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Nouvelles

Tournoi de tennis de table “Coupe du printemps chinois”: Le Bénin termine deuxième avec dix médailles

Le Centre culturel chinois en collaboration avec la Fédération béninoise de tennis de table (Fbtt) a organise, samedi 10 février dernier, un tournoi international de tennis de table dénommé “Coupe du printemps chinois” au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. A l’issue de la compétition, les pongistes béninois occupent la deuxième place avec dix médailles derrière le Nigeria.

Le Tournoi international de tennis de table “Coupe du printemps chinois” s’est déroulé samedi dernier au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. Cette compétition à laquelle ont pris part des délégations venues du Togo, de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Ghana, du Nigeria, de la Russie, de la Chine et de l’Espagne, a été organisé dans le cadre des festivités du Nouvel an chinois. A cette occasion, Ferdinand Sounou, président de la Fédération de tennis de table, a remercié tous les efforts de la Chine aux côtés du Bénin dans le secteur de la culture et du tourisme. Selon lui, ce tournoi offre une grande opportunité aux pongistes qui vont rivaliser d'ardeur autour de leur discipline. Le directeur du Centre culturel chinois et président du Comité d'organisation du festival, Wei Jun, s'est réjoui du développement du tennis de table au Bénin. Selon lui, cette compétition consolide non seulement l’amitié entre les pays mais aussi permet aux pongistes de se préparer pour d’autres tournois au plan international. Pour le bon déroulement de la compétition, il a invité les athlètes au fairplay et les arbitres à l’impartialité «L'amitié d'abord, la compétition ensuite », a-t-il souhaité. Le directeur de cabinet du ministre en charge des Sports, Ernest Guillaume Sossou, a salué la sollicitude constante de la Chine et son soutien au tennis de table au Bénin. 

Après la cérémonie d’ouverture qui a connu le défilé des nations présentes, s’ensuit la compétition. Ainsi, dans la catégorie des moins de 15 ans, comme celle des moins de 21 ans (filles et garçons), c’est le Nigeria qui s’est taillé la part du lion en remportant 5 des 6 médailles d’or de la compétition.
Dans la catégorie des seniors, le Bénin a tenu tête au voisin de l’Est en s’adjugeant la médaille d’or et celle d’argent par le biais des pongistes Sanyalu Niyi et Amoussa Alvaro. Le Béninois King Amadji et Immaculée Quenum ont remporté respectivement, dans la catégorie des moins 15 ans chez les garçons, moins 21 ans chez les filles, la médaille d’argent après leur défaite en finale face aux Nigérians Jamiu Ayanwalé et Akadiri Zadiath.
Le Bénin va s’illustrer également dans les autres catégories en gagnant 6 médailles de bronze. Ce qui fait au total dix médailles pour le Bénin dont un en or, trois d’argent et 6 en bronze. Plusieurs trophées et enveloppes financières ont été distribués pour récompenser les meilleurs pongistes. Ainsi, les premiers des moins de 15 ans ont droit à 100 000 francs Cfa, les deuxièmes à 75 000 francs et les troisièmes à 50 000 de même que les quatrièmes. Au niveau des moins de 21 ans, les premiers ont droit à 110 000 F Cfa, les deuxièmes 80 000 F Cfa, les troisièmes et quatrièmes 55 000 F Cfa.
Pour les seniors, les enveloppes varient de 150 000 francs à 75 000 francs.
Au terme du tournoi, le Nigeria rafle 5 médailles d’or et une médaille de bronze. Le Bénin prend la deuxième place avec 10 médailles dont une en or, trois en argent et 6 en bronze.
Le Togo et la Côte d’Ivoire finissent troisième et quatrième de la compétition avec respectivement quatre et trois médailles?

Sports 12 févr. 2018


Présentation de vœux au Mesb à Sakété: François Abiola bat le rappel de troupe pour 2019

Le Mouvement espoir du Bénin (Mesb) a sacrifié, samedi 10 février dernier, à la tradition de présentation de vœux du Nouvel an. A l’occasion, le président du parti, François Abiola, a invité les militants à se mettre en ordre de bataille en vue de préparer les élections législatives de 2019.

Le Mouvement espoir  du Bénin (Mesb) sera dans le starting-block des élections législatives de 2019. Cette ambition a été clairement affirmée lors de la cérémonie de présentation des vœux du Nouvel an de cette formation politique, samedi dernier à Sakété. 

