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Le Réseau des ministres de l’Economie numérique de l’Oif se met en place[/caption]Le Réseau des ministres de l’Economie numérique des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie –Oif) a fait l’objet d’une conférence de presse co-animée, ce mercredi 14 mars à Cotonou, par le ministre en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, son collègue des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, et le directeur représentant régional de la Francophonie, Eric Adja.
Le gouvernement est décidé à faire du Bénin la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et de l’inclusion sociale. La visite au Bénin en décembre 2017 de la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, a été l’occasion pour poser les jalons de la mise en place du Réseau des ministres de l’Economie numérique de l’Oif. Au cours d’une conférence de presse, ce mercredi à Cotonou, le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, son collègue en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, et le directeur représentant régional de l’Oif, Eric Adja, ont expliqué l’importance de cette initiative et les bénéfices que les pays en tireront.
Pour le ministre en charge des Affaires étrangères, le numérique est devenu aujourd’hui un domaine d’importance et de passion. Lorsque les organisations internationales prennent des décisions dans le domaine du numérique, estime Aurélien Agbénonci, il faut les appliquer. A son avis, c’est une évidence que les technologies de l’information et de la communication doivent être utilisées comme catalyseur de la croissance économique.
La mise en place de ce réseau, selon le ministre en charge de l’Economie numérique, vise à créer un creuset de rencontre et d’échanges entre les responsables des départements ministériels en charge de l’Economie numérique en vue d’accompagner les pays membres de l’espace francophone. Aussi, vise-t-elle à mutualiser les efforts des pays dans ce domaine. C’est une opportunité d’échanges de meilleures pratiques ; le réseau couvre l’ensemble des activités relatives au numérique, précise Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
Sur les enjeux socio-économiques et les avantages du numérique, elle a expliqué qu’il y a aujourd’hui l’émergence de nouveaux services avec un nouvel ordre économique et que le numérique apparaît comme un espace de liberté.
Au regard de tous ces avantages, elle a pris l’engagement que son ministère mettra tout en œuvre pour que le réseau soit dynamique.
Le directeur représentant régional de l’Oif, Eric Adja, pour sa part, se réjouit que le Bénin prenne le devant de cette initiative qui doit regrouper 84 pays. Avec le numérique, les questions du Nord et du Sud sont bousculées, estime-t-il. Il indique que l’Oif a donné son accord pour l’appui de la vulgarisation du Code numérique du Bénin qui, selon le ministre en charge de l’Economie numérique, est actuellement en cours de promulgation.
Ordre des pharmaciens suspendu pour six mois[/caption]Réuni ce mercredi 14 mars, le Conseil des ministres a décidé de la suspension pour six mois de l’Ordre des pharmaciens du Bénin, après avoir pris acte du jugement rendu par le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Une réforme institutionnelle est annoncée dans le secteur.
L’affaire dite des faux médicaments étend ses tentacules à l’Ordre des pharmaciens du Bénin. Réunis en conseil, ce mercredi 14 mars à Cotonou, les membres du gouvernement ont décidé de suspendre provisoirement d’activité l’Ordre des pharmaciens du Bénin pour une durée de six mois. L’annonce a été faite par le ministre Joseph Djogbénou au cours d’un point de presse à l’issue du Conseil des ministres. « Une mesure conservatoire », indique le ministre qui précise qu’il ne s’agit pas d’une dissolution. Ce laps de temps permettra au gouvernement, poursuit le ministre, de procéder à la réforme des cadres institutionnel, législatif et réglementaire du secteur de la pharmacie. Le gouvernement voudrait ainsi revoir le statut de l’Ordre des pharmaciens et ses règlements d’application et mettre en place une commission de surveillance et de contrôle de la distribution des produits pharmaceutiques.
« Il faut faire en sorte que cela ne puisse se répéter et c’est ce à quoi le président de la République s’est engagé. Il faut que le citoyen à qui l’on demande d’aller en pharmacie ait la certitude qu’il achète le bon produit », indique le ministre Joseph Djogbénou qui s’étonne « qu’un ordre professionnel n’ait pas pu identifier de tels manquements pour prendre des mesures de prévention ».
