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Nouvelles

Culte de clôture du synode général de l'Epmb: Patrice Talon aux côtés des protestants méthodistes à Porto-Novo

Le chef de l’Etat a rehaussé, ce dimanche 25 février, de sa présence le culte solennel de clôture de l’assemblée annuelle du synode général de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb). Patrice Talon a participé de bout en bout à l’eucharistie qui s’est déroulée à l’église Cité des Grâces de Houèzounmè à Porto-Novo. Une célébration au cours de laquelle ont été consacrés quatorze nouveaux pasteurs de cette église désormais réconciliée et réunifiée. Le culte a été dirigé par le président de l’Epmb, le révérend pasteur Kponjesu Amos Hounsa assisté de nombreux de ses collègues de la sous-région venus notamment du Nigeria et du Cameroun. A l’occasion, il a remercié le chef de l’Etat pour tous les sacrifices qu’il a consentis en 2016 dans le processus de réconciliation et réunification de l’église qui a traversé une crise de près de vingt années. Le révérend pasteur a imploré la bénédiction divine sur le Bénin et surtout le président de la République qu’il encourage à aller au bout de ses réformes en cours dans plusieurs secteurs notamment des infrastructures, de l’énergie, de l’eau, et autres pour le développement du Bénin. Kponjesu Amos Hounsa rassure le chef de l’Etat de ses prières au quotidien pour un heureux aboutissement des différents chantiers de développement ouverts dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag).

Le président de la République était accompagné de deux ministres en l’occurrence le ministre chargé de la Justice, Joseph Djogbénou et celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia ainsi que de certains membres de son cabinet.

Société 25 févr. 2018


Prévention des addictions en milieu scolaire: Cinq Ceg dotés d’équipements d’animation
[caption id="attachment_28144" align="alignnone" width="1024"]Prévention des addictions en milieu scolaire: Cinq Ceg dotés d’équipements d’animation[/caption]

Le Centre de développement économique local (Cdel) a doté, mercredi 21 février dernier à Cotonou, cinq collèges d’enseignement général (Ceg) d’équipements d’animation. Cette action marque la fin de la phase pilote du projet de lutte contre l’usage des stupéfiants en milieu scolaire du centre.

Le Collège d’enseignement général (Ceg) Gbégamey a a servi de cadre, mercredi dernier, à la remise de matériel de sensibilisation aux collèges par les responsables du Centre de développement économique local (Cdel). L'objectif est d'intensifier les activités menées dans le cadre de la lutte contre l’usage des stupéfiants en milieu scolaire. 
En effet, cette organisation non gouvernementale a associé, depuis 2015, le Ceg du Lac, le Ceg Gbégamey, le Ceg Le Nokoué, le Ceg Ste Rita et le Ceg Dantokpa, à l’exécution de la phase pilote de son projet intitulé « Prévention des addictions et de l’abandon en milieu scolaire auprès des élèves des collèges de Cotonou ». La cérémonie de remise d’équipements d’animation vient sanctionner cette étape et encourager les élèves, les enseignants et les membres de l’administration de chaque école à poursuivre les activités de sensibilisation. Chaque collège est entré en possession hier, d’après Aline Adjibi Dato, d’un kit d’animation constitué de deux haut-parleurs dont un avec amplificateur de puissance 150 W, d’un support trépied, de deux microphones, d’une rallonge de 10 mètres et d’un rouleau de 10 mètres. « Plusieurs activités de renforcement des capacités et de sensibilisation ont été menées au sein de vos établissements ; (...). Nous devons renforcer nos actions et maintenir la veille pour un impact palpable de nos interventions », a indiqué Alfred Houndoté, représentant du président du conseil d’administration du Cdel. Il invite les bénéficiaires à ne pas baisser la garde et à continuer à prouver leur engouement pour la bataille entreprise.
Les récipiendaires dans leur ensemble n’ont pu cacher leur joie après avoir reçu ces matériels. Par le biais d’un même représentant, les différents collèges ont exprimé leur reconnaissance aux donateurs et promis de faire un bon usage desdits matériels. « Merci à l’ong Cdel pour l’intérêt qu’elle porte à la problématique de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire. Ces équipements nous permettront de faire un meilleur travail sur le terrain. Les sensibilisations groupées seront désormais plus faciles », a signifié Jean-Pierre Dossou, président du club Cdel du Ceg Dantokpa.
Georges Raymond, chef du 11e arrondissement de Cotonou, a, lui aussi, remercié les membres du Cdel, puis a invité les bénéficiaires à faire de leur mieux pour que les efforts menés jusque-là ne soient pas vains.En termes de résultats obtenus au bout de la deuxième année de la phase pilote, il faut retenir que 245 élèves pairs éducateurs, 24 autorités administratives, 101 enseignants relais, etc., ont été formés par le Cdel. Sont en cours de réalisation, des débats radiophoniques, la diffusion de spots radiophoniques et télévisés. Se tiendra également une rencontre entre des chefs d’établissement et plusieurs acteurs impliqués dans la préparation du plaidoyer auprès du ministère de l'enseignement secondaire.
Aline Adjibi Dato, directrice exécutive du Cdel, a signifié à l’assistance qu’elle n’entend pas s’arrêter là. « En termes de perspectives, le Cdel continue de réfléchir et souhaite pour la prochaine phase, élargir notre champ d’action et travailler sur les facteurs de risque à la consommation des produits nocifs à l’organisme », a laissé entendre Aline Adjibi Dato.

