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Nouvelles

Grève générale annoncée pour ce jour: Ambiance de veillée d’armes à Lokossa

Thomas Sodji, François Pohouégbé et les autres responsables syndicaux du Mono et du Couffo ont profité de la journée de ce lundi 15 janvier, pour peaufiner les stratégies de réussite de la grève généralisée décidée au plan national.
A Lokossa, chef-lieu du Mono, cette journée de veillée d’armes a été consacrée, notamment à la sensibilisation des camarades. Dans les établissements scolaires, par exemple, le déroulement des activités pédagogiques était associé à la campagne de mise en condition des enseignants et surtout de sensibilisation à l’endroit des apprenants. Des instructions ont été données en vue d’aménager dans l’emploi du temps des créneaux dédiés à la grève que les syndicalistes veulent autant historique que l’histoire du Bénin associée à la date du 16 janvier.

Innocent Winmayi, activiste syndical, assure avoir fait ce travail de sensibilisation au Ceg Athiémé, le collège où il a dispensé des cours. A l’en croire, c’est un moyen de partager avec les apprenants les tenants et les aboutissants de la lutte syndicale mais de les former à la nécessité de savoir défendre, en toutes circonstances, leurs droits.
«Cela participe de notre mission», souligne-t-il.
Pour Thomas Sodji, coordonnateur des sept centrales et confédérations syndicales dans le Mono-Couffo, « Il ne reste que la grève pour se faire entendre par le gouvernement et l’amener à se pencher sur les problèmes des travailleurs ». Il n’a pas manqué de regretter que même les diligences faites, dans le cadre du paiement des honoraires des enseignants vacataires,aient été bafouées pour dire qu’en dehors du retrait du droit de grève, il y a d’autres urgences qui justifient le durcissement de la grève à compter de ce jour.
La présence des forces de l’ordre a été notée, dans la matinée d’hier, au niveau de quelques établissements scolaires comme ce fut le cas au Ceg 2 de Lokossa. Mais elles ont replié vers midi. Au Ceg 2, leur présence, tout comme les activités discrètes des syndicalistes, n’a pas perturbé les cours, selon Antoinette Agbo, élève en classe de première D n

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 16 janv. 2018


Menace d’une grève générale dans l’administration publique: L’appel au dialogue du collectif des organisations syndicales des ministères

Le collectif des organisations syndicales des ministères demande aux travailleurs des différents ministères à vaquer normalement à leurs obligations professionnelles dès ce mardi 16 janvier. Cet appel a été lancé ce lundi 15 janvier à la Tour administrative à Cotonou à travers une déclaration qui invite par la même occasion le gouvernement à renouer avec le dialogue social avec toutes les centrales et confédérations syndicales au plan national afin d’éviter au pays, une paralysie totale de l’Administration publique.

Les secrétaires généraux des syndicats des ministères se disent prêts et disponibles à échanger avec les autorités sectorielles sur les véritables préoccupations des agents, gage de la préservation de la paix socioprofessionnelle dans l’intérêt supérieur de la nation. Dans une déclaration rendue publique ce lundi, ils estiment que la situation sociale actuelle qui s’annonce tumultueuse ne garantit guère la stabilité et la paix sociale tant souhaitée pour le peuple béninois.
Le collectif des organisations syndicales des ministères, selon leur porte-parole Constantin Changobiyi, dit être attaché à la paix et à la stabilité sociale et recommande la reprise du dialogue social dans tous les secteurs. Mais, les secrétaires généraux desdits syndicats fustigent la tentative d’exploitation des problèmes spécifiques des travailleurs des ministères sectoriels à des fins politiques inavouées. Ils dénoncent la violation de la loi n° 2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin en ce qui concerne le respect des dispositions de l’article 13 sur l’organisation du service minimum afin d’éviter que les populations ne s’exposent à la mort gratuite.
Constantin Changobiyi et ses camarades invitent tous les acteurs sociaux à revoir le mode actuel d’action qui risque d’ébranler la paix sociale, la stabilité et la cohésion nationale. Ils lancent un appel au gouvernement et aux acteurs sociaux à tenir compte des disparités salariales occasionnées par le vote de la loi portant statut de la magistrature. Aussi, invitent-ils les bureaux déconcentrés de tous les syndicats de l’administration à se pencher sur les préoccupations sectorielles des militants pour éviter des défalcations, voire des radiations fatales.
Le collectif demande au gouvernement de renouer avec le dialogue avec toutes les centrales et confédérations syndicales au plan national.
La déclaration du collectif des organisations syndicales des ministères intervient vingt-quatre heures avant l’entrée en vigueur du mot d’ordre de grève générale lancé par plusieurs organisations syndicales pour dénoncer les lois votées par les députés à l’Assemblée nationale qui retirent à certains agents de l’Etat, l’exercice du droit de grève. Il s’agit des agents de la santé, de la justice, des magistrats et des agents de la sécurité.

