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Nouvelles

Fièvre hémorragique à virus Lassa: Décès du cas confirmé sur les trois suspectés à Parakou

Des trois patients hospitalisés depuis quelques jours au Chud du Borgou, parce que suspectés d’avoir la fièvre hémorragique à virus Lassa, celui dont le cas a été confirmé, a rendu l’âme, mardi 23 janvier dernier. C’est ce qui ressort du point fait à la presse, ce mercredi 24 janvier, par le directeur départemental de la Santé du Borgou, Yacoubou Imorou Karimou.

Le département du Borgou est en état d’alerte par rapport à la fièvre hémorragique à virus Lassa, après les cas suspects enregistrés les 8 et 15 janvier derniers à Boukombé, dans l’Atacora. Ce mercredi 24 janvier, à la faveur d’un point de presse animé à Parakou, le directeur départemental de la Santé du Borgou, Yacoubou Imorou Karimou, a indiqué que, le jeudi 18 janvier et le dimanche 21 janvier derniers, le Chud du Borgou a reçu des patients qui, au cours de leur hospitalisation, ont présenté des signes suspects de cette fièvre hémorragique virale. Il s’agit, a-t-il expliqué, de trois patients de nationalité béninoise dont deux de sexe féminin, âgés respectivement de 10 ans et 31ans, et un troisième de sexe masculin âgé de 34 ans.
L’analyse des prélèvements sanguins effectués et acheminés au Laboratoire national de santé publique, rapporte le directeur départemental de la Santé, a révélé un cas positif confirmant ainsi la résurgence de la fièvre hémorragique à virus Lassa dans le Borgou. Malheureusement, ce patient est décédé, mardi 23 janvier dernier aux environs de 19 h, malgré les soins intensifs qui leur ont été administrés. « L’inhumation du corps a été faite en toute sécurité et dans la dignité », a assuré Dr Yacoubou Imorou Karimou. Il rassure, par ailleurs que l’état clinique des deux autres patients a connu une grande amélioration.
Face à cette situation d’épidémie, des dispositions ont déjà été prises dans le département. Ainsi, l’équipe départementale d’intervention rapide contre les épidémies a été mise en alerte.
Il y a également eu un renforcement du matériel et des intrants pour une gestion efficace de l’épidémie. Pour mieux asseoir le plan de riposte, une réunion de crise a même eu lieu, ce mercredi 24 janvier à la direction départementale de la Santé du Borgou, à Parakou.
Par ailleurs, les populations ont été invitées à donner l’alerte, en signalant les cas suspects de fièvres persistantes qui se manifesteraient dans leurs communautés. Les mesures d’hygiène à respecter et de méfiance à l’égard des rats à multiples mamelles, leur ont également été rappelées.

Santé 25 janv. 2018


Entre aggiornamento et grosse bêtise

To be or not be, interroge Shakespeare. Au Bénin aujourd’hui, le dilemme reviendrait à dire plutôt : réformes ou pas réformes? D’où la nécessité d’un aggiornamento.  

 Aussi gros que pourrait paraître ce terme, il exprime quelque chose de formidablement simple en soi, qui renvoie par extension à un examen de conscience, à marquer un arrêt, à opérer un check-up intellectuel, pour mieux s’adapter aux réalités de son temps : aggiornamento.

A sa façon et en d’autres termes, le président Patrice Talon, en réponse aux vœux formés par les institutions de la République à son endroit en début de cette année, a exhorté au même exercice lorsqu’il parle d’« assurer la réforme intellectuelle » dont il partage du reste «justement…la nécessité » avec les présidents des institutions de la République. Cela reste plus que jamais d’actualité, qu’on qualifie cette réforme plus qu’indispensable, « d’intellectuelle »  à l’instar du chef de l’Etat, ou d’examen de conscience.

 En marche…

Cet aggiornamento, en effet, est un exercice primordial sans lequel on ne peut saisir la dynamique que tend à impulser le régime du Nouveau départ au Bénin, et doit être largement partagé par les Béninois, car autrement les réformes, indispensables sans lesquelles ce serait « comme organiser un suicide collectif », dixit le président Talon, demeureraient incomprises et combattues à tort, y compris de bonne foi !

 De fait, aidés en cela par une élite qui manipule l’opinion pour ses intérêts inavouables et l’intoxication qui a pris une dimension incommensurable ces temps-ci, les brefs de comptoir colportés via les réseaux sociaux passant pour vérités bibliques, un certain conservatisme semble l’emporter chez certains Béninois, les esprits ayant été habitués à d’autres paradigmes, y compris à certaines pratiques non orthodoxes qui, à force de s’y confronter, paraissent être la norme, non pas des pratiques à proscrire, mais le principe ; non pas la chose à vouer aux gémonies, mais à promouvoir...Tel est le paradoxe que vit le Bénin où un contrevenant aux lois peut être plaint voire pleuré, au motif qu’il est fortuné, qu’il est une illustre personnalité ! Comme si être notoirement connu est en soi un gage de vertu, d’irréprochabilité ; comme si avoir un compte bancaire blindé est synonyme d’immunité à toute épreuve.

