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Nouvelles

Tractations pour le dégel de la fronde sociale: L’équipe du médiateur de la République rencontre les syndicalistes
[caption id="attachment_28587" align="alignnone" width="1024"]L’équipe du médiateur de la République rencontre les syndicalistes[/caption]

Le médiateur de la République Joseph Gnonlonfoun et son équipe composée de personnalités sociopolitiques, morales et religieuses engagées pour le dégel de la crise sociale qui prévaut au Bénin, ont écouté, ce jeudi 29 mars, les revendications et autres préoccupations des centrales et confédérations syndicales en grève. Le comité de médiation fera bientôt le même exercice avec des représentants du gouvernement avant de proposer un protocole d’accord.

Le médiateur de la République est déterminé à apaiser la tension sociale en cours dans plusieurs structures de la Fonction publique. Joseph Gnonlonfoun a rencontré, ce jeudi 29 mars, les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales avec qui il a échangé sur leurs revendications et préoccupations par rapport à leur grève déclenchée depuis le 16 janvier dernier. Le médiateur de la République était entouré de certaines personnalités sociopolitiques, morales et religieuses qu’il a sollicitées pour l’appuyer dans cette œuvre de médiation pour le dégel de la crise. Il y avait les anciens ministres Séïdou Mama Sika et Sylvain Akindès Adékpédjou, des représentants du clergé catholique, de l’Union islamique du Bénin, des églises protestante méthodiste et du christianisme céleste. On notait aussi la présence des acteurs de la Société civile et des religions endogènes.
Le comité de médiation initié par le médiateur a reçu les syndicalistes et pris connaissance de leur plateforme revendicative, conformément à la feuille de route qu’il a adoptée lors de sa première réunion du mardi 27 mars dernier. Il a recensé les revendications négociables et celles non négociables.
Pour le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Kassa Mampo, qui est parti quelques minutes après l’ouverture de la séance pour, dit-il, aller répondre à une urgence familiale, la question de rétrocession des fonds défalqués sur le salaire du mois de février dernier pour fait de grève, est non négociable. Cette revendication est une question préjudicielle pour les centrales et confédérations syndicales, martèle-t-il à la presse à sa sortie de la réunion qui s’est déroulée à huis clos.
Il sera appuyé par son collègue de la Confédération des organisations des syndicats indépendants du Bénin (Cosi-Bénin), Noël Chadaré. Pour lui, la clé du dégel se trouve avec le gouvernement.
Les syndicalistes saluent l’initiative du médiateur de la République qui a décidé de jouer sa partition pour débloquer la situation d'impasse dans laquelle se trouvent les négociations entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales qui n’arrivent pas à accorder leurs violons. « Comme toutes les centrales et confédérations syndicales sont préoccupées par les questions de l’unité nationale et de la paix, il est bon que nous les écoutions », explique le médiateur de la République.

La rencontre avec le gouvernement pour plus tard

Après les syndicalistes à 10 h, le médiateur de la République et son équipe devraient faire le même exercice à 12 h avec le gouvernement. Deux ministres étaient attendus hier, à savoir le ministre d’Etat chargé du Développement et président de la Commission de négociations gouvernement/syndicats, Abdoulaye Bio Tchané, et son collègue du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys. Mais à la dernière minute, ils n’ont pu honorer le rendez-vous. Ils seraient retenus par un séminaire gouvernemental en cours et qui aurait démarré depuis mercredi dernier. Le ministre Adidjatou Mathys a écrit à cet effet au médiateur de la République pour l’informer de ce contretemps de dernière minute. Mieux, elle a envoyé encore hier deux cadres du ministère pour présenter de vive voix les excuses de la délégation gouvernementale et dire sa disponibilité à participer aux travaux dès qu’une nouvelle date sera retenue.
Joseph Gnonlonfoun rassure que la rencontre de son comité avec les deux interlocuteurs au niveau du gouvernement ne tardera pas. « Le comité réserve la primeur des doléances, revendications et réclamations essentielles des travailleurs au gouvernement. Car, il devient urgent qu’on sorte de cette crise », insiste le médiateur de la République, à l’issue des travaux avec les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales qui auront duré deux heures environs.

