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Nouvelles

Dossiers Cos-Lépi et retrait du droit de grève : Me Adrien Houngbédji clarifie

Le président de l’Assemblée nationale est sorti de ses gonds, ce jeudi 11 janvier, face aux diatribes dont il fait l’objet tant sur les réseaux sociaux que dans la presse. Ces attaques concernent surtout sa gestion de certains dossiers au Parlement notamment le retrait du droit de grève à certains corps de l’Etat dont des magistrats et des agents de santé et la non désignation jusqu’ici des représentants de l’Assemblée nationale au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Lépi (Cos/Lépi), en dépit du dépassement du délai impératif fixé par la Cour constitutionnelle.

Au détour de la cérémonie de présentation des vœux du Nouvel an, Me Adrien Houngbédji est revenu de long en large sur les deux questions qui font couler beaucoup d’encre et de salive. Par rapport au retrait du droit de grève, il a expliqué que c’est avec pincement au cœur que l’Assemblée nationale a adopté les propositions de loi qui suppriment le droit de grève à certains fonctionnaires de l’Etat. «  Le droit de grève des magistrats est le fruit d’un long combat. Je me souviens lorsque j’étais moi-même élève magistrat, nous n’avions même pas le droit de nous syndiquer, à plus forte raison le droit de grève. En France, je me souviens que ce sont les magistrats de ma promotion qui ont mené ce combat pour le droit syndical et le droit de grève… C’est ce que nous avons fait ici dans la continuité de ce combat », rappelle le président de l’Assemblée nationale. Mais il note beaucoup d’abus dans l’exercice de ce droit. Ce qui a obligé le Parlement, représentant du peuple, à prendre ses responsabilités pour mettre fin à ces dérapages.
Cette décision a été prise pour protéger les populations qui payent le lourd tribut des grèves perlées surtout des magistrats et des agents de santé, justifie-t-il. « C’est mon devoir de le dire. Je ne sais pas quel sort sera réservé à cette loi par la Cour constitutionnelle. Mais quel que soit ce sort, nous respecterons la décision », assure Me Adrien Houngbédji.
Il embraie avec la polémique relative au dossier sur le Cos-Lépi qui défraie également la chronique. « Il n’est pas imaginable que l’Assemblée nationale n’exécute pas les décisions de la Cour constitutionnelle. Mais de même, nous devons aussi respecter notre Règlement intérieur. Nous devons respecter aussi notre Constitution », explique le président de l’Assemblée nationale. Il dit n'avoir pas désigné les neuf représentants au sein du Cos-Lépi en respect du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui veut que l’institution soit maîtresse de son ordre du jour contrairement à d’autres pays où l’ordre du jour du Parlement peut lui être imposé par une autre institution, notamment le gouvernement.
Me Adrien Houngbédji dit ne pas comprendre ces attaques contre sa personne allant jusqu’à son assignation en justice par un « quidam » avec une astreinte de 100 millions F Cfa à payer par jour de résistance au motif qu’il aurait fait obstacle à l’exécution d’une décision de la Cour constitutionnelle. Il déplore cette procédure provenant du fils de l’une de ses collègues. « Les enfants ne ressemblent pas forcément à ce que font leurs parents. Je n’ose pas qualifier la procédure. Je dirai qu’elle est malheureuse », conclut le président de l’Assemblée nationale?
Th. C. N.

Actualités 12 janv. 2018


Activisme syndical dans le Mono: Situation confuse dans des collèges de Lokossa et d’Athiémé

Les activités pédagogiques n’ont pas suivi leur cours normal dans la journée de ce jeudi 11 janvier, dans certains collèges des communes de Lokossa et d’Athiémé du fait des syndicalistes. Ces derniers ont fait irruption dans des établissements et ont fait sortir les apprenants des salles, alors que ces derniers étaient en activité pédagogique. Ce fut le cas, notamment, au collège d’enseignement général (Ceg) d’Athiémé et au Ceg 1 de Lokossa.

Les meneurs de ce mouvement n’ont pas connu le même succès pour l’ensemble des établissements du secondaire. Au Ceg 2 et au Ceg Agamè, à Lokossa, par exemple, les responsables des établissements ont refusé de se laisser faire et les cours se sont déroulés sans perturbation.
Comme on peut l’imaginer, la situation a semé une grande confusion entre les acteurs du système éducatif. Elle a davantage embarrassé les autorités qui ont pris langue avec les protagonistes à savoir Thomas Sodji, François Pohouégbé et autres en vue de trouver une issue. Ces derniers justifient leur mouvement par le non-paiement des honoraires au titre du mois de décembre 2017, aux enseignants vacataires. Aux dernières nouvelles le paiement devrait démarrer le lundi 15 janvier prochain.
Déjà, une autre grève générale est annoncée pour compter du mardi 16 janvier 2018. Et si rien n’est fait, à en croire les syndicalistes, celle-ci risque de paralyser les activités dans presque tous les secteurs de l’administration publique à l’échelle nationale.

