La Nation Bénin...
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Encore quelques jours et les populations des quartiers de Guéma Ouest et Centre, Swinrou et Kpassagambou à Parakou auront aussi accès à l’énergie électrique. Le lancement des travaux d’électrification de ces localités a été effectué, samedi 13 janvier dernier dans la ville, par le ministre de l’Energie. Outre son collègue en charge de l’eau, Samou S. Adambi, le préfet du Borgou et le maire, Dona Jean Claude Houssou avait également à ses côtés le député Rachidi Gbadamassi.
La fourniture en énergie électrique du Bénin est une question prioritaire pour le gouvernement. D’où le vaste programme d’électrification d’un certain nombre de localités qu’il a initié et qui vise l’accès des populations à l’énergie et le développement de leurs activités génératrices de revenus. Il a inscrit à cet effet dans son programme d’actions près de 10 % de ses projets phares. Les travaux d’électrification des quartiers de Guéma Ouest et Centre, de Swinrou et de Kpassagambou dont le lancement a été effectué, samedi 13 janvier dernier à Parakou, s’inscrivent dans ce cadre.
Le démarrage de ces travaux à Parakou, a indiqué le directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie(Aberme), Francis Tchèkpo, fait suite aux nombreuses démarches et négociations menées par le maire Charles Toko. Ainsi, le gouvernement a répondu à son appel. Le projet, a expliqué le directeur de l'Aberme, consiste à une extension du réseau électrique d’environ 200 m linéaires de réseau Hca. Il concerne surtout l’extension de 6 300 m de réseau basse tension au profit des populations bénéficiaires et la pose d’une trentaine de lampadaires. « Ces ouvrages permettront à environ 600 ménages à travers ces quartiers, d’avoir accès à l’énergie », a précisé Francis Tchèkpo.
« Près de 250 millions de francs Cfa sont prévus pour ces travaux dont la durée d’exécution est de six mois au maximum », a informé le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou. Il a promis de tracter pour que ce délai non seulement, soit respecté mais anticipé. « J’attacherai également du prix à la qualité des réalisations », a-t-il également averti. Son souci, a-t-il signalé, c’est que ces infrastructures puissent contribuer le plus longtemps possible à l’amélioration des conditions des populations bénéficiaires.
Comblé de voir, selon lui, les vœux des populations de ces quartiers d’avoir l’énergie électrique exaucés, le maire Charles Toko fera remarquer que « Le Talon à grande vitesse (Tgv) est enfin lancé à Parakou ». Avec la réalisation de ces travaux, se réjouit d’avance l’autorité municipale, il en découlera pour la ville, le libre exercice des activités économiques, ainsi que la création des conditions favorables à la lutte contre l’insécurité. Le maire a ensuite exprimé sa reconnaissance au chef de l’Etat pour l’attention soutenue qu’il accorde à sa ville. A sa suite, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a reconnu les efforts considérables que l’Etat béninois ne cesse de consentir pour satisfaire les besoins des populations en matière d’électrification. Il a sollicité l’intervention du ministre en faveur de certains quartiers périphériques de Parakou et d’autres communes de son département qui continuent de végéter dans le noir une fois la nuit tombée.
Avant l’étape de Parakou, le ministre a procédé, vendredi 12 janvier dernier, à la mise en service des ouvrages d’électrification dans les villages d’Assanté et de Dani, respectivement à Glazoué et à Savè. Il a effectué le même exercice à Kokoro et à Tchalla Ogoï.

Le mouvement Triomphe dans l’unité (Tdu) a apporté, samedi 13 janvier dernier à Parakou, la preuve de sa capacité à mobiliser la jeunesse autour de ses idéaux. Au cours d’une cérémonie, plus d’une centaine de creusets politiques, de mouvements et associations de jeunes ou de développement, ont annoncé leur adhésion à ce creuset politique. Son président Inoussa Bio Orou en a profité pour sensibiliser l’assistance sur le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip).
Acquis à la cause de la Rupture et du Nouveau départ pour un Bénin révélé, le mouvement Triomphe dans l’unité (Tdu) et son leader Inoussa Bio Orou progressent sur le terrain, dans la huitième circonscription électorale. Au cours d’une cérémonie à laquelle près de 10 000 personnes ont pris part, samedi 13 janvier dernier à Parakou, une centaine d’associations de développement, des regroupements de jeunes et différents creusets politiques ont décidé de se rallier à leur cause.