Actualités 30 mars 2018


Protection de la couche infantile: Sonner la riposte contre la mendicité des enfants
[caption id="attachment_28585" align="alignnone" width="1024"]Enfants mandiants[/caption]

La lutte contre la mendicité des enfants passe par l’application effective des lois protégeant la couche. Les victimes sont exposées à toutes formes de vulnérabilité, notamment à Cotonou, Parakou, Kandi et Malanville. La riposte est indispensable pour les sortir de cette pratique qui ternit l’image du pays.

Ils sont souvent repérables aux carrefours aux abords des bars ou restaurants, au niveau des feux tricolores et dans les espaces publics (marchés, mosquées, églises, gares routières, banques, formations sanitaires, centres de loisirs), à la recherche des restes des plats des clients ou demandant la charité pour leurs repas quotidiens. Les enfants mendiants sont de tous âges (même des tout-petits) traînant seuls ou en petits groupes, se faufilent dans la circulation et sollicitent au niveau des sites d’affluence, la bienveillante attention des passants. Souvent sales, mal vêtus, parfois pieds nus, ils tendent aux passants une boîte de conserve ou en plastique ou simplement une main vide dans l’espoir de recevoir l’aumône. 

Quoique ce travail paraisse banal aux yeux de certains et même ‘normal’’ pour d’autres (du point de vue religieux), les enfants mendiants s’exposent à des risques énormes dans leur quête de subsistance et de survie. L’état des lieux sur la situation des enfants impliqués dans la mendicité dans les villes de Cotonou, Kandi, Malanville et Parakou, met la lumière sur les dangers que courent les enfants soumis à la mendicité.

Risques

Selon l’Observatoire de la famille, de la femme et de l’enfant (Offe), dans un contexte de dénuement et de souffrance extrême telle que l’est la situation de rue, il n’est pas facile d’établir une hiérarchie parmi les risques et les expériences vécus par les enfants impliqués dans la mendicité. Les dangers qu’ils courent sont quasiment les mêmes que ceux que court tout enfant démuni. Il s’agit des risques d’accident, mauvaise santé physique ou psychique, isolement, piètres conditions d’hygiène, habillement en haillons, parfois torse nu. Au nombre de ces risques, le rapport de l’Unicef 2017 sur la mendicité des enfants évoque également l’exploitation, la maltraitance, la consommation des produits toxiques débouchant sur des situations de déficit de vigilance. Ils sont la proie facile pour tout genre de trafic et dangers qui forment leur quotidien.
« Ce contexte anormal s’aggrave avec le manque d’interlocuteurs compréhensibles ou crédibles à qui ils peuvent confier leur amertume. Ils sont plutôt renvoyés à la solitude de leur condition, à la pesanteur énigmatique de leur corps, parfois à un rapport craintif et dépressif à leur parole, lorsque celle-ci ne rencontre pas un accueil bienveillant chez l’autre », relève l’étude de l’Unicef.
« Certains tentent de compenser des défaillances à leur niveau en se livrant à des conduites auto agressives matérialisées par des exercices de marquage ou de mutilation ou de tatouage de leur corps. D’autres tentent de sublimer ces défaillances en associant de ‘’petits métiers’’ à la mendicité pour survivre. Un troisième groupe représente un vivier pour la ‘’mafia’’ ou ‘’la guérilla’’ urbaine », rapporte la même source.
La mendicité chez les enfants figure parmi les pratiques de vulnérabilité dont les facteurs de risques sont énormes. Bien que physiquement faibles, mais percevant parfois un sentiment de responsabilité face à l’indigence de leurs parents, d’autres enfants peuvent faire la manche pour survivre pour aider leur famille, et ce, en dépit de toutes les dispositions réglementaires. Les enfants évoluent dans la rue pour des raisons de maltraitance, d’exploitation, d’abandon et de négligence de leur famille. Les maux les plus courants dont ils souffrent sont la fièvre (46 %), la fatigue (44%), les douleurs à l’abdomen (18 %) ou au dos (15 %), les maladies diarrhéiques (14 %) et les blessures (14 %). Ils sont pour la plupart privés d’école bien qu’étant en âge d’être scolarisés.