 

Actualités 16 janv. 2018


Recueil de poèmes : "La luciole" de Marcel-Christian Ogoundélé

Il est des auteurs pour lesquels la poésie est devenue un sacerdoce. Recommandé selon les instructions officielles au primaire (CM) avec Tu leur diras (2012), et au secondaire (5e) avec Perles d’émotions (2013), l’auteur de Cantilènes (2014) renouvelle encore ses vœux en publiant ce quatrième recueil de poèmes intitulé La luciole auquel il associe les mains de son feu père et de sa petite-fille, les dédicataires.

Préfacé par Dr Roger Koudoadinou, président de l’Association des professeurs de français du Bénin et directeur des Examens et Concours, le recueil La luciole de Marcel-Christian Ogoundélé (Plumes Soleil, Cotonou, 2017, 64 p.), riche de trente poèmes dédiés à la famille, l’amitié, l’amour multiple et multidimensionnel, les voyages et certaines figures qui ont marqué le poète, qu’elles soient connues ou inconnues du grand monde, se pare à la fin du poème ‘amour d’Emah et deux poèmes de Jean Ogoundélé Tessi aux accents négritudiens. Ainsi, le poète reste fidèle à sa langue riche de simplicité et de générosité, à ce style qui n’oublie personne en distribuant des sonorités d’amour et de pureté qu’il va quêter au « royaume d’enfance » ou aux pieds sages des personnes âgées. Comme un troubadour, ces diseurs itinérants du Moyen-âge européen, il réunit dans cet éden poétique tous les souvenirs qu’il engrange continuellement, éternellement.
On s’accorde alors sur les origines de l’universalité dans la poésie de Marcel-Christian Ogoundélé qui réconcilie le nord (la France) et le sud (le Bénin) en chantant la beauté et la suprématie du métissage « ils sont les plus beaux » (« Les métis », p.40), idéal, cher au poète sénégalais Léopold Sédar Senghor, qu’incarne sa famille.
La luciole est un insecte coléoptère de la famille des ténébrionidés dont l’adulte est ailé et lumineux. Cet insecte dont le poète pratique la chasse avec ses amis pendant les moments de liesse (Donnez-moi, p.18). Il invite donc le lecteur à se métamorphoser en luciole, à devenir un porteur de lumière. La lumière qui revivifie et symbolise la beauté, la vie, la joie que procure la vérité, cette lumière qui illumine le poème « Là-bas », p.21. Cette lumière qui manque à l’Afrique pourtant éclairée par le soleil à longueur de journée et d’année, dont l’absence corrompt les cerveaux et intensifie le sous-développement. Le poète ne conçoit pas ou du moins comprend difficilement que la pénurie de la lumière, énergie indispensable à l’épanouissement des êtres vivants n’inquiète pas. Le poète réalise alors l’importance de sa lanterne qui l’accompagne où qu’il se trouve (C’est légion dans nos villes, et nos villages, /de vivre au quotidien, avec le délestage. / C’est vrai que dans nos contrées plaisantes, / vivre sans électricité est tellement courant ; / voilà pourquoi je te chérirai toujours, ma lanterne., « Ma lanterne », p.35).
Cette mission d’illuminer le monde comme le soleil qui fait croître la nature, le poète le réussit lorsqu’il rapporte dans « Mots et merveilles » le progrès des femmes alphabétisées de Tankpè, la joie et la liberté que procure la plus petite parcelle de connaissance. Ces femmes dont Ogoundélé célèbre la force et l’intelligence (« L’écrivain public », p.22) et cette ode touchante à Simone Veil née « Mademoiselle Jacob » (p.54) où il s’emploie comme nos griots à décliner la lignée et les exploits (elle a aboli son destin individuel, pour s’élargir à un dessein universel. Elle incarnait silence, force et détermination/ c’était un mélange de réserve et d’insoumission.) Un hommage mérité pour cette femme qui permit aux Françaises de disposer de leur corps, d’être libres. Mais pourquoi Simone Veil et pas Dorothée Akoko Gazard ?
Il n’est pas que les figures féminines : le poète chante aussi des hommes et leur mort lorsqu’il se souvient par exemple de son ami Fulbert Amoussouga (« Le professeur est mort », p.53)
Il faut lire et comprendre La luciole comme une lueur d’espoir, cette petite flamme que génère dans l’obscurité profonde les insectes luminifères, dans un monde où même des espaces dits paradisiaques ne sont pas épargnés par les assauts d’une nature et une humanité éprouvées par les exactions des hommes (Saint Martin). Le globe-trotteur de Marcel-Christian Ogoundélé parcourt le monde et y recherche et trouve la paix et la beauté (Gibraltar, le rocher), des raisons d’espérer pour l’homme?

