La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Rencontre du Comité de mobilisation des ressources avec les Ptf: Un mécanisme conjoint de dialogue envisagé

Le Comité de mobilisation des ressources avec à sa tête le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a tenu, ce jeudi 8 février, une réunion avec les Partenaires techniques et financiers (Ptf) à Cotonou. C’est une rencontre qui offre l’opportunité à ces derniers d’apporter leur contribution au processus de développement au Bénin.

Le gouvernement amorce un mécanisme de dialogue avec les Partenaires techniques et financiers. C’est à travers une rencontre du Comité de mobilisation des ressources dirigé par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, tenue ce jeudi 8 février à Cotonou, avec les Partenaires techniques et financiers (Ptf).
Selon le conseiller spécial du président de la République,
Johannes Dagnon, cette rencontre est d’une importance capitale et revêt un intérêt particulier pour le Bénin. « Durant les discussions, les Ptf pourront intervenir pour les compléments qu’ils jugeront utiles sur les aspects de leur choix surtout au niveau des thématiques majeures pour le développement économique et social », a-t-il déclaré.
Au nom des partenaires, le coordonnateur résident du Système des Nations Unies pour le développement (Snu) au Bénin, Siaka Coulibaly, a exprimé la disponibilité et a renouvelé l’engagement des Ptf à poursuivre et à renforcer leur partenariat avec les populations et le gouvernement du Bénin. Il souhaite être associé davantage au dispositif institutionnel de coordination, de suivi et d’évaluation des politiques de développement mis en place par le Bénin afin de bénéficier davantage d’opportunités d’échanges et de concertation. « Pour les années à venir, les Ptf souhaiteraient mettre en œuvre avec le gouvernement un mécanisme conjoint de dialogue dans le cadre du suivi du Programme d’action du gouvernement (Pag) et ses déclinaisons sectorielles », a-t-il indiqué. Selon lui, les entités principales pour le suivi de la mise en œuvre du Pag ne sont pas encore formellement engagées avec les structures des Ptf qui existent pour établir une forme active de coordination.
Les Ptf souhaitent que cet exercice de revue et de dialogue soit formellement institué avec une périodicité bien définie. Il serait utile d’avoir plus de précisions sur la manière dont les Ptf et le gouvernement suivront le progrès en collaboration avec le bureau d’analyse et d’investigation ainsi que les autres entités de suivi du gouvernement.

Des efforts salués

Par ailleurs, les partenaires techniques et financiers du Bénin se félicitent des mesures prises courant 2016 et qui ont permis de maintenir l’économie béninoise sur le chemin de la croissance à 4 % en 2016 et à un peu plus de 5% en 2017, et des performances encourageantes enregistrées dans de nombreux secteurs. Il s’agit notamment du projet Assurance pour renforcement du capital humain (Arch), du programme d’hydraulique villageoise, de la relance des programmes de micro-crédit aux plus pauvres, des mesures d’assainissement dans le domaine du foncier, de l’accès au financement, des cantines scolaires et des mesures visant la promotion de l’emploi. Les Ptf saluent les efforts engagés par le gouvernement et qui lui ont permis de mobiliser de substantielles ressources pour le financement du projet Grand Nokoué lors de la réunion des bailleurs intervenue à Paris en janvier 2018.
Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, remercie les Ptf pour leur disponibilité à accompagner le gouvernement béninois. Selon lui, le succès du Pag dépendra des partenaires qui permettront au pays d’explorer toutes les opportunités de mobilisation de ressources financières aussi bien en interne qu’en externe. Il sollicite ainsi des efforts complémentaires des Ptf pour l’atteinte des objectifs contenus dans le Programme d’action du gouvernement.

Actualités 09 févr. 2018


Fédération béninoise de pétanque: La ligue Atlantique-Littoral en assemblée générale samedi prochain

Les comités exécutifs des ligues départementales de la Fédération béninoise de pétanque seront renouvelés le samedi 10 septembre prochain sur toute l’étendue du territoire national. Le Secrétaire général de la fédération, Casimir Djossou a instruit ses homologues des ligues de convoquer ces assises dans tous les départements en respect des dispositions statutaires. C’est le cas de la Ligue régionale Atlantique-Littoral qui a convoqué ses membres en assemblée générale pour le samedi 10 février prochain.

Le président sortant Lucien Atta, dans une lettre adressée aux présidents des ligues, a invité tous les responsables de clubs à participer à ces assises. Selon lui, tout a été fait dans les règles de l’art depuis le 2 février dernier afin que les travaux se déroulent dans de meilleures conditions. Le comité préparatoire de cette assemblée générale s’active pour que les délégués de chaque club puissent contribuer aux travaux.
Au terme de cette assemblée générale, les destinées de la pétanque dans les départements de l’Atlantique et du Littoral seront confiées à un nouveau bureau de neuf membres.
Une fois élus, les nouveaux responsables des ligues vont prendre part au Conseil fédéral aux côtés du comité exécutif pour s’imprégner des projets et des activités à mener.