Ampleur

Pour l’Unicef, le phénomène relève des pratiques d’exploitation d’enfants qui vivent dans des conditions de maltraitance et d’esclavage chez leurs tuteurs. Ce sont des enfants qui proviennent de familles déstructurées, incomplètes ou reconstruites ayant des conditions de vie modestes. C’est pourquoi « la main-d’œuvre de certains d’entre eux est parfois intégrée dans les stratégies de survie de leurs employeurs et commanditaires lorsque cette pratique ne relève purement pas d’une exploitation commerciale », explique le document.
Une étude réalisée par la Banque mondiale sur les talibés au nord du Bénin par le Programme d’insertion des enfants déshérités estimait à environ cinq mille, le nombre total de talibés (enfant placé chez un maître coranique étudiant le coran et travaillant pour ce dernier), des villes de Parakou, Malanville et Djougou. Environ deux tiers (63,5%) de ces derniers mendient. La quasi-totalité (94,5 %) recevait également des coups de fouet comme punition et sur le plan sanitaire, ils souffraient de dermatose, de parasitose et de malnutrition.
La mendicité des enfants revêt des proportions préoccupantes dans les grandes villes du Bénin, notamment Cotonou, Malanville et Parakou. Le phénomène touche plus la ville de Malanville (41% de la population d’enfants estimé pour les trois villes. Viennent ensuite la ville de Cotonou (35 %) et celle de Parakou avec le quart (24 %) de l’effectif estimé des trois villes.
En considérant tous les enfants impliqués dans la mendicité, quels que soient la fréquence et le moment où ils font la manche, on obtient environ quatre mille enfants dans les trois villes, renseigne l’Unicef.
Le phénomène touche plus les garçons que les filles. Neuf enfants dans la mendicité sur dix sont des garçons. Selon le rapport d’état des lieux, toutes les filles recensées sont des ‘’mendiantes’’ non talibés. Dans ce groupe, au moins sept enfants sur dix dont des garçons (82 % à Cotonou, 70 % à Parakou et 73 % à Malanville). Les enfants mendiants appartiennent surtout aux groupes ethniques Dendi et apparentés (38 %), Peuls et apparentés (25 %). Les Dendi sont plus représentés chez les enfants en situation de mendicité de Malanville (66 %), alors que les Peulh sont majoritaires à Parakou (57%) et les fons (39%) à Cotonou.

De lourdes sanctions

La mendicité est une pratique qui heurte la morale et viole certains textes de lois au Bénin. Si par le passé la solidarité familiale couvrait des situations d’indigence ou servait de rempart au phénomène, le droit pénal l’a réglementé. Il constitue un délit sous certaines conditions. Les articles 274,275 et 276 l’interdisent. Le mendiant valide ou non est puni. L’article 274 l’incrimine et fixe la peine correspondante : « toute personne qui aura été trouvée mendiant dans un lieu pour lequel, il existera un établissement organisé afin d’obvier à la mendicité sera punie de trois à six ans d’emprisonnement… ». L’article 275 dispose : « Dans les lieux où il n’existe point encore de tels établissements, les enfants en « situation de mendicité », d’habitude valides seront punis d’un à trois mois d’emprisonnement. S’ils ont été arrêtés hors du canton de leur résidence, ils seront punis d’un emprisonnement de six mois à deux ans… ». L’article 276 punit les cas de mendicité accompagnés de menaces ainsi que ceux suivis d’infiltration dans une habitation sans autorisation. Par ailleurs, les individus qui se mettent en groupe pour mendier en dehors de leur groupe familial (père et ses enfants, mères et ses enfants, père, mère et enfants) sont passibles des mêmes peines. Il en ressort que les enfants ne doivent mendier qu’en compagnie de leurs parents directs (père, mère) et dans les conditions prévues par la loi. Or, souvent, des centaines d’enfants sont aperçus sans leurs parents dans les villes béninoises en situation de mendicité.
Si dans la pratique rien n’est fait pour appréhender et punir ces infracteurs en situation de mendicité, cela relève plutôt de la politique pénale qui interpelle les autorités publiques (procureur, officier de police judiciaire, préfet, maire…).