Pour l’ancien vice-premier ministre, François Abiola, président du Mesb, l’un des défis du parti au cours de cette année 2018 sera son affirmation sur l’échiquier politique national seul ou dans une grande alliance capable de gagner les élections législatives de 2019. Il n’exclut pas la possibilité d’aller en alliance avec la « Coalition Bénin en route » qui s’est fait représenter aux assises par une forte délégation et dont le porte-parole, Frank Kpokpohou, courtisait déjà le parti pour faire son entrée au sein de ce vaste regroupement politique pour des victoires plus grandes aux législatives. Le président François Abiola loue cet appel de pied de la « Coalition Bénin en route » soutenant le chef de l’Etat, Patrice Talon. Mais il ne donne pas son accord formel pour faire intégrer le Mesb dans cette coalition. Il juge utile de permettre au temps de faire ses œuvres pour l’approfondissement des discussions politiques dans l’intérêt de tous.
L’ancien vice-premier ministre invite ses militants à se mettre en ordre de bataille pour permettre au parti de bien affronter ces joutes électorales. Le Mesb annonce la poursuite, cette année, de l’installation des structures de base du parti à travers tout le pays et principalement dans la vingtième circonscription électorale regroupant les communes d’Ifangni, d’Adja-Ouèrè et de Sakété.
François Abiola soutient par ailleurs la réforme en cours pour l’assainissement du système partisan avec un financement public des partis politiques et lutter contre la transhumance favorisant l’émiettement et la prolifération des formations politiques. Aussi, le président du Mesb condamne-t-il les dérives du multipartisme intégral en cours au Bénin depuis la Conférence nationale des forces vives de février 1990. « ..Je ne sais pas s’il faut aller loin pour trouver dans un quartier, un monsieur X qui ne parle pas avec un monsieur X à cause de ce que nous appelons parti politique. Moi je serai candidat aux élections législatives et j’interdis d’aller vers celui-là qui sera aussi candidat aux mêmes élections législatives », s’indigne l’ancien vice-premier ministre. « Est-ce que c’est cela le militantisme ? Est-ce que c’est ça un parti politique ? », s’interroge le président du Mesb invitant à combattre les partis politiques et les militants à combattre l’exclusion et la négation de l’épanouissement de l’homme. « Nous devons être tolérants, nous devons avoir le sens de la solidarité. Nous devons accepter de vivre ensemble, insiste François Abiola. Raison pour laquelle, selon lui, lors du congrès du parti, les 9 et 10 décembre 2016 à Sakété, le Mesb a décidé d’incarner les valeurs du centre que sont notamment l’humanisme, la non exclusion, la tolérance et la solidarité.
Le secrétaire général du parti, Latifou Lagnika, salue les efforts du président du Mesb à travers ses nombreuses sorties médiatiques et prises de position pour donner de la voix et situer l’opinion nationale et internationale sur la position du parti sur divers sujets t’actualité nationale. Ces activités de haute portée politique témoignent, selon lui, à n’en point douter de la vitalité du Mesb et de l’accomplissement de la mission essentielle dévolue aux partis politiques, celle de l’animation de la vie politique de toute nation. Les mêmes félicitations ont été partagées par la représentante des femmes, Soubadath Latoundji, et le porte-parole des jeunes, Gilbert Ogoudélé, qui se disent prêts à mouiller le maillot pour relever les défis du parti en 2018 et 2019.
Il faut signaler que la cérémonie a commencé par une séance de prière pour le repos de l’âme de l’ancien ministre Rafiatou Karimou, digne fille de Sakété, qui aurait beaucoup contribué au développement de cette commune?

Actualités 12 févr. 2018


Carnet noir: Décès du marabout Mohammed Cissé

Le célèbre marabout d'origine malienne Mohammed Amadou Cissé n'est plus. Celui qui a été pendant les années de la Révolution, ministre occulte du président Mathieu Kérékou et impliqué dans plusieurs dossiers de malversations et de détournement de deniers publics a tiré sa révérence.

Condamné à une peine d'emprisonnement de dix ans et d'interdiction de séjour pendant 20 ans au Bénin pour répondre de ses crimes, l'homme responsable de la faillite de nombreuses banques du pays, libéré le 8 juin 2001 sur ordonnance de la Cour suprême, s'est définitivement retiré de la scène.

