. C’est dans ce cadre qu’a été signée, le 7 décembre 2017, avec l’Agence française de développement, la convention de financement du projet Defissol, d’un montant de 40 milliards de F Cfa, pour construire la plus grande centrale photovoltaïque du pays, d’une capacité de 25 MW à Onigbolo, commune de Pobè. Cofinancé par l’Afd et l’Union européenne, le projet qui vise à assurer un approvisionnement énergétique régulier, sécurisé et moins coûteux, notamment en diversifiant les sources de production d’électricité, prévoit également un appui à la modernisation du système informatique de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee).
C’est dans cette même dynamique que s’inscrit la mise en œuvre du deuxième compact du Millennium Challenge Account (Mca-
Bénin II) consacré à l’énergie.
Des chantiers
Le chantier de construction d’une nouvelle centrale de 120 Mw à Maria Gléta 2 dans la commune d’Abomey-Calavi, évolue et les travaux seront livrés au cours du premier trimestre de l’année prochaine.
Les localités de Kodé dans la commune d’Adjohoun, Gonmè Sota et Katagon dans la commune d’Akro-Missérété ont bénéficié d’installations électriques inaugurées le 23 février dernier. Avant elles, la veille, la lumière a jailli dans les villages de Vêdo et Ayokpo dans la commune de Sèmè-Podji et les populations ont manifesté leur joie et leur gratitude à l’endroit du président Patrice Talon et son gouvernement. A ces occasions, le ministre Dona Jean-Claude Houssou a laissé entendre qu’il n’est plus question de poser des premières pierres, mais plutôt de célébrer les infrastructures déjà réalisées, avant d’annoncer que les infrastructures mises en service ne sont que les premières d’une longue série.
En effet, le 13 janvier dernier, le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, était à Parakou où il a procédé au lancement des travaux d’électrification des quartiers périphériques de la ville tels que Guéma Ouest et Centre, Swinrou et Kpassagambou. Il est question de desservir environ 600 ménages et d’assurer l’éclairage public avec une trentaine de lampadaires. « Près de 250 millions de francs Cfa sont prévus pour ces travaux dont la durée d’exécution est de six mois au maximum », a-t-il informé.
Déjà la veille, dans les localités de Savè et Tchaourou, le ministre et sa suite sont allés constater l’état d’avancement des travaux de construction des lignes hautes tensions qui, après un retard de vingt mois, devraient finir au mois de juin prochain. Ce vendredi 12 janvier, le ministre de l’Energie était aussi dans les localités d’Assanté et Dani dans la commune de Glazoué ; Kokoro et Tchalla Ogoï dans la commune de Ouessè pour mettre en service des ouvrages électriques dont les travaux ont été lancés, un an plus tôt.
D’autres localités avaient connu, le 20 décembre 2017, le lancement de travaux d’électrification, notamment les villages d’Awaya, Mondji-Gangan Tangbé, Agbakosaré et Ikpakpada dans la commune de Dassa et ceux d’Adourékoma, Egbessi et Kpakpazoumè dans Glazoué, au grand bonheur de leurs habitants. Les villages d’Okrin, Bougou et Yawa seront également sortis du noir tout comme Dassèkomey dans l’arrondissement de Ouèdo, au Centre de santé d’Akassato (commun d’Abomey-Calavi) où des travaux d’électrification ont été lancés ainsi que Zoungbomey à Hinvi (commune d’Allada) où des ouvrages d’électrification sont déjà fonctionnels.
Par ailleurs, tout comme les projets de construction de barrage hydroélectrique d’Adjarala (147 MW) et Dogo Bis (128 MW) et ceux des énergies renouvelables, la production durable de la biomasse électricité au Bénin préoccupe le ministre Dona Jean-Claude Houssou et les acteurs du secteur. Toutes choses qui permettront au Bénin de disposer d’environ 500 MW à l’horizon 2020-2021.

A l’avènement du régime de la Rupture et du Nouveau départ, le secteur éducatif, comme tout autre secteur de la vie nationale, a fait l’objet de réformes. Chaque sous-secteur a eu sa dose de mesures durant ces deux ans de gouvernance Talon.
Pour redorer le blason de l’école béninoise dans tous les sous-secteurs, certaines mesures ont été prises. Parlant des réformes, Marie-Odile Attanasso indique que des défis doivent être relevés dans le secteur éducatif pour atteindre la qualité. Elle est à rechercher non seulement au niveau des élèves mais aussi au niveau des enseignants.
Fondamentalement, au niveau de l’enseignement supérieur, le constat est l’existence d’une pléthore d’instituts et d’établissements privés d’enseignement supérieur. « On dénombre près de 150 universités privées dont à peine 50 disposent d’agrément », signale la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ces universités et établissements privés, ajoutera Marie-Odile Attanasso, disposent chacun de son programme de formation et délivrent les diplômes selon leur bon vouloir. Ce qui a abouti au resserrement de la carte universitaire. Pour formaliser cette volonté, le Conseil des ministres du 27 juillet 2016 a décidé de la réorganisation de la carte universitaire du Bénin autour de quatre grandes universités publiques. Ainsi, leur nombre est passé de sept à quatre. Deux universités plurithématiques à savoir Abomey-Calavi et
Parakou et deux universités thématiques, l’Université polytechnique d’Abomey et l’Université des Sciences agronomiques de Porto-Novo. A ces universités sont rattachées des centres universitaires. Selon Marie-Odile Attanasso, cette réorganisation encore appelée « resserrement de la carte universitaire »devrait permettre l’utilisation rationnelle et efficiente des ressources humaines. Car, explique-t-elle, l’installation des anciennes universités publiques ne répond pas aux normes en matière d’infrastructures, d’équipement ni en termes de personnel enseignant.
