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Athiémé: La Jama’at islamique Ahmadiyya tient un camp médical[/caption]Un camp médical a été organisé hier, mardi 13 janvier au Centre de promotion sociale d’Athiémé par la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin. Les opérations sanitaires ont démarré après une cérémonie présidée par le chef missionnaire Ahmad Farooq Rana et le maire de la commune Joseph Anani.
Inscrit dans le cadre d’un vaste programme d’assistance, à l’échelle nationale, aux personnes vulnérables, le camp médical d’hier a permis d’offrir gracieusement des consultations et des médicaments. Les consultations médicales ont porté, notamment, sur les maux d’yeux et quelques autres pathologies. Elles ont été dirigées par le médecin en chef de l’hôpital Ahmadiyya de Porto-Novo, Dr Mahmood
Ahmad Bhunnu, et son équipe qui n’ont pas chômé. Des citoyens d’Athiémé et ceux des communes limitrophes ont effectué massivement le déplacement en vue de bénéficier des soins.
Cette activité humanitaire est une contribution de la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin au développement du pays, a expliqué Ahmad Farooq Rana, président de cette communauté des fidèles de l’Islam. Mais au-delà, ajoutera-t-il, c’est la traduction, dans la vie réelle, de la devise qui caractérise la Jama’at islamique Ahmadiyya à savoir, « l’amour pour tous, la haine pour personne ».
Témoin de l’expression renouvelée de cette devise envers ses administrés, le maire,
Joseph Anani,se confond en remerciements.Il n’a pas manqué de souligner la constance des interventions de la Jama’at islamique Ahmadiyya dans sa commune, en rappelant quelques assistances obtenues,pendant la période des inondations.
A sa suite, le directeur départemental de la Santé, Dr Etienne Hounkonnou, salue l’initiative du camp médical et encourage les responsables de la Jama’at islamique Ahmadiyya. « Votre action conforte la thèse que les problèmes de santé, justifiera-t-il, ne dépendent plus des agents de santé seuls mais de tous ».
Les interventions de la Jama’at islamique Ahmadiyya vont bientôt se densifier et s’ouvrir à toutes les populations du Mono, selon le chef missionnaire
Ahmad FarooqRana. « Dans les prochains jours, annonce-t-il, une clinique mobile dotée de bloc opératoire ophtalmologique sera ici dans le département pour aider ceux d’entre vous qui ont des affections aux yeux, et surtout ceux souffrants de la cataracte ».
Moustapha Idrissou, administrateur du travail: « Le développement passe par une bonne gestion du temps »[/caption]Au Bénin, la gestion du temps reste une obsession. Ce qui porte préjudice à l’économie nationale. Préoccupé par cette situation, l’administrateur du travail à la retraite, Moustapha Idrissou, en appelle à une prise de conscience collective.
La Nation : Comment peut-on définir le temps ?
Moustapha Idrissou : L’homme a senti la nécessité d’instituer, depuis des millénaires, un concept qui lui servirait de guide dans l’immensité de son espace. Au départ, le temps était étroitement lié à l’espace. Selon Paul Claudel, « Le temps est le moyen offert à tout ce qui sera d’être afin de n’être plus ». Pour les Anglo-saxons, ‘’time is money’’ (le temps c’est de l’argent)’’. Chez les philosophes comme Aristote et Einstein, il n’est qu’une mesure de l’espace en fonction d’un mobile. Lamartine et Ronsard pensent plutôt qu’il est une unité autonome dont l’écoulement est incessant et irréversible. Selon Hegel, « L’homme est dans le temps, et le temps n’existe pas en dehors de l’homme ». Par rapport à tout ce qui précède, le temps est intrinsèque à l’homme. Il est un concept étroitement lié à l’existence humaine. Que vous soyez dans l’administration publique ou privée, sa gestion est capitale pour pouvoir obtenir des résultats.
Au Bénin, comment le gère-t-on ?
J’avoue que c’est la catastrophe. Le temps est mal géré, surtout dans l’administration publique. Quand bien même les heures de travail sont connues, certains agents viennent au service à l’heure qu’ils veulent. D’autres ne sont jamais présents à leurs postes. Cherchez à vous enquérir sur leur position et on vous répondra « il s’est levé ». Ils abandonnent le service pour aller vaquer à leurs affaires. Ce sont des manques à gagner pour le pays. Il va falloir réorganiser nos administrations, en tenant compte de la gestion du temps, laquelle est un gage de développement.
