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Nouvelles

Cas des bêtes mystérieusement éventrées à Tchaourou: Le chien sauvage à la base de la psychose enfin abattu
[caption id="attachment_28441" align="alignnone" width="370"]Le chien sauvage[/caption]

La traque engagée par les chasseurs traditionnels de Tchaourou, suite à l’abattage mystérieux des bœufs et moutons égorgés et vidés de leur sang, a fini par être concluante ce lundi 19 mars, aux premières heures. En fait, il s’agit d’un canidé, un chien sauvage qui était à la base de la psychose dans laquelle vivait la population de la commune depuis quelques semaines.

Les chasseurs traditionnels de Gorro, à Tchaourou, ont fini par débusquer, ce lundi 19 mars, l’animal mystérieux qui donnait de l’insomnie à la population de la commune, depuis une vingtaine de jours. Au lieu d’un chacal, d’une hyène ou d’une panthère, des animaux qui étaient suspectés, il ne s’agissait que d’un chien. Devenu sauvage, ce carnivore semait la terreur sur son passage. La nuit profonde, il surgissait de sa cachette pour éventrer et égorger les bêtes, et prendre les yeux, les oreilles et les mamelles. Après l’avoir abattu, les chasseurs l’ont transporté à Parakou, pour le présenter au chef de l’Inspection forestière du Borgou.
« C’est suite aux instructions de notre maire, que nous avons commencé par monter la garde un peu partout, chaque nuit. Il se fait qu’hier, l’animal s’est rendu à Gorro, l’endroit où il avait déjà abattu deux bêtes. C’est au moment où il s’est mis à pourchasser les moutons, que mes hommes l’ont tué », a indiqué le président des chasseurs, Yèkini Assika, expliquant les circonstances de sa capture. « Grande a été notre surprise de constater que c’est un chien abandonné. Il a suffisamment fait de ravages », a-t-il fait remarquer.
Le commandant Théophile Sinadouwirou, chef de l’Inspection forestière, a alors confirmé que l’animal abattu est un chien et non un chacal. « L’animal a quitté son propriétaire et a rejoint la brousse depuis plusieurs années. Il revient périodiquement dans les villages pour faire des dégâts », a-t-il expliqué.
Après plusieurs jours de panique, les populations de Tchaourou et ses environs retrouvent leur quiétude. Elles n’ont plus de crainte à nourrir par rapport à leurs bétails.

Société 20 mars 2018


Aménagement des espaces verts au Bénin: Plaidoyer pour l’implication des horticulteurs
[caption id="attachment_28437" align="alignnone" width="1024"]Aménagement des espaces verts au Bénin[/caption]

Plusieurs Béninois s’adonnent à l’horticulture dans les grandes villes du pays. Des chefs-d’œuvre sont partout créés dans nos villes et cela, grâce à l’imagination et au labeur de talentueux horticulteurs. Mais malheureusement, ces agents des espaces verts ne sont pas valorisés dans nos communes.

Dès la descente de la passerelle de Houéyiho jusqu’au carrefour Cadjèhoun à Cotonou, de part et d’autre de la route bitumée, se dressent de véritables jardins où exercent des horticulteurs. Ils sont installés le long de la clôture de l’Asecna sur des dizaines de mètres. Une véritable industrie horticole où l’on rencontre des fleuristes, des pépiniéristes, des bouquetiers, des planteurs, des arboriculteurs, des forgerons fabricants d’arrosoirs et des potiers. Ces agents des espaces verts s’activent autour des fleurs, et autres espèces végétales.