Plaidoyer

La situation des enfants mendiants doit particulièrement intéresser les pouvoirs publics et les acteurs non étatiques dans la mesure où ils sont exposés à des risques de vulnérabilité. La plupart des enfants en situation de mendicité ont besoin de mesures sociales et politiques que de soins. Un dispositif clinique et éducatif peut aider ceux parmi eux qui sont en situation d’exclusion.
Outre la famille, l’Etat est en principe garant de la protection des droits des enfants. Mais tout se passe comme s’il était absent, car la mendicité se fait le plus souvent au mépris de la réglementation sur la protection des enfants, du Code pénal et des droits de l’Homme. Or, selon les termes de la Convention des Nations Unies relatifs aux droits de l’enfant, du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ainsi que la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, l’Etat est tenu de veiller à ce que les enfants aient accès à un enseignement primaire obligatoire, qui leur permette d’acquérir les compétences élémentaires dont ils ont besoin pour participer pleinement au développement de la société. Il serait utile que le gouvernement instaure une loi contre le phénomène. La vulgarisation, la mise en œuvre diligente des peines privatives de liberté et les amendes qui seraient issues d’une telle loi pourraient décourager les commanditaires et employeurs des enfants mendiants.

Société 29 mars 2018


Investissements publics dans les pays de l’Uemoa: Les résultats de la Boad en hausse de 26 % au 31 décembre 2017
[caption id="attachment_28582" align="alignnone" width="1024"]Les résultats au 31 décembre 2017 ont montré que la Boad a une situation fi nancière saine[/caption]

Pour son exercice clos le 31 décembre 2017, la Banque ouest-africaine de développement (Boad) affiche des chiffres clés en hausse de 26 %. C’est ce que révèle un communiqué du dernier Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) qui a approuvé les comptes de l’institution.

La Banque ouest-africaine de développement (Boad) a enregistré au terme de l’exercice clos au 31 décembre 2017, un résultat net bénéficiaire de 13,295 milliards F Cfa contre 10,548 milliards de FCfa à fin 2016, soit une hausse de 26 %. Selon un communiqué du dernier Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest- africaine (Umoa), le bénéfice ainsi dégagé renforcera les fonds propres de l’institution. Le produit net bancaire en hausse de 9,6 %, est porté à 37,419 milliards de F Cfa contre 34,131 milliards de F Cfa au titre de l’exercice 2016.

Selon le communiqué, le total du bilan s’établit à 2653,295 milliards de F Cfa contre 2263,357 milliards de F Cfa à la clôture de l’exercice précédent, soit un accroissement de 17,2 %. Avec ces chiffres, la Banque a su conserver une structure financière équilibrée tout au long de l’exercice, notamment avec des fonds propres effectifs s’élevant à 655,810 milliards de F Cfa et représentant 25,5 % du total bilan hors capital non libéré.
Au fil des ans, précise le communiqué du dernier Conseil des ministres de l’Umoa, la Boad a acquis une notoriété internationale et jouit de la pleine confiance de ses partenaires et des investisseurs en raison de la qualité de son rating. Ces notations Baa1 et BBB de la catégorie « Investment Grade » sont confirmées successivement en 2016 et 2017 par les agences Moody’s et Fitch Ratings.
Ces résultats attestent de la situation financière saine de l’institution qui est résolument inscrite dans la réalisation de son ambition d’être une « banque de développement forte, pour l’intégration et la transformation économiques en Afrique de l’Ouest ».

