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Nouvelles

Projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé: Les propriétaires terriens fixés sur le prix de dédommagement

Le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, et le maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, ont tenu une séance d’échanges avec les présumés propriétaires du site de l’aéroport de Glo-Djigbé. Objectif, les informer des modalités de dédommagement du périmètre aéroportuaire et les sensibiliser à accompagner l’initiative.

Les travaux de construction de l’aéroport international de Glo-Djigbé sont imminents. C’est dans ce cadre que s’inscrit la rencontre qu’ont eue, hier, le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty et les élus locaux du domaine concerné. Elle est axée sur les dispositions relatives au démarrage des travaux d’expropriation et de dédommagement des personnes affectées par la construction de l’aéroport. Le ministre y est allé comme un messager de la bonne nouvelle.
« Par rapport aux questions de déguerpissement du site, toutes les dispositions nécessaires sont prises afin que les personnes concernées soient convenablement dédommagées. L’expropriation n’aura aucune conséquence négative sur les personnes affectées », assure-t-il. Il souligne également les démarches déjà entreprises par le gouvernement pour dédommager les présumés propriétaires terriens. « Les structures compétentes ont reçu des instructions du gouvernement afin que toutes les préoccupations soient recensées. Il en est de même des ressources financières, techniques et humaines qui sont déjà mobilisés», poursuit-il. Ces assurances du ministre des Infrastructures et des Transports ont visiblement convaincu certains élus locaux qui saluent le pragmatisme du gouvernement. Conscients du fait que le retard des travaux de construction de l’aéroport a longtemps arriéré la localité, ils ont promis de jouer leur partition en vue de rendre effectif leur démarrage.
Au total, le gouvernement a consacré environ 10 milliards F Cfa au profit du dédommagement des présumés propriétaires, explique le directeur de l’Autorité du développement du périmètre de Glo-Djigbé (Adpg), Armand Agbo.

Avantages du projet

La rencontre a également permis aux autorités à divers niveaux d’évoquer les enjeux du projet. Selon le maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, la construction de cette infrastructure aura un avantage certain sur la ville et le pays. «La construction de cet aéroport va révéler notre commune et notre pays à l’Afrique et au monde». Une fois les travaux achevés, il donnera de la visibilité non seulement à la zone qui va l’abriter, mais contribuera aussi au rayonnement du Bénin à l’échelle africaine.
Mieux, ajoute le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, l’aéroport de Glo-Djigbé générera des emplois et apportera un changement qualitatif macroéconomique au plan socioculturel, politique...
Mais pour que ce joyau jaillisse de terre, il faudra l’engagement et l’accompagnement de tous. C’est en cela que le maire d’Abomey-Calavi exhorte les populations à consentir des sacrifices. « Il est impossible d’avoir de bonnes choses sans sacrifice», lance-t-il.
Le projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé date d’environ quarante ans. Sa construction est longtemps restée un vœu pieux sous les différents régimes successifs. Aujourd’hui, il représente un challenge pour le Nouveau départ. C’est ce qui justifie la fierté du préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, qui salue l’intelligence et le pragmatisme du président de la République Patrice Talon qui l’a pris à bras-le-corps. « Avec le chef de l’Etat, la construction de cet aéroport sera une réalité. D’ici quelques années, nous allons nous réjouir de sa réalisation concrète », assure-t-il, insistant sur l’engagement citoyen et la solidarité nationale pour son achèvement.

Quid de la valeur des terres ?

Le dédommagement des présumés propriétaires terriens dans le cadre de la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé sera bientôt une réalité. Au cours de la rencontre d’hier, le prix du mètre carré par zone a été annoncé. Les montants des indemnités de dédommagement des périmètres des personnes affectées passent de 2500 F Cfa à 75 F Cfa, répartis sur des zones retenues suite à une étude commise par le cabinet Eco Plan, explique le gestionnaire du domaine de l’Etat, représentant du directeur général de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), Karimou Lafia Yarou. Ces montants concernent un domaine de 3028 hectares identifié pour abriter l’infrastructure.
Après cette phase, suivra celle de la prise en compte des réclamations des présumés propriétaires sur lesquelles la commission en charge des travaux d’expropriation se penchera. Les cas qui ne trouveront pas satisfaction auprès de ladite commission seront portés au niveau de la justice en vue des procédures judiciaires, développe-t-il. Selon lui, aucun présumé propriétaire terrien ne sera lésé dans le processus de dédommagement. Même assurance en ce qui concerne les plantations des noyaux villageois et des personnes vulnérables. Un domaine de 150 hectares est prévu à leur profit afin de leur permettre de poursuivre les activités agricoles.
Toutefois, les élus locaux semblent être un peu déçus des montants de dédommagement annoncés. « Ça étonne lorsqu’on évoque ces prix dans le périmètre de Glo-Djigbé. Ces nouveaux prix n’ont rien à voir avec ceux que nous avions communiqués au gouvernement. Nous allons rendre compte à nos administrés qui vont les apprécier», explique Abel Koucoï, président de l’Association intercommunale des propriétaires et acquéreurs de parcelles dans le domaine de l’aéroport de Glo-Djigbé (Assiprotap).

