La Nation Bénin...
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Evaluation du projet « Pour des médias plus professionnels au Bénin »: Les acteurs partagent leurs expériences[/caption]Les journalistes ayant participé au projet « Pour des médias plus professionnels au Bénin » participent, du 6 au 7 mars, à un atelier d’évaluation et d’écoute à la Maison des médias Thomas Mègnassan de Cotonou. Avec les autres acteurs du projet à savoir : personnes ressources, consultants-experts en investigation béninois et étrangers, ils font le point des travaux réalisés afin de les améliorer.
C’est l’occasion pour François Awoudo, consultant-expert, de partager avec l’assistance ses expériences depuis le choix des sujets et de l’angle de traitement jusqu’à la réalisation des enquêtes. Selon lui, c’est un exercice qui lui a permis non seulement de travailler avec les jeunes journalistes mais d’apprendre d’eux dans une ambiance bon enfant. Il souhaite que beaucoup d’autres journalistes s’inspirent de ce travail pour s’engager dans le journalisme d’investigation dans notre pays. Ainsi, les uns après les autres, les journalistes ayant pris part au projet ont partagé également leurs expériences avec l’assistance.
Fatou Sy, représentante de Open society for West Africa (Osiwa) qui a financé le projet, s’est réjoui du travail abattu par les journalistes. « Vous avez fait un travail intéressant qui a eu un retour positif auprès du partenaire Osiwa », a-t-elle déclaré.
Présent à cet atelier, Julien Oussou, de Wanep-Bénin, partenaire du projet, a félicité les journalistes en investigation pour les efforts consentis malgré les risques liés à ce type d’exercice. A ce propos, il les invite à trouver les moyens de continuer à réaliser de telles productions. L’atelier s’achève ce mercredi avec le partage d’expériences sur des enquêtes réalisées au Mali et une communication d’Olivia Tchamba,Coordinatrice de protection pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre à l'ONG Front Line Defenders, sur la sécurité du journaliste pendant l’investigation.
Actualités 07 mars 2018
Tenue d’assemblées générales dans les établissements scolaires: Les grévistes interdits de perturber les cours dans le Zou[/caption]Le préfet du Zou, Firmin Kouton, interdit aux enseignants grévistes de perturber leurs collègues qui vaquent librement à leurs obligations professionnelles. À travers la note de services n°12/027/PDZ/SG/SA, Firmin Kouton affirme qu’il lui est revenu que des responsables syndicaux ou d’élèves perturbent les enseignants désireux de vaquer à leurs obligations professionnelles, à travers des assemblées générales organisées dans l’enceinte des établissements scolaires.
Ce comportement, souligne le préfet du Zou, « viole les principes de la liberté syndicale et de la continuité du service public ». Poursuivant, il avertit de ne plus continuer à tolérer cet état de faits et invite alors les directeurs départementaux en charge des Enseignements maternel et primaire d’une part ; secondaire, technique et de la formation professionnelle d’autre part, ainsi que les chefs d’établissement à prendre des mesures pour faire respecter les prescriptions.
Le préfet Firmin Kouton prévient que les responsables des unités de la Police républicaine sont d’ores et déjà instruits pour disperser et, au besoin, interpeller les organisateurs de ces manifestations désormais prohibées dans tous les établissements scolaires du département du Zou.
C’est dire que les responsables syndicaux devront trouver d’autres lieux où organiser les assemblées générales et cesser de perturber leurs collègues qui ne suivent pas le mouvement de grève au risque de se faire arrêter.
Société 07 mars 2018
Procès des grossistes répartiteurs de médicaments[/caption]Les grossistes répartiteurs pharmaceutiques et autres acteurs impliqués dans le dossier d’exposition et vente de faux médicaments ou d’exercice illégal de la profession de pharmacie, étaient de nouveau devant le juge, ce mardi 6 mars pour répondre des chefs d’accusation qui pèsent sur chacun d’eux.
Les débats ont duré toute la journée et ont été ponctués des observations de la partie civile, notamment l’Etat béninois, des réquisitions du ministère public et enfin la plaidoirie des avocats de la défense.