Par Daté Atavito Barnabé-Akayi (Coll. ext.)

Culture 16 janv. 2018


Participation des femmes en politique : Une conférence parlementaire s’ouvre jeudi prochain à Cotonou

L’Assemblée nationale organise, les jeudi 18 et vendredi 19 janvier prochains à Cotonou, avec l’appui de l’Union interparlementaire (Uip), une conférence parlementaire sur le renforcement de la participation des femmes au Parlement et en politique.

Sensibiliser les parlementaires et autres acteurs et actrices politiques sur l’importance de la participation des femmes en politique et au Parlement. Tel est l’objectif principal de la conférence parlementaire qui s’ouvre, jeudi 18 janvier prochain à Cotonou. Elle est organisée par l’Assemblée nationale avec l’appui de l’Union interparlementaire (Uip). Il s’agira de renforcer la connaissance des parlementaires béninois sur les mesures facilitant l’accès des femmes au Parlement ; d’identifier les possibles mesures qui permettraient au Bénin de renforcer la participation des femmes au sein de l’Assemblée nationale et les étapes de leur mise en œuvre et d’engager une réflexion et une discussion sur les mesures les plus efficaces pour promouvoir la participation des femmes. Aussi, la conférence parlementaire vise-t-elle à renforcer un partenariat hommes-femmes en faveur de l’amélioration de l’accès des femmes au Parlement et à faciliter l’adhésion des partis politiques à l’égalité hommes-femmes en politique.
L’organisation de cet atelier de deux jours est une initiative du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, visant à promouvoir le rôle majeur du Parlement béninois dans le débat national sur la participation des femmes en politique et en particulier au Parlement. Ainsi, la conférence parlementaire permettra-t-elle d’appréhender les défis des femmes béninoises en matière de participation à la vie politique et, partant, de mieux y répondre avec des solutions adaptées au contexte national. Ce qui rendra le Parlement plus à même de remplir sa fonction représentative et de promouvoir les droits de tous les citoyens.