L’amour pour le jardinage et la recherche de gain a conduit dame Céline Tossou à abandonner le tricotage pour devenir jardinière, fleuriste et pépiniériste depuis bientôt trois décennies. Elle a suivi son mari, à l’origine, mécanicien de profession, pour commencer le maraîchage et aboutir progressivement aux fleurs. Elle forme avec son mari et sa petite fille une équipe composée de trois horticulteurs qui travaillent quotidiennement. Formés sur le tas et n’ayant pas été à l’école, ils ignorent tout de ce vaste domaine dans lequel ils exercent depuis des années. Ils ne connaissent pas grand-chose des différents corps de métiers dans ce secteur si bien que fleuristes, jardiniers, pépiniéristes sont confondus.
« J’ai hérité ce métier de mon père qui s’est formé lui aussi chez des Blancs en Côte d’Ivoire », confie Marcel Adjassoho, bouquetier. Même le forgeron, fabricant d’arrosoirs, trouve son compte à ses côtés. Audace Kpadonou, 14 ans, élève en classe de troisième aide son père jardinier depuis trois ans dans l’arrosage des fleurs et la pépinière. Audace a déjà une passion pour les plantes. A ses heures de repos, il entretient des fleurs et des plantes. Ce jeune élève connaît déjà les astuces pour avoir de meilleurs espaces verts. « Il faut arroser dès la pépinière et après, bien entretenir les arbustes et les fleurs », a-t-il conseillé.
Formé dans trois différents jardins, Marcellin Soglo, horticulteur, est à la fois, fleuriste, bouquetier et pépiniériste. Selon lui, il faut être spécialiste de tout ceci pour pouvoir véritablement vivre de son art. N’ayant pas de gros marchés au plan national, il est difficile d’avoir des manœuvres qu’il faut payer à la fin du mois. Selon lui, seuls ceux qui travaillent en famille ne se plaignent pas.
Les horticulteurs de la cité Houéyiho mettent en valeur diverses espèces de plantes. Plusieurs clients passent dans leur jardin pour admirer ou se procurer ces plantes. En dépit de la manne quotidienne, ils souhaitent être associés à la gestion des espaces verts dans la ville de Cotonou. En témoignent les propos de Sylvestre Kpossou qui déplore que les horticulteurs ne soient pas véritablement associés à la gestion des espaces verts dans les grandes villes. « On pourrait mieux vivre de notre art, si on était associé à la gestion des jardins publics créés sans entretien çà et là ».

Des agents des espaces verts négligés

Une main-d’œuvre non négligeable existe au Bénin pour entretenir les espaces verts, vu le nombre important d’horticulteurs sur nos grandes artères. Et pourtant, plusieurs jardins publics des grandes villes comme Cotonou et Abomey-Calavi sont abandonnés et laissés aux intempéries. Pas un horticulteur, ni un arroseur pour veiller à la préservation de ces sites. De l’Espace Gantin au stade de l’Amitié en passant par les grands carrefours, on s’aperçoit qu’il n’y a pas d’agents spécialisés pour s’occuper de ces sites. Une fois mis en terre, les gazons, les fleurs et autres espèces ne sont plus entretenus, ni arrosés.
Éric Aïvodji, formateur en horticulture et en aménagement des espaces verts, passionné de la nature, promoteur de l’Ecole de vie et de biodiversité d’Abomey-Calavi, pense que ces hommes et ces femmes rendent d’énormes et de louables services à la nation dans le domaine de la protection de l’environnement, ainsi que dans le domaine social et économique. C’est pourquoi, suggère-t-il, les pouvoirs publics ainsi que les communes doivent les aider en créant dans nos communes respectives des marchés de plantes ornementales ou des zones de production de ces espèces ornementales. Selon lui, il y a nécessité absolue, aujourd’hui, de penser à un encadrement raisonné de ces acteurs, afin d’améliorer leurs technicité et opérationnalité. Les nombreux espaces verts des villes doivent constituer la ceinture verte du territoire des communes favorisant les promenades et la détente. « Malheureusement, faute d’un horticulteur commis à la tâche, ces espaces sont abandonnés à eux-mêmes », a-t-il fait remarquer. Il ne conçoit pas que des plans de maisons soient faits sans prévision d’un espace vert bien aménagé. Christelle Gnidéhouè, consultante en communication, responsabilité sociétale et environnementale et présidente de la Fondation Gnidéhouè, pense que les horticulteurs jouent un grand rôle dans la préservation de l’environnement. Car, « en tant que discipline scientifique et artistique et en termes de contribution à l’alimentation, à la santé, à la protection de l’environnement et aux activités socioculturelles, l’horticulture joue un rôle très important dans le bien-être humain ». Aussi, les vastes zones de paysage naturel et les espaces aménagés garnis d’arbres, d’arbustes et de couvertures végétales contribuent-ils à l’absorption des substances nocives de l’atmosphère, fait remarquer Eric Aïvo, formateur en horticulture.

Des espèces composant les couronnes

Marcellin Soglo exerce depuis environ vingt ans. Chez lui, se dressent en cette fin de matinée du 16 mars deux différentes couronnes : l’une en fleurs artificielles et l’autre avec des fleurs naturelles.
« Nous commandons ces tiges-ci sur Lomé. Il y en a ici mais pas suffisamment », explique-t-il. Il décrit les différentes espèces qui composent la couronne naturelle : aster jaune (mais il y a également le blanc, le violet et le beige), bec de canard, et rose de porcelaine. « Il y a également le rouge. Nous disposons également de l’antirium, du lis et du pastirium », relève Marcellin Soglo.
Toutes ces pièces sont emballées, selon lui, soit dans des sachets, soit dans des pots en terre cuite ou en ciment ou encore en petites caisses plastiques.
Il y a également sur le site visité, mais chez d’autres horticulteurs, bien d’autres espèces aux vertus médicinales et spirituelles avérées.