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 12 janv. 2018


Communauté catholique Marie mère de la foi audacieuse: 10 ans de dévotion au profit des âmes

La communauté catholique « Marie mère de la foi audacieuse » a célébré, mercredi 10 janvier dernier, ses dix ans d’activité au Bénin correspondant à autant d’années d’évangélisation. Au cours de la messe dite à l’occasion en l’église Marie Auxiliatrice de Ménontin à Cotonou, les membres de ce groupe de prière soutenus par les fidèles ont été édifiés sur ce qu’est la « foi audacieuse» par le curé Ambroise Lahatan.

C’est par une procession ayant pris départ de leur siège que les membres de la communauté « Marie mère de la foi audacieuse » ont regagné l’église de Ménontin pour la célébration eucharistique dédiée à la commémoration des dix ans d’activité au service des fidèles.
Dans son homélie, le père curé Ambroise Lahatan, s’est attardé sur qu’il convient de retenir de la «foi audacieuse» un peu pour faire prendre conscience aux membres de la communauté les défis qui sont les leurs. A l’en croire, ce type de foi n’est pas la foi ritualiste même si les sacrements se fondent sur des rites. A ce niveau, il souligne que la qualité de foi détermine le type de chrétien que l’on est. « La foi audacieuse est une foi sacramentelle », dit-il ajoutant que le chrétien déploie toute sa vie dans les sacrements tels que le baptême, l’eucharistie, la confirmation. A titre d’exemple, il mentionne que c’est la foi des apôtres, de la Vierge Marie caractérisée par la prière, la méditation. «On se rend compte que la foi audacieuse espère contre toute espérance, persévère», insiste-t-il avant de déduire que cette foi est enracinée en Jésus dans la certitude qu’il est « l’unique nécessaire ». «Jésus seul suffit», martèle-t-il. C’est ce à quoi il a exhorté en général l’assistance mais surtout les membres de la communauté « Marie mère de la foi audacieuse ».
Pour sa part, l’abbé Macaire Lantokpodé a encouragé les membres de ce groupe de prière à être vraiment audacieux et à poursuivre le ministère d’évangélisation. Après s’être réjoui du chemin parcouru ces dix dernières années par la communauté, il a imploré le Saint-Esprit pour qu’il la soutienne davantage dans le service de la communauté chrétienne catholique.
Il faut signaler que cette communauté a pour mission de promouvoir une nouvelle race de chrétiens debout et conquérants dans la foi.
Le groupe de prière et d’évangélisation fondé par Maxime Eliel a démarré ses activités le 10 janvier 2008. En dehors du diocèse de Cotonou, la Communauté catholique « Marie mère de la foi audacieuse » est aussi présente à Porto-Novo.

Société 12 janv. 2018


Fête des religions endogènes: Prières et sacrifices pour une année apaisée dans l’Ouémé

Les adeptes du culte vodoun de l’Ouémé ont célébré,ce mercredi 10 janvier sur leur site départemental de Malanhoui à Adjarra, la fête nationale des religions endogènes. Le clou de la cérémonie de lancement officiel a été la consultation publique de l’oracle pour fouiller sous quel signe de Fâ sera l’année 2018.

« Losso-mèdji », c’est le signe de Fâ révélé par l’oracle consulté publiquement par les grands prêtres de Fâ du département de l’Ouémé pour savoir sous quel aspect se présente l’année 2018. Cette consultation de l’oracle a planté le décor de la cérémonie de lancement officiel au niveau départemental, des festivités de la vingt-quatrième édition de la fête des religions endogènes du Bénin. 

