La Nation Bénin...
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Audience à la Cour suprême: Le diplomate chinois fait ses adieux à Ousmane Batoko[/caption]Plusieurs délégations dont celle de l’ambassadeur de Chine près le Bénin, en fin de mission, se sont succédé dans l’après-midi de ce mardi 27 février, au cabinet du président de la Cour suprême, Ousmane Batoko.
L’ambassadeur de Chine près le Bénin est allé dire, ce mardi 27 février, au revoir au président de la Cour suprême. Mingsheng Diao est en fin de mission diplomatique au Bénin et a jugé utile de s’entretenir avec le président Ousmane Batoko avec qui il a eu de bonnes relations durant son séjour. Les deux personnalités étant des amis de vieille date, ont eu l’occasion de sceller davantage les liens d’amitié et de fraternité pendant son séjour au Bénin.
Le diplomate chinois salue par ailleurs la bonne santé des relations de coopération entre la Chine et le Bénin. Une coopération qu’il a réussi à réchauffer davantage durant sa mission. Mingsheng Diao promet de contribuer à soutenir la coopération sino-béninoise où qu’il sera après sa mission au Bénin.
Le président de la Cour suprême s’est entretenu, par la suite, avec l’ambassadeur de Venezuela près le Bénin.
Alejandro Correa Ortega est allé informer Ousmane Batoko de la nouvelle vision diplomatique de son pays pour booster ses relations avec le reste du monde en général et l’Afrique en particulier. Il précise que c’est dans ce cadre que le ministre vénézuélien chargé des Affaires étrangères a effectué récemment une tournée dans plusieurs pays d’Afrique dont le Congo et la Guinée équatoriale. Plusieurs accords de coopération dans plusieurs domaines ont été signés au cours de ce périple africain. Alejandro Correa Ortega dit avoir saisi l’occasion de cette audience pour informer le président Ousmane Batoko du processus électoral dans le cadre de l’élection présidentielle du 22 avril prochain au Venezuela. Il se dit agréablement surpris de constater que le président de la Cour suprême était très bien informé de l’actualité électorale en cours dans son pays.
La dernière délégation reçue par le président de la Cour suprême est celle du coordonnateur du deuxième programme pour le Bénin du Millennium challenge account (Mca-Bénin II). Gabriel Dégbégni a discuté du contenu, des défis et des enjeux de ce programme avec Ousmane Batoko qui a prodigué à la délégation des conseils avisés pour la conduite à bon port de ce deuxième compact. Le président Ousmane Batoko aurait saisi l’occasion pour plaider que ce programme puisse appuyer l’appareil judiciaire pour faciliter, non seulement l’accès à la justice aux justiciables, mais aussi pour leur assurer une bonne justice.
Université de Parakou[/caption]Pour exprimer leur mécontentement, des étudiants ont fermé les principales entrées de l’université de Parakou, ce mardi 27 février. A travers ce mouvement d’humeur qui donne le top d’une grève de 72 heures qu’ils ont déclenchée, les étudiants réclament le paiement de leurs allocations, des frais de mémoire et de stage.
L’Université de Parakou est paralysée depuis ce mardi 27 février, par un mouvement de grève de 72 heures déclenché par ses étudiants. Ces derniers ont, très tôt dans la matinée, fermé toutes ses principales entrées, pour en empêcher l’accès à tous les usagers.
Justifiant les raisons de cet acte, le président de la Fédération nationale des étudiants de l’Université de Parakou, Wenceslas Dègla, a expliqué que c’est une stratégie pour sonner la mobilisation de la troupe. La grève de 72 heures renouvelable par tacite reconduction vise, selon lui, à réclamer l’amélioration de leurs conditions d’études et de vie sur le campus. « C’est pour dénoncer les différents décisions et décrets pris par le gouvernement, afin de ne pas nous faciliter les conditions », a-t-il indiqué.
