La Nation Bénin...
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Dossier Laurent Mètongnon et consorts[/caption]Reportée à ce mardi 13 mars pour être jugée, la cause a été renvoyée à huitaine (pour le 20 mars prochain) pour fait de grève. Le dossier n’a pas été utilement pris en raison de la grève déclenchée par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab).
Le syndicaliste Laurent Mètongnon et son co-accusé Youssao Saliou Aboudou, devront attendre encore une semaine avant de voir leur cas examiné par les juges. Hier matin, jour du procès, l’accès au tribunal de première instance de première classe de Cotonou n’avait pas été aisé. Plusieurs détachements de la Police républicaine avaient pris d’assaut les principales rues d’accès indiquant aux usagers l’itinéraire imposé pour la circonstance. L’accès même au prétoire nous avait été interdit par les agents en faction, malgré l’exhibition de notre carte de presse.
Pour rappel, retenons que ce fut un soir du mois de novembre 2017 que la "rumeur" s’est confirmée. Ainsi, le syndicaliste Laurent Mètongnon et l’administrateur des finances Youssao Saliou Aboudou ont été déposés à la prison civile de Cotonou, dans la soirée du jeudi 23 novembre, suite à leur présentation au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Respectivement ancien président du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), ancien directeur général du Budget par intérim, ils sont poursuivis dans l’affaire de placement de fonds de la Cnss à la Banque internationale du Bénin (Bibe), avec mandat de dépôt. D’autres inculpés, étaient poursuivis sans mandat de dépôt. Le dossier devait être examiné en audience de flagrant délit le 19 décembre dernier.
A l’époque, Me Ibrahim Salami, avocat de la défense s’était dit surpris par cette décision, soutenant que « sur le plan du droit, le dossier est vide ». Il a justifié sa position par le fait que « la preuve n’a pas été rapportée que les montants ont été remis » aux intéressés. « Donc, normalement en l’absence de preuve, on ne devrait pas aller plus loin, encore moins les mettre sous mandat de dépôt », avait estimé le conseil. « A la rigueur, poursuit-il, on aurait pu décider d’un non-lieu ou alors les poursuivre sans mandat. » Mais le fait de les poursuivre avec mandat et les déposer dans des conditions aussi rocambolesques sont vraiment regrettables pour l’Etat de droit », avait déploré Me Ibrahim Salami.
Le Conseil des ministres, en sa séance du 2 novembre dernier, avait instruit le ministre de la Justice à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des anciens dirigeants de la Cnss « qui ont commis des actes de gestion frauduleuse et bénéficié de commissions occultes et/ou autorisé des placements hasardeux à la Bibe, une banque déclarée en faillite par la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Au total, sur la période d’avril 2014 à octobre 2015, a souligné le Conseil des ministres, plus de 17,5 milliards de francs Cfa ont été placés auprès de la Bibe, contre le versement de commissions d’un montant de plus de 71 millions F Cfa.
La grève de l’Unamab n’avait pas permis de juger l’affaire avant que la reprise des activités judiciaires ait été récemment perturbée par les défalcations. La grève de l’Unamab, justifie le renvoi de l’examen du dossier ce jour au 20 mars prochain.
Affaire faux médicaments[/caption]Ce mardi 13 mars, le tribunal de première instance de première classe de Cotonou a rendu sa décision dans le procès dit de « faux médicaments ». La sanction contre les prévenus dont les patrons d'entreprises grossistes-répartiteurs de produits pharmaceutiques, a été lourde.
L’affaire dite de « faux médicaments » jugée en flagrant delit et mise en délibéré pour ce 13 mars a livré son verdict. 48 mois de prison ferme, 10 millions de francs Cfa pour chacun des patrons des sociétés, le tout assorti d’une amende de 100 millions de dommages à verser solidairement à l’État. Telle est la sentence du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. La Justice ordonne aussi la destruction des stocks saisis.
À l’annonce de cette sentence, parents et amis des condamnés ont fondu en larmes. Visages fermés, les regards vagues, le verdict a semblé les assommer. Les moins courageux étaient en sanglots.
Le jugement rendu par le collège des trois juges du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou semble avoir surpris plus d’un. Les proches des condamnés, affligés, n’ont pas eu le courage de commenter le verdict. Les avocats sont aussi réservés après ce jugement. Aucun avocat de la défense n’a accepté de parler à la presse. Ils ont juste annoncé la possibilité de faire appel.
Au-delà de la surprise qui a animé certains, d’autres n’en croient pas leurs oreilles. «48 mois, c’est trop pour ce qui leur est reproché », a fini par lâcher M. Adéchocan, un proche d’un accusé, soulignant par ailleurs qu’il existe parmi les condamnés des innocents. Et, il cite le cas d’un accusé qui était à l’avant-garde de la lutte contre le réseau de trafic de faux médicaments dirigé par le député Atao Mohamed Hinnouho en fuite, pièce maîtresse dans cette affaire, chez qui la police a saisi plusieurs dizaines de cartons de médicaments début décembre 2017.
