La Nation Bénin...
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Le paysage littéraire s’enrichit d’un nouvel ouvrage intitulé Les grands procès de la Justice béninoise (Tome 1: Affaires Cissé, Taïgla, Opt et autres). Commis par Me Alexandrine Saïzonou Bédié, cet essai de 368 pages plonge dans l’univers des faits divers cocasses et charlatanesques qui ont rythmé la vie sociopolitique au Bénin dans les années 70, 80 et 90.
Pour des citoyens d’un certain âge, l’évocation des affaires Cissé, Taïgla, Opt, Kovacks, Soumaïla, Nandansodé, Yessiho, rappelle des souvenirs vivaces de crimes qui ont secoué les sensibilités ces cinquante dernières années. Qu’il vous souvienne, ce ministre d’Etat au Bénin sans portefeuille, analphabète de surcroît, plutôt gourou, qui arrive à infiltrer le cercle restreint de l’appareil d’Etat avec un passeport diplomatique dans son escarcelle, et surtout à se mettre plein les poches. Bon nombre devineraient qu’il s’agit du Franco-Malien Mohamed Amadou Cissé, conseiller occulte, chef de la sécurité rapprochée de feu président Mathieu Kérékou, qui réussit à s’arroger de transferts frauduleux de centaines de millions de francs Cfa de la Banque commerciale du Bénin (Bcb) et de la Banque béninoise de développement (Bbd). Evidemment, avec la complicité des cadres des banques et des personnalités au sommet de l’Etat ! L’affaire a éclaté courant novembre 1988 et a suscité un tollé général.
Rappelez-vous également le rocambolesque cambriolage de la Recette principale de l’Office des postes et télécommunications (Opt) à Cotonou, dans la nuit du 17 au 18 juillet 1984, avec à la clé le décès du gardien civil, l’endommagement d’un coffre-fort et d’une armoire, l’arrestation puis la condamnation à mort des gendarmes chargés d’assurer la garde et de leurs complices.
La disparition tragique du lieutenant des douanes André Taïgla, froidement assassiné à son domicile du retour du service, dans la nuit du 16 au 17 janvier 1970, par l’amant de son épouse et autres, avec la complicité de cette dernière et de sa fille, a ébranlé plus d’un. Les assassins reconnus coupables seront fusillés à la plage comme c’était la tradition judiciaire à une certaine époque pour « servir de leçon » aux autres.
L’autre dossier qui a également ému tout le peuple à une certaine époque est celui du meurtre du sieur Ibinnouho Yessiho, fusillé par son neveu Comlan Vignongbé
Yessiho pour une affaire de parcelle à Tori-Bossito.
L’affaire Kovacks du nom de Louis Kovacks qui, sous le prétexte de sommes d’argent versées pour le paiement de marchandises en souffrance au port de Cotonou depuis 1972, devrait se solder par une rébellion armée contre le pouvoir révolutionnaire sous la conduite du capitaine Janvier Assogba…
Que dire du crime crapuleux orchestré sur une bossue, la pauvre Albertine Adjagborin Abari, par un certain Houessin Nandansodé à la recherche du gain facile, le 12 septembre 1983 dans la localité d’Agbagoulè à Dassa-Zoumè !
Afin que la mémoire ne se perde !
A travers Les grands procès de la Justice béninoise, Tome 1 paru aux éditions Ruisseaux d’Afrique, Me Alexandrine Saïzonou Bédié propose de revisiter ces affaires qui avaient fait le chou gras des médias à l’époque et inspiré des artistes dont le célèbre chanteur du ‘’massègohoun’’, Yédénou Adjahoui.
L’avocate au Barreau du Bénin a recensé les écrits sur les procès afférents à ces dossiers, dans le but de « jeter un regard rétrospectif sur la Justice béninoise pour relire nos assises, de nous laisser imprégner par ces grands débats politico-socio-juridiques, de sauvegarder la mémoire de notre histoire, de notre peuple». Au-delà de la sauvegarde, l’utilité de cet ouvrage est didactique, selon l’auteure. Les jeunes y trouveront « une école, un musée, un recueil de notes archivées sur les plaidoiries, les répliques, les réquisitoires », estime-t-elle.