Le gouvernement, lui en tout cas, jouera sa partition à travers « une revue profonde » et en introduisant « une réforme institutionnelle » dans le secteur de la pharmacie, assure le ministre. Pour lui, le jugement du tribunal qui a retenu la culpabilité des responsables d’importantes structures d’approvisionnement pour des faits constitutifs d’infractions et les a condamnés à des peines d’emprisonnement ferme ainsi qu’au paiement d’amendes est une preuve évidente d’une maldonne dans le secteur de la pharmacie. Toutes choses qui, explique-t-il, ne protègent pas le citoyen.
Dans cette même perspective, le Conseil des ministres, en « application du principe de précaution, a décidé de retirer l’autorisation de mise en vente sur le territoire béninois, des produits du laboratoire New Cesamex et de faire procéder, par conséquent, au retrait de ses produits des officines ».

Son nom rappelle celui d’une star de la NFL, Ligue nationale de football américain. Mais bien qu’il parle couramment l’anglais, Damien Mama n’est pas Américain et ne s’illustre non plus dans le sport de haut niveau. Fonctionnaire des Nations Unies, ce Béninois âgé de 45 ans a été nommé coordonnateur résident du Système des Nations Unies et représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Togo et prendra service à la fin de ce mois. Celui qui a été Chef du Bureau des Opérations et de l’Etat de droit au sein de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) fait désormais partie des rares Béninois à occuper une telle fonction au sein des Nations Unies.
Il a par ailleurs travaillé dans plusieurs pays africains sur les questions de développement, de paix et de sécurité́, y compris comme représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Togo et directeur de la stabilisation et du relèvement au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).
Il succède ainsi à la Sénégalaise Khardiata Lo N’diaye en poste depuis 2011.
International 14 mars 2018
Championnat national féminin de rugby à sept[/caption]La Fédération béninoise de rugby (Fébérugby) organise, samedi 17 mars 2018 au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, le championnat national féminin de rugby.
Au total, cinq équipes vont participer à cette compétition qui se veut un tremplin de démonstration de savoir-faire des joueuses de rugby de notre pays. Il s'agit de Lynx de Cotonou, Amazones de Cotonou, Dinosaures de Porto-Novo, Bulldozer de Missérété et Buffles de Parakou. Il est prévu en match inaugural de ce championnat attendu par les férus de la balle ovale, une rencontre entre deux équipes masculines des moins de 18 ans.
Selon Faustin Dahito, président de la Fébérugby, l'organisation de ce championnat entre en ligne de compte avec la volonté de son comité de dynamiser cette discipline au Bénin. Il invite le public sportif et les fanatiques du rugby à effectuer le déplacement de Porto-Novo pour non seulement découvrir le savoir-faire des joueuses mais aussi pour célébrer les femmes sportives en général et les rugbywomen béninoises pour rester collé à l’actualité de la Journée internationale des femmes.
Société 14 mars 2018
Détection de cyclistes pour la relance des courses à vélo[/caption]La Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy) lance dès samedi 17 mars prochain les compétitions de détection des cyclistes dans les départements. Plus de mille coureurs sont attendus sur les routes de la commune de Banikoara dans le département de l’Alibori.
La commune de Banikoara dans le département de l’Alibori accueille, samedi prochain, les courses de vélo ordinaires et de vélo de route dans le cadre de la relance du cyclisme dans les départements du pays. Selon le président de la Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy), Romuald Hazoumè, plus de mille coureurs sont attendus à cette compétition qui vise la détection de nouveaux cyclistes. « Les inscriptions sont en cours mais on note beaucoup d’engouement au niveau de la population pour cette compétition ; on pourrait aller au-delà de mille coureurs », a-t-il déclaré. Les meilleurs de ces courses recevront des prix ainsi que des lots de consolation.
Pour lui, le cyclisme béninois doit sortir de sa léthargie actuelle à travers ces compétitions départementales qui constituent, également, un tremplin pour la fédération en vue de sélectionner des cyclistes pouvant prendre part à des tours cyclistes au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays sur le continent. Romuald Hazoumè invite les fans de cette discipline à faire confiance à son comité exécutif qui s’est doté d’une feuille de route pour le compte de l’année 2018.