 
Politique 11 févr. 2018


Crise à Wémèxwé: Seule l'aile dissidente a signé le protocole d'accord

La fin de la crise autour de l’association Wémèxwé n’est pas apparemment pour demain. La réconciliation des deux camps en conflit entreprise par le médiateur de la République semble être un coup d’épée dans l’eau. Et pour cause !

Le consensus retrouvé jeudi 7 février dernier entre les deux ailes en conflit et devant conduire à la signature du protocole d’accord, après deux journées de médiation sous l’égide du médiateur de la République, est en passe de voler en éclats. Seule l’aile dissidente a répondu, vendredi 9 février dernier, au rendez-vous du médiateur de la République pour signer le document d’accord. Le camp de la coordination générale n’a pas effectué le déplacement. Il s’est fait jusque-là désirer alors que les deux ailes étaient toutes attendues pour ce vendredi 9 février à 10h pour la signature du protocole d’accord qui remet chaque camp en confiance. Le médiateur de la République qui a conduit les négociations ne désespère pas. A la faveur d’un point de presse qu’il a animé quelques instants après la signature du protocole d’accord par Wassi Yessoufou, président du collectif des dissidents, Joseph Gnonlonfoun dit garder l’espoir que l’aile de la coordination générale viendra, à son tour aussi, apposer sa signature au bas du document pour la résolution définitive de cette crise. « Pour moi le problème de la vallée de l’Ouémé est le problème du Bénin tout entier »,  souligne le médiateur de la République. Raison pour laquelle il a favorablement accueilli la requête d’un citoyen l’invitant à offrir ses bons offices pour réconcilier les deux parties. Et ceci, bien que cela ne fasse pas partie des attributions directes et institutionnelles du médiateur de la République. Selon Joseph Gnonlonfoun, les deux journées de négociations, des mardi 6 et jeudi 7 février auront été un succès. Elles ont permis d’aplanir les divergences et les sujets qui fâchent les uns et les autres. Des concessions ont été faites de part et d’autre pour un retour à la normale de la situation, souligne le médiateur de la République. Les questions de tissus de la fête, de relecture des textes de l’association, de reddition de compte, de dédommagement et de réparation de certains préjudices financiers subis par l’aile dissidente qui a imprimé, lors de l’édition 2017 de la fête, un tissu parallèle pour concurrencer celui de l’aile de la coordination générale ont été décortiquées avec succès. Les conclusions ont été retracées dans le protocole d’accord qui a sanctionné les travaux. Un comité a été mis sur pied pour faciliter la mise en œuvre des accords et organiser un congrès extraordinaire après la 9e édition de la fête prévue pour avoir lieu du 21 au 25 février prochain à Adjohoun. Ce comité est placé sous l’égide du médiateur de la République chargé de superviser l’exécution diligente du protocole d’accord qui reste toujours ouvert à l’aile d’Antoine Bonou dont la signature est attendue. Pour l’heure, tout le monde a les yeux rivés sur le camp de la coordination générale pour prouver sa bonne foi à voir finir cette crise qui aura trop duré. Que va-t-il se passer si cette dernière ne signe pas le protocole d’accord ? Le juge avisera pour la suite, alerte l’aile dissidente.

Actualités 10 févr. 2018


Sport: Energie Fc au charbon samedi face à Hafia Football Club de Conakry

Energie Football club de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) reçoit, ce samedi 10 février, en match aller des préliminaires de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Cotonou, l’équipe guinéenne Hafia Fc de Conakry.

Cette dernière est déjà à Cotonou par vol spécial depuis hier soir avec un groupe de 21 joueurs. Pour ce grand retour sur la scène footballistique africaine, deux absences de taille sont à signaler dans l’effectif de Mandjou Diallo. Il s’agit de Jean Mousté et de Naby Camara qui ne disputeront pas le match de Cotonou. L’entraîneur Mandjou Diallo qui espérait récupérer Jean Mousté blessé depuis quelques semaines, a fini par déchanter. Le milieu de terrain guinéen qui a repris les entraînements n’a pas effectué le déplacement de Cotonou.
Quant à Naby Camara, il est forfait pour le match mais présent dans le groupe. Le défenseur du Hafia n’a pas été qualifié suite à une erreur administrative. La Fédération guinéenne de football et le Hafia se rejettent la responsabilité de ce manquement. Cette rencontre est primordiale pour le Hafia Fc qui veut mettre les bouchées doubles afin de conclure la qualification à la maison dans deux semaines.
Les poulains d’Akélé Stanislas qui se sont préparés à Lomé devront jouer leur va-tout pour ne pas se compliquer l’existence lorsqu’on sait que le match retour va se jouer en terre guinéenne.
Dix-neuf des vingt-matchs au programme pour ces préliminaires seront joués. Le Djoliba sera le premier à décrocher sa qualification pour les seizièmes de finale de la compétition sur tapis vert suite au forfait du club libérien d’Elwa United qui n’a pas pu faire le déplacement au Mali, a indiqué la Confédération africaine de football ce jeudi?

