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Nouvelles

Maladie à virus Lassa: Comé en alerte générale

Soupçonné de cas de maladie à virus Lassa, un patient a été référé hier vendredi 16 février à l’hôpital de zone, communément appelé « hôpital cent lits » à Comé. En provenance de Monnonkpon, un village de la commune de Comé, dans le département du Mono, le patient est déjà isolé et fait l’objet d’un suivi rigoureux.

Il s'agit-là du tout premier cas, qui met en alerte générale, toute la commune voire le département du Mono.Toutefois, Dr Etienne Hounkonnou, directeur département de la Santé, fait observer que « seuls les résultats d’un laboratoire compétent peuvent infirmer ou confirmer les soupçons ». Il ajoutera que « un prélèvement a été fait et envoyé au laboratoire en vue d’en avoir le cœur net. Car, si le patient présente quelques signes comme le saignement, justifie-t-il, plusieurs autres restent à être vérifiés ». Dr Etienne Hounkonnou soutiendra, par ailleurs, que toutes les dispositions sont déployées en vue d’une prise en charge correcte si le cas venait à être confirmé.

Dans le Mono, Comé est l'une des rares villes où il se développe, depuis des années, le commerce de la viande de brousse.

 

 

Santé 17 févr. 2018


Divagation des animaux domestiques à Natitingou: Les bêtes systématiquement abattues dès le 20 février

« Il est interdit sur toute l’étendue du territoire urbain de la ville de Natitingou la divagation des animaux domestiques », stipule l’article premier de l’arrêté N°61-2/012/MCN-SG-SADE signé du maire de la commune, Antoine N’da. Ainsi, dès le mardi 20 février, les bêtes errantes seront systématiquement abattues par les forces de sécurité. Les propriétaires sont appelés à travers des messages radio à prendre les mesures idoines pour éviter la perte de leurs animaux. Cette décision a été prise par la mairie, apprend-on, suite aux nombreux accidents dont sont l’origine ces animaux sur les routes. Aussi, le phénomène ne donne-t-il pas une bonne image d’une ville réputée touristique.

Société 17 févr. 2018


Crise à Wémèxwé: Le procureur de la République convoque les deux camps

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo convoque pour lundi 19 février prochain, les deux protagonistes de la crise autour de l’organisation de la 9e édition de la fête de Wémèxwé prévue pour se tenir à Adjohoun, du mercredi 21 au dimanche 25 février prochain. L’invitation a été notifiée ce vendredi 16 février aux deux parties par la brigade de Recherche de Porto-Novo qui a écouté les deux ailes en crise, sur instruction du parquet de première instance à travers un soi-transmis. Lequel soi-transmis dit clairement que sans la réconciliation avec une déclaration conjointe à la presse des deux parties, il n’y aura pas de fête de Wémexwé 2018. Et cela, conformément à l’esprit et à la lettre de l’ordonnance n°002/CR1/2017 du 12 janvier 2017 du juge des référés du tribunal de première de première classe de Porto-Novo. A cet effet, la brigade de Recherche a auditionné mercredi 14 février dernier, le camp des dissidents et la coordination générale, le lendemain. Le procès-verbal des auditions a été transmis au parquet de première instance de première classe de Porto-Novo qui a convoqué les deux protagonistes de la crise pour lundi 19 février prochain. Le procureur de la République va certainement les renvoyer au respect de l’autorité de l’ordonnance judiciaire qui suspend jusqu’à nouvel ordre l’organisation de la fête de Wémèxwé sans l’entente entre les deux parties. Affaire à suivre

 

Actualités 16 févr. 2018


Classement Fifa du mois de février: Le Bénin stagne à la 81e place

La Fédération internationale de football association (Fifa) a dévoilé, ce jeudi 15 février, son classement des nations du mois de février. Ainsi, sans compétition pendant la période, le Bénin est resté à la 81e place dans le monde et occupe le 18e rang sur le continent.