Le comité exécutif de la Fédération béninoise de cyclisme dirigé par Romuald Hazoumè souhaite développer cette discipline à partir de la base en organisant beaucoup d’autres compétitions statutaires dont le tour du Bénin dans les mois à venir. Ainsi, après Banikoara, les courses sont attendues respectivement à Glazoué dans le département des Collines le 17 juin ; à Djougou le 16 septembre pour la Donga ; à Lokossa, le 18 décembre pour le Mono.
Sports 14 mars 2018
Malnutrition et grossesses en milieu scolaire[/caption]Les femmes leaders de la commune de Boukombé ont célébré autrement, du 7 au 10 mars dernier, la Journée internationale de la femme. En rassemblant des centaines de femmes et de jeunes filles autour des problématiques de malnutrition et de grossesses en milieu scolaire, elles ont voulu agir pour un changement de comportements.
Plus de 300 femmes et filles des dix collèges de la commune de Boukombé ont pris part du 7 au 10 mars dernier à des séances de réflexion, de sensibilisation et d’éducation sur la malnutrition et les grossesses en milieu scolaire sous l’égide de l'Association Art Culture Tourisme (A-Act) avec l’appui des partenaires Enabel-Amsana, Croix-Rouge et Enabel-Pass Sourou. La célébration de la vingt-troisième Journée internationale de la femme a été saisie par les femmes leaders pour attirer l’attention de la gent féminine sur des fléaux que constituent la malnutrition et les grossesses en milieu scolaire.
Face à la forte proportion d’enfants malnutris et aux statistiques peu reluisantes sur les grossesses en milieu scolaire, ces rencontres ont été l’occasion pour les organisatrices d’entretenir les femmes sur les différentes catégories d'aliments, l'allaitement exclusif et l'hygiène alimentaire et les filles élèves sur les conséquences des grossesses précoces. Issues de divers groupements de femmes transformatrices de produits agricoles et de coopératives d’artisanes, les participantes ont par ailleurs bénéficié d’équipements pour l’hygiène et la qualité des produits qu’elles transforment ou fabriquent. Il a été également question des dispositions à prendre pour le suivi du fonctionnement de leurs groupements en vue d’un bon rendement. S’il s’entend que la malnutrition tient de l’ignorance des mères, il n’en demeure pas moins qu’une femme sensibilisée et épanouie dans ses activités veille à la bonne santé de son enfant. D’où tout l’intérêt de Joséphine
Koubetti, présidente de l’Union des femmes pour le développement économique de Boukombé, point focal de l'Atacora-Donga de l'Institut national pour la promotion de la femme (Inpf) et responsable de l’Association Art Culture Tourisme, à voir les cibles changer de comportements.
C’est la session de sensibilisation des élèves des collèges d’enseignement général de Boukombé sur les grossesses en milieu scolaire qui a donné le top de la célébration de la Journée internationale de la femme placée par les organisatrices sous le thème « On est leader en agissant ». Un rendez-vous qui a donné lieu à des échanges enrichissants sur les causes et conséquences du phénomène et à des décisions qui impacteront la vie de nombre d’apprenantes. « Pour éviter ces grossesses que nous déplorons aujourd’hui en milieu scolaire, des clubs de filles sont créés et équipés par classe dans tous les collèges de la commune. A travers ce dispositif, les filles pourront elles-mêmes parler de sexe et de leadership sans tabou puisque le sujet n’en est plus un », a confié Joséphine Koubetti.
Négociations pour une issue à la fronde sociale[/caption]On avait annoncé la rencontre d'hier mardi entre le gouvernement et les responsables syndicaux comme celle de la dernière chance, censée libérer l’école et l’administration publique de l’emprise de la grève. Ce mardi 13 mars à l’Infosec de Cotonou, des concessions ont été faites par le gouvernement qui s’est montré disposé à obtenir la fin du débrayage. De leur côté, les représentants des travailleurs promettent d’aviser après consultation leur base.