Sports 08 févr. 2018


Politiques et expériences de sécurité alimentaire et nutritionnelle: Leçons et implications pour les acteurs universitaires et décideurs

Le secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can) a organisé, ce mercredi 7 février, avec l’Université d’Abomey-Calavi, un séminaire sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et ses implications pour les acteurs et décideurs politiques. A l’occasion, Joachim von Braun, professeur des changements économiques et technologiques de l’Université de Bonn, a animé une conférence sur les politiques et expériences majeures en la matière dans le monde.

Quelles leçons et implications des politiques et expériences de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le monde pourraient inspirer les acteurs universitaires et les décideurs politiques du Bénin ? C’est la problématique que pose le thème du séminaire qu’organisent le secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp/Can) et le laboratoire de sociologie et de vulgarisation rurales de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi. 

A cette occasion, le professeur Joachim von Braun, professeur des changements économiques et technologiques de l’Université de Bonn, a animé une conférence sur le thème « Politiques et expériences majeures de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le monde : leçons et implications pour les acteurs universitaires et les décideurs politiques du Bénin ». Le communicateur a axé son développement sur trois éléments : la situation actuelle des problèmes alimentaires et nutritionnels, les politiques et divers choix politiques et enfin les pratiques actuelles en cours au Bénin en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Parlant de la situation actuelle des problèmes alimentaires et nutritionnels, il a déclaré que 800 millions de personnes sont touchées par l’insécurité alimentaire. La sous-alimentation des enfants pendant leurs premières années de vie liée aux capacités de leurs familles déteint non seulement sur leur santé mais également sur leur coefficient intellectuel. Le professeur relève que le Bénin n’est pas tellement marqué par des situations du genre.
Joachim von Braun évoque les changements climatiques qui demeurent les nouveaux risques qui impactent négativement la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.
S’agissant des divers choix politiques, Joachim von Braun cite la Déclaration de Malabo qui a abouti à l’agenda 2063. Pour lui, les dirigeants reconnaissent qu’il y a des problèmes et s’engagent à mettre en œuvre des politiques pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Par ailleurs, il a évoqué l’engagement politique des dirigeants de l’Union africaine sur le même sujet. Le professeur explique que pour qu’une politique soit efficace, il faut y mettre davantage d’instruments que d’objectifs.

Le développement cognitif des enfants

Les choix des gouvernants, explique-t-il, ont un impact sur la croissance économique. Si les enfants n’arrivent pas à apprendre, l’économie en souffre. Une bonne nutrition contribue au développement cognitif des enfants. Joachim von Braun estime que les pratiques politiques relatives à la sécurité alimentaire doivent se baser sur ce qui rend service à la communauté. Les politiques doivent soutenir la nutrition et prévenir les crises, notamment les inondations ou les sécheresses qui compliquent la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, préconise-t-il. Le professeur n’a pas occulté la corruption qui freine ou annihile les efforts consentis dans le cadre de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
De nos jours, il retient que l’essentiel de la productivité réside dans l’innovation, la créativité et les services de vulgarisation.
Avant cet exposé, le professeur Rigobert Tossou, directeur du Laboratoire de sociologie et de vulgarisation rurales de la Faculté des sciences agronomiques de l’Uac pense que la tenue du séminaire cadre avec l’initiative « Un monde sans faim » du gouvernement allemand. Elle permet, selon lui, d’actualiser le niveau d’information des apprenants et de l’audience.
Ainsi, les jeunes étudiants en sciences agronomiques et leurs homologues sont appelés à internaliser les enseignements reçus pour innover et contribuer à faire régner la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin et même au-delà. L’appel vient du professeur Roch L. Mongbo, secrétaire permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition et de ses hôtes?

Actualités 08 févr. 2018


Préparatifs du tournoi Ufoa Zone B dames: Les Ecureuils dames battent (3-0) Young Potentiel d’Ibadan

Les Ecureuils dames ont battu (3-0), ce mercredi 7 février, au stade René Pleven de Cotonou, Young Potentiel Fc of Ibadan, finissant en beauté la série de matchs amicaux dans le cadre de leurs préparatifs au tournoi de l'Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa) Zone B.