  Pour un Nouveau départ

Etat paradoxal duquel il faudra bien sortir, pour pouvoir aller de l’avant. Le développement du pays en dépend du reste. D’où la Rupture, qui, plus qu’un leitmotiv, est une invite pour chacun à se débarrasser de ses oripeaux. Cela relève d’une certaine pédagogie de le rappeler, car il faut le savoir et s’y résoudre pour mieux percer l’action du gouvernement actuel. Rompre avec le péché, ce après quoi, il faut prendre un…Nouveau départ. Le Christ a parlé de naître de nouveau. Et, a martelé Patrice Talon, dans la même perspective, « C’est bien d’une réforme intellectuelle qu’il s’agit pour assurer le développement du Bénin », non sans insister que « Ces choix difficiles sont en effet nécessaires au redressement de notre Nation ». Endossant, ipso facto, «…des réformes structurelles initiées et adoptées par l’Assemblée nationale, notamment en ce qui concerne récemment le statut de la Fonction publique ».

Vous avez dit président courage ? On ne peut mieux, car c’est un Patrice Talon droit dans ses bottes, qui a présenté l’état de la nation en décembre dernier, et qui, à chaque fois qu’il en a l’occasion, réitère sa détermination à ne pas différer les réformes, « aussi difficiles soient elles », assume-t-il, des réformes que ses prédécesseurs ont laissées au ras des pâquerettes, en option préjudiciable à l’avancée du pays.  

 Changer de disque

Cependant, la contestation se fait insistante, et la grogne pressante, sous la conduite d’une opposition appuyée par des syndicalistes qui font chorus pour des réclamations qui méritent qu’on s’y attarde quelque peu. Il s’agit, bien souvent, d’une antienne en lien avec ce que ceux-ci appellent « remise en cause des libertés publiques » alors même que nombre d’opposants s’expriment librement au point parfois de frôler l’outrecuidance envers le chef de l’Etat, « privatisation des entreprises d’Etat», « pillage de l’économie par un petit clan », « paupérisation des masses »…Il suffit de marquer le temps de la réflexion et de la prospection, pour se rendre à l’évidence de ce que ces accusations manquent de réels fondements. Pour ne citer que ce cas, affermage n’étant pas synonyme de privatisation, encore moins dans un pays où il existe une loi sur la dénationalisation et où la privatisation n’est pas un processus facile, ni simple…On reproche, se prenant au sérieux à ce propos !, au pouvoir même « sa majorité à l’Assemblée nationale», au prétexte que des députés lui seraient « acquis », voire « inféodés », comme si c’était une ignominie pour un gouvernement d’avoir une majorité  au Parlement ! Non pas que le régime actuel soit exempt de tout reproche, mais à bien des égards et trop souvent, il est victime de procès en sorcellerie.

 Il faut croire, que rayé, le disque, de certains acteurs sociopolitiques, ne soit comme qui dirait condamné à jouer la même musique, de façon lancinante, de sorte que pétrifiés dans l’espace-temps, ils servent d’un régime à un autre le même discours sans se recycler, refusant machinalement de changer d’items, de s’adapter aux nouvelles dynamiques qui se présentent à eux, et auxquels ils résistent à leur corps défendant, leur opposant un déni de la réalité qu’ils tiennent mordicus à amalgamer avec des perceptions, les leurs bien sûr !, surannées. C’est rendre service aux intéressés, et par extension au pays, que de le souligner.  Car le monde change, et il faut changer le Bénin…, dixit Adrien Houngbédji in Il n’y a de richesse que d’hommes. Spécifiant déjà en 2006 que « De tels changements requièrent une aptitude à de fortes remises en cause…Parce qu'ils sont à la croisée des chemins, les femmes et les hommes d'Afrique peuvent, s'ils le veulent, rompre avec la fatalité. Ils peuvent bâtir des communautés aptes à l'épanouissement de tous. Le temps des Terres promises est devant nous… », indique-t-il, justifiant hier comme aujourd’hui la nécessité de changer de paradigmes. Changement auquel résiste aujourd’hui bien des adeptes au conservatisme de mauvais aloi.

 L’autre se  targue d’être un BBC (born before computer, né avant l’ordinateur) pour signifier son refus de la modernité, le Bénin tient aussi, à travers certains de ses acteurs sociopolitiques, une espèce du même acabit, celle des Résistants résolus aux réformes ! Autant dire une grosse bêtise en soi.

Actualités 24 janv. 2018


Système national d’intégrité: Renforcer le processus en faveur de la bonne gouvernance

La troisième rencontre du comité de suivi du plan d’action de la mise en œuvre du Système national d’intégrité (Sni) s’est tenue, ce mardi 23 janvier à Cotonou. Elle a permis d’évaluer ledit plan en vue de la lutte contre la corruption et l’impunité au Bénin.

La troisième rencontre du comité de suivi du plan d’action de la mise en œuvre du Système national d’intégrité marque un pas important vers l’accélération de ce processus. Il s’agit d’un dispositif de lutte contre l’impunité et de promotion de la bonne gouvernance.