En changeant les horaires de travail, y aura-t-il des améliorations ?
Ce n’est pas nouveau. On l’avait déjà expérimenté au temps de la Révolution. Il s’est soldé par un échec. A mon avis, il ne s’agit pas de changer les horaires de travail. La répartition conventionnelle du temps indique qu’une journée est composée de 8 heures de travail, 8 heures pour les loisirs et 8 heures de sommeil. Malheureusement, malgré cette disposition, il y en a qui manquent de temps et sont surchargés par les tâches qu’ils doivent exécuter. Ils ont pris de mauvaises habitudes et manquent de temps parce que ne parvenant pas à le gérer. Ainsi, ils ne savent pas établir leurs priorités, et n’arrivent pas à faire la différence entre l’urgent et l’important. Faisons ensemble un petit exercice en calculant le nombre de jours de travail par an. L’année compte 365 jours. Retranchons les 8 heures de sommeil et les 8 heures consacrées aux loisirs et aux occupations personnelles qu’il faut par jour, soit 244 jours. Il ne reste en réalité que 121 jours pour travailler. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a 52 week-ends dans l’année, soit 104 jours. Ce qui fait concrètement 65 jours de travail. Est-ce qu'au Bénin, nous nous y consacrons effectivement ? Le pire, c’est qu’au niveau des services de l’administration publique, la plupart des agents passent leur temps à participer à des réunions, ateliers et séminaires qui accusent du retard avant de commencer. Ce qu’on oublie, c’est que le temps perdu ne se rattrape pas. L’on en souffre inévitablement.
C’est à croire qu’il existe des maladies liées à la mauvaise gestion du temps ?
Il y a quatre grandes maladies qui vous guettent, lorsque vous gérez mal votre temps. La plus en vue est la ‘’tempsdinite’’. Celui qui en souffre a le sentiment de manquer de temps ou de ne pas en avoir, alors que la liste des tâches qu’il doit accomplir ne cesse de s’allonger. Il doit souvent faire des heures supplémentaires, quitter tard le bureau, et emporter à la maison, au cours des week-ends, de gros dossiers à traiter au grand désespoir de ses proches. L’agent qui a la chronophagie se plaint constamment d’être interrompu dans son travail par ses collègues, ses supérieurs, les visites, les appels téléphoniques et les vendeurs ambulants, s’il n’est pas aux réunions. Il lui faut s’organiser en revoyant son emploi du temps et son agenda. Une autre maladie, c’est la ‘’lifophilie’’ qui oblige à travailler à 200 km à l’heure. Celui qui en souffre, se plaint en fin de journée de n’avoir pas su se consacrer aux priorités, à cause de nombreux imprévus et urgences. Il ne fait que reporter les tâches importantes mais non urgentes à effectuer, à disperser son énergie et à épuiser son entourage. A ces maladies, il faudra ajouter la ‘’ouïte’’ qui laisse transparaître le sentiment qu’un agent est dépossédé de son temps.
Avez-vous un message à délivrer à tous les travailleurs ?
Autant le travail libère l’homme, autant il faut savoir l’accomplir en temps voulu. La nécessité de gérer son temps n’est donc plus à démontrer. Elle s’impose à nous. La réussite appartient à ceux qui se lèvent tôt et ont une bonne notion du temps. La gestion du temps tient une place importante parmi les facteurs qui concourent au développement. Notre pays y gagnerait énormément, à partir du jour où ses travailleurs en prendraient bien conscience?
Société 14 févr. 2018

Les agents de la mairie de Cotonou démarrent une grève d’avertissement de 48 heures ce mercredi 14 février. C’est ce qui ressort de la motion de grève du Syndicat national des agents des collectivités locales du Bénin (Synacob) lue à la cérémonie des couleurs, lundi 12 février dernier et déposée au cabinet du maire. Le syndicat invite ses militants à aller en grève pour exiger de meilleures conditions de travail.
