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Nouvelles

31e Journée du championnat national de Ligue 1: 7 confrontations alléchantes prévues pour ce jour

Les rencontres de la 31e journée du championnat national de football de Ligue 1 démarrent, ce mercredi 15 mai avec 7 des 8 matchs au programme. Au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, les Dragons de l’Ouémé vont en découdre avec l’Union sportive de Sèmè-Kraké (Uss-Kraké) tandis que les Buffles du Borgou vont tenter de se racheter devant leur public face à l’Ecole supérieure d’Administration, d’Economie, du Journalisme et des Métiers de l’Audiovisuel (Esae).

Les Dragons de l’Ouémé et l’Union sportive de Sèmè-Kraké (Uss-Kraké) se donnent rendez-vous, ce mercredi 15 mai, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, à la faveur de la 31e journée du championnat national de Ligue 1. Battus (0-1) par l’Association sportive de la Vallée Omnisports (Asvo) lors de la journée précédente, les Dragons de l’Ouémé, 6e au classement avec 38 points +3 auront à cœur de prendre leur revanche sur cette formation de l’Uss-Kraké qui les a battus lors de la phase aller sur le score étriqué de 1-0. Mouri Ola Ogounbiyi et ses coéquipiers sont contraints de gagner à domicile pour regagner la confiance de leurs supporters. Contrainte au nul (0-0) par la Jeunesse sportive de Pobè, l’Union sportive de Sèmè-Kraké, 11e avec 36 points -1, est également attendue dans ce derby entre deux clubs des départements de l’Ouémé et du Plateau.
Défaits (1-0) par l’Association sportive Tonnerre de Bohicon lors de la journée précédente, les Buffles du Borgou, désormais détrônables, sont contraints de battre l’Ecole supérieure d’Administration, d’Economie, du Journalisme et des Métiers de l’Audiovisuel (Esae) au stade municipal de Parakou pour redonner espoir au public sportif de la cité des Kobourous. Bloqués à 45 points depuis la 26e journée, les coéquipiers de Nabil Yarou devront gagner de peur de se voir chiper la première place du classement par Béké de Bèmbèrèkè, 2e avec 44 points +11 ou les Panthères de Djougou, 43 points +4. Mais, c’est sans compter avec l’ambition des protégés de Clément Adéchian, au repos le week-end dernier. Esae, 8e avec 37 points ira donc à Parakou pour faire également avec les Buffles qui les ont neutralisés au match aller (0-0).
Vainqueur (1-0) de Energie Football Club de la Société béninoise d’Energie électrique lors de la 30e journée, l’Association sportive Oussou Saka (Asos), 12e avec 36e points accueille la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp), 9e avec autant de points au Centre de formation Issa Hayatou de Missérété. A la même heure, Energie Football Club, 17e du tournoi avec 30 points devra prendre sa revanche sur Béké de Bembèrèkè qui l’avait battu (1-0) lors de la phase aller pour espérer améliorer son rang. A la quête d’une victoire pour prendre la tête du classement de la compétition, les joueurs de Béké auront à cœur de défier les Electriciens sur leurs installations.
Tombeur du leader provisoire, l’Association sportive Tonnerre de Bohicon, 6e avec 38 points + 3 se déplace au stade municipal d’Avrankou pour affronter le club de la localité. Lanterne rouge de la compétition, Soleil Football Club sera aux prises avec l’Association sportive de la Vallée Ominisports (Asvo) dans le duel des relégables. La dernière confrontation de cette journée aura lieu demain, jeudi 16 mai et va mettre aux prises l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) et les Panthères de Djougou au stade René Pleven de Cotonou, deux clubs qui se sont séparés dos à dos lors de la phase aller.

Société 15 mai 2019


Préparatifs de la Can 2019: Les Ecureuils en mise au vert dès le 27 mai prochain

En route pour la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2019, les Ecureuils du Bénin disposent désormais d’un plan de préparation. La sélection nationale du Bénin démarre la préparation à Cotonou le 27 mai prochain avant de la boucler, le 18 juin, par le match amical face à la Mauritanie à Ifrane au Maroc.