Les Ecureuils ne bougeront pas de la 81e place des nations de la planète football à la suite de la publication du classement Fifa-Coca Cola du mois de février. Absents de toutes compétitions pendant la période, les Béninois n’ont pas de données qui puissent agir sur leur positionnement. Le Bénin reste dans le top 20 sur le continent et occupe la 18e place devant le Congo (19e ) et la Guinée Bissau (20e ) et derrière l’Ouganda (17e), l’Afrique du Sud (16e). Toutefois, on constate des mutations dans ce classement au niveau de la Confédération africaine de football (Caf) qui prend en compte les résultats du Chan 2018. Chose surprenante ! Les Léopards de la République démocratique du Congo, absents au Chan 2018, devancent à la fois l’Egypte (5e au plan continental) et le Maroc qui reste au 4e rang, en dépit de son sacre à domicile au Chan 2018. La RD Congo est classée derrière la Tunisie, toujours leader et qui accroît son avance sur le Sénégal, 2e. Au plan mondial, l’Allemagne garde la première place devant le Brésil et le Portugal. 

Les sélections africaines ont connu une descente aux enfers ce mois-ci avec le Cameroun, le Ghana et le Burkina Faso, tous éjectés du Top 50 au niveau mondial. Le nombre de représentants africains dans le Top 50 passe de 8 à 5 africains. Après sa débâcle au Chan, la Côte d’Ivoire régresse au 14e rang africain. Rendez-vous est pris pour le 15 mars prochain pour une autre publication du classement?

 Le top 10 mondial

1. Allemagne
2. Brésil 
3. Portugal 
4. Argentine 
5. Belgique 
6. Espagne 
7. Pologne 
8. Suisse 
9. France 
10. Chili

 Le top 20 africain
1. Tunisie (23e) 
2. Sénégal (27e) 
3. RDC (39e) 
4. Maroc (42e) 
5. Egypte (43e) 
6. Cameroun (51e) 
7. Nigeria (52e) 
8. Ghana (54e) 
9. Burkina Faso (57e)
10. Algérie (60e) 
11. Cap Vert (62e) 
12. Mali (69e) 
13. Guinée (70e) 
14. Côte d’Ivoire (71e) 
15. Zambie (76e) 
16. Afrique du Sud (77e) 
17. Ouganda (78e) 
18. Bénin (81e) 
19. Congo (88e) 
20. Guinée Bissau (94e)

Sports 16 févr. 2018


Jean-Baptiste Lemoyne au cabinet du chef de l’Etat: Tapis rouge pour Patrice Talon le 6 mars prochain à l’Elysée

Le président de la République, Patrice Talon a reçu, ce jeudi 15 juin en audience, au palais de République, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat français aux Affaires étrangères. Il explique dans cette interview, au sortir de l’audience, les tenants et les aboutissants de la prochaine visite du chef de l’Etat à Paris prévue pour le 6 mars prochain.

La Nation : Vous avez été reçu par le président Patrice Talon. De quoi avez-vous discuté avec le chef de l’Etat ?

Jean-Baptiste Lemoyne: Je suis ici pour transmettre un message d’amitié du président de la République française au président Patrice Talon et pour préparer justement la visite, la rencontre qu’ils auront le 6 mars prochain à Paris. C’est une échéance importante, un moment important pour renforcer ces relations bilatérales entre nos deux pays.

Comment avez-vous apprécié l’entretien avec le président de la République ?

J’avoue que cette longue audience que m’a accordée le président Talon est très instructive parce que le président Macron. A travers les propos du président Talon, je pense qu’il y a finalement des ambitions qui sont partagées et une façon d’aborder les problèmes qui est très proche. Je vais vous donner quelques exemples. Je vois que le Bénin, sous l’impulsion du président et du gouvernement, a entamé un certain nombre de transformations sous forme de réformes économiques, sociales et nous-mêmes en France sommes également dans le même processus.
Les deux pays ont par exemple adopté une nouvelle loi sur le travail avec une ambition tout simplement de faire en sorte que plus d’emplois puissent être créés plus facilement parce qu’il s’agit d’inclusion du plus grand nombre et donc je vois aussi un point commun entre nos deux chefs d’Etat.

Lequel ?
 