Le parquet, dans son réquisitoire, a soutenu la thèse d’une atteinte à la santé publique. Les chefs d’accusation varient d’un prévenu à un autre, et va de la vente illicite de faux médicaments au mauvais convoyage et au conditionnement desdits médicaments. D'autres prévenus, dont deux collaborateurs du député ont écopé de peines de six mois de prison ferme.
Tout est parti de l'arrestation d'un livreur de médicaments qui a conduit dans des entrepôts «appartenant au député et à sa compagne ». La police y a saisi 151 tonnes de médicaments et de réactifs.
Les enquêtes révèlent également que des sociétés appartenant au couple auraient livré des structures agréées. La justice les accuse de « s'être approvisionnées consciemment» chez des gens qui ne sont « ni grossistes», « ni pharmaciens »?
Un signal fort, commente Jean-Baptiste Élias
Dans un commentaire livré sur Rfi, Jean-Baptiste Élias, président du Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac), déclare : « Que l'on puisse s'occuper de lutter efficacement contre le trafic de faux médicaments ou de médicaments en général, ça ne peut être que bien pour le Bénin ». « Maintenant, est-ce que c’est bien les cibles qu’il faut ? Que ce sont les personnes concernées qu’il faut ? », se demande-t-il. « C’est chez un député qu’on a retrouvé des centaines de tonnes de faux médicaments, poursuit-il. Mais ce qui est important à retenir, c’est que désormais au Bénin, on doit savoir que les médicaments constituent des produits importants qui ne peuvent pas circuler dans de mauvaises conditions d’une part ; les médicaments ne peuvent pas être dans les mains de ceux qui ne sont pas autorisés à le faire d’autre part, commente-t-il. « Et enfin les médicaments ne doivent plus être dans les marchés, sur les étalages, et de ce point de vue, c’est un signal fort qui est donné », se réjouit Jean-Baptiste Élias.
J. K.

« Nous venons de finir 4h de discussions avec les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales. Nous sommes heureux de savoir que les partenaires sociaux ont accepté la main tendue du gouvernement en répondant présents à la séance de ce jour. Je suis donc heureux de vous dire que le dialogue a repris dans l'intérêt de toutes les parties et surtout de nos compatriotes. La rencontre de ce jour a permis des avancées significatives dans le dialogue social ». Ainsi s’est exprimé le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané au terme des négociations de ce jour entre les centrales syndicales et le gouvernement au sujet de la fronde sociale que connaît depuis un moment le pays.
Convoqués ce mardi 13 mars à l’Infosec de Cotonou, les responsables syndicaux ont témoigné de leur volonté à voir apaisée la tension sociale observée jusque-là en répondant présents à la séance à l’exception de Kassa Mampo qui a vidé la salle, assujettissant la participation de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB) au reversement des défalcations sur salaires opérées par le gouvernement pour faits de grève.
Faisant le point des travaux de la session le ministre d’Etat a par ailleurs indiqué qu’il a été fait aux responsables syndicaux le point sur les différents arrêtés concernant le statut particulier des enseignants. Il est à relever que des propositions ont donc été faites et discutées avec les partenaires sociaux qui reconnaissant les progrès ainsi accomplis ont promis de faire un compte rendu à leur base et de revenir la suite à donner à la demande du gouvernement de mettre un terme à la grève.
Confiant qu'un terrain d'entente pourrait être trouvé entre les responsables syndicaux et le gouvernement qui a su témoigner au cours des discussions de sa bonne foi et sa flexibilité en accordant de l’intérêt à leurs observations.
Fort également des négociations sectorielles notamment au niveau des enseignements primaires et secondaires, le ministre d’Etat, au nom du président Patrice Talon et de l’ensemble du gouvernement a invité les enseignants, fonctionnaires du ministère de la Santé et les autres fonctionnaires de l'administration béninoise à reprendre le travail dans l'intérêt général de la nation. Tout en réaffirmant l'engagement du gouvernement à poursuivre le dialogue et à œuvrer pour une sortie de crise dans l'intérêt de tous.
Société 13 mars 2018
Autorité du bassin de la Volta[/caption]Les chefs d’Etat des pays membres de l’Autorité du bassin de la Volta (Abv) œuvrent pour mettre en commun les ressources en eau dont la nature a doté leurs pays pour en faire bénéficier les populations. Cette volonté est confrontée aux changements climatiques et aux actions humaines, selon Djoouro Bocoum et Sanoussi Razaki qui ont participé, la semaine dernière, à un atelier organisé par l’Autorité du Bassin de la Volta sur sa charte de l’eau.
« Les problèmes que rencontrent l’Autorité du bassin de la Volta portent sur la rareté des ressources, les changements climatiques et proviennent également de l’homme qui pollue la ressource. D’où la nécessité de se mettre ensemble pour envisager la gestion durable desdites ressources dans l’intérêt des générations futures », explique Djoouro Bocoum, directeur national adjoint de l’Hydraulique du Mali, représentant du point focal national Abv Mali. Selon lui, l’eau devient rare pendant que les populations s’accroissent. Si quelqu’un a tendance à se servir plus que d’autres, cela crée des problèmes qu’il faut gérer, relève-t-il.