Actualités 23 févr. 2018


Négociations gouvernement-Centrales et confédérations syndicales: Les défalcations pour fait de grève compromettent l’issue de la crise
[caption id="attachment_28142" align="alignnone" width="1024"]Négociations gouvernement-Centrales et confédérations syndicales[/caption]

Le ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a procédé, ce jeudi 23 février à Cotonou, à l’ouverture de la première session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement/centrales et confédérations syndicales. Tous les secrétaires généraux et plusieurs ministres du gouvernement étaient de la partie. Les négociations ont achoppé sur les défalcations opérées sur les salaires des grévistes.

« Nous avons unanimement boycotté les négociations parce qu’il y a défalcation. Pendant qu’ils négocient, ils se permettent de défalquer ; même les magistrats à qui on a donné raison, ont subi des défalcations », déplore Kassa Mampo Nagnini, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb). Pour lui, la loi n° 2001-09 du 21 juin 2002 prévoit en son article 25 que les grèves qui portent sur les droits acquis et sur les violations des libertés ne peuvent pas faire l’objet de défalcations. Donc, une fois encore, relève Kassa Mampo, la loi a été violée. « Il y a deux catégories de revendications : les générales et les sectorielles », nuance-t-il. Selon le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin), Noël Chadaré, celui qui aspire à la paix ou à une sortie de crise ne doit pas se comporter tel que le gouvernement l’a fait. Il invoque également la violation de l’article 25 cité par son collègue de la Cstb. « Si tout est permis, tout n’est pas utile, estime Noël Chadaré qui affirme avoir élevé une vive protestation contre les défalcations et exiger leur rétrocession.

