La Nation Bénin...
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Construction du marché de l’électricité ouest-africain au Bénin[/caption]Cinq mois après son arrivée au Bénin, l’ambassadeur de la délégation de l’Union européenne au Bénin, Oliver Nette, a fait une descente sur le terrain, les 20 et 21 février derniers. L’objectif est d’aller toucher du doigt l’évolution des chantiers des projets financés par son institution dont la construction au Bénin dans la commune d’Abomey-Calavi, du Centre d’information et de coordination du système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa).
Avec un taux d’exécution de 30 %, l’évolution de la construction du Centre d’information et de coordination (Cic) du Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa) dont le délai est de deux ans n’inquiète pas l’ambassadeur de la délégation de l’Union européenne au Bénin, Oliver Nette. Accompagné de son conseiller dans les domaines de l’énergie, l’agriculture et des changements climatiques Lenart Deridder, il est allé toucher du doigt l’évolution du chantier, dans la commune d’Abomey-Calavi, mardi 20 février dernier. Les explications qui lui ont été fournies par le chef de projet, Christophe Gauthier, et le chef site mission de contrôle, Michel Abi Warde, le rassurent des dispositions mises en place pour une bonne fin d’exécution du projet.
En effet, le projet de construction et de l’équipement du Cic est un projet entièrement financé par l’Union européenne pour un montant de 30 millions d’Euros. C’est un projet qui permettra à terme la mise en œuvre d’un marché régional de l’électricité. Il représente un modèle d’intégration régionale porté par une vision politique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et des compétences techniques apportées par l’Eeeoa.
Projet phare de la coopération régionale de l’Union européenne en Afrique de l’Ouest, le Cic permettra à terme au Bénin d’être le centre névralgique des échanges d’électricité dans la région.
En acceptant de financer ce projet, l’Union européenne vise à améliorer l’accès à une électricité fiable dans la sous-région ouest-africaine. La mise en service du Cic permettra d’avoir des moyens de gérer efficacement l’information du réseau interconnecté. Les sociétés nationales d’électricité et les centres de contrôle régionaux seront appuyés dans l’opération du système interconnecté. Et le marché de l’électricité au niveau de la Cedeao sera mis en place.
La construction du Cic est mise en œuvre à travers deux contrats de travaux et un contrat de service pour la mission de contrôle. Le premier contrat de travaux avec une entreprise togolaise a pour objectif la construction du bâtiment du Cic. Un bâtiment qui, selon les explications du chef de projet Christophe Gauthier, est composé de deux parties. Une première partie réservée au bloc administratif et la deuxième partie au bloc technique. Les travaux de ce bâtiment qui ont démarré en décembre 2016 pour une durée prévisionnelle de deux ans, ont connu des retards estimés à environ quatre mois. Mais ces retards, selon les responsables en charge du chantier, ne vont pas trop empiéter sur le délai dans la mesure où tout est mis en œuvre pour les rattraper.
Quant au second contrat avec General Electric plus précisément sa filiale Grid Solution SA, il a pour objectif la mise en place du système de contrôle des échanges d’énergie électrique en Afrique de l’Ouest. Les travaux de ce contrat qui ont démarré en mars 2017 sont prévus pour durer 33 mois.
Pour l’ambassadeur, Oliver Nette, ce projet est une réelle intégration des pays de la Cedeao. Il est nécessaire d’avoir, selon lui, un réseau d’électricité pour commencer à chercher des solutions aux crises d’énergie dans ces différents pays. Car, il y aura, dit-il, quatorze pays qui vont travailler ensemble à tout autre niveau?
Document de Programme Pays Pnud 2019-2023[/caption]Les acteurs et partenaires du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin étaient en conclave à Cotonou, ce mercredi 21 février. Ils se sont réunis dans le cadre de l’atelier technique de finalisation de la théorie du changement du Document de Programme Pays du Pnud 2019-2023. Un atelier ouvert par Victorien Edé Yaovi, directeur général du financement du développement en présence du représentant résident adjoint du Pnud près le Bénin, Adama Bocar Soko.
Un atelier technique de finalisation de la théorie de changement du Document de Programme Pays du Pnud 2019-2023, a réuni, ce mercredi 21 février à Cotonou, les acteurs et autres partenaires du développement. « La rencontre revêt une importance particulière à maints égards et intervient dans un contexte national marqué par l’adoption et la mise en œuvre depuis 2016 du Pag 2016-2021», rappelle Adama Bocar Soko, représentant résident adjoint du Pnud près le Bénin. Au même moment, poursuit-il, le gouvernement est en train de finaliser un plan national de développement (Pnd) 2018-2025 et son plan opérationnel PC2D 2018-2021. Ces instruments de planification du gouvernement offrent un large éventail des défis de développement que le Bénin devra relever au cours des dix prochaines années.