Il faut alors, justifie-t-il, se mettre ensemble pour partager ce qui va être prélevé de façon équitable. Et aussi développer la protection de la ressource, pense-t-il.
C’est ainsi que les chefs d’Etat des six pays qui partagent le bassin de la Volta (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali et Togo) se sont concertés pour créer une autorité pour la gestion durable des ressources en eau dudit bassin. Ainsi, dans le cadre de la gestion intégrée des ressources en eau, de manière à préserver cette ressource immense aussi importante pour les six pays, il est apparu nécessaire de se mettre ensemble pour mieux la gérer, notamment pour la production électrique, pour l’agriculture et l’élevage.
La charte qui définit les conditions de gestion et de partage de l’eau permet de prévenir d’éventuels conflits qui pourraient survenir. Elle permet de mettre les Etats ensemble à l’image des autres organismes frères tels que l’Omvs et l’Abn, de mettre en place les règles et principes de l’utilisation de l’eau. La charte va favoriser l’utilisation d’ouvrages communs comme un barrage. Elle favorisera une collaboration qui va contribuer à l’avenir à la réalisation de ces ouvrages, pressent Djoouro Bocoum. « Cela va pousser les pays à aller vers un intérêt commun, développer de façon harmonieuse et globale les six pays au profit des populations», estime le directeur national adjoint de l’Hydraulique du Mali.
Ce que confirme Razaki Sanoussi, cadre béninois, directeur de la planification et de la gestion intégrée des ressources en eau de l’Abv, en poste à Ouagadougou.
Potentialités
Le bassin, relève-t-il, couvre d’énormes potentialités sur le plan hydraulique, par rapport à l’écosystème en général, et des richesses qu’on peut tirer de par l’utilisation de ces ressources, notamment l’agriculture, l’électricité et autres.
Le problème qui se pose aujourd’hui, indique-t-il, concerne la menace qui pèse sur ces ressources de par l’utilisation abusive par les hommes, en raison des changements climatiques qui influent considérablement sur la pluviométrie, avec des impacts sur l’écoulement des eaux. « Quand vous allez dans la Pendjari aujourd’hui, on note de remarquables modifications et si ça continue comme ça, le cours d’eau même va disparaître parce que l’ensablement est progressif à cause de la mauvaise utilisation des terres, à cause des pressions anthropiques, de la pollution et d’autres éléments qui compromettent la survie du bassin », apprécie Razaki Sanoussi.
Selon le directeur de la planification, au niveau de chaque portion nationale, existent les mêmes potentialités en termes de richesses.
Il n’est pas facile d’évaluer ce que chaque Etat gagnera de façon individuelle, fait-il remarquer. On raisonne, selon lui, d’abord de façon globale, quitte à ce que les ressources en eau bien conservées et préservées à travers une bonne planification, permettent de profiter aux populations en termes de développement.
« Lorsque les problèmes sont résolus de façon globale, au niveau local par exemple, nous aurons une aisance de par l’utilisation des ressources,des renforcements de capacités et des projets d’application qui seront montés et des retombées qui vont en résulter », estime Razaki Sanoussi?
Le bassin de la Volta en question
Neuvième plus grand fleuve d’Afrique, le fleuve Volta qui coule sur une distance totale de 1850 km est partagé par six pays d’Afrique de l’Ouest : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. Ses principaux affluents que sont la Volta noire (Mouhoun), la Volta blanche (Nakanbé), la rivière Oti (Pendjari) et la plupart des rivières de la basse Volta se jettent dans le lac Volta. En aval du lac, le fleuve Volta se déverse dans l’océan Atlantique au Ghana.
Le bassin de la Volta couvre une superficie estimée à 400 000 km2, inégalement répartie entre les six pays. Le climat y est fortement variable dans le temps et dans l’espace. En effet, la pluviométrie annuelle varie de 500 mm environ dans la partie supérieure du bassin au Mali et au nord du Burkina Faso à plus de 1100 mm dans la partie inférieure du bassin au Ghana. La température moyenne également y varie entre 27°C au Sud et 36°C au nord au cours de l’année.
Le bassin de la Volta est source de moyens d’existence et moteur de développement socio-économique pour ses 23,9 millions d’habitants qui vivent en majorité de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture et de la foresterie.
Persistance de la dépigmentation au Bénin[/caption]Effet de mode ou phénomène de société, la dépigmentation est une pratique en vogue au Bénin depuis des décennies. Des produits dépigmentants inondent nos marchés, hommes et femmes de tous âges et de toutes conditions s’y approvisionnent dans le but de rendre leur peau plus claire sans se soucier des effets dévastateurs d’une telle pratique sur la santé.
Depuis plusieurs années, des voix n’ont cessé de s’élever pour dénoncer la dépigmentation et ses ravages dans notre société. Pourtant, le phénomène est toujours en vogue dans nos villes et campagnes et prend même de l’ampleur. Femmes et hommes, adolescents ou adultes, cadres de haut niveau et analphabètes, bref, des hommes et femmes de toutes catégories s’y adonnent, même si on constate une nette prédominance féminine. Ils se distinguent dans la société par la peau artificiellement blanchie ou à deux ou plusieurs tons sans aucune commune mesure avec une peau naturellement claire ou métissée.