«  Le fait d’investir dans la lutte contre la corruption est bénéfique, car les gains sont considérables en termes de performances de l’administration, de crédibilité de l’Etat et de confiance restaurée. Cela rassurera les investisseurs et permettra d’accroître l’attractivité du Bénin », explique Manuel Fernandez Quilez, chargé de programmes à la délégation de l’Union européenne auprès du Bénin.
La présente rencontre intervient à un moment crucial pour le pays. « Notre troisième rencontre intervient en prélude à la tenue demain jeudi 25 janvier du Dialogue de haut niveau sur le bilan de l’an 1 de l’adoption du plan d’action Sni », informe le représentant du Consortium Alcrer - Social Watch Benin, Gustave Assah. Elle offre l’opportunité d'amender et de valider les données de suivi de la mise en œuvre des actions prioritaires et générales du plan d'action soumis à l’attention du gouvernement à l’issue de l’évaluation du Système national d’intégrité de notre pays », poursuit-il.
Le coordonnateur régional de Transparency International, Samuel Kaninda, espère de grandes avancées en faveur du Bénin au terme de la rencontre. « Les conclusions des travaux et les recommandations qui en découleront devraient contribuer valablement à l’accélération de la mise en œuvre du plan d’action pour le renforcement du Sni du Bénin », souligne-t-il.
La promotion de la bonne gouvernance démocratique reste au cœur du partenariat Afrique-Europe. Le chargé de programmes à la délégation de l’Union européenne insiste sur les défis à relever par le Bénin en la matière. « Les efforts devront se focaliser sur le renforcement de l’efficacité de l’action de l’actuelle Chambre des comptes », souligne-t-il. Aussi, les réformes dans le secteur de la justice et la mise en place d’une vision intégrée de la lutte contre l’impunité restent-elles des enjeux pour les années à venir.
Le plan d’action du Sni repose sur cinq recommandations prioritaires en faveur de l’intégrité au Bénin. Il s’agit de « rendre plus indépendante et plus efficace la justice ordinaire, de rendre effective une justice financière et fiscale indépendante de l’Exécutif et du Judiciaire et opérante de manière efficace, et de favoriser la cohérence, la coordination globale et concertée entre organes administratifs de contrôle et d’audit et judiciaires agissant sur la lutte contre la corruption ». Sur les vingt-neuf indicateurs qui y sont mentionnés, seuls trois ont enregistré un progrès substantiel et cinq indicateurs, un progrès partiel. Des efforts restent donc à fournir pour permettre au Bénin de renforcer son système national d’intégrité.
Relativement à ces insuffisances, le coordonnateur régional de Transparency International formule des souhaits pour la prochaine rencontre du comité de suivi. « Notre souci est que lors de la quatrième rencontre du Comité de suivi, nous n’ayons pas à traiter des mêmes questions en leur état actuel, mais qu’il s’agisse plutôt de réfléchir sur le renforcement des progrès qui auront été réalisés au niveau des différents indicateurs tout en relevant de nouveaux défis qui pourraient survenir à l’avenir », suggère-t-il.
Toutefois, tous saluent l’engagement du gouvernement du Bénin en faveur de la lutte contre la corruption au niveau des finances publiques et du secteur de la Justice depuis la présentation officielle du Rapport d’évaluation du Plan d’action du Snin

Actualités 24 janv. 2018


Insécurité dans le Couffo: Des présumés voleurs appréhendés avec plusieurs motos et des cabris

Deux armes artisanales, sept motos de diverses marques, des batteries et panneaux solaires ainsi que des bêtes : moutons, cabris et chèvres, ont été retrouvés par les forces de sécurité lors d’une opération de ratissage des malfrats en cours depuis la nuit du lundi 22 janvier dernier dans le Couffo.

Le butin et leurs présumés voleurs sont gardés par l’adjudant Lucien Dossou et son équipe, à la brigade de Gohomey dont les éléments ont pris part à l’opération. Cette dernière a été déclenchée conjointement par la Gendarmerie et la Police dans le cadre d’une autre affaire portant sur une tentative de vol pressenti à Houégamey, dans la commune de Djakotomey.
Des sources proches du dossier renseignent que c’est du retour de ladite opération que les présumés voleurs ont été interpellés dans la nuit à Gohomey, arrondissement de Djakotomey, où ils transportaient sur leur moto des batteries et panneaux solaires. Ils seraient membres d’une bande de malfrats dont les faits d’arme dépasseraient les frontières du Couffo.
Dans le département, presque toutes les unités de sécurité sont mises à contribution pour rattraper le reste de la bande. Les responsables au niveau départemental de la sécurité soulignent que des enquêtes et perquisitions se poursuivent pour ratisser large. Tous les suspects et les objets saisis seront présentés, demain jeudi 25 janvier, au procureur de la République?