Environnement 20 mars 2018


Déroulement du Ravip dans le Zou: Le ministre Agbénonci satisfait de l’adhésion des populations

Le ministre Aurélien Agbénonci, superviseur départemental Zou/Collines du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) s’est rendu à Abomey, samedi 17 mars dernier, pour s’enquérir de l’évolution de l’opération d’enrôlement des citoyens. A travers cette descente sur le terrain, il entendait toucher du doigt les réalités inhérentes à cette opération, échanger avec les acteurs de terrain pour, si nécessaire, y apporter des améliorations significatives.

L’autre objectif de cette sortie, c’est de susciter encore plus l’adhésion des populations à cette initiative du gouvernement. Il s’agit d’encourager les équipes à ratisser large et de ne laisser personne en rade à la fin de cette première phase de l’opération.
Lancée le 1er novembre 2017 pour une durée de six mois, l’opération de recensement dans le cadre du Ravip est un succès dans la mesure où le taux d’enrôlement tourne autour de 86 % dans la ville d’Abomey, selon les statistiques présentées par le maire d’Abomey, Blaise Ahanhanzo-Glèlè. Au plan national, la moyenne du taux d’enrôlement est d’environ 76 % au 12 mars 2018, à en croire les estimations officielles. Un résultat encourageant qui appelle à encore plus de responsabilité.
Dans cette optique, le ministre Aurélien Agbénonci a tenu une séance de travail à l’Hôtel de ville d’Abomey avec le conseil communal d’Abomey et les parlementaires du Zou en présence du préfet Firmin Kouton. Il avait à ses côtés, pour la circonstance, le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, M. Fortunet Alain Nouatin.
A la suite de cette séance de travail, cap a été mis sur le terrain. De Détohou à Hounli en passant par Agbokpa et Djègbé, le ministre Aurelien Agbénonci, accompagné des élus de tous ordres, a noté avec satisfaction le déroulement du recensement à travers une adhésion massive des populations.
Lors de son périple d’Abomey, il a eu des échanges conviviaux avec les sages et notables et autres personnalités de la région. A cette occasion, il a appelé à une vraie cohésion et une mobilisation encore plus accrue autour des réformes du président Talon et de son gouvernement.
Source : MAEC

Actualités 20 mars 2018


Recrudescence des sacrifices humains: Quand passivité rime avec flambée des crimes rituels

Les découvertes macabres sont devenues légion. Les cybercriminels, adeptes de vodoun Kinninsi, présumés auteurs de ces barbaries, se la coulent douce avec leurs complices féticheurs ‘’hounnon’’. En attendant une prompte réaction des autorités en charge de la sécurité contre ce fléau, la psychose monte au sein des populations.