La nécessité d’entretenir, de protéger et d’embellir la peau, de prendre soin de son corps a toujours été une priorité pour les femmes du monde entier. Plusieurs produits naturels et artificiels sont dès lors mis à contribution pour révéler sa beauté. Dans une étude réalisée en 2012 au Bénin dans le cadre de sa thèse de doctorat en médecine sur
« Les pratiques cosmétiques à Cotonou au Bénin », Solété Lionel Sogbossi rappelle que « Cette cosmétologie, au cours des temps anciens, était limitée en Afrique à des produits ou matières premières issues des plantes naturelles comme le henné, le beurre de karité, le kaolin, l’argile, le miel, l’aloès, le sel nordique, etc. ». Dans le lot des produits utilisés de nos jours pour révéler la beauté figurent des produits dépigmentants, c’est-à-dire visant à éclaircir la peau.
Dépigmentation, décapage ou blanchiment de la peau est une pratique assez courante surtout dans les villes du Bénin. Selon le docteur Franck Olivier Yédomon, médecin dermatologue vénérologue, « La dépigmentation est l’ensemble des procédés visant à obtenir un éclaircissement de la peau dans un but cosmétique ». Au vu des ravages qu’induit ce phénomène et de son ampleur, il est devenu une préoccupation pour les professionnels de la santé. « C’est un véritable problème de santé publique en Afrique sub-saharienne, depuis le Sénégal jusqu’en Afrique du Sud, les gens se dépigmentent. Il n’y a que les pays de l’Afrique de l’Est, tels que le Rwanda, le Kenya, le Burundi qui sont un peu épargnés », souligne Dr Yédomon.
Séduire comme principale motivation
Les motivations varient d’un individu à un autre mais dans la majorité des cas, c’est dans le but de plaire au partenaire ou de se faire remarquer en vue de dénicher un partenaire. Selon le dermatologue, le désir de séduire, la crise d’identité culturelle, le conformisme vis-à-vis des canons de beauté et l’ignorance sont à la base de cette pratique.
Plusieurs facteurs favorisent la persistance, voire le développement du phénomène au Bénin et en Afrique. Il y a d’abord la mise sur le marché à prix accessibles, de quantités importantes et variées de produits dépigmentants. Ensuite, la publicité tapageuse dans les médias et ciblant particulièrement les femmes est de nature à inciter à l’utilisation desdits produits. De la même manière, les stéréotypes de femmes à la télévision (artistes, miss, mannequins, femmes dans les publicités) mettent en avant la femme à peau claire comme si c’était la référence. Des exemples de personnages africains à la peau ébène sont très rares dans les médias, surtout lorsqu’il s’agit de mettre en avant la beauté africaine.
Dr Sogbossi rapporte dans son étude que l’âge de début d’utilisation des produits cosmétiques se situe entre 16 et 20 ans aussi bien chez les patients de sexe masculin que chez ceux de sexe féminin. Au nombre desdits produits cosmétiques figurent des produits à effet dépigmentant. Les produits utilisés sont souvent des substances variées présentes dans l’environnement du patient d’origine naturelle ou chimique. Ce sont par exemple des acides, du sable, du ciment, des désinfectants, des végétaux ou des produits chimiques comportant des corticoïdes, de l’hydroquinone ou du mercure. Les marchés constituent l’essentiel des sources d’approvisionnement des produits cosmétiques les plus utilisés par les patients ciblés par l’étude aussi bien pour les produits cosmétiques modernes que ceux traditionnels. Il faut signaler que les pharmacies qui sont a priori des structures de promotion de la santé, sont également des lieux d’approvisionnement en produits dépigmentants. « Bien que les produits cosmétiques aient des liens très étroits avec les médicaments et peuvent présenter pour les consommateurs les mêmes risques que ces derniers, aucune disposition législative ni réglementaire n’encadre leur consommation dans les Etats membres de l’Uemoa jusqu’en 2012 », se désole Dr Sogbossi.
Des conséquences désastreuses
Rendre la peau claire n’est pas sans conséquence. Certains effets de la dépigmentation sont assez visibles dans notre société. Ainsi, il n’est pas rare de voir des hommes et des femmes à la peau multicolore, surtout au visage et au niveau des doigts et des orteils, le reste des imperfections étant camouflé sous les vêtements. « Il y a beaucoup de complications qui font que la dépigmentation est devenue un problème de santé publique, car ses complications revisitent toutes les maladies de la peau », soutient le Dr Yédomon. Il s’agit, entre autres, des complications infectieuses et non infectieuses. S’agissant des complications infectieuses, il cite les champignons de plusieurs espèces, les acnés, les vergetures, les intertrigos, les teignes, les candidoses. Ces champignons et dartres apparaissent parce que les produits chimiques utilisés détruisent la flore commensale qu’il y a au niveau de la peau, c’est-à-dire les microbes qui doivent normalement protéger la peau contre les champignons. Il y a également des complications parasitaires telles que la gale. Le problème est que ces personnes vont commencer à se gratter plus souvent et transmettre ça à leur partenaire, précise le dermatologue. Ces infections vont se multiplier parce que la peau n’est plus capable de se protéger. Il y a les complications bactériennes telles que les plaies qui ont du mal à cicatriser, les complications virales telles que l’herpès. Il y a enfin le vieillissement cutané précoce et les cancers cutanés.