Le dossier est mis en délibéré pour le 13 mars prochain. Les avocats des prévenus ont sollicité une mise en liberté provisoire de leurs clients mais le juge n’a pas accédé à leur demande. Les inculpés sont retournés en prison en attendant le prononcé du verdict annoncé pour mardi prochain.
« Ce procès vise à préserver la santé des Béninois et à mettre fin au désordre manifeste dans le secteur pharmaceutique », a confié Me Bastien Salami, avocat de l’Etat béninois dans l’affaire?
J. F. M .
Gbadamassi demande le remboursement du groupe burkinabé [/caption]Le député Rachidi Gbadamassi était, ce mardi 6 mars, face aux hommes des médias à Cotonou. L’objectif de cette rencontre est d’informer les populations par rapport à l’actualité politique nationale et sur une situation de créance entre l’ancien Premier ministre Lionel Zinsou et le groupe burkinabè Ebomaf.
Le député Rachidi Gbadamassi s’inspire d’un extrait du numéro 771 du journal français « La Lettre du Continent » titré « Bénin/Burkina : Zinsou déstabilisé par une lourde créance ! », paru le 21 février 2018 à Paris, pour expliquer aux hommes des médias l’implication du candidat malheureux à l’élection présidentielle de mars 2016 dans une affaire de dette de 15 milliards de francs Cfa que Lionel Zinsou aurait contractée auprès du groupe Ebomaf.
Face aux professionnels des médias, hier, Rachidi Gbadamassi affirme que Lionel Zinsou aurait reconnu devoir à Mahamadou Bonkoungou, président-fondateur du groupe burkinabè une telle somme. L’élu de la nation se fait l’avocat du groupe et demande le remboursement des sous. Il souhaite que le candidat Lionel Zinsou justifie ce prêt effectué entre janvier et mars 2016. Le député Gbadamassi de la République suspecte l’utilisation des fonds dans la dernière campagne présidentielle. « Il convient de se poser des questions, car, il est intervenu à un moment où les acteurs politiques impliqués dans l’élection faisaient de grosses dépenses d’argent dans le but de conquérir le pouvoir d’Etat», a déclaré le conférencier. Le député estime que le Code électoral en vigueur au Bénin a été violé en son article 110 qui dispose que : « Il est interdit à tout parti politique ou à tout individu prenant part aux élections du président de la République d’engager pour la campagne électorale par lui-même et ou par tierce personne plus de deux milliards cinq cents millions de francs Cfa ». A ce propos, il invite la justice béninoise à s’autosaisir de ce dossier. « Il est impérieux que la chambre administrative de la Cour suprême prenne au plus tôt ses responsabilités afin qu’une légale et juste suite soit donnée à cette affaire qui ternit l’image de notre édifice démocratique et pour que force reste à la loi et non aux plus malins et aux privilégiés », laisse entendre Rachidi Gbadamassi.
A noter que le député a saisi l’occasion de cette conférence de presse pour réitérer son soutien au gouvernement du président Patrice Talon. Il l’encourage à «poursuivre inlassablement la lutte contre la corruption qui est l’un des principaux gages du développement de notre commune nation ». Rachidi Gbadamassi invite le chef de l’Etat à sortir les audits relatifs à la Cen-Sad, l’affaire Icc-Services et consorts, les dossiers de bradage des domaines de l’Etat partagés «entre copains de la République ».
Par ailleurs, il suggère au président Patrice Talon de recevoir les dignitaires traditionnels et les têtes couronnées de tous les départements pour leur expliqué le bien-fondé des réformes engagées dont celle du système partisan qui s’avère nécessaire, selon lui, pour que la politique redore son blason?

Le président de la République ne rate aucune occasion pour professer sa foi en un Bénin nouveau et meilleur. Sa volonté d’opérer des changements qualitatifs butte toutefois contre une fronde sociale qu’il peine à juguler.