Il ne se passe plus de semaine sans qu’on enregistre des enlèvements d’enfants,des crimes de sang au Bénin sur des individus de tous âges. Les victimes sont froidement abattues, vidées de leur sang et abandonnées dans la nature. Enfants, jeunes et adultes y passent. Ils sont sacrifiés sur l’autel du redoutable vodoun Kinninsi et des intérêts matérialistes des criminels sans scrupule, avides de pouvoir d’argent et de gloire.
Nul n’est à l’abri. Conjoint, progéniture, parent, ami, voisin, personne n’échappe à ces malfaiteurs de la pire espèce. Un enfant enlevé et non encore retrouvé à Djidja. Une femme égorgée par son ex-compagnon à Tanvè (Agbangnizoun). Une jeune femme charcutée au bras et au niveau de son organe génital à Porto-Novo. Une autre retrouvée morte, ligotée à un arbre et dont des parties sensibles ont été enlevées à Akpro-Missérété. Un jeune étudiant tué et abandonné dans les rails à Bohicon. Deux jeunes tués et enterrés à Tori...L’escalade des sacrifices humains a atteint, ces dernières semaines, une proportion alarmante, sans que cela émeuve outre mesure les autorités en charge de la sécurité. C’est du moins l’impression qu’elles donnent par leur passivité déconcertante face au fléau.
La psychose s’est emparée de la population, avec la circulation sur les réseaux sociaux d’images insoutenables de cadavres dont le liquide vital recueilli sert à nourrir, paraît-il, les esprits maléfiques. Dans l’œil du cyclone, les cybercriminels communément appelés ‘’gayman’’ et leurs complices féticheurs ‘’hounnon’’. Sous l’égide de ces derniers, des mauvais esprits errants, qui ne boivent que du sang humain, sont captés et érigés en ‘’dieux de prospérité et de protection’’ pour les désirs effrénés de richesse de partisans de moindre effort, des amoureux du gain facile, des gens pressés d’accomplir sans effort un destin hypothétique de riche.
Si autrefois, les crimes rituels étaient l’apanage d’hommes politiques sans vergogne en quête de notoriété et d’ascension sociale et autres méchants féticheurs animés par la volonté de dompter tout sur leur chemin et de jeter des sorts à leur guise, aujourd’hui le fameux ‘‘vodoun’’serait à la portée de jeunes hommes et femmes spécialistes de l’arnaque 2.0, c’est-à-dire via Internet, prêts à siphonner les bourses d’honnêtes gens au nom de prétendues affaires, sans être inquiétés. Les tout petits dont les parents manquent de vigilance sont leurs proies faciles. Les jeunes femmes naïves prêtes à tout pour le bling-bling, les grosses voitures et les demeures somptueuses sont également comptées parmi les nombreuses victimes déjà enregistrées.
Et ce n’est qu’après coup que la Police se met en branle pour rechercher le tueur et ses complices. A quand des mesures draconiennes pour enrayer ce phénomène qui décime la population ? Ces prédateurs d’une autre époque vivent pourtant dans la population et ne s’en cachent pas pour autant. Ce sont eux qui animent certains bars, boîtes de nuit et autres Vip-clubs, notamment au Sud du Bénin. Avec un luxe insolent, ils s’offrent une cure de jouvence en toute impunité, si ce n’est pas parfois en complicité avec des agents payés pour assurer la sécurité, la libre circulation des personnes et la justice sociale. Des chansons à leur gloire leur sont même dédiées, et jouées publiquement dans les endroits publics et parfois sur des chaînes de radio ou de télévision. Les prouesses de certains arnaqueurs sont même vantées et partagées sur les réseaux ; ils fricotent et friment avec leur butin. Ces parvenus aux mains ensanglantées se pavanent, narguent tout le monde avec une arrogance rare et sans aucune crainte.
La menace est désormais permanente et partout. La passivité a assez duré. Il importe que les gouvernants prennent le taureau par les cornes à travers des décisions hardies pour contrer le fléau, afin de ne pas obliger la population à organiser elle-même sa riposte par une chasse systématique aux sanguinaires ‘’gaymen’’ ou des individus identifiés comme tel. La Police républicaine a du pain sur la planche.

Société 20 mars 2018


Rencontre du gouvernement avec le Synevab: Vers le dégel de la grève des enseignants vacataires
[caption id="attachment_28426" align="alignnone" width="1024"]Rencontre gouvernement avec le Synevab[/caption]

 

Les ministres Mahougnon Kakpo et Romuald Wadagni étaient face au Syndicat national des enseignants vacataires du Bénin (Synevab) qui a rejoint, le 13 mars dernier, le mouvement de débrayage en cours dans le secteur de l’éducation. Ils ont expliqué les différentes actions menées pour accéder à leurs revendications.

Le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, et son collègue de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, ont rencontré, samedi 17 mars dernier à Cotonou, des enseignants vacataires. Au cours de cette séance de discussions, les ministres leur ont exposé les différents processus engagés en vue de satisfaire leurs différentes doléances.
Sur beaucoup de points, les propos des ministres ont été rassurants, salue Samson Éménou Koudokpodé, secrétaire général aux revendications du Syndicat national des enseignants vacataires du Bénin (Synevab). Il dit espérer un dégel de la situation très prochainement, tout en regrettant les nombreux engagements de la part du gouvernement restés encore sans suite. « De promesse en promesse, nous allons en finir où ? » s’est-il interrogé.
La suite à donner à cette rencontre, selon M. Éménou Koudokpodé, dépendra de la décision que prendront lui et ses camarades. « Nous allons rejoindre les camarades pour faire le point et prendre les décisions qui s’imposent », fait-il savoir, précisant que « la motion pour cette semaine est déjà déposée ».
Avant cette rencontre, le ministre Mahougnon Kakpo, à travers la note n°297/MESTFP/DC/SGM/SA en date du 16 mars dernier, avait exigé des chefs d’établissement de rendre opérationnel et objectif le comité de décompte des heures de vacation. Obligation leur est ainsi faite que chaque session soit sanctionnée par un procès-verbal, signé de toutes les parties.
Aussi, le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle donne le 30 du mois au plus tard comme délai de dépôt des états de paiement des vacataires dans les recettes-perceptions. Il avertit, en outre, qu’« aucun motif ne sera accepté pour justifier le retard ».
C’est le retard des paiements qui est le motif principal de la grève des vacataires. Ces derniers exigent du gouvernement le paiement immédiat de toutes les heures effectuées dans le mois de décembre 2017, janvier et février 2018. Ils demandent également la suspension du processus de bancarisation des primes de vacation et le retour dans les perceptions. Selon eux, c’est ce processus qui serait à la base du retard enregistré dans leur paiement. Ces prestataires de services, importants pour le système éducatif selon le ministre Kakpo, exigent par ailleurs « la signature sans délai de l’arrêté interministériel portant réglementation des prestataires de services d’enseignements dans les établissement secondaire général et technique ».
Les enseignants vacataires des établissements publics, ont rejoint leurs homologues, agents permanents de l’État et agents contractuels dans le mouvement de débrayage, le 13 mars dernier. Les deux ministres auront-ils réussi à faire changer d’avis aux vacataires en grève? La suite du mouvement de débrayage en cours nous édifiera.