Aussitôt les concertations entre les étudiants et leurs responsables terminées et le mot d’ordre lancé, les portails de l’université ont été rouverts. « Tant que nous n’aurons pas obtenu satisfaction, il n’y aura pas cours », a mis en garde Wenceslas Dègla.
Entre autres revendications, les étudiants grévistes réclament le paiement à temps de leurs allocations universitaires. Il y aussi les frais de stage et de mémoire. Le recteur de l’université, Prosper Gandaho, appelle au calme?
Cinquante directeurs et directrices d'écoles primaires publiques primés[/caption]Le ministère des Enseignements maternel et primaire ne distribue pas que de sanctions négatives à travers le relèvement systématique de leurs fonctions depuis 2016, les directeurs et directrices d’écoles primaires publiques qui obtiennent 00% de taux de réussite au Certificat d’études primaires (Cep). Il a décidé de primer désormais les chefs d’établissements scolaires qui s’illustrent avec 100% de taux de réussite. Le ministère a joint l’acte à la parole, ce mardi 27 février, en primant tous ces directeurs et directrices d’écoles primaires publiques les plus méritants et ayant présenté au moins vingt-cinq candidats lors du Cep 2017. Ils sont au total, cinquante récipiendaires dont onze directrices et trente-neuf directeurs provenant des douze départements du Bénin à avoir produit ces bonnes performances.
Pour le ministre Salimane Karimou, cette cérémonie de distinction s’inscrit dans la droite ligne de la vision du gouvernement de faire de la promotion et de la célébration de l’excellence, son cheval de bataille aux fins de redorer l’image de marque du Bénin en général et celle du système éducatif en particulier. Il a rappelé à l’assistance l’importance de l’examen du Cep qui est l’un des indicateurs les plus sérieux, sinon le baromètre pour mesurer la qualité de l’offre éducative et par conséquent la performance du sous-secteur des enseignements maternel et primaire. « Certes, le chemin pour y parvenir est jonché d’embûches au regard des exigences du métier mais avec un peu de courage, de détermination et de volonté nous y parviendrons », espère Salimane Karimou. Le ministre assure les enseignants de l’engagement du gouvernement à améliorer nettement leurs conditions de travail et d’existence, au fur et à mesure que la santé des finances publiques le permettra.
Education 27 févr. 2018
Babylas Boton d'Africa 24 TV distingué Meilleur journaliste du continent[/caption]Babylas Boton, directeur de l’Information de la chaîne panafricaine Africa24 TV, a été distingué Meilleur journaliste d’Afrique à Dakar au Sénégal, le week-end dernier par le Forum des Opérateurs pour la Garantie de l’Emergence économique en Afrique (FOGECA). Ses mérites et son professionnalisme ont été reconnus à l’unanimité par les décideurs, opérateurs économiques et diverses personnalités du continent présents à cette rencontre du monde des affaires. Réputé pour ses talk-shows à succès, celui qui a fait ses premières armes au quotidien ‘’Le Matinal’’ et à la chaîne de télévision LC2 avant de poser ses valises en France où il a démarré son expérience télévisuelle dans l’Hexagone à Télésud vient par cette distinction d'honorer la presse béninoise et tout son pays d’origine.
Culture 27 févr. 2018
Intercommunalité: Les maires de la Vallée de l’Ouémé se donnent la main[/caption]Les maires d’Adjohoun, des Aguégués, de Bonou et de Dangbo entendent désormais mutualiser leurs énergies autour du développement de leur terroir commun : le pays Wémè. A l’issue d’un atelier tenu le vendredi 23 février dernier à Adjohoun, en marge de la neuvième édition de la fête Wémèxwé, ils ont rendu publique une déclaration pour affirmer leur « volonté politique pour une mise en place effective d’une intercommunalité au niveau du pays Wémè ».