En effet, après ceux de Tchaourou, ce sont les jeunes de la ville de Parakou et de ses environs qui ont rencontré Inoussa Bio Orou. Dans leur message, ils lui ont exprimé leur motivation, celle de faire chemin avec son mouvement. « C’est après avoir pris connaissance des textes fondamentaux du mouvement Tdu et en tenant compte du nouveau contexte de recomposition du paysage politique de notre pays», a indiqué leur porte-parole, Brisso Saley, pour justifier leur choix. Selon ces mouvements et associations de jeunes, c’est parce que le Tdu met le développement socioéconomique et culturel au cœur de ses actions, qu’ils l’ont rallié.
En recevant leur adhésion, le président Inoussa Bio Orou a réaffirmé son engagement pour la cause de la jeunesse. Il a également réitéré son soutien au chef de l’Etat, Patrice Talon, pour la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag). « En décidant de créer le Tdu, notre seule et unique ambition est de donner à la jeunesse la place qui est la sienne », a confié Inoussa Bio Orou. Selon lui, la jeunesse béninoise a pendant longtemps servi de courte échelle pour de nombreux hommes politiques qui, à l’arrivée, ne pensent plus à elle. « Nous avons pris conscience du triste avenir réservé aux jeunes qui croupissent dans le chômage et voient leur génération passer inaperçue », a-t-il poursuivi.
« Face à cette situation qui interpelle, nous n’avons plus un autre choix. Celui de nous lever et d’affirmer notre capacité à faire mieux que nos aînés. Seule, la lutte libère. Notre heure a sonné», a laissé entendre le président du Tdu. Cette adhésion massive des associations et autres mouvements de jeunes à son mouvement Tdu, à l’en croire, est l’expression de la détermination de la jeunesse à faire bouger les lignes. « Chaque jeune de la huitième circonscription électorale doit comprendre qu’il est capable de gérer le pouvoir public », a-t-il prévenu. Tel un ambassadeur du Ravip, il a également exhorté les populations de Parakou à aller se faire enrôler.
Plusieurs personnalités dont le premier adjoint au maire de la ville, Ibrahim Chabi Mama, se sont succédé au pupitre pour féliciter le mouvement Tdu et ses responsables.
Politique 15 janv. 2018

L’international béninois Cédric Hountondji formé à Rennes et ancien international Espoirs français s’est engagé avec le New York City FC entraîné par Patrick Vieira. Le défenseur central de 23 ans vient ainsi de rejoindre la Major League Soccer après avoir résilié son contrat il y a quelques jours avec le Gazélec Ajaccio (L2). Joueur au gabarit imposant (1,95m et 81kg), Cédric Hountondji est passé également par Auxerre et Châteauroux. Pisté par des clubs en Europe c'est finalement au pays de l'Oncle Sam que cette valeur sûre du football béninois pose ses valises avec comme challenge, la relance d'une carrière plutôt en dents de scie.
Sports 12 janv. 2018

Le groupe parlementaire « La Voix du peuple » retrouve vie à l’Assemblée nationale. Il est présidé toujours par le député Issa Salifou alias Saley. La déclaration de reconstitution qui rend officielle la renaissance de ce groupe parlementaire a été lue à la tribune de l’hémicycle, à la faveur de la séance plénière de ce vendredi 12 janvier. La lecture a été faite par l’honorable Nourénou Atchadé qui a clairement réaffirmé l’appartenance du groupe « La Voix du peuple » à la minorité parlementaire c’est à dire à l’opposition.