Actualités 19 mars 2018


Préparatifs aux compétitions africaines clubs de Volley-ball : Les clubs béninois affûtent leurs armes
[caption id="attachment_28423" align="alignnone" width="1024"]Les clubs béninois affûtent leurs armes[/caption]

Les deux clubs champions de volley-ball venus en tête lors du dernier championnat national de volley-ball vont participer à la prochaine coupe d'Afrique des clubs champions hommes au Caire en Egypte, du 25 mars au 6 avril prochain. Il s’agit de l’As Finances Vbc, champion du Bénin, et l’As police Vbc, vice-champion, qui représenteront pour la deuxième fois consécutive le Bénin, après la participation de Tunis en 2017.

Dans le cadre des préparatifs, As Finances vbc et As Police seront respectivement du côté d’Accra et de Lomé du 16 au 19 mars en stage bloqué. Il est prévu des matchs de préparation avec les clubs de volley-ball du Ghana et du Togo. A la suite de ces deux clubs, Entente Vbc chez les hommes, Challenge Vbc Dames et Energie Vbc, chez les dames se préparent également pour prendre part à la coupe des clubs champions de la zone 3 qui aura lieu à Lagos (Nigeria) du 15 au 22 avril prochain. Selon le président de la Fédération béninoise de volley-ball, Ali Yaro, les volleyeurs béninois seront présents à toutes les compétitions continentales et sous-régionales cette année.
Ch. H.

Sports 19 mars 2018


Développement du cyclisme au Bénin: Une série de courses de vélo lancée à Banikoara
[caption id="attachment_28422" align="alignnone" width="1024"]Une série de courses de vélo lancée à Banikoara[/caption]

La commune de Banikoara, dans le département de l’Alibori, était à l’honneur, ce dimanche 18 mars. Elle a servi de cadre au lancement de la série de courses de vélo ordinaire et de vélo de route que la Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy) a inscrite, à partir de cette année, parmi ses compétitions statutaires.

La question du développement du cyclisme au Bénin mérite d’être repensée autrement. Pour l’avoir compris, la Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy) a décidé d’organiser, chaque année, quatre compétitions dans les départements du Bénin. Cette année, ce sont les communes de Banikoara, Glazoué, Djougou et Lokossa qui ont été retenues. Outre la volonté d’amener les populations à s’intéresser au vélo, l’objectif principal reste bien évidemment la détection de nouveaux talents pour le cyclisme béninois.
Pour la concrétisation de cette ambition, c’est Banikoara qui a ouvert le bal hier, dimanche 18 mars, avec la course départementale de vélo ordinaire. L’évènement a connu la grande mobilisation des populations de cette commune. A son lancement, le maire de la commune, Bio Sarako Tamou, était aux côtés du président de la Fébécy, Romuald Hazoumè, et des membres de son bureau.
Sur la ligne de départ, il y avait plus de 400 participants. En dehors des courses avec des vélos ordinaires aussi bien chez les dames que les hommes, il y avait également celles des élites au programme.
Ce sont les filles qui ont été les premières à démontrer de quoi elles sont capables à vélo. A l’arrivée, c’est Chantal Vidognonlonhoué de Zoom Zoom vélo club qui a remporté la première place au niveau des femmes élites. Elle est suivie de Josiane Vidognonlonhoué de Zoom Zoom vélo club. Au niveau de la course des vélos ordinaires, c’est Blandine Taïrou qui est arrivée en tête chez les filles. S’agissant de la course au niveau des vélos ordinaires ches les hommes, c’est Salif Loukman Tokey qui a pris la première place?