Pour ce médecin spécialiste des maladies de la peau, les conséquences de la dépigmentation ne sont pas qu’esthétiques. Il y a des complications extra-dermatologiques ; ce sont l’hypertension artérielle, le diabète, la baisse de l’immunité, l’ulcère digestif et les troubles psychiques. A cela s’ajoutent les complications oculaires (cataracte et glaucome) et gynéco-obstétricales. Il faut souligner que les complications gynéco-obstétricales se traduisent entre autres par des métrorragies, un retard à la cicatrisation en cas de césarienne par exemple, une éclampsie, un faible poids de naissance, une insuffisance surrénale néo-natale, une intoxication au mercure, les risques de malformations chez les enfants nés de parents à la peau décapée. En ce qui concerne les conséquences psychosociales, elles sont relatives à la stigmatisation dont ces personnes sont parfois victimes, au caractère inesthétique de leur peau et à l’odeur désagréable qu’elles dégagent.
Des solutions pour éliminer les séquelles esthétiques
Que faire pour réduire l’impact de la dépigmentation dans le pays ? Si d’aucuns préconisent l’interdiction pure et simple de l’entrée des produits dépigmentants au Bénin comme c’est le cas dans certains pays, d’autres par contre trouvent dans une telle démarche un moyen de rendre le phénomène clandestin. En plus, l’impact d’une telle décision serait négatif pour l’économie nationale. Dr Yédomon rappelle que les pays qui ont fait cette option n’ont pas forcément atteint les résultats attendus. La solution, selon lui, réside dans la sensibilisation des populations et le suivi de ceux qui pratiquent déjà la dépigmentation afin de les amener à l’arrêter. Il faut en appeler à la responsabilité de certains hommes qui, sans se dépigmenter eux-mêmes, encouragent leurs partenaires à le faire. Professionnels de la santé, acteurs des médias et décideurs sont aussi appelés à jouer leur partition.
A en croire le Dr Yédomon, il est possible d’arrêter la dépigmentation. Il faut se faire suivre par un dermatologue. Pour ceux qui ont arrêté et qui sont aujourd’hui confrontés aux conséquences esthétiques, il y a également des solutions : « il y a des produits qu’on peut utiliser pour faire régénérer les cellules de la peau, en général la vitamine A, mais c’est forcément un dermatologue qui peut administrer ce traitement en fonction de la nature des séquelles parce que la vitamine A aussi a ses conséquences », assure le spécialiste.
Beauté en surface, puanteur en dessous
Elles se pavanent dans nos villes et campagnes, ces personnes à la peau décapée, fières de leur peau apparemment claire mais en dessous des habits et autres accoutrements, c’est la puanteur et autres imperfections qu’elles s’évertuent à cacher. Se dépigmenter est la nouvelle trouvaille pour certains hommes et femmes désireux de plaire à tout prix comme si la peau claire était synonyme de beauté. Ignorance ou choix délibéré de mettre sa santé à rude épreuve, la pratique de la dépigmentation traduit un certain état d’esprit : le refus d’acceptation de soi, de son identité de femme ou d’homme à la peau noire. Pour autant, faut-il agresser la peau au risque de l’exposer à toutes sortes de maladies ?
Comme toutes les autres parties du corps, la peau est un organe qui a un rôle à jouer, notamment, celui de protéger contre les agressions de tous genres. En choisissant délibérément de l’agresser avec des produits dépigmentants, les adeptes de la dépigmentation contribuent à la destruction de la mélanine et des autres substances, exposant du coup l’organisme à toutes sortes de bactéries et de parasites. Si certains y vont par ignorance, d’autres s’adonnent à la dépigmentation en toute connaissance de cause, l’essentiel étant d’avoir la peau claire. C’est dire que les nombreuses complications ou conséquences ne suffisent pas à les décourager, ni même l’odeur désagréable qu’elles dégagent. Quelle est cette beauté qu’on recherche à tout prix ? Une beauté puante qui repousse parfois ceux qui les côtoient.
Non satisfaites de l’existant, les industries cosmétiques continuent d’inonder nos marchés de nouveaux produits dépigmentants. Des pilules pour femme enceinte en vue d’accoucher de bébé de peau claire seraient la nouvelle tendance en vogue. Le comble, c’est quand des personnalités chargées en principe d’interdire cette pratique ou tout au moins de servir d’exemple à la grande masse s’y adonnent elles-mêmes. Certains, malgré leurs conditions sociales précaires, trouvent les moyens de s’acheter lesdits produits au point de développer une certaine addiction vis-à-vis du phénomène. Pourtant, assurent les spécialistes, il est possible d’arrêter et de préserver sa santé de tous ces risques. Avis donc aux adeptes de la dépigmentation.