Il est donc question non seulement de susciter des vocations, mais aussi d’aider le pouvoir judiciaire à conquérir ses lettres de noblesse en Afrique. « Le présent livre que nous devons aux efforts d’archiviste de Me Alexandrine Saïzonou Bédié vient nous rappeler opportunément que le chemin à parcourir est encore long», souligne, pour sa part, le préfacier de l’œuvre, Luiz V. Angelo. Car, si la peste fait toujours parler d’elle dans la société, les juristes, eux aussi, ne sont pas exempts de tout reproche. L’on n’en veut pour preuves que les dossiers de détournement de frais de justice criminelle, d’assassinat du juge Séverin Coovi, et récemment du détournement de plusieurs centaines de millions de francs Cfa au niveau des greffes des cours et tribunaux.
En attendant le Tome 2, il convient de saluer les efforts de collecte d’informations de Me Saïzonou Bédié qui fait davantage œuvre utile. En plus de l’édition d’une revue périodique d’informations juridiques et judiciaires dénommée « Droit et Lois », elle a déjà publié une soixantaine de recueils de textes fondamentaux du droit positif au Bénin

La première session de l’année 2019 du Tribunal de première instance de première classe de Parakou statuant en matière criminelle a examiné, hier mardi 30 juillet, le deuxième dossier inscrit à son rôle. A la barre pour répondre d’une tentative d’assassinat, Moussa Diko a été condamné à 7 ans de prison.
La vie humaine est sacrée, précieuse et inviolable. A ce titre, elle doit être préservée. Bouvier de nationalité burkinabè né vers 1991, l’accusé Moussa Diko a violé ce précepte en se rendant coupable des faits de tentative d’assassinat sur la personne d’Ibrahim Imorou.
Mis sous mandat de dépôt le 16 avril 2015 pour ce crime, il a encore près de 3 ans à passer en cellule, à limer ses dents contre les barreaux. A la barre hier, mardi 30 juillet, le Tribunal de première instance de première classe de Parakou l’a reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, puis l’a condamné à 7 ans de réclusion criminelle. La cour qui a connu de cette affaire est présidée par Lionel Dossou Nouatin.
En effet, aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le juge instructeur, ainsi qu’à la barre hier, Moussa Diko n’a pas nié les faits pour lesquels il a été inculpé. Tout est parti du refus de la victime, tenancier d’une cafétéria de le servir à crédit. « En réalité, je suis son client. Quand j’ai de l’argent, je vais prendre mon café chez lui. Parfois, il accepte de me servir à crédit », a-t-il expliqué.
Les regrets de l’accusé
« Pourquoi as-tu choisi le coupe-coupe ? Pourquoi as-tu visé le cou au lieu d’une autre partie de son corps ? Entre la gifle et le fait d’avoir été traité de bâtard, qu’est-ce qui t’a le plus fait mal ? N’est-ce pas parce que tu lui devais 200 francs Cfa qu’il a refusé de te servir ? » Autant de questions auxquelles il a été soumis, pour la manifestation de la vérité.
« Je ne savais pas que la bagarre allait dégénérer jusqu’à ce niveau », confiera-t-il, tout en désapprouvant son acte. « J’ai envoyé le coup sans viser une partie. Je ne voulais pas en finir avec lui. Il est un être humain comme moi. J’ai commis une erreur », fait-il également observer.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public, Robert Tito, fera remarquer qu’après l’altercation avec la victime, que Moussa Diko est allé préparer sa revanche. Rappelant les dispositions des articles 21 et 469 du Code pénal, il soutient que le crime de tentative d’assassinat est constitué. Selon lui, l’acte posé par l’accusé a été prémédité et il a eu le temps de prendre une arme de son choix pour venir attaquer sa victime à une partie sensible, le cou. « L’absence du désistement volontaire de Moussa
Diko est manifeste », laisse entendre Robert Tito. Au regard de toutes ces observations, il demande de le condamner à 7 ans de réclusion criminelle.