Après avoir recueilli les propositions pratiques et défini les modalités d’une coopération intercommunale, les maires de la vallée de l’Ouémé ont assuré de leur engagement à conjuguer leurs efforts pour relever les défis communs de développement, notamment en recherchant les ressources nécessaires pour la mise en œuvre des projets communs, a souligné leur porte-parole à l’occasion, Victor Mintondji Hounsa, maire des Aguégués.
Le 28 décembre 2016 à Dangbo, le collectif des quatre maires avait déjà adopté un plan stratégique de développement du pays Wémè dont la vallée est deuxième la plus riche de l’Afrique après le Nil, mais un grand nombre de ses habitants tirent encore le diable par la queue.
Une communauté de la basse vallée de l’Ouémé (Cbvo) existe et regroupe les communes de Dangbo, des Aguégués, de Bonou, d’Adjohoun, de Sô-Ava. Elle est restée dans une certaine léthargie, du fait du manque de moyens financiers, de l’absence d’une vision clairement affichée du développement commun et de la divergence politique des maires.
L’on espère que le nouveau projet d’intercommunalité permettra de mettre définitivement sur orbite la vallée de l’Ouémé, à travers un fonctionnement adéquat du nouveau creuset à l’image de l’Union des communes du Zou (Ucoz), de l’Association pour le développement des Communes du Borgou (Adecob), de l’Association pour la promotion de l'intercommunalité dans le département de l'Alibori (Apida) ou autre.
Société 27 févr. 2018
50e anniversaire de l’encyclique du pape Paul VI: Vulgariser le Populorum Progressio pour le développement des peuples[/caption]En prélude au cinquantenaire de la publication de l’encyclique du pape Paul VI sur le progrès des peuples Populorum Progressio (26 mars 1967), le Conseil diocésain du laïcat missionnaire et l’Institut des artisans de justice et de paix ont tenu une conférence de presse, vendredi 23 février dernier au Chant d’oiseau de Cotonou. C’est l’occasion pour le Père Colbert Goudjinou, directeur de l’Institut des artisans de justice et de paix et Athanase Gouhizoun, membre du Conseil diocésain des laïcs, de faire connaître ce message du pape au peuple béninois.
Selon le Père Colbert Goudjinou, ce document tient compte non seulement du développement intégral de l’homme mais aussi du développement solidaire de l’humanité. Il pense qu’il faut vulgariser l’encyclique Populorum Progressio du pape Paul VI parce qu’elle offre l’occasion de revenir sur le développement des peuples, dans un monde où il est de plus en plus question de développement durable. « Encore appelé l’encyclique de la résurrection, elle a pour cible toute l’Eglise et vise le progrès de tout homme et tout l’homme », a-t-il précisé.
Le Père Colbert Goudjinou, invite à l’occasion de la célébration de cet anniversaire, les dirigeants du monde à s’inspirer de Populorum Progressio pour prendre plus au sérieux les problèmes en lien avec la paix à savoir : la question démographique, l’alphabétisation, l’équité des relations nationales et internationales. « Les peuples parvenus depuis peu à l’indépendance nationale éprouvent la nécessité d’ajouter à cette liberté politique une croissance autonome et digne, sociale non moins qu’économique, afin d’assurer à leurs citoyens leur plein épanouissement humain et de prendre la place qui leur revient dans le concert des nations », a-t-il ajouté. Selon Athanase
Gouhizoun, membre du Conseil diocésain des laïcs, l’Eglise catholique s’investit depuis plusieurs années dans cette vision à travers la création des établissements scolaires et universitaires, des centres de santé et beaucoup d’autres structures. Comme quoi, le
Populorum Progressio est un document que tous les peuples doivent s’approprier pour leur développement intégral ?
Société 27 févr. 2018
Don de livres à l’Université d’Abomey-Calavi: La fondation Etisalat Bénin et la Jci Bénin appuient la formation des étudiants[/caption]La salle des actes de l’Université d’Abomey-Calavi a abrité, ce lundi 26 février, une cérémonie de don de livres au profit de la bibliothèque. Ce geste est l’œuvre commune de la Fondation Etisalat Bénin et de la Jeune chambre internationale Etincelle de l’Université.