Le bout du tunnel de la fronde sociale semble être proche, au regard des conclusions des échanges, hier, entre plusieurs ministres du gouvernement sous la houlette du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et les responsables des confédérations et centrales syndicales. Pourtant, la séance a failli ne pas se tenir. Des travailleurs « venus de la base » ont interdit, du moins ont tenté d’interdire l’accès à la salle aux membres du gouvernement. Pour eux, « sans rétrocession des salaires, pas de négociations ». Mais leur bourde n’ira pas loin. Ils se sont heurtés à un détachement de la Police républicaine venu rétablir l’ordre. Le round d’observation a duré un moment. Policiers armés et prêts à dégainer ont patienté un bon moment face à des travailleurs micros, tam-tams et castagnettes en mains, assurant une animation aux slogans hostiles au chef de l’Etat et à ses ministres.
Joseph Djogbénou et Adidjathou Mathys étaient particulièrement visés. Le spectacle va durer un moment. Le temps pour le directeur général de la Police républicaine de faire un tour sur les lieux pour tenter de faire entendre raison aux manifestants et les inviter à protester dans la rue. « Tant que nous serons là, les secrétaires généraux ne négocieront pas », lancent-ils. La phrase de trop sans doute, qui a obligé le patron de la Police républicaine, le général Nazaire Hounnonkpè, à leur expliquer que « ce cadre n’est pas approprié pour une telle revendication ». Il n’en dira pas plus, avant de demander au détachement policier d’instaurer l’ordre et la quiétude. En deux secondes, l’Infosec qui s’animait tel un marché populaire s’est vidé de ses invités encombrants. A pas rassurés, les membres du gouvernement franchissent le seuil de la porte d’entrée de la grande salle de l’Infosec. Les discussions peuvent commencer.
Quatre heures de discussions à huis clos
Membres du gouvernement et responsables syndicaux se sont parlé à huis clos. Kakpo Mahougnon, Gaston Dossouhoui, Adidjathou Mathys, Alassane Séïdou, Marie-Odile Attanasso et le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané devraient obtenir des travailleurs l’arrêt de leur mouvement de débrayage. Tâche difficile dans le contexte actuel où les défalcations opérées sur les salaires des grévistes ont fait monter la tension d’un cran. Les représentants des travailleurs feront d’ailleurs de cette préoccupation une question préjudicielle. « Sans rétrocession des défalcations, pas de négociations ». C’était le mot d’ordre à l’entame des échanges, nous ont confié des sources. Mais le gouvernement a fini par obtenir un arrangement. « Ils ont promis de se revoir au niveau du gouvernement pour étudier cette question et ont souhaité que nous avancions sur les points en attente », apprend-on plus tard d’un responsable syndical. Mais la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) n’a pas adhéré à cette concession faite au gouvernement. Son secrétaire général Nagnini Kassa Mampo et les autres représentants de la Cstb claquent la porte.
« L’acte de défalquer est un signe de mauvaise foi et de mauvaise volonté à satisfaire les travailleurs. Il y a violation de la légalité et de la légitimité. Le gouvernement fait la ruse. La défalcation est un coup de poignard contre les travailleurs. Il y a eu aussi rétention de salaire… », explique Nagnini Kassa Mampo, furieux, à la presse après son retrait. Mais cela n’arrêtera pas les échanges. De l’extérieur de la salle, on pouvait entendre la voix du ministre d’Etat, preuve que les deux parties tentaient tant bien que mal de trouver une issue à la crise.
Entre temps, une pause intervient. Le temps pour le ministre d’Etat d’échanger avec le chef de l’Etat pour lui faire le point de la situation et lui rendre compte des désidérata des syndicalistes, apprend-on dans les coulisses. D’autres membres du gouvernement profitent de la suspension pour tenter des conciliabules en aparté avec les syndicalistes. Moudassirou Bachabi, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), et Noël Chadaré de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin) échangent avec de grands gestes avec les ministres Kakpo Mahougnon et Marie-Odile Attanasso. De longues minutes de discussions au terme desquelles tous quatre rejoignent la salle, souriants.