« En écoutant le ministère public, je me perds », a indiqué Me Angelo Hounkpatin commis pour défendre l’accusé. « Je ne sais pas si nous sommes dans l’ancien Code pénal ou le nouveau. Nous nous sommes débarrassés des jurés et nous nous accrochons aux procès-verbaux d’enquête préliminaire et des juges instructeurs, alors que la seule audition valable, c’est celle à votre barre », a-t-il souligné. Comme constances du dossier, il relève que la victime a traité son client de bâtard et que ce dernier lui a porté un coup de coupe-coupe, son outil de travail en tant que bouvier. « Maintenant, il y a lieu de juger. Moussa Diko a-t-il prémédité son acte ? Qu’est-ce qui a pu motiver le coup de coupe-coupe ? », a-t-il interrogé. Parlant de la préméditation, il estime qu’il n’y en a pas eu. « Les gifles ajoutées au mot bâtard dont il a été traité ne peuvent que mettre mon client en colère », poursuit-il. La colère, fera remarquer
Angelo Hounkpatin, est une folie passagère, une avalanche qui ne se brise qu’après avoir rencontré un obstacle. Selon lui, contrairement à la gorge avec la trachée aorte, le cou ne saurait être considéré comme une partie vitale, mais sensible.
Au regard de tous ces éléments, il avoue qu’il ne saurait y avoir de préméditation ni de tentative d’assassinat. Il demande alors une requalification des faits à une flagrance et non à un crime crapuleux. Se conformant aux dispositions de l’article 311 en son alinéa 1, il souhaite que son client soit puni de 6 jours à 2 ans. Au subsidiaire, il demande au tribunal d’appliquer l’article 311 en son alinéa 2, en lui infligeant 5 ans, s’il s’accroche à la préméditation.
Alors que Me Angelo Hounkpatin demande une application juste de la loi, selon lui, le représentant du ministère public, Robert Tito réitère son réquisitoire. Rendant leur verdict, Lionel Dossou Nouatin et ses assesseurs Arlen Dossa-Avocè, Alou Bani Demon, Francis Bodjrènou et Richard Akodossi abonderont finalement dans le même sens lui-même.
Par ailleurs, l’enquête de moralité est favorable à Moussa Diko. Son bulletin N°1 ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Selon le rapport d’expertise psychiatrique et médico-psychologique établi, il ne souffre d’aucun trouble pouvant abolir le contrôle de ses actions au moment des faits.
Les faits
Le samedi 11 avril 2015 à Guéma, à Parakou, suite à une mésintelligence, Moussa Diko et Ibrahim Imorou se sont échangé des noms d’oiseau. Traité de bâtard, Moussa Diko quitte les lieux, fâché. Mais revient quelques heures plus tard et attaque par surprise Ibrahim Imorou dans le dos, en lui assénant un coup de machette au cou. Une lutte s’ensuit au cours de laquelle Ibrahim Imorou reçoit des coups sur diverses parties du corps. Il n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention des personnes présentes sur les lieux.

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti, a reçu en audience, ce mardi 30 juillet, au siège de l’institution à Cotonou, les associations faîtières des médias. Il était question pour lui de prendre contact avec les responsables des quatre organisations faitières des médias, au lendemain de sa nomination à la tête de la Haac.
Les responsables de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa), de la Maison des médias et de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem), ont été reçus, hier, au cabinet du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti. En effet, au lendemain de sa nomination, le nouveau président de l’institution de régulation des médias a voulu rencontrer les patrons des associations faîtières des médias pour une « prise de contact ».
« C’est à cet exercice que nous nous sommes livrés ce matin…», déclare Éric Omer Sounouvi, au terme de la rencontre.
A en croire le président de l’Odem, les responsables des associations de médias ont, au cours de cette rencontre, présenté leurs associations respectives. Quant au président de la Haac, il « nous a présenté sa vision. Il pense qu’il serait très important que, sous sa mandature, le linge sale se lave en famille ; qu’on œuvre pour vraiment accompagner les professionnels des médias en matière de production de contenus de qualité», fait savoir le porte-parole de la délégation.