Au plan international, , enchaîne le représentant résident adjoint du Pnud au Bénin, il y a principalement l’agenda de développement 2030 et ses objectifs de développement durable (Odd) qui sont entrés en vigueur depuis 2016. « L’exercice auquel nous sommes conviés ce jour sera déterminant pour les orientations futures de l’action du Pnud au Bénin », affirme Adama Bocar Soko. En fait, pour les programmes et projets du Pnud, retient le représentant résident adjoint du Pnud près le Bénin, la théorie du changement explique comment et pourquoi une initiative donnée mènera à un changement en matière de développement. Elle doit, selon lui, être guidée par une analyse solide ainsi qu’une réflexion et une consultation approfondies des causes du changement, qui se base sur les données et enseignements disponibles sur ce qui fonctionne bien et ce qui fonctionne moins, ces données provenant des expériences du Pnud et de ses partenaires. La théorie de changement nous aidera également à identifier des solutions permettant d’agir sur les causes et racines des problèmes qui entravent les progrès, et à aider à la prise de décision concernant la meilleure approche à suivre en prenant en compte les avantages comparatifs du Pnud, l’efficacité, la faisabilité et les risques inhérents à tout processus de changement, développe-t-il.
Changement
« Le Pnud se positionne sur les effets 1 et 3 de l’Undaf relatifs à la croissance inclusive forte et durable et à la gouvernance en lien avec ses avantages comparatifs », selon Victorien Edé Yaovi, directeur général du financement du développement du ministère en charge du Plan et du Développement. A cet effet, un draft zéro du document de coopération a été élaboré et est assorti de sa théorie du changement qui prend en compte les offres de services et les enseignements tirés de la mise en œuvre du programme finissant.
L’atelier technique permettra d’analyser et de valider avec les différentes parties prenantes, la théorie du changement et le draft du Cpd 2016-2023. C’est l’occasion plus que jamais de recueillir les commentaires sur ces différents documents, estime-t-il. Le contexte national dans lequel s’élabore le nouveau Cpd est marqué par la finalisation en cours du plan national de développement et du Pc2D. Le programme d’action du gouvernement, à travers son premier pilier, à savoir consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance, a mis l’accent sur les idées fortes ci-après : accès à la justice, les droits humains et la lutte contre la corruption, accélération des réformes, modernisation de l’administration, décentralisation et participation citoyenne et la consolidation de la cohésion sociale, de la paix et de la sécurité. Ces idées sont bien en phase avec le leitmotiv "tous unis dans l’action…", retient le directeur général.
Le ministère du Plan et du Développement dans sa mission, se résout tous les jours à traduire ses priorités en stratégies de développement?

Le Conseil des ministres s'est réuni, mercredi le 21 février 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Plusieurs dossiers ont été examinés au cours de la séance.
I. Au titre des mesures normatives.
Le Conseil a adopté les décrets suivants :
1-1. Décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Commission nationale ad hoc chargée d'élaborer les décrets et arrêtés d'application de la loi n° 2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la Fonction publique.
La nouvelle loi sur la Fonction publique a prévu, en son article 395, la prise de textes d'application, pour fixer les modalités de mise en œuvre de certaines de ses dispositions. Il s'agit précisément de quarante-sept (47) décrets et de huit (08) arrêtés.
La rédaction de ces textes nécessite la mise en place d'une commission qui procédera, avec l'expertise et la célérité requises, à l'accomplissement de cette tâche en vue de la parution rapide de ces actes réglementaires.
La commission ainsi créée comprend des représentants de l'Administration centrale, des départements, des collectivités territoriales, ainsi que des universitaires, des partenaires sociaux et des personnes ressources.
1-2. Décret portant modification des articles 1er et 2 du décret n° 98-453 du 8 octobre 1998 fixant les modalités d'application de la loi n° 90-02 du 9 mai 1990 portant code des investissements telle que modifiée par la loi n° 90-33 du 24 décembre 1990.
La demande croissante des pays de l'hinterland en produits pétroliers a rendu nécessaire, l'extension au domaine des hydrocarbures, des activités de sociétés éligibles aux régimes spécifiques du code des investissements. Ainsi, le nouveau décret intègre la construction et l'exploitation de dépôts d'hydrocarbures liquides, gazeux et dérivés.
A terme, il est attendu que le volume des investissements dans ce domaine s'accroisse de façon considérable. Ces investissements contribueront à renforcer les capacités de stockage et de distribution du Bénin en ces produits, ce qui le conforte dans sa vocation de pays de transit et de services pour ses voisins ne disposant pas de façade maritime.