Embouchant la même trompette, Anselme Amoussou déplore l’absence au départ du ministre des Finances qui est venu confirmer les défalcations opérées pour fait de grèves. « Que tirons-nous des provocations perpétuelles ? Nous ne demandons pas la gratitude encore moins la bienveillance ; c’est une violation. Que le gouvernement corrige pour nous permettre de sortir de l’impasse ».
Moudassirou Bachabi, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs (Cgtb) et Emmanuel Zounon de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Ustb) et tous les autres abondent dans le même sens pour exiger la rétrocession des défalcations opérées.
Un avis que ne partage pas le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané. Ouvrant la session, il a proposé un ordre du jour qui n’a malheureusement pas été suivi. « Les centrales syndicales ont évoqué le sujet des défalcations. », regrette-il. Les défalcations sont conformes à la loi sur les grèves, selon le ministre d’Etat qui explique que la grève est libre pour un certain nombre de fonctionnaires mais qu’en contrepartie, les heures qui ne sont pas travaillées ne sont pas payées. Selon lui, c’est l’interprétation du gouvernement tandis que les syndicats en ont une autre. « Aujourd’hui je considère que nous avons juste fait une suspension pour permettre aux uns et aux autres de réfléchir sur ce sujet, Nous reprendrons bientôt sur le fond des négociations qui sont actuellement en suspens. », relève Abdoulaye Bio Tchané qui rappelle aux partenaires sociaux que le gouvernement a fait un certain nombre de propositions intéressantes pour l’amélioration des conditions des enseignants, qui malheureusement n’ont pu être débattues, ce jeudi, après deux suspensions successives pour concertation.

Actualités 23 févr. 2018


Développement local et participation citoyenne: La bonne gouvernance préoccupe l’Union européenne
[caption id="attachment_28141" align="alignnone" width="1024"]Développement local et participation citoyenne[/caption]

La descente sur le terrain du nouvel ambassadeur, chef de délégation de l’Union européenne au Bénin, Oliver Nette, du 20 au 21 février dernier, lui a permis de vivre la réalité de la participation des populations au développement local. Avec le Programme d’appui au développement local concerté (Padelco) exécuté par l’organisation non gouvernementale Graind et le projet Renforcement et participation de la Société civile au Bénin exécuté par Bénin Action, il a touché du doigt les interventions de la Société civile dans les prises de décisions au niveau communal.

Le nouvel ambassadeur, chef de délégation de l’Union européenne au Bénin, Oliver Nette, et son conseiller Lenart Deridder sont satisfaits des résultats enregistrés par les organisations non gouvernementales qui interviennent directement sur le terrain pour une participation citoyenne des populations au développement à la base. Ils l’ont exprimé, mercredi 21 février dernier au terme d’une visite des projets financés par l’Union européenne et d’autres partenaires pour le développement local. 

Le premier projet visité est le Projet intercommunal pour l’accès à l’eau potable et aux systèmes améliorés d’hygiène et assainissement dans les Collines (Piepha-C). Ce projet a pour objectif d’améliorer la santé des populations des Collines à travers l’approvisionnement en eau potable et la promotion de l’hygiène et de l’assainissement dans une dynamique intercommunale. Il permet d’améliorer également les revenus des ménages et plus particulièrement des femmes dans les six communes des Collines (Dassa-Zoumè, Savalou, Bantè, Savè, Glazoué et Ouèssè).
Ce projet d’un coût de 136 610 000 francs Cfa a permis de réaliser à Tré, un arrondissement de la commune de Dassa-Zoumè, l’adduction d’eau villageoise (Aev) dont la réception a eu lieu le 10 juillet 2015. A travers une description des caractéristiques de l’ouvrage, par le directeur exécutif Denis Ayéna et le chargé de mission Ulrich Awo-Affouda, du Groupement intercommunal (Gic) des Collines, ont indiqué que son débit d’exploitation est de 10 m3/heure par pompe immergée installée à 24 mètres de profondeur. La longueur conduite est de 12 140 mètres linéaires dont 4 673 en refoulement distribution. La station de pompage dispose d'un groupe électrogène de puissance 15 kva avec un dispositif de potabilisation de l’eau par coloration. Le château d’eau a 40 m3 de capacité sur 12 m de hauteur avec une puissance distribution de 12 bornes fontaines et huit branchements particuliers.
Avec l’ouvrage, le volume d’eau pompé en 2017 est de 21 780 m3, pour un prix de vente au cours de la même année de 13 182 950 francs Cfa et 2 193 205 francs Cfa comme redevances encaissées par la mairie.
Les deux responsables du Groupement intercommunal seront appuyés par le maire de la commune de Dassa-Zoumè, Nicaise Fagnon, qui a apprécié la mise en place de ce projet qui a soulagé un tant soit peu les populations des Collines. Pour lui, les communautés à la base ont besoin des projets du genre pour réduire les difficultés dans l’approvisionnement en eau potable. «Tout ça, c’est du concret », a dit l’ambassadeur Oliver Nette qui estime que les populations à la base ont de la volonté.