La formation des ressources humaines de qualité nécessite la disponibilité de la documentation. Conscients de cela, la Fondation Etisalat Bénin et la Jeune chambre internationale Etincelle ont volé au secours de l’Université d’Abomey-Calavi à travers la dotation de 149 livres dans diverses filières de formation pour un coût global de 3 millions de F Cfa.
Appréciant le geste, le professeur Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-
Calavi, a salué la démarche la Fondation Etisalat et de la Jeune chambre internationale Etincelle. La documentation, fait savoir le recteur de l’Uac, est « un intrant essentiel dans tout processus de formation des ressources humaines de qualité ». Au nom de la bibliothèque et de toute la communauté universitaire, il a promis qu’un bon usage sera fait des ouvrages offerts.
Pour sa part, Gildas Sèhlin, président de Jci Bénin 2018, explique que ce don de livres s’inscrit dans le cadre du projet « Libérons le savoir » initié par la Jci Université Abomey-Calavi Etincelle. Grâce à ce projet, la Jci Bénin offre 149 ouvrages scientifiques actualisés. Les ouvrages offerts concernent les sciences de l’éducation, les médias, le journalisme, la géographie, la sociologie, le management et la comptabilité, les sciences physiques. Il évoque les valeurs qui sous-tendent les activités de l’organisation, à savoir la foi en Dieu, la fraternité humaine, la justice sociale, la liberté d’entreprendre, l’importance de la personne humaine et le service à la communauté. En ce qui concerne l’indentification du besoin de l’Uac en livres, il précise que l’outil ayant permis de le faire est le ‘’cadre Jci du citoyen actif’’. Cet outil prône une approche participative à travers des enquêtes, des solutions et l’association avec des partenaires pour régler les problèmes de la communauté.
Pour le compte de la fondation Etisalat Bénin qui a financé l’acquisition du lot de livres, Mohammed
Morakkam, directeur financier, confirme que la sélection des livres a tenu compte des besoins et des priorités de la bibliothèque de l’Uac. Pour lui, l’université constitue l’antichambre de la vie professionnelle. Pour ce faire, il estime que « la formation universitaire soit de qualité ». « Les livres sont la sève vivante des êtres immortels », dira-t-il en rapportant les propos de Virginia Woolf.
Après la phase des allocutions, il a été procédé à la remise symbolique des ouvrages au recteur Maxime da Cruz.
Lutte contre les maladies tropicales négligées: Passer les résultats au scanner pour de meilleures performances[/caption]Les acteurs du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt) procèdent du 26 février au 6 mars, à la cinquième revue annuelle des activités du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées. Après Parakou où les travaux ont démarré hier pour les acteurs du septentrion, cap sera mis sur Lokossa et Kétou, respectivement avec ceux des départements du centre et de la région méridionale.
Les médecins-coordonnateurs des zones sanitaires, médecins-chefs de communes et points focaux des maladies tropicales négligées des départements du septentrion sont réunis, depuis ce lundi 26 février à Parakou, dans le cadre de la cinquième revue annuelle des activités du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées. Prennent part également à leurs côtés, des élus locaux et communaux, des relais communautaires, des partenaires sociaux et des cadres du ministère de la Santé et du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt).
Cette rencontre est organisée en vue d’améliorer la mise en œuvre des activités du programme pour une meilleure performance. Elle a été ouverte par le directeur départemental de la Santé du Borgou, Dr Yacoubou Imorou Karimou.
Au cours de leurs travaux qui prennent fin demain, mercredi 28 février, les participants feront le point des activités engagées dans le cadre de la lutte contre les maladies tropicales négligées en 2017. Ils vont ensuite mettre à jour les données des différents traitements de masse réalisés en 2017. Après avoir proposé des solutions aux difficultés auxquelles ils ont été confrontés, ils prendront connaissance des activités programmées pour plus d’impacts en 2018.
