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Le Réseau national des Ong actives dans l’agriculture durable au Bénin (Renova) œuvre pour l’avènement d’une loi d’orientation agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin. Une délégation de ce réseau a été reçue à cet effet en audience au Parlement, ce mardi 13 août.
« Le Réseau national des Ong actives dans l’agriculture durable (Renova) a demandé au Parlement à être reçu en audience pour présenter au président et au bureau de l’Assemblée nationale l’organisation qu’il représente dans le secteur de l’agriculture ». C’est en substance, à en croire le président du Renova, Patrice Sèwadé, l’objet de la visite, ce mardi 13 août, d’une délégation de son réseau au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. La délégation a été reçue par la première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mariam Talata Yérima qui était entourée du directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Mathieu Ahouansou et du secrétaire général administratif du Parlement, Thomas Dassi.
Selon Patrice Sèwadé, les échanges ont surtout porté sur l’évolution des réformes dans le secteur de l’agriculture. « Nous avons présenté quelques points de plaidoyer au Parlement, notamment les préoccupations des acteurs agricoles qui portent sur la loi d’orientation agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle », souligne-t-il. Le président du Renova plaide pour que le gouvernement et le Parlement puissent conjuguer leurs efforts pour doter le Bénin de cette loi dont l’importance, selon lui, n’est plus à démontrer. A l’en croire, cette loi va permettre notamment au secteur de l’agriculture d’avoir une boussole efficace. «Pendant longtemps, chaque gouvernant arrive et élabore les documents de stratégie agricole qui lui permettent de fonctionner. Et d’autres gouvernants viennent et répètent ou font autre chose carrément. Nous voulons qu’il y ait désormais une stabilité à travers des documents constitutionnels », insiste Patrice Sèwadé.
La délégation a saisi l’occasion, informe-t-il, pour plaider pour l’adoption d’une loi sur les interprofessions afin de mettre fin à l’anarchie qui règne dans le secteur avec la création tous azimuts d’associations interprofessionnelles, notamment dans le coton, l’anacarde, l’aviculture et autres. Tout ceci se fait, observe Patrice Sèwadé, sans un encadrement juridique solide et soutenu qui sécurise le vivre ensemble de ces familles d’acteurs. Le Renova rêve du vote de cette loi sur les interprofessions pour insuffler une nouvelle dynamique à ces regroupements d’acteurs qui devront fonctionner dorénavant sur des bases légales, claires et lisibles. « Nous avons soumis à l’occasion un document qui résume toutes nos propositions ; lequel document est issu de tous les échanges que nous avons eus avec les acteurs du secteur», indique le président Patrice Sèwadé. Il se dit, d’ores et déjà, satisfait de l’écoute attentive dont a bénéficié sa délégation de la part de la première vice-présidente de l’Assemblée nationale et sa suite. Ces derniers ont promis, selon lui, de poursuivre le plaidoyer et d’être le porte-parole du Rénova auprès des députés et autres pour l’atteinte des objectifs. «Nous pensons que ce plaidoyer recevra un écho favorable auprès des autres députés pour que ces lois passent vite parce qu’il s’agit de l’agriculture, de la nourriture des populations qui les ont élus», poursuit Patrice Sèwadé qui souhaite aussi que le financement du secteur de l’agriculture dans le budget de l’Etat puisse atteindre et dépasser le taux de 12% recommandé au niveau des textes internationaux auxquels est partie le Bénin.

(La carrière des agents de l’Etat et les litiges fonciers en tête)
Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a présenté à la presse, ce mardi 13 août, son rapport d’activités au titre de 2018. Lequel renseigne que l’institution a enregistré et traité l’année écoulée 557 plaintes ou réclamations des citoyens contre l’administration publique, portant à 4513 le nombre total de recours examinés depuis la création en 2006 du médiateur de la République.
Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a une fois encore sacrifié à la tradition de présentation annuelle de son rapport d’activités. Cette exigence est prévue à l’article 20 de la loi n°2009-22 du 03 janvier 2014 instituant le médiateur de la République. Cet article stipule que : « Le médiateur de la République établit un rapport d’activités chaque année. Ce rapport est transmis au président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement. Il est publié au Journal officiel de la République du Bénin ». C’est donc en respect de cette prescription légale que le médiateur de la République a rendu public à travers la presse, ce mardi 13 août, son rapport d’activités au titre de 2018 après les formalités substantielles de transmission au président de la République et au Journal officiel. Selon Joseph Gnonlonfoun, au total, 557 plaintes ou réclamations ont été reçues et traitées en 2018 par son institution. Ce nombre de recours est le plus élevé depuis la création du médiateur de la République le 25 août 2006. Les 557 recours portent à 4513 le nombre de dossiers enregistrés depuis l’existence de cet organe, intermédiaire entre les populations et l’administration publique. « Les dossiers ainsi constatés ont été étudiés à titre gracieux et en équité, car nous ne jugeons pas », précise le médiateur de la République. Joseph Gnonlonfoun sera appuyé par le directeur des Recours du médiateur de la République, Bienvenu Padonou qui a détaillé le contenu du rapport. Selon ce dernier, au titre des dossiers reçus et traités en 2018, la gestion de la carrière des agents de l’Etat bat le record avec un taux de 25,85%. Elle est suivie successivement des affaires domaniales (21,42%); les affaires sociales (12,57%) ; les dysfonctionnements ou défaillances dans le fonctionnement du service public (9,14%) ; les créances sur l’Etat ou sur tout organisme investi d’une mission de service public (8,28%) ; l’allocation de bourses et secours universitaires (6,85%); l’exécution des décisions de justice (4,57%) sans oublier les cas de non-compétence du médiateur de la République qui représentent 10,25%.
Le rapport d’activités est assorti de recommandations fortes à l’endroit des diverses administrations publiques. Il s'agit, entre autres, de rendre fonctionnels les Comités de gestion du foncier (Cogef) dans toutes les communes en vue d’apurer les dossiers relatifs aux affaires domaniales en étude au niveau de ces commissions ; d’instruire les organes de tutelle des communes à assurer un suivi plus rigoureux de la gestion des dossiers ayant trait aux affaires domaniales ; d’instruire les préfectures à transférer aux communes toutes les archives relatives aux affaires domaniales et foncières. Aussi, le rapport d’activités suggère-t-il l’adoption rapide des décrets d’application de la loi sur le statut général de la Fonction publique pour une gestion rationnelle des ressources humaines de l’Etat ; la mise en place au plus tôt d’un cadre institutionnel de gestion des personnels de la Fonction publique et la relecture de la loi portant statut général de la Fonction publique en prévoyant des dispositions transitoires relatives au passage des agents contractuels de l’Etat du régime de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à celui du Fonds national de retraite du Bénin (Fnrb).
Outre le traitement des griefs des citoyens contre l’administration publique, le directeur des Recours, Bienvenu Padonou, a fait également le point des autres activités menées au cours de l’année 2018 par son institution. Il cite notamment la session annuelle du médiateur de la République qui s’est tenue du 23 novembre au 7 décembre 2018 avec l’étude de 258 dossiers et la participation de 26 structures de l’administration publique et les audiences foraines dans les localités de Pobé, Houéyogbé , Savè, Boukoumbé et Bembérékè.

Des descendants de présumés propriétaires de palmeraies ont répondu, lundi 12 août dernier, massivement présents à l’audience foraine visant l’actualisation du registre des membres de Coopératives d’aménagement rural (Car) des départements du Mono et du Couffo, créées en octobre 1961. Les opérations prévues dans ce cadre se déroulent, à la Maison du peuple d’Agamè, arrondissement de Lokossa, sous la houlette du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa.