« Nous sommes heureux au gouvernement »
Les deux parties parviennent à quelques accords. Il a été convenu que la prime de craie passe de 4000 F à 5000 F Cfa ; la prime mensuelle de risque à 4 000 F Cfa et celle de documentation de 5000 à 7000 F Cfa. Le gouvernement a aussi maintenu les six arrêtés mais il a revu à la hausse deux primes. « Nous sommes au gouvernement heureux de savoir que les partenaires sociaux ont accepté la main tendue du gouvernement en répondant présents à la séance. Je suis heureux de vous dire que le dialogue a repris dans l’intérêt de toutes les parties et surtout de nos compatriotes.
La rencontre a permis des avancées significatives dans le dialogue social », a fait savoir, à travers une brève déclaration à la presse, le ministre d’Etat au terme des échanges. A l’en croire « des propositions ont été faites et discutées avec les centrales et les partenaires sociaux en notant les progrès ainsi accomplis; ceux-ci rendront compte à leur base » pour revenir au gouvernement. « Je ne doute pas qu’un terrain d’entente puisse être trouvé. Les responsables syndicaux ont pu trouver la flexibilité et la bonne foi du gouvernement qui a bien tenu compte de leurs observations » dans les discussions. « Au vu des résultats de ce jour, j’appelle les enseignants, les fonctionnaires de la santé et les autres à reprendre le travail dans l’intérêt de la nation », implore le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané.
« Concernant l’indexation, le pouvoir est resté muet », souligne Noël Chadaré. « Le gouvernement a fait des propositions et nous irons rendre compte à nos bases. La rétrocession est une question préjudicielle », poursuit-il. « Nous voulons sortir de la crise mais il faut des actes d’apaisement de la part du pouvoir. Nous tiendrons des assemblées générales et nous aviserons », conclut-il?

C’est une décision salutaire de mettre de l’ordre dans un secteur sensible longtemps exposé à toutes formes d’abus au détriment de la santé et de la vie des populations. Jusqu’à un passé récent, la commercialisation des faux médicaments était un marché à ciel ouvert où une frange non négligeable de la population s’approvisionne à cœur joie. Pour guérir ou prévenir quelle maladie? Etant donné qu’elle ne maîtrise pas toujours ce qu’elle ingurgite comme médicament, encore moins la dose à respecter. Les vendeurs n’ayant pas été formés pour pratiquer le métier de pharmacien.
Selon les spécialistes, les faux médicaments ne contiennent aucun principe actif, ce qui provoque l'échec du traitement. Dans d’autres cas, l'ingrédient principal est de faible quantité, ce qui provoque à long terme des résistances.
La traque que mène le gouvernement contre le phénomène est salutaire dans la mesure où les faux médicaments sont un véritable problème de santé publique. Aucun gouvernement responsable au monde ne peut rester insensible à ce genre de situation. Même si certains déplorent la condamnation des grossistes pharmaceutiques, il importe d’apprécier, à sa juste valeur, cette lutte contre les faux médicaments qui permet de restaurer l'autorité de l’Etat dans un secteur en décadence. Plus de médicaments exposés donc à tout vent !
La lutte contre les faux médicaments a été longtemps le combat de l’Ordre national des pharmaciens du Bénin. Il peut se réjouir de la lutte sans merci que mène l’Exécutif, depuis quelque temps, dans ce cadre pour assainir le secteur. Le filet du gouvernement ayant capturé de gros morceaux même si le présumé cerveau du commerce illicite de médicaments au Bénin, le député est toujours en fuite.
Le procureur de la République reproche aux grossistes répartiteurs de s’approvisionner dans un circuit non autorisé. Le ministère public accuse les sociétés mises en cause (Gapo, Ubipharm, Came,
Ubephar, Promopharma…) d’avoir mis en danger la vie des consommateurs et violé la législation béninoise en matière de commercialisation de produits pharmaceutiques. Dans un cas comme dans l’autre, tous s’accordent sur la nocivité de ces produits sur la santé des populations.
Avec le verdict de ce mardi, le droit est dit en faveur des citoyens qui consomment depuis des lustres ces médicaments de qualité douteuse. Toutefois, après la décision du tribunal, des préoccupations demeurent.