Les Ecureuils dames ont conclu par une victoire, ce mercredi au stade René Pleven de Cotonou, les matchs amicaux comptant pour les préparatifs du tournoi de l'Union des Fédérations ouest-africaines (Ufoa) Zone B qui se déroulera du 14 au 24 février prochain à Abidjan en Côte d'Ivoire. Les Béninoises se sont débarrassées (3-0) des joueuses de Young Potentiel Fc of Ibadan. Les buts de Rachidath Adéniran, Ida Azonsou et Elisabeth Tidéké respectivement aux 25e, 48e et 85e minutes ont permis aux Béninoises de finir en beauté la série de matchs amicaux dans le cadre de leurs préparatifs au tournoi de l'Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa) Zone B.
Les coéquipières de la capitaine Ida Azonsou n’ont laissé aucune chance aux visiteuses. Et pourtant, ce sont les joueuses d’Ibadan qui ont pris les premières options offensives en s’offrant des occasions de buts. Malheureusement, Anuzuké Gloria et Ogushi Bisola sans grand succès tentent de à passer à l’ouverture du score. C’est sans compter avec le rideau défensif béninois dirigé par le dossard N°5, Toma Abu capable d’enrayer toutes les velléités offensives des nigérianes.
L’attaque béninoise va vite réagir et prend l’avantage dans la partie. Le trio Rachidath Adéniran, Ida Azonsou et Elisabeth Tidéké va prendre le jeu à son compte pour marquer le premier but de la partie sur une phase offensive à la 25e minute. Les Nigérianes tenteront de revenir au score mais elles rencontreront en face une rude défense béninoise. A 1-0, la juge centrale de la rencontre, Béatrice Gouchoedou renvoie les deux équipes aux vestiaires.
A la reprise, les Ecureuils dames vont étendre leur hégémonie en gagnant les duels dans tous les compartiments de jeu. C’est alors qu’elles réussiront à marquer le deuxième but à la 48e minute par le biais d’Ida Azonsou. Le coach Richard Bio va effectuer des changements pour asseoir le jeu en milieu, empêchant les joueuses de Young potentiel d’Ibadan de monter. Surtout les présences de Gloria Adébayo sur le flanc droit de l’attaque et Patience Moise à gauche va permettre au Bénin de dérouler son système offensif jusqu’à mettre le troisième but sur une frappe d'Elisabeth Tidéké des 45 mètres à la 85e minute. A 3-0, les Ecureuils réalisent la meilleure opération, selon la capitaine Ida Azonsou, heureuse de finir la série de matchs amicaux par une victoire. Elle promet, au nom de ses coéquipières, de faire le nécessaire lors de la compétition qui se déroulera en Côte d’Ivoire.
Pour le président Anjorin Moucharaf, ce match a permis à l’encadrement technique de peaufiner les derniers réglages à quelques jours du départ de la délégation. « Ce match, comme les autres, nous a permis d’avoir une idée du potentiel de notre équipe. Ce tournoi va nous permettre de continuer à asseoir notre équipe nationale féminine », a-t-il déclaré?

Sports 08 févr. 2018


Menace pour la sécurité alimentaire en Afrique: Un guide de gestion de la chenille ravageuse du maïs

Dans le souci de lutter contre la propagation de la chenille légionnaire d'automne en Afrique, des experts internationaux avec l’appui de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) ont publié un guide sur la gestion de ce ravageur présent en Afrique et qui constitue une menace pour la sécurité mondiale.

Selon un communiqué de presse de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) en date du mercredi 7 février 2018 parvenu à notre rédaction, ce document est intitulé Fall Armyworm in Africa: A Guide for Integrated Pest Management (Chenille légionnaire d'automne en Afrique : guide pour une stratégie intégrée de lutte contre les ravageurs). Il a été conjointement rédigé par l’Usaid, le Centre international pour l'amélioration du maïs et du blé (Cimmyt) et le Programme de recherche sur le maïs (CrpMaize) du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (Cgiar).
Avec ce document, les agriculteurs africains dont les cultures souffrent de la présence du ravageur peuvent désormais souffler. Ce nouveau guide complet de gestion intégrée des ravageurs (Ipm) devrait aider les scientifiques, les organisations de protection des plantes, les agences de vulgarisation agricole, les instituts de recherche et les gouvernements à combattre les parasites voraces en collaboration avec les exploitants agricoles, precise le communiqué.
L’existence d’un ravageur envahissant appelé chenille légionnaire d'automne (FAW ou fallarmyworm, en anglais) a été confirmée pour la première fois en Afrique en 2016. Originaire des Amériques, cette chenille peut se nourrir de 80 espèces de cultures différentes, dont le maïs, qui constitue un aliment de base consommé par plus de 300 millions de familles de petits exploitants africains. Ce ravageur de cultures a depuis été localisé dans plus de 30 pays africains, et représente une menace sérieuse pour la sécurité alimentaire de ces pays, leurs revenus et leurs moyens de subsistance.
Selon une note d’information publiée en septembre 2017 par le Centre international pour l’agriculture et les sciences biologiques (Cabi), si des mesures de contrôle appropriées ne sont pas appliquées, le parasite pourrait causer des pertes considérables estimées entre 3,6 et 6,2 milliards de dollars par an pour l’ensemble des douze principaux pays africains producteurs de maïs.

 

Actualités 08 févr. 2018


Développement agricole: Le principal moyen pour éradiquer la faim

Eradiquer la famine dans le monde et faire en sorte que chacun mange à sa faim. C’est la lutte que mène l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation (Fao). Elle s’engage à « remettre la lutte contre la faim à l’ordre du jour ». C’est du moins l’appel qu’a lancé José Graziano da Silva, directeur général de la Fao, en début de semaine dans un message.

« Les pays africains ont avec eux un ingrédient indispensable pour mettre un terme à la faim : la volonté politique. Mais ce n’est pas suffisant. Il s’agit maintenant de passer à l’action et de prendre des mesures adéquates sinon les cas de sous-alimentation seront toujours d’actualité sur le continent africain », prévient le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation, José Graziano da Silva. Dans un message, en début de la semaine, il a rappelé qu’en 2012 déjà, plusieurs pays en développement à travers le monde ont entamé une course contre la montre en vue de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (Omd) dont l'une des cibles consiste à réduire de moitié la proportion de la population souffrant de la faim entre 1990 et 2015. « Pendant cette période, nous avons remarqué que de nombreux pays africains étaient sur la bonne voie et en passe d’atteindre cet objectif (17 pays selon la Fao) », souligne-t-il. 