L’objectif, a expliqué le coordonnateur du Pnlmt, Dr Wilfrid Batcho, est d’échanger avec les acteurs de terrain sur les progrès obtenus et les difficultés rencontrées au cours de l’exécution des activités. Il a, par ailleurs, témoigné sa reconnaissance à l’Oms et au partenaire Rti qui appuie le projet Envision avec le financement de l’Usaid, pour le bien-être des populations. A sa suite, le représentant du président de Rti au Bénin, Dr Aboudou Daré, a appelé au maintien des bonnes pratiques ou stratégies ayant favorisé les couvertures épidémiologiques et thérapeutiques dans les traitements de masse. Selon lui, ces genres de rencontres permettront au Bénin d’être présent au rendez-vous bilan pour l’élimination des endémies comme l’onchocercose, la filariose lymphatique, le trachome, et le contrôle des schistosomiases et les géo-helminthiases.
A cette occasion, la situation de ces différentes maladies tropicales négligées dans le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga a été présentée. Les résultats des activités menées dans le cadre de la lutte contre ces maladies n’ont également pas été occultés?
Dr Odry Fifonsi Agbessi, médecin chirurgien au Cnhu de Cotonou[/caption]
Dans la quête d’un mieux-être ou pour faire face à certains traumatismes, le recours à la chirurgie plastique s’avère indispensable. Au-delà de la prise en charge des malformations congénitales et des séquelles d’accident ou de maladie, la chirurgie plastique a développé différentes techniques visant également à améliorer certaines disgrâces esthétiques, à embellir ou à rajeunir. C’est ce que nous explique Dr Odry Fifonsi Agbessi, médecin chirurgien, spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique en service à la clinique universitaire de traumatologie, orthopédie et chirurgie réparatrice du Centre national hospitalier et universitaire Hubert K. Maga de Cotonou.
La Nation : Que faut-il comprendre par chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ?
Dr Odry Fifonsi Agbessi : La chirurgie déjà dans la plupart des cas, fait référence à la médecine opératoire. Quand on parle de chirurgie plastique, cela a rapport surtout avec les parties molles, c’est-à-dire les tissus mous qui recouvrent le squelette osseux. Quand on parle de chirurgie reconstructrice, c’est pour dire réparatrice de dommages corporels; chirurgie esthétique pour dire qu’on est parfois amené à réparer des choses qui n’ont pas forcément subi de dommages pathologiques mais la santé n’étant pas seulement l’absence de handicap ou de maladie, en ce moment-là, même la demande esthétique devient un besoin de santé.
Quels sont les types de pathologies qui sont couvertes par la chirurgie plastique?
On a la chirurgie des brûlés, la prise en charge de tout ce qui est plaie avec perte de substance, c’est-à-dire, la prise en charge de la cicatrisation. Dans notre domaine rentre également tout ce qui est cutané, c’est-à-dire, les cancers cutanés, les tumeurs cutanées bénignes, c’est-à-dire, les tumeurs cutanées non cancéreuses. Nous prenons en charge tout ce qui est traumatisme au niveau de la face, que ce soit à la suite d’un accident de la circulation, d’une agression ou d’un accident de sport. Nous prenons en charge tout ce qui est chirurgie de reconstruction. C’est le cas par exemple des plaies qui peuvent exposer l’os ou des éléments qui sont importants et qui ne peuvent pas cicatriser si on les laisse comme ça. Donc nous intervenons pour recouvrir la plaie et faciliter sa cicatrisation mais dans la reconstruction aussi, on a des enfants qui naissent avec des malformations, des fentes que nous pouvons prendre en charge. Il y en a qui naissent avec les orteils qui sont collés ou bien c’est des gens qui ont été brûlés ou ont été victimes d’un autre traumatisme dont la plaie n’a pas été bien prise en charge et qui s’en sortent avec des séquelles. Il y a des séquelles que nous pouvons corriger pour redonner de la fonction à ces gens qui paraissent handicapés. On ne peut pas développer un pays en laissant handicapés ces bras valides.