 

Sports 09 févr. 2018


Dédommagement des expropriés de la zone aéroportuaire de Glo-Djigbé: Victorien Kougblénou constate l’effectivité de l'opération sur le terrain

Démarrée depuis le 29 janvier, la première phase de dédommagement des propriétaires terriens de la zone aéroportuaire de Glo-Djigbé suit son cours dans l’arrondissement de la localité. Le directeur de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) a effectué, ce jeudi 8 février, une descente sur le terrain pour constater l’effectivité de l’opération.

Dans le cadre du dédommagement des expropriés du site aéroportuaire de Glo-Djigbé, les propriétaires terriens dont les immeubles sont situés après 2 km de la route inter-Etats Cotonou-Niamey perçoivent leur indemnisation depuis le 29 janvier 2018 à l’arrondissement de Glo-Djigbé. C’est le constat fait par une délégation de la commission interministérielle chargée de l’indemnisation en matière d’expropriation pour cause d’utilité publique dans le domaine devant abriter l’aéroport de Glo-Djigbé, avec à sa tête son président, Victorien Kougblénou. 

Karimou Lafia Yarou, gestionnaire de domaine de l’Etat à l’Andf, se satisfait du bon déroulement des opérations. Selon lui, les différents propriétaires terriens reconnus comme tels, après les vérifications, viennent massivement procéder à la signature des procès-verbaux d’accord.
Depuis deux semaines, les propriétaires concernés par les opérations viennent remplir les formalités pour rentrer en possession de leurs sous. « Le présumé propriétaire se présente avec les pièces à savoir : une photocopie de la carte d’identité, deux photos d’identité, originaux des conventions de vente, le procès-verbal d’homologation du tribunal pour le gestionnaire des biens d’un représentant de collectivité ou d’un défunt, et après vérification, ils sont satisfaits », a confié Karimou Lafia Yarou.
Suite à sa descente sur le terrain, le directeur général de l’Andf, Victorien Kougblénou, se réjouit du bon déroulement des opérations. Selon lui, il fallait venir constater de visu ce qui se fait au lieu de se fier seulement au rapport journalier. C’était l’occasion pour lui de prendre connaissance des difficultés que rencontrent les opérateurs commis pour la tâche. « Ici, tout se déroule bien. Il y a une forte mobilisation des populations qui s’impatientent pour passer au niveau des opérateurs afin de signer les fiches », a-t-il remarqué. Satisfait du calme qui prévalait, il sollicite l’implication et la disponibilité des autorités locales, des têtes couronnées et des populations dans ces opérations, conformément aux exigences d’ordres administratif, juridique et technique. En attendant le 20 février prochain, date du lancement des travaux de ce chantier qui va contribuer au développement économique de notre pays, Victorien Kougblénou rassure les requérants du paiement de leur dû avant ce délai. Aussi, selon lui, les communautés villageoises délogées dans le cadre de ce projet, seront-elles relogées sur des sites qui sont en train d’être aménagés pour la circonstance?

Actualités 09 févr. 2018


Suite à la rencontre du chef de l’Etat avec les syndicats: Des travailleurs dans la rue hier à Comé

Le collectif des travailleurs en fonction à Comé et affiliés aux centrales et confédérations syndicales a organisé, ce jeudi 8 février, une marche pacifique dans la commune. C’était pour manifester leur mécontentement par rapport aux résultats de la rencontre du chef de l’Etat avec les secrétaires généraux des faîtières du monde syndical.