Avec la mise sous mandat de dépôt des grossistes répartiteurs, le Bénin est-il définitivement à l’abri des faux médicaments ? Quelle garantie avons-nous que lesdits médicaments ne circulent plus dans les officines de la place ? Reste que l’Etat fasse également le contrôle au niveau des pharmacies et des cliniques pour s’assurer de la qualité des produits livrés aux populations. Des indiscrétions font état de ce qu’Adjégounlè a des ramifications dans des centres de santé de la place. Les mêmes sources renseignent que beaucoup d’agents de santé s’approvisionnaient également dans le célèbre marché de faux médicaments à Cotonou pour le compte de leurs cliniques et, ou pharmacies.
Le gouvernement ne doit pas s’arrêter en si bon chemin. La lutte contre les faux médicaments n’est qu’une étape de l’assainissement de l’univers pharmaceutique et médical au Bénin.
La même rigueur qui a frappé les grossistes répartiteurs doit aussi cibler les cabinets de soins privés qui opèrent illégalement au nez et à la barbe de tous.
Maryse ASSOGBADJO
Célébration de la 3e Journée africaine de l’alimentation scolaire[/caption]Malgré le mouvement de paralysie des activités pédagogiques qui s’observe dans ses écoles primaires publiques, le Bénin a célébré, ce mardi 13 mars, la Journée africaine de l’alimentation scolaire. Dans le Borgou, c’est la direction départementale des Enseignements maternel et primaire qui a servi de cadre à sa commémoration, à Parakou.
La célébration de la Journée africaine de l’alimentation scolaire, ce mardi 13 mars, a été placée sous le thème « Permettre la gouvernance pour faire progresser le plein potentiel des enfants et des jeunes africains en promouvant des programmes alimentaires scolaires durables ». A Parakou, l’heure était aux grandes retrouvailles entre les différents acteurs intervenant dans les communes du département qui sont bénéficiaires de cantines scolaires. Les partenaires techniques et financiers impliqués dans l’alimentation scolaire, au niveau du Borgou, étaient à leurs côtés.
A travers leur mobilisation autour de cette célébration, le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire, Jacob Toudonou, a perçu l’illustration flagrante de leur amour pour une éducation de qualité. Selon lui, sans éducation, il ne saurait y avoir de nation. « Comme facteur déterminant dans la construction et le développement du capital humain, l’une des politiques d’accès et de maintien des apprenants à l’école, notamment dans les zones rurales ou défavorisées retenues par le gouvernement avec l’appui des partenaires techniques et financiers, est la cantine scolaire », a-t-il indiqué. « Bien nourris et en bonne santé, les enfants sont en mesure de mieux assimiler les situations d’apprentissage », a poursuivi le directeur départemental.
Pour l’amélioration des prestations de cantines ouvertes, il a appelé au respect des effectifs, à la mise en place à temps des vivres et à la construction des cuisines. Il a également insisté sur l’amélioration de la qualité et de la quantité des mets servis, le respect des normes de prélèvements, le bon fonctionnement des comités de gestion, la création des champs et jardins scolaires. La formation régulière des directeurs, maîtres de cantines, prestataires et de tous les agents impliqués dans l’animation des cantines n’a pas été occultée.
Cette journée a été instituée au cours du vingt-sixième Sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine. Elle vise la scolarisation et le maintien des enfants à l’école.
Six communes du Borgou bénéficient de cantines scolaires. Au total, 146 écoles sont prises en compte. D’où l’importance de la célébration de cette journée dans un département comme celui du Borgou dont les enfants issus de certaines communautés continuent de ne pas être scolarisés ou abandonnent l’école très tôt.
Célébration de la 3e Journée africaine de l’alimentation scolaire[/caption]Le Bénin a commémoré en différé, ce mardi 13 mars, la troisième édition de la Journée africaine de l’alimentation scolaire célébrée normalement le 1er mars de chaque année au plan africain. Les festivités se sont déroulées à l’école primaire publique de Hounli dans la commune d’Akpro-
Missérété, en présence de tous les acteurs du secteur.