Société 17 janv. 2018


Grève générale dans l’Administration publique: Cours, tribunaux et écoles primaires publiques fermés à Cotonou

La grève générale annoncée dans divers secteurs de l’administration publique par les centrales et confédérations syndicales est largement suivie dans la ville de Cotonou.

Bureaux hermétiquement fermés à la cour d’appel de Cotonou, au tribunal de première instance de première classe de Cotonou ; cours d’écoles primaires publiques désertes avec des salles de classes fermées à Gbégamey Sud, Gbégamey Nord et au complexe scolaire de Cadjèhoun; centres de santé peu opérationnels ... C’est le constat fait, ce mardi, premier jour de la grève annoncée par les centrales et confédérations syndicales.
Le mot d’ordre de grève lancé par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab), les centrales et confédérations syndicales et les agents de santé est largement suivi dans les secteurs ciblés dans la ville de Cotonou.
Selon le chef de la Région pédagogique n°28, Codjo Camille Tchiakpè, le mouvement de grève dans les écoles primaires publiques de sa zone pédagogique a été largement suivi. Une descente dans les différentes écoles de la zone, dit-il, a permis de constater que toutes les salles de classe sont fermées. Seulement, ce qui est heureux, se réjouit-il, c’est la présence des directeurs d’école qui sont à la fois administratifs et pédagogiques pour faire le point exhaustif des enseignants qui ont observé le mot d’ordre de grève.
En tant qu’autorité d’une zone pédagogique, Codjo Camille Tchiakpè conseille aux syndicats de continuer à faire les négociations avec le gouvernement. Car, ceux qui sont victimes de ces mouvements, ce sont les enfants. « Ils sont à la maison et ce n’est pas bien pour nous », regrette-t-il. Pour lui, seul le dialogue peut amener à trouver une solution aux problèmes pour le bien-être et le bonheur des apprenants.
Si le chef de la Région pédagogique n°28 ne maîtrise pas les raisons qui ont poussé les enseignants des écoles primaires publiques à aller en grève de soixante-douze heures, Rachidi Salaou, enseignant à l’Ecole primaire publique de Gbégamey 1/A, estime qu’elles sont simples. « A voir ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale récemment pour que les députés votent une loi pour retirer le droit de grève à certains agents de l’Etat, étant fonctionnaires, on ne peut que les soutenir », indique-t-il. Pour lui, ce qui est arrivé aux autres fonctionnaires dont on a retiré le droit de grève peut leur arriver. Il rappelle que des rumeurs avaient déjà couru comme quoi, le droit de grève serait retiré à certaines catégories d’agents de l’Etat. «Ce qui était une rumeur est devenu une réalité aujourd’hui», souligne-t-il.

« Que cela cesse ! »