Sports 19 mars 2018


Hommage à titre posthume : Sakété immortalise Rafiatou Karimou par une rue pavée
[caption id="attachment_28420" align="alignnone" width="1024"] Rue Rafiatou Karimou[/caption]

Le conseil communal de Sakété honore la mémoire de l’ancien ministre et ancien député, Rafiatou Karimou, qui a tiré sa révérence le 4 janvier dernier. Une rue pavée a été baptisée en son nom. La cérémonie d’hommage s’est déroulée, samedi 17 mars dernier à Sakété, en présence du ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou.

Feue Rafiatou Karimou est immortalisée à Sakété, sa terre natale. La rue pavée Odjiyogou-carrefour cinq entrées de Sakété est baptisée du nom de l’ancien ministre et ancien député à l’Assemblée nationale, décédé le 4 janvier dernier à Paris en France et inhumé à Cotonou au Bénin. C’est une voie d’environ sept kilomètres et qui passe devant la maison familiale de l’illustre disparue.
La décision a été prise par le conseil communal de Sakété en sa session du 8 février dernier. Les arrêtés de délibération et d’autorisation du nom de baptême de cette rue ont été lus au cours de la cérémonie d’hommage qui s’est déroulée, samedi 17 mars dernier, à l’école primaire publique d’Odanyogoun à Sakété. La manifestation a connu la présence de plusieurs personnalités venues célébrer le mérite de cette icône béninoise, première femme chef district et ministre au Bénin. Rafiatou Karimou a été présentée comme celle qui aura tout donné à son pays, à travers le combat pour l’émancipation de la gent féminine et la participation de la femme dans les instances politiques de prise de décision ainsi que celui de la promotion de la scolarisation de la fille. C’est en reconnaissance de tous les services rendus à la nation béninoise que le conseil communal a décidé d’honorer la mémoire de l’illustre personnalité, précise le maire de Sakété. Pierre Adéchi a déploré qu’il y ait eu, depuis le décès de la brave et militante dame, peu de cérémonies de reconnaissance digne de nom à l’endroit de l’illustre disparue. Le conseil communal a voulu donc combler ce vide à travers cette cérémonie, détaille le maire satisfait de la forte mobilisation des autorités politico-administratives et des acteurs de la Société civile venus célébrer la mémoire de cette digne fille de la cité des N’yansa.
Invité à la célébration, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, remercie le conseil communal pour son initiative. Laquelle offre l’occasion à ceux qui n’avaient pas eu le temps d’honorer la mémoire de l’illustre disparue lors de ses obsèques à Cotonou de se rattraper et de dire tout le bien dont ils pensent de la défunte. Le ministre Salimane Karimou a vanté aussi les qualités exceptionnelles de Rafiatou Karimou dont les œuvres parlent surtout d’elles-mêmes dans le domaine de l’éducation. Alors ministre des Enseignements maternel, primaire et secondaire de 2003 à 2006, elle aura laissé des traces indélébiles, témoigne le ministre. Il cite, entre autres, la réouverture en 2005 des écoles normales des instituteurs en 2003 fermées dans les années 80 avec le gel des recrutements dans la Fonction publique et la création de la direction de la Promotion de la Scolarisation. Ces réformes, à l’actif de l’illustre disparue, ont permis de fouetter aujourd’hui le taux de scolarisation surtout des filles et la qualité de l’enseignement, souligne le ministre des Enseignements maternel et primaire.
Abondant dans le même sens, le représentant du préfet du Plateau, Ezéchiel Moilo, et le vice-président de l’Association nationale des anciens parlementaires du Bénin (As-nap Bénin), Timothée Adanlin, ont souhaité que les œuvres de Rafiatou Karimou soient pérennisées et qu’elles servent surtout de source d’inspiration à la jeune génération, surtout à la gent féminine. Timothée Adanlin annonce l’organisation bientôt d’une cérémonie nationale d’hommage à la défunte en sa qualité de présidente en exercice de l’As-nap Bénin. Plusieurs autres personnes dont le représentant du personnel du Memp, Idrissou Sanni, et Léocadie Ligan, membre de l’Ong Educ 2F créée et précédemment présidée par Rafiatou Karimou, ont défilé au pupitre pour des témoignages élogieux sur la défunte. La cérémonie a pris fin par le dévoilement de la plaque indicative de la rue Rafiatou Karimou par les officiels?