Selon le secrétaire général du Synacob, Nicaisio Sego, c’est l'inesxistence du cadre de concertation et de dialogue avec les autorités municipales que son groupe a décidé d’aller en grève. Il estime que c’est cette situation qui a entrainé la dégradation des conditions de vie et de travail des agents à la mairie de Cotonou. Ainsi, il exige l’arrêt immédiat de ce qu’il appelle « la politique de deux poids deux mesures en ce qui concerne la notification des lettres de fin de contrat aux retraités improductifs et budgétivores de la mairie et le départ pur et simple sans préavis et sans condition de tous le retraités de l’administration municipale, l’apurement de la dette envers la Bsic afin de permettre aux agents d’escompter leurs titres. Aussi, réclame-t-il le paiement de tous les titres venus à échéance, le paiement des arriérés de prime et de dotation en carburant, l’autorisation de prise en charge sanitaire due aux retraités, le rétablissement de la couverture sanitaire due au personnel et aux retraités.
Un chapelet de revendications que partagent les trois syndicats de cette mairie, même si le Syndicat des agents territoriaux du Littoral (Synatel) et le Syndicat national des travailleurs de l’administration territoriale du Bénin (Synatrat/Bénin) pensent épuiser toutes les voies de recours avant de lancer leur mouvement de débrayage les jours à venir. Justin Akandjona, secrétaire général adjoint du Synatel, pense que la motion du Synacob viole l’article 50 des 2015-18 portant statut général de la Fonction publique en République du Bénin qui stipule la notification préalable des mouvements de grève avant leur lancement. Rencontré ce mardi, le secrétaire général de Synacob, Nicaisio Sego dit avoir satisfait cette exigence en cours de journée. Il rassure les travailleurs que toutes les dispositions ont été prises afin que cette grève se déroule suivant les lois en vigueur au Bénin.
Christian HOUNONGBE (Stag.)
Société 14 févr. 2018

Le 6ème bataillon interarmes de Natitingou a vu installé ce matin son nouveau commandant. Après quatorze mois à sa tête le commandant Kokou Célestin Agoligan Tometin passe le commandement au capitaine Sosthène Chaou. Promu commandant de ce bataillon depuis le 1er février dernier il a été officiellement installé dans ses fonctions comme l'exige la tradition militaire sous l'égide du colonel Fructueux Gbaguidi, chef d'état-major de l'armée de terre. « Officiers, sous-officiers, militaires du rang du 6ème bataillon interarmes, vous reconnaîtrez désormais pour votre chef, le capitaine Chaou Sosthène ici présent et vous lui obéirez en tout ce qu'il vous commandera pour le bien du service, l'exécution des règlements militaires, l'observation des lois pour le succès des armes du Bénin », a indiqué le chef d'état-major de l'armée de terre à l'endroit de la troupe au camp militaire Kaba de Natitingou.
Politique 13 févr. 2018

La communauté internationale célèbre, ce mardi 13 février, la septième édition de la Journée mondiale de la radio (Jmr) placée cette année sous le thème « Radio et sports ». A l’occasion, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, adresse un message d’encouragement aux acteurs de la radio en général et ceux des radios communautaires en particulier. Elle conçoit la radio comme un outil de promotion de la démocratie et de la diversité comme force de dialogue, et ainsi un instrument pouvant « aider à combattre les stéréotypes racistes, xénophobes, de haine, de violence et de conflits inutiles ».
Ce mardi 13 février 2018, le monde entier, sous l’égide de l’Unesco, célèbre la 7e édition de la journée Mondiale de la radio.
Je voudrais saisir cette occasion pour saluer et féliciter une fois encore les professionnels des médias de mon pays, notamment ceux de radio qui sont à l’honneur aujourd’hui. Ils le méritent de ma part en fonction de leur rôle dans l’œuvre de construction de la démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays. Mieux, ils contribuent par leurs émissions et messages à faire régner la stabilité et la concorde dans notre pays. C’est pourquoi, je voudrais me réjouir du thème retenu par l’Unesco pour célébrer la journée, à savoir « Radio et sports ».
Par ce thème, je pense que l’Unesco veut mettre en relief les valeurs du sport et inviter à les prendre en exemple pour la construction de nos nations. Comme l’a si bien dit la Directrice Générale de l’Unesco elle-même, la radio est un levier formidable pour transmettre l’enthousiasme des rencontres sportives. C’est aussi, le moyen de véhiculer les valeurs de fair-play et d’égalité dans le sport.