 

Actualités 24 janv. 2018


Entretien avec Hervé Wégbomè, artiste comédien: « Ne rien faire pour corriger la mauvaise image donnée à l’Afrique serait l’entretenir… »

Positiver autour des réalités d’Afrique contrairement à l’image apocalyptique que se font les médias occidentaux du continent. C’est le credo qui justifie la dernière tournée théâtrale d'Hervé Wégbomè en France. Une odyssée artistique sur laquelle revient l’artiste comédien à travers cet entretien…

La Nation : Presque trois mois durant, vous vous êtes engagé dans une tournée qui vous a conduit à donner à différents publics français plus de 500 représentations de quatre spectacles évoquant divers sujets qui concourent à montrer à l’Occident une autre image de l’Afrique. Que représente pour le comédien que vous êtes, cet élan à positiver autour des réalités d’un continent longtemps martyrisé par l’image que les médias occidentaux renvoient à l’opinion internationale ?

Hervé Wégbomè : J’ai effectivement eu la chance de donner plus de 500 représentations en terre française. L’aventure a commencé en 2004 avec un projet théâtral de lutte contre le trafic et la maltraitance des enfants ; c’est ce projet mis en œuvre ensemble avec des jeunes béninois et français qui m’a conduit en France pour la première fois en 2004 et ensuite en 2006 puis en 2008. Au cours de l’un de mes séjours dans le cadre de ce projet, j’ai créé, en collaboration avec mon metteur en scène français, un premier spectacle solo : ‘’Les contes de Baï, ma grand-mère’’. C’était une série de contes qui parlent de l’Afrique traditionnelle. Je l’ai présenté dans plusieurs écoles, centres culturels, bibliothèques, centres de loisirs, etc. Après les représentations de ce spectacle et de ceux créés pour le projet, il y a eu des échanges avec le public et la grande majorité des questions posées était essentiellement sur la vie quotidienne en Afrique… « Comment vivez-vous dans votre pays ? En Afrique, avez-vous des voitures ? La télé ? Dormez-vous dans des arbres ? Par quel moyen êtes-vous arrivé en France ?... ».

Des questions qui illustrent réellement que même au XXIe siècle, les enfants et même les jeunes français n’ont de l’Afrique qu’une image erronée, puisée dans les dessins animés, les films fiction : Tarzan, Kirikou et autres… En plus du fait que les médias français, dans leurs éditions du journal télévisé, ne parlent pas beaucoup de l’Afrique qui se développe, mais plutôt de l’Afrique misérable, l’Afrique des guerres, l’Afrique de la famine, l’Afrique des épidémies… Pour le comédien que je suis, ne rien faire pour corriger cette mauvaise image serait l’entretenir… C’est de là que nous avons eu l’idée, avec mes deux metteurs en scène, de créer un nouveau spectacle, pour parler de l’Afrique d’aujourd’hui, montrer sa vraie image ; son image d’hier et d’aujourd’hui : l’Afrique de la tradition et du modernisme, l’Afrique des contes au clair de lune, des chasses aux porcs-épics, l’Afrique avec ses cérémonies d’initiation, ses cérémonies de « sortie d’enfant », ses prières à la nouvelle lune… en comparaison avec l’Afrique des téléphones portables à quatre cartes ‘’Sim’’ simultanées, l’Afrique des connexions internet, l’Afrique des jeux vidéo, etc. C’était ‘’Kan hoho nou’’ créé en 2011 ; un conte théâtralisé, seul sur scène avec une quatre-vingtaine d’objets. Jouer ce spectacle en France a été pour moi un rêve, une opportunité, une chance de pouvoir apporter quelque chose, contribuer à changer en quelque sorte cette fausse image… Et cela a marché ! En tout cas au niveau des petits et grands qui viennent me voir jouer et qui m’écoutent. Ce spectacle a connu et connaît toujours un grand succès jusqu’aujourd’hui en France ! Je le leur en mets plein la vue et les oreilles, je fais connaître véritablement mon pays, le Bénin et j’en suis très fier.

Des clichés et autres préjugés loufoques qui contribuent à altérer l’embellie de ce continent en plein essor, n’ont pas, semble-t-il, trouvé grâce aux yeux des auteurs des différentes pièces représentées. Est-ce une option ou un engagement de votre part à donner au public « une image vraie de l’Afrique d’aujourd’hui, tiraillée entre tradition et modernisme, une image non misérabiliste, exempte de tout préjugé » ?

C’est d’abord un engagement. Je suis Béninois né au Bénin et vivant au Bénin. J’adore mon pays et fier de mon continent, l’Afrique. J’ai grandi au Bénin et moulé dans nos traditions et cultures africaines. Puisque j’ai eu la chance de pouvoir monter sur des scènes françaises et de me faire écouter par des gens, la seule chose que je peux leur présenter, c’est ce que je maîtrise le mieux : la culture africaine, la beauté de chez moi, recto-verso. C’est un engagement depuis que j’ai touché du doigt la réalité de l’image irréelle et erronée que les jeunes français ont de mon pays et de mon continent.