Pour Rachidi Salaou, le mode de fonctionnement de l’actuel président de la République ne leur inspire pas confiance. « Il avait commencé avec la fermeture de la Sonapra, de l’Onasa et de l’Ons, nous n’avons rien dit et il a continué à foncer », regrette-t-il avant de rappeler qu’un de ses ministres avait déjà annoncé que le gouvernement va diriger «avec la ruse et la rage». « Que cela cesse !», se révolte-t-il, affirmant qu’on leur a déjà filé que le droit de grève sera retiré aux enseignants pendant les vacances. C’est pourquoi, les enseignants ont décidé d’accompagner les autres fonctionnaires qui sont aujourd’hui dans le cas pour avertir le gouvernement. « Nous avons des revendications qui sont là depuis les années antérieures et qui ne sont pas encore satisfaites», rappelle-t-il, pour dire que c’est une occasion pour revenir sur les revendications des enseignants.
La grève entamée ce mardi par les enseignants des écoles primaires publiques est une grève d’avertissement de soixante-douze heures. Elle prend fin demain jeudi. Et un point sera fait le lendemain vendredi au cours d’une assemblée générale pour voir s’il faut continuer ou pas, selon la réaction des gouvernants.
En ce qui concerne l’enseignement secondaire, Rachidi Salaou informe que s’il y a des collèges dans lesquels les enseignants ne sont pas en grève, c’est parce que les élèves desdits collèges ont démarré les devoirs depuis lundi dernier. Et ne pouvant pas laisser lesdits devoirs, ces enseignants ont décidé d’en finir avant de rentrer dans le mouvement.
Du côté des agents de la santé, la grève n’a pas été suivie à 100 % comme souhaitée. Selon le porte-parole du collectif des syndicats des agents de la santé, Adolphe Houssou, joint au téléphone alors qu’il est à Porto-Novo, si on observe qu’il y a des agents qui travaillent dans des centres de santé, c’est parce que le collectif a accepté le principe de la réquisition, selon la loi, afin de permettre un service minimum. Dans tous les cas, le mouvement de grève, se réjouit-il, a été largement suivi partout. Et le point des jours prochains leur permettra de savoir quelle conduite tenir.

Société 17 janv. 2018


Grève générale dans l’Administration publique: L’administration du Memp n’a pas observé la grève

L’administration du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) à Porto-Novo n’a pas du tout observé le mouvement de grève des centrales et confédérations syndicales. Elle a fonctionné normalement ce mardi. Tous les agents étaient au boulot en dehors de quelques agents permissionnaires ou en mission.

Selon Christophe Migan, administrateur de gestion des projets et secrétaire général adjoint du Syndicat des enseignants en poste sédentaire et agents administratifs, le personnel du ministère «n’est pas encore en grève». Il se mobilise pour les semaines à venir de concert avec la seconde organisation syndicale de la maison, en l’occurrence le Syndicat des travailleurs du secteur de l’éducation nationale. Les discussions se poursuivent actuellement avec l’ensemble des agents des directions et organismes sous tutelle du Memp, informe Christophe Migan. Une planification est faite pour recueillir l’avis des travailleurs à la base. Ce programme est en cours d’exécution. Les échanges vont aboutir à l’organisation d’une assemblée générale de tous les agents de l’administration du ministère qui décideront de la suite c’est-à-dire s’il faut organiser un sit-in ou aller en grève. A en croire le syndicaliste, le personnel administratif des trois ordres d’enseignement a trop de problèmes. Il cite, entre autres, le problème de statut particulier devant régir leur corps. « Nous sommes des marginalisés du secteur de l’enseignement. Nous ne bénéficions pas des mêmes avantages que les enseignants en dehors de quelques primes dérisoires que nous recevons ; alors que c’est nous qui traitons leurs actes », souligne-t-il. Ces travailleurs projettent de saisir le créneau de la grève en cours pour se faire entendre et réclamer l’élaboration et l’adoption de leur statut particulier. Ils réclament par ailleurs leur plan de formation et leur redéploiement pour leur permettre de changer de poste. Le secrétaire général adjoint du syndicat dit avoir saisi à plusieurs reprises et sans suite l’autorité ministérielle. Christophe Migan souhaite vivement que les syndicalistes du ministère soient associés à toutes les réformes en cours au niveau du Memp surtout celle concernant l’élaboration du plan de formation du personnel administratif du ministère.

Th. C. N.

Société 17 janv. 2018


Grève générale dans l’Administration publique: La grève suivie avec quelques flottements dans l’Ouémé/Plateau

Les départements de l’Ouémé et du Plateau n’ont pas été épargnés par le mouvement de grève générale de soixante-douze heures déclenché, à compter de ce mardi 16 janvier, par les centrales et confédérations syndicales. Le mot d’ordre de débrayage a été suivi mais avec quelques flottements par endroits où certains agents ont vaqué à leurs occupations comme si de rien n’était.