Il faut préciser que ce groupe parlementaire avait été cassé le jeudi 2 novembre 2017, après la démission du député Ahmed Affo Obo Tidjani qui a rejoint désormais le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). Après quelques semaines de cassure, « La Voix du peuple » s’est reconstitué avec l’adhésion de l’honorable Guy Mitokpè. Ce groupe parlementaire reprend à nouveau du service dans l’animation politique de l’Assemblée nationale. Il est composé de neuf députés à savoir : Mohamed Atao Hinnouho, Jean-Marie Allagbé, René Bagoudou, Amadou Issifou, Justin Adjovi, Simplice Codjo Dossou, en plus de Issa Salifou, Guy Mitokpè et Nourénou Atchadé qui a lu la déclaration politique.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Politique 12 janv. 2018

Les sept centrales et confédérations syndicales du Bénin ont organisé, ce vendredi 12 janvier, un sit-in sur l’esplanade de l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Elles protestent contre « la vassalisation du Parlement béninois » à travers le vote « mécanique » de certaines lois « scélérates » dont celles qui retirent le droit de grève à certains agents de la fonction publique notamment aux magistrats et aux agents de santé. Les centrales et confédérations syndicales trouvent ces décisions du Parlement contraires à la lettre et à l’esprit de l’article 31 de la Constitution du 11 décembre 1990. Lequel dispose : « L’Etat reconnaît et garantit le droit de grève. Tout travailleur peut défendre, dans les conditions prévues par la loi, ses droits et ses intérêts soit individuellement, soit collectivement ou par l’action syndicale. Le droit de grève s’exerce dans les conditions définies par la loi ».
Les centrales et confédérations syndicales ont donc organisé le sit-in pour exprimer à l’Assemblée nationale, les angoisses, les inquiétudes, les incertitudes du peuple et surtout le désarroi qui l’envahit ces derniers mois, au regard de l’évolution et du contenu de l’œuvre et de la production parlementaire, précise Anselme Amoussou, secrétaire général de la Csa-Bénin qui a lu la déclaration commune de protestation. Il dénonce cette production législative qui commence par « éroder progressivement les acquis sociaux et démocratiques conquis de hautes luttes par notre intrépide peuple et ravive déjà inéluctablement la tension sociale qui, si on n’y prend garde risque de compromettre de façon irréversible l’avenir de pays… ». Les manifestants ont été reçus par le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Dr Falilou Akadiri qui était accompagné du secrétaire général administratif du Parlement, Thomas Dassi. La délégation a pris acte de la déclaration et a promis en rendre compte au président Adrien Houngbédji qui l’a mandatée pour accueillir les manifestants.
Le sit-in a connu la participation de plusieurs milliers de travailleurs de tous secteurs publics confondus et de la quasi-totalité des secrétaires généraux des sept centrales et confédérations syndicales. Outre Anselme Amoussou de la Csa-Bénin, il y avait Nagnimi Kassa Mampo de la Cstb, Noël Chadaré de la Cosi-Bénin, Moudachirou Bachabi de la Cgtb, Emmanuel Zounon de l’Unstb, Christophe Houéssinon de la Csub, Christophe Dovonon de la Cspib et Anselme Amoussou de la Csa-Bénin. Ils n’entendent pas s’arrêter seulement au sit-in. Les sept centrales et confédérations syndicales projettent une grève générale de 72 heures renouvelables par tacite reconduction à compter du mardi 16 janvier prochain pour exiger surtout l’abrogation des dispositions législatives visant la suppression du droit de grève dans les secteurs de la santé et de la justice et la relecture de la loi 2015-18 portant statut général de la fonction publique.
Les manifestants ont été soutenus par une délégation du Front pour le sursaut patriotique (Fsp) conduite par Eugène Azatassou et Paul Essè Iko.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Politique 12 janv. 2018

L’opération de publicité et d’affichage des listes des présumés propriétaires affectés par le projet de construction du port en eau profonde de Sèmè-Podji se déroule normalement. Les membres de la Commission interministérielle d’expropriation et d’indemnisation des présumés propriétaires l’ont remarquée à la faveur d’une descente, ce jeudi 11 janvier, dans les trois arrondissements concernés.
Démarrée le 19 décembre 2017, l’opération de publicité et d’affichage des listes des présumés propriétaires affectés par le projet de construction du port en eau profonde de Sèmè-Podji suit son cours. Pour se rendre compte de l’évolution de cette opération qui prend fin probablement le 18 janvier prochain, les membres de la Commission interministérielle d’expropriation et d’indemnisation ont fait une descente, ce jeudi 11 janvier, dans les arrondissements de Sèmè-Podji, de Tohouè et de Djrègbé qui accueillent ladite opération.
Dans les différents arrondissements, les agents chargés de l’opération reçoivent les présumés propriétaires. Si ces derniers ne retrouvent pas leurs noms sur les listes affichées, le plan est consulté. Si le nom est retrouvé ici, l’intéressé laisse auprès des agents les noms et photocopies des pièces. Dans le cas contraire, ils laissent leurs préoccupations dans les cahiers déposés auprès des agents.