En effet, les souffrances liées à la faim à travers le monde ont diminué de manière constante pendant plusieurs années et de nombreux pays africains ont réalisé de grands progrès. Il était alors essentiel de passer à une autre étape. La même année, en 2012, rappelle le directeur général de la Fao, la Commission de l’Union africaine, l’Agence de planification et de coordination du Nepad (Ncpa), l’Institut Lula et la Fao ont lancé le Partenariat renouvelé pour éradiquer la faim en Afrique d’ici 2025. Cet objectif ambitieux s’est vu renforcé deux ans plus tard, en 2014, par plusieurs chefs d’Etat africains à travers la Déclaration de Malabo qui propose une feuille de route afin de faire du développement agricole le principal moyen pour éradiquer la faim, et pas seulement la réduire.
Le Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté en 2015 par l’Assemblée générale des Nations Unies a fait de l’éradication de la faim et de la malnutrition sous toutes ses formes, une priorité, le plaçant Objectif de développement durable numéro 2.

Un Africain sur quatre
sous-alimenté

Le rapport 2017 sur l’Etat actuel de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde révèle que le nombre de personnes sous-alimentées en Afrique subsaharienne en 2016 s’approchait des 224 millions, soit 24 millions de personnes de plus qu’en 2015 ou encore un Africain sur quatre. Si l’on compare pourtant ces chiffres avec ceux enregistrés en 2000, la baisse est relative.
La hausse des souffrances liées à la faim en Afrique subsaharienne en 2016 est directement liée aux conflits et à la sécheresse prolongée qui a affecté de nombreux pays.
Concernant le changement climatique, le directeur général de la Fao estime que le Fonds vert pour le climat soutient les pays en développement qui souhaitent s’adapter au changement climatique en adoptant des pratiques intelligentes face au climat. La Fao, selon lui, se tient d’ailleurs prête à aider les pays membres à élaborer des projets pour ensuite les proposer au Fonds vert pour le climat.
De plus en plus de signes laissent entrevoir que l’économie mondiale est en train de se relever. Cela contribuera à créer des conditions favorables au développement.
Les fonds des donateurs sont de plus en plus utilisés pour respecter les engagements développés au niveau national. L’un des engagements clés de la Déclaration de Malabo était de dédier au moins 10 % du budget national au secteur agricole. De nombreuses études ont d’ailleurs démontré qu’un tel investissement se révélait être très bénéfique, en particulier lorsqu’il s’agit de réduire la faim et l’extrême pauvreté?

Actualités 08 févr. 2018


Mabelle A., présidente de l’Association des travailleuses de sexe du Bénin: « Nous avons besoin de financements pour assainir davantage le secteur »

Les travailleuses de sexe œuvrent à assainir leur secteur pour se valoriser au Bénin. Au-delà de leur corps qu’elles ‘’vendent’’, elles s’activent également dans le social à travers l’Ong
Solidarité-Bénin dont Mabelle A. est la présidente. Elle explique dans cette interview leurs difficultés et les efforts d’assainissement faits pour mieux recadrer l’exercice du plus vieux métier du monde au Bénin.

La Nation : Vous répondez au nom des travailleuses de sexe du Bénin, pourquoi avez-vous choisi de faire ce métier ?

Mabelle A. :C’est le destin qui m’y a conduite. J’ai choisi de défendre désormais la cause de mes pairs à travers une association.

Le travail de sexe nourrit-il la femme ?

Ce travail est de moins en moins rentable et ne permet pas de satisfaire aux besoins. Il ne permet pas de couvrir toutes nos charges. Le Bénin est encore loin de certains pays africains dans ce domaine.

Qu’est-ce qui justifie la mise en place de votre association ?

Avant la création de l’association, la plupart des travailleuses du sexe étaient ignorantes des maladies sexuellement transmissibles. Elles n’allaient pas à l’hôpital et étaient laissées pour compte. Elles m’ont confié qu’elles avaient peur d’aller à l’hôpital parce qu’elles craignaient le Vih/Sida.
Dans le cadre des sensibilisations, je cherche à comprendre les raisons qui poussent les femmes à intégrer notre cercle. Certaines y vont suite à l’abandon de leur mari ou au décès de celui-ci. Et, ne pouvant pas bien se prendre en charge financièrement, elles se lancent dans ce genre d’activité afin de subvenir aux besoins de leurs enfants. Les femmes deviennent travailleuses de sexe pour avoir de l’argent et gagner leur vie.Nous sommes présentes un peu partout dans le pays. Dans le métier, il existe les lesbiennes, les homosexuelles et les bisexuelles. Nous arrivons à les reconnaître facilement.
Nous avons mis en place l’association pour mieux nous connaître et mieux nous défendre. Il faut connaître les problèmes des unes et des autres pour mieux les aider. C’est comme cela que les femmes ont commencé par adhérer à l’association.
Nous faisons également un peu du social afin de venir en aide aux nécessiteuses. Car, il y en a parmi nous qui manquent parfois du minimum pour assurer le repas journalier de leurs enfants. Nous prenons en charge les frais de fournitures scolaires des enfants de certaines parmi nous. Il en est de même de la formation professionnelle de leurs enfants dont nous assurons les frais d’apprentissage afin qu’ils ne soient pas abandonnés à leur sort.
Il y a beaucoup de cas sociaux dont on est informé. Nous travaillons de concert avec les chefs quartiers qui nous soumettent parfois des problèmes que nous sommes contraintes de résoudre. Avec notre association, nous recherchons les familles de certaines femmes, qui disparaissent sans trace ou qui décèdent.