Economie 29 mars 2018


Campagne agricole 2018-2019: Des mesures d’accompagnement au profit des producteurs

Les producteurs de palmier à huile, d’ananas, des agrumes et des cultures maraîchères bénéficieront, au titre de la campagne agricole 2018-2019, de subventions en équipements et intrants agricoles. Ainsi, 7798 tonnes d’engrais KCL et 4798 tonnes d’engrais K2SO4 seront respectivement mises à leur disposition au prix de 6000 F Cfa le sac de 50 kg au lieu de 12 000 F Cfa, prix en vigueur actuellement. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres, au cours de sa séance hebdomadaire de ce mercredi 28 mars, qui a instruit, par ailleurs, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, « d’accomplir toutes les diligences nécessaires aux fins d’une organisation efficace pour la réussite de la campagne agricole ». 

Outre ces mesures incitatives qui visent à booster la production des cultures ciblées, « le gouvernement entend impliquer davantage les producteurs dans la réflexion sur les moyens d’atteindre les objectifs fixés, afin d’optimiser les rendements » de la campagne agricole 2018-2019 qui sera lancée, le 19 avril prochain à Djidja, précise le compte rendu du Conseil des ministres. Pour ce faire, une journée d’échanges sera organisée avec les acteurs du monde agricole et portera sur les conditions du bon déroulement de la campagne placée sous le thème « Pôles de développement agricole, une option pour mieux valoriser les potentialités agricoles locales ».
Avec les subventions en équipements et intrants, le gouvernement réaffirme sa volonté de diversifier l’agriculture plutôt que de se concentrer sur la culture cotonnière intensive qui, certes, apporte énormément des devises au pays, mais contribue à la dégradation chimique et donc à l’appauvrissement des sols par les produits phytosanitaires, ainsi qu’à d’autres nuisances environnementales.
L’on espère que les vrais producteurs pourront jouir de ces mesures spéciales et que les spéculateurs ne vont pas se positionner pour rafler les produits subventionnés au détriment des paysans à qui ils les revendront plus cher par la suite.

 

Environnement 29 mars 2018


« Moule de Stars » saison II: Sessimè et Vano baby soutiennent la finale du dimanche prochain
[caption id="attachment_28578" align="alignnone" width="1024"]Sessimè[/caption]

Dimanche 1er avril prochain au stade général Mathieu Kérékou, les finalistes de la deuxième saison de « Moule de Stars » seront sur scène pour dégager les meilleurs de cette compétition. L’artiste musicienne béninoise Sessimè est la marraine de la présente édition et aura à ses côtés, pour la circonstance, un autre artiste qui fait mouche depuis peu : Vano Baby.

« J’ai l’obligation de soutenir Moule de stars. J’ai été lancée moi-même par une compétition similaire. C’est une bonne initiative. J’ai vu les candidats à l’œuvre et je peux assurer qu’ils ont du talent. Avec notre soutien et un bon encadrement, on obtiendra de bons rendements ». L’artiste Sessimè, marraine de la deuxième saison de « Moule de Stars » est optimiste quant à la pépinière des arts qui sortira de cette compétition organisée par la structure Atl S.A. Mercredi 28 mars, elle a pris part à la séance de répétition de ces stars en herbe et en garde une bonne impression. Pour elle en effet, les conditions faites à ces artistes en herbe qui s’essaient à la musique, au chant et à la danse constituent un tremplin, sinon une aubaine à saisir. Les faire prester en live avec les conditions techniques requises constitue, de l’avis de l’artiste, un moyen de vite mettre ces stars en devenir dans les moules professionnelles et de les façonner à devenir une relève de qualité. « Beaucoup d’artistes confirmés n’ont pas eu cette chance et ne bénéficient pas souvent de l’opportunité du live », fait observer Sessimè qui salue par ailleurs l’investissement et l’engagement des responsables de Atl S.A. 