La marche est partie du Complexe scolaire urbain de Comé pour l’hôtel de ville, en passant par les carrefours Zénith, Bénin soka et Calvaire. Sur le parcours, les manifestants, des enseignants pour la plupart, ont donné de la voix à travers des animations, des cris et chansons hostiles au gouvernement. Cette ambiance surchauffée ne sera suspendue, à la mairie, que pour permettre à leur porte-parole, Aimé Anagonou, de délivrer un message reçu par le premier adjoint au maire de Comé, François Tchémadon.
« Considérant que la rencontre n’a donné aucun résultat concret, souligne le porte-parole, les travailleurs réunis au sein du collectif qui a organisé cette marche pacifique, dénonce l’attitude du gouvernement et réaffirme ses revendications ». Au nombre de celles-ci, il a énuméré la prise des arrêts d’application des nouveaux statuts particuliers ; l’application intégrale et sans délai des statuts particuliers des enseignants du premier et du second degré avec le bénéfice des incidences financières, le paiement de salaire à tous les enseignants qui n’en perçoivent pas depuis plusieurs années ; le paiement des primes de rentrée aux enseignants omis, le dégel de la parution des actes administratifs d’avancement, le paiement effectif des rappels liés aux reclassements.
Après avoir reçu cette motion, le premier adjoint au maire de Comé, François Tchémadon, a essayé d’apaiser les manifestants et salué le caractère pacifique de leur marche. « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que votre motion soit transmise à qui de droit », a-t-il promis?

Par Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

Société 09 févr. 2018


Enseignement supérieur : Les sites universitaires d’agriculture de Kétou et Sakété mis en service

Les infrastructures réalisées dans le cadre du projet de construction et d’équipement du centre universitaire de Kétou sont désormais opérationnelles. La réception des différents sites a eu lieu, ce jeudi 8 février, par le ministre d’Etat chargé du Plan et du
Développement, Abdoulaye Bio Tchané qui avait à ses côtés, trois autres de ses collègues dont celle chargée de l’Enseignement supérieur, Marie-Odile Attanasso, en présence d’une délégation du Fonds saoudien de développement.

L’Université nationale d’Agriculture dispose désormais d’infrastructures pour former et mettre au profit du pays un capital humain de qualité pour la transformation structurelle de l’agriculture béninoise. Celles-ci sont érigées sur les sites d’Idigni et d’Awaï dans la commune de Kétou ainsi que de Sakété. Les trois ouvrages ont été officiellement mis en service, ce jeudi 8 février, par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. Ils sont réalisés dans le cadre de la phase I du projet de construction et d’équipement du centre universitaire de Kétou financé en grande partie par le Fonds saoudien de développement. Les ouvrages des trois sites font un coût global de 7,5 milliards F Cfa dont 5,5 milliards F Cfa pour le Fonds saoudien de développement et 2 milliards F Cfa au titre de la contribution du budget national.
Le ministre Abdoulaye Bio Tchané s’est dit fier de la construction de ces infrastructures qui vient témoigner de la bonne santé de la coopération entre le Bénin et le Royaume d’Arabie Saoudite. Selon lui, la mise en service de ces joyaux va résoudre beaucoup de difficultés d’ordres administratif et pédagogique auxquelles est confrontée l’Université nationale d’Agriculture. Abdoulaye Bio Tchané a rassuré la communauté universitaire que le gouvernement, soucieux de faire de cette université un centre d’excellence pour une agriculture innovante, ne s’arrêtera pas en si bon chemin. D’autres infrastructures et outils pédagogiques suivront pour permettre à l’Université nationale d’Agriculture d’aller de l’avant dans sa mission, a-t-il promis.
Le représentant du Fonds saoudien de développement, Ibrahim Altunky, se dit très impressionné par la qualité des infrastructures qui montrent toute la fierté de son pays de contribuer au développement du Bénin. Selon lui, outre le secteur de l’éducation, l’Arabie Saoudite aide le Bénin dans plusieurs autres domaines dont la santé et la fourniture d’eau potable aux populations.
Le recteur de l’Université nationale d’Agriculture, Rogatien Biaou, salue la construction de ces infrastructures qui seront d’une grande utilité aussi bien pour les enseignants, le personnel administratif et les étudiants. Il a mis l’accent sur les autres défis qui restent à relever pour une utilisation optimale des édifices sur les trois sites. Souhait partagé par le maire de Kétou, Jean-Pierre Babatoundé et le représentant des donateurs des domaines, Placide Ogoutadé qui rêvent de voir l’Universitaire nationale d’Agriculture devenir un centre universitaire de référence dans la sous-région.
Karl Martial Nansi, au nom de la communauté universitaire, a promis de faire un bon usage des infrastructures qui, à coup sûr, amélioreront leurs conditions de travail au niveau des différents sites du centre universitaire?