Mais ce n’est pas tout. Rémi
Prosper Moretti voudrait également voir les associations faitières des médias rester en « synergie ». Ceci, « pour que nous puissions avoir un cadre d’échanges pour discuter des grands enjeux liés à la corporation des médias », ajoute Éric Omer Sounouvi. Ce dernier confie qu’ils auront un nouveau tête-à-tête avec le président de la Haac « incessamment » ; le temps que les professionnels des médias finissent de renouveler les instances dirigeantes des faîtières. Passée la période des élections, il sera question de le revoir pour développer la vision de chacun et élaborer un plan d’action pour le grand bonheur des professionnels des médias au Bénin, a-t-il conclun

Une délégation de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) était, ce mardi 30 juillet, au cabinet du président du Conseil économique et social (Ces). Conduite par le directeur général par intérim de l’Office, Bertin Sowakoudé, cette délégation est allée informer Augustin Tabé Gbian de la commémoration, d’ici quelques jours, du 50e anniversaire du quotidien de service public. Ceci, afin de bénéficier de l’accompagnement du Ces.
A la tête d’une forte délégation, hier mardi, Bertin Sowakoudé, directeur général par intérim de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), a été reçu en audience par le président du Conseil économique et social (Ces). Le but premier de cette visite est d’informer Augustin Tabé Gbian de la célébration prochaine du cinquantenaire du quotidien national du service public « La Nation ». Mais, avant d’entrer dans le vif du sujet, Bertin Sowakoudé et ses collaborateurs ont sacrifié à une tradition. « Tout d’abord, nous sommes venus dire toutes nos félicitations au président Augustin Tabé Gbian pour sa brillante reconduction à la tête du Conseil économique et social », a déclaré le premier responsable de l’Onip à sa sortie d’audience.
C’est donc après ce noble exercice que la délégation de l’Onip a longuement échangé avec le président du Ces au sujet de la célébration du 50e anniversaire du quotidien national d’information, d’analyse, d’investigation et de publicité.
«En effet, raconte Bertin Sowakoudé, le 1er août 1969, paraissait le premier quotidien national d’information au Bénin. Et 50 ans après, le 1er août 2019, il est de bon ton que, dans le cadre de cette célébration, nous allions informer les institutions de la République de ce que leur quotidien a désormais cumulé 50 années d’existence, et qu’il s’agit d’un événement à célébrer…». Mieux, la direction générale de l’Onip voudrait bénéficier de l’accompagnement du Ces et d’autres institutions dans le cadre de cette commémoration. Ceci, afin que « l’événement ait l’envergure qu’il faut pour un quotidien» de la taille de « La Nation ».
Le président du Ces s’est réjoui de cette initiative et a accepté d’y apporter sa contribution personnelle ainsi que celle de son institution.
« Le président du Ces ne nous a pas marchandé son soutien. Il a accepté de nous accompagner. Il a reconnu d’ailleurs le bien-fondé de cette célébration, et nous a demandé de ne pas manquer de lui donner l’envergure qu’il faut. Parce que 50 ans dans la vie d’un journal, c’est un événement! Et il faut le célébrer comme cela se doit… », insiste Bertin
Sowakoudé, qui, visiblement, est sorti très satisfait de l’audience avec Augustin Tabé Gbian.
A en croire le directeur général de l’Onip, les manifestations entrant dans le cadre de cette célébration auront lieu courant la deuxième quinzaine du mois d’août 2019n

Le projet Assurance pour le Renforcement du Capital humain (Arch) vient d’entrer dans sa phase active avec le lancement du volet Assurance-maladie. Entouré d’une forte délégation gouvernementale, le ministre d'État, Abdoulaye Bio Tchané a officiellement annoncé, hier lundi 29 juillet à Glo-Djigbé, le démarrage de la phase pilote.