Dimanche prochain, le temps sera à l’ambiance et à la fête autour de ces jeunes artistes en herbe, annonce par ailleurs Sessimè qui rappelle que le seul moyen d’aider les candidats est de venir les soutenir. Son soutien est déjà acquis, assure-t-elle au terme du point de presse organisé hier à Cotonou par Atl S.A. pour annoncer la grande finale du dimanche prochain. Mais elle ne sera pas seule. A ses cotés pour doper le moral des compétiteurs, il y aura également un autre artiste dont la musique fait tabac. Vano Baby encore appelé Azéto Gbèdé sera également de la partie et ne manquera pas lui aussi d’apporter sa touche à cette soirée qui se veut un moment de célébration des jeunes talents.

Que savoir de « Moule de Stars » ?

« Moule de Stars » est une compétition qui met aux prises de jeunes talents dans des disciplines comme le mannequinat, la chanson et la danse. L’initiative en est à sa seconde édition, déclare Franck Espérat Mègnassan, premier responsable de Atl S.A. et initiateur du projet. La compétition est ouverte aux jeunes âgés de 18 ans au moins. L’objectif de cette compétition est de promouvoir l’art, de préparer la relève artistique, de donner l’opportunité aux jeunes talents de s’exprimer et de permettre aux artistes confirmés d’avoir une opportunité scénique. « C’est pourquoi tout se déroule en live », appuie Franck Espérat Mègnassan.
En prélude à la phase finale qui se tient dimanche prochain, il y a eu l’audition des candidats, une phase de sélection, six primes et deux demi-finales. Ces phases éliminatoires ont permis de dégager les deux meilleurs chanteurs, les quatre meilleurs mannequins (deux garçons et deux filles) et enfin les deux meilleurs groupes de danse. Dimanche prochain, ce sont ces rescapés des phases éliminatoires antérieures qui rivaliseront d’ardeur pour partir avec les nombreux lots mis en jeu. C’est ce qui justifie sans doute l’ardeur dont ils font montre et l’effort déployé par chacun d’eux au cours des répétitions pour corriger les imperfections notées.
Franck Espérat Mègnassan indique que le meilleur groupe de danse partira avec une enveloppe financière d’une valeur de 1 million de francs Cfa. Le meilleur chanteur empochera la somme de 500 000 francs Cfa, la réalisation d’un single, la production entière d’un clip et une tournée nationale offerte par la marraine Sessimè. Pour ce qui est du meilleur mannequin, il gagnera aussi 500 000 francs Cfa, bénéficiera d’une formation professionnelle d’un mois dans une agence et si celui-ci était concluant, il débouchera sur un contrat. Rendez-vous est donc pris pour le dimanche prochain.

Société 29 mars 2018


Lancement de Projet artistique : « Air Artistes », pour un brassage entre artistes français et béninois

Dans le cadre du projet « Air Artistes », la compagnie Archimusic en collaboration avec un collectif d’artistes au Bénin était, ce mercredi 28 mars face aux hommes des médias à Cotonou. L’objectif de cette conférence de presse est d’expliquer les tenants et les aboutissants de cette initiative qui facilitera non seulement le brassage entre les artistes français et béninois, mais aussi leur circulation à travers le monde.

Les musiciens français de la compagnie Archimusic, Yves Rousseau et Valentin Leveau ainsi que Lucrèce Atchadé, chorégraphe de la compagnie Walô et Djamile Mama Gao, slameur, étaient, ce mercredi, face à la presse pour expliquer leur projet dénommé « Air Artistes ».
Selon Valentin Leveau, « Air Artistes » est un réseau international et local qui réunit des compagnies, des lieux de spectacles, des producteurs, des librairies-cafés, des entreprises et particuliers désireux de soutenir financièrement une initiative artistique. C’est l’occasion pour les artistes béninois, notamment les chorégraphes Rachelle Agbossou et Marcel Gbeffa ; les slameurs Sergent Marcus et Djamile Mama Gao et les musiciens d’Archimusic de prester en un même lieu. « C’est un projet qui a vocation de s’étendre à d’autres destinations », a-t-il déclaré.
Yves Rousseau ajoute que l’objectif de ce projet est également de promouvoir la circulation des artistes et les conditions nécessaires à la création artistique. Selon lui, Air Artistes est un pont artistique, gage d’une collaboration pérenne entre les musiciens d’Archimusic en France et les artistes d’un collectif au Bénin.
La particularité de ce projet, selon Lucrèce Atchadé, c’est sa vocation à donner naissance à des prestations métissées, des temps de présences artistiques croisées, des performances et des concerts communs qui emmêlent des artistes d’Europe et d’Afrique. Ces temps d’échanges artistiques ont été coproduits par la compagnie et ses partenaires.
Pour le slameur Djamile Mama Gao, cette expérience va permettre aux artistes de donner et de recevoir de leurs pairs. « C’est la rencontre entre deux univers et le brassage entre deux cultures », a-t-il renchéri. Ainsi, l’Institut français de Cotonou accueille ce jeudi soir et demain vendredi, les deux premiers spectacles du projet Air Artistes. Ils sont attendus samedi soir, au Bar Parking à Fidjrossè pour l’apothéose de ce projet