Ce signe « Losso-mèdji » ne présage pas d’un bon augure tant pour le Bénin en général que pour le département de l’Ouémé en particulier, interprète le prêtre du Fâ qui a dirigé la consultation. Ce signe annonce des foyers de tension, de colère et de beaucoup de blocages au sein de la population. Toutes choses qui ne sont pas de nature à renforcer la paix, consolider la cohésion sociale et booster le développement du Bénin. Le prêtre du Fâ ne s’est pas arrêté seulement à la consultation. Il a interrogé les divinités qui ont recommandé certains sacrifices et prières à faire pour conjurer « ce mauvais sort » et pour une année apaisé. Ce qui a été fait sur place. Les ingrédients ont été achetés et les rituels réalisés sur place devant tout le public.
Le prêtre du Fâ félicite tous ceux qui de près et de loin ont mis la main à la poche pour que soit réalisé ce sacrifice. Mais il n’a pas manqué d’appeler les populations et surtout les travailleurs de tous ordres à mettre de l’eau dans leur vin et à cultiver les valeurs de paix, de patience et de tolérance en toute circonstance pour garantir une année 2018 apaisée.
Pour le préfet de l’Ouémé, ces révélations du Fâ montrent toute la richesse des cultes vodoun et la nécessité de sauvegarder et de valoriser ce patrimoine ancestral qui contribue au développement du secteur touristique. Joachim Apithy assure les dignitaires et les adeptes des religions endogènes du soutien du gouvernement et de son chef, le président Patrice Talon, à l’organisation de cette fête qui a démarré après Ouidah 1992. Selon lui, les religions endogènes occupent une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). A titre d’exemple, le préfet évoque le projet d’érection à Porto-Novo d’un Musée des arts et civilisations vodoun, un centre d’animation des masques vodoun pour donner plus de visibilité aux religions endogènes. Mais il a invité avec insistance les hauts dignitaires du culte vodoun à taire leurs divergences de leadership et d’intérêts égoïstes. Joachim Apithy les exhorte à privilégier le dialogue et la cohésion dans la diversité de leurs divinités pour promouvoir les religions endogènes et faire bénéficier à la population des vertus dont regorge cette pratique ancestrale. Une exhortation partagée par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou. Il a demandé aux filles et fils du Bénin en général et de l’Ouémé en particulier à une union sacrée autour des valeurs de partage, de paix et de solidarité qu’enseignent les aïeux, aux générations actuelles à travers cette célébration. C’est ce qu’a compris le conseil municipal qui organise depuis deux ans, le Festival international de Porto-Novo pour valoriser les arts et cultures de la ville capitale, explique Emmanuel Zossou. Une initiative que salue aussi son collègue d’Adjarra, Michel Honga qui a dit tout aussi le bien qu’il pense des cultes vodoun.
Le président de l’Association des dignitaires et adeptes des cultes traditionnels et endogènes de l’Ouémé, Bienvenu Agossou Assogba, a saisi l’occasion pour marteler que le vodoun est une religion comme toutes les autres et n’est pas une émanation diabolique comme le pensent certains. Il appelle ses collègues à l’union des cultes et au respect des règles strictes du vodoun afin de bénéficier de ses bienfaits.
La cérémonie de lancement des festivités s’est achevée sur le site départemental de Malanhoui à Adjarra par une visite guidée par les officiels des différentes divinités présentes qui se sont parées de leurs plus beaux accoutrements de fête?

Actualités 11 janv. 2018


Commission béninoise des droits de l’Homme : Les deux députés membres désignés ce jour

Les députés se retrouvent en plénière, ce jeudi 11 janvier pour examiner certains dossiers au nombre desquels la désignation de leurs deux représentants au sein de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh) dont la procédure a été enclenchée la semaine dernière.

Après moult reports, l’Assemblée nationale désigne, ce jeudi 11 janvier, ses deux représentants au sein de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh). Le processus démarré, vendredi 5 janvier dernier, avec l’adoption de la clé de répartition des deux sièges à pourvoir par les deux blocs politiques du Parlement à savoir majorité et minorité. Cette clé est conforme à la décision de la Cour constitutionnelle notamment, les décisions Dcc 09-002 du 8 janvier 2009 et Dcc 09-015 du 19 février 2009, précise le rapport proposé par la commission chargée des Lois et adopté à l’unanimité par la plénière.
La majorité parlementaire aura un siège et la minorité aura également un siège. Chaque bloc va veiller à la désignation d’un suppléant par candidat et ceci, en tenant surtout compte de l’approche genre. Les noms proposés seront déposés sur la table du président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji procédera ensuite à la constitution d’une liste unique des candidatures enregistrées et qui sera soumise à l’approbation de la plénière pour adoption par vote. Les députés se retrouvent pour achever le processus en rendant publics les deux noms proposés par chacun des deux blocs politiques. Le dossier est inscrit en priorité à l’ordre du jour de la séance plénière de ce jeudi 11 janvier.
Aux termes de la loi n°2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Cbdh, la commission comprend onze membres pluridisciplinaires choisis parmi les personnalités de nationalité béninoise jouissant de leurs droits civils et politique et connues pour leur probité morale, leur indépendance d’esprit, leur expérience dans leurs domaines respectifs et leur intérêt pour les droits de l’homme.
Les deux représentants du Parlement iront s’ajouter aux neuf autres membres à raison d’un représentant des magistrats désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant de l’ordre des avocats désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant de l’Ordre des médecins désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant d’organisation non gouvernementale de promotion et de protection des droits de l’homme désigné par leurs pairs en tenant compte de la diversité de leur mandat, une représentante élue par les associations féminines de défenses des droits de la femme, un représentante d’organisation non gouvernementale de promotion et de protection des droits de l’enfant, un syndicaliste représentant les centrales syndicales désigné par ses pairs, un représentant du patronat désigné par ses pairs et un représentant des journalistes, presse publique ou privée.
Ce vieux dossier qui aura duré dans les placards de l’Assemblée nationale sera un vieux souvenir a priori à l’issue de la séance plénière de ce jeudi 11 janvier à l’hémicycle?

