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Nouvelles

Grève dans le secteur judiciaire: Les magistrats mettent leur menace à exécution

Le mouvement de grève lancé par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) à compter du lundi 8 janvier a pris effet au tribunal de première instance de première classe et à la Cour d’appel de Cotonou. Les magistrats membres de cette union n’étaient pas à leurs postes de même que certains agents de la justice qui étaient déjà en mouvement depuis le 2 janvier dernier.

« Je ne suis pas au bureau, parce que je suis en grève. Vous ne verrez aucun magistrat en poste à partir de ce lundi jusqu’au vendredi prochain, le jour de notre assemblée générale pour faire le point de l’évolution de la situation ». C’est en ces termes que le président de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab), Michel Adjaka, a répondu au téléphone hier pour dire que le mouvement de grève lancé par son union vendredi dernier a pris effet.
Dans une déclaration rendue publique, jeudi 4 janvier dernier, « l’Unamab a décidé d’observer, à compter du lundi 8 janvier 2018, jusqu’au retrait de cette disposition liberticide de la nouvelle loi portant statuts de la magistrature, un mouvement de grève de protestation de cinq jours, tacitement reconductible, du lundi au vendredi ». Cette décision a été prise suite au vote par les députés à l’Assemblée nationale, le 2 janvier dernier, de la nouvelle loi portant statuts de la magistrature qui retire désormais aux magistrats le droit de grève.
Au tribunal de première instance de première classe de Cotonou hier, il y avait une longue file d'usagers pour la légalisation des pièces et qui se faisaient servir par des agents. A cet effet, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la justice, Kuassi Cakpo Bessé déclare « qu’il s’agit des travailleurs qui n’ont rien compris et qui peut-être sont dans un syndicat jaune comme il en existe toujours au Bénin ».

Calme plat à la cour d’appel

Au niveau de la cour d’appel de Cotonou par contre, c’était un calme plat. Les bureaux sont fermés. Seuls quelques agents se baladaient dans les couloirs de la cour d’appel.
Pour le secrétaire général du Syntra-justice, Kuassi Cakpo Bessé, ce qui se passe aujourd’hui au Bénin pose un problème du non respect de la parole du chef. « Le chef, quand il parle aujourd’hui, c’est difficile de le croire », souligne-t-il. Il rappelle que les agents de la justice étaient en grève en 2017, quand le chef de l’Etat les a reçus. Il a donné des instructions aux ministres concernés et a demandé de lui accorder un moratoire de deux mois. Or, les agents du secteur de la justice avaient déjà menacé comme quoi, si rien n’est fait avant la fin du moratoire, ils iront en grève. Le mouvement de grève qui est actuellement observé au niveau des auxiliaires de justice, selon lui, est la conséquence des promesses non tenues du président de la République avant la fin du moratoire
Kuassi Cakpo Bessé regrette qu’avant la fin du moratoire prévue pour le 31 décembre 2017, les députés aient adopté une nouvelle loi portant statut général de la Fonction publique en y introduisant des dispositions portant sur la suppression du droit de grève aux agents de la justice, de la santé et de la sécurité publique.
Dans la motion de grève adressée au gouvernement, les différentes organisations syndicales de la justice réaffirment leur détermination à se battre pour le respect de la légalité des droits acquis et pour l’avènement de meilleures conditions de vie et de travail du personnel de la justice. Des conditions qui affirment lesdites organisations sont nécessaires pour une paix sociale durable, une justice indépendante et un développement harmonieux du Bénin.
Le mot d’ordre de grève de quarante-huit heures qui court à partir de ce mardi 9 janvier sera tacitement reconduit en cas de non satisfaction des points objet de revendications?

Actualités 09 janv. 2018


Grève dans le secteur judiciaire: Salles d’audiences fermées à Porto-Novo

La grève déclenchée par le personnel judiciaire a été suivie hier au Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Les activités étaient perturbées. Aucune audience n’a pu se tenir. Aucune des chambres correctionnelle, commerciale et des états civils qui travaillent habituellement les lundis n’a pu tourner.