C’est par le dossier numéro Loko/2019/af/0087 portant sur une requête de Joseph Guidi, en date du 25 juillet 2019, demandant au tribunal d’homologuer les délibérations du conseil de famille ayant désigné les représentants du coopérateur Gbobènou Guidi, que les audiences foraines publiques ont commencé hier, à 12h 29 min à Agamè. Le dossier rappelé par la cour présidée par Me Maximilien Kpèhounou, président du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, assisté du greffier Ernest Adjaffon en présence de Florent Gnansomon représentant du ministère public, a été examiné non sans la présentation physique des ayants droit du défunt. Statuant publiquement et contradictoirement, en matière d’état civil, après avis du ministère public et, en premier ressort, la cour donne acte à la famille, homologue les délibérations du conseil de famille qui désigne Joseph et Richard Guidi pour représenter le coopérateur décédé au sein de la Car d’Agamè. Feu Gbobènou Guidi avait une quinzaine d’hectares de palmeraie, a-t-on appris.
Ainsi démarrées hier, les audiences se poursuivent dans la salle de spectacle de la Maison du peuple d’Agamè où intervient un collège de magistrats qui n’a aucune chance de se tourner les pouces. Tant l’intérêt des membres des familles concernées par l’activité est grand au regard de la forte mobilisation observée. Au moment où se déroulaient les premières audiences, en effet, des centaines d’autres requérants attendent sur l’esplanade intérieure de l’édifice où commencent les formalités préliminaires.
Sur l’importance de l’activité, Me Maximilien Kpèhounou précise qu’elle régularise trois situations. Si la première est de pouvoir régulariser la situation des coopérateurs décédés dont les familles n’ont pu retirer les certificats de décès, la deuxième est d’autoriser ceux qui sont appelés à représenter les descendants de ces coopérateurs qui ne sont plus de ce monde et la dernière situation, ajoute-t-il pour finir, est d’homologuer les procès-verbaux des conseils de famille désignant lesdits représentants.
Mais avant le démarrage proprement dit des audiences foraines, étape majeure du processus devant aboutir à l’assainissement du monde des coopérateurs, le président du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, placé sous la juridiction de la Cour d’appel d’Abomey, a tenu à rappeler que les opérations ne concernent que les coopérateurs de quatre localités à savoir Agamè, Houin, Koudo et Agnito. Situés en grande partie à Lokossa, ces territoires débordent sur les communes de Bopa et de Dogbo (dans le Couffo) dont les maires sont venus saluer le démarrage des audiences avec à leur tête le secrétaire général de la préfecture de Lokossa, Arnaud Agon.

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a reçu en audience, ce mardi 13 août, l’ambassadeur plénipotentiaire de la République populaire de Chine près le Bénin, Peng Jingtao. Une occasion pour ce dernier de rappeler les priorités de la Chine pour le Bénin.
L’ambassadeur plénipotentiaire de la République populaire de Chine près le Bénin a été reçu en audience par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti. Une occasion pour Peng Jingtao de féliciter le nouveau président de l’institution de régulation des médias pour sa nomination à ce noble poste. D’après l’ambassadeur de la Chine, Peng Jingtao, cette visite de courtoisie a pour objectif d’établir des liens personnels et professionnels en vue du renforcement des relations d’amitié et de coopération qui existent entre la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et l’ambassade de Chine.
L’ambassadeur a mis à profit cette opportunité pour revisiter la coopération entre le Bénin et la Chine avant de prendre l’engagement de la consolider pour le bonheur et le mieux-être des populations. «Nous avons parlé ensemble avec le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) de la formation des journalistes ainsi que des fonctionnaires, du don de matériel au Bénin… On va continuer cette coopération avec la Haac », a-t-il confié au terme des échanges qu’il a eus avec le président de la Haac.
Peng Jingtao est revenu sur les réformes engagées par le chef de l’Etat, Patrice Talon, pour développer et révéler le Bénin. A ce sujet, il indique que les médias et l' institution de régulation ont un grand rôle à jouer. « Le Bénin est en réforme, une réforme cruciale et importante de son histoire. Ainsi, la Haac et les médias joueront un grand rôle dans ce rêve de développement pour révéler le Bénin », a-t-il dit. L’ambassadeur a rassuré que la Chine, partenaire privilégié et ami fidèle du Bénin depuis de longue date, va continuer cette coopération dans tous les secteurs de développement.