Qualifiés pour la Coupe d’Afrique des nations de football (Can) 2019 qui va se dérouler du 21 juin au 19 juillet prochain, au pays des Pharaons, les Ecureuils du Bénin ont désormais un plan de préparation. De sources proches du ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports et de la Fédération béninoise de Football, la préparation de la sélection nationale démarre le 27 mai prochain à Cotonou et va s’achever par son second match amical face à la Mauritanie le 18 juin au Maroc. A cet effet, le sélectionneur Michel Dussuyer et ses poulains feront leur premier stage de préparation du 27 au 31 mai prochain à Cotonou. C’est pourquoi, la première vague des Ecureuils expatriés pourrait fouler le sol béninois dès le vendredi 17 mai prochain.
Avec comme objectif principal d’aller le plus loin possible lors de sa deuxième phase finale avec les Ecureuils dans le tournoi, le sélectionneur Michel Dussuyer pourrait rendre publique sa pré-liste dès la fin de la semaine prochaine.
Au terme du premier stage de préparation auquel certains joueurs locaux pourront prendre part, le staff technique va dévoiler la liste des Ecureuils retenus pour la compétition. C’est alors que l’équipe nationale du Bénin sera envoyée en mission, le 2 juin 2019 par le président de la République et son gouvernement à travers la cérémonie de remise de drapeau. Les Ecureuils du Bénin quitteront Cotonou, le 3 juin pour Ifrane au Maroc où ils seront en mise au vert jusqu’à la veille du démarrage de la compétition.
Pendant deux semaines, les Ecureuils et leur staff technique vont se consacrer aux séances d’entraînement et aux matches amicaux pour colmater les brèches. Le premier match amical de préparation du Bénin pour la Coupe d’Afrique des Nations 2019 est prévu pour le 11 juin prochain face au Syli national de la Guinée. Le Bénin est attendu pour son second match face à la Mauritanie le 18 juin avant le départ de la délégation pour Ismaïlia en Egypte le 20 juin 2019. Il faut rappeler que le Bénin est dans le groupe F aux côtés du Cameroun, champion en titre, du Ghana et de la Guinée-Bissau.

Société 15 mai 2019


Situation sociopolitique nationale: La Fcdb appelle à la paix

Le parti Force cauri pour le développement du Bénin (Fcdb) du professeur Soumanou Toléba s’est prononcé sur l’actualité sociopolitique nationale le samedi 11 mai dernier, à Cotonou, en présence de ses militants fortement mobilisés pour la circonstance. A l’occasion, les membres de ce jeune parti porté sur les fonts baptismaux, le 15 décembre 2018 à Ouakè, ont expliqué à leurs militants, les démarches menées dans le but de se conformer à la loi portant Charte des partis politiques aux fins de prendre part aux élections législatives du 28 avril dernier. Somme toute, le parti a été recalé, et ses militants s’en désolent.

La situation sociopolitique nationale préoccupe le parti Force cauri pour le développement du Bénin (Fcdb) du professeur SoumanouToléba. Face à la presse et aux militants, les responsables de ce jeune parti ont analysé le contexte politique post-électoral et appelé à la paix, se démarquant ainsi des agissements de l’opposition dont il se réclame.
La Fcdb, selon ses responsables, est un parti de l’opposition, mais celle constructive, c’est-à-dire qui ne critique pas pour critiquer mais qui apporte une alternative à la gouvernance. SoumanouToléba a, d’entrée, rappelé les démarches que son parti a menées pour se conformer à la loi n°2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin, afin de prendre part aux élections législatives du mois d’avril dernier. Malgré toutes les formailités remplies pour obtenir le certificat de conformité, la Fcdb n’a pas pu franchir l’étape de la Cena, pour présenter ses candidats aux dernières législatives. Cette situation, à en croire le professeur, n’a pas agréé les militants. « On n’est pas contents parce que notre dossier a été rejeté. Notre parti n’est pas content », a affirmé SoumanouToléba. Il a été soutenu par son conseiller spécial à la jeunesse, Fred Houénou qui déplore tous les événements survenus le 1er mai dernier avec comme conséquence des affrontements sanglants. «Mais on ne va pas appeler à casser la République parce qu’on n’est pas contents», a ajouté le professeur. Selon ses explications, le bureau politique du parti s’est réuni et a même jugé inopportun de porter recours devant la Cour constitutionnelle, en bon légaliste. « Notre parti ne souhaite pas que nous soyons divisés, il ne souhaite pas non plus la violence. Que Dieu fasse que la paix règne au Bénin », a-t-il martelé. Son souhait est que le chef de l’Etat appelle l’ensemble de la classe politique incessamment pour que, dans un dialogue inclusif,on puisse se parler pour trouver un consensus.