Leurs portes étaient toutes closes, faute de magistrats de siège. Ceux-ci ont suivi le mot d’ordre de débrayage lancé par leur organisation syndicale, l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) pour protester contre, entre autres, la loi portant statut de la magistrature adoptée par l’Assemblée nationale, le 2 janvier dernier, et qui leur retire le droit de grève.
C’est une grève sans service minimum de cinq jours allant de lundi à vendredi et par tacite reconduction.
Seuls les magistrats de parquet, c’est-à-dire le procureur de la République et ses substituts, étaient au poste. Il y avait aussi le président du tribunal qui était également au bureau. Mais en dehors de ceux-ci, il n’y avait plus de magistrat. Et, ils ne pouvaient pas faire grand-chose sans leurs autres collègues juges qui dirigent les audiences ou délivrent certains actes.
Il n’y a pas que les magistrats de siège qui aient paralysé l’appareil judiciaire hier. Il y a les greffiers mêmes qui tiennent la plume des audiences, affiliés au Syndicat national des travailleurs et assimilés de la justice (Syntrajab). Ils n’ont pas travaillé même s’ils étaient au poste. Ils observent trois jours de grève, les mardis, mercredis et jeudis. Ils viennent au service par contre les lundi et vendredi mais ils ne touchent à rien. Une sorte de boycott ou de grève sur le tas. Comme c’était justement le cas hier au tribunal. Seul le greffier en chef vaquait, vaille que vaille, à ses occupations. Celui-ci dit ne pas être concerné par la grève d’autant que son organisation syndicale, le Syndicat national des greffiers et officiers de justice du Bénin (Syntragojub) n’a pas déposé de motion de grève. Le greffier en chef légalisait les actes des justiciables avec l’aide des secrétaires stagiaires qui ne sont pas non plus concernés par le mouvement de débrayage.
Le président du tribunal, Ismaïl Sanoussi, se dit préoccupé de la situation. Il réfléchit sur la question de gestion de réquisitions de certains agents pour lesquels il a reçu notification hier matin pour faire tourner la maison justice tout le temps que dura la grève de l’Unamab, du Syntrajab et autres?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 09 janv. 2018


Retrait du droit de grève à des catégories de travailleurs : Le chronogramme des confédérations syndicales pour aller à une grève générale

Les sept centrales et confédérations syndicales du Bénin sont désormais unies et projettent d’aller à une grève générale. Cette décision assortie d’un chronogramme bien défini a été prise au cours d’une assemblée générale extraordinaire qui a réuni, vendredi 5 janvier dernier à la Bourse du travail à Cotonou, les secrétaires généraux des syndicats de base desdites centrales et confédérations.

Les lois portant statuts des personnels de la Fonction publique et de la magistrature qui retirent le droit de grève aux agents de la santé, de la justice, de la sécurité et aux magistrats sortent les secrétaires généraux des centrales et confédérations des syndicats des travailleurs du Bénin de leurs gonds. Ils menacent de paralyser toute l’administration publique et parapublique si le gouvernement n’arrivait pas à retirer les dispositions qui privent désormais ces catégories d’agents du droit de grève.
Après cette assemblée générale qui a réuni les secrétaires généraux des syndicats de base de toutes les sept centrales et confédérations des travailleurs du Bénin, ils ont décidé de descendre dans les douze départements du Bénin à partir de ce mardi 9 janvier. L’objectif est d’aller expliquer, sensibiliser et mobiliser les militants de chaque centrale ou confédération syndicale à la base pour un mouvement d’ensemble qui sera lancé. Cette tournée de sensibilisation et de mobilisation sera suivie d’un grand sit-in à l’esplanade de l’Assemblée nationale le jeudi 11 janvier prochain pour exprimer aux députés, le mécontentement des travailleurs, suite aux lois qu’ils ont votées pour retirer le droit de grève à certains agents. Le sit-in sera suivi le lendemain, c’est-à-dire le vendredi 12 janvier, d’une assemblée générale de synthèse. Si au terme de cette démarche aucune réaction positive du gouvernement visant à retirer les dispositions querellées n'est observée, une grève générale sera lancée dès le lundi 15 janvier dans tous les secteurs et sur toute l’étendue du territoire national, annoncent les responsables syndicaux.
Au cours d’une assemblée générale extraordinaire du vendredi dernier, les responsables syndicaux ont expliqué de long en large comment, la Charte du dialogue social qu’ils ont signée avec le gouvernement depuis août 2016 est constamment violée, selon eux.
Selon les secrétaires généraux de la Cstb, de la Cgtb, de l’Unstb, de la Cosi-Bénin, de la Csa-Bénin, de la Csub et de la Cspib, le gouvernement n’a jamais cherché à respecter tout ce qui a été arrêté dans cette charte. Tous les jours, disent-ils, le gouvernement bafoue les droits des travailleurs. Pour eux, il s’agit des lois qui ont été votées par les députés en complicité avec le gouvernement pour réduire des libertés publiques. Ils disent ne pas comprendre la position du chef de l’Etat. Car, ce dernier, selon eux, au terme d’une rencontre avec des agents de la santé, a eu à prendre des engagements qui n’ont pas été encore honorés. De même, avec les agents de la justice, le gouvernement, selon eux, aurait pris des engagements dont l’échéance n’était pas arrivée à terme avant que ces lois ne soient votées.
Ne pouvant plus rester bras croisés devant les dernières lois qui risquent de réduire au silence tous les travailleurs, selon eux, ils ont décidé de se faire entendre?