Assainir le secteur privé de l’enseignement supérieur
Le secteur privé de cet ordre d’enseignement a commencé à enregistrer aussi son paquet de réformes. Il est question d’assainir le secteur. Cette action passe déjà par la réduction du nombre des universités privées en procédant à la fermeture de celles qui ne sont pas aux normes. En outre, pour régler le problème de la diversité des programmes enseignés aux étudiants d’une même promotion dans différents établissements supérieurs privés, le gouvernement de la Rupture a préconisé l’homologation des programmes et la fin de la co-signature des diplômes. Ce qui a débouché en 2017 sur l’organisation des examens nationaux de licences et de master pour les étudiants des universités privées. Des dispositions sont en cours pour aller à la suppression du Brevet de technicien supérieur(Bts) pour se conformer aux exigences du système Lmd où nulle part le Bts n’apparaît.
Les étudiants du public bénéficiaires de bourses reçoivent leurs allocations par virement bancaire, depuis l’avènement de la Rupture. On ne saurait omettre l’amélioration du mode de sélection des bacheliers pour l’accès en première année dans les établissements de formation professionnelle des Universités Nationales du Bénin. Depuis l’année 2007, en lieu et place des concours précédemment organisés, la sélection des bacheliers pour l’accès en première année dans les établissements de formation professionnelle des universités nationales du Bénin se fait autrement. Cette réforme consiste àrecueillir auprès de tous les candidats au Baccalauréat, avant la validation de leur candidature à l’examen, trois choix par ordre de préférence des filières dans lesquelles ils souhaiteraient poursuivre leurs études universitaires. Ensuite, suivra la publication des résultats de l’examen du Baccalauréat avec précision du classement par ordre de mérite des lauréats dans les trois filières universitaires de formation professionnelle qu’ils ont choisies.
Toujours concernant les bourses et secours universitaires, un changement de paradigme est intervenu et a fait monter la tension au sein de la communauté estudiantine. En effet, la bourse ne s’obtient plus avec 11,51 de moyenne dans les facultés classiques quand l’étudiant passe d’une classe à une autre.Elles sont désormais octroyées pour les trois ans de la licence. L’étudiant qui entre en première année avec une bourse la perdra s’il échoue mais la reprendrait l’année qui suit, s’il réussit, indique le ministre Marie-Odile Attanasso.
Par rapport à la collaboration entre le gouvernement et les organisations estudiantines du secteur public, l’Etat ne reconnaît désormais qu’un seul interlocuteur ; lequel doit être représentatif à 30 % au niveau du rectorat et à 40% au niveau national. Les élections au niveau des organisations d’étudiants auront lieu tous les trois ans désormais.
La rupture dans l’enseignement secondaire
L’une des grandes réformes que la Rupture a engagées au niveau de l’enseignement secondaire concerne le passage du premier cycle au second cycle. Pour accéder à la classe de Seconde, les élèves doivent remplir deux conditions simultanément: l’obtention du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et l’obtention d’au moins 10/20 de moyenne. Ce qui suppose que ceux qui satisfont l’une seulement des deux conditions ne sont plus autorisés à faire la Seconde. Cette double exigence de la moyenne de classe et du Bepc vise, selon l’ancien ministre des Enseignements secondaire et technique et de la formation professionnelle, Lucien Kokou, à améliorer la qualité de la formation des cadres de demain et surtout de créer les conditions pour l’excellence en milieu scolaire.
De même, l’enseignement secondaire a enregistré en janvier, une réforme règlementant l’usage de téléphone portable dans les collèges et lycées. Ainsi, par la note circulaire n°001/MESTFP/DC/SGM/SA du 03 janvier 2018, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, le professeur Mahougnon Kakpo a formellement interdit l’usage du téléphone portable aux heures de travail aux enseignants. « Autant l’enseignant est le premier modèle de l’enfant, autant l’utilisation du téléphone portable dans ces conditions porte gravement préjudice à la gestion du temps de travail effectif au profit des différents acteurs du système, ce qui, par ricochet, constitue un élément de contre-performance », signale-t-il.
« Tout enseignant ou tout élève qui serait surpris en pleine utilisation d’un téléphone portable dans nos établissements scolaires, de même que tout enseignant qui ferait usage d’un téléphone portable à ses heures de cours, subirait les sanctions administratives conformément aux dispositions en vigueur », avertit le ministre.
Par ailleurs, il a recommandé aux enseignants de respecter les normes vestimentaires prescrites en matière de morale professionnelle et de législation scolaire.
A ces deux réformes, il faudra ajouter celle concernant l’utilisation des vacataires. Aussi bien leur recrutement que le mode de paiement de leurs rémunérations ont connu des réformes.
Primaire : les cantines scolaires pour réduire le taux d’abandon
Au niveau de l’enseignement primaire, la réforme s’est intéressée à la réduction du taux d’abandon. Pour ce faire, le gouvernement a trouvé comme solution de rehausser le taux de couverture des cantines scolaires au Bénin. De l’ordre de 30% jusqu’à la fin de l’année scolaire 2015-2016, le gouvernement Talon a pris des mesures pour l’augmenter à 51%.Grâce à cette mesure, plus de 351109 écoliers des douze départements, de 1574 écoles primaires publiques ont bénéficié des repas servis par les cantines scolaires gouvernementales installées par le Programme alimentaire mondial qui accompagne le gouvernement dans ce projet. Cette réforme coûte pour le gouvernement la somme de 27,2 milliards de francs Cfa pour la période 2017-2021. En termes de critères dont dépend la création d’écoles à cantine, il faut noter que l’école doit être dans une zone reculée et difficile d’accès. De plus, elle doit avoir un faible effectif d’apprenants, pour pouvoir encourager les écoliers à venir au cours, a expliqué Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire.
Actualités 06 avr. 2018

Dans le domaine des infrastructures et des transports, 42 projets dont 18 projets phares et 24 prioritaires sont prévus dans le Programme d’action du gouvernement du Bénin sur le quinquennat (2016-2021). Après deux ans, plusieurs chantiers ont démarré et sont en cours de réalisation sur toute l’étendue du territoire national.