La loi sur le loyer programmée

L’anarchie dans le domaine des locations de chambres au Bénin sera bientôt réglée. Le Parlement, prenant ses responsabilités, cherche à réglementer ce secteur à travers la proposition de loi portant réglementation du bail à usage d’habitation en République du Bénin et celle portant réglementation des cautions et avances sur loyer des immeubles à usage d’habitation en République du Bénin.
Les deux dossiers sont inscrits à l’ordre du jour de la séance plénière de ce jeudi qui s’annonce apparemment sans repos pour les députés. Puisqu’en dehors du point relatif à la désignation de leurs deux représentants au sein de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) dont la procédure a été enclenchée, la semaine dernière, ils auront à faire face à ces dossiers très attendus par la population surtout les jeunes sans moyens. Ainsi que plusieurs autres qu’ils ont programmés. Il s’agit en l’occurrence de l’examen de la proposition de loi portant organisation du secret de la défense nationale, du projet de loi relative à la protection, à l’aménagement et à la mise en valeur de la zone littorale. Il se peut que les députés n'achèvent pas ces points inscrits à l’ordre du jour. Les points en instance constitueront alors le menu des séances plénières suivantes jusqu’à la clôture de session budgétaire annoncée pour le 25 janvier prochain?

Th. C. N.

Actualités 11 janv. 2018


Célébration de la fête des religions endogènes : Abomey, la fête célébrée dans la division

La ville d’Abomey a aussi célébré l’édition 2018 de la fête nationale des religions endogènes. Les manifestations se sont déroulées sur l’esplanade du Palais Singbodji et au quartier du Vodoun Zomadonou, distants de 500 mètres, témoignant de la célébration dans la division des dignitaires et adeptes des cultes.

Deux sites ont abrité, ce mercredi 10 janvier à Abomey, les manifestations marquant la fête des religions endogènes, communément appelée fête du vodoun. Les notables et dignitaires sont divisés et ont de la peine à se mettre ensemble parce que ne se faisant pas confiance, a-t-on appris de sources proches des temples et couvents. Difficilement, ils sont parvenus à mobiliser la foule de leur côté. Les manifestations ont démarré bien après 13 heures.
Sur le site de Vodoun Zomadonou, c’est sous la houlette de Dah Mivêdê que les rituels se sont déroulés tandis que sur l’esplanade du palais de Singbodji, c’est Dah Agbalènon qui a pris le devant. Sur les deux sites, les manifestations qui suscitent un relatif intérêt n’ont pas eu la mobilisation habituelle. Et sa majesté Dédjalagni Agoli-Agbo, roi du Danxomè, était absent.
A Singbodji, il était 13 h 20 quand un invité-surprise débarque. Il s’agit de l’ancien président Nicéphore Soglo. Les organisateurs se regardent, éberlués. L’ancien président s’installe avec Maxime Houédjissi à la tribune. Les organisateurs se retirent et se concertent rapidement. Puis, discrètement, des émissaires viennent souffler quelques mots à l’oreille du garde du corps qui, à son tour, chuchote à l’oreille de l’ancien président. Cinq minutes après, Ce dernier et sa suite quittent les lieux. Après quelques hésitations, dans son véhicule, l’ancien président décide de prendre un bain de foule. Le cortège fait le tour pour saluer la foule. Les organisateurs comme les responsables de la sécurité sont tous surpris et regardent en spectateurs. Ne comprenant pas ce qui se passe, certains organisateurs disparaissent furtivement des lieux. Puis, la tension monte parmi les présents. Les visages graves, le maire Blaise Ahanhanzo-Glèlè et le député Gildas Agonkon sont restés tétanisés quelques instants sur leurs sièges.
A quelques mètres des officiels préoccupés s’exécutent des danses Agbadja de Grand-Popo, puis suivent les groupes Thron et Gangan des Egungun. Visiblement, le spectacle n’intéresse personne puisque subitement éclate une envolée verbale entre deux conseillers de la mairie d’Abomey. Conséquence sans doute du départ précipité du visiteur surprise. La police réussit à les calmer.
Gêné par la tournure des évènements, le député Agonkan fait appel aux deux chaînes de Tv présentes pour arranger un entretien dans le but de tout relativiser.
Pendant ce temps, sur le site de Zomadonou, les adeptes dansent et chantent autour de leur dignitaire Dah Mivêdê. Prières, libations, danses d'adeptes parés de leurs beaux accoutrements, ont marqué cette célébration. Ici, pas de bagarre.
C’est donc dans un climat de division que la célébration du 10 janvier s’est déroulée hier à Abomey?