Quelles sont les actions que mène votre association en direction des travailleuses de sexe ?

A travers les sensibilisations, j’essaie de leur faire comprendre l’importance des tests liés aux maladies sexuellement transmissibles. J’use souvent de stratégies qui me permettent de les conduire au dépistage. Je les encourage à aller faire le dépistage systématique. Quand une femme est malade, elle reçoit les soins et les médicaments gratuitement. Je les sensibilise sur la nécessité pour elle de bien utiliser le médicament pour être en bonne santé. Lorsqu’elles ne suivent pas bien les conseils du docteur, elles subissent les conséquences de leurs actes. Je ne cherche pas à comprendre ce qu’une patiente et le docteur se disent lors des consultations. Mon rôle, c’est de leur rappeler les rendez-vous médicaux.

Comment gérez-vous les risques liés à votre activité, notamment la question du Sida ?

L’association apprend aux travailleuses de sexe à utiliser le préservatif pour mieux vivre leur vie sexuelle. Ainsi, celles qui ne sont pas infectées, arrivent à bien se protéger des maladies sexuellement transmissibles. Elles comprennent l’importance du préservatif. Nous faisons souvent l’essentiel pour répéter et ramener au dépistage celles qui fuient.

Quel est le regard social sur votre activité ?

Au départ, les gens se moquaient de nous. Nous étions mal vues. Mais, de plus en plus, beaucoup comprennent que ce sont les circonstances de la vie qui conduisent plusieurs femmes à ce métier. Par exemple, des hommes ont perdu leur job et des femmes font ce métier pour les nourrir. Certains maris emmènent même leur femme sur les sites.

Quelles sont vos difficultés ?

Aujourd’hui, beaucoup de mineures intègrent le milieu à cause du manque de moyens financiers. D’autres s’y adonnent facilement du fait de la consommation de la drogue et d’autres stupéfiants. Mais, la Brigade des mœurs veille au grain. Nous travaillons à sortir les mineures du milieu, en les sensibilisant sur la nécessité pour elles, d’aller à l’école ou d’apprendre un métier. Nous voulons que les gens nous viennent en aide pour réussir ce combat. Il y a également des femmes qui donnent de faux noms et en cas de difficultés, il est souvent difficile de les aider.

Là où les travailleuses de sexe exercent, le banditisme sévit également. Comment arrivez-vous à collaborer avec les brigands ?

Les travailleuses de sexe sont souvent côtoyées par les bandits qui les utilisent parfois pour opérer. C’est pourquoi, elles vivent en insécurité permanente. L’association conseille aux femmes d’exercer sur les sites pour éviter ces problèmes. Parfois, elles sont battues par les bandits ou arrêtées par la police. La collaboration n’est pas toujours facile.

Avez-vous conscience qu’il s’agit d’une activité illégale ?

Les lois béninoises ne nous interdisent pas de faire notre job mais elles ne nous autorisent pas non plus à opérer aux abords des voies. La législation béninoise interdit surtout notre exposition et celle des mineures.
Quels sont vos projets ?

Nous voudrions que le gouvernement s’occupe de nous. Que les structures qui s’occupent de la santé des femmes s’intéressent à nous en nous dotant des préservatifs et des moyens pouvant nous permettre d’exercer en toute quiétude. Nous voulons qu’on nous construise des sites pour éviter que les travailleuses de sexe s’exposent aux bords des voies. Ce qui serait bien pour leur sécurité quand les clients viendront les chercher. Sur les sites, les clients déposent leur carte d’identité avant de partir avec les travailleuses ; ce qui est bien pour leur sécurité. Nous avons donc besoin de financements pour assainir davantage le secteur.

Souhaiteriez-vous laisser la relève à l’une de vos enfants ou proches ?

Je ne peux jamais accepter que ma fille ou ma sœur intègre ce milieu. Ce n’est pas un job à souhaiter à quelqu’un. C’est pourquoi je me bats pour l’épanouissement des femmes et de leurs enfants.
Personne ne peut aimer ce job à moins qu’elle soit inconsciente. Vous savez que toutes les religions interdisent ces genres de choses. C’est pourquoi, il y a des restrictions pour la pratique du job, car avant tout la femme est un être qui doit vivre décemment.

Actualités 08 févr. 2018


Volet MUDARABA du Programme d’appui à la microfinance: Clarifications sur l’annulation de l’accord de prêt de la Bid(Compte rendu du Conseil des ministres)

Le Conseil des ministres s’est réuni, mercredi le 07 février 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Plusieurs dossiers ont été examinés au cours de la séance.

I- Communications.

Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :

I-I. Règlement des arriérés de dettes de l’Etat vis-à-vis de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB).

Au 31 décembre 2016, les créances de la Soneb sur l’Etat s’élevaient à la somme de onze milliards sept cent vingt-quatre millions sept cent quarante et un mille six cent quarante-sept (11 724 741 647) FCFA. A la même période, les créances de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) sur la Soneb étaient de six milliards six cent-vingt-six millions deux cent trente-neuf mille sept cent quatre-vingt et onze (6.626.239.791) FCFA. La réconciliation des comptes a permis de dégager un solde qui a fait l’objet d’une cession de créance de la Soneb sur l’Etat à la Sbee.
Dès lors, le solde restant à éponger par l’Etat après la prise en compte des dettes de la Soneb vis-à-vis de la Sbee au 31 décembre 2016, est de cinq milliards quatre-vingt-dix-huit millions cinq cent un mille huit cent cinquante-six (5.098.501.856) FCFA.De ce montant, le gouvernement a respectivement apuré les 8 et 26 décembre 2017, quatre milliards (4.000.000.000) de FCFA et sept cent cinquante-huit millions cent quatre-vingt-quinze mille trois cent quatre-vingt-dix-huit (758.195.398) FCFA. A ce jour, le solde du montant consolidé des créances de la Soneb sur l’Etat, arrêté au 31 décembre 2016, est de trois cent quarante millions trois cent six mille quatre cent cinquante-huit (340.306.458) FCFA.
En apurant ces dettes accumulées depuis de longues années, le gouvernement entend renforcer les capacités financières de la société, aux fins de restaurer sa crédibilité et de lui permettre de mobiliser des ressources nécessaires à l’exécution de ses programmes d’investissement. Ce faisant, elle contribuera à l’atteinte, par notre pays, avant l’échéance en 2030, de l’objectif d’accès universel à l’eau potable pour tous, découlant des Objectifs du Développement durable (Odd).
Le Conseil a marqué son accord pour ce compte rendu du ministre de l’Eau et des Mines, et l’a instruit de veiller à la bonne exécution du programme d’investissement de la Soneb.

1- Autorisation de préfinancement pour l’identification des bénéficiaires pauvres extrêmes et non extrêmes des programmes sociaux de renforcement du capital humain

La mise en œuvre des programmes sociaux de renforcement du capital humain, initiés par le gouvernement, nécessite que soient identifiés les bénéficiaires potentiels. Il s’agit notamment des pauvres extrêmes et non extrêmes dont la base de données doit être actualisée ou constituée.
C’est dans ce cadre que le Conseil a approuvé cette communication du ministre des Affaires sociales et de la Microfinance et du ministre de la Santé, puis instruit le ministre de l’Economie et des Finances de mettre à disposition les ressources nécessaires.

1-3. Création de la Société des Infrastructures routières du Bénin.

Le ministre de l’Economie et des Finances a soumis à l’appréciation du Conseil des ministres, une communication relative à la création de la Société des Infrastructures routières du Bénin.
Cette initiative vise à corriger les insuffisances notées au niveau de la gestion des ponts péages de notre pays et à inscrire dans la durée, l’entretien des grands axes routiers que le gouvernement met en chantier.
La nouvelle société aura à charge non seulement de gérer, développer et entretenir les infrastructures routières et autoroutières, mais aussi d’améliorer leur qualité. Elle sera régie par les règles de droit privé, avec comme actionnaires, l’Etat béninois et d’autres entités publiques qui en ont la capacité. Cette société aura aussi pour vocation d’assurer l’accroissement et la sécurisation des ressources issues de l’exploitation du réseau routier à travers les péages et les services connexes.
La création de cette nouvelle société entrainera la subdivision du réseau routier national en deux catégories à savoir :
1- Le réseau routier à péage qui sera géré par elle, à l’exception du contournement Nord de Cotonou et d’autres ouvrages de même nature qui pourraient être construits ultérieurement ;
2- Le réseau routier sans péage et les pistes rurales dont l’entretien sera à la charge du Fonds routier.
Le Conseil a marqué son accord pour le principe de création de la Société des Infrastructures routières du Bénin, et instruit les ministres concernés d’engager les actions nécessaires pour sa constitution diligente.

1-4. Création de la Société des Patrimoines Immobiliers de l’Etat.

Le gouvernement a entrepris de réhabiliter la plupart des biens immobiliers de l’Etat à usage commercial, sportif, touristique, ludique (stades, musées, hôtels et centres de loisirs, etc.) et d’en construire de nouveaux. Mais le mode actuel de gestion des infrastructures publiques n’est ni efficace, ni productif.
C’est pourquoi, pour assurer la pérennité des investissements réalisés, il urge de mettre en place un nouveau mode de gestion qui privilégie la valorisation et la rentabilité des équipements.
C’est dans cette perspective que le ministre de l’Economie et des Finances a proposé au Conseil, la création de la Société des patrimoines immobiliers de l’Etat (SoPIE). Cette société régie par les règles de droit privé aura pour actionnaire unique l’Etat béninois. La société pourra mobiliser les ressources issues de l’exploitation et lever aussi des fonds privés pour le développement et l’entretien durable desdites infrastructures.
Le Conseil a marqué son accord pour le principe de création de la société, et instruit les ministres concernés de prendre toutes dispositions nécessaires à cette fin.