Deux années de gestion et déjà plusieurs chantiers prennent corps sur toute l’étendue du territoire national dans le domaine des infrastructures et des transports. C’est le cas de la Route des pêches. Un imposant joyau qui se dresse le long de l’océan Atlantique sur plus de 13 km entre Cotonou et Ouidah. Sur ce chantier, pas de répit. L’entreprise chargée du chantier travaille jour et nuit afin de respecter le délai contractuel, sous l’œil vigilant de la mission de contrôle : « Le marquage topographique montre que le noir est déjà autour de 4,16 km sur les 13,2 km, donc comme vous le constatez ça évolue considérablement », confie Mama Idrissou, le chef de contrôle.
Même constat sur le tronçon Calavi-Kpota-Cococodji qui a été redimensionné avant d’être lancé. « C’est un marché dont nous avons hérité de l’ancien régime qui prévoyait une fois deux voies mais le chef de l’Etat Patrice Talon a estimé qu’Abomey-Calavi mérite mieux que ceci et a souhaité que la voie soit redimensionnée à deux fois deux voies avec un dédoublement au niveau du pont de Hêvié », a expliqué le directeur des Infrastructures, Jacques Ayadji. Sur ce chantier, l’entreprise en charge des travaux est à l’œuvre, à la satisfaction des riverains qui n’attendent que l’inauguration pour en jouir. « Cette route est une chance pour les populations de Calavi, Ouèdo et Hêvié qui pourront facilement atteindre Cococodji sans souci », a reconnu Eric Hounkpè, propriétaire terrien à Hêvié. Pour Jacques Ayadji, les chantiers évoluent considérablement à telle enseigne que sur les 24 projets phares, 15 sont en pleine éclosion.
De la même manière, le segment Ouèdo jusqu’à Tori-Bossito reçoit également son lot d’aménagement tel que souhaité par le chef de l’Etat qui a dû mobiliser des financements à la hauteur de ces grands travaux. Selon Jacques Ayadji, le chef de l’Etat souhaite avoir des routes plus modernes dans le pays. C’est ce qui a entraîné la suspension des travaux pendant quelques mois pour permettre le redimensionnement du projet pour le mettre à un niveau compatible avec les réalités et la vision du président. « Ce qui a induit un renchérissement des coûts. Des milliards de francs Cfa ont été mobilisés et les chantiers évoluent confortablement au Sud comme au Nord du pays. En témoigne la route Bétérou-Tchaourou avec la construction d’un pont.
A Parakou, avec le projet du transport urbain encore appelé Contournement et traversée de la ville, comme dans le Mono-Couffo avec le tronçon Comè-Lokossa-Dogbo, le gouvernement fait diligence pour conduire le projet à son terme.
En plus des projets prioritaires, d’autres ont été lancés par le gouvernement du Nouveau départ, c’est le cas de la route Boukoumbé-Korontière-frontière du Togo où l’entreprise en charge des travaux est à l’œuvre. « Nous pouvons affirmer que l’entreprise en charge des travaux est réellement en train d’exécuter avec les compétences requises. Nous partons d’ici avec satisfaction », a déclaré le ministre des Travaux publics, Cyr Koty, qui était en février dernier sur le chantier. Même diligence au niveau de l’entreprise en charge de la voie Covè-Banamè-Panhouian.
Les travaux des routes Dassa-Savalou-Bantè-Bassila- Djougou évoluent à grands pas, confie Ousmane Dicco, chef de contrôle de ce chantier.
La route Porto-Novo-Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi n’est pas, non plus, du reste. Lancé le 25 juillet 2017, cet axe long de 35 km prend en compte la reconstruction de la route Porto-Novo-Akpro-Missérété et des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi. Après des piétinements au démarrage du chantier, les travaux évoluent normalement. « Il y avait des craintes mais l’entreprise avance bien actuellement », assure Jacques Ayadji.
Les autres aménagements routiers prévus pour le compte de Porto-Novo évoluent également. Il s’agit de l’aménagement et du bitumage de la Rocade de Porto-Novo (section 1) allant de « Beau rivage » au début du Boulevard du cinquantenaire en 2x2 voies prenant en compte le pont de Zounvi et de la rue des manguiers menant à l’Assemblée nationale, le tout d’une longueur totale de 9,55 km.
Du rêve à la réalité
L’aménagement du tronçon Toffo-Lalo-Agbangnizoun- Abomey-Djidja est lancé en mars dernier. Pour le maire d’Agbangnizoun, Gaspard Gboli-Honon, c’est un rêve de longue date qui vient d’être concrétisé par le président Patrice Talon. Selon lui, cette voie mettra fin au calvaire des populations.
Le préfet du Zou, Firmin Kouton, estime que la réalisation de ces axes routiers est un grand coup d’accélérateur au désenclavement de ces régions du Bénin qui ont longtemps souffert de leur position géographique. Il s’agit là d’un investissement de 98 365 025 171 francs Cfa Ttc y compris les coûts nécessaires aux prestations de contrôle et de surveillance, au déplacement des réseaux (Electricité, Eau et Téléphone).
Le maillage du réseau routier se met en place avec les ponts de Womey (Abomey-Calavi) et de Tovègbamè, (Adjohoun) qui sont en cours de réalisation pour soulager les populations.
A la fin des travaux, dans quelques mois, les populations de Womey pourront rejoindre celles de Cocotomey facilement et vis-versa. Démarrés en février 2017, les travaux sont prévus pour finir et entrer en service en décembre prochain. Une mission composée du ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, du préfet de l’Atlantique, des autorités communales et des directeurs techniques du ministère est allée évaluer l’état d’avancement des travaux en février dernier. Ainsi, le taux d’avancement et d’exécution du projet à cette date est de 28 % pour un taux de consommation financier de 20 % à 25 %.
Dans le secteur du transport ferroviaire, les contentieux notés dans ce domaine sont en train d’être levés grâce au leadership du chef de l’Etat, selon le ministre Cyr Koty. Il s’agit du contentieux entre les groupes Pétrolin et Bolloré et du contentieux entre l’Etat béninois avec le groupe Pétrolin. Le président Patrice Talon a d’ailleurs trouvé comme solution de dessaisir les groupes Pétrolin et Bolloré du chantier pour le choix d’une autre entreprise capable d’exécuter le projet de la boucle ferroviaire.