Les joyaux en chiffres

Les caractéristiques du projet ont été présentées par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso. Selon elle, le site d’Awaï est d’une superficie de 20 hectares. Il abrite un bloc administratif de type R+2 d’une superficie de 1210,38 m2, une guérite, une clôture de 660 mètres linéaires et les voies et réseaux divers d’une superficie de 12 727,14 m2. Le tout pour un coût total de 1 446  674 035 F Cfa pour le Fonds saoudien de développement et 351 109 770 F Cfa pour le budget national. C’est ce site qui a abrité la cérémonie de réception officielle des ouvrages.
Quant au site d’Idigny, il est le plus grand campus pédagogique de cette université avec une superficie de 1000 ha. Il abrite un bloc pédagogique de type R+1 d’une surface de 1607,56 m2 comportant huit ateliers de 50 places, quatre laboratoires de 75 places, six salles de cours de 50 places, une salle de cours de 200 places, deux salles de cours de 100 places et treize bureaux. Le site d’Idigny est composé aussi d’une bibliothèque de 972,55 m2, d’une infirmerie de 160,9 m2, d’une guérite, d’une clôture de 660 mètres linéaires et des voies et réseaux divers d’une superficie de 12 727,14 m2. La réalisation de ce joyau s’élève à la somme de 2 059 031 412 F Cfa au titre du Fonds saoudien pour le développement et 241 599 697 F Cfa comme contrepartie de l’Etat béninois.
Pour ce qui est du site de Sakété également réceptionné hier, il abrite un bloc pédagogique de type R+1 d’une superficie de 1607,56 m2 comportant huit ateliers de 50 places, quatre laboratoires de 75 places, six salles de cours de 50 places, une salle de cours de 200 places, deux salles de cours de 100 places et 13 bureaux. Il y a aussi une bibliothèque de 972,55 m2, une infirmerie de 160,9 m2, une guérite, une clôture de 495 mètres linéaires et des voies et réseaux divers de 13 921,71 m2. Le coût du joyau fait 1 739 625 687 F Cfa débloqués par le Royaume d’Arabie Saoudite et 9, 870 millions F Cfa par le budget national. La contribution de l’Etat béninois a surtout consisté en l’installation des ouvrages d’adduction d’eau potable, du réseau électrique et autres?
Th. C. N.

Actualités 09 févr. 2018


Création tous azimuts de partis politiques: Quand la réforme du système partisan fait courir les politiciens

La révision annoncée de la charte des partis politiques donne la trouille à certains acteurs politiques qui s’empressent de créer leurs mouvements ou partis politiques, avant l’effectivité de la réforme du système partisan au Bénin. Et pour cause !

Il ne se passe plus de week-end sans qu’on enregistre de nouveaux partis ou de mouvements politiques. C’est pratiquement à une course contre la montre qu’on assiste ces dernières semaines où des formations politiques naissent rapidement. La tendance qui s’est timidement signalée au cours du second semestre de l’année 2017 avec la naissance à Cotonou, le samedi 19 août dernier, de la coalition baptisée « Bénin en route » composée d’une centaine de partis, mouvements et personnalités politiques soutenant le chef de l’Etat, a amorcé ces dernières semaines une vitesse exponentielle.
Huit partis et mouvements politiques ont vu déjà le jour depuis le début de cette année 2018, en moins de cinq semaines. Le dernier des nouveau-nés a pour nom : Mouvement Laada créé le samedi 3 février dernier à Ouassa-Pèhunco par l’ancien député Victor Dangnon. Une semaine plus tôt, l’échiquier politique avait enregistré la création du parti « La lumière » de l’opérateur économique Paul Kéta. Et, le rendez-vous de ce week-end est déjà pris. Il est annoncé la transformation en parti politique de l’Alliance des forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui avait soutenu l’ancien chef de l’Etat, Boni Yayi. Le congrès est prévu pour se tenir à Parakou le samedi 10 février prochain.
Avant l’alliance Fcbe qui se réclame aujourd’hui de l’opposition, c’est l’Union fait la Nation (Un) qui avait aussi annoncé les couleurs. Ce regroupement politique présidé par l’honorable Bruno Amoussou avait fait savoir sa volonté de fusionner les partis membres de l’alliance politique pour la muer en un véritable parti politique dans le courant de cette année 2018. L’information avait été donnée à Cotonou, le samedi 6 janvier dernier, à la faveur de la cérémonie de présentation des vœux des membres de l’Union fait la Nation à leur président Bruno Amoussou. D’ailleurs, cette cérémonie avait pour thème : « La réforme du système partisan : enjeux et perspectives ». Ce qui ne manquera pas de colorer davantage le tableau sombre de prolifération des partis politiques au Bénin. Et, selon les chiffres officiels de la direction générale des Affaires intérieures et des cultes du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le Bénin compte, à la date du 12 décembre dernier, 236 partis politiques et 17 alliances politiques régulièrement enregistrés. Un nombre que d’aucuns qualifient, à tort ou à raison, de pléthorique et honteux pour ce petit pays peuplé d’à peine onze millions d’habitants.