L’enseignement, la justice, la santé et les collectivités territoriales sont les secteurs les plus touchés dans l’Ouémé et le Plateau par le mouvement de grève de soixante-douze heures lancé par les sept centrales et confédérations syndicales du Bénin. Le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, les centres de santé en commençant par le Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé/ Plateau étaient tous paralysés. Il en est de même pour les écoles maternelles et primaires et des lycées et collèges ainsi que de la Préfecture de Porto-Novo. Tous ces secteurs ont été paralysés mais pas suivant le même degré. Un tour de terrain a permis de faire le constat de ce que la grève a été suivie mais avec quelques flottements par endroits.
Au Collège d’enseignement moyen général de Djassin, comme la plupart des établissements secondaires de Porto-Novo, force est de relever que les activités pédagogiques ne sont pas pour autant paralysées. Les enseignants vacataires vaquaient à leurs occupations. Ils dispensaient les cours comme d’ordinaire. Même certains professeurs permanents et contractuels étaient aussi aux postes. Le directeur départemental chargé de l’Enseignement secondaire au niveau de l’Ouémé, Bertin Dansou, a fait cette même observation au Ceg Djassin lors de sa tournée de constat sur le terrain. C’est vrai que ceux qui ont suivi le mot d’ordre de grève dépassent de très loin ceux qui l’ont boycotté. Mais toujours est-il que les collèges et lycées n’ont pas été totalement paralysés. Même la tournée entreprise par une délégation des responsables syndicaux au niveau du département de l’Ouémé pour sensibiliser les « briseurs » de grève n’ont pas eu d’effet.
Benoît Tcharo, membre du bureau du comité départemental des luttes de l’Ouémé/Plateau, dit ne pas être trop surpris par l’attitude de certains de ses collègues professeurs. Il compte maintenir le dialogue avec ces derniers pour les conscientiser et les amener à suivre le mot d’ordre de grève afin de donner le bon exemple aux vacataires. Pendant ce temps, tous les agents en grève se sont retrouvés à l’Ecole urbaine centre de Porto-Novo pour une assemblée générale. Ils ont tenu une rencontre syndicale ce mardi 16 janvier pour faire le point de la première journée de grève dans les deux départements.
Joseph Aïmassè, le coordonnateur des grèves dans l’Ouémé/Plateau, se réjouit du taux de suivi du mouvement de débrayage. Il reconnaît qu’il y a quelques poches de résistance par endroits du fait de ceux qu’il appelle « syndicats jaunes » qui ne sont rien d’autre que des briseurs de grève. Joseph Aïmassè garde l’espoir que le mouvement de grève de soixante-douze heures renouvelable par tacite reconduction va atteindre les 100 % de suivi d’ici là.
Il faut préciser que les grévistes exigent surtout l’abrogation des lois votées par le Parlement et qui retirent le droit de grève aux agents de la Police républicaine, au personnel de la justice dont les magistrats et agents de la santé.

Société 17 janv. 2018


Présentation des vœux de Nouvel an au chef de l’Etat: Remettre l'Etat sur les rails et le transformer

Les ambitions des institutions de la République pour le Bénin à compter de cette année sont claires. Elles souhaitent un Etat fort qui satisfait aux attentes des populations et induise le développement, quoi qu’il en coûte. Le président de l’Assemblée nationale, porte-parole des présidents et membres de ces institutions à l’occasion de la présentation des vœux de Nouvel an au président de la République n’a pas manqué de le souligner. La cérémonie consacrée à cette tradition a eu lieu, ce mardi 16 janvier, à la Présidence de la République.

Les institutions de la République ont une conscience aiguë des enjeux actuels du Bénin et sont lucides sur l'état des lieux, de même que sur ce qui a été accompli en quelques mois et sur ce qu’il reste à faire. Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale, porte-parole des institutions à l’occasion de la présentation des vœux de Nouvel an au président de la République, précise qu’elles suivent avec intérêt les actions hardies engagées pour donner l'eau et l'électricité à un plus grand nombre de Béninois, pour doter le pays d'infrastructures performantes, pour rendre notre agriculture plus productive, le port plus compétitif, pour doter notre pays d'un aéroport moderne, pour assurer une meilleure sécurité des personnes… Il salue également les efforts faits pour améliorer la couverture sanitaire et l'enseignement, faire de l’administration une administration de développement, assainir les finances publiques, éradiquer la corruption et mettre fin à l'impunité. Deux ans plus tôt, se souvient-il, le régime du président Patrice Talon héritait d’un « Etat fragilisé, fragmenté, banalisé, descendu de son piédestal, et dans lequel tout, ou presque tout, devait être réformé ».
Mais désormais, l’espoir semble bien permis, note-t-il. Mieux, il faut remettre l’Etat sur les rails, le transformer profondément, pour le mettre en capacité de répondre aux défis auxquels il est confronté. « Car seul un Etat fort peut inspirer confiance aux investisseurs étrangers et aux partenaires financiers, peut débattre avec les acteurs économiques et sociaux chargés de produire des richesses, de créer des emplois et de donner un contenu au lien social », souligne-t-il. Les institutions de la République, indique-t-il, ne se contentent pas de suivre les actions. « Elles les accompagnent chacune dans l'observance de leurs attributions respectives. Elles mesurent l'ampleur des difficultés. Elles apprécient déjà la qualité des relations que votre gouvernement entretient avec chacune d'elles », souligne le président de l’Assemblée nationale pour qui, le dialogue institutionnel est nécessaire lorsqu'il s'agit de forger le destin de la nation. Et la vision globale que propose le projet conduit par le chef de l’Etat sied bien au porte-parole des institutions.