Autre action importante à souligner, c’est la mise sous mandat de gestion du Port autonome de Cotonou. Un processus qui s’est achevé le 2 janvier dernier avec la signature du contrat de mandat de gestion avec le Port d’Anvers International. Grâce à cette réforme, le gouvernement pose les jalons d’une meilleure performance du Port autonome de Cotonou.
Dans le domaine du transport aérien, la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé, un projet vieux de plusieurs décennies est lancé et sera enfin réalisé. Le maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, se réjouit de l’avancement des travaux préliminaires avec l’ouverture des voies et l’indemnisation des propriétaires terriens sur le périmètre aéroportuaire.
Par ailleurs, le Conseil des ministres a décidé, le 7 février 2018, de la création d’une société des infrastructures routières du Bénin, en vue de la gestion optimale des postes de péages. Cette nouvelle société aura à charge non seulement de gérer, de développer et d’entretenir les infrastructures routières et autoroutières, mais aussi d’améliorer leur qualité.
A tout cela, s’ajoutent les études réalisées dans le cadre d’autres projets que sont : le contournement Nord de Cotonou, l’extension du Port de Cotonou et du projet autoroutier qui va quitter le carrefour Sèmè pour Porto-Novo avec la construction du deuxième pont de la ville capitale.

Le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys et son collègue des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou ont été écoutés, ce jeudi 5 avril, par le comité de médiation mis sur pied par le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, dans le cadre des négociations pour le dégel de la crise sociale qui secoue plusieurs secteurs de l’Administration publique. Le même exercice a été fait avec les centrales et confédérations syndicales en grève.
Le médiateur de la République reste préoccupé par la situation d’impasse entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales à propos des mouvements de débrayage dans les secteurs de l’éducation, de la justice et de la santé. Il a poursuivi ce jeudi 5 avril, ses échanges en vue de tenter de trouver une porte de sortie à cette crise qui risque de conduire à une année scolaire blanche si rien n’est fait. Ainsi, après les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales la semaine dernière, Joseph Gnonlonfoun et le comité de médiation composé de personnalités sociopolitiques, morales et religieuses ont pris langue hier avec deux membres du gouvernement en l’occurrence le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys et son collègue des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou.
Les deux ministres avaient à leurs côtés des cadres du ministère de l’Economie et des Finances dont le directeur général du Budget, Rodrigue Chaou, et ceux du ministère de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle. La délégation gouvernementale est allée donner sa version des faits sur la tension sociale. Elle a fait à l’équipe de médiation la genèse de la crise sociale qui a commencé, en janvier dernier, au lendemain de l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi supprimant le droit de grève à certains corps de la Fonction publique dont ceux de la justice et de la santé. Le ministre Adidjatou Mathys regrette que, malgré la décision de la Cour constitutionnelle déclarant non constitutionnels les textes de lois querellés et qui devrait faire relever désormais au passé la crise, les travailleurs poursuivent les mouvements de débrayage. Cette poursuite ne s’explique pas aux yeux du gouvernement qui a décidé d’appliquer la loi sur le droit de grève en vigueur au Bénin et qui fixe clairement la procédure devant conduire à une cessation de travail. Laquelle procédure n’aurait pas été respectée par les travailleurs en grève. Une situation qui a conduit le Conseil des ministres à déclarer l’illégalité de la grève et opérer des défalcations sur les salaires du mois de février dernier pour fait de grève à tous les fonctionnaires ayant participé au débrayage, explique Adidjatou Mathys. Il y a eu ensuite plusieurs rencontres entre la commission de négociations gouvernement/syndicats mais qui n’ont rien donné jusqu’ici. Les centrales et confédérations syndicales font aujourd’hui de la rétrocession des fonds défalqués une question préjudicielle avant tout retour à la table de négociation, souligne Adidjatou Mathys. Elle déplore cette impasse totale entretenue par les grévistes en dépit de la main tendue du gouvernement.
Le ministre du Travail et de la Fonction publique invite les travailleurs en grève à un sursaut patriotique pour reprendre le travail. Elle rassure de la bonne foi de l’Exécutif à poursuivre les négociations avec les centrales et confédérations syndicales, même après la reprise des activités dans les écoles, lycées et collèges, les cours et tribunaux et les hôpitaux. Adidjatou Mathys salue dès lors l’initiative du médiateur de la République qui s’invite dans le dénouement de la crise avec certaines personnalités sociopolitiques, morales et religieuses.
En tout cas, Joseph Gnonlonfoun garde l’espoir que la sortie de crise n’est plus loin. Il veut aller très vite avec son comité pour faire sa proposition. Le médiateur de la République dit avoir demandé à la délégation gouvernementale de lui adresser une synthèse écrite de ses déclarations. Le courrier devrait lui parvenir d’ici ce soir. Le comité se réunira ensuite mardi 10 avril prochain pour élaborer et adopter son rapport assorti de propositions pour une sortie de crise, lequel sera soumis au chef de l’Etat pour suite à donner.
Aéroport Bernardin Cardinal Gantin [/caption]Espace intérieur plus aéré, éclairage modernisé, halls arrivées/départs rénovés, temps de formalités réduit... Des réformes sont entreprises au niveau de l’aéroport de Cotonou pour en faire une plateforme plus agréable, sécurisée et fréquentable.
« Révéler une aviation civile sûre au service d’un développement durable », telle est la vision de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), structure de l’État chargée de la réglementation et du contrôle de la navigation aérienne. Pour atteindre cet objectif, une série de réformes est introduite dans le système depuis un an et demi. Deux chantiers majeurs sont ouverts à cet effet. Le premier consiste à connecter l’Aviation civile béninoise afin qu’elle soit une courroie de transmission entre les deux vecteurs de développement que sont le tourisme et le commerce. Le second chantier vise à rendre l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin plus moderne.