Le Padelco et ses résultats

Le deuxième projet dont les interventions sur le terrain ont été bien appréciées par l’ambassadeur est le Projet d’appui au développement local concerté (Padelco). Basé à Allada dans le département de l’Atlantique, ce projet intervient dans les communes de Kpomassè, Toffo et Zê. D’un coût total de 392 000 euros dont 300 000 euros de contribution de l’Union européenne, ce projet a pour objectif d’appuyer et d'améliorer la concertation entre autorités locales et Société civile dans les trois communes d’intervention. Autrement, il était question de favoriser la bonne gouvernance communale dans le cadre de la décentralisation en renforçant l’implication des citoyens dans le développement communal.
D’une durée de trois ans, le Padelco qui prend fin en décembre prochain, a permis des réalisations selon la présentation faite par le directeur exécutif, Michel Kpoyin, et ses collaborateurs de l’Organisation non gouvernementale Graind qui a exécuté le projet. Ainsi, au mois de février en cours, le projet a mis en place dans chaque commune, un Cadre intégrateur (Cadre d’échanges entre les autorités communales et la Société civile active) avec un accompagnement spécifique du sous-groupe Eau et Assainissement. Un sous groupe qui travaille essentiellement sur le Plan communal Eau et Assainissement.
Le Padelco a appuyé aussi la réalisation de certaines activités des Plans communaux Eau et Assainissement, la réalisation de séances de reddition des comptes organisées par les trois communes, la mise en place des Associations de consommateurs d’eau potable (Acep) dans les trois communes et des subventions pour micro projets à sept associations de femmes.
Au regard des résultats enregistrés durant les deux ans d’exécution du projet, Padelco dans ses perspectives entend appuyer le fonctionnement des Cadres intégrateurs des trois communes, dynamiser les cellules communales Eau et Assainissement. Il envisage aussi de mettre en place un dispositif de renforcement organisationnel et institutionnel de trois Acep et trois associations de femmes, de faire l’étude de faisabilité et la réalisation de l’adressage de Ouègbo dans la commune de Toffo, puis d’autres actions pour pérenniser les acquis du projet?

Pour une bonne gouvernance locale

Dans la commune de Toffo, l’ambassadeur de l’Union européenne, avant d’apprécier les interventions des Organisations de la Société civile (Osc) dans les prises de décisions au niveau communal, a eu un tête-à-tête avec le maire de la commune Urbaine Dégbéhoundé. Cette séance lui a permis de savoir comment le maire de cette commune perçoit aujourd’hui le processus de la décentralisation en cours au Bénin depuis 2003 et tout ce qu’il faut pour une amélioration de ce processus.
Revenant aux interventions des Osc dans les prises de décisions au niveau de la commune, c’est l’Ong Bénin Action qui a présenté à l’ambassadeur et sa suite le projet Renforcement et participation de la Société civile au Bénin (Repasoc). Cette présentation a permis de montrer le rôle de l’Ong Bénin Action en tant qu’Osc relais dans le cadre du Repasoc, des réalisations de Bénin Action dans le cadre du processus du budget participatif. L’objectif de ce projet est de soutenir et d'accroître la participation citoyenne dans la gouvernance de l’action publique à travers le soutien à la structuration de la Société civile et le renforcement de son rôle de suivi citoyen de l’action publique?

Actualités 23 févr. 2018


Synode général de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin: Réformer le ministère après l’union retrouvée
[caption id="attachment_28140" align="alignnone" width="1024"]Synode général de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin[/caption]

L’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) tient du 19 au 25 février, son synode général pour faire le bilan des activités de 2017 et se fixer de nouveaux défis pour 2018. Après la session pastorale, les travaux se sont poursuivis, ce mercredi 22 février, sur la paroisse Cité de Grâce de Porto-Novo avec la session représentative regroupant les pasteurs et les délégués des laïcs de l’église.