Actualités 11 janv. 2018


Célébration de la fête des religions endogènes : Prières et sacrifices pour une année apaisée dans l’Ouémé

Les adeptes du culte vodoun de l’Ouémé ont célébré,ce mercredi 10 janvier sur leur site départemental de Malanhoui à Adjarra, la fête nationale des religions endogènes. Le clou de la cérémonie de lancement officiel a été la consultation publique de l’oracle pour fouiller sous quel signe de Fâ sera l’année 2018.

« Losso-mèdji », c’est le signe de Fâ révélé par l’oracle consulté publiquement par les grands prêtres de Fâ du département de l’Ouémé pour savoir sous quel aspect se présente l’année 2018. Cette consultation de l’oracle a planté le décor de la cérémonie de lancement officiel au niveau départemental, des festivités de la vingt-quatrième édition de la fête des religions endogènes du Bénin.
Ce signe « Losso-mèdji » ne présage pas d’un bon augure tant pour le Bénin en général que pour le département de l’Ouémé en particulier, interprète le prêtre du Fâ qui a dirigé la consultation. Ce signe annonce des foyers de tension, de colère et de beaucoup de blocages au sein de la population. Toutes choses qui ne sont pas de nature à renforcer la paix, consolider la cohésion sociale et booster le développement du Bénin. Le prêtre du Fâ ne s’est pas arrêté seulement à la consultation. Il a interrogé les divinités qui ont recommandé certains sacrifices et prières à faire pour conjurer « ce mauvais sort » et pour une année apaisé. Ce qui a été fait sur place. Les ingrédients ont été achetés et les rituels réalisés sur place devant tout le public.
Le prêtre du Fâ félicite tous ceux qui de près et de loin ont mis la main à la poche pour que soit réalisé ce sacrifice. Mais il n’a pas manqué d’appeler les populations et surtout les travailleurs de tous ordres à mettre de l’eau dans leur vin et à cultiver les valeurs de paix, de patience et de tolérance en toute circonstance pour garantir une année 2018 apaisée.
Pour le préfet de l’Ouémé, ces révélations du Fâ montrent toute la richesse des cultes vodoun et la nécessité de sauvegarder et de valoriser ce patrimoine ancestral qui contribue au développement du secteur touristique. Joachim Apithy assure les dignitaires et les adeptes des religions endogènes du soutien du gouvernement et de son chef, le président Patrice Talon, à l’organisation de cette fête qui a démarré après Ouidah 1992. Selon lui, les religions endogènes occupent une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). A titre d’exemple, le préfet évoque le projet d’érection à Porto-Novo d’un Musée des arts et civilisations vodoun, un centre d’animation des masques vodoun pour donner plus de visibilité aux religions endogènes. Mais il a invité avec insistance les hauts dignitaires du culte vodoun à taire leurs divergences de leadership et d’intérêts égoïstes. Joachim Apithy les exhorte à privilégier le dialogue et la cohésion dans la diversité de leurs divinités pour promouvoir les religions endogènes et faire bénéficier à la population des vertus dont regorge cette pratique ancestrale. Une exhortation partagée par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou. Il a demandé aux filles et fils du Bénin en général et de l’Ouémé en particulier à une union sacrée autour des valeurs de partage, de paix et de solidarité qu’enseignent les aïeux, aux générations actuelles à travers cette célébration. C’est ce qu’a compris le conseil municipal qui organise depuis deux ans, le Festival international de Porto-Novo pour valoriser les arts et cultures de la ville capitale, explique Emmanuel Zossou. Une initiative que salue aussi son collègue d’Adjarra, Michel Honga qui a dit tout aussi le bien qu’il pense des cultes vodoun.
Le président de l’Association des dignitaires et adeptes des cultes traditionnels et endogènes de l’Ouémé, Bienvenu Agossou Assogba, a saisi l’occasion pour marteler que le vodoun est une religion comme toutes les autres et n’est pas une émanation diabolique comme le pensent certains. Il appelle ses collègues à l’union des cultes et au respect des règles strictes du vodoun afin de bénéficier de ses bienfaits.
La cérémonie de lancement des festivités s’est achevée sur le site départemental de Malanhoui à Adjarra par une visite guidée par les officiels des différentes divinités présentes qui se sont parées de leurs plus beaux accoutrements de fête?