La faim, la précarité alimentaire et la malnutrition constituent des handicaps pour la réussite scolaire. Conscient de cette réalité, le gouvernement décide d’investir davantage dans l’alimentation scolaire. Ce qui s’est traduit par la mise en place d’un arsenal d’actions dont le Programme national d’alimentation scolaire afin de bouter hors des écoles l’insécurité alimentaire, la malnutrition et la faim. Cette détermination du gouvernement du président Patrice Talon a été une fois encore réaffirmée, ce mardi 13 mars, à la faveur de la célébration officielle, à l’école primaire publique de Hounli dans la commune d’Akpro-Missérété, de la troisième édition de la Journée africaine de l’alimentation scolaire. Occasion pour le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, de saluer cette vision des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine qui ont institué cette journée, lors du vingt-sixième sommet de l’Union africaine en janvier 2016, en reconnaissance de la valeur immense de l’alimentation scolaire liée à la production locale pour maintenir davantage les enfants à l’école et améliorer leur performance scolaire.
Le ministre insiste sur les efforts du gouvernement dans ce sens. La question a été inscrite au rang des priorités dans les objectifs du Programme d’action du gouvernement (Pag) visant à passer du taux de couverture nationale de 30 à 51 % d’ici 2021, souligne Salimane Karimou. Il rappelle qu’un accord de partenariat d’un montant de 27,2 milliards F Cfa a été signé le 20 juillet 2017 entre le gouvernement et le Programme alimentaire mondial (Pam). Lequel accord confie désormais la gestion des cantines scolaires gouvernementales au Pam qui dispose d'une expertise avérée dans ce domaine. Ce qui permet de garantir des repas chauds aux enfants et une meilleure rétention et un enseignement de qualité à la hauteur des obligations de l’Etat vis-à-vis des citoyens. Le ministre invite les enseignants à accompagner les cantines scolaires afin de garantir à tous les enfants du Bénin, une chance égale d’instruction et d’éducation. Salimane Karimou sera appuyé par son collègue chargé du Commerce, Hervé Ahissou, représentant le ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
Un engagement salutaire
Selon Hervé Ahissou, le gouvernement, à travers ses efforts en faveur de l’alimentation scolaire veut montrer toute sa volonté de faire de l’éducation de qualité pour tous l’un des piliers du développement durable. C’est ce qui justifie d’ailleurs, explique-t-il, l’engagement du Bénin au plan international pour la réalisation des Objectifs du développement durable (Odd) à l’horizon 2030, notamment les Odd 2 et 4 relatifs respectivement à la « Faim zéro » et à l’«Education de qualité ».
Pour le représentant résident du Pam au Bénin, Guy Adoua, plus de 110 000 écoliers sont bénéficiaires de l’assistance du Pam dans 620 écoles au niveau de 19 communes du pays. Le gouvernement, par l’entremise du Pam, assiste près de 320 000 écoliers dans 1 579 écoles primaires publiques, sans oublier les 297 et 144 cantines scolaires appuyées respectivement par le Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) et l’Organisation Catholic Relief Services (Crs). Cette mobilisation du gouvernement et des partenaires au développement permettra au-delà des repas chauds, de stimuler le développement économique du Bénin en créant un lien entre l’alimentation scolaire et la production locale, relève Guy Adoua.
Pour sa part, le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin, Siaka Coulibaly, et coordonnateur du Système des Nations Unies au Bénin, salue le gouvernement pour la confiance placée au Snu à travers le Pam pour l’accompagner dans l’amélioration de la gestion des cantines scolaires sur le terrain. Cet engagement du gouvernement en faveur de l’alimentation scolaire a été loué par le maire d’Akpro-Missérété, Michel Bahou, le directeur de l’Epp Hounli, Aristide Kpatinvo et le représentant des parents d’élèves, Noël Anago.
Une communication sur le thème retenu pour cette journée au plan africain à savoir « Tirer pleinement parti du potentiel de l’enfant africain grâce à une alimentation scolaire à base de produits locaux », a été présentée à l’assistance pour permettre à la population de comprendre l’importance de cette journée africaine.