Convergence institutionnelle

« La présente cérémonie se tient à un moment où une partie de notre élite intellectuelle, syndicale et politique s’interroge encore et de manière vive, sur la pertinence des choix qui, quoique difficiles, concourent à la construction progressive et durable de notre cher pays. Notre situation ne nous laisse aucun choix en ce moment où l’aide internationale se fait rare, où nos bras valides émigrent massivement vers l’Europe au péril de leur vie, où nos pays d’Afrique sont traités avec mépris ». La réponse du président Patrice Talon se veut ferme. Comme à ses habitudes, le président de la République souligne que son action « vise à terme, à sortir nos populations de la pauvreté, à offrir à chaque citoyen les moyens et les opportunités d’un réel épanouissement et à assurer la crédibilité de l’Etat ». Des choix difficiles mais nécessaires au redressement de notre nation, assure-t-il.
« Les réformes engagées dans les domaines essentiels à notre vie commune ne suffisent pourtant pas, seules, à inscrire dans la durée le redressement entamé et le rayonnement espéré. Il faut encore que l’Etat, dans son organisation, dans sa gestion, dans son administration et dans le comportement de ses agents, rende compétitif notre espace économique et social, de manière à assurer la réforme intellectuelle dont vous avez si justement rappelé la nécessité », insiste le président Patrice Talon pour justifier ses options de gouvernance devant les institutions de la République. Aussi, salue-t-il la convergence institutionnelle dans le diagnostic et dans les solutions aux dysfonctionnements structurels de l’Etat et espère qu’elle caractérisera davantage les relations entre les institutions au cours de l’année 2018.

Actualités 17 janv. 2018


Présentation des vœux de Nouvel an au chef de l’Etat: « Le corps diplomatique réaffirme sa disponibilité à soutenir le Pag »

Les représentants des pays et des organisations représentées au Bénin ont renouvelé, ce mardi 16 janvier, leur engagement en faveur du renforcement des relations avec le Bénin. A l’occasion de la présentation des vœux de Nouvel an au chef de l’Etat, ils se sont engagés à soutenir le Programme d’action du gouvernement dont les premiers résultats sont salués.

« Le corps diplomatique salue les premiers résultats et vous réaffirme sa disponibilité à soutenir le Pag et à poursuivre son plaidoyer auprès des pays et des organisations représentés au Bénin pour une mobilisation générale en faveur de son financement ». Sandi Sahadi Abdou, doyenne d’âge du corps diplomatique accrédité au Bénin, à l’occasion de la présentation des vœux de Nouvel an au chef de l’Etat et à son gouvernement, a apprécié les avancées notables accomplies par le pays dont la visibilité s’est aussi améliorée, selon elle. Les nombreuses « initiatives déployées partout où les intérêts du Bénin doivent être défendus», ont rendu visible la présence du Bénin sur le plan international, apprécie-t-elle.
Le souhait du chef de l’Etat béninois de voir l’accélération de la coopération sous-régionale et le nouvel élan qu’il donne à cette coopération n’ont pas échappé à l’attention du corps diplomatique et consulaire et des institutions accréditées au Bénin. Sandi Sahadi Abdou a aussi fait observer que le Bénin fait parler de lui par le renforcement de la capacité de sa diplomatie et les innovations introduites au ministère des Affaires étrangères.
Cette cérémonie de présentation des vœux a permis au corps diplomatique d’opiner sur la coopération en général. La doyenne d’âge du corps diplomatique note, à cet effet, le « rôle pionnier du Bénin dans la marche des peuples africains vers la bonne gouvernance et le vivre ensemble. Là encore, le Bénin s’est révélé comme un pionnier et continue d’œuvrer pour les besoins des peuples du monde et des pays africains dans leur quête de développement que sont : prévenir les conflits, privilégier la non violence, promouvoir le dialogue et le règlement des conflits par la voie pacifique.
Résumant le bilan de 2017, elle précise qu’elle a été consacrée en priorité à la lutte contre le terrorisme, la recherche de solutions pour contenir le flux migratoire et la lutte contre les calamités naturelles. Ces combats ont obéré, d’après elle, les maigres financements des pays d’Afrique et font ressortir un besoin de soutien au plan international. Le Bénin s’est très bien illustré avec une contribution remarquable aux actions et initiatives prises dans ce sens.