Je voudrais ajouter à cette lecture pertinente de la Directrice générale de l’Unesco, que la radio permet de véhiculer les valeurs de l’esprit d’équipe. Mieux, elle peut aider à combattre les stéréotypes racistes, xénophobes, de haine, de violence et de conflits inutiles. La radio est donc une chance de faire vivre la diversité, comme une force de dialogue.
La radio joue ainsi un rôle précieux dans la construction de la démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays. J’invite les professionnels de radio à en prendre davantage conscience afin de le jouer à fond avec tout le professionnalisme et la rigueur déontologique. A cet effet, je les appelle, une fois encore, à s’approprier, entre autres, le Code de l’information et de la communication en République du Bénin, la loi organique de la Haac et le Code de déontologie de la presse béninoise.
Je m’en voudrais de ne pas saluer les professionnels des radios communautaires et associatives dont les programmes et les émissions axés sur les réalités de nos localités respectives contribuent à forger chez les populations à la base, l’esprit de citoyenneté et le réflexe de participer réellement à la démocratie à la base. Ceux-ci ont fait l’option de différer la célébration au 20 février 2018, le temps pour eux de s’organiser, au sein de leur faîtière, la Fercab, pour diffuser de façon synchronisée sur la quarantaine de radios qu’elle compte, des émissions en langues nationales et en français.
Je saisis cette occasion pour saluer toute la presse béninoise, toutes catégories confondues, saluer la Haac, les bureaux des associations faîtières qui conjuguent leurs efforts pour une bonne gestion du secteur.
Le gouvernement et son chef, M. Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat et chef du gouvernement, sont pleinement conscients de la place de la presse dans la construction de notre nation et sont déterminés à lui apporter toute l’attention qu’elle mérite. C’est pourquoi, toutes les énergies sont concentrées sur les mutations technologiques en cours et dont le socle est le numérique qui permettra de « passer tout au numérique ».
C’est sur ces mots que je voudrais vous souhaiter, une fois encore, bonne fête et bonne réflexion.
Vive la presse béninoise
au service de la paix et du développement
Vive la démocratie,
Je vous remercie.
Aurélie I. Adam Soulé
ZOUMAROU

Le directeur de l’Energie de la Cédéao, Dabiré Bayaornibé a procédé, ce lundi 12 février à Cotonou, au lancement du programme régional ‘’Promotion d’un marché d’électricité respectueux du climat dans la région Cédéao’’ (Promerc). Le programme est cofinancé par le gouvernement allemand et l’Union européenne à travers le projet « Amélioration de la gouvernance du secteur des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en Afrique de l’Ouest (Agoseree-Ao) ».
Le programme régional ‘’Promotion d’un marché d’électricité respectueux du climat dans la région Cédéao (Promerc), ambitionne d’aider les pays d’Afrique de l’Ouest à accéder à l’énergie propre. Un atelier y consacré, les 12 et 13 février, permet d’élaborer la feuille de route du marché régional de l’électricité tout en contribuant à l’amélioration du bien-être des populations et de l’économie des pays membres.
Selon le président de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la Cédéao (Arrec), Honoré Bloger, le Promerc « vise l’amélioration des pré-conditions clés pour un marché régional d’électricité respectueux du climat en Afrique de l’Ouest ».
Le communiqué de presse relatif au lancement dudit programme renseigne que le manque d’approvisionnement en électricité continue d’être un obstacle au développement en Afrique de l’Ouest. « En 2016, un peu moins de 60 000 gigawatt heures (Gwh) d’électricité ont pu être fournis, dont 8,9 % étaient transfrontaliers. Environ 90 % des sources d’énergie fossile ont été utilisées pour produire de l’électricité et environ 10 % seulement de l’électricité proviennent de grandes centrales hydroélectriques », détaille le document.
D’où le soutien du gouvernement allemand à travers l’appui technique de la Giz et l’appui financier du Deutsche Kreditanstaltfür Wiederaufbau (Kfw) pour combler les fossés et renforcer les acquis en matière d’énergie en Afrique de l’Ouest, en vue de la réussite du Promerc qui durera trois ans.