Il est question de valoriser et de profiter de la position stratégique de l’aéroport de Cotonou qui est à six heures de vol de Paris, de Djeddah et d’Afrique du Sud, et situé à côté du grand voisin de l’Est : le Nigeria, explique Karl Lègba, directeur général de l’Anac, à la faveur d’une conférence de presse animée, le 12 janvier 2018. Il souligne qu’il était impérieux d’arrimer l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin aux normes requises au plan international. Les réformes entreprises ont permis de réduire le temps d’attente d’un passager pour rentrer en possession de ses bagages, de 2 heures à 30 voire 25 minutes maximum, soit un gain de temps de plus de 75 %, se réjouit Karl Lègba. Et l’Anac ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : elle travaille à avoir un temps de 15 minutes dorénavant. De même, des dispositions sont prises afin que les passagers puissent accomplir en un temps record les formalités d’embarquement dans le but de réduire le temps de transit et fluidifier le système de navigation aéronautique.
A cela, s’ajoutent la rénovation du hall arrivées déjà achevée qui offre plus d’espace attrayant et sécurisé, l’acquisition d’équipements répondant aux normes, la rénovation du hall départs en cours.
Aussi, la sécurité est-elle renforcée à l’entrée de l’aéroport, avec filtrage des bagages (en moins d’une minute avec un appareil sophistiqué), pour prévenir les actes terroristes. La lutte contre les actes de corruption n’est pas occultée. Il est mis à la disposition des passagers des numéros verts fonctionnels 24h/24. Toutes choses qui redonnent confiance aux usagers de la plateforme aéroportuaire qui est desservie aujourd’hui par une vingtaine de compagnies aériennes étrangères et qui ambitionne d’en accueillir d’ici l’année prochaine, à en croire le directeur général de l’Anac.
Des décisions
L’une des premières décisions du gouvernement par rapport à l’aéroport de Cotonou, a été de faire réinstaller par la direction générale de la Police nationale, ses équipements dédiés à l’enrôlement des passagers. Cette mesure vise à renforcer le dispositif de protection des données à caractère personnel. Le compte rendu du Conseil des ministres tenu le mercredi 11 mai 2016, souligne que c’est contre les normes, qu’il a été signé, le 26 janvier 2016, un contrat avec une société dénommée Sécuriport, retirant à la Police nationale, notamment au service de la Police de l’air et des frontières, une grande partie de ses prérogatives régaliennes, en matière de gestion des données d’immigration. Or, au regard des dispositions de la loi n°2009-09 du 22 mai 2009 portant protection des données à caractère personnel en République du Bénin, souligne le Conseil des ministres, aucun opérateur privé ne peut collecter et traiter des données personnelles sans l’autorisation préalable de la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés (Cnil).
Le 15 juin 2016, la question de la sûreté du port, la réorganisation du système de gestion de l’aviation civile au Bénin, est à nouveau évoquée en Conseil des ministres, avec pour instruction au ministre des Infrastructures et des Transports, d’accélérer les travaux en vue du respect des engagements internationaux par le Bénin.
Le 18 novembre 2016, le Conseil des ministres se penchera sur la mise en place d’un système de contrôle des entrées et sorties à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou, Cadjèhoun, dans le cadre d’un contrat de concession de type Construction-exploitation-transfert (Cet). Un avis favorable est alors donné à l’offre spontanée de la société Morpho Dys qui propose un système biométrique à base d’empreintes digitales et de reconnaissance faciale, fourni par Safran IS, qui serait réputée dans ce domaine d’activité. La base de données sera la propriété de l’Etat béninois, mais le matériel de ce système restera la propriété du concessionnaire qui devrait concéder à l’Etat une licence d’utilisation sur les logiciels et éléments incorporels du système.
11 janvier 2017, le Conseil des ministres autorise la résiliation du contrat de délégation de gestion des activités aéronautiques nationales entre le gouvernement et l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), la mise en concession de la gestion des aérodromes appartenant à l’Etat béninois et la mise en œuvre d’une procédure de sélection d’un concessionnaire. En effet, le contrat de gestion des activités aéronautiques nationales pour une durée de deux ans renouvelable par tacite reconduction qui a fait l’objet de délégation, en décembre 2011, entre le gouvernement et l’Asecna, n’a pas été renouvelé en 2013. Nonobstant cela, un avenant a été signé le 4 avril 2016, pour une nouvelle période de cinq ans à compter du 1er janvier 2017, explique le Conseil des ministres.
Concession de la sûreté portuaire
Le gouvernement a décidé de concéder la gestion de la sûreté aéroportuaire à une seule personne morale par un contrat à durée déterminée, pour répondre au besoin de réorganisation structurelle devant conduire à la création d’un organe de coordination de la sûreté aéroportuaire. C’était à la faveur du Conseil des ministres le 25 janvier 2017.
En fait, plusieurs acteurs intervenaient dans la mise en œuvre des contrôles de sûreté aéroportuaire. Une situation contraire aux normes internationales et communautaires, selon les différents audits de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) ainsi que le Règlement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Les missions relatives aux contrôles de sûreté aéroportuaire devant faire l’objet de la mise en concession portent sur le contrôle d’accès, l’inspection filtrage des passagers et des bagages de cabine, l’inspection filtrage des bagages de soute ; l’inspection filtrage du fret et de la poste aériens ; les patrouilles intérieure (aérogare) et extérieure (périmètre aéroportuaire), l’acquisition et la maintenance des équipements (rayons X, magnétomètres, etc.) ; la brigade cynophile ; la confection et la production des titres d’accès à l’aéroport ; l’inspection filtrage des guérites (entrée-sortie) à l’aéroport.
Mais au-delà de ces réformes, l’autre projet qui tient à cœur au gouvernement reste la construction de l’aéroport de classe internationale de Glo-Djigbé, un des projets phares du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021). Il sera réalisé en mode «Conception & Construction » par le groupement d’entreprises Cacc-Ycih. Le dédommagement des propriétaires terriens est en cours.
stade Charles de Gaulle de Porto-Novo[/caption]Les matchs de la troisième journée du tournoi international des centres de formations de football (Tic2f) se sont joués, ce mercredi, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo.