C'est désormais une réalité ! Le projet Assurance pour le Renforcement du Capital humain (Arch) a ouvert ses portes aux populations les plus pauvres avec la mise en œuvre du volet Assurance-maladie. Lancée hier, la phase pilote prend en compte trois zones sanitaires, notamment Abomey-Calavi – Sô-Ava (As), Dassa-Zoumè – Glazoué (Dg) et Djougou – Copargo – Ouaké (Dco). Et c’est environ 120 mille personnes se retrouvant dans l’extrême pauvreté, qui seront impactées par la mise en œuvre de cette phase. « Au-delà de cette phase, l'assurance-maladie sera ouverte à toutes les autres couches de la population dans tous les départements », a assuré le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané lors du lancement officiel du projet. Il a salué à l’occasion tous les partenaires au développement, notamment la Banque mondiale, l’Usaid, le Système des Nations Unies, le Pnud… dont la confiance a permis l'aboutissement du projet.
Le ministre de la Santé Benjamin Hounkpatin a rassuré de ce que les prestations de santé qui seront offertes, respecteront les normes et contribueront effectivement à soulager les populations. « Je puis rassurer nos compatriotes et nos partenaires que le gouvernement mettra un point d'honneur à assurer avec rigueur la mise en œuvre des activités prévues, en vue d’une efficacité totale », renchérit le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané. Des séances de vulgarisation sont prévues aux fins de faire connaitre aux populations le contenu du panier de soins offerts et les procédures. La mise en œuvre du volet assurance-maladie va se faire par une adhésion progressive. Elle commence par les pauvres extrêmes pour lesquels l’Etat supporte totalement les primes d’assurance.
Assurer l’égal accès de tous à la santé
Faisant référence au taux de pauvreté qui est d'environ 40,1% dont 22,7% sont extrêmement pauvres, le ministre Abdoulaye Bio Tchané met en exergue l’opportunité du projet Arch pour les milliers de personnes qui ont du mal à avoir accès à des soins de qualité. « La couverture du risque maladie procède du droit à la santé, un droit universel. Au terme de l’article 8 de la Constitution du Bénin, l’Etat a l’obligation d’assurer l’égal accès à la santé à tous ses citoyens. L’assurance-maladie, telle qu’elle prend forme aujourd’hui est destinée prioritairement aux personnes économiquement faibles. Elle repose sur les valeurs d’équité et de solidarité nationale. Elle vise à lever les obstacles financiers, notamment les paiements directs par les patients eux-mêmes. Elle implique également la prise en charge sur fonds publics, des frais de santé des personnes qui ne sont pas en mesure de les supporter… », a-t-il expliqué. A l’en croire, l’amélioration des conditions de vie est l’une des priorités du gouvernement qui œuvre à garantir à tous les citoyens, une protection sociale devant leur permettre de faire face aux aléas de la vie.
Rappelons que le projet Arch est un paquet de quatre services à savoir l'assurance-maladie, le crédit, la formation et l'assurance-retraite.

Les relations entre le Bénin et l’Inde déjà si bien portantes connaitront dans les mois à venir une aube nouvelle. En visite officielle à Cotonou, le président indien Ram Nath Kovind reçu par le président de la République, ce lundi 29 juillet, s’est engagé à être l’avocat personnel du Bénin à travers un soutien constant et un appui qui vont lui permettre de poursuivre sa marche vers l’émergence.
Pour sa première visite au Bénin, le président indien Ram Nath Kovind en repartira sans aucun doute avec de merveilleux souvenirs. Il n’a pas tari d’éloges à l’endroit du pays dont il dit apprécier les réformes et la marche vers l’émergence. Lundi 29 juillet à la présidence de la République, l’hôte du chef de l’Etat n’a eu que des mots aimables pour peindre les bons rapports entre son pays et le Bénin. Ces liens, il les veut plus affermis que jamais, au regard, dit-il, d’une part, des ambitions des actuels dirigeants du pays et d’autre part, des potentialités dont il regorge. Le président Ram Nath Kovind a été accueilli avec tous les honneurs dus à son rang. Exécution d’hymnes nationaux, honneurs militaires, revue de troupe… La minutie des grands jours a entouré l’accueil du président indien qui sera reçu par le président Patrice Talon pour un tête-à-tête de plusieurs minutes au cours duquel ont été abordées les questions relatives à la coopération bilatérale, au partenariat Inde-Afrique et à la situation dans le monde.