Quid de la chirurgie mammaire ?
Quand on revient au niveau des cancers du sein par exemple, la reconstruction mammaire fait partie intégrante de la prise en charge. Même si on enlève à la patiente le sein, il y a la possibilité de le reconstruire par diverses techniques. Maintenant en dehors de tout contexte de cancer ou de traumatisme ou des infections des parties molles où on est amené à intervenir, il y a ce qu’on appelle la chirurgie de confort. Ce n’est pas encore la chirurgie esthétique. Je prends l’exemple d’une femme qui a les seins tellement importants que ça lui cause des problèmes de dos, on peut l’opérer pour réduire son sein. On parle de réduction mammaire. Dans ce cas, la chirurgie vient résoudre un problème de santé parce que ses seins agissent sur sa colonne vertébrale et à long terme, peuvent entraîner d’autres maladies. Toujours dans le cas de la chirurgie mammaire, vous avez des gens qui, en tant que femme,n’ont rien du tout comme sein, ça devient un problème de santé parce que la santé, elle est mentale, elle est sociale et même sur le plan social, il y a un problème d’acceptation et ça touche à la féminité. C’est d’ailleurs pourquoi dans certains pays comme la France, la prise en charge de ces cas est prise en compte par la sécurité sociale. Là aussi, on intervient, soit par prothèses ou par d’autres techniques pour lui donner un peu de volume au niveau de la poitrine. Cette pathologie étant considérée comme une anomalie de croissance. Dans la chirurgie mammaire, il y a un volet purement esthétique. Quand par exemple une femme accouche, ses seins se sont affaissés avec l’effet de la pesanteur lié aux différents accouchements. A partir du moment où ça commence à poser un problème d’acceptation de soi, la chirurgie esthétique vient régler ces problèmes. Dans ces cas, nous intervenons pour repositionner les seins.
En dehors de tout ce qui a été dit plus haut et mise à part la chirurgie du sein, il y a également ce que nous appelons la médecine anti-âge. C’est vrai qu’en Afrique, le moment d’en avoir recours est un peu plus tardif à cause de la qualité de la peau noire qui vieillit moins vite que la peau blanche. Mais de plus en plus,on en voit qui ont ces demandes-là. Même si elles ne l’expriment pas en Afrique, on voit beaucoup de femmes noires quitter leur pays pour ces demandes-là. Heureusement qu’aujourd’hui, il y a beaucoup de techniques qui ne nécessitent pas forcément d’apporter du matériel extérieur.
N’est-ce pas parce qu’elles ne savent pas que ces soins sont disponibles au Bénin ?
Parfois, elles se disent qu’il n’y en a pas mais parfois, c’est la peur du qu’en dira-t-on, donc elles préfèrent le faire incognito surtout si elles en ont les moyens. Il y a d’autres sous-spécialités qui rentrent dans l’esthétique. En dehors des injections, il y a beaucoup d’autres techniques qui sont disponibles. Comme vous l’avez dit, les gens ne savent pas et donc la majorité de patients que je reçois actuellement au Cnhu est beaucoup plus orientée vers les lésions liées au service dans lequel je suis. Mais de plus en plus, avec le bouche à oreille, je commence à recevoir les autres pans de ma spécialité. C’est toujours à améliorer.
Pensez-vous que ce secteur constitue aujourd’hui une priorité ?