Sociétaire du Chamois niortais, l’international Saturnin Allagbé, gardien de but des Ecureuils du Bénin évoque dans cette interview son parcours de footballeur. Natif d’Assaba (Bantè), l’ancien champion du Bénin en 2010 et 2012 avec l’Association sportive du Port autonome de Cotonou et champion de division d’honneur de la Ligue du Centre-Ouest en 2015 avec la réserve du Chamois niortais football club dévoile le secret caché derrière ses belles prestations lors de la dernière phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations où il a réussi des arrêts décisifs.
La Nation: Comment avez-vous démarré votre carrière de footballeur ?
Saturnin Allagbé : J’ai démarré ma carrière dès l’enfance dans mon village natal, Assaba, commune de Bantè, dans le département des Collines. J’ai appris à jouer comme les autres enfants de mon village. J’ai pratiqué le football de rue avant de trouver le chemin du haut niveau.
Savez-vous déjà à cette époque que vous étiez prédestiné à une carrière de footballeur ?
Non. On jouait simplement. C’était une passion. C’est arrivé à Cotonou vers 2002 que mon véritable rêve de devenir footballeur a pris corps.
Comment est-ce que vous vous êtes retrouvé dans le centre de formation de Tanéka ?
Je pense que c’est le destin. Une fois à Cotonou, des portes me sont ouvertes avec le soutien de certains aînés.
Comment avez-vous vécu dans ce centre ?
Une fois dans ce centre de formation, j’ai eu l’envie de travailler pour faire carrière dans le football. On était nombreux à y aller mais tout le monde n’a pas eu la chance que j’ai eue. Le président Adrien Ahouandjinou avait un bon projet. J’ai bénéficié de l’environnement et du bon travail qui se faisait dans ce centre. C’était un centre de sport et études qui nous a permis d’apprendre facilement.
Qu’est-ce qui vous a inspiré dans votre environnement à choisir le poste de gardien ?
Je dirai d’abord mon papa qui a été gardien de l’équipe de Bantè puis mon oncle Charles Anna qui a été gardien de l’équipe nationale du Dahomey. Ces deux personnes ont été mes modèles dès mon jeune âge.
Parlez-nous de votre transfert de Tanéka à l’Aspac ?
A l’époque, il y avait un partenariat entre l’Association sportive du port autonome de Cotonou (Aspac) et le centre de formation Tanéka. C’est dans ce cadre que le coach de l’Aspac d’alors, Emile Enanssouan m’a contacté et a fait le vœu de m’avoir dans son effectif. Il avait besoin de mes services. Le nécessaire a donc été fait et j’ai rejoint l’effectif des portuaires.
Pouvons-nous dire que votre passage par ce club du championnat d’élite a facilité votre évolution?
Vous savez que rien n’est facile dans la vie. C’était un tournant dans ma carrière. J’ai débuté au poste de troisième gardien à l’Aspac. Je suis passé ensuite deuxième avant de devenir titulaire en 2010 avec Alain Gaspoz. Le club a remporté deux titres de champion du Bénin en 2009-2010 puis en 2011-2012. En 2011, j’ai connu ma première sélection avec l’équipe nationale du Bénin.
Depuis 2014, vous êtes dans l’Hexagone avec le Chamois niortais. Comment s’est passée votre transfert de l’Aspac à Niort ?
Il n’y a pas eu de magie (rire). Cela n’a pas été également facile. Il a fallu la Coupe d’Afrique des Nations U20 Algérie 2013 pour me voir m’affirmer davantage. Mes bonnes performances ont milité en ma faveur. Beaucoup de recruteurs ayant vu mes prestations m’ont sollicité. Ainsi, j’ai été mis à l’essai par les Girondins de Bordeaux avant la saison 2013-2014 mais je n’ai pas été retenu. Mais, ce fut une expérience positive. Je suis rentré au pays avant d’être recruté par le Chamois niortais en juin 2014.
Comment avez-vous été accueilli dans ce club français ?