Actualités 11 janv. 2018


Fronde sociale: Noël Chadaré met les syndiqués du Mono-Couffo en ordre de bataille

Une délégation de responsables syndicaux conduite par le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin), Noël Chadaré, a animé, mardi 9 janvier dernier à l’école primaire publique de Guinkomey à Lokossa, un meeting d’explication et de remobilisation des militants des départements du Mono et du Couffo. Ces derniers ont donné leur accord pour l’organisation d’une grève générale au plan national.

« L’heure est grave et si l'on continue de se taire on va recevoir sur nos têtes. Les fientes des oiseaux de la Rupture », annonce dès l’entame des échanges, le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin) pour dire qu’il est urgent pour le monde syndical de se réveiller. « C’est pour ça, nous sommes venus vous voir. Il y a des combats qui nous attendent et nous devons nous battre. Nous avons notre destin en main », insiste Noël Chadaré fortement applaudi par des enseignants, des agents de santé et d’autres travailleurs que la grande salle de réunions de l’établissement scolaire n’a pu contenir.
A l’en croire, les luttes visent à exiger, entre autres, la budgétisation et la prise des décrets d’application du statut particulier des enseignants, à défaut d’obtenir la généralisation aux fonctionnaires des avantages accordés récemment aux juges. Les syndicalistes disent revendiquer également la revalorisation à 2 000 francs Cfa du taux horaire des cours de vacation. En rappelant les circonstances dans lesquelles quelques responsables syndicaux sont détenus dans les liens de la justice, ils soupçonnent le Gouvernement d’œuvrer pour, non seulement intimider les leaders, mais aussi mettre entre parenthèses la liberté d’expression. A la suite du réquisitoire, Noël Chadaré et le porte-parole de la branche du secondaire du Front des syndicats appellent de la part de leurs militants un signal fort devant, selon eux, inverser la tendance actuelle. Ils assurent que cette dynamique est en train d’être négociée, au même moment, par leurs pairs des autres confédérations et centrales syndicales à Dassa, à Parakou, à Porto-Novo et ailleurs en vue d’aboutir à la paralysie des activités au plan national.
Les militants présents au meeting ont marqué leur accord à l’initiative. C’était par la voix du représentant départemental des sept organisations faîtières du monde syndical au Bénin, Thomas Sodji, qui a précisé que ce qui sera nouveau à la suite des grèves, déjà déclarées dans plusieurs secteurs d’activités, est la généralisation à partir du 16 janvier prochain.

Actualités 11 janv. 2018


Grève dans le secteur judiciaire: Les usagers abandonnés à leur sort au tribunal à Abomey-Calavi

Le mouvement de grève annoncé la semaine dernière par les magistrats suite au vote par l’Assemblée nationale d'une loi leur retirant le droit de grève et à certains agents, est largement suivi au tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi.

Dès l’entrée dans l’enceinte du tribunal d’Abomey-Calavi, le calme plat qui règne en ces lieux est évocateur, tout comme l’absence du garde-vélo qui assure d’habitude la sécurité des motos des usagers. Les salles d’audience sont totalement vides. Ici, le mouvement de débrayage est largement suivi.