La volonté d’aller au résultat, d’aller à l’efficacité, de mettre de côté les idéologies, car les idéologies souvent paralysent, empêchent de se confronter au réel. Je vois qu’il y a une ambition en matière économique, d’innovation et en matière également de développement touristique, tout cela étant lié par exemple au culturel. Je crois que la France qui a eu, depuis de nombreuses années, une relation forte avec le Bénin, souhaite s’engager toujours plus fortement pour le succès des deux pays.

Vous avez bien dit le 6 mars prochain ?

Il y eu un échange de courriers dans ce sens dernièrement entre les présidents pour acter la visite. C’est un moment fort qui nécessite un travail approfondi en amont et c’est ce que je fais aujourd’hui avec ce déplacement pendant deux jours, pour aller travailler, après cette audience du président, en comité interministériel, avec un certain nombre de ministres qui seront autour du ministre des Affaires étrangères. Nous allons évoquer les sujets d’enseignement, de formation, d’innovation et de tourisme. L’idée, c’est que cette visite présidentielle du 6 mars prochain pose les fondations, les bases d’un partenariat à la fois renouvelé et toujours plus ambitieux.
N’oublions pas que le président de la République s’est exprimé à Ouagadougou dans un discours où pour lui, le destin de l’Afrique et de l’Europe est un destin commun. Soit nous réussirons ensemble, soit nous échouerons ensemble. Naturellement, nous voulons réussir.

Mais comment ?

C’est le souhait de la France. Le président de la République s’est engagé fortement, il y a une dizaine de jours à Dakar, à l’occasion du Partenariat mondial pour l’éducation. Nous avons plus que multiplié par dix les crédits alloués à ce Fonds mondial pour l’éducation, et donc, ça montre qu’il y a une envie de faire en sorte que, de façon très concrète par exemple, la scolarisation puisse être toujours plus universelle, que les jeunes filles puissent être de plus en plus scolarisées, parce que c’est ça qui va faire le succès du continent demain. On est dans un monde de plus en plus compétitif, un monde justement où il faut toujours mieux former notre jeunesse. J’ai vu qu’ici, il y a un certain nombre de projets sur les rails, notamment Sèmè City, la cité de l’innovation, avec le souhait de favoriser la scolarisation des jeunes filles.
Tout cela, on va en parler de façon très concrète pour voir comment la France peut accompagner cette ambition, puisqu’il y a un plan d’action du gouvernement qui justement est une véritable boussole pour le pays et donc nous devons être au rendez-vous. Je sais par exemple que c’est le cas en matière de santé, nous venons d’octroyer une assurance-crédit dans le cadre de la construction du nouvel hôpital. Nous sommes heureux de faire tout cela parce qu’il y a une volonté d’affirmer en tous les cas des transformations profondes au service de la population, des Béninoises et des Béninois pour tout simplement créer les conditions d’un succès à la fois individuel et collectif?

Actualités 16 févr. 2018


Visite du Projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou: Patrice Talon satisfait de l’évolution des travaux

Sept mois après le démarrage effectif du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a effectué une première descente sur le terrain pour constater l’avancement des travaux. Après les trois sites qu’il a visités, ce jeudi 15 février, accompagné du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, il s’est dit satisfait de l’évolution du chantier qui sera probablement livré en décembre 2018 au lieu de mars 2019 comme prévu selon les explications des responsables de l’entreprise Bell Sea en charge des travaux.

Le projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou tient à cœur au président de la République, Patrice Talon. Ne voulant plus rester dans les bureaux pour être informé de l’évolution des travaux, il a fait sa première descente sur le chantier hier. Après une visite des trois sites, suivie des explications des responsables de l’entreprise Bell Sea et des cadres du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, en ce qui concerne les sept épis à construire, il est satisfait du niveau actuel du chantier.
« Nous avons été ravis d’accueillir aujourd’hui le chef de l’Etat sur ce chantier. C’est un jour de joie pour nous », se réjouit le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato. Ce sont les résultats qui comptent pour le chef de l’Etat ; c’est pourquoi, il a attendu sept mois après le démarrage des travaux avant de venir voir du concret pour donner des orientations qui s’imposent, explique-t-il.
En avril 2016, rappelle José Tonato, toute la côte était en émoi, en détresse. « Les populations ne savaient pas à quel saint se vouer, elles ne dormaient pas profondément », souligne le ministre en charge du Cadre de vie. Il y avait, dit-il, un déferlement des vagues de la mer. Car, le projet a été laissé dans sa phase 1. « On avait fait des études qui ne correspondaient pas aux problèmes posés », regrette José Tonato qui rappelle également que les épis ont été réalisés, mais que le sable n’a pas été dragué dans les tessons. C’est ainsi que le nouveau gouvernement est monté au créneau, sur les instructions du président de la République. Et en moins de six mois, plus de 40 milliards de francs Cfa ont été mobilisés avec la participation du Bénin à hauteur de 12 % du financement total.