Une réforme contraignante

Mais ces critiques ne disent apparemment rien aux politiciens qui en ont cure. Sinon l’on ne devrait plus enregistrer de naissance de parti ou de mouvement politique. Surtout que la réforme est en cours pour assainir le système partisan et relooker l’échiquier politique. Cet assainissement va permettre de mieux encadrer le secteur et de corser la procédure de création des partis politiques ; pour sonner l’avènement d’un système partisan de développement bénéficiant du financement public. La proposition de loi de la nouvelle charte politique est déjà sur la table des députés à l’Assemblée nationale. Il est prévu son examen et son vote avant la fin de la première session ordinaire de l’année 2018 qui s’ouvre dans la première quinzaine du mois d’avril prochain pour durer trois mois. L’article 21 du texte en étude fait par exemple obligation à un parti politique en création de disposer au moins de cent membres fondateurs par commune. Ce qui fait dix fois le quota actuel fixé à dix militants non pas par commune mais par département prévu dans la charte des partis politiques encore en vigueur. Les discussions dans les couloirs de l’hémicycle renseignent même que certains députés veulent amender cet article 21 de la proposition de loi pour hausser la barre de cent militants par commune. Ce qui témoigne clairement de la volonté des législateurs de mettre fin à la pagaille et nettoyer les écuries d’Augias pour un système partisan fort et crédible et qui rehausse la démocratie béninoise.
Il est donc clair que plus rien ne sera comme avant après la mise en vigueur de cette loi dès qu’elle sera votée. Il faudra dorénavant avoir les reins solides pour créer un parti politique au Bénin avec 1200 militants au moins comme membres fondateurs si le quota de 100 personnes par commune est maintenu. Il y a plusieurs autres dispositions très contraignantes dans la proposition de loi. A y voir de près, c’est ce que craignent des acteurs politiques qui se pressent pour porter sur les fonts baptismaux leurs partis avant l’adoption de cette loi curative. Parce qu’ils sont bien conscients qu’il leur sera très difficile de réaliser leur rêve après l’effectivité de la réforme sur le système partisan. Or, s’ils les créent maintenant, ils n’auront qu’à faire quelques réglages pour se conformer à la nouvelle loi, après bien évidemment une période de transition. C’est ce qui fait courir actuellement certains acteurs politiques qui cherchent à vite se positionner sur l’échiquier politique dans la perspective des prochaines élections législatives et se mettre à l’abri des contraintes de la prochaine charte. Il va sans dire que le mouvement de création tous azimuts des formations politiques ne s’arrêtera de sitôt. Il se poursuivra encore le temps que durera la mise en place de la nouvelle législation.

Politique 09 févr. 2018


Appui aux disciplines sportives du Bénin: La Sobebra s’engage aux côtés de la Fédération béninoise de cyclisme

La Société béninoise de brasserie (Sobebra), du groupe Castel beer, s’engage désormais pour la promotion du cyclisme béninois. Elle a signé ce jeudi 8 février, à Cotonou, avec la Fédération béninoise du cyclisme (Fbc), une convention de trois ans pour accompagner les équipes béninoises de cyclisme. C’était en présence du ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, et des anciens présidents de la Fédération.

Une convention de treize articles pour une durée de trois ans avec des dispositions précises. C’est le contrat qui lie désormais la Société béninoise de brasserie (Sobebra) du groupe Castel beer et la Fédération béninoise de cyclisme (Fbc). A la cérémonie de signature de cette convention hier, c’est le directeur des relations extérieures de la Sobebra, Rodolphe Adanzounon, qui a présenté la forme et le fond de ladite convention : l’objet, la durée, les obligations du sponsor qu’est la Sobebra, de même que les obligations de la Fbc, la promotion de la marque La Béninoise, les déclarations des parties, la confidentialité, la résiliation du contrat, les généralités, la compétence et le règlement des conflits.
Pour ce qui est du fond, Rodolphe Adanzounon a mis l’accent sur la durée, les obligations du sponsor, les obligations de la Fbc et les conditions de résiliation. Pour la durée, il a précisé que c’est une convention de trois ans qui court du 1er janvier 2018 pour prendre fin le 31 décembre 2020.