II- Compte rendu

Sous ce volet, le point suivant a été examiné :

II-1. Annulation par la Banque islamique de développement de l’Accord de prêt, volet MUDARABA du Programme d’appui à la microfinance.

Le ministre de l’Economie et des Finances a fait au Conseil, un compte rendu de l’annulation, par la Banque islamique de développement (BID), de l’accord de prêt volet MUDARABA du Programme intégré d’appui à la microfinance (PIAMF-II).
Il en ressort que l’entrée en vigueur de ce prêt de 16,5 milliards FCFA a été prononcée par la Bid le 31 mai 2017 et notifiée au Bénin le 08 juin suivant. La seule condition suspensive au décaissement des fonds, après avis de non objection de la Bid, est la signature des protocoles d’entente relatifs au transfert des ressources entre la Caisse autonome d’amortissement (Caa) et le Fonds national de microfinance (Fnm).
Les termes et conditions des projets de protocole d’entente ont été discutés et finalisés entre ces deux structures le 03 novembre 2017 puis transmis le même jour, donc dans les délais requis, à la Banque pour avis de non objection.
Mais en l’absence de réaction formelle de la Bid au regard de la date limite de décaissement fixée au 30 novembre 2017, une demande de prorogation au 31 mai 2018 de la date limite du premier décaissement a été adressée, le 28 novembre 2017, par l’Etat.
Le 08 janvier 2018, la Bid a adressé au Bénin, un courrier notifiant l’enclenchement des mesures d’annulation du prêt, laquelle est intervenue quelques jours plus tard.
Nonobstant l’absence de l’avis de non objection de la banque sur les projets de protocole, la Caisse autonome d’amortissement (Caa) lui a transmis, le 17 janvier 2018, un exemplaire signé par les autorités béninoises, des deux protocoles d’entente.
C’est à ce niveau qu’il est apparu que des manœuvres de substitution de pages ont eu lieu sur le document validé et signé par les autorités béninoises. Ainsi, lors de la transmission des protocoles, des agents de la Caa y ont introduit des dispositions portant sur le paiement d’intérêts intercalaires et moratoires en plus des charges administratives. Ce, en dépit de la lettre du ministre de l’Economie et des Finances en date du 25 septembre 2017, indiquant que la rétrocession du prêt se ferait aux mêmes conditions que celles obtenues de la Bid.
En réalité, ces intérêts frauduleusement insérés dans les documents, donnent lieu à des primes aux agents concernés, sur la base de l’arrêté n°1684/MFE/DC/CAA/SP du 31 décembre 2004 relatif à la répartition des pénalités recouvrées par la Caisse, au titre des prêts rétrocédés.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil a instruit les ministres concernés à l’effet d’introduire une nouvelle requête de financement du Programme intégré d’appui à la microfinance auprès de la Bid.
Il a également instruit le ministre de l’Economie et des Finances, qui a d’ores et déjà abrogé l’arrête du 31 décembre 2004, de relever de leurs fonctions, les agents mis en cause puis d’engager les procédures disciplinaires appropriées sans préjudice des poursuites judiciaires.

III- Manifestations et rencontres internationales

Le Conseil a autorisé :
- l’organisation de la rencontre de revue annuelle 2017 de planification des activités du Programme d’accompagnement de la Recherche pour les innovations agricoles (Pari), du 06 au 09 février 2018 à Cotonou ;
- la participation aux réunions statutaires et autres rencontres à l’extérieur du ministère du Plan et du Développement n

Fait à Cotonou, le 07 février 2018.

Le secrétaire général
du gouvernement

Édouard OUIN-OURO

Actualités 08 févr. 2018


Birni-Lafia: Environ 20 tonnes de coton parties en fumée

Un incendie a réduit en cendres mardi 6 février dernier, à Birni-Lafia, dans la commune de Karimama, une vingtaine de tonnes de coton. Sur les lieux, les producteurs restent inconsolables.

Le feu a encore fait des dégâts, mardi 6 février dernier dans un marché autogéré de coton à Birni-Lafia, une localité de Karimama. Sous l’ampleur de ses flammes, près de 20 tonnes de coton stockées ont été consumées. N’eut été la mobilisation des populations auxquelles se sont joints les élus locaux et autres autorités, pour le maîtriser, on aurait enregistré d’énormes pertes.
« Les producteurs avaient fini de charger un camion. C’est au moment où le conducteur était en train de mettre la bâche que, subitement, l’incendie a été constaté », a expliqué le secrétaire général de l’Union des coopératives villageoises des producteurs de coton de Malanville, Amadou N’douro. « Pour arriver à bout de l’incendie, il a fallu faire venir quatre motopompes », poursuit-il. Il a saisi l’occasion pour fustiger également le retard qu’accuse l’évacuation du coton des champs et des marchés autogérés vers les usines.
Selon certaines sources, ce retard est dû à une panne survenue au niveau de l’usine d’égrenage de N’Dali. C’est à cette usine que sont destinées les productions des communes de Malanville et de Karimama. « Sur une prévision estimée à 18 000 tonnes à Malanville, à peine 5 000 ont été déjà évacuées, alors que la commercialisation a commencé depuis le 4 novembre dernier », se plaint Amadou N’Douro.
Ce n’est pas pour la première fois que ces genres d’incendies dont on ignore l’origine surviennent dans les marchés autogérés de l’or blanc à Malanville et à Karimama. La plupart des producteurs ayant déjà été payés, l’on craint que cette situation perdure, puisque les récoltes ne sont plus suivies?