La Commission interministérielle d’expropriation et d’indemnisation est une commission qui fait le suivi et la supervision des travaux de publicité et d’affichage des listes des présumés propriétaires. Il s’agit, selon le président de ladite commission, Victorien Kougblénou, d’un processus qui se fait de façon participative pendant au moins un mois.
« Cette étape de publicité et d’affichage des listes des présumés propriétaires est une étape importante dans le processus de libération du domaine devant abriter le port en eau profonde », déclare le président de la Commission interministérielle d’expropriation et d’indemnisation, Victorien Kougblénou qui se réjouit du déroulement de l’opération après la visite des trois arrondissements. Car, dit-il, il y a des acteurs qui comprennent l’enjeu et qui savent ce qu’il y a à faire pour le bon déroulement du processus devant conduire au dédommagement des présumés propriétaires.
Selon Victorien Kougblénou, durant cette étape du processus, ce sera l’occasion pour connaître les doléances des présumés propriétaires. C’est ainsi qu’au niveau des agents des différents arrondissements qui s’occupent de l’opération, il y a un cahier qui leur permet d’enregistrer les doléances de ceux qui n’ont pas pu retrouver leurs noms sur les affichages. « J’ai jeté un coup d’œil dans les cahiers de doléances, j’ai vu qu’il n’y a pas assez de réclamations. Cela peut se comprendre dans la mesure où le travail a été fait dans un esprit de concertation totale », souligne-t-il.
Engouement
Si le travail a été bien fait, c’est parce que, dit-il, les élus locaux siègent au sein de la commission qu’il préside. Et il y a eu au préalable, selon Victorien Kougblénou, un travail de sensibilisation. Il fait remarquer que par endroits, il y a eu de l’affluence compte tenu de la proximité de ces arrondissements et de la mairie avec le site. A ce niveau, quelques préoccupations soulevées par les populations et dont les agents chargés de l’opération ont fait cas aux membres de la commission.
Victorien Kougblénou souligne que quelques cas ont fait l’objet d’orientation et de conseils. Mais, il y en a qui feront l’objet d’une étude approfondie au cours d’une session de la Commission.
Le maire de la commune de Sèmè-Podji, Charlemagne Honfo, souligne que l’opération connaît un engouement des populations et se déroule normalement. Ce qui atteste de l’engagement et de la volonté de celles-ci à non seulement se faire recenser pour l’opération, mais également à libérer le site pour la concrétisation du projet. C’est une opération phare, déclare-t-il. Car, on ne peut pas aller à la concrétisation du projet si entretemps le site n’est pas libéré. C’est pourquoi, il a remercié la commission pour le travail qui est en train d’être fait avant d’encourager le promoteur du projet et le gouvernement à mettre de la célérité pour que le projet puisse connaître son démarrage?

Dans le cadre de leur préparation pour le tour préliminaire de la Ligue africaine des clubs champions qui les opposera en février prochain à L’Asec Mimosas de la Côte d’Ivoire, les Buffles de Parakou se préparent activement. Après un premier match, mercredi 10 janvier dernier, ils effectuent une autre sortie demain, samedi 13 janvier à Parakou, face à l’As Bona Kéri de N’Dali.
Dans le cadre des séances d’entraînement intensive auxquelles ils s’adonnent depuis jeudi 4 janvier dernier, les Buffles de Parakou ont livré leur premier match test ce mercredi 10 janvier au stade municipal de Parakou. C’était face aux Diables rouges de Tchatchou, un club du championnat régional amateur de la Ligue de football Nord-Est du Bénin. Ils l’ont emporté (2-0).
L’occasion a permis à l’entraîneur Idrissou Moutari de tester les nouveaux joueurs arrivés pour renforcer son équipe. Au nombre d’une dizaine, tous ont joué à l’exception du gardien de but des Ecureuils du Bénin, Steve Glodjinon et du nouvel attaquant malien recruté qui lui, n’a rallié la troupe que mercredi 10 janvier dernier. Parmi eux, il y avait Rodrigue Fassinou, Gaston Houngbédji, ainsi que trois joueurs des Panthères Fc de Djougou.