L’année 2018 est une année de réformes sur plusieurs plans pour l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb). Celles-ci visent à donner un visage nouveau à cette église et imprimer une gouvernance plus rigoureuse. Le président de l’Epmb, le révérend pasteur Amos Kponjésu Hounsa, a annoncé ses ambitions, ce jeudi 22 février, à l’occasion de l’ouverture des travaux de la session représentative du synode général de l’église. 

Selon lui, ce synode général se veut un moment de bilan, d’analyse et de perspective pour l’église. Les travaux auxquels prennent part tous les pasteurs et des délégués des fidèles laïcs venus des quatre coins du Bénin accoucheront de plusieurs réformes pour consolider les bases de cette église désormais réunifiée et réconciliée avec elle-même. Le révérend pasteur annonce dans cette perspective l’urgence pour l’église de faire des réformes sur les plans administratif et institutionnel, afin d'actualiser certaines pratiques en vogue depuis des décennies pour le bonheur des communautés et permettre à la couche juvénile de la nation de se retrouver intégralement dans l’église.
Au cours des travaux, les participants auront à adopter des manuels de procédure, à réviser des règlements de gestion des institutions, des codes déontologique et liturgique afin de revoir certaines façons de célébrer les cultes et d’arrimer certains comportements au sein de l’église aux réalités contemporaines. C’est dire que les travaux du synode général sont très décisif pour l’avenir de l’Epmb. Le révérend pasteur n’a pas manqué de décerner la palme d’or de cette unité retrouvée au chef de l’Etat, Patrice Talon, pour son investissement personnel et par qui Dieu est passé pour favoriser la résolution de cette crise. Il annonce l’érection d’un mémorial à la cité Béthanie de Cotonou vers la fin du mois de mars prochain pour matérialiser la réconciliation et la réunification de l’église. Autres actions prévues au cours de cette année 2018, le révérend pasteur Amos Kponjesu Hounsa prévoit de poursuivre en Europe ses tournées qui l’ont déjà conduit vers les partenaires de l’église, au plan national et en Afrique, afin d’échanger avec eux sur la situation de l’Epmb réconciliée et réunifiée.

Une paix encore fragile

Le président de l’Epmb invite les uns et les autres à l’assiduité aux travaux de ce synode général qui a pour thème : « La réconciliation : un ministère au service du développement de l’église ». Le choix de ce thème vise à réaffirmer, une fois encore, la volonté constante de l’église de se réconcilier avec elle-même tant au niveau individuel qu'au niveau collectif. Ceci est d’autant plus impérieux que des velléités de division existent encore au sein de l’église, fait remarquer le pasteur Marcellin Dossou, recteur de l’Université protestante de l’Afrique de l’Ouest (Upao). Selon lui, il existe certaines mauvaises pratiques qui ont cours encore au sein de l’église tels que le règne du pouvoir d’argent, le culte de la personnalité et la vente des indulgences comme l’huile d’olive, le sel et l’eau aux fidèles, toutes choses qui constituent des menaces à la paix et à l’unité retrouvées. Des dénonciations qu’approuve le vice-président de l’Epmb, David Kpessou-Dossa qui appelle tous les pasteurs et les fidèles à œuvrer ensemble pour pérenniser cette réconciliation. « Nous sommes assis côte à côte mais nous ne sommes pas encore complètement ensemble », fait-il savoir pour montrer combien la paix est encore fragile.
Tour à tour, les représentants des églises protestantes méthodistes sœurs du Nigeria, du Ghana, du Togo, du Cameroun, de la Grande Bretagne ainsi que ceux des différents organismes internes de l’Epmb se sont succédé au pupitre pour louer cette réunification et l’organisation de ce synode général. Lequel a été rehaussé par la présence du président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian, fidèle de cette église?