Relancer le développement

« J’ai écouté, avec grand intérêt, votre discours qui a touché aux préoccupations de l’action de mon gouvernement aux plans intérieur et international. Je me réjouis de l’intérêt que l’ensemble du corps diplomatique porte à la mise en œuvre des réformes structurelles en cours dans mon pays pour un développement durable et inclusif », répond le président de la République à son tour. « Vous avez évoqué les avancées notables constatées en matière de réduction de l’insécurité, de fourniture de l’énergie électrique, de lutte contre la corruption et de renforcement des services sociaux. Ces réformes combinées étaient nécessaires pour relancer durablement le développement du Bénin », poursuit-il. S’agissant de la volonté du Bénin à faciliter la mobilité sur le continent, saluée par la doyenne d’âge du corps diplomatique, le président Patrice Talon fait observer que « C’est la libre circulation des personnes qui garantit celle de leurs biens, surtout dans un environnement mondial où seuls les grands ensembles ont la chance de survivre ». Les offensives de la diplomatie pour assurer le rayonnement international et la mobilisation des ressources nécessaires à son développement se justifient aussi, d’après le chef de l’Etat, par le potentiel dont regorge le Bénin. Il entend faire du Bénin « un pays attrayant aux plans économique et touristique qui sait se révéler au monde, qui sait promouvoir ses talents et ses potentialités et qui sait surtout garantir la paix, la stabilité et la sécurité pour lui-même et pour les étrangers qui y séjournent ». 2018 sera, à en croire le président de la République, l’année de l’approfondissement des réformes et du démarrage effectif des grands projets inscrits au Programme d’action du gouvernement, dont la finalité est de donner au Bénin le visage d’un Etat résolument ancré dans la modernité. Il a aussi profité de cette occasion pour réaffirmer l’attachement du Bénin à l’intégration régionale, aux réformes en cours à l’Union africaine en vue de renforcer son efficacité et ses capacités d’action, de même que son attachement à la démocratisation du système multilatéral, y compris la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, pour le rendre plus juste et plus équitable.

Actualités 17 janv. 2018


Présentation des vœux de Nouvel an au chef de l’Etat: L’armée invitée à la restauration des valeurs d’intégrité et de discipline

Haut commandement militaire, officiers supérieurs, sous-officiers, militaires de rang, matelots, aviateurs, policiers, forestiers et douaniers ont, par la voix du chef d’état-major général des forces armées, présenté leurs vœux de Nouvel an, ce mardi 16 janvier, au chef de l’Etat à la Présidence de la République.

Recevant les vœux de Nouvel an des forces armées béninoises, le président Patrice Talon leur a réitéré son engagement à les doter de moyens humains, financiers et matériels nécessaires à l’accomplissement de leurs missions républicaines.
« Les efforts entamés dans ce sens vont se poursuivre et s’intensifier, de façon responsable et réaliste », s’est-il engagé.
Mais il souhaite que la discipline, principale force des armées, soit de mise. Aussi a-t-il exhorté les hommes en arme « à poursuivre l’œuvre de restauration des valeurs fondamentales d’intégrité, de patriotisme et de discipline, en combattant avec vigueur le laxisme et la corruption ». Ces vices, selon lui, « sont d’autant plus inacceptables qu’ils diluent la qualité du service public de défense et de sécurité, et altèrent la confiance du peuple souverain en vos corporations pourtant si nobles ».
« Je suis particulièrement attaché à la sécurité des personnes et de leurs biens, qui demeure une condition indispensable du développement économique et du progrès social dans notre pays», rappelle le président de la République. Convaincu, il l’est aussi de leur sens de responsabilité, de loyauté et de professionnalisme, pour mener avec courage et abnégation les missions de défense et de protection que la République leur a confiées. Le président Patrice Talon leur a fait savoir également qu’il comptait sur leur loyauté sans cesse, leur attachement à la Constitution, leur sens d’abnégation et de sacrifice pour l’intérêt sécuritaire. Enfin, il a émis le vœu que l’année 2018 soit celle d’une révélation des valeurs intrinsèques et personnelles au sein des forces armées.
Avant cette intervention, le président de la République a d’abord reçu les vœux des forces armées présentés par le général Laurent Amoussou, chef d’état-major général des forces armées béninoises. Celui-ci a notamment salué les grandes réformes en vue de moderniser des institutions de défense et de sécurité intérieure pour les rendre plus efficaces au service de la population. « Au cours de l’année 2017, les Forces de défense, de sécurité et assimilés se sont inscrites dans la dynamique de ces réformes nécessaires à l’émergence d’un outil de défense et de sécurité moderne adapté aux nouvelles menaces. Le point d’orgue de celle-ci a été la création d’une Force unique de sécurité intérieure, la Police républicaine, symbole d’une mutualisation des moyens et d’une meilleure coordination des réponses aux besoins croissants et légitimes de sécurité des populations », indique-t-il.
« Au cours de l’année 2018, les actions engagées dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles se poursuivront à travers la formation et l’équipement des unités, l’amélioration des conditions de vie et de travail de nos hommes, la formation des personnels et le maintien en condition de nos matériels afin d’être plus efficaces dans l’action», a assuré le général Laurent Amoussou. Un accent particulier sera mis sur la restauration des valeurs de discipline, a-t-il promis n