« Cet entretien qui s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse a permis aux deux hommes d’Etat d’exprimer leur satisfaction des excellentes relations d’amitié et de coopération qu’entretiennent le Bénin et l’Inde, et de marquer leur volonté commune de les consolider davantage. Ils ont convenu de poursuivre leurs efforts pour élargir leur panier d’exportations et soutenir les investissements mutuels », indiquera plus tard le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération donnant lecture du communiqué conjoint qui a sanctionné la visite.
« Nous sommes heureux de pouvoir assister à l’émergence… »
Au cours de sa déclaration à la presse, le président Ram Nath Kovind a dit tout le bien qu’il pense du Bénin. La forte présence d’une communauté de son pays, très active sur le plan économique, a été relevée par le président indien qui met à l’actif de cette facilité de coopération, le management au sommet de l’Etat, notamment ces dernières années, et surtout, les opportunités. « L’Inde a toujours été impliquée dans des activités au Bénin et ma visite vise à dynamiser nos rapports. L’Inde a été impressionnée par l’émergence de la République du Bénin et l’indique en tant qu’exemple de démocratie en Afrique de l’ouest », a-t-il apprécié. Mais pour lui, les moyens existent de porter la barre de la coopération à un niveau encore plus élevé. « Je voudrais inviter le président Patrice Talon à amener nos liens à un niveau supérieur avec des relations économiques » plus fortes, a poursuivi le président indien. Son souhait, c’est que le partenariat économique qui tourne actuellement autour de 350 millions de dollars US puisse passer à plus de 800 millions de dollars US.
Plus qu’une simple annonce, il fait de cette exhortation un vœu à accomplir au plus vite et s’y engage personnellement. Et s’il est autant convaincu que cela est réalisable, c’est sans doute parce qu’il voit à travers le Bénin, un nid d’opportunités aux plans agricole et économique. « Le Bénin pour nous est un partenaire économique avec des plans de préférence », souligne Ram Nath Kovind, estimant que la croissance du pays est un atout majeur. « Nous avons convenu qu’il y a des opportunités et des liens d’investissement qui restent à explorer », laisse-t-il entendre dans sa déclaration aux médias.

Le président indien Ram Nath Kovind a effectivement foulé le sol béninois en début d’après-midi de ce dimanche 28 juillet à la tête d’une forte délégation. Ceci dans le cadre d’une visite officielle de trois jours.
Il a été accueilli à sa descente d’avion par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Les deux personnalités ont ensuite passé quelques minutes au salon d’honneur de l’aéroport pour de brefs échanges. Après quoi, le président Ram Nath Kovind a pris congé de son hôte. Ce matin, il sera à la présidence de la République où il rencontrera le président Patrice Talon. Occasion pour les deux hommes d’Etat d’échanger et ensuite permettre à leurs pays respectifs de parachever une série d’accords en attente.
Politique 28 juil. 2019

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience dans la matinée de ce jeudi 25 juillet, à son cabinet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, l’ambassadrice de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux.
Les deux personnalités se sont entretenues pendant plusieurs heures. Mais à sa sortie d’audience, la diplomate française qui rend visite à Louis Vlavonou pour la toute première fois depuis son élection au perchoir le 17 mai dernier, n’a pas fait de déclaration à la presse. Seulement, le président de l’Assemblée nationale renseigne depuis sa page Facebook qu’il a abordé avec son hôte plusieurs sujets d’intérêt pour les deux pays. « J’ai reçu à mon cabinet ce matin l’ambassadrice de la France au Bénin, Véronique Brumeux, avec qui j’ai échangé longuement sur plusieurs sujets d’intérêt pour nos deux pays, notamment leurs Parlements », lit-on sur la page Facebook du président Louis Vlavonou avec en illustration la photo du tête-à-tête.