Je suis heureux d’avoir avec moi des amis, des metteurs en scène qui partagent la même vision. Et depuis 2011, on le fait de façon assidue tous les ans. En plus de ‘’Kan hoho nou’’, nous avons créé et tourné trois autres spectacles. Il s’agit de ‘’Sin liho’’ créé en 2013, ‘’Parenthèse’’ en 2014, et ‘’Traversées’’ créé en 2016… Toutes ces pièces sont des créations collectives ; je les ai écrites en collaboration avec mes deux metteurs en scène. Les créations sont un alliage de plusieurs expressions artistiques : le conte, la musique, l’art plastique, le théâtre… Cela est un choix bien pensé et bien mûri puisque les spectacles sont joués partout, pour toutes les tranches d’âge. Ce mélange donne un caractère vivant et dynamique aux spectacles et ne laisse aucun moment de décrochage au spectateur. Pour chacune des pièces, nous avons trois ou quatre versions ; une version pour la petite enfance, une autre pour les enfants du primaire ; élémentaire ou cours moyen et une version pour le collège et le tout public. J’ai joué dans des crèches, j’ai joué dans des maisons de retraite, dans des écoles maternelles, primaires, des collèges, des lycées, des centres de loisirs, des centres culturels, des salles de fêtes, des salles de spectacles, dans des maisons en privé, j’ai joué dans des services, j’ai même joué dans l’hémicycle du Conseil départemental du Pas de Calais… C’est une très belle expérience pour le comédien que je suis.

Quel bilan pourriez-vous faire de ces représentations et de cette expérience Nord-Sud menée également avec un autre Béninois, Brice Bonou, co-metteur en scène de la plupart des spectacles donnés à l’occasion de votre tournée ?

Je suis revenu de ma tournée française en 2017, il y a juste un mois. Pour cette édition 2017, j’ai eu en même temps les quatre spectacles en tournée, comme en 2016. Chacun des spectacles connaît beaucoup de succès et les quatre sont demandés en même temps selon les lieux et le public. Il y a ‘’Kan hoho nou’’ créé en 2011 et joué 235 fois en France ; il y a aussi ‘’Sin liho’’, un spectacle qui traite de la problématique de l’eau en Afrique. Ce spectacle a été créé en 2013 toujours dans le même style que ‘’Kan hoho nou’’ et joué en tout 140 fois en France. Ce thème a été choisi puisque 2013 était l’année internationale de l’eau. Au départ, nous avions choisi créer une nouvelle pièce tous les deux ans mais en 2014, année du démarrage des célébrations du centenaire de la Grande guerre, pour concorder avec l’actualité en France, nous avions créé ‘’Parenthèse’’, un spectacle sur la Guerre 14-18. Ce spectacle qui raconte l’histoire d’un tirailleur sénégalais et d’une infirmière française à l’arrière du front, a mis la lumière sur les tirailleurs sénégalais venus aussi du Dahomey et d’un peu partout en Afrique. Il a traité aussi de rapport Noir et Blanc de l’époque… ce spectacle a été joué au total 75 fois depuis sa création. Sur ‘’Parenthèse’’, je n’ai pas été en solo, j’ai joué avec une comédienne française, Christine Gomez.

En 2016, avec les problèmes de l’immigration et pour aussi rentrer dans le programme scolaire sur conseil d’amis professeurs, nous avons créé ‘’Traversées’’ ; un spectacle qui traite des différentes traversées qu’a connues l’Afrique : la traite négrière, la colonisation, et surtout les causes des migrations des jeunes africains d’aujourd’hui vers l’Europe…Au total, 42 représentations de ce spectacle ont été données jusqu’en 2017. Comme bilan, de 2011 à 2017, j’ai joué en tout 492 fois en tournée en France plus trois participations à un festival ; ce qui fait un total de 495 représentations en France. Ce nombre, ajouté aux représentations dans le cadre du projet contre le trafic et la maltraitance des enfants avec une vingtaine de représentations, plus les premières expériences de tournée française solo avec le spectacle ’’Les contes de Baï, ma grand-mère’’ pour une quinzaine de représentations, je peux dire sans prétention que je totalise amplement plus de 500 représentations théâtrales en France du nord au sud et de l’est à l’ouest !!! Je dois ajouter que le spectacle ‘’Kan hoho nou’’ a été joué également 10 fois au Bénin en 2012 et 10 fois au Bénin et au Togo en 2013 tandis que ‘’Sin liho’’ a été joué 11 fois au Burkina Faso en 2014.

Les deux autres pièces ont été jouées exclusivement en France. Avec les tournées, des amis me disent souvent que c’est un record au niveau des artistes comédiens béninois, vivant au Bénin et qui vont donner des spectacles en France… Je ne sais pas si c’est vrai, mais ce qui est sûr, cette expérience est très enrichissante pour moi et pour Brice Bonou, co-metteur en scène de toutes les pièces depuis 2011 avec Bernard Renoult, metteur en scène français. C’est une très belle aventure remplie de découverte, d’apprentissage et d’expérience théâtrale pour moi. Je parcours une cinquantaine de villes à chaque fois dans toute la France, avec des milliers de spectateurs… Rien que pour 2017, j’ai donné en trois mois environ, 75 représentations qui ont rassemblé plus de 5000 spectateurs dans 50 villes et nous avons effectué plus de 9700 kilomètres de route.
Le public a l’habitude de vous voir exceller dans l’humour aux côtés d’artistes distingués comme tels dans ce registre. Le théâtre nourrit-il aujourd’hui cette envie d’explorer d’autres expressions artistiques chez le comédien ?