Société 08 janv. 2018


Liste des « personnalités qui transforment l'Afrique » en 2017: Trois Béninois dans le top 100 du classement

Trois Béninois figurent dans le classement 2017 des « 100 personnalités qui transforment l'Afrique », selon le comité de rédaction du magazine "Financial Afrik". Ce classement est connu depuis la fin du mois de décembre 2017.

Il s'agit de l'ancien Premier ministre du Bénin sous le régime de Boni Yayi, Lionel Zinsou ; Blaise Ahouantchédé, directeur général du Groupement interbancaire monétique de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Gim-Uemoa) et Christian Adovèlandé, l'actuel président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Le Bénin est ainsi honoré par la présence de ces trois personnalités.
Le classement du magazine Financial Afrik est souvent centré sur les acteurs économiques et financiers d’envergure qui ont créé de la valeur ajoutée tout en transformant la vie des centaines de milliers de personnes pendant une année.
Pour le directeur général de Gim-Uemoa, Blaise Ahouantchédé, il est la cheville ouvrière du grand succès qu'est aujourd’hui l'intégration monétique régionale dans l'espace Uemoa. Polytechnicien, il œuvre depuis quinze années pour faire de la monétique, un puissant accélérateur de l'inclusion financière en Afrique de l’Ouest?
Bruno SEWADE

Actualités 08 janv. 2018


Visite du ministre de la Justice au Tribunal de commerce à Cotonou: Joseph Djogbénou donne des instructions pour des réquisitions

Une semaine après l’installation des organes du Tribunal de commerce, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation Joseph Djogbénou y est descendu pour visiter les locaux et les conditions de vie des travailleurs de cette nouvelle juridiction. C’était vendredi 5 janvier dernier, dans les locaux du Tribunal à Cotonou où il a donné des instructions pour des réquisitions quant à la grève lancée par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab).