Actualités 23 févr. 2018


Visite au roi de Dassa-Zoumè: L’ambassadeur de l’Union européenne fait prince de la cour royale
[caption id="attachment_28139" align="alignnone" width="1024"]Visite au roi de Dassa-Zoumè: L’ambassadeur de l’Union européenne fait prince de la cour royale[/caption]

En marge de la visite des projets financés par l’Union européenne dans la commune de Dassa-Zoumè, mardi 20 février dernier, l’ambassadeur de cette institution au Bénin, Oliver Nette, était chez le roi de Dassa-Zoumè, Afoma Egbakotan II. Au terme de la visite, il a été fait prince de la cour royale.

Le nouvel ambassadeur de la délégation de l’Union européenne près le Bénin, Oliver Nette, est désormais prince de la cour royale de Dassa-Zoumè. Il a été intronisé à cet effet, mardi 20 février dernier, par le roi Afoma Egbakotan II. Avant cette cérémonie, il a pris connaissance de l'histoire de ce royaume et de comment se fait la transmission du pouvoir au niveau du trône, par Gustave Zomahou en présence du maire de la commune Nicaise Fagnon et du député Jean-Eude Okoundé.
Selon Gustave Zomahou, la création de ce royaume remonte au début du IXe siècle. Mais le trône a été institué au début du XIVe siècle et a enregistré jusqu’à ce jour 26 rois. Donc, le roi Afoma Egbakotan II, le souverain actuel est le 26e roi du royaume de Dassa-Zoumè.
Au Bénin et peut-être dans la sous-région, le royaume de Dassa-Zoumè, selon les explications de Gustave Zomahou, a une organisation spéciale. Le royaume, dit-il, a été réorganisé par le troisième roi qui a institué un contre-pouvoir appelé le Parlement qui est installé à Yaka sur les Collines. Ce contre-pouvoir contrôle le pouvoir exécutif du bas dirigé par le roi qui prend le nom de Djagou. Cette dynastie Djagou a été installée depuis le règne du premier roi. Voilà comment le royaume a été réorganisé par le troisième monarque des Djagou, Djagbona.
Quant au processus de transmission du pouvoir au trône, Gustave Zomahou a fait savoir que ce n’est pas de père en fils comme cela se fait ailleurs. Ici, a-t-il indiqué, c’est l’oracle Ifa qui désigne le successeur du roi suivant des critères bien définis parmi les cousins.
Très fier de l’honneur qui lui a été fait, l’ambassadeur a remercié le roi pour cet accueil avant de lui expliquer les motifs de son déplacement sur Dassa-Zoumè. Oliver Nette déclare qu’il ne peut pas mettre pied dans la commune sans chercher à rendre visite aux autorités traditionnelles. C’est ce qui justifie sa présence chez le roi. Il était accompagné de son conseiller dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et des changements climatiques, Lenart Deridder?

Actualités 23 févr. 2018


Rencontre Patrice Talon avec les membres de l’Union islamique du Bénin: Le langage de vérité du président de la République
[caption id="attachment_28137" align="alignnone" width="1024"]Rencontre Patrice Talon avec les membres de l’Union islamique du Bénin[/caption]

Le président de la République, Patrice Talon a reçu, ce jeudi 22 février au palais de la présidence, les membres du bureau provisoire de l’Union islamique du Bénin. Avec ses hôtes, le président Patrice Talon a discuté de questions d’intérêt national comme il l’a fait avec les autres responsables de confessions religieuses.