Un taux d’exécution physique de 40 %

A la date d’aujourd’hui, le taux d’exécution physique des travaux est d’environ 40 % avec moins de 30 % de taux d’exécution financière. Pour José Tonato, c’est des épis à construire, c’est le dragage à faire pour recharger la côte afin d’amoindrir l’érosion côtière. Le chef de l’Etat a donné des instructions pour que les parties qui n’ont pas été prises en compte le soient. Autrement dit, construire des épis intermédiaires, puis valoriser également la zone d’Akpakpa Dodomè qui a été libérée par les populations. « Aujourd’hui, ces populations dorment tranquillement, la plage est protégée », se réjouit le ministre en charge du Cadre de vie qui estime qu’il y a de la place maintenant pour faire de l’aménagement balnéaire et pour développer le tourisme balnéaire. Il informe qu’il y a des études complémentaires à faire au niveau de cette zone d’Akakpa Dodomè. Car, l’ambition du gouvernement est de faire dans cette zone, le développement urbain et voir comment développer la promotion immobilière tout en restant inclusif avec les populations en leur proposant des équipements socio-communautaires. C’est un projet qui se déroule très bien, et dont les travaux prendront fin en décembre 2018 au lieu de mars 2019 comme conclu au démarrage en juillet 2017.
Le projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou est un projet qui existait depuis 1960. Et avec la construction du port, il a été révélé que cette partie du Littoral devrait s’éroder. C’est ainsi que le constructeur du port a prévu deux épis pour protéger Cotonou qui ne s’étendait pas au-delà du PK3. Il y avait l’épi de Xwlacodji et l’épi de Siafato.
Aujourd’hui, l’ampleur de l’avancée de la mer a fait qu’au-delà de ces épis, il faut en construire d'autres. D’où ce projet qui prévoit la construction de sept autres épis de la zone d’Akpakpa Dodomè jusqu’au PK11 sur la route de Porto-Novo. Puis d’autres aménagements pour le tourisme?

Actualités 16 févr. 2018


Décrispation de la situation socio-politique au Bénin: Les Méthodistes encouragent le Président Patrice Talon pour sa culture de dialogue
[caption id="attachment_28065" align="alignnone" width="1024"]Décrispation de la situation socio-politique au Bénin: Les Méthodistes encouragent le Président Patrice Talon pour sa culture de dialogue [/caption]

La situation socio-politique préoccupe les protestants méthodistes du Bénin. Après leur audience avec le chef de l’Etat, le président Patrice Talon, ils ont rendu publique une déclaration sur la crise sociale que traverse le Bénin depuis quelques semaines.

A travers cet appel signé du révérend Pasteur Kponjesu Amos Hounsa, président de l’Eglise, le synode général de cette communauté religieuse félicite le chef de l’Etat et son gouvernement pour la hauteur d’esprit et la culture du dialogue engagé avec les partenaires sociaux. Les méthodistes reconnaissent la volonté du chef de l’Etat de privilégier le dialogue dans la recherche des solutions idoines pour la pérennisation de la paix au Bénin. Ils exhortent le président de la République et son gouvernement à poursuivre l’œuvre de développement du Bénin sur la même lancée avec l’esprit de dialogue avec tous les acteurs nationaux. L’Eglise protestante méthodiste du Bénin rassure le chef de l’Etat de ses prières et de son accompagnement pour l’aboutissement des réformes engagées depuis son avènement. A cet effet, les responsables de l’Epmb ont invité le président Patrice Talon à participer au culte du 25 février prochain, date de l’installation officielle du nouveau bureau de l’Epmb.
Rappelons que divisés pendant plusieurs années, les fidèles de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin se sont réconciliés le dimanche 3 juillet 2016, à l’issue d’un processus de paix conduit de main de maître par le président Patrice Talon.