On peut tout lui reprocher sauf de n’avoir pas d’ambition pour son pays. Et il ne cesse de professer cette foi en un Bénin nouveau et meilleur. Depuis son avènement au pouvoir, Patrice Talon ne manque aucune occasion de réitérer son engagement à marquer positivement son mandat et de laisser à ses concitoyens de bons souvenirs. La volonté de se mettre au service des Béninois pour l’amélioration de leurs conditions de vie, réitérée à maintes reprises, a fini par trouver au-delà des frontières du pays des oreilles attentives. Des vidéos de ses concertations avec les différents acteurs sociopolitiques ainsi que de ses interventions sont partagées à volonté déclenchant parfois l’admiration de citoyens d’autres pays. Son désir de vaincre la fatalité en érigeant dans les années à venir un hôpital de référence où tous les Béninois sans discrimination pourraient être soignés a tôt fait de le hisser au rang des rares dirigeants visionnaires d’Afrique. La saignée financière due à l’évacuation sanitaire à l’extérieur à laquelle il entend mettre fin justifie une telle appréciation. Redistribuer à toutes les communautés, sans exception, la richesse nationale constitue par ailleurs une déclaration de ses bonnes intentions portées par le Programme d’action du gouvernement.
Fermes intentions ou simples déclarations pour plaire à des populations en attente du miracle à elles promis à son élection ? Sévèrement marquées par des réformes que le premier magistrat du pays a initiées pour faire face à la mal gouvernance, la corruption, la politisation à outrance de l’administration et autres tares de la société béninoise, les populations ont tôt fait de monter les enchères. Grèves perlées et mouvements d’humeur de l’Opposition grèvent l’élan pris au lendemain de l’investiture de l’ex-magnat du coton. Celui qui se réclamait le pompier de service prêt à aider à éteindre le feu qui brûle dans la maison, se trouve pris de court, sans doute dépité par la fronde sociale. « Le pays va mal », disait-il pour justifier sa candidature et son assurance à redresser la barre. Mais aujourd’hui, que reste-t-il d’un tel engagement ?
Sauf erreur de leur part, les proches du président le disent très déterminé à relever le challenge qu’il s’est donné. « Il n’en est rien ; son engagement est sauf. Il est bon pour le job et sa réussite ne souffre d’aucun heurt », rassure-t-on. Mieux, nombre d’entre eux ressassent son entrain au quotidien à booster les projets chers à lui et à les concrétiser une fois les études de faisabilité bouclées.
Une arlésienne, selon les détracteurs du chef de l’Etat, pour qui rien de concret ni de tangible n’est encore à mettre à l’actif du gouvernement de la Rupture.
Des critiques qui, pour le chef de l’Etat, n’entament en rien son mental de compétiteur. « J’ai espoir que le soleil va se lever pour nous pour un réel nouveau départ », aime-t-il dire.
Des assurances aujourd’hui à l’épreuve de la fronde sociale. Face au jusqu’au-boutisme des travailleurs en grève, il faudra plus que du rigorisme ou de la fermeté pour remettre le pays au travail. Dans une période où se profilent les examens de fin d’année, la fermeture des écoles reste un casse-tête pour les dirigeants déjà mis à mal par le durcissement de ton des magistrats ébranlés par des défalcations.
Tous les voyants étant au rouge, l’homme que le peuple surnomme ‘’Agbonnon’’ (superman en langue fongbé) fort de son esprit entreprenant et de son goût prononcé pour les affaires devra puiser au plus profond de ses capacités de conciliation pour remettre son pays sur les rails.
Visite de travail du président Patrice Talon en France[/caption]La visite de travail du président Patrice Talon en France, lundi 5 mars dernier, augure de retombées évidentes. Le président français Emmanuel Macron a exprimé son soutien sans équivoque aux réformes en cours au Bénin.
Le président Patrice Talon, au terme de sa rencontre avec le président français, Emmanuel Macron, peut s'estimer satisfait. En cette fin de journée du lundi 5 mars 2018, les bonnes nouvelles s’enchaînent et se concrétisent presqu’aussitôt.