Partenariat hommes-femmes

La conférence réunira un aréopage de participants notamment les députés, les présidents, vice-présidents et membres des commissions parlementaires, les chefs de partis ou groupes de partis politiques, des représentants du gouvernement, des acteurs de la Société civile, des fonctionnaires parlementaires et des représentants des médias. Ces participants vont débattre de ce sujet pendant les deux jours de travaux sur l’échange d’expériences avec des Parlements ayant mis en place des mesures efficaces de renforcement de la participation des femmes en politique.
La tenue de la conférence tient du fait que la participation des femmes au Parlement est une priorité mondiale à laquelle s’est engagé le Bénin à travers la ratification de plusieurs instruments internationaux. Lesquels appellent l’adoption et la mise en œuvre de mesures garantissant la pleine participation des femmes en politique. C’est donc dans cette démarche que s’inscrit, à travers l’organisation de cette conférence parlementaire, le Bénin où l’on note un faible taux de représentation des femmes au Parlement.
En effet, alors qu’elles étaient huit élues sur 83 députés en 2011 soit 9,6 %, elles étaient seulement six en 2015 correspondant à un taux de 7,2 % pour la législature en cours. Cela fait plusieurs années que le pourcentage de femmes à l’Assemblée nationale demeure en dessous de 10 % alors que celles-ci représentent plus de la moitié de la population. Mais cela ne se reflète guère dans les instances dirigeantes du pays et notamment au sein de l’Assemblée nationale. Ces statistiques traduisent donc tout le bien fondé de la conférence parlementaire qui s’ouvre jeudi prochain à Cotonou?

Actualités 16 janv. 2018


Commission béninoise des droits de l’Homme : Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé représentent le Parlement

Les députés Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé sont désormais les deux représentants de l’Assemblée nationale au sein de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh). Ils ont été désignés lors de la séance plénière de ce lundi 15 janvier au Parlement.

Par 45 voix pour, 0 contre et 0 abstention, l’Assemblée nationale désigne les députés Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé pour siéger au sein de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh) au nom de la septième législature. Ils ont été désignés à la faveur de la séance plénière de ce lundi 15 janvier au Parlement.
Rosine Dagniho a été proposée par la majorité parlementaire et son collègue Jean-Marie Allagbé par la minorité parlementaire. La plénière n’a pas fait les choses à moitié. Elle a désigné aussi les suppléants des deux députés. C’est ainsi que le député Maurice Chabi Katocha et Kignaré Yarou Sinatoko ont été choisis pour suppléer respectivement les titulaires Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé en cas d’empêchement.
Cette désignation vient mettre fin au processus qui a commencé depuis le vendredi 5 janvier dernier avec l’adoption de la clé de répartition des deux sièges à pourvoir par les deux blocs politiques du Parlement, à savoir majorité et minorité parlementaires pour siéger au sein de la Cbdh. Et cela, conformément aux décisions de la Cour constitutionnelle notamment les décisions Dcc 09-002 du 08 janvier 2009 et Dcc 09-015 du 19 février 2009 qui demandent à l’Assemblée nationale de tenir compte de la configuration politique Majorité/Minorité pour toute désignation politique au Parlement. Chaque bloc devrait veiller à l’approche genre dans sa désignation. Ce critère a été pris en compte à l’arrivée, comme le témoigne d’ailleurs la liste adoptée. Un autre critère non moins important qui a surtout milité en faveur des personnes retenues est que les membres de la Cbdh ne devraient appartenir à aucune instance dirigeante de parti politique. Un critère que respecte le choix des deux députés ainsi que leurs suppléants respectifs.
Il faut préciser qu’aux termes de la loi n°2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Cbdh, la commission comprend onze membres choisis parmi les personnalités de nationalité béninoise jouissant de leurs droits civil et politique et connues pour leur probité morale, leur indépendance d’esprit, leur expérience dans leurs domaines respectifs et leur intérêt pour les droits de l’Homme.
La commission est composée de onze membres pluridisciplinaires. Les deux représentants du Parlement iront s’ajouter aux neuf autres membres à raison d’un représentant des magistrats désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant de l’ordre des avocats désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant de l’ordre des médecins désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant d’organisation non gouvernementale de promotion et de protection des droits de l’Homme désigné par leurs pairs en tenant compte de la diversité de leur mandat, une représentante élue par les associations féminines de défenses des droits de la femme, un représentante d’organisation non gouvernementale de promotion et de protection des droits de l’enfant, un syndicaliste représentant les centrales syndicales désigné par ses pairs, un représentant du patronat désigné par ses pairs et un représentant des journalistes de la presse privée ou publique?