Christian HOUNONGBE (Stag.)

Actualités 16 févr. 2018


Réhabilitation de la route Comé-Lokossa-Dogbo: Les travaux évoluent, non sans désagréments
[caption id="attachment_28064" align="alignnone" width="1024"]Réhabilitation de la route Comé-Lokossa-Dogbo: Les travaux évoluent, non sans désagréments[/caption]

La route Comé-Lokossa-Dogbo (Colodo) avance désormais à un rythme soutenu. Du moins, c’est le cas à Lokossa, chef-lieu du département du Mono où la main-d’œuvre est actuellement concentrée. L’exécution des travaux s’intensifie notamment au niveau du grand carrefour giratoire non loin de la mairie. La double voie traversant la ville se recouvre aussi de bitume par endroits, au grand bonheur des populations. Mais cette joie est parfois mitigée par des désagréments subis.

Au quartier Glo-Guinkonmè, par exemple, la distribution de l’eau potable se rationalise, depuis quelques jours, chez les riverains de la voie. Plusieurs autres maisons, situées au cœur de la ville, vivent la même misère. Des robinets ne coulent plus l’eau potable que le matin pendant quelques minutes, puis plus rien jusqu’au soir.
Aussi l’accès aux domiciles situés en bordure de la route est-il devenu difficile, de même que la sortie de plusieurs ruelles. Pas facile non plus de se frayer un chemin sur l’axe Lokossa-Dogbo. L’espace de circulation est partagé entre les ouvriers, les engins et les véhicules des usagers.
Plus criants, sont les cas d’accidents qui s’enregistrent déjà sur la route. Ils seraient dus, pour la plupart, aux caniveaux d’assainissement non encore fermés. Spécifiquement à Sè, arrondissement de Houéyogbé, la dépression en rajoute à la phobie des ouvrages d’assainissement. Plusieurs véhicules ont déjà terminé leur course dans des caniveaux de Colodo.
Rappelons que les travaux étaient suffisamment avancés dans les autres villes telles que Comé, Houéyogbé et Dogbo.

Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

Actualités 16 févr. 2018


Poursuites judiciaires contre des députés et d’anciens ministres: Quelles chances pour les dossiers au Parlement ?

L’Assemblée nationale devra se prononcer incessamment sur la demande de levée d’immunité parlementaire de certains députés et des dossiers de poursuites devant la Haute cour de justice d’anciens ministres du régime passé contre qui pèsent certaines charges. Cette saisine du Parlement par la justice via le gouvernement marque le début d’une périlleuse procédure parlementaire sur fond de grandes manœuvres politico-politiciennes à issue incertaine.

Une patate chaude attend les députés de la septième législature à la première session ordinaire de l’année 2018 qui s’ouvre en avril prochain. Il s’agit des dossiers de poursuites des anciens ministres Komi Koutché, Valentin Djénontin et Fatoumatou Amadou Djibril ayant tous servi sous le régime passé. Les deux premiers sont poursuivis pour les dossiers de malversations financières dans la gestion de la filière coton de la période de 2013 à 2015 pour le compte de la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra). Ils étaient respectivement ministre chargé de l’Economie et des Finances et ministre chargé de la Justice et président de commission à la Centrale d’achat des intrants coton. Quant à Fatouma Amadou Djibril, alors ministre chargée de l’Agriculture, elle est citée dans une procédure de détournement de fonds à l’ex-Office national pour la sécurité alimentaire (Onasa).
La Justice, via le ministre de la Justice, a demandé la poursuite de ces trois anciens ministres devant la Haute cour de justice. Une autre procédure, cette fois-ci, de levée d’immunité parlementaire est engagée contre les députés Idrissou Bako, alors directeur général de l’ex-Sonapra et Mohamed Atao Hinnouho poursuivi, pour sa part, dans une affaire de flagrant délit de trafic de faux médicaments.
Selon des indiscrétions, Valentin Djènontin semble faire l’objet de deux procédures, l’une pour la levée de son immunité et l’autre de poursuite devant la Haute cour de justice. Ces différents dossiers sont pendants devant le tribunal de première instance de première classe de Cotonou où répondent déjà les autres prévenus non ministres. Certains d’entre eux sont déjà en détention préventive aussi bien pour les affaires Onasa, Sonapra que pour le trafic illicite de faux médicaments.
Ces scandales financiers, faut-il le rappeler, à l’exception de l’affaire de faux médicaments, ont été révélés par des audits commandités par le gouvernement dans ces différentes entreprises publiques et qui ont fait l’objet de décision en Conseil des ministres.
Ces demandes de levée d’immunité parlementaire et de poursuite d’anciens ministres ne manqueront pas d’agiter bientôt l’Assemblée nationale appelée à examiner ces dossiers et à y donner suite. A l’étape actuelle de la procédure, il est difficile d’envisager la décision que prendra le Parlement, c’est-à-dire si les députés vont livrer ou non leurs collègues ou ces anciens ministres.