I-3. Décret portant nomination des membres du Conseil d'administration de l'Agence pénitentiaire du Bénin.
L'Agence pénitentiaire du Bénin a été créée par le Gouvernement en décembre 2017 en vue d'assurer une gestion déconcentrée et efficiente du patrimoine et des ressources dans ce secteur et d'asseoir une administration pénitentiaire pertinente.
L'installation du Conseil d'administration de cette agence permet d'engager de façon diligente, la mise en œuvre de la politique pénitentiaire du gouvernement. En perspective, l'accentuation des efforts en vue de l'amélioration des conditions de détention dans notre pays en les élevant aux normes internationales prescrites en la matière.
Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation est instruit de conduire efficacement ces réformes.
II- Au titre des communications
Sous cette rubrique, le dossier suivant a été approuvé :
II-1. Mise en formation initiale de soixante-dix-sept (77) auditeurs de justice.
Le Conseil a approuvé cette communication du garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, qui lui permet de mettre en formation initiale soixante-dix-sept (77) auditeurs de justice en vue du renforcement du personnel magistrat au sein des juridictions nationales.
Les auditeurs effectueront deux années de formation académique et de stage, complétées par des sorties pédagogiques externes dans un pays de la sous-région.
Le ministre de l'Economie et des Finances mettra à disposition les ressources nécessaires pour couvrir les frais qu'engendre ladite formation.
III- Compte rendu
Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation a rendu compte au Conseil, de la décision prise par le président de la République, par décret présidentiel, et en vertu des prérogatives que lui confère l'article 60 de la Constitution, de commuer les peines de mort prononcées par les juridictions nationales en peine de réclusion criminelle à perpétuité. Il en résulte qu'aucune personne condamnée à mort ne se trouve dans les prisons du Bénin.
Cette décision est la conséquence de la position de notre pays en faveur de l'abolition de la peine de mort, et de la ratification par l'Etat du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
La Cour constitutionnelle avait déjà, dans sa décision Dcc 12-153 du 04 août 2012, jugé « qu'aucune disposition légale ne doit plus faire état de la peine de mort » et dans celle Dcc 16-020 du 21 janvier 2016, que l'entrée en vigueur de ce deuxième protocole facultatif suscité « rend inopérantes toutes les dispositions légales prévoyant comme sanction la peine de mort ».
C'est donc pour toutes ces raisons, et pour tenir les engagements du Bénin au plan international, que le président de la République a pris cette décision majeure au plan de la promotion des droits humains.
Dans le respect des procédures établies, le Conseil supérieur de la magistrature en a été saisi, et a donné son avis favorable le 15 février 2018. Le président de la République a, le même jour, pris le décret qui consacre cette mesure, permettant ainsi à notre pays de se hisser au rang des Nations modernes qui prônent le respect de la vie humaine.
IV- Rubrique des rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé :
- la participation du ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, à la trentième Conférence régionale de la FAO pour l'Afrique, à Khartoum au Soudan, du 19 au 23 février 2018 ;
- la participation du Bénin aux réunions statutaires de l'Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) du 19 au 30 mars 2018 ;
- l'organisation, à Cotonou, du 17 au 21 avril 2018, de la septième édition du Salon africain de l'Invention et de l'Innovation technologique (SAIIT).
V- Au titre des mesures individuelles
Les nominations suivantes ont été prononcées :
-Ministère de la Justice et de la Législation,
Greffier en chef de la Cour suprême :
Monsieur Prosper DJOSSOU
Après avis du Conseil supérieur de la magistrature,
? A la Cour suprême,
Président de la Chambre judiciaire :
Monsieur Sourou Innocent Avognon
Procureur général :
Monsieur Onésime Gérard
Madodé
? A la Cour d'appel de Parakou :
Président :
Monsieur Edouard Ignace Gangny
? A l'Inspection Générale des Services Judiciaires
Inspecteurs :
- Monsieur Arsène Capo-Chichi
- Monsieur Jean Stanislas Sant’Anna
- Madame Jeanne-Agnès Ayadokoun
-Au ministère de l'Economie et des Finances
Sur proposition du ministre,
Coordonnateur national de l’Unité technique d’appui à l’ordonnateur national du Fonds européen de Développement ;
Monsieur Septime Ulrich C. Azonnoudo
Fait à Cotonou, le 21 février 2018
Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro
Affaire exposition et vente de faux médicaments[/caption]Les grossistes-répartiteurs pharmaceutiques interpellés dans le cadre de l’affaire exposition et vente de médicaments falsifiés devront poursuivre leur séjour carcéral pendant deux semaines avant de connaître leur sort. Au cours de l’audience qui a eu lieu, ce mercredi 21 février, le juge a renvoyé le dossier au 6 mars prochain, à la demande du procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
Placés sous mandat de dépôt par le procureur de la République près du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, mardi 20 février dernier, dans une affaire de vente de médicaments falsifiés ou de substances médicamenteuses falsifiées ou toxiques, les prévenus, tous grossistes-répartiteurs de produits pharmaceutiques étaient au parquet de Cotonou, ce mercredi 21 février. Il s’agit, entre autres, de : Dr Falilou Adébo, directeur général du Groupement d'achat des pharmaciens d'officine du Bénin (Gapob Sa) ; Ghislain E. Agonsanou, directeur général de l’Union béninoise de pharmaciens (Ubphar Sa); Dr Kokou O. Afogbé, directeur général de la Centrale d'achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (Came) ; Mme Olufèmi Ladipo, directrice générale de l’Ubipharm Bénin et de quatre autres personnes, des responsables de la structure Promo Pharma Bénin et deux collaborateurs du député Atao Mohamed Hinnouho, en cavale depuis la découverte d’une importante quantité de produits pharmaceutiques à son domicile à Akpakpa (Cotonou). Ils sont au total neuf personnes à être écrouées dans cette affaire.