« Malgré les bonnes actions qu’il y a eu, beaucoup de choses restent encore à corriger », a indiqué l’entraîneur Idrissou Moutari. Par rapport aux comportements des nouveaux venus sur le terrain, il avoue être dans l’embarras du choix. « Tous essaient de montrer de quoi ils sont capables », a-t-il poursuivi. Il compte profiter du deuxième match test de son équipe demain, samedi 13 janvier à Parakou, contre l’As Bona Kéri de N’Dali et surtout de celui du mercredi 17 janvier prochain contre le club de première division de l’As Togo Port, pour voir s’ils vont confirmer leur bonne forme?

Le Conseil des ministres s'est réuni, jeudi le 11 janvier 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, plusieurs dossiers ont été examinés.
I. Mesures normatives.
Sous cette rubrique, les décrets suivants ont été adoptés :
I-1. Décret portant transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, du protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac, adopté à Séoul (République de Corée), le 12 novembre 2012.
La Convention-cadre de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a été ratifiée par le Bénin le 03 novembre 2004. Premier instrument juridique international de lutte contre l'explosion du tabagisme dans le monde, elle met en place une stratégie visant à réglementer l'usage des substances engendrant la dépendance vis-à-vis du tabac. Cependant, la Convention-cadre n'a pas prévu de mécanisme nécessaire de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac.
C'est pourquoi le Protocole de Séoul a été adopté le 12 novembre 2012. Notre pays y a adhéré le 24 septembre 2013. Ce protocole complète donc la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac, et prévoit des moyens de lutter contre le commerce illicite des produits du tabac.
Sa ratification, par notre pays, contribuera à améliorer la protection de la santé de nos populations et permettra de réprimer, plus efficacement, le trafic illicite de ces produits.
C'est à cette fin que le Conseil des ministres a adopté le décret transmettant à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, le texte dudit protocole. Les ministres concernés ont été instruits de veiller à l'aboutissement de ce dossier.
1-2. Décrets portant organisation, attributions et fonctionnement de ministères.
A la suite de la recomposition de l'équipe gouvernementale, en octobre 2017, il s'avère nécessaire de doter les nouveaux ministères de textes spécifiques organisant leurs mission et fonctionnement. Ainsi, les décrets portant organisation, attributions et fonctionnement des ministères suivants ont été adoptés :
- ministère du Travail et de la Fonction publique ;
- ministère des Affaires sociales et de la Microfinance ; ministère de l'Industrie et du Commerce ;
- ministère de l'Energie ;
- ministère de l'Eau et des Mines ;
- ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi ;
- ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports.
1-3. Décret réglementant l'autorisation préalable d'exercice en clientèle privée des professions médicales ou paramédicales par les agents publics.
La loi n° 97-020 du 17 juin 1997, fixant les conditions d'exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales, prévoit au profit des agents publics, des dérogations aux fins d'exercice en clientèle privée en cas de défaut ou d'insuffisance de praticiens dans les localités où ils sont affectés, ou en cas d'insuffisance de spécialistes qualifiés de leurs catégories.
C'est donc pour permettre auxdits agents qui en remplissent les conditions d'exercer en clientèle privée, que ce décret a été adopté. L'exercice en clientèle privée ne peut avoir lieu qu'à des heures déterminées, sans nuire à la continuité du service public.
Le ministre de la Santé, le ministre du Travail et de la Fonction publique, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation ont été instruits de veiller à l'exécution correcte du présent décret.
Il. Communications.
Le dossier ci-après a été approuvé :
II. 1 Nouveau dispositif de promotion des investissements au Bénin.
Un nouveau dispositif de promotion des investissements au Bénin est adopté. Il a pour objectif de faciliter les relations avec le secteur privé et la promotion des investissements afin de faire de notre pays une destination très attractive.
Le Conseil a, à cet effet, adopté :
- le décret portant modification des statuts de l'Agence pour la Promotion des Investissements et des Exportations (APIEX) ;
- le décret portant création des modalités particulières de pilotage et de suivi des réformes «Doing Business» au Bénin ;
- le décret portant attributions, composition et modalités de fonctionnement de la Cellule d'Appui au Partenariat Public-Privé en République du Bénin ;
- le décret fixant les modalités de fonctionnement des Commissions ad hoc d'appel d'offres chargées des procédures de passation des contrats de Partenariat Public-Privé en République du Bénin ;
- le décret portant conditions spécifiques du contrôle et de la régulation des procédures de passation et gestion des contrats du Partenariat Public-Privé en République du Bénin.