Le secrétaire général du Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa), Appolinaire Ki Siengui, décerne un satisfecit à l’Allemagne pour son soutien constant à l’endroit de la Cédéao dans le cadre de la mise en œuvre du marché d’électricité.
Le Promerc fait suite au programme régional « Promotion d’une interconnexion d’échange d’énergie respectueuse du climat en Afrique de l’Ouest » qui a enregistré des progrès significatifs en faveur des pays de la sous-région et qui justifie l’arrivée du Promerc. Entre autres résultats, le chargé de programme à la Giz, Assani Dahouenon, souligne l’accompagnement de l’institution aux producteurs qui s’impliquent dans les énergies renouvelables dans l’espace communautaire et l’accompagnement du marché sous-régional.
Energie et développement économique
La Giz est un soutien de taille aux Etats ouest-africains. Pour le représentant de l’ambassade de l’Allemagne près le Bénin, Günter Sohr, depuis 2013, l’engagement continue de l’Allemagne à soutenir les initiatives de la Cédéao en vue de l’amélioration de la situation énergétique dans la sous-région est manifeste. En promouvant le marché régional d’électricité, développe-t-il, le pays soutient également le développement économique et la protection du climat dans la région. Le Promerc traduit sa contribution à l’extension des énergies renouvelables et à la promotion de l’emploi, à travers la lutte contre la pauvreté, poursuit-il.
Pour 2018, l’accompagnement de l’Allemagne devrait permettre d’achever le processus d’achèvement des documents de fonctionnement du marché régional d’électricité.
Sur le plan énergétique, le défi pour les Etats de la Cédéao concerne l’augmentation de la production de l’électricité à partir des sources d’énergies renouvelables, la réduction des émissions du CO2, et la mise en place d’un cadre réglementaire pour le marché régional d’électricité. Le Promerc aidera à relever ces défis.
Il s’articule autour de trois axes. Le premier est relatif à la promotion des énergies renouvelables. Le deuxième est lié à la promotion de l’efficacité énergétique et le troisième s’intéresse au marché régional d’électricité et de développement des capacités.
Le Promerc bénéficie également de l’appui de l’Ue à travers le projet « Amélioration de la gouvernance du secteur des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en Afrique de l’Ouest (Agoseree-Ao) ». Il couvre les activités relatives au développement des corridors d’énergie propre à la création d’un environnement propice pour les énergies renouvelables raccordées au réseau, aux normes d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique ainsi que l’électrification rurale à partir des sources d’énergies renouvelables?

La défécation à l’air libre et beaucoup plus l’urine dans les mêmes conditions à Cotonou et au Bénin sont sources de nuisances, de pollution de l’environnement et entraînent des pertes en vies humaines.
Carrefour Gbèdjromèdé dit ‘’16 ampoules’’, dans le prolongement de la rue venant de l’Etoile rouge. Difficile de respirer en passant sans se pincer les narines, tant l’odeur de l’urine repousse. Le caniveau et ses abords ont été transformés en urinoir public. Les endroits pareils sont légion dans la ville de Cotonou et l’intérieur du pays où on ne peut pas respirer sans suffoquer. Notamment à Gbégamey, non loin de la gare et en descendant du passage à niveau de Houeyiho. Cette situation n’est pas sans conséquences sur la santé des citoyens.
Pour le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Dr Lucien Toko, qui intervenait lors de la célébration du premier village ayant atteint l’état de Fin de défécation à l’air libre (Fdal) organisée par le Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et des pratiques d’hygiène en milieu rural (Paphyr) à Alétan dans la commune de Bantè, le mardi 11 avril 2017, la défécation à l’air libre constitue l’une des causes de la dégradation des conditions sanitaires des populations. Elle favorise non seulement l’émergence des maladies infectieuses et parasitaires, mais accroît également le taux de morbidité et de mortalité.
Dr Lucien Toko souligne également que 90 % des maladies chroniques dont souffrent les populations, notamment celles rurales, proviennent de la défécation à l’air libre et des mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement de base.
Dans les zones peuplées, la contamination de l'eau par les matières fécales est à l'origine des problèmes de santé publique.
L'élimination de la défécation en plein air est l'objectif principal de l'amélioration de l’assainissement à l'échelle mondiale et l’un des indicateurs principaux de suivi des objectifs de développement durable.