J’avoue que j’ai été bien introduit. J’ai d’abord signé un contrat professionnel de trois ans avec le Chamois niortais football club. Ne jouant aucun match avec l’équipe première, j’ai été titulaire avec la réserve professionnelle promue en championnat de France amateur 2 en fin de saison. Considéré comme un acteur majeur de cette montée, j’ai su m’imposer par mes prestations en passant du troisième gardien au titulaire du club. J’ai prorogé mon contrat cet été jusqu’en 2022.
Au regard de vos performances en club puis avec l’équipe nationale en Egypte, quel est le petit secret de Saturnin Allagbé ?
Mon secret, c’est le travail et la patience. Ensuite, il y a la ferme conviction de vouloir réussir dans sa carrière qui me pousse à aller de l’avant. Je pense qu’il faut travailler fortement et y croire. Si tu n’es pas patient, si tu ne travailles pas dur, tu ne peux rien réussir. Moi, je n’ai jamais lâché, j’ai toujours cru à ce que je fais.
Vous avez eu la confiance de Michel Dussuyer lors des trois derniers matchs des Ecureuils à la Can 2019. Qu’est-ce qui vous a motivé lors de ces rencontres décisives ?
Je savais que l’attente était grande et j’ai essayé de donner le meilleur de moi-même pour satisfaire le public sportif béninois. Aujourd’hui, ce n’est pas une fin en soi. Je dois continuer à travailler pour continuer à bénéficier du soutien de la population. Je dois encore prouver au peuple béninois que je suis capable du meilleur dans les compétitions à venir.
Quelle a été votre plus grande satisfaction à la Can 2019 ?
C’est d’abord le fait d’avoir fait au moins un match dans ce tournoi. C’est également le fait d’avoir été jusqu’en quart de finale avec l’effectif. Je pense que notre grande satisfaction au sein de l’équipe, c’est d’avoir permis au peuple béninois de rêver.
Qui a été votre plus grand soutien ?
J’ai rencontré beaucoup d’honnêtes personnes sur mon chemin. De mon village à Cotonou en passant par Tanéka et l’Aspac, beaucoup de gens ont favorisé mon ascension. J’en profite pour les remercier pour tout leur soutien. Toutes ces personnes m’ont aidé et j’en suis reconnaissant.
Quelles ont été vos difficultés dans cette carrière ?
Les difficultés ne manquent jamais dans la vie d’un homme. J’ai eu beaucoup de problèmes que j’ai dû surmonter pour évoluer dans ma carrière. Le plus important, c’est d’avancer.
Quels conseils aux jeunes qui veulent évoluer en football ?
Je leur conseille de travailler et d’être patient, car le résultat vient au bout de l’effort.

La société néerlandaise de fabrication de smartphone annonce le lancement du Fairphone 3 pour le 27 août prochain lors d'une conférence à Berlin. Quatre ans après son dernier terminal, cette marque qui travaille à la prise de conscience écologique souhaite proposer un smartphone équitable, facilement réparable, et susceptible de faire des mises à jour pendant plus de deux ans.
La société batave compte mettre sur le marché un terminal plus à même de correspondre aux besoins des utilisateurs en 2019. En avril dernier, le fondateur de Fairphone, Bas van Abel, dans un entretien accordé aux Numériques, se félicitait du travail accompli par ses équipes. Il estimait que grâce à la 2e version de son mobile, Fairphone était devenu « un vrai fabricant de téléphones ». Dans le même temps, la société annonçait avoir écoulé toutes ses réserves de Fairphone 2, environ 175 000 exemplaires (contre 60 000 pour le premier modèle) en 3 ans et 9 mois. Fairphone va aussi continuer à vendre des pièces détachées pour son terminal pendant encore trois ans. Selon Bas van Abel, l’initiative du modèle Fairphone 3 est prise suite à une campagne de financement participatif réussie avec 2,5 millions d'euros récoltés.
Société 13 août 2019

Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu en audience à son cabinet, hier lundi 12 juillet, une délégation du Conseil national du dialogue social (Cnds). Conduite par son président, Guillaume Attigbé, la délégation a présenté au président de la cour ses missions, attributions et contributions.