C’est vrai qu’au Bénin, on me connaît beaucoup plus avec mes spectacles ‘’humoristiques’’ et mes productions audiovisuelles aux côtés des célèbres Pipi Wobaho et Eléphant mouillé. Mais en réalité, j’étais aussi depuis très longtemps dans le conte, le théâtre dit classique et d’autres formes d’expression artistique. Ceux qui ont bonne mémoire pourront se souvenir de mes apparitions régulières sur l’émission Ayessi dominicale avec des pièces classiques, des déclamations poétiques, etc. Mais chez nous au Bénin, ces genres n’attirent pas la grande masse comme c’est le cas avec le théâtre populaire, le vaudeville, l’humour. Au Bénin, depuis que j’ai commencé véritablement le théâtre en 1996, j’ai déjà joué avec les ‘’Muses du Bénin’’, ‘’Ori Théâtre’’, le ‘’Théâtre Wassangari’’ pour ne citer que ces troupes et compagnies-là… Aujourd’hui, en plus du théâtre, je suis aussi dans la réalisation cinématographique. J’ai le plaisir de me mettre à la fois devant et derrière la caméra.
Pour finir, aujourd’hui, ma plus grande actualité, ce sont mes tournées françaises annuelles. Pour cette année 2018, nous avons en projet une nouvelle création théâtrale et une nouvelle tournée. Ce sera toujours avec l’Afrique et mon pays, le Bénin au centre du sujet. Je suis fier de le faire même sans aucun soutien de quelque nature que ce soit venant du Bénin. Mais cette fierté est d’autant plus grande qu’à travers ces spectacles, la vision de milliers de Français change en ce qui concerne l’image qu’ils ont de l’Afrique en général et de mon pays en particulier. Depuis 2011 que nous avons commencé cette expérience, plusieurs dizaines de Français ont déjà poussé leur curiosité à venir visiter le Bénin ; même si c’est à petite échelle, ces visites ont fait entrer des devises dans mon pays et j’en suis fier.

Aussi les bénéfices de ces tournées ont-elles permis dans un premier temps la création en 2012 d’un centre de loisirs à Zakpota avec l’objectif de donner gratuitement du loisir sain aux enfants de cette commune et continuer avec la lutte contre le trafic des enfants. Dans un deuxième temps, ces bénéfices vont intégralement à la tenue de ce centre de loisirs qui accueille gratuitement plus de 300 enfants sur six à huit semaines par an avec le recrutement d'une dizaine d’animateurs pour le centre et le financement d’une formation spécialisée à leur profit.
Une grande fierté pour moi, et je saisis l’occasion ici pour dire toute ma reconnaissance à mes deux metteurs en scène Brice Bonou et Bernard Renoult, ainsi qu’à toute l’équipe qui organise et rend possible cette aventure?

Culture 24 janv. 2018


Prison civile d’Abomey: Le manque d’eau comme un casse-tête permanent

Abomey dispose d’une nouvelle prison depuis quelques mois. L’ancienne tombée en ruine n’était plus digne d’une prison pour homme. Dans la nouvelle maison d’arrêt, même si les pensionnaires bénéficient d’un confort relatif, ils demeurent toujours confrontés au problème d’accès à l’eau qui constitue un casse-tête permanent.

A la nouvelle prison d’Abomey, c’est comme à l’ancienne, les bidons jaunes remplis d’eau sont si précieux. Ils circulent de main en main. Ces bidons jaunes d’eau ne traînent pas. Tout le monde en a besoin pour sa survie. Car l’eau manque cruellement ici. Un bidon jaune de 25 l d’eau provenant de l’extérieur coûte entre 75 et 100 F Cfa à la prison. Et, ce montant n’est pas à la portée de tous. Présents à tous les endroits stratégiques et pour les besoins des locataires, les bidons jaunes alimentent un petit commerce vital entre l’extérieur et l’enceinte de la maison d’arrêt.
Et pourtant, à l’ouverture de ce nouvel établissement pénitencier, nombreux étaient les pensionnaires de l’ancienne prison d’Abomey qui croyaient pouvoir définitivement conjuguer au passé le problème récurrent de manque d’eau qui était crucial sur l’ancien site comme d’ailleurs sur l’ensemble du plateau d’Abomey. Vaine espérance donc ! Car, très tôt, l’espoir s’est mué en désillusion. Cette nouvelle prison d’Abomey située sur la voie menant à Mougnon dans la commune de Djidja accueille les détenus depuis presque bientôt dix mois. Aussitôt, les difficultés des premiers jours sont résolues et les pensionnaires comme les responsables se rendent encore compte que celles liées à l’eau demeurent toujours intactes telle une plaie incurable. Pas encore d’eau même si un forage avec château d’eau s’élève au milieu de la cour de cet établissement comme pour indiquer le grand et premier besoin de ses locataires.
Les toilettes et les douches situées au fond de la cour ne pourront que souffrir de l’insalubrité du fait de la pénurie d’eau. Quand on manque d’eau pour sa propre survie, ce ne sont pas les toilettes qui seront priorisées dans un lieu carcéral comme celui-ci.