Actualités 16 janv. 2018


Coopération entre le Japon et le Bénin: Me Adrien Houngbédji échange avec des sénateurs japonais

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a reçu en audience, ce lundi 15 janvier à son cabinet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, une délégation de trois sénateurs japonais en visite officielle au Bénin.

Les échanges ont surtout tourné autour du renforcement des liens de coopération entre le Japon et le Bénin. « J’ai profité de l’audience pour savoir comment faire pour améliorer la coopération bénino-nipponne », a souligné Kiyoshi Ejima, chef de la délégation des sénateurs japonais. Il se réjouit du niveau de coopération entre les deux pays qui partagent les mêmes valeurs comme la démocratie et les droits de l’Homme. Kiyoshi Ejima assure le président Adrien Houngbédji de la détermination du sénat nippon pour que soit davantage dynamisée la coopération entre les deux pays sur le plan de la gouvernance et du renforcement de la démocratie. La délégation nipponne était accompagnée au palais des Gouverneurs à Porto-Novo par l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi?
Th. C. N.

Actualités 16 janv. 2018


Réformes et innovations à l’aéroport de Cotonou: L’Anac pour une aviation civile sûre et moderne

Le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), Karl Lègba, a animé, vendredi 12 janvier dernier, une conférence de presse, au siège de l’institution à Cotonou. Entouré de ses proches collaborateurs, il a exposé les réformes en cours à l’aéroport de Cotonou et qui visent à révéler une aviation civile sûre au service d’un développement durable.

Des innovations sont introduites et perceptibles dans le système de navigation aéronautique au Bénin en vue de révéler une aviation civile sûre au service d’un développement durable. C’est le message que Karl Lègba, directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile au Bénin (Anac), a transmis, vendredi 12 janvier dernier aux hommes des médias. 

Pour lui, les réformes sont initiées par le gouvernement du président Patrice Talon et visent à mettre au goût du jour l’aéroport de Cotonou. La métropole Cotonou, révèle-t-il, est à six heures de vol de Paris, de Djeddah et d’Afrique du Sud et à côté du Nigeria. En somme, « un grand pays en termes de potentialités », explique Karl Lègba. Il importe, déduit-il, de valoriser cette position stratégique en évitant désormais de faire les choses au pifomètre, mais en respectant les normes requises au plan international.
De plus, l’autre vision, poursuit le directeur général de l’Anac, est de connecter l’aviation civile au commerce et au tourisme puisque, rappelle-t-il, les visiteurs viennent faire les emplettes à Dantokpa. « Nous pouvons être petit mais beau », estime Karl Lègba, qui annonce comme autre innovation, trente minutes désormais comme temps d’attente pour récupérer ses bagages. Car soutient-il, après six heures de vol on ne peut plus continuer à beaucoup attendre avant d’être en possession de ses bagages. L’ambition, développe-t-il, est de porter ce temps à quinze minutes, une préoccupation du président Patrice Talon.
Les formalités à l’entrée, relève-t-il, sont simplifiées par rapport à la sécurité, car le temps de transit est réduit pour ceux qui ont récemment voyagé.
Nathalie Houndéton, directrice de la Réglementation, corrobore les propos du directeur général qui déclare connecter le Bénin aux autres pays. Pour elle,
« Mieux nous sommes connectés, mieux la desserte se fait, le transport aérien se fait plus durablement ». Ainsi, dix-neuf accords aériens sont signés et une vingtaine est en cours de finalisation. La plateforme est desservie par vingt compagnies aériennes et il est prévu que bien d’autres viennent allonger cette liste pour le bonheur des touristes et autres visiteurs du Bénin.
Elisée Dansou, directeur du contrôle de la sécurité à l’Anac, révèle que l’un des nouveaux chantiers est de se conformer aux normes et pratiques recommandées par l’Organisation de l’aviation civile internationale. L’ambition est de viser la création d’organismes de formation, d’entretien et de maintenance au Bénin. Des infrastructures qui pourraient attirer les visiteurs ou personnes en quête de renforcement de capacités.
Gildas Adéchina d’Almeida, directeur de la sûreté et de la facilitation de l’aviation civile assure que les dispositions pratiques sont prises pour faciliter le transport aérien afin que les passagers voyagent en sécurité.
Quant à Joseph Zinvoédo, directeur administratif et financier de l’Anac, il a assuré que le personnel de l’institution (61 agents) est bien motivé pour asseoir et mener à bien la politique (les innovations et autres réformes à l’Anac).
Sur le terrain à l’aéroport, Daniel Abihssira, directeur général de Morpho Dys Bénin, a expliqué et démontré, les innovations introduites dans l’accomplissement des formalités y relatives. Essentiellement, elles comptent désormais avec une biométrie intégrée qui fait gagner du temps à l’enregistrement. Toutes les réformes sont conçues pour faire de l’aéroport de Cotonou, la vitrine de l’Afrique de l’Ouest.