Th. C. N.

Du 28 au 30 juillet, le Bénin accueille pour la toute première fois de son histoire un président indien. Un grand coup diplomatique lorsqu’on se rend à l’évidence du poids commercial de l’Inde et de ses nombreuses performances. Dans cette interview exclusive, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, évoque les raisons qui militent en faveur du choix du Bénin pour accueillir le président indien.
La Nation : Sous quel sceau doit-on placer la visite du président indien Ram Nath Kovind qui signe ainsi une première au Bénin?
Aurélien Agbénonci : La visite qu’effectue au Bénin à la tête d’une importante délégation Son excellence Monsieur Ram Nath Kovind, est, comme vous le dites, une première. Elle traduit l’excellente qualité des relations de coopération que nos deux pays entretiennent. Cette visite s’inscrit également dans le cadre d’une tournée ouest-africaine qu’entreprend le président de l’Inde.
De plus, vous n’êtes pas sans savoir que depuis son accession au pouvoir en 2016, le chef de l’Etat, le président Patrice Talon a impulsé un nouveau mode de gouvernance avec de nouvelles orientations définies dans le Programme d’action du gouvernement, qui constitue un plan stratégique ambitieux de développement. Je puis vous dire que les résultats de nos réformes ainsi que les indicateurs de notre croissance économique enregistrés depuis trois ans, ont influencé le choix de notre pays parmi ceux retenus dans le cadre de cette tournée.
A quelle échelle doit-on situer aujourd’hui les relations entre le Bénin et l’Inde qui est du reste un grand partenaire économique du Bénin ?
Bien que récente, la coopération entre le Bénin et l’Inde s’est renforcée au fil des années et porte sur des secteurs importants. Sur le plan commercial, l’Inde est un partenaire stratégique du Bénin.
Avec sa population de près d’un milliard et trois cents millions d’habitants, l’Inde apparait aujourd’hui comme l’un des pays émergents d’Asie qui a atteint un niveau d’industrialisation et de développement soutenu. L’Inde fait partie du groupe des cinq pays communément appelés «Brics » (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Dans plusieurs secteurs, ses indicateurs font même pâlir d’envie certains pays développés. C’est un pays qui a une vitalité démocratique reconnue de par le monde entier et qui dispose de solides potentialités dans les domaines de l’énergie, de la technologie, de la santé, du tourisme et des technologies de l’information et de la communication. Notre pays gagnerait beaucoup à entretenir et dynamiser la coopération avec ce pays dans la perspective de tirer le meilleur de ce géant de l’Asie, après la Chine et le Japon.
Les relations entre les deux pays datent de plusieurs années. Quels en sont les paradigmes nouveaux et quelle dynamique entendez-vous lui insuffler ?
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon, le Bénin s’est résolument engagé sur le chantier du développement. Sur le plan de la diplomatie, le président Talon a tenu à renforcer les liens existants mais aussi à diversifier nos relations. Une nouvelle méthode a été imprimée à l’action gouvernementale avec l’élaboration du Programme d’action du gouvernement qui définit les stratégies pour révéler le Bénin. La déclinaison de ces stratégies fait une place de choix au secteur privé, créateur de croissance et de la richesse. La coopération avec l’Inde doit désormais s’inscrire dans une approche pragmatique et être en adéquation avec ces nouvelles orientations fondées sur le partenariat public-privé. Dans cette perspective, les officiels des deux pays vont se rencontrer dans un proche avenir pour faire le bilan de la coopération bilatérale et définir de nouveaux axes dans les domaines offrant des avantages comparatifs favorables au développement d’un partenariat public-privé dans l’intérêt des deux parties.