Société 24 janv. 2018


Grève dans l’enseignement secondaire: Deux enseignants arrêtés puis relâchés au Ceg 1 d’Adjarra

Deux enseignants syndicalistes en service au Collège d’enseignement général I d’Adjarra ont été arrêtés ce mardi 23 janvier. Ils ont été interpellés par des éléments de la Police nationale, surpris en train de faire sortir de force des classes leurs collègues qui dispensaient les cours.

Ces derniers n’ont pas suivi le mot d’ordre de grève de soixante-douze heures déclenchée par les centrales et confédérations syndicales et qui amorçait sa deuxième semaine.
Les deux enseignants étaient en pleine opération dite « piquets de grève » visant à dissuader les briseurs de grève. Mais les choses ont tourné au vinaigre pour eux. Ils ont été mis aux arrêts et déférés directement devant le procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Celui-ci les aurait sévèrement mis en garde avant de les relâcher. Ils risqueront gros en cas de récidive, leur aurait insisté le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Les deux enseignants ont donc recouvré leur liberté mais après des heures de sueur froide.

 

Société 24 janv. 2018


Mouvements de débrayage dans l’administration publique à Natitingou: Bis repetita dans les écoles, les centres de santé et au tribunal

La grève enclenchée depuis une semaine par les différents syndicats des secteurs de la santé, de la justice et de l’enseignement, s’est poursuivie cette semaine avec la fermeture de divers services de l’administration publique dans l’Atacora.

Les agents des secteurs de la santé, de la justice ainsi que de l’enseignement primaire et secondaire ont repris ce mardi le mouvement de grève annoncé par les différents syndicats suite au retrait de leur droit de grève par l’Assemblée nationale. En dépit du rejet par la Cour constitutionnelle de ce vote en leur défaveur, les travailleurs en mouvement ont durci le ton en brillant par leur absence à leurs divers postes.
Si lundi dernier, les élèves ont pu normalement suivre les cours, hier matin c’est bien la désolation dans leurs rangs. « Notre professeur de mathématique n’est pas venu au cours ce matin. Nous attendons le cours programmé à 10 h puisque la semaine dernière notre professeur d’anglais qui est un vacataire a dispensé normalement son cours », indique Malick du Ceg III de Natitingou.
A l’exception des enseignants vacataires présents dans les établissements, les collèges publics observent le mouvement de grève, comme l’a constaté Lambert Bébo, directeur du Ceg I de Natitingou. « Aucun enseignant permanent n’a mis pied dans l’établissement ce matin. C’est grâce aux 125 vacataires du collège que les cours se déroulent normalement dans plusieurs groupes pédagogiques et les devoirs surveillés prévus pour la semaine prochaine pourront se tenir », a-t-il confié.
Contrairement aux établissements scolaires et au tribunal de première instance de Natitingou, les directions départementales qui ont vu leurs agents entrer dans la danse, se sont rebiffées. « Notre ministère n’est pas en grève cette fois-ci. Le Syntra-Com, notre syndicat, a donné un moratoire de deux semaines au ministre de l’Economie numérique et de la Communication pour étudier nos revendications et donner suite aux responsables syndicaux. Ce n’est qu’après tout ceci que nous saurons à quoi nous en tenir », indique Razack Adéléké de la direction départementale en charge de l’Economie numérique, présent au poste à l’instar des autres agents.
Le tribunal de première instance de Natitingou, comme la semaine dernière, n’a pas dérogé à la règle. Salle d’audience grandement ouverte mais vide, bureaux du greffe, cabinet d’instruction, secrétariat administratif restés clos, le mouvement est bien suivi. Seul le parquet est de service. Le président du tribunal est également présent sur les lieux désertés par les usagers.
Dans les hôpitaux ainsi que dans les centres de santé communaux, les agents réquisitionnés par le ministère de la Santé sont à la tâche. Leurs collègues en grève n’ont pas daigné mettre les pieds sur leurs lieux de travail. C’est le calme plat dans l’enceinte de l’hôpital de zone et au centre hospitalier départemental de l’Atacora.

 

Actualités 24 janv. 2018


Mutation du Parlement panafricain en un organe législatif: Le Bénin adhère au protocole de Malabo

L’Assemblée nationale autorise le chef de l’Etat à ratifier le Protocole à l’acte constitutif de l’Union africaine relatif au Parlement panafricain adopté à Malabo en Guinée équatoriale le 27 juin 2014. Le projet de loi a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés.