Le corps sans vie d’une jeune dame de 24 ans a été retrouvé dans la nuit du dimanche à lundi 12 mars dans la ville d’Abomey, plus précisément sur la voie menant de Tanvè à Agbangnizoun. Cet acte serait l’œuvre de son ex-compagnon.
Crime rituel ou passionnel ? A la découverte du corps de la jeune dame appelée Inès A. résidant au quartier Agnangnan à Abomey, les parents ne se font aucune illusion. Elle a été égorgée comme un animal et vidée de son sang avant d’être jetée dans la brousse. Car, sur les lieux de la découverte macabre, aucune trace de sang n’est visible, ce qui indique tout logiquement que la victime a été tuée ailleurs et avant d'être déposée à l'endroit où la dépouille a été retrouvée.
D’après les témoignages, la victime Inès A. et son ex-compagnon Michaël A. avec qui elle a eu un enfant actuellement âgé d’un an et quelques mois, sont en difficulté depuis un moment. L’ampleur des problèmes a conduit la jeune dame à prendre ses distances vis-à-vis de son concubin Michaël. Cependant, de temps à autre, le jeune homme n’hésitait pas à mettre la pression sur Inès pour qu’ils se revoient pour mettre fin au désaccord en vue de renouer leurs liens. Il aurait encore mené cette démarche, le week-end dernier. Il aurait suivi Inès le dimanche soir à son retour de la ville pour la retrouver quelque part pour la forcer à le suivre. Et la suite sera fatale pour la jeune dame. Il appelle sa mère pour l’informer de son acte. Puis celle-ci, à son tour, appelle la famille de la victime pour annoncer la triste nouvelle.
Tout indique qu’après l’avoir égorgée, il a pris soin de recueillir son sang. Une fois le forfait accompli, il a d’abord tenté de faire croire que la mort serait intervenue suite à une dispute entre eux. Le temps pour les uns et les autres d’ameuter les voisins et les parents, Michaël a eu l’idée d’aller cacher le corps dans un buisson derrière les temples de vodoun situés non loin du Ceg Dilly. Ensuite, pour se protéger d’une éventuelle vindicte populaire, il se rend aux Forces de l’ordre.
C’était la désolation hier sur les visages au domicile de la victime. Les membres de la famille sont atterrés par ce qu’ils ont vu. Personne ne comprend cet acte de Michaël qui a pourtant eu un enfant avec Inès. Le corps de la victime a été déposé hier à la morgue?

Ce lundi 12 mars, a eu lieu la remise de lettres de mission aux gestionnaires de crédits du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) dans le cadre de l’exécution du budget sectoriel 2018. Le ministre Marie-Odile Attanasso a saisi l’occasion pour féliciter les structures les plus performantes en 2017, dans l’exécution de leurs missions respectives.
Marie Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs), a remis, ce lundi 12 mars 2018, des lettres de mission aux gestionnaires de crédits. Reconnaissant que des efforts doivent être consentis pour améliorer les performances, elle dit compter sur les capacités de ses collaborateurs pour relever ce défi. Elle rappelle à cet effet la réalisation à 86,17 % de taux d’exécution physique en 2017 et projette les 100 % en 2018.
Mettant les directeurs centraux et techniques devant leurs responsabilités à la faveur de la remise de lettres de mission, Mme Attanasso rappelle la tâche qui incombe à chacun d’eux dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021). Pour elle, la qualité de la contribution de son ministère dépend « de la prise de conscience et, en conséquence de la bonne exécution des budgets » qui leur sont confiés.
« Les objectifs des quatre programmes que comporte notre Document de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd) sont connus. La mission de chaque structure est clairement définie et déclinée en activités et tâches dans le Pta [ndlr : Plan de travail annuel] validé», a souligné Mme Attanasso, ajoutant que la détermination et le professionnalisme de chacun permettront d’atteindre les résultats escomptés. Ce qui, selon elle, devrait placer son département aux premiers rangs des ministères qui ont réussi leurs missions.
« Nous devrons être le modèle d’une administration performante, d’une administration moderne et efficace au service de la nation », insiste le ministre. Pour elle, l’administration de développement doit pouvoir s’épanouir autour des principes et valeurs essentiels que sont : « l’esprit d’équipe et la confiance mutuelle, le sens du devoir, les modes et les méthodes d’organisation éprouvés, la responsabilisation, la clarification des rôles de chaque agent du ministère et la clarté des résultats attendus», a-t-elle cité, précisant qu’elle voudrait pouvoir compter sur la volonté et l’engagement au travail de chacun pour l’accomplissement de la mission républicaine.
D’un montant global de 85 982 776 000 francs Cfa dont 35,5 milliards pour l’investissement, le budget du Mesrs a connu une augmentation de 15,86 % par rapport à celui de 2017. La mise en exécution du Pta 2018 ayant connu du retard, le ministre
Attanasso a exhorté les gestionnaires de crédits à la détermination et à trouver la motivation nécessaire pour atteindre les résultats souhaités, ou tout au moins maintenir les performances actuelles. Pour elle, ce qui est important, «ce n’est pas nous, mais ce que nous faisons pour notre pays ».