En effet, au cours de la conférence de presse conjointe qu’il a animée aux côtés de son homologue béninois, le président français a annoncé cinq axes majeurs de coopération autour desquels il entend marquer l’appui de la France au Programme d’action du gouvernement en cours d’exécution au Bénin. Cet appui porte sur le projet de construction du Centre hospitalier universitaire d’Abomey-Calavi (l’hôpital de référence) matérialisé par la garantie de la Banque publique d’investissement, avec une assurance crédit de 175 millions d’euros ; le financement du projet d’Adaptation des villes aux changements climatiques, d’un coût total de 58 millions d’euros ; le projet « Réinventer la cité lacustre de Ganvié », à travers une déclaration d’intention portant sur un montant de 43 millions d’euros ; le projet de la Cité internationale de l’Innovation et du Savoir à travers l’apport de grands groupes éducatifs et académiques français ; la coopération culturelle en vue du retour d’objets historiques ou culturels béninois actuellement en France ; ou de leur exposition/conservation dans leur pays d’origine grâce à la mise en place de mesures concrètes dont la définition est d’ores et déjà confiée à un groupe de travail.
A l’occasion, le président Emmanuel Macron s’est montré admiratif des réformes en cours au Bénin, lesquelles, quoique difficiles et générant toutes sortes d’incompréhensions et d’oppositions des conservatismes, sont nécessaires et traduisent que le Bénin est enfin sur la bonne voie. Occasion pour le président Patrice Talon de réaffirmer sa détermination à poursuivre lesdites réformes, pour remettre son pays dans le bon sens de l’histoire et du développement. Si, dans le langage de vérité qui a toujours été le sien, le président béninois a indiqué qu’il se considère, comme beaucoup d’autres, responsables de l’Etat dans lequel le pays se trouvait à son avènement au pouvoir, c’est pour tout de suite après rassurer qu’il entend saisir cette opportunité unique que lui offre la vie, pour corriger ce qui doit l’être et engager sérieusement, à travers les réformes pertinentes, à travers la lutte contre l’impunité aussi, le Bénin sur le chemin de la prospérité et du bien-être de tous ses enfants.
Un peu plus tard, il a été procédé à la signature, entre les deux parties, représentées par le ministre Romuald Wadagni (Economie et Finances) et Rémy Rioux (Agence française de développement) d’une convention de financement portant sur le projet d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavic) d’un coût total de 58 millions d’euros (dont 50 en prêt et 8 en subvention) ; et d’une déclaration d’intention relative au financement du projet touristique « Réinventer la cité lacustre de Ganvié » pour un montant de 43 millions d’euros dont 40 millions en prêt et 3 millions en subvention. Cela fait suite aux annonces faites plus tôt par le président Macron.
Signalons qu’à son arrivée à l’Elysée, le président Patrice Talon a été accueilli avec les honneurs dus à son rang et dans une ambiance chaleureuse. Un tête-à-tête a suivi cet accueil, puis une séance de travail entre les deux délégations avant la conférence de presse conjointe. Celle-ci, a permis de noter la convergence de vues entre les deux présidents, sur la nécessité des réformes?
Patrice Talon : un leadership hors pair
A l’issue de sa prestation, les superlatifs n’ont pas manqué à Paris, à l’endroit du président Patrice Talon. Dans les rangs de la presse accréditée à l’Elysée, comme les officiels français, ils sont nombreux à souligner la qualité de son leadership. Ainsi, le contenu de son discours est apprécié.
Par exemple, sur le sujet des biens historiques et culturels à restituer, les observateurs ont apprécié le réalisme du président béninois quand il affirme ne pas être dans une posture de revendication mais de discussion/négociation. C’est une habileté langagière fort bien saluée car, tout autre attitude aurait eu pour effet de braquer le président français, qui avait déjà affirmé sa bonne disposition d’esprit à coopérer dans ce domaine.