Une visite d’amitié mais aussi de prise de contact. C’est le sens à donner à la démarche de la délégation du Conseil national du dialogue social à endroit du président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou. « C’est une visite de courtoisie qui nous a permis de retrouver un ami, un frère avec qui nous partageons beaucoup de valeurs... », affirmera, au sortir d’audience, le président du Cnds, Guillaume Attigbé tout en faisant remarquer qu’il est préférable de prendre contact sans attendre forcément une période de crise. A l’en croire, la délégation est aussi venue présenter au président la cour le Conseil national du dialogue social qui vient de célébrer deux ans d’existence. Le président du Cnds en a profité pour transmettre au président de la Haute juridiction le rapport annuel du Cnds sur l’état du dialogue social. Guillaume Attigbé dit avoir également partagé avec le professeur Joseph Djogbénou les grands défis du Cnds et les activités majeures à venir, notamment une tournée nationale de rencontre avec les entreprises et de dialogue avec les travailleurs. Lors de cette tournée, le traitement des employés, la question du Smig, les conditions générales de travail… seront abordés. Au regard du sens d’analyse du président de la Cour constitutionnelle, la délégation n’a pas manqué de prendre conseil auprès de son hôte.
Pour la circonstance, le président du Cnds, Guillaume Attigbé était accompagné du secrétaire général du Cnds, Christophe Houessionon, portant la voix des travailleurs, et du secrétaire permanent du Cnds, Bernard Ahissou.

Statuant en matière criminelle, le Tribunal de première instance de première classe de Parakou a condamné au cours de sa première session au titre de 2019, mercredi 7 août dernier, Fadima Sidi, à 9 ans de réclusion. Elle a comparu pour une infraction de coups mortels.
Née en 1993 à Boua, ménagère et mère d’un enfant, Fadima Sidi était devant le Tribunal de première instance de première classe de Parakou, mercredi 7 août dernier, pour répondre des faits de coups mortels. Il s’agit d’une infraction prévue et punie par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Au terme de son délibéré, le tribunal présidé par Adamou Moussa l’a condamnée à 9 ans de réclusion criminelle. Mise sous mandat de dépôt le 2 novembre dernier seulement, son séjour carcéral ne vient que de commencer.
Interpellée et inculpée du chef de coups mortels, Fadima Sidi a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure de l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur. A la barre, elle n’a également pas nié les faits reprochés à sa personne, exprimant aussi son remords. L’enquête de moralité lui est peu favorable, son rapport médico-psychiatrique et psychologique ne révèle aucune pathologie mentale pouvant altérer le contrôle de ses actes, au moment des faits.
Dans son réquisitoire l’avocat général, Robert Tito, s’est basé sur l’article 509 alinéa 5 du nouveau Code pénal qui prévoit pour l’infraction de coups mortels, une peine allant de 10 à 20 ans de réclusion criminelle. Il situe l’élément matériel suivant un fait positif, les coups de pilon que Fadima Sidi a portés à la victime. Quant au lien de causalité, il déduit que la victime est décédée des suites des coups qu’elle a reçus. Tout en précisant que l’accusé n’avait pas l’intention de donner la mort à Maïmouna Kanta, le représentant du ministère public conclut à sa culpabilité et demande au tribunal de la condamner à 8 ans de réclusion criminelle.
La jalousie et la colère, reconnaîtra Me Générick Ahouangonou, chargé de la défense de ses intérêts, sont les deux maux qui ont conduit Fadima Sidi à ne pas faire preuve de discernement. Il implore alors l’indulgence de la cour pour tenir compte, dans sa délibération, du pardon demandé par sa cliente, en lui offrant la chance d’être réintégrée dans la société. Au subsidiaire, il l’invite à procéder à l’application bienveillante de la loi à son endroit, ou au pire des cas, à maintenir la peine proposée par le parquet général.