Le directeur des Pharmacies, des Médicaments et des Explorations diagnostiques (Dpmed), Fernand Gbaguidi, poursuivi pour abus de fonction, a été également écouté mais mis sous convocation.
Demande de mise en liberté rejetée
A l’audition, aucun d’eux n’a reconnu les faits à lui reprochés. Le procureur a requis de reporter le procès avant même l’ouverture des débats. Les avocats de la défense ont demandé une suspension de quelques minutes. A ce moment, la peur s’est emparé des parents, amis et collaborateurs venus soutenir les prévenus. C’est l’émotion totale dans un prétoire où nul ne pouvait connaître l’aboutissement du procès.
Après concertation, les avocats de la défense ont plaidé contre le report du procès au 6 mars prochain. A ce titre, Me Prospère Ahounou, demande le rejet du renvoi du dossier suggéré par le ministère public. Il sollicite la mise en liberté pur et simple des détenus. Et pour cause !
« Monsieur le président, vous avez devant vous, des directeurs généraux de sociétés. Lorsque vous lirez ce dossier, vous comprendrez que l’activité tourne autour des personnes morales et non autour des personnes physiques et selon le Code de procédure pénale, ces personnes ne méritent pas d’être gardées», a-t-il laissé entendre. L’avocat invoque l’article 651 dudit code qui stipule que : « Le représentant de la personne morale poursuivie ne peut, en cette qualité, faire l’objet d’aucune mesure de contrainte autre que celle applicable au témoin ». Les avocats de la défense disent ne pas comprendre comment l’on peut détenir des directeurs généraux de sociétés dans une telle affaire, alors que les fonctionnaires impliqués sont mis sous convocation, allusion faite au directeur des Pharmacies, des Médicaments et des Explorations Diagnostiques (Dpmed) encore libre de ses mouvements.
Me Sadikou Alao, pense que la détention de ces directeurs généraux bloque leurs activités et il serait bien de les libérer. Selon lui, c’est l’image du pays qui est terni à travers cette affaire car la plupart de ces responsables détenus travaillent avec des groupes internationaux. Il sollicite la mise en liberté immédiate des prévenus. « C’est une mesure folklorique que de garder ces gens jusqu’au 6 mars », a-t-il déclaré. Pour lui, la responsabilité de l’Etat est engagée dans cette affaire. Car la plupart des prévenus ont eu l’autorisation de l’Etat pour exercer.
A tour de rôle, tous les avocats de la défense vont abonder dans ce sens en dénonçant l’humiliation et l’exposition de leurs clients, alors même qu’ils ont collaboré à toutes les étapes de l’enquête préliminaire. Ils évoquent une volonté manifeste du procureur de la République de porter atteinte à l’honorabilité de ces citoyens en voulant les garder.
« La mise sous mandat de dépôt n’est pas légale, quel intérêt avez vous à les garder alors qu’il n’y a aucun risque d’évasion de ceux-là?», insiste Me Sadikou Alao.
Le procureur persiste
Le procureur de la République, Gilbert Togbonon, dénonce une mauvaise interprétation du Code de procédure pénale de la part du conseil des pévenus. Le représentant le ministère public soutient le renvoi de l’audience au 6 mars prochain où il est attendu une affaire connexe à celle-ci. « J’ai suivi avec beaucoup d’attention les observations mais permettez-moi de vous faire savoir que chacun interprète l’article 651 du code de procédure pénale en République du Bénin à sa façon », indique Gilbert Togbonon. Il insiste sur sa responsabilité de défendre la population en appliquant la loi à tous. Il s’appuie sur le discours de Descartes et l’impératif catégorique de Kant pour justifier sa position.