Culture 29 mars 2018


Lokossa: Cinq présumés cybercriminels interpelés
[caption id="attachment_28571" align="alignnone" width="1024"]Police -Lokossa cybercriminels interpelés[/caption]

La Police républicaine a mis la main sur cinq présumés cybercriminels, ce mercredi 28 mars à Aligoudo, village de l’arrondissement d’Agamè, dans la commune de Lokossa.

Aux dires des témoins, la bande de présumés arnaqueurs via internet filés, depuis quelques jours, a essayé, à la vue du dispositif sécuritaire, de se sauver. Ils seront alors pris en chasse, rattrapés puis immobilisés avant d’être embarqués avec leurs motos et sacs par l’équipe du chef d’escadron Jacques Tonoukouin, directeur départemental de la Police républicaine du Mono.
Les jeunes gens appréhendés auraient pris leurs quartiers à Aligoudo, il y a seulement quelques jours, où ils occupent la maison familiale de l’un d’entre eux.
A la suite de l’opération d’arrestation qu’il a conduite lui-même, le chef d’escadron a rassuré les populations de la détermination de la Police républicaine à tenir en respect tout individu suspect qui leur serait dénoncé au moyen du numéro 166. L’anonymat des informateurs, a-t-il promis, est également assuré.
Avant les arrestations d’hier, dix présumés auteurs de cybercriminalité étaient déjà tombés dans les filets des agents de la Police républicaine intervenant dans le Mono, lundi 26 mars dernier.

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 29 mars 2018


Préparatifs de Can U-20: Cinquième match test pour la présélection des juniors ce jour

Les Ecureuils juniors poursuivent leurs préparatifs pour le deuxième tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) des moins de 20 ans. La présélection sous l’égide du sélectionneur, Valère Houandinou, jouera, ce mercredi 28 mars, au stade René Pleven de Cotonou son cinquième match test face à Soleil Football club de Cotonou.

Pour ce test, les Écureuils juniors qualifiés sur tapis vert suite au forfait du Liberia, auront à cœur d’améliorer leur performance après trois matchs nuls et une défaite. Après cette rencontre, la présélection U-20 va mettre le cap sur le nord du pays où d’autres matchs sont annoncés, notamment contre Buffles du Borgou, Panthères de Djougou et autres. Le staff technique est désormais à pied d’œuvre pour mettre sur pied une équipe compétitive avant la double confrontation face à la Gambie.

Sports 28 mars 2018


Exposition à Maison Rouge: « Trafficity », la collection de toiles qui valorise les Zémidjans et les femmes »

Invité par Hervé Borna, directeur de Hbmc, l’artiste plasticien franco-togolais, Yao Metsoko, a présenté pour la première fois, jeudi 22 mars dernier, une série de  tableaux à la résidence Maison Rouge à Cotonou, dans le cadre d’une exposition unique. A travers la collection « Trafficity », il fait revivre la vie quotidienne à la fois intemporelle et pittoresque des Zémidjans et des femmes, deux piliers de l’économie béninoise.