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou déclare qu’il est heureux dans la mesure où si les syndicats de l’Administration sont en grève, tous les agents ne le sont pas de même que tous les greffiers ne sont pas en grève. Il a fait ce constat, vendredi dernier au Tribunal de commerce à Cotonou qu’il est allé visiter, une semaine après l’installation de ses organes.
Pour lui, les autorités judiciaires qui sont nommées à l’intérieur de l’appareil judiciaire doivent conférer à l’acte de nomination toutes les suites attendues. « Les autorités de commandement seront au service », ajoute-t-il avant d’avertir qu’il a instruit les différents procureurs généraux, invité les présidents des cours d’appel, les procureurs de la République, les greffiers en chef et les différentes autorités à l’effet de procéder à la réquisition. « Nous allons veiller à ce que les audiences urgentes, les audiences qui requièrent de sérénité, les audiences de liberté de détention, les comparutions directes et les fragrants délits soient tenus », promet le ministre de la Justice.
Le plus important, selon Joseph Djogbénou, c’est la continuité de la justice. Et en la matière, le gouvernement veillera à cela, promet-il. « A la suite des réquisitions, nous allons apprécier ceux ou celles qui refuseront ces réquisitions et nous allons donner des suites appropriées », annonce-t-il.
Quant à la visite proprement dite au Tribunal de commerce, il estime que l’installation de cette juridiction est le fruit des différents acteurs, à savoir le parlement, le gouvernement. Cette installation, dit-il, a été un long processus avec quelques embûches.
Au président de ce tribunal, William Kodjoh-Kpakpassou, et ses collaborateurs, le ministre de la Justice a insisté sur la dimension de ce tribunal. C’est le seul dans quatre départements en matière de commerce, précise-t-il. Les matières dont connaîtra désormais ce tribunal sont importantes : les matières maritimes, commerciales, aériennes, etc.
Joseph Djogbénou a souligné que le tribunal doit fournir des efforts nécessaires pour que les acteurs économiques aient confiance au système judiciaire béninois. C’est la fenêtre du système judiciaire, conçoit-il, en matière commerciale. Et c’est au regard de ces efforts que le Bénin sera encouragé de part et d’autre, estime le ministre de la Justice. Pour lui, il faut que l’ordre économique public soit protégé et que les opérateurs économiques soient en confiance. C’est pourquoi il se dit heureux de voir installé ce tribunal de commerce.
Pour le président du Tribunal, William Kodjoh-Kpakpassou, après l’installation des organes, le 28 décembre 2017, le Tribunal a pris dès le 29 décembre, deux ordonnances. Et déjà, le vendredi 5 janvier dernier, il y a une procédure d’urgence en cours qui est lancée et le calendrier des audiences est adopté. Il reste maintenant les jugements qui vont faire suite aux audiences publiques dans les différentes matières.
Il faut rappeler que le tribunal de commerce se trouve actuellement dans des locaux provisoires au quartier Les Cocotiers à Cotonou et rejoindra ses propres locaux dans l’enceinte de l’ex-ministère de la Justice qui sera réhabilité dès la fin des travaux du Ravip?

Actualités 08 janv. 2018


Couffo : Le préfet Christophe Mégbédji dope le moral aux personnels administratifs

Les personnels de la direction départementale en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep), dans le Couffo, ont reçu, vendredi 5 janvier à leur siège, la visite du préfet du département Christophe Mégbédji à la tête d’une forte délégation de ses collaborateurs.

C’est la dernière étape d’une tournée initiée par l’autorité en vue de doper le moral aux agents des administrations publiques opérationnelles sur le territoire de sa compétence.
La tournée a permis également au préfet Christophe Mégbédji et sa suite de saluer les efforts déployés pour l’accomplissement des différentes missions et de recenser les difficultés auxquelles sont confrontés les animateurs des différentes administrations visitées.
A l’étape de la Ddaep, vendredi 5 janvier dernier, marquée par la présentation des vœux du Nouvel an, le préfet en a profité pour doper le moral des fonctionnaires et les exhorter à mettre le pied sur l’accélérateur afin de relever le niveau de développement du département du Couffo.
Les autres administrations visitées par le préfet sont la direction départementale de l’Enseignement maternel et primaire, celle en charge de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, les directions départementales de la Santé et celle des Finances et du Trésor, puis celle en charge de la Police. Ont été également visités la Compagnie de gendarmerie d’Aplahoué, la recette des douanes de Hounsahoué, l’Agence béninoise pour la gestion intégrée des frontières et le cantonnement forestier d’Aplahoué.
La tournée qui fait suite à celle statutaire exécutée, peu avant, dans les six communes du Couffo, s’entend comme une innovation signée Christophe Mégbédji?
Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

Actualités 08 janv. 2018


Réforme du système partisan: L’expérience de l’Un pour la concrétisation du projet

L’Union fait la Nation (Un) a désormais sa position par rapport au débat sur le système partisan en cours au Bénin depuis un moment. Cette position a été dévoilée au cours d’une communication présentée par Lazare Séhouéto sur le thème « Réforme du système partisan : les enjeux aujourd’hui », au cours d’une cérémonie de présentation des vœux des militants de ce regroupement politique au président Bruno Amoussou, à qui, ils ont rendu hommage, samedi 6 janvier dernier à Cotonou.