Aucun juge n’est au poste, en dehors du procureur de la République et du président du tribunal par intérim. Il en est de même des différents bureaux administratifs restés fermés. Dans les rangs du personnel, aucun agent pour accueillir et renseigner les usagers.
Les rares travailleurs retrouvés sur les lieux semblent plutôt préoccupés par leurs affaires personnelles. Pendant ce temps, les usagers tournent désespérément en rond.
Jusqu’aux environs de 11 h ce lundi 8 janvier, Zorobabèle Assogba espérait encore en la providence pour se faire délivrer son certificat de nationalité. Il devrait compléter la fameuse pièce à son dossier dans le cadre d’un recrutement. Hélas !
Delphin Tohionon, étudiant, est assez préoccupé par la grève des magistrats : « Je me réjouissais du retrait du droit de grève aux magistrats et à certains corps de métier. Ce matin, je suis venu faire la légalisation d’un acte, mais je fais plutôt le triste constat du débrayage. Je suis dépassé par les évènements ». Même s’il peut bénéficier de la même prestation dans les mairies, il s’inquiète du temps que cela va prendre. « Ailleurs, le drame est qu’on n’est pas sûr que l’autorité appose sa signature à temps sur le document à légaliser déposé. Cela peut durer des jours, alors qu’au tribunal, c’est séance tenante », apprécie-t-il.
Fahiss Radji et Nickson Toho, tous deux étudiants, sont également surpris par la situation. Ils déclarent n’en avoir pas eu vent plus tôt. « Nous sommes venus faire la légalisation au tribunal de Calavi ce matin. Nous y sommes restés au moins 15 mn sans suite. Personne ne s’est rapproché de nous pour nous orienter », confient-ils. Après avoir tourné en rond, ils ont décidé de rallier la mairie de la localité.
Si ces deux étudiants peuvent bénéficier de leurs prestations ailleurs, tous les usagers du tribunal n’ont pas la même chance. Evariste Adoukonou Ahissou est venu en sueur de Tori-Bossito pour retirer la copie corrigée de son acte de naissance. Il a parcouru environ une quarantaine de kilomètres pour rallier la juridiction d’Abomey-Calavi dans l’intention de s’en servir pour l'établissement de sa carte d’identité nationale. Mais c’était peine perdue.
« Cette grève me retarde sérieusement. Sans la carte d’identité nationale, je suis limité. J’avais appris que les magistrats ne devraient plus faire grève. Dans quel pays sommes-nous ? », s’inquiète-t-il, visiblement dépassé par la situation.

Le dénouement attendu

Les acteurs judiciaires expliquent leur position. « La motion est mise en œuvre. Si je suis là, c’est parce que je dois assurer l’intérim du président du tribunal. Faites-le constat et tirez vous-mêmes les conclusions », lâche le président du tribunal par intérim, Ferdinand Dègbèlo. Il souligne que l’absence des magistrats au poste et la paralysie des activités au tribunal sont les conséquences de la grève. Selon ses explications, tout le corps judiciaire suit le mouvement. « Les non magistrats ont aussi opté pour le boycott. Ils sont chez eux les mardis, mercredis et jeudis et ne sont présents au tribunal que les lundis et vendredis ». Les hommes en toge noire quant à eux durcissent le ton. « Les magistrats suivent la grève cinq jours sur cinq avec tacite reconduction », précise le président par intérim du tribunal d’Abomey-Calavi.
Le secrétaire général adjoint du Syndicat des travailleurs de la Justice (Syntra-Justice), Martial Houéha, est plus précis sur la question. « La maison justice compte six autres syndicats en dehors de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab). Au nombre de ceux-ci, quatre étaient déjà en grève depuis deux mois environ. Ils sont aux postes les lundis et vendredis, mais boycottent les activités les autres jours. Seuls, les syndicats sans syndiqués ne suivent pas le mot d’ordre », développe-t-il.
Il explique qu’avec la grève de l’Unamab, ils ne sont plus les seuls à suivre le mouvement. « Nous étions en grève pour une raison avant qu’une raison fondamentale ne s’y ajoute. Le peuple doit comprendre que nous nous battons pour lui. Lorsque le troisième pouvoir sera à terre, les difficultés seront énormes », analyse-t-il.
Selon lui, la paralysie des activités a tout son sens. « Les avantages annoncés dans nos statuts depuis 2004 n’ont jamais été accordés facilement sans lutte. Le droit s’arrache. Comment peut-on revendiquer nos droits sans arme ? », s’interroge-t-il.
La paralysie des activités ne s’observe pas, sans pincement au cœur, mais la seule arme revendicative reste encore la grève, selon le secrétaire général adjoint du Syntra-Justice. La suite du mouvement dépend du gouvernement, de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle, jure-t-il.
En attendant que le pouvoir judiciaire et l’Exécutif ne parlent d’une même voix, les populations sont livrées à elles-mêmes?

Actualités 09 janv. 2018


Elimination de la Transmission du Vih de la mère à l’enfant à Zoboza: Les perdues de vue sauvées avec l’appui de l’Unicef

L’accessibilité des femmes au dispositif de l’Elimination de la Transmission du Vih de la mère à l’enfant (Etme) est un pari gagné dans la zone sanitaire Zogbodomey-Bohicon-Za-Kpota (Zoboza). Au centre de santé public de Bohicon, les femmes séropositives perdues de vue sont sauvées de même que leurs enfants, grâce à l’appui de l’Unicef.