La mise en place de ce nouveau dispositif vise à faire de l'APIEX, le bras technique et opérationnel, voire la vitrine de la promotion des investissements et des exportations dans notre pays.
Le Conseil a, par la même occasion, instruit les ministres concernés aux fins de finaliser, avant la fin du premier trimestre 2018, les travaux relatifs à la revue des lois sur le commerce, ainsi que ceux relatifs à la modification du code des investissements; de même que la loi sur les micro, petites et moyennes entreprises au Bénin.
II-2. Comptes rendus.
Le Conseil des ministres a approuvé les comptes rendus suivants :
-Réunion des ministres en charge des Infrastructures et des Transports routiers des Etats membres de l'UEMOA, du Ghana et de la Guinée, sur la mise en application du règlement n°14/2005/cm/UEMOA relatif à la charge à l'essieu des véhicules poids lourds.
En approuvant ce compte rendu, le Conseil a instruit le ministre des Infrastructures et des Transports, d'assurer la mise en application progressive du règlement 14 par la lutte contre l'extrême surcharge, jusqu'en mars 2018, échéance convenue pour son évaluation.
-Etat des lieux des infrastructures abandonnées sur le champ pétrolifère de Sèmè.
Notre pays, en partenariat avec la société Saga Petrolum, a exploité le champ pétrolifère de Sèmè de 1982 à 1998, date de sa fermeture. Il ressort du compte rendu que les infrastructures érigées pour les besoins d'exploitation, et non démantelées depuis lors, constituent une menace grave pour la sécurité des navires, pour l'environnement autant que pour les populations.
L'évaluation financière pour le démantèlement est passée, entre 2008 et 2014, de trente-cinq milliards (35.000.000.000) FCFA à quatre-vingt-six milliards trois cent soixante millions (86.360.000.000) FCFA, soit une augmentation de 40% en six ans. Or, les constatations faites en 2017 sur le terrain révèlent une dégradation plus avancée desdites installations. Il s'avère donc urgent d'actualiser l'étude de faisabilité pour leur démantèlement.
En attendant les résultats de cette étude, et la mobilisation des ressources nécessaires, le Conseil a décidé des mesures suivantes :
- informer les autorités du Nigeria et du Togo, pays côtiers voisins, susceptibles d'être affectés par les conséquences d'un déversement accidentel d'hydrocarbures ;
- entrer en contact avec les agences internationales de gestion des déversements de pétrole et solliciter leur soutien ;
- établir un plan d'urgence national et organiser des exercices nationaux et régionaux de simulation ;
- déployer un patrouilleur spécialement pour la surveillance permanente des installations abandonnées sur le champ pétrolifère de Sèmè.
II-3. Manifestations et rencontres internationales
Le Conseil a autorisé :
- l'organisation du IIIe Congrès de la Société médicale Tête et Cou à Cotonou, du 25 au 26 janvier 2018;
- la participation du ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique à ses réunions statutaires au titre de l'année 2018;
- la participation du Bénin au financement conjoint avec le Programme Alimentaire Mondial, de l'examen stratégique « Faim zéro » au Bénin à l'horizon 2030.
III- Mesures individuelles
Les nominations suivantes ont été prononcées :
Pour le compte de la présidence de la République :
Agent judiciaire du Trésor :
Monsieur Iréné Aclombessi
1er assistant de l'Agent judiciaire du Trésor :
Monsieur Mahunan Rodrigue Davakan
Au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ;
Sur proposition du Ministre :
Directeur général de la Police républicaine
Inspecteur général de Police Nazaire Hounnonkpè
Directeur général adjoint de la Police républicaine
Colonel Soumaïla Yaya
Fait à Cotonou, le 11 janvier 2018
Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro

Les députés ont échangé avec le président de l’Assemblée nationale, ce jeudi 11 janvier, les bons vœux du Nouvel an. La perche a été saisie par le président Adrien Houngbédji et ses collègues pour faire le bilan de leurs actions réalisées en 2017 notamment en termes d’adoption des dossiers d’autorisation de ratifications d’accords de prêts évalués à près de 530 milliards F Cfa. Occasion également de se fixer de nouvelles priorités pour 2018.