Actualités 19 mars 2018


Gestion foncière et domaniale: L’Andf présente les résultats des réformes du gouvernement
[caption id="attachment_28418" align="alignnone" width="1024"]L’Andf présente les résultats des réformes du gouvernement[/caption]

L’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) se fondant sur les réformes du gouvernement en matière foncière et domaniale, fait des bonds qualitatifs et est parvenu à des résultats qui forcent l’admiration. Vendredi 16 mars dernier, le directeur de cette agence a, au cours d’une conférence de presse, fait le point desdites réformes.

Le bilan de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) en 2017 et ses perspectives pour 2018 étaient au cœur de la conférence de presse animée, vendredi 16 mars dernier à Cotonou, par Jules Victorien Kougblénou, directeur de l’Andf. « L’Andf travaille à mettre en place les outils de prestation de service pour un foncier sécurisé, bien géré et mis à contribution pour le développement économique et le progrès social », introduit-il. En cela, l’agence met un point d’honneur sur la reddition de comptes, d’où l’exercice du vendredi dernier qui se voudra périodique. Des dossiers hérités de l’ancienne direction des domaines et de l’enregistrement des timbres, l’Andf a traité 7142 toutes opérations confondues telles que les inscriptions et les confirmations de droits fonciers. Elle a par ailleurs reçu à ses guichets du 1er juin 2017 au 20 février 2018, un total de 4788 dossiers et traité 3229.
Par ailleurs, poursuit le directeur de l’Andf, la mise en œuvre du projet « Modernité et sécurité foncières au Bénin » a permis le développement d’un système informatique assurant la mise en œuvre des activités de l’agence, le démarrage et la poursuite de l’opération de numérisation des titres fonciers existants (45000 environ) depuis avril 2017, de même que le déploiement d’un logiciel pour la gestion de toutes les données foncières. De nombreuses opérations foncières et techniques relatives au cadastre ont été également effectuées, toujours dans le même esprit, mais aussi et surtout en recourant aux meilleures références mondiale dans le domaine, informe Jules Victorien Kougblénou.
Le conférencier s’est aussi prononcé sur des dossiers d’expropriation et de gestion du domaine de l’Etat. Pour ce qui est du cas Maria-Gléta, il a expliqué que dans le cadre de la construction d’une centrale thermique de 120 MW, un site de 20 hectares a été identifié dans cette localité. A ce niveau, « le processus d’expropriation pour cause d’utilité publique du domaine a évolué avec le dédommagement de 395 personnes pour un montant estimé à 2,6 milliards F Cfa », indique-t-il. Reste seulement la phase judiciaire pour clôturer le processus, précise-t-il.
Evoquant ensuite le site destiné à l’aéroport de Glo-Djigbé, le processus d’expropriation du domaine est à la phase de paiement. « Le site de relogement est également disponible et pourra bientôt accueillir les travaux », assure-t-il.
Après ces réalisations faites en si peu de temps, l’Andf a en perspective la poursuite de la numérisation des archives foncières et du développement du système national d’information foncière, la réalisation progressive du cadastre national avec la couverture de trente communes en 2018, le renforcement de son personnel, la poursuite de la vulgarisation du Code foncier et bien d’autres actions dont la finalité est de parvenir à une gestion sans anicroche du foncier et donc une sécurisation maximale en la matière.
Déjà, pour plus d’efficacité et un meilleur rendement, Jules Victorien Kougblénou a doté plusieurs responsables centraux et de structures de véhicules. Dans les prochaines semaines, des motos seront mises à la disposition d’autres agents.

Actualités 19 mars 2018


Visite des chantiers de routes par le ministre des Infrastructures: Une satisfaction globale en dépit de quelques difficultés

De Dassa-Zoumé à Boukoumbé, en passant par Parakou et Natitingou, plusieurs routes en chantier ont reçu, la semaine écoulée, la visite du ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty. Si partout où la délégation est passée, les travaux avancent à la grande satisfaction de l’autorité, ce n’est malheureusement pas le cas du chantier Dassa-Savalou-Djougou avec l’entreprise Ebomaf qui a du mal à montrer ce qui est fait des mois après le lancement.