Les Béninois de l’Académie Poté Joseph et les Nigérians de Sunsel se sont séparés dos-à-dos (0-0) dans la poule A tandis que l’Aspa du Bénin a été battu par les Ivoiriens de Ceaf.
Résultats des matchs
Poule A :
Mbarakou (Mali) 0 - 1 Cefak (Togo)
Rising (Ghana) 0 - 2 Fc San Pedro (Côté d'Ivoire)
APJ (Bénin) 1 - 1 Sunsel (Nigeria)
Poule B:
Hearts (Nigeria) 2-0 Cefes (Benin)
Étoile (Mali) 3-1 Lizzy (Ghana)
Aspa (Benin) 1 - 5 Ceaf (Côte d'Ivoire)

Intitulé les ‘’Femmes, l’Entreprise et le Droit’’, le tout dernier rapport de la Banque mondiale publié le 29 mars, souligne les efforts de plusieurs gouvernements africains pour améliorer la participation économique des femmes. Le document évoque toutefois les fossés à combler au niveau des pays d’Afrique subsaharienne.
Quatre nations africaines sur la liste des meilleurs pays du monde ayant réalisé ces dernières années des avancées notables en matière de promotion des droits des femmes et d’égalité du genre. Il s’agit du Kenya, de la République démocratique du Congo (Rdc), de la Tanzanie et de la Zambie. Ils figurent parmi les pays ayant accompli des progrès remarquables dans l’adoption des lois en faveur de l’égalité entre les sexes, même si des écarts restent à combler.
Dans son dernier rapport publié le 29 mars dernier, intitulé les ‘’Femmes, l’Entreprise et le Droit’’, le groupe de la Banque mondiale met en évidence le nombre important de réformes adoptées dans ces économies en développement. Ces pays enregistrent « treize réformes visant à supprimer les obstacles juridiques à l’inclusion économique des femmes ».
« L’égalité des chances entre les femmes et les hommes est un impératif moral et économique, et l’abrogation des lois discriminatoires constitue une première étape essentielle dans cette direction », soutient le directeur principal de la vice-présidence chargée de l’Économie du développement de la Banque mondiale, Shanta Devarajan. L’institution espère que la publication des données recensées par le projet ‘’Les Femmes, l’Entreprise et le Droit’’« sera utile aux pays afin d’apporter les changements nécessaires qui permettront aux femmes de faire les meilleurs choix pour elles-mêmes, pour leur famille et pour leur communauté ».
Au-delà de ces pays, des progrès sont également à mettre à l’actif de toute l’Afrique subsaharienne. Cette région enregistre un total de trente-quatre réformes, dont un tiers relatif à l’accès au crédit. Mieux, les gouvernements de soixante-cinq économies dont l’Afrique subsaharienne ont pris des mesures afin d’améliorer la participation économique des femmes. Au total, quatre-vingt-quatre réformes législatives et règlementaires ont été adoptées au cours des deux dernières années, relève la Banque mondiale. La région a enregistré des bonds qualitatifs en matière d’accès au crédit et de lutte contre les discriminations basées sur le genre.
« Avec un score moyen de dix-neuf, l’Afrique subsaharienne fait jeu égal avec la région Asie de l’Est et Pacifique en matière d’accès au crédit. Elle a aussi mis en œuvre près de la moitié des treize réformes adoptées dans le monde pour protéger les femmes contre la violence », rapporte le document qui note également des points forts en matière d’accès aux institutions et la jouissance de la propriété.
Autant d’avancées qu’apprécie la responsable du projet les ‘’Femmes, l’Entreprise et le Droit’’, Sarah Iqbal : « Les progrès accomplis en Afrique subsaharienne sont encourageants. Malgré les innombrables défis auxquels la région fait face, nombre de gouvernements tentent d’abroger des lois souvent héritées de l’époque coloniale, qui discriminent les femmes ». « Nous pensons qu’en changeant la législation, on peut changer le monde et nous espérons que la participation économique des femmes va encore s’améliorer en Afrique subsaharienne », estime-t-elle.
Des écarts à combler
Si l’Afrique subsaharienne a fait des efforts en ce qui concerne l’inclusion économique des femmes, des écarts restent toutefois à combler dans la région en faveur de la couche. Sur les quarante-cinq économies du monde qui n’ont aucune législation sanctionnant les violences conjugales, dix-neuf se trouvent en Afrique subsaharienne. L’étude révèle que dans la région comme dans d’autres pays du monde, les femmes continuent de se heurter à de multiples obstacles juridiques. Lesquels limitent leur accès au crédit ou leur capacité à contrôler les biens matrimoniaux et les empêchent de trouver un emploi ou de diriger une entreprise.
Pour inverser cette tendance, la Banque mondiale lance une exhortation : « Il ne peut y avoir de croissance économique sans les femmes ». Malheureusement, la législation de certains pays du monde ne favorise pas l’atteinte de cet objectif. De nombreux obstacles juridiques empêchent encore les femmes d’accéder à certains emplois, de diriger une entreprise (en raison notamment d’un accès limité au crédit) et de contrôler l’utilisation des biens matrimoniaux.
La discrimination juridique fondée sur le sexe réduit aussi le taux de participation féminine au marché du travail et compromet la croissance économique. Selon la recherche, les inégalités entre les sexes expliquent parfois une grande partie des écarts de production par habitant, et nombre d’économies peuvent accroître leur performance en luttant contre les dispositions légales discriminatoires, notamment en matière d’emploi.
Le rapport analyse l’impact des lois discriminatoires sur la demande de services financiers dans la population féminine. « Faute d’accès aux biens et de contrôle sur ces biens, les femmes ne sont pas en mesure d’apporter une garantie pour obtenir un prêt », peut-on lire dans le document.
Il montre que les inégalités hommes/femmes entraînent une perte de revenus de 15%, en moyenne, dans les économies de l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde). 40% de ce manque à gagner est imputable aux inégalités dans l’entrepreneuriat. Cette perte de revenus est estimée encore plus élevée dans les économies en développement.