 

Société 15 janv. 2018


Présentation de vœux au Port autonome de Cotonou: 32,5 milliards F Cfa de chiffre d’affaires en 2017

La direction générale et les travailleurs du Port autonome de Cotonou se sont présenté les vœux du Nouvel an, vendredi 12 janvier dernier au sein de l’entreprise. C’était l’occasion d’évaluer leurs performances et d’honorer vingt-cinq agents admis à faire valoir leur droit à la retraite.

La direction générale du Port autonome de Cotonou (Pac) a sacrifié, cette année encore, au rituel de présentation des vœux au personnel. La cérémonie a permis de faire le bilan des efforts fournis l’année écoulée et d’honorer vingt-cinq agents ayant atteint l’âge de la retraite.

En termes de bilan, les chiffres avancés par Amélie Huguette Amoussou-Houéto, directrice générale du Pac, sont élogieux. Les objectifs ayant été atteints. En 2017, a-t-elle illustré, pour un trafic provisoire de marchandises de plus de 8 milliards de tonnes, le Pac a fait un chiffre d’affaires de plus de 32,5 milliards F Cfa contre 26 milliards pour un trafic de plus 8,7 tonnes de marchandises en 2016. « Nous avons été à la hauteur », s’est-elle réjouie. Cette performance, a-t-elle poursuivi, a été obtenue grâce à certaines mesures relatives à la réduction du coût et des délais des prestations, à une meilleure gestion des ressources de l’entreprise, aux outils de gestion dont l’entreprise s’est dotée. Toutes choses qui ont rendu le port plus performant et attractif. L’année écoulée aura été celle où le Pac a été certifié à la norme Iso 14001 version 2015 pour la reconnaissance de son système de management environnemental, a mentionné Amélie Huguette Amoussou-Houéto.
Pour 2018, elle a annoncé que la barre des 40 milliards de F Cfa sera atteinte. A cela le directeur des ressources humaines, Boni Akobi, ajoutera que les capacités du personnel seront renforcées et l’a exhorté à la conscience professionnelle.