Les plus méritants honorés
Outre la remise de lettres de mission, certaines directions ont été félicitées. C’est le cas de l’Office du Baccalauréat, qui physiquement, techniquement et à travers les indicateurs, selon le ministre, s’est montré le plus performant.
À la suite de la direction de l’office du Bac (Dob), la direction des Examens et Concours (Dec) a été reconnue deuxième structure plus performante. Selon le ministre, la Dob et la Dec n’ont pas le choix d’organiser les examens. Donc leur résultat est obligatoirement 100 %. En troisième position vient la direction des Infrastructures et de l’Equipement (Die).
Mme Attanasso souhaite pour 2018, qu’à l’évaluation, une autre structure dépasse la Dob. Cependant, elle a aussi félicité les autres structures, qui n’ont pas démérité. « Si je prends le cas de la Daf [Ndlr : direction des Affaires financières] et de la Dpp [Ndlr : direction de la Programmation et de la Prospective], ce sont des structures qui ont beaucoup travaillé, mais que les indicateurs ne permettent pas de favoriser parce que ce sont elles qui ont tout. Lorsque cela ne marche pas quelque part, cela se répercute sur les résultats des autres.
Aussi a-t-elle encouragé toutes les structures sous sa tutelle à faire des efforts afin de hisser son ministère parmi les plus performants. Pour elle, il n'est pas question de fonctionner comme les autres administrations, où il est dit «on va juste faire pour la forme. Je souhaite qu’on innove, qu’on crée et qu’on sorte des sentiers battus», a martelé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique?

La question de rétrocession des fonds défalqués sur les salaires du mois de février dernier ne doit pas bloquer les discussions au fond des revendications, objet des grèves depuis plusieurs semaines. C’est la position de l’Intersyndicale de la maternelle et du primaire (Imp) par rapport à la reprise des négociations gouvernement et centrales syndicales qui s’ouvrent ce mardi 13 mars à Cotonou.
L’Intersyndicale de la maternelle et du primaire (Imp) qui regroupe soixante-dix syndicats du sous-secteur des enseignements maternel et primaire fonde un grand espoir sur la rencontre de négociations entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales qui a lieu ce mardi. Elle invite les secrétaires généraux confédéraux à être ouverts au dialogue, et à ne pas être tendus face au gouvernement qu’elle exhorte aussi à jouer franc jeu. « L’Intersyndicale veut qu’au cours de la rencontre de ce mardi, qu’une porte de sortie de la crise soit trouvée. Car, là où nous allons n’arrange ni le gouvernement ni nous autres acteurs de l’école en grève », souligne Maxime Agossou-Vè, porte-parole de l’Imp. Il souhaite que les secrétaires généraux des confédérations et centrales syndicales qui seront à la table de négociations en leurs noms, même si des membres de l’Intersyndicale seront aussi dans la salle, puissent aller dans les revendications pour lesquelles l’Imp est en mouvement. « La question de défalcation sur salaire quoiqu’inique et importante puisse être abordée avec responsabilité. Elle peut être préjudicielle mais qu’elle n’entraîne pas le boycott des négociations », insiste-t-il.
En fait, l’Intersyndicale est impatiente de savoir ce que réserve le gouvernement à ses points de revendications, à savoir surtout les arrêtés d’application des statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du premier degré. Elle veut écouter les propositions du gouvernement sur ces questions afin de les analyser et savoir la conduite à tenir. Maxime Agosou-Vè salue les annonces par voie de presse qui font état de ce que le gouvernement est prêt à signer six arrêtés sur les huit attendus. « C’est une bonne chose. Mais ce qui est important pour les enseignants, c’est le contenu de chaque arrêté que nous allons aviser », indique-t-il. « C’est vrai il y a huit arrêtés. C’est nous-mêmes qui avons dit qu’on peut mettre deux de côté à savoir l’arrêté concernant les primes liées aux obsèques qui seront payées après la mort de l’enseignant et celui relatif à l’exonération des fils d’enseignants des frais de scolarité depuis la maternelle jusqu’à l’université », poursuit le porte-parole de l’Imp. A l’en croire, l’incidence financière du seul arrêté concernant l’exonération des frais de scolarité des fils d’enseignants fait 15 milliards F Cfa sur un montant total de 70 milliards F Cfa qu’a été évalué sur l’ensemble des huit arrêtés. « Si on retire les 15 milliards F Cfa des 70 milliards F Cfa, on tourne autour de 55 milliards F Cfa, un montant digeste », estime Maxime Agosou-Vè pour justifier les raisons lesquelles ils se sont mis d’accord pour que les deux arrêtés soient mis de côté. « Nous voulons que le gouvernement se prononce officiellement sur ce qu’il met dans chacun des six arrêtés et nous allons apprécier. Nous sommes des Béninois, on ne veut pas le pire pour le pays », clarifie le porte-parole de l’Imp. Il martèle que l’Intersyndicale n’est pas là pour « une grève politique ni pour une couleur d’année scolaire ». L’Imp veut seulement un mieux-être pour les enseignants à travers les revendications liées surtout aux statuts particuliers pour lesquelles il invite le gouvernement à jouer franc-jeu afin que les acteurs reprennent le chemin de l’école.