Ça passe ou ça casse !

Mais à voir la configuration politique actuelle du Parlement, il est fort probable que la procédure aboutisse. Puisqu’en cette matière, la loi exige seulement un vote à la majorité absolue des députés pour ce qui est de la demande de levée d’immunité parlementaire. Ce qui fait 42 députés sur les 82 que compte actuellement la septième législature après le décès du député Prd, Janvier Donwahoué. Il est requis les deux tiers, soit 55 voix favorables, pour la demande de poursuite des anciens ministres devant la Haute cour de justice. L’obtention de cette majorité, cas par cas, des différentes personnalités concernées ne devrait pas trop poser de problème pour le gouvernement. Ce dernier dispose actuellement de 61 députés regroupés au sein du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). Ce nombre dépasse largement de loin les 42 et les 55 voix favorables exigées respectivement par l’article 71.6 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et 137 de la Constitution béninoise. C’est dire que, sauf cataclysme politique, l’étau se resserre autour des anciens ministres Komi Koutché, Fatouma Amadou Djibril et les députés Atao Mohamed Hinnouho, Idrissou Bako et Valentin Djénontin.
Ce dossier est un test grandeur nature pour les députés du Bmp qui doivent traduire en acte concret leur volonté d’accompagner les actions du chef de l’Etat. L’issue de ce scrutin plein de suspenses témoignera de leur sincérité et de leur fidélité. Mais en clair, le chef de l’Etat qui a échoué à un doigt près pour le projet de révision de la Constitution en 2017, ne se laissera pas aussi faire. Chat échaudé craignant l’eau froide, il prendra certainement toutes les dispositions politiques nécessaires pour éviter des déperditions de voix. Des procurations pourront certainement être arrachées à certains députés Bmp qui pourraient être soupçonnés de faire un double-jeu, une fois seul dans l’isoloir. Puisque le vote est dans les cas ici à bulletin secret.
Les députés et anciens ministres poursuivis, eux aussi, ne resteront pas les bras croisés. Chacun d’eux cherchera à se tirer d'affaire. Ils feront feu de tout bois pour que ne soit atteinte cette majorité absolue de 42 voix favorables contre les députés, et la majorité qualifiée des deux tiers pour les anciens ministres. C’est d’ailleurs encore frais dans les mémoires le cas du député Barthélemy Kassa qui a réussi à faire échec, le 20 août 2015, à la demande de levée de son immunité parlementaire qu’avait formulée le gouvernement. Lequel avait déclenché contre lui une procédure judiciaire pour des actes de malversations financières qu’il aurait commis dans la gestion du programme néerlandais Ppea II, au moment où il était ministre chargé de l’Eau. La procédure avait été rejetée par le Parlement par 45 voix contre et 38 voix pour; ce qui a fait foirer la comparution du député. Les loups ne se mangent pas entre eux, diraient certains. Mais tel sera-t-il encore le sort des présentes saisines de demande de levée d’immunité parlementaire ou de poursuite des anciens ministres épinglés? La suite de la procédure va nous édifier.