Dans cent quatre économies, les femmes n’ont pas le droit d’occuper certains emplois dans des secteurs spécifiques (activités manufacturières, construction, énergie, agriculture, eau et transports, en particulier), ce qui restreint les perspectives d’emploi de plus de 2,7 milliards d’entre elles, relève le document.
« Il n’y a aucune raison d’exclure les femmes de certains emplois ou de les empêcher de diriger une entreprise. », plaide Sarah Iqbal, responsable du projet Les Femmes, l’Entreprise et le Droit.
« Aucune économie ne peut atteindre son plein potentiel économique sans la participation pleine et entière des hommes et des femmes, renchérit la directrice générale de la Banque mondiale, Kristalina Georgievan.
Les avancées des quatre pays
Le Bénin ne figure pas sur la liste des pays cités par le rapport. Toutefois, en matière d’égalité des genres, les défis y sont presqu’identiques dans la plupart des pays africains. Il peut donc s’inspirer des exemples qu’évoque la Banque mondiale pour mieux orienter ses actions en faveur des femmes.
Le Kenya a voté pour la première fois une loi sur les violences conjugales et familiales qui protège les membres de la famille, les époux et anciens époux ainsi que les concubins contre les violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques.
En Zambie, la loi sur l’équité et l’égalité entre hommes et femmes interdit désormais de nombreuses formes de discriminations fondées sur le sexe dans le milieu du travail et affirme le principe d’égalité de rémunération entre hommes et femmes pour un travail de valeur égale. Elle prévoit également des moyens de recours en matière civile pour les cas de harcèlement sexuel au travail.
En Tanzanie, une nouvelle loi a instauré un service d’assistance juridique en matière civile. Le pays a également voté une loi permettant aux femmes les plus pauvres de bénéficier d’une aide juridique dans les procès civils.
En République démocratique du Congo (Rdc), l’une des réformes concerne la modification du Code de la famille autorisant les femmes mariées à signer des contrats, à obtenir un emploi, à ouvrir un compte en banque ou à faire enregistrer une entreprise de la même façon que les hommes mariés.
Anick Santos (au milieu) présentant le projet [/caption]
Le projet ‘’Bénin house’’ initié par l’Alliance de coopération économique, culturelle et touristique Afrik’Alabama a été présenté, ce mercredi 4 avril à Cotonou. Une occasion pour la promotrice, Anick Santos, de restituer les activités de retrouvailles, organisées à Paris en février dernier, et qui ont connu la participation des autorités au plus haut niveau de l’Alabama.
C’est le secrétaire général du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (Hcbe), Alfred Idohou, dont le siège accueillait la rencontre qui a introduit la séance. Saluant l'initiative d’une compatriote de la diaspora, M. Idohou affirme que ce projet est unique et lie l’Alabama au Bénin, depuis plus de dix ans. Mais, entre-temps, « ce projet a connu de blocage », signale-t-il, ajoutant que « grâce au président de la République, il a connu une renaissance ».
Anick Santos, promotrice du projet, a rendu hommage au chef de l’État qui a permis que le projet soit débloqué. À travers cette sollicitude du président, Mme Santos, reconnaît sa détermination à révéler le Bénin. Elle invite de ce fait à accompagner le gouvernement dans sa vision. Elle n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude au docteur Aristide Talon qui a saisi l’occasion pour sensibiliser sur l’opportunité d’accompagner un tel projet pour le rayonnement du Bénin.
"Benin House", explique sa promotrice, est « un projet évolutif à caractère éducatif, historique, culturel, touristique et économique, retenu depuis 2008 par les Autorités d’Africatown-Alabama. « Ce projet qui s’articule autour de trois sections principales sera érigé sur 3 hectares gracieusement mis à disposition par la mairie de Prichard à Africatown-Alabama aux Etats-Unis, à travers la Résolution 1200-11 du 22 novembre 2011», précise Anick Santos.
Au Bénin, ce projet est reconnu par l’État à travers une note en date du 17 octobre 2014. Il vise à promouvoir les arts, la culture du Bénin et surtout le tourisme mémoriel. Pour Mme Santos, « C’est un avant-goût du vrai voyage au Bénin », dit-elle ajoutant que c’est la découverte de la culture béninoise dans sa richesse et dans toute sa diversité.
Les 3 hectares offerts abriteront, selon ses explications, une section Arts et Culture qui comprend : un centre artisanal et culturel, un centre de formation et une salle polyvalente. La section 2 dédiée au tourisme et à l’histoire comprend un musée d’histoire et des arts, une agence de tourisme et un haut lieu de pèlerinage. Quant à la section 3, qui fait la promotion du business et des investissements, elle comprend un complexe hôtelier de type Bungalows, Ganvié…, des restaurants (gastronomie africaine), une zone de promotion économique et commerciale, des vitrines pays, de produits et services, un centre de conférences, des établissements bancaires, d’assurances et des entreprises de prestations de services.
Évaluée à 35 millions de dollars américains l’opérationnalisation du projet "Bénin house", dont Mme Santos annonce la réception du site en juin prochain, favorisera « l’appropriation de l’histoire commune des deux peuples. Elle permettra le rayonnement et la promotion du Bénin en Alabama aux Etats-Unis et aidera le développement du tourisme mémoriel et l’accroissement des revenus des acteurs des secteurs de l’artisanat, de la culture, du tourisme, de l’industrie et du commerce au Bénin », affirme Anick Santos.
Au terme de cette séance, tous les participants dont des représentants des municipalités de Cotonou, de Porto-Novo et de la commune de Ouidah ont convenu de la nécessité de créer le répondant de ce projet au Bénin. Ils saluent l’effort des autorités politiques d’Africatown en Alabama et souhaitent répondre à cette main tendue, en imaginant un projet qui soit le répondant de "Bénin house" sur le territoire béninois. Aristide Talon incite, pour sa part, à dépasser le répondant émotionnel pour proposer un projet à la hauteur des ambitions.