Quand les gens entendent chirurgie plastique, ce qui les intéresse, c’est le volet esthétique et du coup, pour un dirigeant ou un planificateur, ce n’est pas une priorité. Vous êtes d’accord avec moi que si on comprend sous cet angle, ce n’est pas une priorité. Mais je dis que la chirurgie plastique est au service du développement. Pourquoi ? Parce que si ça peut permettre de lever des handicaps, si ça peut permettre de prendre en charge efficacement pour éviter des handicaps, cela permettra à toute cette population jugée incapable de participer activement à la vie socio-économique de leur localité. Ce qui fait une plus-value, donc la chirurgie plastique n’est pas qu’esthétique. Quoiqu’en étant esthétique, elle demeure au service du développement parce que s’accepter est un moteur d’avancement qui vous permet de donner le meilleur de vous-même alors que cela n’est pas toujours possible si vous vous sous-estimez ; vous n’êtes pas dans ce cas au plein de vos capacités.
Jusqu’où peut-on aller au Bénin en matière de chirurgie plastique ?
Il y a tellement de choses qu’on peut faire ici parce que les choses ont évolué de sorte qu’on n’a pas forcément besoin de matériel étranger. La majeure partie de tout ce qui concerne cette spécialité peut déjà être réalisée ici au Bénin. La prise en charge des brûlures, les corrections de cicatrice, certaines malformations, la réduction mammaire, la chirurgie d’augmentation mammaire, la reconstruction mammaire dans le cadre de la prise en charge des cancers de sein. La chirurgie plastique post chirurgie bariatrique qui est la chirurgie d’amaigrissement. Il est également possible de bénéficier des soins anti-âge, tout ce qui est injection dans le contexte du rajeunissement facial. Je voudrais faire une mention spéciale au traitement par Prp (plasma riche en plaquette) qui permet de réaliser beaucoup de choses et n’a pas besoin d’une hospitalisation ; l’exemple de l’utilisation du Prp dans la prise en charge de la calvitie qui donne des résultats magnifiques.
Les différents gestes à réaliser sont décidés d’un commun accord par le chirurgien et son patient. En effet, dans le domaine particulier de la chirurgie plastique, il y a ce qu’on appelle le consentement éclairé du patient. Ce qui signifie que le patient vient, vous lui expliquez tout dans les détails et dans la langue qu’il comprend, ce que vous envisagez lui faire en réponse au problème qu’il vous expose. On lui donne le temps de partir et de revenir poser des questions, pas seulement pour lui montrer les bons aspects, mais c’est aussi pour lui montrer les risques. Et on laisse le choix au patient. Je dirai juste aux gens de ne pas hésiter à consulter afin d’avoir un meilleur panorama de tout ce qui est possible sur place?
Les tribunaux à nouveau paralysés depuis hier à Abomey[/caption]Des tribunaux sont de nouveau paralysés, depuis ce lundi 26 février. A Abomey, le mouvement de grève est suivi par les magistrats. Les salles d’audiences sont fermées.
Le mouvement de grève de cinq jours par semaine relancé par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab), suite aux défalcations sur salaire, a été suivi dans les tribunaux d’Abomey. Au palais de justice comme à la Cour suprême, les magistrats ont suivi le mot d’ordre de grève en rangeant maillets, toges, codes et autres. Conséquence, les salles d’audiences sont restées vides. C’est le constat fait dans la journée de ce lundi 26 février à la Cour d’appel comme au Tribunal d’Abomey.
Le cadre était certes mouvementé par des va-et-vient des justiciables. Cela se justifie par la présence au poste du personnel non magistrat. Les signatures d’actes et autres légalisations sont faites. Les bureaux des greffiers refoulaient du monde. Pendant ce temps, les salles d’audiences gardent leur silence de cimetière, alors que plusieurs dossiers étaient enrôlés. Les justiciables qui ont pris d’assaut les juridictions pour diverses affaires, sont retournés bredouilles.
Dans les couloirs qui mènent aux bureaux des juges, il y a du monde assis sur les bancs d’attente, mais personne pour recevoir. Les différents bureaux où nous avons sonné dans l’espoir de rencontrer un magistrat pour nous parler du mouvement, sont demeurés fermés. « Quand on est en grève, on n’est pas au bureau », nous répond, ironiquement, une dame de l’administration dans un bureau du tribunal d’Abomey?