Vingt-cinq retraités honorés

Ayant passé au moins trente ans à servir le Pac, vingt-cinq agents admis à faire valoir leur droit à la retraite ont été honorés au cours de la cérémonie à travers la remise de chèques et autres distinctions. Au regard de ce nombre de départs, le secrétaire général du Pac, Augustin Fatondji Tonan, a exprimé son inquiétude relative au non-renouvellement du personnel à travers de nouveaux recrutements. « Je m’inquiète du non-renouvellement du personnel alors que chaque année plusieurs agents partent de l’entreprise pour jouir de leur retraite », a-t-il fait savoir.
Ce qui aura aussi marqué la cérémonie, c’est son boycott par le bureau directeur du Syndicat des travailleurs du Port autonome de Cotonou (Syntrapac). Jean Akobi, le seul représentant, présent à la cérémonie y étaut par respect aux aînés partant à la retraite, a-t-il souligné. Sur les raisons du boycott, il a indiqué qu’elles sont liées à la gestion déléguée du Pac dont la signature a été opérée, le 8 janvier dernier. Le processus ayant été conduit sans consulter ni impliquer les travailleurs, le Syntrapac, a-t-il signalé, désapprouve cette réforme. « La gestion déléguée crée la psychose eu sein des travailleurs qui ne savent pas ce qui les attend dans les jours à venir», s’est-il inquiété.
Signalons qu’avant la cérémonie de présentation de vœux, le personnel et la directrice générale ont confié la nouvelle année à Dieu au cours d’une messe d’action de grâce célébrée au sein de l’entreprise par le père aumônier de la plate-forme portuaire, Moïse Adossou.

 

Société 15 janv. 2018


Retrait du droit de grève Les centrales et confédérations syndicales assiègent le Parlement

Les sept centrales et confédérations syndicales du Bénin ont organisé, vendredi 12 janvier dernier, un sit-in devant l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Elles protestent contre «la vassalisation du Parlement béninois» à travers le vote «mécanique» de certaines lois «scélérates» dont surtout celles qui retirent le droit de grève à certains corps de la fonction publique.

Les centrales et confédérations syndicales sont remontées contre les députés à l’Assemblée nationale qui ont décidé d’interdire la grève à certains corps, notamment aux magistrats et aux agents de la santé. Ces décisions ont fait monter l’adrénaline aux organisations faîtières du monde syndical au Bénin. Elles étaient en sit-in de protestation, vendredi 12 janvier dernier, sur l’esplanade de l’Assemblée nationale. Les centrales et confédérations syndicales trouvent ces votes du Parlement contraires à la lettre et à l’esprit de l’article 31 de la Constitution du 11 décembre 1990. Lequel dispose : « L’Etat reconnaît et garantit le droit de grève. Tout travailleur peut défendre, dans les conditions prévues par la loi, ses droits et ses intérêts soit individuellement, soit collectivement ou par l’action syndicale. Le droit de grève s’exerce dans les conditions définies par la loi ».
Les centrales et confédérations syndicales ont donc organisé le sit-in pour exprimer à l’Assemblée nationale, les angoisses, les inquiétudes, les incertitudes du peuple et surtout le désarroi qui l’envahissent ces derniers mois, au regard de l’évolution et du contenu de l’œuvre et de la production parlementaire, précise Anselme Amoussou, secrétaire général de la Csa-Bénin qui a lu la déclaration commune de protestation. Il dénonce cette production législative qui commence par « éroder progressivement les acquis sociaux et démocratiques conquis de hautes luttes par notre intrépide peuple et ravive déjà inéluctablement la tension sociale qui, si on n’y prend garde, risque de compromettre de façon irréversible l’avenir du pays… ».
Les manifestants ont été reçus par le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Dr Falilou Akadiri accompagné du secrétaire général administratif du Parlement, Thomas Dassi. La délégation a pris acte de la déclaration et a promis d'en rendre compte au président Adrien Houngbédji qui l’a mandatée pour accueillir les manifestants.
Le sit-in a connu la participation de plusieurs milliers de travailleurs, tous secteurs publics confondus, et de la quasi-totalité des secrétaires généraux des sept centrales et confédérations syndicales. Outre Anselme Amoussou de la Csa-Bénin, il y avait Nagnimi Kassa Mampo de la Cstb, Noël Chadaré de la Cosi-Bénin, Moudassirou Bachabi de la Cgtb, Emmanuel Zounon de l’Unstb, Christophe Houéssinon de la Csub et Christophe Dovonon de la Cspib. Ils n’entendent pas s’arrêter seulement au sit-in. Les sept centrales et confédérations syndicales projettent une grève générale de 72 heures renouvelable par tacite reconduction à compter de demain, mardi 16 janvier, pour exiger surtout l’abrogation des dispositions législatives visant la suppression du droit de grève dans les secteurs de la santé et de la justice et la relecture de la loi 2015-18 portant statut général de la Fonction publique.
Les manifestants ont été soutenus par une délégation du Front pour le sursaut patriotique (Fsp) conduite par Eugène Azatassou et Paul Issè Iko ?