L’Assemblée nationale se félicite du bilan de ses activités au titre de l’année 2017. Lequel est sanctionné par l’adoption de quarante-quatre textes de lois et des autorisations de ratifications d’accords de crédits pour un montant de 529 643 591 880 F Cfa. Ce qui correspond à une progression de 119 448 768 230 F Cfa par rapport au bilan de 2016 estimé à 410 194 823 650 F Cfa ainsi que 36 textes de lois votés.
Cette performance de 2017 est à mettre à l’actif de l’ensemble des députés, du président de l’Assemblée nationale, de tout le personnel de l'institution parlementaire et avec une collaboration efficace du gouvernement, souligne le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, qui a formé les bons vœux de ses collègues au président Adrien Houngbédji. Selon Eric Houndété, la plupart des lois votées au cours de l’année 2017 touchent les secteurs essentiels de la vie de la nation à savoir : la santé, l’environnement, l’emploi, le travail et la fonction publique, la sécurité, l’économie, le numérique…
Il note avec fierté que nombre de ces lois sont d’initiative parlementaire. Ce qui traduit la volonté des députés d’apporter des réponses aux problèmes qui se posent aux populations.
Le bilan n’est pas non moins reluisant au plan du contrôle de l’action gouvernementale, second volet de la mission constitutionnelle assignée au Parlement. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale note ici que seize questions d'actualité ont été posées au gouvernement en 2017 dont neuf ont été examinées. Soixante questions orales avec débat ont été posées et dix-huit seulement ont été examinées. Quatorze questions écrites ont été adressées au gouvernement et aucune réponse n'a été enregistrée. Il compare ses statistiques avec celles de 2016 où dix-neuf questions d'actualité avaient été posées au gouvernement dont quatre avaient été examinées ; quarante-quatre questions orales avec débat avaient été posées et trois seulement avaient été examinées ; trois questions orales sans débat avaient été posées mais aucune n’avait été examinée. Onze questions écrites avaient été adressées au gouvernement qui n’avait donné de suite qu'à six.
2018, une année charnière
Aussi, renseigne Eric Houndété, deux commissions parlementaires d’enquête ont été mises sur pied en 2017, toujours dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale. L’une concerne le projet de construction de la centrale électrique de Maria-Gléta dans la commune d’Abomey-Calavi et l’autre est relative à la gestion du Fonds d'aide à la culture. Les rapports de ces deux commissions sont toujours attendus, informe-t-il.
Mais 2017 étant du passé, le premier vice-président annonce 2018 comme l’année des défis ultimes et celle de tous les rattrapages au Parlement. Elle ne sera pas de tout repos durant les dix-huit mois restants pour la fin de la septième législature. Le temps sera mis à profit pour relever certains défis dont le plus important concerne la relecture du Règlement intérieur du Parlement.
Prenant à son tour la parole pour retourner à ses collègues leurs souhaits les meilleurs pour 2018, le président Adrien Houngbédji ajoute à ces challenges, l’examen de certains projets de loi d’importance capitale. Il s’agit notamment de la relecture du Code électoral qui devra tenir compte d’une meilleure représentativité de la femme à l’Assemblée nationale, la réforme du système partisan facilitant l’accès des partis au financement public tout en garantissant sa transparence et la prise en compte du genre et l’examen du statut du personnel parlementaire dont le rapport de la commission mise sur pied est déjà disponible et affecté à la commission des lois pour étude. Le président de l’institution parlementaire n’occulte pas le volet du contrôle de l’action gouvernementale à travers une meilleure gestion des questions au gouvernement en 2018?
Le personnel parlementaire invité à se débarrasser de ses tares
Avant les députés, comme de tradition, le président de l’Assemblée nationale a d’abord reçu les bons vœux des personnels civil et militaire du Parlement. A l’occasion, Me Adrien Houngbédji a félicité ses collaborateurs pour tous les efforts déployés à ses côtés avant d’inviter l’administration parlementaire à se débarrasser de ses imperfections et tares liées notamment au retard, à l’absentéisme, à la médisance et à l’esprit partisan. Il exhorte le personnel à cultiver les bonnes valeurs de l’administration pour améliorer quantitativement et qualitativement les performances administratives du Parlement.
Adrien Houngbédji assure son entière disponibilité à toujours jouer sa partition pour améliorer les conditions de vie et de travail de tout le personnel civil et parlementaire. Il promet d’aller au-delà de ses efforts qui se sont traduits en 2017 par l’acquisition de matériels informatiques de bureau, la mise en place d’une commission pour l’avancement et le reclassement du personnel administratif, le renforcement des capacités techniques des fonctionnaires parlementaires à travers l’organisation de plusieurs séminaires et ateliers de formation, le recrutement de trente-quatre nouveaux agents pour améliorer la productivité de l’Assemblée nationale, la dotation en carburant des personnels civil et militaire.