Actualités 16 févr. 2018


Visite du Projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou: Patrice Talon satisfait de l’évolution des travaux

Sept mois après le démarrage effectif du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a effectué une première descente sur le terrain pour constater l’avancement des travaux. Après les trois sites qu’il a visités, ce jeudi 15 février, accompagné du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, il s’est dit satisfait de l’évolution du chantier qui sera probablement livré en décembre 2018 au lieu de mars 2019 comme prévu selon les explications des responsables de l’entreprise Bell Sea en charge des travaux.

Le projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou tient à cœur au président de la République, Patrice Talon. Ne voulant plus rester dans les bureaux pour être informé de l’évolution des travaux, il a fait sa première descente sur le chantier hier. Après une visite des trois sites, suivie des explications des responsables de l’entreprise Bell Sea et des cadres du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, en ce qui concerne les sept épis à construire, il est satisfait du niveau actuel du chantier.
« Nous avons été ravis d’accueillir aujourd’hui le chef de l’Etat sur ce chantier. C’est un jour de joie pour nous », se réjouit le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato. Ce sont les résultats qui comptent pour le chef de l’Etat ; c’est pourquoi, il a attendu sept mois après le démarrage des travaux avant de venir voir du concret pour donner des orientations qui s’imposent, explique-t-il.
En avril 2016, rappelle José Tonato, toute la côte était en émoi, en détresse. « Les populations ne savaient pas à quel saint se vouer, elles ne dormaient pas profondément », souligne le ministre en charge du Cadre de vie. Il y avait, dit-il, un déferlement des vagues de la mer. Car, le projet a été laissé dans sa phase 1. « On avait fait des études qui ne correspondaient pas aux problèmes posés », regrette José Tonato qui rappelle également que les épis ont été réalisés, mais que le sable n’a pas été dragué dans les tessons. C’est ainsi que le nouveau gouvernement est monté au créneau, sur les instructions du président de la République. Et en moins de six mois, plus de 40 milliards de francs Cfa ont été mobilisés avec la participation du Bénin à hauteur de 12 % du financement total.

Un taux d’exécution physique de 40 %

A la date d’aujourd’hui, le taux d’exécution physique des travaux est d’environ 40 % avec moins de 30 % de taux d’exécution financière. Pour José Tonato, c’est des épis à construire, c’est le dragage à faire pour recharger la côte afin d’amoindrir l’érosion côtière. Le chef de l’Etat a donné des instructions pour que les parties qui n’ont pas été prises en compte le soient. Autrement dit, construire des épis intermédiaires, puis valoriser également la zone d’Akpakpa Dodomè qui a été libérée par les populations. « Aujourd’hui, ces populations dorment tranquillement, la plage est protégée », se réjouit le ministre en charge du Cadre de vie qui estime qu’il y a de la place maintenant pour faire de l’aménagement balnéaire et pour développer le tourisme balnéaire. Il informe qu’il y a des études complémentaires à faire au niveau de cette zone d’Akakpa Dodomè. Car, l’ambition du gouvernement est de faire dans cette zone, le développement urbain et voir comment développer la promotion immobilière tout en restant inclusif avec les populations en leur proposant des équipements socio-communautaires. C’est un projet qui se déroule très bien, et dont les travaux prendront fin en décembre 2018 au lieu de mars 2019 comme conclu au démarrage en juillet 2017.
Le projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou est un projet qui existait depuis 1960. Et avec la construction du port, il a été révélé que cette partie du Littoral devrait s’éroder. C’est ainsi que le constructeur du port a prévu deux épis pour protéger Cotonou qui ne s’étendait pas au-delà du PK3. Il y avait l’épi de Xwlacodji et l’épi de Siafato.
Aujourd’hui, l’ampleur de l’avancée de la mer a fait qu’au-delà de ces épis, il faut en construire d'autres. D’où ce projet qui prévoit la construction de sept autres épis de la zone d’Akpakpa Dodomè jusqu’au PK11 sur la route de Porto-Novo. Puis d’autres aménagements pour le tourisme?

Actualités 16 févr. 2018


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