La magie des couleurs chatoyantes et des étoffes aux mille nuances, la beauté, le mouvement, les formes rebondies et généreuses…. C’est bien dans cet univers pittoresque  que le pinceau du Togolais Yao Metsoko a embarqué le public, ce jeudi 22 mars, à la résidence Maison Rouge à Cotonou. Cette exposition qui s’articule autour du thème « Trafficity » avait pour but de valoriser les femmes et les Zémidjans (taxi-motos) de Cotonou, la capitale économique du Bénin, une ville sans cesse en mouvement. C’est ainsi qu’à travers ses toiles, Yao Metsoko a conduit le public venu nombreux, dans le quotidien de la ville de Cotonou. Ce fut un voyage à travers une réalité  où se mêlent humour, originalité, absurdité et sensualité. Mais ce parcours décrit aussi les conditions difficiles de vie ordinaires.  

Pour l’artiste Yao Metskoto, qui a déjà visité Cotonou en 2015, nul ne peut se passer de l’aide de ces incontournables Zémidjans qui marquent de leur présence le trafic urbain de cette cité. L’artiste a voulu rendre hommage à ces hommes qui transportent à longueur de journée des hommes, des femmes, des familles entières et des marchandises et tout cela contribue à la bonne marche de l’économie surtout de nos marchés en Afrique. Quelques scènes familières nous interpellent comme le Zémidjan portant la lourde responsabilité de convoyer à bon port et avec sa seule moto, une famille entière répartie comme elle le peut devant le guidon et sur le siège arrière. Ou encore des matrones  aux formes généreuses cherchant leur équilibre, des vendeuses de pagnes ou de légumes avec leurs étalages débordants sur la tête.
« J’ai voulu restituer un travail qui tient compte de la culture locale et des valeurs qui sont les nôtres », a justifié l’artiste. Avec le sentiment d’avoir proposé quelque chose d’authentique au public, Hervé Borna explique les réelles motivations d’une telle initiative : « Yao est un artiste qui faisait partie de ma collection. Je lui ai proposé une exposition à Cotonou et c’est là que nous nous sommes dit qu’il fallait choisir un thème qui puisse toucher le plus grand nombre de Béninois. C’est ainsi que nous avons choisi ‘’Trafficity’’ qui prend en compte un pan de la vie quotidienne au Bénin », a-t-il déclaré. Avec l’objectif de promouvoir les artistes africains en général et les Béninois en particulier, Hervé Borna prend date avec les Béninois pour de futurs rendez-vous artistiques.

Culture 28 mars 2018


Championnats d'Afrique de scrabble francophone: Julien Affaton décroche une médaille d'Argent

Les scrabbleurs béninois participent aux troisièmes Championnats d'Afrique de Scrabble (Champas) qui se déroulent du 26 au 30 mars à Bamako au Mali. Selon Roland Renaud Kouton, président de la Fédération béninoise de Scrabble (Fébésc), sept scrabbleurs vont défendre les couleurs nationales à cette compétition continentale. Il s’agit des meilleurs scrabbleurs du Bénin, notamment Julien Affaton, ancien champion du monde de Scrabble classique ; Xavier François Adjovi, médaillé de bronze aux championnats du monde ; Hervé Ayodélé Boni ; Émile Diaz Agbanglassi ; Nicanor Covi ; Anita Bohoun et Joël Arsène Noumonvi. 

Expérimentés et habitués de ces genres de tournoi, les représentants béninois auront à cœur de faire mieux que l'édition précédente où le Bénin a remporté seulement la Coupe des nations.
La délégation béninoise est également composée de deux arbitres juges. Il s'agit de Joël Arsène Noumonvi (Dtn / Fébésc) et Rodrigue Ayéna. Les confrontations vont durer quatre jours et prendront fin le vendredi 30 mars prochain. Lors de la première journée, Julien Affaton a décroché la médaille d'argent à l'issue de l'épreuve de blitz.
En marge de ce championnat, les pays présents à Bamako vont participer à l’assemblée générale constitutive de la Confédération africaine de scrabble francophone dans la journée du 31 mars avant le départ des délégations.

 

Sports 28 mars 2018


1240 - 1575