Actualités 17 janv. 2018


Fronde sociale : Mouvement diversement suivi à Abomey

 

Le mot d’ordre de grève de 72 heures lancé par les centrales syndicales est diversement suivi dans les structures départementales à Abomey comme à Bohicon. Outre les bureaux du tribunal d’Abomey et quelques salles de classe fermées à Bohicon comme à Abomey, partout ailleurs les agents étaient présents à leur poste ce mardi 16 janvier, premier jour de la grève de 72 heures.

 

Ce mardi, à l’agence de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à Abomey, il est 8h15mn. Le comptoir d’accueil est assuré par deux agents présents malgré le mouvement de grève en cours. Sur les bancs, des usagers attendant d’être reçus. La caisse est toujours fermée. Ce n’est qu’à 8h25 que la caissière, jeune dame aux cheveux teintés roux se présente au poste.  Elle s’installe en se permettant même de prendre encore cinq bonnes minutes avant d’ouvrir la caisse. A 8h32, elle prend rapidement les documents de l’homme qui attendait devant elle. Puis, clac ! C’est de nouveau fermé. Ce n’est pas la grève, c’est ainsi que ça fonctionne ici.

Dans les bureaux situés à l’étage, d’autres agents présents mènent une discussion houleuse sur les intérêts des responsables syndicaux qui décident des mouvements de grève. Dans le couloir, d’autres vont et viennent de bureaux en bureaux. A la question de savoir si l’agence n’est pas en grève, un des agents de l’accueil s’étonne et lance : « Non ! La Cnss est une structure trop sensible pour se permettre d’aller en grève. Et nous sommes une structure semi autonome ».

Au Lycée Houffon d’Abomey, des élèves déambulent dans la cour. La directrice et l’un des responsables de la direction départementale en charge de l’enseignement secondaire et professionnel font le tour de l’établissement pour faire un rapide point. Ils nous jurent la main sur le cœur que le mouvement n’a pas atteint cet établissement et que suite à leur constat, seuls deux vacataires sont absents à leurs postes. Le reste est bien présent. Et, puisque les vacataires n’ont pas déposé de motion, ils ne sont pas considérés comme étant en grève, fait observer un responsable de la direction départementale de l’Enseignement secondaire.

Actualités 16 janv. 2018


Projet d’assainissement pluvial de la ville département: « Cotonou sans inondation d’ici décembre 2020 », assure François Agomadjè

Le projet d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou fait partie intégrante du Programme d’action du gouvernement. Dans ce cadre, François Agomadjè, ingénieur génie civil chef projet infrastructures à l’Agence du cadre de vie pour le développement du territoire en explique les tenants et les aboutissants. A l’en croire, Cotonou ne devrait plus connaître d’inondation d’ici décembre 2020. 

La Nation : De quoi retourne le projet d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou?

François Agomadjè : C’est un projet phare. Phare par son importance et son impact sur le cadre de vie des populations de Cotonou et par son potentiel. Vous savez que chaque année, la ville de Cotonou est sujette à des inondations. Toutes les populations restent dans l’eau plusieurs mois de l’année. C’est ainsi que le projet d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou a été initié. C’est un projet qui tient beaucoup à cœur au président de la République qui l’a inscrit dans le Programme d’action de son gouvernement comme projet phare. A cet effet, il a été confié à l’Agence du cadre de vie pour le développement du territoire, de conduire ledit projet. Celui-ci est sur un chemin critique pour d’autres projets tels que le projet asphaltage que vous connaissez et le projet de gestion moderne des déchets dans la ville de Cotonou.
Le projet contribuera à faire de Cotonou une ville sans inondations, une ville propre et débarrassée de tous les déchets où il fait bon vivre et dont on éprouve du plaisir à arpenter les artères.