Même si des toilettes sont disponibles dans de nombreuses régions du monde, certaines personnes ont encore besoin d’être convaincues d’utiliser les toilettes pour abandonner la défécation en plein air. Par conséquent, la nécessité d’un changement de comportement est essentielle, en parallèle à la mise à disposition de toilettes adaptées aux utilisateurs.
La pratique de la défécation à l'air libre peut être liée à des facteurs culturels traditionnels, au manque de toilettes, ou aux deux.
L’extrême pauvreté et le manque d’assainissement sont statistiquement liés. L’élimination de la défécation en plein air fait partie intégrante du processus de développement.
Une forte prévalence de défécation à l’air libre est généralement corrélée avec une forte mortalité infantile ou juvénile, des niveaux élevés de dénutrition, de pauvreté et de grandes disparités entre les riches et les pauvres.
En termes de conséquences de la défécation à l’air libre, les données fournies par l’Unicef sont sans appel. « Près de 500 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour en Afrique subsaharienne à cause des maladies diarrhéiques imputables au manque de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène, (soit environ 180 000 par an).
Arrêter la défécation à l’air libre permet de sauver des vies humaines, d’assurer la sécurité des femmes, mais aussi, d’économiser les frais médicaux prohibitifs auxquels chaque ménage fait face pour soigner les enfants ou la famille.
Il importe que les autorités prévoient des ouvrages d’assainissement ou encouragent leur installation pour épargner aux populations les pertes liées à cette mauvaise pratique.

Des hectares de zones humides disparaissent chaque année dans les communes du Grand Nokoué au profit des maisons d’habitation. Il s’ensuit une dégradation avancée de ses écosystèmes en violation des lois en vigueur.
Sur la route Inter-Etats Cotonou-Niamey, à hauteur de Djonou dans l’arrondissement de Godomey, des maisons d’habitation s’étalent à perte de vue le long du lac Nokoué. Une véritable cité se crée au détriment des zones humides dans les nouveaux quartiers comme Togoudo, Sèdomey, Womey dans l’arrondissement de Godomey et Tokpa-Zoungo dans l’arrondissement d’Abomey-Calavi. L’écosystème caractérisé par la présence d’eau de façon permanente ou temporaire disparaît au profit de nombreuses maisons érigées en matériaux définitifs. « Le long du lac Nokoué, de la lagune de Cotonou et de Porto-Novo,les populations ont aménagé les zones humides par remblayage pour y construire des maisons », se désole l’écologiste Maximin Djondo, directeur de Benin environment and Education Society (Bees) Ong.
Selon lui, des hectares de zones humides disparaissent chaque année au profit des cités. On observe le développement de l’agglomération le long des plages de Cotonou, de Sème-Kpodji et de Ouidah avec des villas cossues.
« Le phénomène est surtout observé dans les villes à façade maritime coincée entre l’océan Atlantique et la lagune comme Cotonou, Sèmè-Kpodji, Porto-Novo, Abomey-Calavi », a-t-il ajouté. Dans les quartiers au nord de Cotonou notamment aux 2e, 3e, 6e, 9e, 12e, et 13e arrondissements, des immeubles sont construits le long des berges, des cours d’eau et le long des plages.
D’après la Délégation à l’aménagement du territoire (Dat), l’accroissement des agglomérations s’est fait au détriment des zones marécageuses qui ont connu une forte pression ces dix dernières années dans toutes les communes du Grand-Nokoué.
Ainsi, les zones marécageuses ont perdu 7 % de superficie à Cotonou, 12 % dans la commune d’Abomey-Calavi. A Sème-Kpodji, ces zones ont reculé de 9%, avec l’extension des villages d’Ekpè et de Djeffa, selon les données de la Dat.
Henri Totin, président de Jeunesse et emplois verts pour une économie verte (Jevev Ong), s’indigne de la situation dans la Vallée, en particulier à Dangbo où les zones humides sont morcelées et bradées par endroits. « Je me désole du bradage qui s’opère dans ces milieux qui se dégradent au fil des années », indique-t-il.
Dans la commune de Ouidah, la destruction de la mangrove s’observe sur le site Ramsar 1017, malgré les recommandations du gouvernement qui a réitéré, en Conseil des ministres du 26 octobre 2016, l’interdiction de la destruction des palétuviers dans les écosystèmes humides et d’abattage des cocotiers dans la zone littorale.