Pour tous les dossiers développés avec la partie française, la délégation béninoise, sous la houlette de son président, a toujours mis en avant l’effort personnel des Béninois, avant de soumettre ses doléances en termes d’accompagnement. Ce n’est donc pas un président parti mendier l’aide. Mais un leader responsable, qui a une idée claire de là où il va avec son peuple, et qui fait valoir la fierté et la dignité de son pays.
Des témoignages recueillis sur place, aussi bien parmi les journalistes internationaux, des officiels, des Français et Africains ordinaires qui ont suivi sa visite à l’Elysée, ou qui l’ont côtoyé dans l’hôtel où il a séjourné, il ressort que peu de présidents africains reçus à l’Elysée étaient aussi à l’aise face aux sujets qu’ils exposent et défendent. La méthode du président Talon tranche avec les habitudes, impressionnant plus d’un. « Si le président Talon peut continuer sur cette lancée pendant encore quelques années, il aura réellement mis le Bénin en marche pour la prospérité », a lâché un officiel français, impressionné par le bagout et l’entregent de ce président, qui sait ce qu’il veut et sait convaincre pour l’avoir.
Certains estiment que Patrice Talon est une chance pour son pays, dans le contexte du XXIe siècle, fait de challenges divers ; et il mérite de réussir. Pour d’autres, « C’est un homme responsable. Il ne jette pas la pierre aux autres, ne leur fait pas porter seuls la responsabilité de ce qui va mal dans son pays. Au contraire, il prend sa part de responsabilité et s’engage à corriger les erreurs, à inverser le cours des choses pour créer une dynamique positive et entraînante en faveur du développement ».
En somme, le président Patrice Talon est vu comme un homme engagé, déterminé, qui a soif de réussir, « un spécimen, une espèce rare en Afrique... qui fera de grandes choses pour le Bénin et l’Afrique »?
Source : D/Com Présidence de la République
Actualités 07 mars 2018
Les enseignants de l’Ouémé-Plateau déposent les « clés » de l’école[/caption]Deux clés réalisées pour la circonstance, l’une pour symboliser la clé des écoles maternelles et primaires et l’autre pour représenter celle des lycées et collèges d’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle au niveau de l’Ouémé et du Plateau, ont été remises, ce mardi 6 mars à Porto-Novo, par les enseignants aux deux directeurs départementaux en charge des Enseignements maternel, primaire et secondaire.
La grève va apparemment de mal en pis dans les écoles, collèges et lycées des départements de l’Ouémé et du Plateau. En témoigne l’acte posé, ce mardi 6 mars, par les enseignants grévistes qui ont investi la cour de la direction départementale des Enseignements maternel et primaire (Ddemp) de l’Ouémé abritant également la direction départementale de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle de l’Ouémé. Ils ont organisé un sit-in à l’issue duquel ils ont remis symboliquement les clés de l’école béninoise pour montrer que cette dernière est totalement fermée.
Mais les deux autorités départementales de l’éducation ne sont pas tombées dans leur traquenard. Elles ont refusé de prendre les deux clés dont l’une voudrait symboliser la clé qui sert à ouvrir les écoles maternelles et primaires et l’autre, celle des lycées et collèges d’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle au niveau des deux départements. Tenant coûte que coûte à ne plus rentrer avec les deux clés, le président du comité des luttes de l’Ouémé et du Plateau, Joseph Aïmassè, a été obligé de déposer les deux clés par terre devant les deux directeurs départementaux. Ces derniers rassurent néanmoins les manifestants de rendre compte fidèlement à leurs ministres de tutelle respectifs.
Par l’acte de remise de clés, les grévistes entendent annoncer aux deux autorités départementales en charge de l’éducation la fermeture de l’école dans les deux départements. Joseph Aïmassè et ses collègues promettent de ne revenir chercher les deux clés qu’après satisfaction
totale de leurs revendications. Ils semblent vraiment déterminés à aller jusqu’au bout du mouvement de débrayage en cours. Banderoles rouges, rameaux et autres branchages ceints autour de la tête, les manifestants munis de tam-tam, et de castagnettes ont animé de 8 h 30 jusqu’à 13 h, avant d’être reçus par les deux autorités. Ils scandaient des slogans et chansons défavorables au gouvernement qu’ils accusent d’avoir fait main basse sur leurs salaires du mois de février passé.