Opposition constructive

L’opposition constructive, pour la Force cauri pour le développement du Bénin, selon Fred Houénou, conseiller spécial à la jeunesse, consiste à amener les gouvernants à justifier leurs choix et leurs actions devant le peuple. Fred Houénou n’entend pas donner une quelconque caution aux interminables appels à détruire le Bénin. « Ce que nous souhaitons tous, c’est la paix dans le pays », a-t-il insisté. Il fait savoir que le pays ne peut se développer que lorsque les forces politiques, bien que critiques de la gouvernance d’un chef de l’Etat, proposent des solutions pour l’améliorer. L’ancien ministre Alain François Adihou épouse cette idée et souligne qu’il est difficile de gérer un pays. Par ailleurs, il est séduit par le courage du chef de l’Etat dont les réformes politiques, bien que difficiles, ont permis au Bénin de passer de 254 partis politiques à environ cinq. Au regard du succès que le Bénin engrange sur le plan économique, Alain François Adihou souligne que le régime actuel a commencé à réformer les bases économiques du Bénin en mettant en place un appareil de production de richesse.
« Il y a l’industrie touristique, mais le gouvernement doit assurer la veille permanente pour que les cas d’insécurité ne viennent pas à altérer les multiples efforts consentis », conseille-t-il. Il souffle également au gouvernement que le peuple l’attend sur le chantier du social et de la modernisation de l’école.

Politique 13 mai 2019


30e journée du championnat national de Ligue 1: Energie Fc désillusionné

Energie Football club de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) s’est incliné face à l’Association sportivve Oussou Saka, samedi 11 mai dernier, lors de la 30e journée du championnat national de Ligue 1. Ainsi, le club poursuit sa descente aux enfers.

Au repos lors de la journée précédente, Energie Football club de la Société béninoise d’Energie électrique, 16e au classement avant cette journée avec 30 points, a été battu par l’Association sportive Oussou Saka (Asos) sur le score de 1-0 sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi. Cette victoire permet à l’Asos de se relancer en attendant sa prochaine sortie contre Soleil Football club à Cotonou. Energie Football club pour sa prochaine rencontre devra prendre sa revanche sur Béké de Bembèrèkè qui l’avait battu (1-0) lors de la phase aller pour espérer améliorer son positionnement. Quant à Avrankou Omnisports, il a été contraint au nul (0-0) par Soleil Football club qui totalise désormais 19 points mais reste la lanterne rouge de la randonnée. Resté sur 7 victoires, 10 matchs nuls et 10 défaites en 27 sorties, Energie Football club, vice-champion en titre devra se réveiller pour sortir de la zone rouge.

Société 13 mai 2019


Tentative de viol (11e dossier: Maxime Tchaganou condamné à 7 ans de réclusion

C’est une affaire de tentative de viol sur mineure qui a fait l’objet du onzième dossier au rôle de la première session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou. Reconnu coupable des faits, au terme de l’audience du vendredi 10 mai dernier, le mis en cause, Maxime Tchaganou a pris sept ans de réclusion criminelle.