D’ailleurs, certaines femmes destructrices des mangroves ont été arrêtées le 1er février dernier, veille de la célébration de la journée internationale des zones humides à Ouidah.
D’après le rapport de la Délégation à l’aménagement du territoire (Dat) sur le dynamisme et l’attractivité des territoires au Bénin, la forte pression exercée sur les zones marécageuses conduit à la parcellisation des zones inondables et des berges du chenal et du lac Nokoué, ce qui a pour inconvénients de nombreuses difficultés d’aménagement et d’assainissement des sites, des atteintes portées à la santé et au bien-être des populations, l’insécurité résidentielle et immobilière et la limitation des investissements urbains.
Maximin Djondo attire l’attention des autorités sur le fait que toutes les zones humides des communes perdent progressivement leur fonction écologique du fait des activités humaines et en absence du respect des plans d’aménagement des communes.
Signataire de la Convention depuis le 24 mai 2000, le Bénin dispose actuellement de quatre sites inscrits sur la liste des zones humides d’importance internationale (Sites Ramsar). En marge de la célébration de la Journée internationale des zones humides, le 2 février dernier, les Organisations de la société civile, membres du Forum biodiversité ont interpellé les autorités béninoises sur la protection desdits sites. Ce sont elles seules qui font des actions en faveur de la protection de ces zones humides.
Des risques de déguerpissements futurs
En violation de l’article 264 du Code foncier domanial en République du Bénin, des milliers de Béninois continuent de s’installer dans les zones humides reconnues comme étant impropres à l’habitation. Car, selon la Dat, dans ces espaces qui sont du domaine public de l’Etat, il ne s’agit pas d’organiser l’habitat spontané mais de déplacer les populations. Ce que la collectivité n’est pas en mesure d’assumer financièrement ni socialement. Henri Totin dénonce l’ignorance des autorités communales et locales qui ne s’intéressent pas à ces écosystèmes à valeurs économiques. « Plusieurs élus locaux ou communaux ignorent les lois qui régissent la protection de ces dernières », a-t-il fait remarquer. Selon lui, des zones humides dépendent de nombreuses activités économiques comme l’aquaculture, la pêche, la production d’osier, de sel, le tourisme. Autant d’activités qui, si elles sont bien pratiquées, ne nuisent absolument pas aux zones humides mais au contraire les mettent en valeur et les rentabilisent.
Maximin Djondo, prévient des risques des pressions anthropiques sur les zones humides.
Selon le rapport sur le dynamisme et l'attractivité des territoires au Bénin, la dégradation des zones humides peut entraîner le réchauffement climatique et un phénomène de la montée des eaux lagunaires va s’observer, mettant en péril des habitations des quartiers qui y ont été aménagées par remblayage spontané des riverains. Il invite les pouvoirs publics à être attentifs sur le respect du Code foncier et domanial qui fait de ces zones, des espaces impropres à l’habitation. « Il s’agira par exemple de surveiller l’évolution de ces zones, en signalant leur inconstructibilité par des panneaux et en suivant de près les opérations de lotissement », a-t-il proposé. Les populations courent donc des risques de déguerpissement de ces zones au cas où les pouvoirs publics vont décider de restaurer ces espaces.
L’article 264 du Code foncier et domanial
Aux termes de l’article 264 du Code foncier domanial, les zones ci-après sont impropres à l’habitation : le rivage de la mer jusqu’à la limite des plus hautes marées ainsi qu’une zone de 100 mètres à partir de cette limite, les cours d’eau navigables ou flottables dans la limite déterminée par les eaux coulant à plein bord avant de déborder, ainsi qu’une zone de passage de 25 mètres de large à partir de ces limites sur chaque rive et sur chacun des bords des îles ; les lacs, étangs et lagunes dans les limites déterminées par le niveau des plus hautes eaux avant débordement avec une zone de passage de 25 mètres de large à partir de ces limites sur chaque rive extérieure et sur chacun des bords des îles ; les terres et zones inondables, marécageuses ou mouvantes.