Je voudrais rappeler que le président Talon s’est rendu en Inde au mois de mai 2017 et à cette occasion, il a eu une importante séance de travail avec le Premier ministre Monsieur Narendra Modi. Par ailleurs, la nouvelle vision de l’Inde et son intérêt pour les pays africains, augurent de nouvelles perspectives pour la coopération bénino-indienne. Le Bénin, dans son offensive pour les investissements étrangers devra saisir les opportunités que ce partenariat offre pour soutenir les efforts de développement.
Quel est l’agenda du président Ram Nath Kovind au Bénin? Et quelles vont en être les grandes résolutions ?
A l’occasion de cette visite, le président de la République de l’Inde aura, au cours d’un tête-à-tête, une série d’entretiens qui porteront sur la coopération bilatérale, le partenariat Inde-Afrique et la situation dans le monde. Plusieurs accords de coopération en discussion avec la partie indienne seront signés parmi lesquels on peut citer : l’accord d’exemption de visa, l’accord portant sur le programme d’échanges culturels entre le Bénin et l’Inde, l’accord sur la télémédecine et la télé-éducation et un protocole d’entente relatif à la coopération dans le domaine de la garantie des crédits à l’exportation.
Au cours de son séjour, le président de la République de l’Inde se rendra à l’Assemblée nationale où il prononcera un discours devant les députés béninois. La visite officielle du président de l’Inde s’achèvera par une rencontre avec la communauté indienne présente au Bénin. Il convient de souligner que le président Kovind sera l’un des rares hommes d’Etat en visite officielle au Bénin à s’adresser aux députés à l’Assemblée nationale. Ceci constitue un symbole important pour le peuple béninois que le président d’une des plus grandes démocraties au monde s’adresse aux Représentants dans un pays où les réformes s’opèrent même dans le domaine du système partisan.
Deux visites de chefs d’Etat, et pas des moindres, en moins d’une année, la diplomatie béninoise se veut-elle aujourd’hui sélective dans l’efficacité ?
L’action diplomatique est toujours sélective et est guidée par les intérêts de chacune des parties. En ce qui nous concerne, cela fait trois ans que, sous le leadership du chef de l’Etat, la diplomatie béninoise fait sa mue. Tout en maintenant les relations avec nos partenaires traditionnels, nous allons scruter d’autres horizons. Nous allons vers ceux qui font bien, les meilleurs dans plusieurs domaines. Nous n’allons pas vers les autres comme de vils quémandeurs. Nous allons vers eux en leur présentant les opportunités qui existent chez nous pour nouer des partenariats. Nous présentons le Bénin comme une terre d’opportunités. C’est pour vous dire que nous allons vers les meilleurs dans les domaines présentant un intérêt pour nos priorités de développement. De plus, les réformes courageuses opérées par le chef de l’Etat séduisent le monde. Le Bénin est respecté à l’extérieur. Tous ces facteurs militent en notre faveur.

Le président de la République de l’Inde, Ram Nath Kovind, est attendu à l’Assemblée nationale à Porto-Novo, le lundi 29 juillet prochain, en marge de sa visite officielle et historique au Bénin du 28 au 30 juillet. Il sera à l’hémicycle où il délivrera un discours solennel aux députés.
Le président de l’Assemblée nationale met déjà les petits plats dans les grands pour la réussite de la cérémonie. Louis Vlavonou a mobilisé les membres de son cabinet et aussi les cadres de l’administration parlementaire pour qu’un accueil chaleureux soit réservé à l’illustre hôte. Le président de l’Assemblée nationale a rendu public ce mercredi 24 juillet, un communiqué pour inviter tous les 83 députés, en vacances parlementaires depuis le 12 juillet dernier, à prendre part à cette rencontre inédite avec le chef d’Etat indien. La mise en place des députés est prévue pour être terminée le lundi 29 juillet prochain à 15h.
Il faut préciser qu’outre le rendez-vous avec la Représentation nationale à Porto-Novo, le président Ram Nath Kovind aura un tête-à-tête à Cotonou, avec le président Patrice Talon et il sera procédé à la signature de plusieurs accords bilatéraux pour le renforcement des liens de coopération entre les deux pays.
Thibaut C. NAGNONHOU AR/Ouémé-Plateau