Huit ans ; c’est l’âge de la fillette que le nommé Maxime Tchaganou, âgé de 30 ans, a tenté de violer. Sept ans, c’est la peine à laquelle il a été condamné. Maxime Tchaganou a été déclaré coupable des faits de tentative de viol. Une tentative qui n’a échoué que du fait de la petitesse des orifices de la fillette. Cette tentative lui aura valu sept ans de réclusion criminelle. Mais il a bien eu de la chance. Car le viol sur mineure est un crime sévèrement réprimé. Or la tentative de viol, si elle n’a échoué que du fait de circonstances extérieures, est consommée. Dans le cas d’espèce, le mis en cause serait allé au bout de ses intentions si la morphologie de sa victime ne l’avait contraint à abandonner. Mais lui, dit s’être ravisé à temps. Que s’est-il passé ?
Les faits remontent au samedi 8 avril 2017 où une écolière âgée de huit ans s’est rendue dans son école pour un cours d’anglais. Après avoir salué le nommé Maxime Tchaganou, gardien de l’établissement, elle s’est dirigée vers sa salle de classe. Ayant constaté qu’il n’y avait aucune présence étrangère dans l’école, Maxime Tchaganou a, peu de temps après, rejoint la fillette puis proposé à celle-ci un amusement. C’est alors qu’il profita de l’occasion pour tenter, avec son sexe, des pénétrations anale et vaginale sur elle. Mais la petitesse des orifices et le refus de la fillette l’ont empêché de satisfaire sa libido. Interpellé, le mis en cause a reconnu les faits. Il est mis en détention le 13 avril 2017. Devant le juge du septième cabinet, l’accusé n’a pas nié les faits.
Lors des débats vendredi dernier, l’accusé Maxime Tchaganou a exprimé tout son regret. Il dit ne pas avoir exercé de violence sur la fillette et s’être ravisé à temps, de son gré. Le ministère public prenant acte de la contrition du mis en cause, a tout de même mis en exergue l’impact physique et psychologique de son acte sur la fillette. Pour le ministère public, il est évident que l’accusé serait allé au bout de son forfait si les orifices de la fillette n’étaient pas si étroits. Mais au regard de l’enquête de moralité qui est favorable à l’accusé et de sa contrition, le ministère public a requis 10 ans de réclusion criminelle. Le conseil de l’accusé, quant à lui, évoque le doute dans le dossier. Il soutient l’abstention volontaire de son client et invite le tribunal à en tenir compte pour l’acquittement du mis en cause qui a déjà passé plus de deux ans en détention.
Après en avoir délibéré, le tribunal a déclaré le nommé Maxime Tchaganou, coupable des faits de tentative de viol et l’a condamné à sept ans de réclusion criminelle. Il dispose de 15 jours prompts pour relever appel.

Composition du Tribunal

Président : Eric-Marcel Ahéhéhinnou

Assesseurs :
Fortunato Kadjègbin
Ambroise Adjiboyé
Nadjimou Gado
David Anani

Ministère public : Jules Ahoga

Société 13 mai 2019


En prélude au démarrage des activités de la 8e législature: L’Union progressiste outille ses 47 députés

Consacrée première force politique du Bénin avec 47 députés élus sur les 83 de la 8e législature, l’Union progressiste n’entend pas dormir sur ses lauriers après le scrutin du 28 avril 2019. Le parti a organisé du 11 au 12 mai dernier à Grand-Popo, dans le Mono, une rencontre de haut niveau avec ses élus sur leurs missions parlementaires et la préservation du modèle politique du parti.

Placée sous le thème: «L’Union progressiste et les élections législatives du 28 avril 2019 : bilan et perspectives », la rencontre a permis de tirer des leçons du scrutin en passant en revue son contexte particulier, le respect de la stratégie de campagne convenue ainsi que le résultat élogieux de cette toute première participation du parti porté sur les fonts baptismaux en décembre 2018. Passé cet exercice qui a confirmé l’implantation du parti dans les 24 circonscriptions électorales et vu les 47 sièges parlementaires remportés contre 36 pour son adversaire politique, les élus et leurs suppléants notamment ont eu droit à une série d’enseignements. Ils ont été entretenus sur l’institution parlementaire, ses organes et leur fonctionnement. Un accent particulier a été mis sur les obligations et avantages du député Up ainsi que la nécessité de la contribution de ceux-ci au financement des activités du parti.
« A l’issue de nos travaux, chacun aura gagné un peu plus en matière de connaissances », a justifié le président du presidium du parti. Bruno Amoussou soutient que l’ambition caressée, à travers cette activité, est de faire de leurs élus de vrais représentants de l’Union progressiste à l’Assemblée nationale. « Nous voulons que nos représentants soient des exemples. Et pour qu’ils soient des exemples et reflètent fidèlement l’orientation politique qui est la nôtre, il faut qu’ils soient armés », souligne-t-il.
L’occasion de cette rencontre a été saisie, par ailleurs, pour mobiliser les pièces comptables des dépenses liées à la campagne en vue d’arrêter, au profit du parti, le compte de campagne électorale. Outre les candidats et la direction exécutive nationale, ce sont les membres de la Commission du fichier central du parti qui ont été conviés au conclave de Grand-Popo. L’Union progressiste est née de la fusion de plusieurs partis et mouvements politiques en vue de se conformer au nouveau contexte du système partisan réglementé notamment par deux lois. Il s’agit de la loi numéro 2018-23 portant Charte des partis politiques et la loi numéro 2018-31 portant Code électoral en République du Bénin. L’entrée en fonctions des députés de la 8e législature, le 16 mai prochain, marquera un nouveau pas dans le processus de la réforme du système partisan au Bénin.