Le Bénin est désormais en phase avec la réforme visant à muter le Parlement panafricain en un organe législatif de plein pouvoir capable de voter des lois opposables aux Etats membres de l’Union africaine. Cet engagement est traduit à travers l’adoption, par à l’Assemblée nationale, du projet de loi portant autorisation de ratification du Protocole à l’acte constitutif de l’Union africaine relatif au Parlement panafricain adopté à Malabo en Guinée équatoriale le 27 juin 2014. Le dossier a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés. Ce vote autorise le chef de l’Etat à ratifier le protocole.
Selon le rapport de la commission chargée des relations extérieures examiné par la plénière, l’intérêt du Bénin à ratifier le protocole est multiple. Cette ratification témoigne de la volonté du gouvernement béninois de permettre à l’Union africaine et au Parlement panafricain d’atteindre leurs objectifs. Ainsi, le Bénin pourra tirer profit des diverses réalisations liées à l’atteinte de ces objectifs et bénéficiera aussi de toutes les dispositions communautaires de solidarité, de sécurité et d’infrastructures.
La ratification de ce protocole viendra en fait combler un grand vide.
En effet, depuis sa création en mars 2004, le Parlement panafricain a formulé des recommandations importantes, notamment dans les domaines de la paix, de la sécurité, de la lutte contre la famine, des changements climatiques et des déplacements en Afrique. Malheureusement, ces recommandations n’étant pas des lois contraignantes opposables aux Etats membres de l’UA, elles n’ont pas connu de suite. C’est ainsi qu’il a été décidé de transformer le Parlement panafricain en un organe disposant de pouvoirs législatifs qui élaborent des lois-types qui peuvent, une fois adoptées par les différents Etats, s’appliquer à tout le continent, renseigne le rapport de la commission chargée des relations extérieures présidée par le député Nassirou Bako Arifari.
Cette ratification fait du Bénin le douzième pays sur les 54 Etats membres de l’Union africaine à avoir adhéré à ce protocole.

Un acte de portée internationale

Le député Nourénou Atchadé a particulièrement félicité le président de l’Assemblée nationale pour son investissement personnel à favoriser l’examen et l’adoption de ce dossier. Selon lui, Me Adrien Houngbédji vient de tenir parole. Il a respecté la promesse qu’il a faite au président du Parlement panafricain, Roger Nkodo Dang, qu’il a reçu en audience à son cabinet, lors de sa visite au Bénin, les 24 et 25 septembre 2016, dans le cadre d‘une tournée pour faire le plaidoyer auprès des autorités compétentes. Nourénou Atchadé, membre du Parlement panafricain, se réjouit de ce vote au même titre que ses collègues Claudine Prudencio, Rosine Dagniho, Corneille Padonou et Justin Agbodjèté. Cette autorisation de ratification est un acte de portée internationale, estime-t-il.
L’honorable Marcellin
Ahonoukoun salue aussi ce vote qui vient booster l’intégration africaine. Il souhaite que les chefs d’Etat des pays d’Afrique maintiennent le cap jusqu’à la création des Etats Unis d’Afrique. La concrétisation d’un tel projet comme aux Etats-Unis d’Amérique, sonnera le glas de certains maux qui minent le continent tels que le terrorisme, la corruption, le pillage des ressources surtout naturelles, la traite des Noirs, soutient Rosine Vieyra Soglo.
Une position partagée par ses collègues Claudine Prudencio et Rosine Dagniho. Elles se réjouissent que le Bénin soit dorénavant cité parmi les pays précurseurs de la mutation du Parlement panafricain en un organe législatif. Rosine Dagniho se dit très contente de constater que les représentants du Parlement du Bénin au sein de cette institution régionale auront la tête haute à l’ouverture des travaux de la prochaine session ordinaire du Parlement panafricain prévue pour le 2 mars prochain en Afrique du Sud. Ils ne feront plus profil bas chaque fois que sera évoqué le niveau d’évolution du processus de cette réforme au niveau du Parlement panafricain.

La session budgétaire 2017 close

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a procédé à la clôture ce mardi 23 janvier, de la deuxième session ordinaire de l’année 2017 encore appelée session budgétaire, ouverte le 26 octobre 2017. Il a clos les travaux en application de l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui prescrit qu’une session ne peut durer plus de trois mois.
Les députés sont donc en congés jusqu’à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2018 prévue pour au plus tard la première quinzaine du mois d’avril prochain. Mais ils n’auront pas apparemment beaucoup de temps de repos. Ils pourraient avoir des sessions extraordinaires au regard du nombre important de dossiers en instance d’être examinés. De même, de nombreux séminaires de renforcement de capacités les attendent déjà notamment sur le blanchiment d’argent et sur la proposition de loi portant nouvelle charte des partis politiques au Bénin n

 

Actualités 24 janv. 2018


Gouvernement: Le ministre José Tonato a repris service

Les nouvelles sont rassurantes pour le ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Evacué il y a peu pour des ennuis de santé, Didier José Tonato est rentré au bercail et bien portant. Il a repris depuis hier lundi 22 janvier service et s'est remis à la tâche avec l'assistance de ses collaborateurs tout heureux de le revoir en forme.

Politique 23 janv. 2018


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