Pour le compte de la défense, le bâtonnier Arthur Balley, balaie d’un revers de la main les arguments du procureur de la République. Il pense plutôt que la meilleure interprétation de l’article 651 du Code de procédure pénale est celle mentionnée par la défense précédement. Il persiste et signe que la procédure pénale garantit l’égalité des justiciables devant la loi. Les personnes se trouvant dans des conditions semblables et poursuivies pour les mêmes infractions doivent être jugées selon les mêmes règles sauf dérogation prévue par la loi. «La meilleure interprétation de ce code est celle voulue par la loi elle-même. Qu’est-ce qui justifie que les fonctionnaires de l’Etat impliqués dans cette affaire soient libres et que les responsables du secteur privé soient gardés ? », a-t-il martelé.
A cette interrogation, le procureur revient à la charge en soulevant des inquiétudes face à la volonté du défendeur de défendre ses clients sans penser à la vie des populations exposées aux faux médicaments. Il pense qu’il faut revenir dans la normalité en poursuivant les auteurs d’infractions sans distinction aucune. Pour lui, il n’y a aucun acharnement dans cette affaire. A cet effet, il sollicite l’accompagnement des conseils dès que les choses sont reprochées aux citoyens dans la cité.
Le ministère public a maintenu et soutenu le renvoi. Après ce débat houleux, le président de l’audience, le juge Landjibou Gado, rend un arrêt avant dire droit et confirme le renvoi de l’audience au 6 mars prochain.
Les prévenus déjà en tenue carcérale retournent en prison. C’est avec des larmes aux yeux et tristesse que parents, amis et collaborateurs des inculpés ont quitté le prétoire?
Des populations de Lokossa dénoncent la qualité des travaux[/caption]Un mouvement d’humeur a été organisé, ce mercredi 21 février à Lokossa, par l’Observatoire des jeunes pour le développement de la ville. Il vise à dénoncer la qualité des travaux en cours dans le cadre de la réhabilitation de la route Comé-Lokossa-Dogbo (Colodo) et à réclamer l’aménagement d’un carrefour giratoire au niveau du quartier Glogbonou.
Les manifestants ont barricadé la route à trois différents niveaux en bloquant le trafic dans les deux sens. Des bouchons de plusieurs dizaines de mètres ont été observés, de part et d’autre, sur la voie, malgré l’intervention forces de l’ordre. Les barricades ne seront levées que grâce à l’intervention du député Dakpè Sossou, du préfet du Mono Komlan Zinsou et du maire de la ville, Pierre Awadji.
Les manifestants dénoncent, entre autres, la qualité de réalisation des ouvrages d’assainissement à certains niveaux et l’état de l’intersection entre le collecteur principal de la ville et le caniveau du tronçon menant vers la direction départementale des Infrastructures et des Transports. Ils ont réclamé non seulement la correction de cet état de choses mais aussi revendiqué l’aménagement d’un carrefour giratoire au quartier Glogbonou. Selon eux, ce carrefour doit avoir, tout au moins, un diamètre de 50 m ou de 30 m. Ce carrefour situé au quartier Glogbonou est le croisement des voies Lokossa-Dévé via Ouèdème-Adja ; Lokossa-Dogbo et Lokossa-Cotonou en traversant Ouidah, Comé, Houéyogbé et Athiémé.
Le calme est revenu plus tard et l’exécution du chantier se poursuit. Des préoccupations des manifestants ont été évoquées à la session de la Conférence administrative départementale (Cad), du Mono, tenue dans la soirée d’hier à la préfecture de Lokossa. Occasion pour Justin Assion, directeur départemental en charge des Infrastructures et des Transports, d’indiquer que « c'est ce qui est prévu dans le cahier des charges que l'entreprise réalise ». Le carrefour giratoire réclamé n’est pas prévu ; mais il rassure cependant que « l’aménagement en cours de réalisation sera fait de sorte à éviter des conflits de trafic au niveau du carrefour ». A l’en croire, il n’est plus possible, à l’étape actuelle, d’intégrer la préoccupation des manifestants au risque de casser beaucoup d’habitations alors que le budget du chantier n’est pas extensible.
Préoccupé par un retour à la paix durable dans la ville, le préfet a initié aussitôt à la fin de la Cad, une autre rencontre d’explications sur le sujet. Cette séance a réuni une délégation des manifestants, le maire de la ville, la mission de contrôle et l’entreprise adjudicataire.
Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo
Les festivités officiellement lancées hier à Adjohoun[/caption]Les manifestations festives entrant dans le cadre de la neuvième édition de la fête de retrouvailles des filles et fils de la Vallée de l’Ouémé baptisée Wémèxwé ont démarré sur les chapeaux de roue, ce mercredi 21 février à Adjohoun.
La neuvième édition de la fête Wémèxwé a démarré hier, après moult tergiversations. Le coup d’envoi des festivités a été officiellement donné, ce mercredi 21 février, sur le terrain de sport du Collège d’enseignement général d’Adjohoun, commune retenue pour abriter les manifestations cette année. La cérémonie officielle a démarré par un culte d'une église du christianisme céleste célébré par le chef suprême mondial, le révérend Benoît Bennett Adéogun.
A l’occasion, le maire d’Adjohoun, Léon Bokovè, a invité les uns et les autres à cesser de voir la politique à travers la fête. Il s’agit d’une manifestation annuelle qui vise à célébrer le patrimoine culturel de la Vallée de l’Ouémé regroupant les communes de Bonou, de Dangbo, des Aguégués et d’Adjohoun, fait observer l’autorité communale. Le coordonnateur général de l’association Wémèxwé abonda dans le même sens. Antoine Bonou appelle à l’unité des filles et fils de la région Wémè. Il faut qu’ils se tiennent par la main pour sortir les quatre communes de l’ornière. Le coordonnateur général remercie le gouvernement pour son soutien substantiel qui a favorisé la tenue des manifestations. Antoine Bonou dit rester ouvert pour accueillir tous les Wémènou inscrits dans la même direction que la coordination générale. Il tend ainsi la main à l’aile dissidente de cette association qui réclame à tue-tête le respect de l’autorité de l’ordonnance n°002/CR1/2017 du 12 janvier 2017 du juge des référés du Tribunal de première classe de Porto-Novo qui a suspendu l’organisation de la huitième édition de cette fête, l’année dernière, et renvoyé les deux parties à la réconciliation.
Aucun membre des dissidents n’était d’ailleurs hier à la cérémonie de lancement. Qu’à cela ne tienne ! L’édition 2018 de cette fête a pris son envol sur les chapeaux de roue. Les activités s’étalent jusqu’au dimanche 25 février prochain, où il est prévu l’apothéose avec un culte de l’église catholique qui sera présidé par l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Monseigneur Aristide Gonsallo. Devraient suivre les réjouissances populaires avec des tableaux d’animations culturelles puis la cérémonie de clôture de la neuvième édition de la fête.
Autres attractions
Mais avant dimanche prochain, la coordination générale épluche l’agenda des festivités. C’est ainsi qu’après le culte du christianisme céleste dans la matinée de ce mercredi, elle a procédé dans l’après-midi, à l’inauguration d’un module de trois salles de classe plus bureau et magasin réalisé à l’école primaire publique de Kpatinsa-Siliko dans l’arrondissement d’Akpadanou, commune d’Adjohoun. Les activités se poursuivent, ce jeudi 22 février, avec plusieurs manifestations au programme, dont un géant carnaval qui va sillonner les quatre communes pour amorcer les festivités. Il y aura aussi le lancement officiel de la foire économique de la Vallée de l’Ouémé qui mobilisera artisans, producteurs, éleveurs et promoteurs de services divers autour des produits locaux du terroir Wémè. Elle est par ailleurs la réponse à un besoin de brassage qui promeut la consommation locale pour une meilleure croissance économique.
L’agenda des festivités a inscrit au programme demain, vendredi 23 février, l’organisation d’un forum pour réfléchir sur le développement de la Vallée de l’Ouémé, notamment les mécanismes favorables à la mise en œuvre d’un système d’intercommunalité entre les collectivités locales des quatre communes. Cette rencontre mobilisera des cadres et des experts de la question et vise à mettre en place une plate-forme d’actions pour le développement harmonieux et communautaire du pays Wémè. Il est prévu, ce même vendredi, un culte des églises évangéliques et celui des religions endogènes puis le tournoi de football, de handball et de quille.
La journée du samedi 24 février prochain sera aussi sans repos. La coordination générale annonce l’organisation d’un concours de la langue Wémègbé. Cette compétition vise surtout à promouvoir l’identifiant linguistique du pays Wémé dans le monde. Cette activité est l’innovation de cette année. Elle sera ensuite suivie, toujours ce même samedi, des cultes de l’église protestante méthodiste et de la religion musulmane.