Les obligations du sponsor

En ce qui concerne les obligations du sponsor, la Sobebra s’engage à financer la Fbc sur trois volets. Le premier concerne le financement des activités sportives de la fédération. Les activités retenues sont la participation de la Fbc aux tours internationaux et régionaux, l’organisation de quatre courses cyclistes par an à raison d’une course par trimestre afin de détecter les talents dans le domaine du cyclisme. Ensuite, l’organisation du championnat de cyclisme.
Aussi, le budget alloué par la Sobebra, selon la convention, permet-il de garantir la participation de l’équipe nationale aux tours de cyclisme identifiés par la fédération et retenus par la Sobebra. Il s’agit du tour Espoir Vivendi du Cameroun, Tour Chantal Biya au Cameroun, Tour du Gabon, Tour du Bénin, Tour du Togo, Tour du Ghana, Tour de l’Est en Côte d’Ivoire, Tour de la Côte d’Ivoire, Tour de la République démocratique du Congo, Tour du Rwanda, Tour du Burkina Faso, Tour du Madagascar et Tour du Niger, soit au total treize tours.
Selon la convention, pour chaque compétition internationale ou régionale, le budget prend en compte le billet d’avion, l’hébergement à l’hôtel et les primes des coureurs. Et au cas où la fédération ne pourrait pas participer à une telle manifestation, la convention prévoit que le budget sera affecté à une autre manifestation de même envergure.
L’objectif de la Sobebra, en signant cette convention, et c’est le deuxième volet, est de voir les coureurs béninois gagner et ramener des médailles. Mais pour y arriver, il faut avoir des vélos. C’est pourquoi, la société s’est engagée à doter l’équipe nationale de cyclisme des équipements appropriés. Ainsi, chaque année, la Sobebra dotera les coureurs de vélos professionnels, de maillots et des survêtements.
Le troisième volet de la convention est celui de la communication. La Sobebra s’engage, selon la convention, à prendre en charge le volet communication pour toutes les couvertures médiatiques de toutes les activités de la Fbc.
Quant aux obligations de la Fbc, elle s’engage à tout mettre en œuvre pour la participation effective de l’équipe nationale aux tours internationaux et régionaux conformément au planning convenu de commun accord.

Les engagements de la Fbc

La fédération s’engage également à organiser quatre courses ordinaires cyclistes par an, de faire parvenir à la Sobebra un rapport d’activités à la fin de chaque trimestre. Aussi, la Fbc devra faire figurer le logo de la Sobebra sur tous les supports de communication dans toutes ses manifestations. Elle devra faciliter la promotion des produits de la Sobebra à toutes ces occasions.
En cas de malversations et de détournements des fonds, la convention prévoit une résiliation sans préavis.
En signant la convention, le directeur général de la Sobebra, Sébastien Yves-Menager, a fait savoir qu’il ne s’agit pas d’un partenariat financier mais d’un appui pour surmonter les difficultés de la Fbc afin de lui permettre de décoller. Pour lui, on ne mesure pas les efforts du cyclisme. La décision de sa société d’accompagner le cyclisme béninois est une première qui doit durer longtemps.
Sébastien Yves-Menager se dit persuadé que dans les années à venir, les coureurs béninois iront à des tours internationaux et régionaux avant de déclarer que cette première étape de la signature est une petite page des relations qui lient désormais sa société à la Fbc.
Très content de la signature de cette convention, le président de la Fbc, Romuald Hazoumè, après avoir rappelé qu’il y a 25 ans qu’il s’est intéressé au cyclisme, a remercié tous ceux qui ont lutté pour la concrétisation de cette signature. Il a lancé un appel aux jeunes pour que les coureurs béninois ne soient plus les derniers à des compétitions internationales.
Pour sa part, le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, estime que c’est heureux que le rêve de voir les entreprises privées financer les fédérations sportives au Bénin, se concrétise. Cet acte de la Sobebra, selon lui, est un pas de géant. C’est pourquoi, il a remercié la Sobebra avant de lancer un appel à d’autres entreprises à lui emboîter le pas.

Société 09 févr. 2018


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