Actualités 13 mai 2019


Coups mortels sur mineur de moins de 15 ans (Suite du 5e dossier): Issa Hafizou condamné à 7 ans de prison ferme

Renvoyé au lundi 6 mai, le cinquième dossier de la première session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou, portant sur les faits de coups mortels sur mineur de moins de 15 ans a connu son épilogue hier. Bien que l’accusé soit resté constant dans sa dénégation des faits, le tribunal l’a déclaré coupable et condamné à sept ans d’emprisonnement ferme.

7 ans de réclusion criminelle pour Issa Hafizou, soit environ 2 ans encore de prison pour le jeune homme en détention depuis novembre 2014. Il a été reconnu coupable de coups mortels avec pour circonstance que ces coups donnés sans intention de donner la mort l’ont pourtant occasionnée.
A l’audience d’hier, l’accusé ne se reconnaît toujours pas dans les faits qui lui sont reprochés. Poursuivi pour avoir battu à mort une fillette de 4 ans environ, dont il avait la garde, l’accusé a de façon constante nié les faits et ce, en présence du témoin qui a comparu hier, son colocataire Fidèle Fabiyi. D’ailleurs les déclarations de l’unique témoin sont en sa faveur. Donnant sa version des faits, ledit témoin a décrit l’accusé comme un tuteur généreux et un compagnon aimable. Il est alors difficile de penser que celui-ci ait pu battre à mort la petite fille qu’il chérissait et comblait de cadeaux. Néanmoins, il y a des constances dans le dossier, des faits qui sont irréfutables.
Ce sont ces faits que le ministère public va arborer dans ses plaidoiries. Notamment, le rapport d'examen clinique réalisé le jour même du drame, qui fait état de lésions cicatrisées. Il s'agit donc d'une fille régulièrement battue. Le ministère public évoque le témoignage de l'un des voisins de l’accusé, Mohamed Abdoulaye, qui fait savoir qu'il a entendu, le jour des faits, un bruit ressemblant à celui d'un corps qui a été projeté contre le mur. A la charge de l’accusé, le ministère public fait également référence au rapport du médecin légiste qui indique que la victime a reçu un coup qui a eu un effet contondant. Pour le ministère public, l’infraction de coups mortels est constituée. Il rappelle qu’au moment des faits, c’est l’article 312 du Code pénal qui prévoit et punit cette infraction de la peine de travaux forcés à perpétuité lorsque l'auteur est père, mère ou avait la garde de l'enfant. Le nouveau code pénal en son article 515 alinéa 4, prévoit pour cette infraction la réclusion criminelle à perpétuité. Mais prenant en compte les circonstances atténuantes que constituent le soin et la tendresse donnés par l’accusé à l’enfant selon les témoignages, le ministère public a requis que Issa Hafizou soit condamné à 15 ans de réclusion criminelle.

Bien coupable !

Le Conseil de l'avocat, Me Roméo Godonou, ne démord pas. Il a clamé l’innocence de son client et plaidé non coupable. Il note que les enquêtes diligentées par la police sont dirigées dans le sens d’accuser coûte que coûte la première personne soupçonnée. Il s’agit, selon lui, d’une mauvaise habitude de la police. « La police ne cherche pas à savoir s'il y aurait le moindre doute. Elle concentre tout sur le premier accusé. Les enquêtes ne sont pas approfondies, ce sont des enquêtes uniquement à charge », va soutenir la défense. Il souligne que le rapport de la police fait état d'une inimitié permanente avec le voisinage et pourtant la police a donné foi aux témoignages du voisinage qui accablent l’accusé. Me Roméo Godonou dénonce en outre le témoin Abdoulaye comme ayant fait un faux témoignage en déclarant qu'il a associé les autres voisins au constat. Ce qu'un des voisins a réfuté. Pour le conseil de l’accusé, il s'agit d'un montage. C'est, selon lui, un dossier rempli de doutes. « L'accusé vivait dans un environnement malsain où le voisin était jaloux de lui, parce qu'il était apparemment le plus nanti. Il était le seul à avoir une moto. Et comme si cela ne suffisait pas, il a acheté un vélo à cet enfant après 5 mois », a ajouté la défense. La mère de la fille décédée a elle-même déclaré : « Mon mari ne peut jamais faire ça ». S'il y a coups, l'accusé n'est pas l'auteur des coups, selon Me Roméo Godonou ; et il n’existe aucun lien de causalité entre les coups et la mort survenue. « Le rapport d'expertise stipule que la fille est morte d'une hémorragie interne au niveau de l'abdomen. Ce rapport n’informe pas sur le lien de causalité entre les coups et la mort survenue », va-t-il préciser. A l’en croire, un doute épais persiste. C'est pourquoi, il a plaidé pour que l'accusé soit relaxé au bénéfice du doute.
Après en avoir délibéré, le tribunal a déclaré le nommé Issa Hafizou coupable d’avoir volontairement porté des coups et des blessures à la petite fille Filoss avec pour circonstance que ces coups donnés sans intention de donner la mort l’ont pourtant occasionnée. Des faits prévus et punis à l’article 312 du Code pénal applicable au moment des faits. Le tribunal l’a alors condamné à la peine de 7 ans de réclusion criminelle. Il a quinze jours pour relever appel.