Dès le début des échanges, le président de la République a remercié ses hôtes pour le rôle qu’ils jouent, et surtout, il leur a exposé le contenu des réformes qu’il a engagées depuis quelques mois et qui ne sont pas comprises de ses concitoyens, et les raisons qui les ont motivées.
Patrice Talon a toutefois rassuré les membres du bureau de l’Union islamique du Bénin de la bonne foi du gouvernement qui tient à balayer la maison commune pour qu’elle soit agréable à vivre. «  Les dirigeants n’ont pas vocation à changer chaque Béninois en un être parfait, mais d’œuvrer à ce que le comportement de chacun ne soit pas préjudiciable à la vie en commun ; en favorisant l’émergence des valeurs… Le rôle des dirigeants est de bien gérer ce que la nation leur a confié pour l’intérêt général », soutient le chef de l'Etat.
C’est pourquoi, martèle-t-il, quand nous faisons le constat de notre responsabilité collective dans la situation du pays, surtout les élites, et qu’on a l’avantage, l’opportunité, la grâce d’être là où on peut agir pour réparer, corriger, ce n’est pas bien d’y renoncer pour son confort personnel. Il a rappelé une phrase qu’il a prononcée pendant la campagne présidentielle et à travers laquelle il affirmait qu’il sait comment trouver l’argent, et qu’il connaît le chemin par lequel passer pour améliorer nos conditions de vie. Ce chemin, selon lui, c’est celui du travail.
Patrice Talon n’a pas manqué de préciser à ses interlocuteurs que le Bénin est le pays qui a le plus de patrimoine touristique en Afrique et que le tourisme est une mine d’or.
Concernant les évacuations sanitaires, il a dit être au courant des reproches qu’on lui fait et que, malgré cela, il a décidé de ne plus autoriser les évacuations sanitaires et qu’à long terme, il a l’ambition de les supprimer carrément, pour construire un hôpital de référence internationale, tout ceci pour économiser de l’argent pour le Bénin, pour améliorer la vie du plus grand nombre. Les évacuations, dira-t-il, se limiteront aux cas urgents.
Le président de la République a réaffirmé sa conviction que le Bénin est un pays béni, ce qui, dit-il, le motive et l’amène à faire des efforts, sinon il aurait pu baisser les bras.
Ses hôtes lui ont témoigné leur reconnaissance pour les efforts qu’il déploie pour redresser le pays.
Ils ont rappelé qu’un bon musulman a le devoir d’obéir aux lois de Dieu et surtout de respecter l’autorité établie et les décisions prises par lui.
L’Union islamique du Bénin souhaite la mise en place d’un Comité regroupant toutes les confessions religieuses, et à défaut avec l’Uib.
Une proposition qui a reçu l’assentiment du chef de l’Etat qui a précisé que c’est le sens qu’il faut donner aux rencontres initiées avec les confessions religieuses?

Rapport de Transparency international sur indice de perception de la corruption: Le Bénin gagne 10 places

86e rang/180 pays évalués contre le 95e rang/176 pays évalués en 2016 selon le rapport 2017 de TI.
Cette performance (dix places gagnées et alors que le nombre de pays évalués est plus important que ceux de l’année dernière) montre bien que les efforts des autorités, du gouvernement en particulier pour favoriser la bonne gouvernance et assainir les finances publiques portent leurs fruits. C’est donc une reconnaissance à l’international de la qualité de la gouvernance et des efforts du président Talon. Nous y reviendrons?

Actualités 23 févr. 2018


Développement local : Un guide de prise en compte du handicap en élaboration

Un atelier de deux jours s’est ouvert, ce jeudi 22 février à Bohicon, sur la consultation multi-acteurs pour la conception et l’élaboration du guide sur la prise en compte du handicap dans le développement local et dans les initiatives de redevabilité (dans l’esprit reddition de compte). Une initiative de la Fédération des associations des personnes handicapées qui vise à imprégner les acteurs à divers niveaux pour une véritable inclusion.