Environnement 13 févr. 2018

La proposition de loi portant sur la transhumance pastorale est au cœur d’un séminaire parlementaire ce mardi 13 février. Les travaux, initialement prévus pour se tenir à Bohicon, auront finalement lieu à l’hémicycle. Il s’agira pour les députés de s’imprégner des dispositions de cette proposition de loi initiée, le 21 novembre 2017, par leurs collègues Robert Gbian et Eric Houndété, pour pouvoir l’examiner et la voter en toute connaissance de cause.
Composé de 103 articles répartis en neuf titres, le texte vise à régir le phénomène de la transhumance pastorale, faisant l’objet d’affrontements cycliques sanglants entre éleveurs et agriculteurs. Il détermine les règles et les principes fondamentaux applicables en matière de pastoralisme aux fins d’en faire un outil de développement durable au Bénin. En effet, le texte, s’il arrivait à être adopté, permettra d’instaurer un cadre légal moderne et actuel pour le pastoralisme au Bénin. L’initiative de cette proposition de loi, selon ses initiateurs à travers l’exposé des motifs, découle de la nécessité de lutter efficacement et de manière globale contre les nombreux défis auxquels sont confrontées les communautés pastorales. Ce cadre légal définit les orientations, les principes et les modalités pour combiner tous les éléments essentiels nécessaires à une meilleure compréhension des questions pastorales. Lequel renforcera la législation en cours, notamment la loi n° 87-013 du 21 septembre 1987 portant réglementation de la vaine pâture, de la garde des animaux et de la transhumance, caduque et obsolète depuis des années et ne permettant plus de régler les problèmes du pastoralisme.
La loi n° 2013-01 du 14 août 2013 portant code foncier et domanial en République du Bénin ne règle pas clairement la question essentielle de l’accès aux ressources pastorales. Loin d’apaiser la méfiance des propriétaires d’exploitations familiales pastorales, elle suscite des inquiétudes quant à son application, relèvent les députés Robert Gbian et Eric Houndété dans leurs motivations. C’est donc dans ce cadre qu’ils ont décidé de conjuguer leurs efforts pour corriger les insuffisances de l’arsenal juridique en vigueur dans le secteur du pastoralisme à travers l’initiative de la proposition de loi, afin d’apporter une solution durable aux problèmes qui minent le domaine pastoral au Bénin surtout du fait de l’absence d’une réglementation sur l’utilisation des ressources pastorales adaptées.
Le séminaire de ce mardi sera donc d’une grande utilité pour aguerrir les députés sur la pertinence des dispositions de ce texte très attendu en raison des conflits souvent sanglants entre agriculteurs et éleveurs.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 13 févr. 2018

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo a reçu, vendredi 9 février dernier, la visite d’une délégation de « SOS Civisme Bénin » dirigée par Aboubakar Koto Yérima. Au menu des échanges, les mouvements sociaux, les mutuelles de santé et la pertinence de prise en charge du mouvement mutualiste dans la législation au Bénin.
Dans le cadre de la promotion de la citoyenneté responsable auprès des jeunes du Bénin, les membres de « SOS Civisme Bénin » ont initié un projet dénommé « Osons citoyens ». Pour atteindre les objectifs de ce projet, un groupe de 70 jeunes organise très prochainement des visites auprès des institutions de notre pays. Pendant deux jours, ces jeunes auront, non seulement à découvrir les institutions républicaines, mais aussi à discuter avec les responsables desdites institutions.
Selon le porte-parole de « SOS Civisme Bénin », Aboubakar Koto Yérima, cette visite au président de la Cour constitutionnelle vise à baliser le chemin à ces jeunes qui projettent leurs visites pour les congés de la fin de second trimestre annoncés pour fin avril prochain. A cet effet, la délégation est allée, recueillir l’accord de principe du président de la Cour constitutionnelle avec qui elle a aussi discuté de l’organisation pratique de ces visites.
Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, rapporte-t-il, a accueilli favorablement l’initiative, soulignant qu’il est temps « de renouveler la citoyenneté et de la renforcer au niveau de notre société en général et plus particulièrement auprès de la jeunesse ». Après avoir donné son accord de principe, le président de la Cour constitutionnelle a promis de donner des instructions auprès de son administration afin que de manière pratique l’organisation ne souffre d’aucune peine?
Actualités 12 févr. 2018