Rappel des faits

Le drame remonte à novembre 2014. Au moment des faits, l’accusé Issa Hafizou et dame Hodalo Djakate vivaient en concubinage depuis environs six mois au quartier Sainte Rita à Cotonou. Le 19 novembre 2014, alors que dame Hodalo Djakate était, comme à son habitude, sortie très tôt de la maison pour son activité commerciale, les pleurs de son enfant âgé de 4 ans environ se font entendre. Quelques instants après, Issa Hafizou est sorti précipitamment de la chambre et s’en est allé après avoir avisé une cohabitante de ce que l’enfant est malade et couché à l’intérieur. Mais une fois dans la chambre, il a été constaté que la fillette était apparemment sans vie. C’est alors qu'Issa Hafizou sera rappelé et, à son arrivée, conduit au commissariat de police de Fifadji avec dans les bras, la fillette enveloppée dans un pagne. Emmenée immédiatement à l’hôpital, cette dernière a été déclarée morte après un examen clinique. Soupçonné d’avoir battu l’enfant à mort, Issa Hafizou a été gardé pour les besoins de l’enquête avant que sa compagne Hodalo Djakato soit arrêtée le même jour pour complicité. A toutes les étapes de la procédure, l’accusé Issa Hafizou avait reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi. Sa compagne, quant à elle, a bénéficié d’une ordonnance de non-lieu à l’instruction.

Composition du tribunal

Président : Eric Marcel Ahehehinnou

Assesseurs :
Jules-Clotaire Zounho
Edibayo Joanna Dassoundo-Gnacadja
Ambroise Adjiboye
Islamiath Moustapha Noukpo

Ministère public : Jules Ahoga

Société 07 mai 2019


20e Assemblée ordinaire des ministres de la Santé de la Cedeao: Combattre les maladies endémiques et épidémiques

Les ministres de la Santé de la Cedeao ont tenu, vendredi 3 mai dernier, à Cotonou, leur 20e assemblée ordinaire. Organisées par l’Organisation ouest africaine de la Santé (Ooas) et le ministère de la Santé du Bénin, ces assises ont permis de prendre d’importantes résolutions qui visent l’amélioration de la santé des populations dans la sous-région.