Du résumé des faits
Fadima Sidi et Kanta Maïmouna sont toutes les deux, des épouses de Guetti Goro Sèbo, un cultivateur peulh résidant à Péonga, commune de Kalalé. Dans la matinée du 17 octobre 2018, elles pilaient des noix de karité lorsqu’une dispute éclata entre les deux. Dans la foulée, Fadima Sidi asséna deux violents coups du pilon qu’elle avait en mains, à la nuque de sa coépouse. Cette dernière s’écroula. Transportée au Centre communal de santé de Kalalé, elle rendit l’âme le même jour, des suites de ses blessures.

Une délégation de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a été reçue en audience, mardi 6 août dernier, par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Conduite par le directeur général par intérim de l’Office, Bertin
Sowakoudé, ladite délégation est allée informer Rémi Prosper Moretti de la célébration sous peu du cinquantenaire du quotidien national d’information et solliciter à cet effet son soutien.
La direction générale de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) poursuit sa randonnée auprès des institutions de la République dans le cadre des préparatifs des noces d’or du quotidien national d’information. En effet, une délégation de l’Onip, conduite par son directeur général par intérim, Bertin Sowakoudé, était, mardi dernier, au cabinet du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac).
Au cours de cette rencontre, le directeur général par intérim de l’Onip et sa suite ont, tout d’abord,adressé leurs félicitations à Rémi Prosper Moretti pour sa désignation à la tête de l’institution de régulation des médias.« Nous lui avons également souhaité plein succès dans sa mission républicaine. Et que sous son mandat, la presse publique connaisse un avancement, mieux que par le passé», a déclaré Bertin Sowakoudé au terme de la rencontre.Il a également souhaité que la Haac accompagne l’Onip, notamment le quotidien « La Nation » dans sa mission régalienne, et l’aide à saisir les opportunités du numérique qui se présentent aujourd’hui dans le paysage médiatique.
Concernant le principal sujet, objet de l’audience, le premier responsable de l’Onip rappelle que le journal « La Nation », en tant que quotidien national a eu 50 ans d’existence le
1er août dernier, et que cet événement mérite d’être célébré. «Nous sommes venus porter l’information au président de la Haac qui est l’institution de régulation des médias, recevoir de lui des conseils avisés pour la bonne organisation de l’événement et solliciter son accompagnement en vue de la réussite de cette célébration», a confié Bertin Sowakoudé.
La séance s’est bien déroulée et la délégation de l’Onip en est sortie très satisfaite. En témoignent d’ailleurs les propos du directeur général par intérim : « Il nous a prodigué d’importants conseils dont on tiendra compte pour la commémoration de l’événement, et aussi dans la conduite de nos activités ». Mieux, Bertin Sowakoudé informe que le président de la Haac a promis d’accompagner l’Office sur tous les plans, dans la mesure du possible, pour que la célébration du cinquantenaire du quotidien national soit une réussite n

Le paysage littéraire s’enrichit d’un nouvel ouvrage intitulé Les grands procès de la Justice béninoise (Tome 1: Affaires Cissé, Taïgla, Opt et autres). Commis par Me Alexandrine Saïzonou Bédié, cet essai de 368 pages plonge dans l’univers des faits divers cocasses et charlatanesques qui ont rythmé la vie sociopolitique au Bénin dans les années 70, 80 et 90.
Pour des citoyens d’un certain âge, l’évocation des affaires Cissé, Taïgla, Opt, Kovacks, Soumaïla, Nandansodé, Yessiho, rappelle des souvenirs vivaces de crimes qui ont secoué les sensibilités ces cinquante dernières années. Qu’il vous souvienne, ce ministre d’Etat au Bénin sans portefeuille, analphabète de surcroît, plutôt gourou, qui arrive à infiltrer le cercle restreint de l’appareil d’Etat avec un passeport diplomatique dans son escarcelle, et surtout à se mettre plein les poches. Bon nombre devineraient qu’il s’agit du Franco-Malien Mohamed Amadou Cissé, conseiller occulte, chef de la sécurité rapprochée de feu président Mathieu Kérékou, qui réussit à s’arroger de transferts frauduleux de centaines de millions de francs Cfa de la Banque commerciale du Bénin (Bcb) et de la Banque béninoise de développement (Bbd). Evidemment, avec la complicité des cadres des banques et des personnalités au sommet de l’Etat ! L’affaire a éclaté courant novembre 1988 et a suscité un tollé général.