Quelles sont les caractéristiques techniques dudit projet ?

Il consiste à réaliser des collecteurs primaires, des caniveaux à ciel ouvert soit des caniveaux enterrés. Cela couvre 64 000 mètres linéaires pour drainer les eaux de Cotonou sur une surface de près de 50 km2 sur les 70 que compte Cotonou qui sera ainsi drainée. Cela va impacter le cadre de vie de près de 500 000 habitants de Cotonou. Nous venons de terminer l’avant-projet détaillé (Apd)

Quel est son coût ?

C’est un projet de 224 milliards de francs Cfa. Une partie de son financement sera assurée par le budget national. L’autre sera financée par les partenaires techniques et financiers. Actuellement, le gouvernement a mis en place un comité technique pour mobiliser les financements nécessaires à la réalisation de cet important projet pour le Bénin.

Quand est-ce que le projet démarre ?

Je vous ai dit tout à l’heure que nous venons d’en finir avec les formalités liées à l’Apd. Qui dit avant-projet détaillé sous-entend que nous sommes pratiquement à la fin des études. Après cette phase, nous allons lancer le dossier d’appel d’offre (Dao) pour recruter les entreprises pour réaliser les travaux annoncés. Il est prévu que le projet démarre au plus tard au deuxième trimestre 2018 ou fin premier trimestre 2018 (mars ou avril). De toutes façons, le projet d'assainissement pluvial de Cotonou est très important pour le projet asphaltage. On a besoin de le démarrer dans tous les cas aussi rapidement que possible si l'on tient au projet asphaltage et qu'on veut réaliser le projet de la modernisation des déchets dans la ville de Cotonou et dans le grand Nokoué.
La phase 1 concernant les collecteurs liés au projet asphaltage va d’avril 2018 à juin 2019. En ce qui concerne la phase 2 consacrée à la mise en place du reste des collecteurs, elle est prévue de juillet 2019 à décembre 2020?

Société 16 janv. 2018


Grève générale annoncée pour ce jour: Ambiance de veillée d’armes à Lokossa

Thomas Sodji, François Pohouégbé et les autres responsables syndicaux du Mono et du Couffo ont profité de la journée de ce lundi 15 janvier, pour peaufiner les stratégies de réussite de la grève généralisée décidée au plan national.
A Lokossa, chef-lieu du Mono, cette journée de veillée d’armes a été consacrée, notamment à la sensibilisation des camarades. Dans les établissements scolaires, par exemple, le déroulement des activités pédagogiques était associé à la campagne de mise en condition des enseignants et surtout de sensibilisation à l’endroit des apprenants. Des instructions ont été données en vue d’aménager dans l’emploi du temps des créneaux dédiés à la grève que les syndicalistes veulent autant historique que l’histoire du Bénin associée à la date du 16 janvier.

Innocent Winmayi, activiste syndical, assure avoir fait ce travail de sensibilisation au Ceg Athiémé, le collège où il a dispensé des cours. A l’en croire, c’est un moyen de partager avec les apprenants les tenants et les aboutissants de la lutte syndicale mais de les former à la nécessité de savoir défendre, en toutes circonstances, leurs droits.
«Cela participe de notre mission», souligne-t-il.
Pour Thomas Sodji, coordonnateur des sept centrales et confédérations syndicales dans le Mono-Couffo, « Il ne reste que la grève pour se faire entendre par le gouvernement et l’amener à se pencher sur les problèmes des travailleurs ». Il n’a pas manqué de regretter que même les diligences faites, dans le cadre du paiement des honoraires des enseignants vacataires,aient été bafouées pour dire qu’en dehors du retrait du droit de grève, il y a d’autres urgences qui justifient le durcissement de la grève à compter de ce jour.
La présence des forces de l’ordre a été notée, dans la matinée d’hier, au niveau de quelques établissements scolaires comme ce fut le cas au Ceg 2 de Lokossa. Mais elles ont replié vers midi. Au Ceg 2, leur présence, tout comme les activités discrètes des syndicalistes, n’a pas perturbé les cours, selon Antoinette Agbo, élève en classe de première D n

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 16 janv. 2018


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