Colloque scientifique à la cathédrale Notre-Dame[/caption]L’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, a ouvert, ce mercredi 4 avril, les travaux du premier colloque scientifique organisé dans le cadre du jubilé des 150 ans d’évangélisation de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Porto-Novo. Pendant trois jours, prêtres, religieuses, laïcs, chercheurs et autres vont débattre de l’histoire et de l’impact de l’action d’évangélisation sur la culture, la foi et le développement à Porto-Novo.
Initialement prévu pour se tenir en novembre 2017 puis reporté une première fois en janvier dernier, le premier colloque scientifique initié dans le cadre du jubilé des 150 ans d’évangélisation de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-Conception de Porto-Novo s’est finalement ouvert, ce mercredi 4 avril. Ce projet qui se concrétise, après maints reports, au lendemain de la célébration de Pâques, la fête de la résurrection du Christ, n’est pas anodin, selon l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, qui a lancé officiellement les travaux.
Pour lui, c’est le signe tangible que Dieu veut que les fruits de ce colloque puissent contribuer à la résurrection de l’église-famille à Porto-Novo et sur tout le territoire du diocèse qui cherche à avancer dans la lumière du Christ ressuscité. Autrement dit, ces assises qui se tiennent dans la semaine après les Pâques autour du thème « Eglise-famille à Porto-Novo au service de la culture, de la foi et du développement » devraient permettre d’ouvrir les portes d’une vie nouvelle d’amour et d’espérance au niveau de la ville de Porto-Novo, estime l’évêque.
Ce colloque se veut donc un temps de témoignage, de devoir et de réflexion, partant depuis l’arrivée des missionnaires et leur installation officielle le 4 avril 1864 à la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-Conception de Porto-Novo. Selon le prélat, l’on doit l’érection le 14 septembre 1955 du diocèse de Porto-Novo qui se confond aujourd’hui aux limites des départements de l’Ouémé et du Plateau aux actions d’évangélisation de ces premiers pasteurs. Le colloque, indique Mgr Aristide Gonsallo, aura à se souvenir de tous ces missionnaires qui, jeunes pour la plupart, ont semé depuis 154 ans les graines de la Bonne Nouvelle à Porto-Novo et partant, dans tout le diocèse. « L’enjeu fondamental de ce colloque est de mieux connaître l’identité de ceux qui professent la foi au Christ dans l’Eglise catholique afin de mieux organiser leur vivre ensemble dans cet espace qu’il partage avec d’autres citoyens dans le respect de leur profession religieuse mais tous au service de la culture et du développement », précise le prélat.
Pour sa part, Richard Kpènou, représentant le président de l’Assemblée nationale, va insister surtout sur l’impact de l’Eglise catholique dans la culture, le développement et l’épanouissement de la population à Porto-Novo. Il en veut pour preuve la fête de l’Epiphanie célébrée par les filles et fils de Porto-Novo, le site de Maria Tokpa où affluent les fidèles et adeptes de toutes les confessions religieuses qui viennent prier pour obtenir des grâces, et la création des écoles catholiques qui participent à une formation solide des enfants au niveau du diocèse de Porto-Novo. Au regard de toutes ces œuvres, Richard Kpènou rassure du soutien du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, pour l’évolution de l’église-famille à Porto-Novo.
Le représentant du préfet de l’Ouémé, Fernand Agbayahoun, et le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, encouragent aussi l’organisation de ce colloque initié par le curé de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-Conception de Porto-Novo, Charlemagne Koudhorot, dans le cadre du jubilé des 150 ans d’évangélisation de cette église. Ils souhaitent tous que les fruits des travaux de ces réflexions puissent renforcer davantage le désir de la population de vivre ensemble dans la paix et la cohésion de la promotion sociale.
Le député Issifou Amadou[/caption]L’impasse des négociations gouvernement/syndicats au sujet de la fronde sociale dans le secteur de l’éducation inquiète le député Issifou Amadou. Ce dernier se fend d’une question d’actualité pour interpeller le gouvernement sur les grèves perlées des enseignants et dont les apprenants et leurs parents sont les premières victimes. L’élu de la huitième circonscription électorale constate que cette grève déclenchée par le Front d’actions des syndicats de l’éducation a démarré le 25 janvier dernier par un mouvement de débrayage de 72 heures qui est passé par la suite à 96 heures de grève par semaine tacitement reconductible depuis le 6 mars dernier.
Les enseignants grévistes réclament, entre autres, l’application sans délai des décrets portant respectivement statuts particuliers des corps des personnels enseignants notamment l’indexation des salaires, la jouissance effective des avantages liés à leur fonction et la régularisation de la situation administrative et financière des différentes catégories d’enseignants. A ces revendications, viennent se greffer celle liée à la rétrocession des fonds défalqués sur les salaires du mois de février aux enseignants et dont ils font une question préjudicielle.
La question d’actualité note par ailleurs qu’à la motion de grève des enseignants vient s’ajouter celle de 120 heures par semaine de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) et des agents de santé. « Les négociations entamées par le gouvernement pour un dégel de la grève et de la tension sociale qui prévalent dans le pays peinent à aboutir à des résultats concrets. Le gouvernement et les responsables syndicaux se jettent mutuellement la responsabilité de l’échec des négociations », constate Issifou Amadou. Cette situation d’impasse inquiète le député de l’opposition qui demande au gouvernement d’éclaircir la situation à la Représentation nationale. Il voudrait savoir notamment l’incidence financière des revendications des enseignants, notamment en ce qui concerne les statuts particuliers dont ils réclament l’application et l’incidence financière des six décrets que le gouvernement a concédés aux grévistes.
Aussi, le député demande-t-il des explications par rapport au montant total et par mois défalqué aux enseignants pour fait de grève et le taux le plus élevé des défalcations opéré sur les salaires des enseignants en grève.
Issifou Amadou a déposé dans la matinée de ce mercredi 4 avril la question d’actualité sur la table du président de l’Assemblée nationale. Elle sera sans doute examinée à la faveur de la première session ordinaire de l’année 2018 qui s’ouvre lundi 9 avril prochain?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Politique 05 avr. 2018