Les élèves s’en mêlent
La motion de protestation a été lue par Jean-Marie Noumonvi, au nom des enseignants permanents et contractuels de l’Etat, de la maternelle, du primaire et de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle. Il dénonce la « banalisation et la profanation de la fonction enseignante ». Il exige surtout la fin de « la ruine de l’école qui passe par la réunion de meilleures conditions d’études et de travail pour les élèves et enseignants ».
A son tour, le porte-parole des enseignants vacataires réclame le paiement des arriérés des primes des heures de vacation des mois de décembre 2017, de janvier et de février 2018 jusqu’ici non réglés. En plus de cette revendication, Viahoundé Abègnonhou exige du gouvernement le relèvement du taux horaire de la vacation et attribution aux enseignants vacataires des primes de rentrée, à l’instar de leurs collègues permanents ou contractuels de l’Etat.
Les manifestants ont été rejoints sur les lieux du sit-in par les élèves de plusieurs collèges publics de Porto-Novo qui ont marché à travers la ville pour réclamer la fin des grèves et la reprise des cours. Par la voix de leur porte-parole, Elie Avahouin, les élèves marcheurs disent en avoir ras-le-bol de la grève, eux qui ne font cours que les lundis et restent à la maison les autres jours de la semaine. « Quels résultats peut-on attendre de nous dans ces conditions d’études alors que les examens de fin d’année sont déjà programmés », se désole-t-il. C’est pourquoi, les élèves de Porto-Novo demandent au gouvernement d’accorder une oreille attentive aux revendications des enseignants pour éviter une année blanche.
Paiement des frais accessoires à l’Enset de Lokossa Le retour au calme[/caption]Le paiement des frais relatifs aux services accessoires a repris, après une tentative de protestation, à l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique (Enset). Ce retour à l’ordre, au sein de l’entité universitaire située à Lokossa, est confirmé par le chef du Service de la Scolarité, des Examens et de la Coopération, Jean-Marc Gnonlonfoun. Preuve des virements bancaires à l’appui, il renseigne que les meneurs de la bouderie se sont acquittés, eux-aussi, desdits frais.
Institués à compter de cette année académique 2017-2018, les frais querellés couvrent les services tels que l’assurance, la connexion internet et les séances pédagogiques au laboratoire. Ils s’élèvent à un montant total de 47 000 francs Cfa échelonnés sur les trois années de formation comme suit : 20 000 francs à payer en première année, puis 15 000 francs Cfa en deuxième et enfin 12 000 francs Cfa soldés en troisième année. L’accord pour son paiement, gage Jean-Marc Gnonlonfoun, est contenu sur le papier d’engagement signé individuellement, par les apprenants, avant leur recrutement. Au regard de cette disposition et de la pertinence des besoins que couvrent les frais, fait-il savoir, l’administration avait le devoir de mettre la pression sur les retardataires.
Face à cette pression, certains apprenants avaient envisagé de déclencher, le lundi 19 février dernier, un mouvement de grève. Une approche qui semble être définitivement occultée, assure Ricardo Lokossou, le président du bureau des apprenants. A l’en croire, ce fut une initiative isolée dont les meneurs identifiés et sensibilisés sur les conséquences de leurs actes, sont revenus à de meilleurs sentiments?
Actualités 06 mars 2018

Les établissements scolaires ont rouvert leurs portes, ce lundi 5 mars, après une semaine de congé de détente. Dans les villes d’Abomey et de Bohicon, le mouvement de grève lancé par les enseignants semble prendre un nouveau tournant. Les élèves et écoliers étaient en classe, les enseignants présents, mais les activités pédagogiques ont du mal à reprendre.