Le député Nourénou Atchadé [/caption]Les travaux d’électrification dans les villages d’Anandana et Tchalinga respectivement dans les communes de Copargo et de Ouaké sont bloqués depuis plusieurs mois. Cette situation n’est pas du goût du député de la quatorzième circonscription électorale, Nourénou Atchadé, qui demande des explications au gouvernement à travers une question orale avec débat qu’il a déposée, ce mercredi 21 février sur la table du président de l’Assemblée nationale.
Dans son interpellation, l’élu du peuple renseigne que le marché d’extension d’électrification du village d’Anandana a été attribué à une société adjudicataire qui a obtenu des avances de démarrage des travaux. Grand est son étonnement de constater que le projet n’a pas abouti jusqu’ici, nonobstant les avances perçues par l’entreprise en charge des travaux. Les multiples plaintes des populations dudit village et les démarches des autorités locales à divers niveaux n’ont pas permis de faire bouger les lignes.
L’élu du peuple voudrait connaître l’entreprise adjudicataire des travaux et les clauses du contrat qui le lient à l’Etat et les garanties fournies par celle-ci pour obtenir les avances de démarrage. Il propose par ailleurs au gouvernement de dessaisir l’entreprise défaillante au profit d’une nouvelle afin de permettre au Bénin de ne pas perdre le financement de la Banque mondiale lié à ce projet.
Revenant au cas du village de Tchalinga à Ouaké, le député fait observer ici que l’entreprise adjudicataire a fini les travaux et la réception provisoire a été prononcée depuis mai 2017. Mais jusqu’ici la mise en service de l’ouvrage, qui connaîtrait déjà des dégradations, tarde à être effective, fait-il remarquer.
Ainsi, se fondant sur les dispositions de l’article 113 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le député invite l’Exécutif à expliquer à la Représentation nationale, les raisons de la non mise en service du réseau électrique de Tchalinga et ce qu’il entend faire par rapport aux fissures que présente déjà l’ouvrage.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 22 févr. 2018
Derniere Benediction du feu Didier GBODODJO[/caption]Décédé le 23 janvier dernier à Cotonou, Didier Gbododjo a été conduit, ce mercredi 21 février, à sa dernière demeure au cimetière de Vassého à Ouidah. Parents, amis, enfants et collègues se sont séparés de lui dans la douleur.
Ce mercredi 21 février à la Basilique de Ouidah, tout de noir vêtue, l’épouse de Didier Gbododjo était inconsolable. Entourée de ses enfants, elle porte le deuil suite à la disparition tragique de son époux. Quand le père célébrant, Ludovic Sègla, fit son entrée dans la cathédrale, la tristesse se lisait sur tous les visages. C’était le début de la célébration de la messe d’adieu à Didier Gbododjo. Lecture des versets bibliques, chants et louanges à Dieu ont meublé cette célébration.
« Nous devons vivre et mourir pour le Christ ... La douleur est vive et c’est avec courage qu’on peut faire face à cette épreuve », dira le père célébrant. Il a invité parents, amis et enfants à avoir la crainte de Dieu tout en s’aimant les uns, les autres.
« Didier nous a quittés et rejoint une vie céleste tranquille et sereine », ajoute-t-il. Il poursuit que le reste est de prier pour le repos de son âme.
Au terme de cette messe, le cortège funèbre s’est ébranlé vers le cimetière de Vassého où repose désormais le corps de Didier Gbododjo.
« Nous avons perdu notre papa et la douleur ne se mesure pas », a laissé entendre l’enfant aîné du défunt. Au nom de ses frères, Ange Gbododjo a exprimé sa gratitude à ses collègues et à tous ceux qui de près ou de loin, leur ont témoigné de diverses manières leur sympathie en ces douloureux moments. « Tous ces gestes nous réconfortent grandement et apaisent notre peine », a-t-il souligné, les larmes aux yeux.
« Nous venons te remettre à Dieu, à jamais. Rejoins Dieu et tous ceux qui nous ont déjà quittés. Tu es parti, nous ne te verrons plus. Mais dans l’au-delà, souviens-toi de nous tes enfants qui avons besoin de ton soutien », a dit Ange Gbododjo, pour qui, les morts ne sont pas morts.
Ainsi, les sept enfants de Didier Gbododjo ne reverront plus jamais leur père. Comme ses amis et ses parents, ils étaient à mille lieues de penser à cette fatalité du 23 janvier dernier au petit matin où il a été fauché par la mort. Qui pouvait croire qu’à un an de sa retraite, Didier Gbododjo qui a occupé plusieurs postes à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) pouvait s’en aller après une courte maladie ? Et pourtant, la mort l’a décidé ainsi. Sa soeur aînée, Anne Cica Adjaï, sous le choc, ne pouvait piper mot. Elle ne faisait que couler des larmes, malgré le soutien de son époux.