« Il importe de ne pas aborder la question du système partisan sur des bases spéculatives ou uniquement avec de bonnes et naïves intentions. L’Union fait la Nation (Un), au regard de son parcours, peut valablement dégager des pistes utiles pour la réflexion, s’appuyant sur des faits, des expériences vécues, l’existant», selon Lazare Séhouéto. Il fait comprendre que l’Union fait la Nation (Un) est depuis lors dans un schéma de regroupement des forces politiques du Bénin.
En juillet 2012, rappelle-t-il, l’Un estimait qu’il faut non seulement rénover le système politique (et le paysage partisan), mais indiquait aussi qu’il convenait de le faire pour bénéficier du financement public des activités publiques des partis politiques. L’objectif est de réduire l’émiettement du paysage partisan et de leurs élus au sein de l’Assemblée nationale et des conseils communaux ; d'obliger les partis politiques à déterminer clairement leur position politique ; d'instaurer une parfaite transparence dans la gestion financière des partis politiques. L’objectif aussi est de promouvoir la femme dans les hautes arènes de décision, de raffermir les droits de la minorité politique et de rendre les partis politiques plus responsables du fonctionnement régulier et rationalisé de l’Etat.
Pour Lazare Séhouéto, l’avènement du régime de la Rupture et la publication du Programme d’action du gouvernement imposent à l’Un des responsabilités historiques particulières. Il s’agit, selon lui, de se rendre humblement compte que fondamentalement, par devoir de mémoire et de cohérence politique, l’Un doit fermement prendre sa part du combat. Elle doit épouser, poursuit-il, la dynamique de réforme du système politique et aussi du paysage partisan, dans le nouveau contexte historique.
L’Union fait la Nation, selon Lazare Séhouéto, doit également se battre contre toutes les approches qui pourraient conduire ladite dynamique à l’échec. C’est pourquoi, le projet de charte des partis politiques en élaboration à l’Assemblée nationale et les débats en cours au sein du bloc de la Majorité présidentielle doivent recevoir une attention particulière de sa part. Et dans ces conditions, indique-t-il, l’Un doit répondre très clairement à un certain nombre de questions.
Riche de son expérience, l’Un, aux dires de Lazare Séhouéto, doit s’impliquer fortement dans le processus de regroupement projeté et veiller avec vigilance de manière à démasquer les comportements opportunistes.
Lazare Séhouéto a été appuyé par le président de l’Un, Bruno Amoussou, qui a fait des recommandations pour que ce regroupement devienne d’ici peu une force politique incontournable au Bénin. Mais avant d’y parvenir, il a invité les militants à poursuivre les contacts et à résister aux tentatives auxquelles ils n’ont pas pu accéder depuis des moments difficiles du regroupement.
Avant la communication, les militants de l’Un ont rendu un hommage au président Bruno Amoussou qui, selon eux, a été un responsable fidèle aux idéaux de la formation politique. Cette reconnaissance de mérite est désormais consacrée lors des cérémonies de présentation de vœux à l’Un, pour saluer les efforts des militants engagés du parti?

Politique 08 janv. 2018


Protection de la couche d’ozone: Les députés autorisent la ratification de l’amendement de Kigali

Le Parlement a donné son quitus au gouvernement pour la ratification de l’amendement de Kigali au protocole de Montréal relatif aux substances appauvrissant la couche d’ozone signé à Kigali, au Rwanda le 15 octobre 2016. Le dossier a été adopté à la faveur de la séance plénière du vendredi 5 janvier dernier, tenue au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.