Actualités 15 janv. 2018


Usage des voitures à vitres teintées et plaque non réglementaire: Les contrevenants exposés à des peines contraventionnelles

Sous peines contraventionnelles en cas de violation, les propriétaires de véhicules automobiles sont invités à se conformer aux prescriptions contenues dans le décret n° 2017-546 du 22 novembre 2017 portant réglementation de la mise en circulation des véhicules automobiles à vitres teintées ou vitres opaques en République du Bénin. Aussi, l’usage d’une plaque non réglementaire sans autorisation est-il interdit.

L’usage des vitres teintées des véhicules automobiles sur le territoire national est subordonné à une autorisation préalable délivrée par l'Agence nationale des transports terrestres (Anatt). Celui des vitres opaques par les propriétaires des véhicules est interdit, sauf pour les ambulances, les véhicules de transport de fonds, des véhicules de transport de détenus ou prévenus spéciaux, les véhicules à l'usage du président de la République et des hautes personnalités d'Etat, les véhicules spéciaux de la sécurité d'Etat, les véhicules aménagés pour être blindés au profit des particuliers sous réserve d'autorisation, les véhicules de secours des sapeurs-pompiers et les véhicules d'intervention des forces de sécurité.
Dans un communiqué en date du 4 janvier 2018 parvenu à notre rédaction, le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, a invité tous les propriétaires de véhicules automobiles à se conformer, sous peines contraventionnelles en cas de violation, à ces prescriptions contenues dans le décret n° 2017-546 du 22 novembre 2017.
Ledit décret précise que les vitres teintées des véhicules automobiles sont les vitres légèrement colorées permettant de voir l'intérieur du véhicule avec un facteur de transmission régulière de la lumière d'au moins 70 %. Quant aux vitres opaques des véhicules automobiles, il s’agit de celles qui sont très sombres et ayant un facteur de transmission de la lumière inférieur à 70 % et qui en raison de leur très faible degré de transparence ne permettent pas de l'extérieur de voir à l'œil nu l'intérieur du véhicule.
Les propriétaires des véhicules particuliers aménagés pour être blindés sont tenus d'obtenir auprès du service compétent de l'Etat, une autorisation spéciale de mise en circulation. Ces véhicules sont enregistrés dans une base de données spéciale par ledit service, tout comme les véhicules à vitres teintées importés ou fabriqués sur le territoire national.
Par ailleurs, l’usage d’une plaque autre que celle réglementaire et sans autorisation préalable est interdit. En effet, un autre communiqué conjoint du ministre des Infrastructures et des Transports et du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique condamne l’utilisation abusive et sans autorisation des plaques de dénomination de cultes ou de royautés en lieu et place des plaques minéralogiques réglementaires d’immatriculation. « Cette pratique est contraire aux dispositions de l’arrêté interministériel n°019/MTPT/MISD/MDN/DC/SG/CTTT/DGTT/SER du 20 mars 2006 », souligne ledit communiqué qui précise qu’au cas où un dignitaire de cultes ou une tête couronnée souhaiterait identifier son véhicule par une autre plaque portant des mentions spéciales, à côté des plaques réglementaires, il doit solliciter, conformément aux textes en vigueur, une autorisation du ministre chargé des Transports?Usage des voitures à vitres teintées et plaque non réglementaire
Les contrevenants exposés à des peines contraventionnelles

Actualités 15 janv. 2018


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