Le président de l’Assemblée nationale a exhorté tout le personnel administratif à s’engager davantage aux côtés de la septième législature tout au long de l'année 2018 pour un bilan qui force l’admiration.
Mais avant, l’honneur a échu au secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi, et au secrétaire général adjoint du Syndicat du personnel administratif de l’Assemblée nationale (Synpa), El Afiss Moreira, de présenter, tour à tour, les bons vœux du personnel administratif et de tous les fonctionnaires parlementaires syndiqués, au président Adrien Houngbédji et à toute sa famille. Le syndicat l’a surtout félicité pour tous ses efforts en vue de la satisfaction de leurs revendications et l'a rassuré de ne ménager aucun effort pour s’acquitter de ses obligations avec davantage d’abnégation, de dévouement et de responsabilité pour le reste de la mandature?
Th. C. N.

Le président de l’Assemblée nationale est sorti de ses gonds, ce jeudi 11 janvier, face aux diatribes dont il fait l’objet tant sur les réseaux sociaux que dans la presse. Ces attaques concernent surtout sa gestion de certains dossiers au Parlement notamment le retrait du droit de grève à certains corps de l’Etat dont des magistrats et des agents de santé et la non désignation jusqu’ici des représentants de l’Assemblée nationale au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Lépi (Cos/Lépi), en dépit du dépassement du délai impératif fixé par la Cour constitutionnelle.
Au détour de la cérémonie de présentation des vœux du Nouvel an, Me Adrien Houngbédji est revenu de long en large sur les deux questions qui font couler beaucoup d’encre et de salive. Par rapport au retrait du droit de grève, il a expliqué que c’est avec pincement au cœur que l’Assemblée nationale a adopté les propositions de loi qui suppriment le droit de grève à certains fonctionnaires de l’Etat. « Le droit de grève des magistrats est le fruit d’un long combat. Je me souviens lorsque j’étais moi-même élève magistrat, nous n’avions même pas le droit de nous syndiquer, à plus forte raison le droit de grève. En France, je me souviens que ce sont les magistrats de ma promotion qui ont mené ce combat pour le droit syndical et le droit de grève… C’est ce que nous avons fait ici dans la continuité de ce combat », rappelle le président de l’Assemblée nationale. Mais il note beaucoup d’abus dans l’exercice de ce droit. Ce qui a obligé le Parlement, représentant du peuple, à prendre ses responsabilités pour mettre fin à ces dérapages.
Cette décision a été prise pour protéger les populations qui payent le lourd tribut des grèves perlées surtout des magistrats et des agents de santé, justifie-t-il. « C’est mon devoir de le dire. Je ne sais pas quel sort sera réservé à cette loi par la Cour constitutionnelle. Mais quel que soit ce sort, nous respecterons la décision », assure Me Adrien Houngbédji.
Il embraie avec la polémique relative au dossier sur le Cos-Lépi qui défraie également la chronique. « Il n’est pas imaginable que l’Assemblée nationale n’exécute pas les décisions de la Cour constitutionnelle. Mais de même, nous devons aussi respecter notre Règlement intérieur. Nous devons respecter aussi notre Constitution », explique le président de l’Assemblée nationale. Il dit n'avoir pas désigné les neuf représentants au sein du Cos-Lépi en respect du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui veut que l’institution soit maîtresse de son ordre du jour contrairement à d’autres pays où l’ordre du jour du Parlement peut lui être imposé par une autre institution, notamment le gouvernement.
Me Adrien Houngbédji dit ne pas comprendre ces attaques contre sa personne allant jusqu’à son assignation en justice par un « quidam » avec une astreinte de 100 millions F Cfa à payer par jour de résistance au motif qu’il aurait fait obstacle à l’exécution d’une décision de la Cour constitutionnelle. Il déplore cette procédure provenant du fils de l’une de ses collègues. « Les enfants ne ressemblent pas forcément à ce que font leurs parents. Je n’ose pas qualifier la procédure. Je dirai qu’elle est malheureuse », conclut le président de l’Assemblée nationale?
Th. C. N.