Rappelez-vous également le rocambolesque cambriolage de la Recette principale de l’Office des postes et télécommunications (Opt) à Cotonou, dans la nuit du 17 au 18 juillet 1984, avec à la clé le décès du gardien civil, l’endommagement d’un coffre-fort et d’une armoire, l’arrestation puis la condamnation à mort des gendarmes chargés d’assurer la garde et de leurs complices.
La disparition tragique du lieutenant des douanes André Taïgla, froidement assassiné à son domicile du retour du service, dans la nuit du 16 au 17 janvier 1970, par l’amant de son épouse et autres, avec la complicité de cette dernière et de sa fille, a ébranlé plus d’un. Les assassins reconnus coupables seront fusillés à la plage comme c’était la tradition judiciaire à une certaine époque pour « servir de leçon » aux autres.
L’autre dossier qui a également ému tout le peuple à une certaine époque est celui du meurtre du sieur Ibinnouho Yessiho, fusillé par son neveu Comlan Vignongbé
Yessiho pour une affaire de parcelle à Tori-Bossito.
L’affaire Kovacks du nom de Louis Kovacks qui, sous le prétexte de sommes d’argent versées pour le paiement de marchandises en souffrance au port de Cotonou depuis 1972, devrait se solder par une rébellion armée contre le pouvoir révolutionnaire sous la conduite du capitaine Janvier Assogba…
Que dire du crime crapuleux orchestré sur une bossue, la pauvre Albertine Adjagborin Abari, par un certain Houessin Nandansodé à la recherche du gain facile, le 12 septembre 1983 dans la localité d’Agbagoulè à Dassa-Zoumè !
Afin que la mémoire ne se perde !
A travers Les grands procès de la Justice béninoise, Tome 1 paru aux éditions Ruisseaux d’Afrique, Me Alexandrine Saïzonou Bédié propose de revisiter ces affaires qui avaient fait le chou gras des médias à l’époque et inspiré des artistes dont le célèbre chanteur du ‘’massègohoun’’, Yédénou Adjahoui.
L’avocate au Barreau du Bénin a recensé les écrits sur les procès afférents à ces dossiers, dans le but de « jeter un regard rétrospectif sur la Justice béninoise pour relire nos assises, de nous laisser imprégner par ces grands débats politico-socio-juridiques, de sauvegarder la mémoire de notre histoire, de notre peuple». Au-delà de la sauvegarde, l’utilité de cet ouvrage est didactique, selon l’auteure. Les jeunes y trouveront « une école, un musée, un recueil de notes archivées sur les plaidoiries, les répliques, les réquisitoires », estime-t-elle.
Il est donc question non seulement de susciter des vocations, mais aussi d’aider le pouvoir judiciaire à conquérir ses lettres de noblesse en Afrique. « Le présent livre que nous devons aux efforts d’archiviste de Me Alexandrine Saïzonou Bédié vient nous rappeler opportunément que le chemin à parcourir est encore long», souligne, pour sa part, le préfacier de l’œuvre, Luiz V. Angelo. Car, si la peste fait toujours parler d’elle dans la société, les juristes, eux aussi, ne sont pas exempts de tout reproche. L’on n’en veut pour preuves que les dossiers de détournement de frais de justice criminelle, d’assassinat du juge Séverin Coovi, et récemment du détournement de plusieurs centaines de millions de francs Cfa au niveau des greffes des cours et tribunaux.
En attendant le Tome 2, il convient de saluer les efforts de collecte d’informations de Me Saïzonou Bédié qui fait davantage œuvre utile. En plus de l’édition d’une revue périodique d’informations juridiques et judiciaires dénommée « Droit et Lois », elle a déjà publié une soixantaine de recueils de textes fondamentaux du droit positif au Bénin