Dans le cadre de la poursuite de sa politique de bitumage des différents axes du réseau routier du pays, le gouvernement a programmé de réaliser les travaux de reconstruction de plusieurs routes. Et ce sont ces nouveaux chantiers qui ont fait l’objet de la descente sur le terrain du ministre des Infrastructures et des Transports. Dassa-
Savalou-Djougou est la première étape de cette descente sur le terrain, mercredi dernier. Une occasion pour apprécier l’état d’avancement des travaux lancés depuis bientôt cinq mois.
Sur le chantier, c’est la déception. L’entreprise semble connaître des difficultés d’organisation qui la maintiennent dans un certain immobilisme. Le ministre et sa suite n’ont pas caché leur déception face à cette lenteur dans le démarrage des travaux.
Au cours de cette visite, la délégation du ministère des Infrastructures et des Transports s’attendait à des réalisations concrètes sur le terrain. Mais au carrefour de Dassa-Zoumè, rien n’est encore visible pour indiquer le démarrage des travaux.
Ousmane Dicko, le chef mission du projet de l’entreprise Ebomaf, à charge de la construction de la voie, a tenté d’éclairer la lanterne du ministre et de sa délégation sur les tâches prévues, celles qui ont été déjà exécutées et celles en cours d’exécution. Au total, « en termes d’avancement l’entreprise est à moins de 3 % pour un avancement de délai de plus de 10 % », a affirmé le chef de mission Ebomaf. Un taux d’exécution très faible mal apprécié par le directeur général des Infrastructures (Dgi), Jacques Ayadji.
Le ministre Cyr Koty a insisté sur l’importance qu’accorde le gouvernement béninois à ce chantier de la route Dassa-Savalou-Djougou pratiquée par les pays voisins. Pour lui, il est inconcevable de confier les travaux à une entreprise comme Ebomaf et de ne pas atteindre les objectifs visés. « Ce n’est pas d’un défaut de matériel qu’il s’agit mais d’un problème d’organisation interne surtout. Il y a trop d’imprécisions dans le dossier et au fur et à mesure que le débat avance, on se rend compte que les problèmes sont profonds », a fait observer Cyr Koty. « Cela peut paraître inquiétant mais nous pensons que quand les chaussées vont démarrer, nous allons rattraper le gap », a indiqué Ousmane Dicko. A ce propos, Hyppolite Lingali, coordonnateur général du projet quant à lui, a tenté de rassurer la délégation.
Pour donner un coup d’accélérateur aux travaux, Cyr Koty a proposé la tenue, dans les prochains jours, d’une rencontre avec les responsables
d’Ebomaf en vue d’examiner point par point les problèmes qui entravent le bon déroulement des travaux et de revoir ensemble l’organisation du travail afin que des stratégies soient trouvées pour faire évoluer le chantier.

Plusieurs ouvrages déjà réalisés

Puis la délégation a mis le cap sur les autres départements pour évaluer le niveau d’évolution des chantiers d’aménagement et de bitumage de plusieurs routes en cours. D’abord à Kassouala dans la commune de Tchaourou sur le chantier long de 76 km avec des ouvrages financés par la Bid et réalisés par Sogea-Satom. Un chantier qui devra reprendre dans les mois à venir avec un nouveau financement.
A Parakou, la délégation a apprécié le niveau d’avancement des travaux de reconstruction de la traversée urbaine sur 11,75 km et du contournement sur 5,5 km de Parakou. Ce projet contribue à l’accélération et au renforcement de la construction d’infrastructures routières dans l’espace communautaire mais aussi à l’augmentation de l’efficacité du transport routier en vue de stimuler le développement économique et social ainsi que l’intégration régionale.
Ces travaux à réaliser par l’entreprise Sinohydro comprennent notamment les travaux d’installation de chantier, le dégagement des emprises, les terrassements généraux, la construction de la chaussée et équipements, la construction des ouvrages hydrauliques et de drainage, la construction des ouvrages d’art et autres travaux de signalisation, l’éclairage public. L’érection d’un passage à niveau supérieur au marché Arzèkè est en cours pour faciliter la circulation dans le marché.
Les travaux sont financés par la Banque africaine de développement (Bad), la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et l’Uba. Après Parakou, c’est le chantier des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Natitingou-
Boukoumbé-Korontière longue de 60 km qui accueille la délégation. Ce projet confié à Sogea-Satom se fait dans une zone essentiellement montagneuse qui nécessite des déblais rocheux importants, avec une fondation spécifique et un revêtement particulier renforcé par des dalots et autres ouvrages d’art. Prévus pour durer trente mois, confie le directeur du chantier, Tony Charpentier, les travaux sont aujourd’hui exécutés à 24 %. Un niveau d’avancement qui satisfait le ministre en charge des Infrastructures et ses collaborateurs. Sur tous les chantiers parcourus, la délégation ministérielle a mis l’accent sur la qualité des travaux qui dénote aussi de l’importance que le gouvernement accorde à ces projets ?

Société 19 mars 2018


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