« La santé des populations de la zone Cedeao constitue la préoccupation majeure du gouvernement et de la communauté de
la sous-région, qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs », a déclaré le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. C’est pour cela qu’il affirme que cette assemblée est d’une importance capitale dans la lutte contre les maladies endémiques et épidémiques. Il en veut pour preuve les thématiques sur lesquelles ont réfléchi les points focaux de l’Organisation ouest africaine de la Santé (Ooas) mais aussi les ministres présents à la 20e assemblée ordinaire de Cotonou. Il s’agit de la lutte contre les maladies prioritaires notamment le paludisme, l’accès aux médicaments de qualité, la sécurité sanitaire, le repositionnement de la problématique du vieillissement en bonne santé et enfin les questions sanitaires et institutionnelles dans la région. Les réflexions sur ces différentes thématiques et bien d’autres se sont déroulées en quatre importantes phases dont une réunion des points focaux de l’Ooas et des experts du Bénin, une réunion du Comité des experts de la santé, un forum des partenaires et l’Assemblée des ministres de la Santé. Ces réflexions sont importantes, a rappelé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, car l’espace Cedeao fait face à de nombreux défis dans le domaine de la santé des populations, notamment des maladies infectieuses telles que le paludisme, la méningite, la rougeole, la fièvre jaune, la fièvre Lassa, la dengue, le Vih/Sida, mais aussi des maladies non transmissibles, des accidents de la circulation et d’autres problèmes de santé. Le constat aujourd’hui, affirme-t-il, est que la région ouest-africaine a une part importante dans la charge mondiale du paludisme. Près de 80% de la charge résident dans la sous-région. Sur les 10 pays qui ont la lourde charge par rapport au paludisme, il y a cinq qui sont dans la sous-région ouest-africaine.
Par ailleurs, il y a d’autres pays de la sous-région qui sont en train de tendre vers l’élimination ou la pré-élimination du paludisme.
C’est pourquoi, il est une urgence pour les décideurs des systèmes de santé de la région ouest-africaine d’analyser les progrès et les stratégies de résolution des problèmes de santé des populations mais aussi de mesurer les gaps en matière de santé et de développer de nouvelles stratégies pour venir à bout des nombreux défis qui minent le quotidien des populations.

Les résolutions de la 20e assemblée

D’importantes résolutions sont issues de cette 20e assemblée ordinaire des ministres de la Santé de la Cedeao. Elles ont trait notamment à la mutualisation des efforts et la mise en œuvre d’approche novatrice au niveau de la sous-région pour y arriver à l’objectif zéro paludisme. Les ministres ont également pris des résolutions par rapport à la disponibilité de médicaments de qualité à la mise en place d’une agence de régulation sous-régionale des médicaments, de laboratoire de fabrication de médicaments et le renforcement des autorités nationales de régulation pharmaceutique.
Une des résolutions majeures concerne la mise en place d’un mécanisme effectif de partage des pratiques au niveau de la sous-région sous l’égide de l’Organisation ouest-africaine de la Santé. Ce partage d’expériences, a expliqué le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, va permettre à terme de pouvoir passer à l’échelle des meilleures pratiques dans la sous-région en s’adaptant aux réalités de chaque pays. Cela permettra, note-il, d’avoir à terme une synergie d’actions au niveau de la sous-région.
Selon le ministre Abdoulaye Bio Tchané, la mise en œuvre des résolutions de ces assises profitera aux populations qui paient quotidiennement un lourd tribut du fait des maladies à caractère endémique et épidémique. A cet effet, il a encouragé tous les pays de l’espace à en faire un outil de développement au service des peuples. Car, il est admis que sans la bonne santé, les efforts communs d’intégration, de productivité et d’épanouissement sont voués à l’échec.
Benjamin Hounkpatin a souhaité que les conclusions des travaux de cette 20e réunion impactent positivement la santé des populations des 15 Etats membres de l’espace commun à travers la mise en œuvre des différentes résolutions et la feuille de route qui ont été validées par l’ensemble des Etats.

Actualités 06 mai 2019


Grandes tendances: 47 députés pour les Progressistes et 36 pour les Républicains

Les grandes tendances des élections législatives du dimanche 28 avril dernier sont connues. L'Union progressiste aura probablement 47 députés et le Bloc républicain 36. La Commission électorale nationale autonome (Céna) a fait connaitre ces résultats provisoires dans la nuit du mardi 30 avril dernier.