Eviter l’année blanche
En dehors des désidérata liés aux statuts, les autres exigences prioritaires de l’Imp et sur lesquelles elle entend écouter le gouvernement touchent notamment les questions de reversement concernant des centaines d’enseignants en attente d’être reversés en agents contractuels de l’Etat et la situation des éducateurs et éducatrices et autres communautaires restés sans salaire jusqu’ici ou dont certains ont été sous-payés à 33 000 F Cfa, salaires qui ont été coupés depuis plusieurs mois. « Il y a trop de problèmes au niveau des enseignements maternel et primaire », se désole Maxime Agossou-Vè qui n’oublie pas non plus les revendications relatives à la relecture du décret n°2015-373 du 24 juin 2015 portant régime juridique d’emploi des agents contractuels de l’Etat. « C’est au regard de l’urgence de ces revendications qui engagent toute la vie enseignante et celle de l’école que nous exigeons que les discussions de fond de la rencontre de ce mardi ne soient pas conditionnées aux questions de défalcations sur salaires», insiste le porte-parole de l’Imp. Maxime Agosou-Vè estime que cette question pourrait revenir sur le tapis lorsque le gouvernement cherchera à réaménager le calendrier scolaire qui est aujourd’hui, selon lui, plus qu’une évidence. Il dit fonder sa certitude sur les textes de l’Unesco. Lesquels exigent clairement qu’il faille vingt-cinq semaines de cours au moins pour que soit validée une année scolaire. « Nous sommes à peine à quinze semaines, il reste dix semaines correspondant à deux mois et demi de cours. Si on retire les jours de congés, on ne peut plus rester dans ce délai puisque la fin de l’année scolaire est prévue pour juin », démontre le porte-parole de l’Imp qui estime que le réajustement du calendrier scolaire s’impose pour sauver l’année scolaire?
Actualités 13 mars 2018

Les usagers du collège d’enseignement général (Ceg) 1 Lobogo, une localité de la commune de Bopa dans le Mono, ont découvert, ce lundi 12 mars, des fétiches installés un peu partout.
A l’entrée de l’établissement comme à l’intérieur, au niveau du bureau de la direction, on pouvait voir des canaris et autres composantes de fétiche. Au-dessous de l’enseigne de l’établissement, flotte une banderole qui laisse lire « Nouveau directeur quitte. Nous ne voulons pas de toi ».
En plus de cette disposition, indiquent des témoins, des mouvements d’humeur ont été enregistrés dans le but d’empêcher la prise de service du nouvel arrivant à la tête de l’établissement. Ce dernier était pourtant directeur d’un autre établissement scolaire à Possotomè.
Les manifestants seraient en train de réclamer, par ailleurs, des clarifications par rapport au déchargement de l’ancien directeur en pleine année scolaire avant d’accepter toute mutation.
Le Ceg 1 Lobogo comporte une quarantaine de groupes pédagogiques. Ses salles de classe n’étaient donc pas animées hier, comme un peu partout d’ailleurs dans le département. Sauf qu’à Lobogo, la cessation des activités n’est pas seulement due à la grève en cours dans le secteur des enseignements mais aussi à la mutation intervenue à la tête du collège?
Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

Le port de Cotonou a enregistré un record de productivité, grâce à une cadence de manutention de 131 mouvements par heure sur un navire accosté, le jeudi 8 mars 2018. Cette performance a été réalisée par la société Bénin Terminal dont les investissements dopent la compétitivité du port.
L’exploit est assez significatif pour être signalé en cette période de stabilité des flux de trafic au port de Cotonou. Le traitement commercial du navire porte -conteneurs Jpo Pisces accosté le 8 mars à 8 h 30 au quai sud, a occasionné un nouveau record de productivité de 131 mouvements par heure. La performance a été réalisée par Bénin Terminal, une concession de Bolloré Ports. Les opérations ont démarré à 8 h 48 pour finir à 16 h 25, soit 7 heures 29 minutes de manœuvre pour traiter 981 mouvements au moyen de ses quatre portiques de quai.
« Nous sommes fiers d’avoir atteint ce niveau de productivité au port de Cotonou qui réduit le temps d’escale de l’armateur », commente Philippe Alexandre, directeur général de Bénin Terminal.
La performance réalisée par Bénin Terminal qui établit ainsi un nouveau record de productivité dans le traitement des navires porte-conteneurs au port de Cotonou, ouvre ainsi de bonnes perspectives dans le cadre du développement des activités portuaires. « Ce que recherche tout armateur, c’est la réduction de la durée de son escale. Cela induit la réduction des coûts d’exploitation du navire à quai et améliore la rentabilité de l’escale au Port », indique Philippe Alexandre.
« Ce type de performance incite les armateurs à d’avantage privilégier la desserte du port de Cotonou dans les rotations des navires qui desservent les différents ports de la sous-région », précise-t-il.
Source : Bénin Terminal
Société 13 mars 2018