Rinal (nom d'emprunt), la quarantaine, mère de six enfants est pétillante de forme. Visage rayonnant et démarche rassurante, elle vient chercher ses antirétroviraux auprès de la sage-femme, responsable de la "Prévention transmission mère-enfant du Vih", Blandine Mèkpo, au centre de santé de Bohicon. Son état physique et le sourire qu’elle affiche ne donnent place à aucun soupçon sur le virus qu’elle porte.
Pourtant, il y a quelques mois, Rinal était très chétive. Elle était perdue de vue, faute de soutien moral pour l’aider à faire face à sa maladie. Ramenée au centre de santé, elle présentait un air maigre et abattu.« J’avais beaucoup maigri et ne croyais plus en la vie », confie-t-elle.
Très vite, les choses ont tourné en sa faveur. Remise sous antirétroviraux (Arv) à son retour au centre de santé de Bohicon, Rinal a repris la forme et des forces. « Depuis que j’ai commencé à prendre les Arv, j’ai le cœur tranquille, je ressens un soulagement », se réjouit-elle.
L’histoire de Rinal réflète le vécu des femmes vivant avec le Vih dans la zone sanitaire Zogbodomey - Bohicon - Za-Kpota (Zoboza). Les femmes perdues de vue entre 2015 et 2017 sont estimées à 142 pour 106 retrouvées dans la zone, explique le point focal Elimination transmission mère-enfant (Etme) de la zone, Blandine Mèkpo. La coordination de Zoboza en collaboration avec les médiatrices se lancent pour défi de les ramener au traitement.
« La recherche active des perdues de vue se fait tous les trois mois avec l’objectif de ramener au moins 70 % des cas », souligne-t-elle. Ce travail est facilité par l’Unicef qui assure le financement de la recherche des cas et appuie la zone sanitaire en matériels de travail, poursuit-elle. Pour l’atteinte des objectifs assignés au programme dans la zone sanitaire, l’institution onusienne appuie également la formation des sages-femmes, infirmiers et aides-soignants. Des appuis qui allègent la tâche aux acteurs.
A Zoboza, on n’attend pas le pire avant d’agir. Avec les moyens accordés par l’Unicef, la recherche des perdues de vue est aisée. « Lorsque les femmes séropositives manquent deux rendez-vous, on lance des recherches en leur direction. Cette recherche est organisée sur la base d’un bilan trimestriel en synergie avec les médiatrices », souligne Blandine Mèkpo.

Mécanisme

Geneviève Bangbola, médiatrice au centre de santé de Bohicon, explique le mécanisme d’identification des femmes perdues de vue : « Sur cent femmes, nous arrivons à ramener quatre-vingt-dix. La plupart des femmes sont des cas que nous suivons de près ». Le travail des médiatrices s’apprécie surtout en direction des femmes et gestantes séropositives. Grâce à elles, ces cibles reprennent le traitement et retrouvent la santé.
En 2015, le centre a ramené 75% des perdues de vue, 80 % en 2016. C’est avec beaucoup de satisfaction que la sage-femme responsable de la zone, Colette Béhanzin, évoque le travail des intermédiaires. « Depuis que nous avons commencé les recherches, les cas de perdues de vue ont beaucoup diminué », se réjouit-elle. Elle explique que 100 % des cas retrouvés sont réintroduits dans le circuit de la prise en charge. Leurs enfants bénéficient du dépistage précoce du Vih par la Pcr « Polymerase Chain Reaction », un test de diagnostic chez les enfants nés de mères séropositives avant les 18 premiers mois. Les enfants dépistés sont traités en fonction de leur état sérologique.
Selon la sage-femme, l’Etme est un dispositif à promouvoir. « Depuis que nous avons commencé la Prévention transmission mère-enfant, (Ptme), nous n’avons détecté aucune contamination mère-enfant, » affirme-t-elle, tout en plaidant pour le renforcement de l’appui de l’Unicef en direction des gestantes séropositives.
L’assistance trouvée auprès des médiatrices et des agents de santé à Zoboza apaise les perdues de vue retrouvées et les gestantes séropositives. C’est avec beaucoup d’assurance qu’André a accompagné son épouse, gestante séropositive dans le centre de santé de Bohicon, pour la réception des Arv. Les produits étant toujours disponibles, le couple André minimise souvent les 40 km séparent leur domicile centre de Santé.
« Nous bénéficions d’une grande attention auprès des médiatrices et de la sage-femme. Leurs conseils m’ont permis d’accoucher d’un bébé sain. Je porte actuellement ma deuxième grossesse avec le Vih et je ne crains rien », indique l’épouse d’André, un petit sourire au coin des lèvres.Signe que le dispositif Ptme offre une véritable assurance aux femmes et gestantes séropositives dans la zone sanitaire Zoboza?

Santé 09 janv. 2018


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