« A l’issue des travaux de compilation, des résultats qui nous sont parvenus et de la délibération de ce jour 30 avril 2019, nous pouvons annoncer comme suit, les grandes tendances des élections législatives du dimanche 28 avril 2019. Le dépouillement a été réalisé à 86%. Le nombre d’inscrits au plan national est de 4 992 399 électeurs. Les suffrages valablement exprimés s’élèvent à 1 147 625 voix. Ce qui nous donne un taux de participation de 22,99% avec les grandes tendances réparties comme suit : Union progressiste (Up) : 645 214 voix pour 47 sièges probables ; Bloc républicain (Br) 502 411 voix pour 36 sièges probables ».
Ce sont les chiffres annoncés par la Commission électorale nationale autonome. Ces résultats, quoique probants, restent provisoires. Car, « Conformément aux dispositions du Code électoral, la Céna ne donne que les grandes tendances du scrutin. Il revient à la Cour constitutionnelle d’en proclamer les résultats définitifs et de gérer le contentieux électoral », va rappeler le président de la Céna, Emmanuel Tiando.
Le scrutin du dimanche 28 avril dernier en vue de l’élection des membres de la huitième législature livre ainsi ses résultats provisoires. « Nous aurions voulu donner ces grandes tendances plus tôt mais la loi nous exige de recevoir des coordonnateurs d’arrondissement, des procès-verbaux de compilation avant de livrer les grandes tendances. Or, les incidents survenus dans le centre de notre pays, le jour du scrutin, n’ont pas permis à nos coordonnateurs de vite se rendre au siège de la Céna en raison de l’insécurité engendrée par ces incidents », a expliqué Emmanuel Tiando. Le président de la Céna fait d’ailleurs savoir que dans 39 arrondissements, le vote n’a pu se tenir en raison des incidents intervenus dans ces arrondissements.
Le processus électoral qui a débuté depuis le mois de janvier va lentement à son terme. Il ne reste que la proclamation définitive des résultats par la Cour constitutionnelle qui pourrait donner lieu à d’éventuels recours. L’annonce des grandes tendances a alors été l’occasion pour le président de l’institution administrative chargée de l’organisation des élections, Emmanuel Tiando, de remercier toutes les parties prenantes, les commissaires, les agents de la Céna et les agents électoraux pour leur détermination, les médias pour leur accompagnement, le gouvernement pour son soutien logistique, les acteurs politiques pour leur fair-play en dépit des incidents, la société civile pour son implication active et ses médiations puis le peuple béninois pour son attachement légendaire à la paix.

Actualités 02 mai 2019


17e circonscription électorale: Grand-Popo s’engage pour Romuald Tossou du Bloc républicain

Deuxième titulaire sur la liste du Bloc républicain dans la 17e circonscription électorale, Romuald Tossou de l’aire culturelle Xwla, a poursuivi hier, jeudi 25 avril, son périple de sensibilisation des villages de Grand-Popo, sa ville natale. A travers sa candidature la commune croit en sa chance de revoir l’un de ses ressortissants à l’Assemblée nationale.

C’est aux sons de gongs et de castagnettes que les habitants d’Agonninkanmey ont accueilli dans l’après-midi d’hier, Romuald Tossou depuis l’entrée du village pour l’accompagner jusqu’à la place publique. L’animation va durer quelques instants avant de laisser place à la sensibilisation proprement dite. La coordination communale de sa campagne plante le décor et passe la parole au candidat qui décline, en langue xwla, quelque peu sa généalogie avant de s’appesantir sur le rôle du député, histoire de rétablir, selon lui, une certaine vérité sur sa candidature. Il a invité à adopter des comportements pacifiques sur le terrain. « Ceux qui vous font des promesses sont bien conscients qu’ils ne peuvent pas les réaliser », soutient le seul natif de Grand-Popo porté candidat pour les élections du 28 avril prochain. Se fondant sur le modèle de gouvernance en cours, Romuald Tossou souligne que la volonté du chef de l’Etat est de se voir soutenir au Parlement en dotant le pays des lois qui favorisent l’auto-emploi, les initiatives de groupes privés, bref un environnement attractif pour les affaires.
Le même langage de vérité a été tenu à Onkuihoué, Hêvêcomey et aux autres étapes de la tournée d’hier. Le candidat a démarré son périple depuis le début de la campagne et est en train de boucler ainsi tous les villages des sept arrondissements de la commune. Grand-Popo, Comé et Athiémé forment la 17e circonscription électorale où deux sièges sont en jeu. Après avoir contribué à élire des ressortissants d’Athiémé et de Comé pour les quatre dernières législatures, les habitants des villages sensibilisés estiment que l’heure a sonné pour eux aussi d’envoyer un des leurs au Parlement. « Je soutiens la candidature puisque cette fois-ci on a la chance d’avoir un autre député 24 ans après », défend Mathieu Vitto, le coordonnateur communal de campagne du Bloc républicain. A sa suite, Eliane Assah entrevoit à travers le positionnement de Romuald Tossou, la fin de l’étiquette de bastion de l’opposition collée à la ville. Elle appelle alors à un vote massif en faveur du fils du terroir. « On doit voter Romuald Tossou, et j’appelle les femmes à le suivre pour qu’ensemble on reprenne un nouveau chemin et pour que la pauvreté nous colle la paix à Grand-Popo », prie-t-elle.

Actualités 26 avr. 2019


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