Au Ceg 2 et 4 de Bohicon, au Lycée Houffon d’Abomey, tout comme à l’Epp d’Adamè-Ahito, de Houndon et ailleurs, les classes ont officiellement repris. Tout le monde est présent mais les activités pédagogiques ont du mal à reprendre normalement. A Bohicon comme dans la ville d’Abomey, les établissements publics des enseignements primaire, secondaire, technique et de la formation professionnelle ne sont toutefois pas moins paralysés. Les enseignants, bien que mécontents, semblent trouver la parade pour échapper aux menaces de l’employeur. Toute la journée d’hier, pour la plupart, ils étaient en réunion sous les arbres, les paillotes, en tout cas, en dehors des salles où sont gardés les apprenants.
Visiblement très remontés, les enseignants rencontrés ne sont pas prêts à démordre, malgré les menaces de défalcation ou de renvoi. Du coup, ils se méfient de tout le monde, refusant de parler à la presse et les accusant d’être à la solde des gouvernants.
Selon certains enseignants, le meilleur est prévu pour les jours à venir. Les stratégies sont en cours d’élaboration pour gagner cette lutte engagée. On apprend que les établissements pourront être carrément fermés dès ce jour pour aller vers « l’école morte ». Car, pour eux, il est inconcevable de reprendre la craie sans salaire et sans un statut qui donne des conditions de vie et de travail relativement acceptables pour l’enseignant?
Education 06 mars 2018

Au cours de sa visite sur les périmètres aménagés à l’intérieur du pays, la semaine écoulée, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a rencontré les agents sous sa tutelle en charge de l’encadrement et de la gestion des filières agricoles et agropastorales. Gaston Dossouhoui en a surtout profité pour leur présenter le nouveau profil de l’agent du développement rural.
« L’agent du développement rural à la différence des autres se montre disponible, ouvert et au-delà de ce qui est prévu dans son calendrier, est prêt à s’investir, à anticiper, à discuter et remodeler son programme pour qu’à une échéance donnée, le résultat escompté soit atteint ». Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, s’est vu obligé de faire cette mise au point face aux agents opérant au niveau du pôle agricole numéro I pour leur rappeler les espoirs placés en eux, surtout pour l’atteinte des objectifs assignés à leurs secteurs d’activité. Lesquels ont nécessité par ailleurs que le secteur soit complètement remodelé dans sa structure.
Face à eux, vendredi 2 mars dernier à Malanville, le ministre a voulu un échange franc pour rappeler chacun d’eux à son engagement. Cette séance s’imposant, à en croire le ministre, notamment en raison de l’importance de leurs zones d’intervention. En effet, sur les sept nouvelles filières définies pour la relance et la promotion du secteur agricole, ce pôle à lui seul (deux communes) en concentre deux. Une charge non négligeable, mais aussi un énorme défi à relever et pour lequel l’agent du développement rural doit devenir un modèle, selon le ministre.
Disponibilité, sacrifice, expression d’une foi intérieure… sont autant de qualités qui doivent accompagner l’engagement attendu de ces agents, rappelle le ministre. « Il faut croire en ce qu’on veut faire, l’imaginer, matérialiser cela dans la tête avant de mettre les ressources », enseigne Gaston Dossouhoui aux agents. « Si vous vous comportez comme des fonctionnaires, vous allez fonctionner au lieu de réfléchir à la responsabilité qui est la vôtre, vous ne serez pas au rendez vous des ambitions », poursuit-t-il.
« Ce que nous voulons faire avec vous, c’est de partir sur nos erreurs et nos insuffisances pour ne plus les commettre et améliorer vos performances », fait-il aussi observer. Mais pour y arriver, lance le ministre, « Il faut le don de soi qui passe par le partage ». Pour lui, l’agriculture est un métier qu’il faut apprendre. « On ne vient pas là lorsqu’on a échoué partout », rectifie-t-il. « Vous les jeunes gens, vous refusez d’apprendre le métier. Vous n’avez pas l’humilité pour apprendre. Soyez humbles.
Apprenez auprès des éleveurs et des riziculteurs », conseille enfin le ministre aux agents et cadres du secteur agricole.
Après Malanville, le même exercice a été repris à Kandi avec la même cible et devrait même s’élargir aux autres pôles agricoles du pays?