« Plus rien pour nous, sans nous », c’est le credo de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin. Dans le but d’outiller les différents acteurs à divers niveaux à une véritable politique d’implication des personnes handicapées dans tous les domaines, il urge d’élaborer un guide sur la prise en compte du handicap dans le développement local et dans les initiatives de redevabilité. C’est du moins l’objectif visé par ladite fédération en organisant l’atelier de consultation multi-acteurs qui a démarré hier à Bohicon.
Venus des quatre coins du pays, les élus locaux, les directeurs centraux et autres cadres des instances de prise de décision, sans oublier les responsables des structures ayant en charge la protection et la promotion des personnes handicapées, ont répondu présents à l’appel de la fédération pour l’élaboration de ce guide dans le compte du projet « Agir pour une participation locale inclusive ». Un projet financé par la coopération suisse via la Maison de la société civile à travers le Fonds de soutien aux initiatives de redevabilité (Fosir).
Le secrétaire général de la Fédération des personnes handicapées, Nassirou Domingo, a attiré l’attention des participants sur le bien-fondé de cet atelier, avant de souligner l’importance du choix des acteurs présents pour la conception de cet outil de développement local. Il a invité les acteurs à un travail de fond pendant ces deux jours de travaux pour aboutir à un guide national et inclusif.
Deux communications ont meublé ces travaux et ont porté sur les thèmes « Gouvernance locale et participation citoyenne» et « Handicap et droit », animées par des personnes ressources pour mieux outiller les responsables à divers niveaux?

Société 23 févr. 2018


Médias: Des patrons de presse se forment à un nouveau mode de financement
[caption id="attachment_28134" align="alignnone" width="1024"]Des patrons de presse se forment à un nouveau mode de financement[/caption]

Le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa-Bénin) organise, les 22 et 23 février à Grand-Popo, un séminaire de formation sur « un nouveau mode de financement des médias » à l’intention des patrons de presse.
Il s’inscrit dans une vision prospective d’explorer d’autres sources de financements pour les organes de presse, en dehors du secteur public, indique Basile Tchibozo, président du Cnpa-Bénin.

« Il est établi, dans le monde entier, que des médias sont financés autrement que par les apports publics », soutient-il, en exhortant les participants à retenir des résolutions pertinentes et des stratégies utiles pour asseoir une nouvelle dynamique de financement des médias au Bénin. Il s’agira d’un nouvel élan de conquête des partenaires financiers et techniques, de mutualisation des moyens, voire de fusion d’organes pour en faire de grands groupes de presse, a-t-il précisé. Pour Basile Tchibozo, les patrons de presse n’ont pas le choix. « Notre profession est menacée. Nous sommes à un virage où nous devons trouver des arguments innovants pour rebondir », a-t-il prévenu.
Les menaces, selon lui, sont liées aux traditionnelles sources de financement. « Depuis vingt ans, les médias ont été à la source de l’aide de l’Etat à la presse et depuis 2015, il est établi que nous irons au Fonds d’appui au développement des médias. Mais l’aide et le fonds sont deux sources précaires qui ne nous aident pas véritablement à évoluer », relève-t-il.
Une série de quatre communications sont prévues à l’intention de la quarantaine de participants à l’atelier de Grand-Popo qui proviennent des organes de presse écrite, de radiodiffusion et de télévision. Le premier thème « Financement public des Etats aux médias », a été présenté par François Awoudo, journaliste-consultant.
Le président du Cnpa-Bénin n’a pas manqué d’inviter les participants à être assidus et réceptifs aux enseignements?

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 23 févr. 2018


Rencontre Gouvernement-Syndicats: Les défalcations sur salaires plombent les négociations

Les négociations annoncées ce jour à l’Infosec de Cotonou entre le Gouvernement et les centrales syndicales n’ont pas connu leur terme. Les partenaires sociaux ont vidé la salle après quelques heures d’échanges bien houleux. La pomme de discorde entre les deux parties a été les défalcations sur salaires opérées par le Gouvernement suite aux mouvements de grève observés par les travailleurs. « Nous exigeons avant toute chose qu'on nous paie la totalité de nos salaires », ont indiqué les responsables syndicaux qui dénoncent par ailleurs une violation des dispositions de la loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin. Sans le payement intégral des salaires, les responsables syndicaux n'entendent pas se mettre à la table des négociations pour une sortie de crise.

Société 22 févr. 2018


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