Du primaire et du secondaire: Une délégation gouvernementale rencontre les syndicalistes demain
Une délégation gouvernementale rencontre, demain jeudi 22 février, les responsables syndicaux des enseignants du primaire et du secondaire en grève. Les échanges visent à dénouer la crise qui perdure dans le secteur de l’enseignement, alors que les syndicats des secteurs de la santé, de la justice et autres ont déjà levé leur motion de débrayage.
Entre autres, les enseignants en mouvement réclamant à tue-tête leurs statuts particuliers ou tout au moins des engagements du gouvernement d’y déférer dans un délai raisonnable. Pendant ce temps, les écoliers et élèves sont abandonnés à leur sort au grand dam de leurs parents et des partenaires de l’éducation.
Si la loi sur le retrait du droit de grève à certaines catégories d’agents de l’Etat dont les enseignants, a mis le feu aux poudres, l’on s’attendait à une reprise des activités pédagogiques après la décision de la Cour constitutionnelle cassant cette disposition de la loi. Mais c’est sans compter avec la détermination des syndicalistes, notamment du Front d’action des syndicats de l’éducation. Outre l’application sans délai des décrets n°2015-592 et n°2015-593 du 21 novembre 2015 portant respectivement statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du second degré et statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du premier degré, les revendications portent sur l’indexation des salaires des enseignants de la Maternelle, du Primaire et du Secondaire. Ils réclament également la jouissance effective des avantages contenus dans les huit premiers projets d’arrêtés dont l’incidence financière a été déjà évaluée dans les deux sous-secteurs. La régularisation de la situation administrative et financière des différentes catégories d’enseignants, le règlement de tous les problèmes de formation et l’achèvement des différents reversements en agents contractuels et permanents de l’Etat (Ace et en Ape) figurent parmi les points de la plateforme revendicative. Aussi, le Front insiste-t-il sur la signature du nouvel arrêté portant modalités de recrutement et d’emploi des enseignants vacataires, le relèvement effectif du taux horaire de vacation conformément aux propositions retenues lors des travaux de la dernière Commission interministérielle mise sur pied par arrêté n°566/MESTFP/DC/SGM/DAF/SA du 04 décembre 2017 et le recrutement d’enseignants prévu au titre de l’année 2018 au profit du Memp et du Mesttfp et le transfert des cotisations des Ace de la Caisse nationale de sécurité sociale au Fonds national des retraites du Bénin (Fnrb).
La rencontre de demain se présente comme l’une des dernières chances pour sauver l’école en péril. Et l’on espère surtout que les enseignants en mouvement reviennent à de meilleurs sentiments, eux qui ne sont pas si mal traités que ça, comparativement à d’autres agents de la Fonction publique, pesant l’importante somme de 105 milliards F Cfa au budget national par an
Faux medicaments[/caption]Des grossistes répartiteurs en produits pharmaceutiques ont été mis sous mandat de dépôt et comparaissent ce mercredi 21 février au tribunal de première instance de Cotonou, pour vente de médicaments falsifiés ; exposition, détention en vue de vente, mise en vente ou vente de substances médicamenteuses, falsifiées ou toxiques, a-t-on appris de sources judiciaires.
Il s’agit des responsables de la Centrale d'achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (Came), de l’Union béninoise de pharmaciens (Ubphar), de l’Ubipharm, de Promo Pharma Bénin, du Groupement d'achat des pharmaciens d'officine du Bénin (Gapob), précisent les mêmes sources. On compterait également parmi les mis en cause deux collaborateurs (dont l’un se dit délégué médical) du député Atao Mohamed Hinnouho actuellement en cavale, suite à la découverte à son domicile d’une importante quantité de produits pharmaceutiques.
Le directeur des Pharmacies, des Médicaments et des Explorations diagnostiques (Dpmed) est également interpellé. Il est poursuivi, pour sa part, pour abus de fonction, étant censé contrôler le marché et empêcher la commission de ces infractions prévues et punies par la loi n°2007-21 portant protection du consommateur en République du Bénin.
Dans le but d’assainir le secteur pharmaceutique, le gouvernement du Nouveau départ a lancé en février 2017 l’opération Pangea IX de lutte contre les faux médicaments. Plus de cent tonnes de médicaments contrefaits avaient été arraisonnés par les forces de sécurité sur plusieurs sites de vente, notamment dans le célèbre marché Adjégounlè de Dantokpa. Une bonne quantité de ces produits de qualité douteuse ou mal conservés, nocifs pour la santé, a été incinérée. Des trafiquants ont été mis aux arrêts puis condamnés.
Un engagement du gouvernement salué par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Bénin et les partenaires tels que l’Usaid.