Société 08 févr. 2018


Remise d’équipements aux Cpsa de Cotonou et de Parakou: Le gouvernement vole au secours des aveugles et amblyopes

Le ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Taro Adam, a procédé, ce mardi 6 février au Centre de promotion sociale des aveugles et amblyopes (Cpsa) de Sègbèya, à la remise officielle de matériels aux personnes handicapées de Cotonou et de Parakou. Le geste s’inscrit dans le cadre du programme de protection des couches vulnérables initié par le régime du Nouveau départ.

Le ministère en charge des Affaires sociales et de la Microfinance, manifeste sa solidarité à l’endroit des personnes handicapées. C’est à travers la dotation de matériels didactiques, de mobiliers et d’équipements informatiques, de bureau et de logiciels spécifiques au profit des Centres de promotion sociale des aveugles et amblyopes (Cpsa) de Cotonou et de Parakou et aux Cours éducatifs installés au niveau des Centres de promotion sociale.
D’un coût global de plus de 80 millions de francs Cfa, ce don s’inscrit dans le cadre du Programme de protection des couches vulnérables et permettra de renforcer les capacités de l’administration desdits centres et d’améliorer les conditions de travail du personnel administratif.
Cette remise d’équipement fait suite à celle du 1er février 2018 au Centre des handicapés d’Akassato. Elle s’inscrit dans le cadre du renforcement des services sociaux de base et de la protection sociale conformément à l’axe 6 du pilier 3 du programme d’action du gouvernement.
« A la suite des centres de formation professionnelle des personnes handicapées et des élèves sourds, c’est au tour des centres de promotion sociale des aveugles et amblyopes de notre pays de bénéficier de l’attention du gouvernement à travers ces équipements », souligne le ministre en charge des Affaires sociales, Bintou Chabi Taro Adam.
En plus de ces matériels, le Centre de promotion sociale (Cpsa) de Sègbèya a reçu un lot de produits alimentaires destinés à accompagner ses efforts dans la prise en charge alimentaire des groupes cibles. A cela s’ajoute la remise d’ordinateurs portatifs spécialisés à dix étudiants aveugles du Cpsa de Sègbèya et de Parakou. Un geste qui a pour but de faciliter leurs études en harmonie avec l’évolution technologique et les défis professionnels.
Mieux, les Cours éducatifs ont reçu des lots d’équipements en vue d’un meilleur encadrement des enfants vulnérables dans les domaines de la couture, de la coiffure et de la fabrication du savon.
Les unités de formation des Cours éducatifs ne sont pas oubliées dans le cadre du geste de solidarité du gouvernement. Elles sont au total quinze ciblées dans tout le pays à recevoir des équipements, constitués entre autres de machines à coudre, de machines à surfiler, de presses à boutons, de machines à pose de pierre, des casques à chaud et à froid, de mobiliers et outils des différentes branches de formation.

Investissement pour la dignité humaine

Pour la directrice des Affaires sociales, Baboni Yacoubou Mèmouna Sinimbou, cette remise de matériels est un acte de haute portée sociale. « Il s’agit d’un investissement dans l’homme, dans sa construction et dans l’affirmation de sa dignité », apprécie-t-elle.
Malgré les équipements mis à la disposition des bénéficiaires, beaucoup de doléances restent encore à satisfaire. Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des centres de promotion sociale des aveugles et amblyopes du Bénin, Didier Adandjèhla Laly, évoque l’absence quasi-totale des documents en braille, la construction d’une cantine moderne, la construction d’un internat pour diminuer les cas d’abandons, la réfection et l’équipement de l’infirmerie, le recrutement du personnel adéquat…
Le Cpsa de Sègbèya pouvait mieux faire s’il disposait de moyens suffisants lui permettant de faire face aux difficultés auxquelles il est confronté, renchérit sa directrice, Ridiatou Amoussa Paraïso.
Leurs doléances sont visiblement bien notées par l’autorité. « Je voudrais ici prendre l’engagement de renforcer davantage l’appui à nos centres spécialisés dont je mesure l’ampleur des besoins et dont j’appréhende les difficultés. Je partage votre souffrance face à l’insuffisance de moyens et vous rassure que je veillerai à ce que des solutions idoines soient trouvées à vos difficultés », promet le ministre en charge des Affaires sociales.
« Doter notre centre des vivres et matériels, c’est renforcer la capacité de prise en charge scolaire. Nous équiper en matériel informatique, c’est garantir notre insertion socioprofessionnelle », indique le porte-parole des bénéficiaires, Prisca Tossou, en guise de remerciement pour ces engagements en leur faveur?

Actualités 07 févr. 2018


1271 - 1575