Le Bénin s’engage à réduire la consommation des hydrochlorofluorocarbones (Hfc), produits chimiques utilisés dans certains appareils de réfrigération, de climatisation et dans d’autres secteurs comme les mousses et les aérosols. L’utilisation de ces substances appauvrit la couche d’ozone. Le gouvernement fera désormais ce combat pour la réduction des Hfc aux côtés des autres Etats parties au protocole.
Cet engagement est l’une des obligations de l’amendement de Kigali au protocole de Montréal relatif aux substances appauvrissant la couche d’ozone signé à Kigali, au Rwanda le 15 octobre 2016 que l’Assemblée nationale a autorisé, vendredi 5 janvier dernier, le gouvernement à ratifier. Cet amendement vient, en réalité, renforcer le protocole de Montréal qui est un accord international qui fait suite à la convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone adoptée le 22 mars 1985 et ayant pour objectif de réduire et à terme d’éliminer complètement les substances qui érodent la couche d’ozone. En d’autres termes, le protocole de Montréal est un accord environnemental multilatéral, universel de protection contre les rayons ultraviolets du soleil néfastes à la santé humaine et à l’environnement, précise le rapport sur le projet de loi présenté à la plénière de la commission du plan, de l’équipement et de la production présidée par le député Jean-Michel Abimbola.
L’amendement de Kigali oblige les pays parties à réduire la production et la consommation des Hfc, en mettant en place un système pour réduire jusqu’à 0,5°C le réchauffement d’ici la fin du siècle.
La ratification de l’accord par le Bénin permettra à notre pays de participer aussi à ce combat mondial en vue d’atténuer les effets des changements climatiques et de protéger la couche d’ozone. La mise en œuvre des nouvelles technologies découlant de l’amendement de Kigali permettra au Bénin d’améliorer la qualité de la production énergétique, notamment l’efficacité énergétique. La ratification de l’amendement de Kigali permettra, par ailleurs, au Bénin de prendre les dispositions pour atténuer la consommation des Hfc, en mettant en place un système pour réduire jusqu’à 0,5°C le réchauffement global d’ici à 2050. Elle classe le Bénin parmi les pays qui ont mis en œuvre les engagements des 21e et 22e Conférences des parties (Cop 21 et 22), renforcera l’incorporation des mesures relatives aux changements climatiques dans les politiques, les stratégies et la planification nationale conformément aux directives du Plan d’action du gouvernement (Pag). Aussi, la ratification de cet amendement de Kigali se veut-elle la preuve de l’expression de la volonté du Bénin de réduire le nombre de cas de cancer de la peau et des yeux diagnostiqués chaque année, ainsi que les 135 milliards de tonnes équivalent de CO2 par an d’émission de gaz à effet de serre.
C’est donc au regard de l’intérêt que présente le projet pour le Bénin que les députés ont donné leur quitus au gouvernement en vue de la ratification de cet amendement international. Le dossier a été adopté, sans grand débat, à l’unanimité des députés présents et représentés aussi bien de la majorité que de la minorité. Et cela, à la grande satisfaction du gouvernement représenté aux travaux par le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou, représentant son collègue du Cadre de vie et du Développement durable?

Actualités 08 janv. 2018


2e édition du Festival international de Porto-Novo: Oswald Homéky lance les manifestations

Les projecteurs sont allumés depuis, samedi 6 janvier dernier, sur la deuxième édition du Festival international de Porto-Novo. Le top des manifestations qui s’étendent jusqu’au 13 janvier prochain, a été donné au musée Honmè par le ministre chargé de la Culture, Oswald Homéky qui avait à ses côtés ses collègues Aurélien Agbénonci, Jean-Claude Houssou et Serge Ahissou.

C’est parti depuis samedi dernier pour sept jours d’attractions culturelles et cultuelles dans la ville capitale avec le lancement officiel du Festival international de Porto-Novo (Fip). L’évènement qui est à sa deuxième édition, cette année 2018, mobilise plusieurs acteurs des arts et cultures vaudou. Il se veut le plus grand rassemblement culturel de Porto-Novo, a souligné le maire Emmanuel Zossou, dans son mot de bienvenue, lors de l’ouverture des manifestations qui a eu lieu au musée Honmè de Porto-Novo.
Selon lui, le développement de Porto-Novo ne peut pas être effectif sans la valorisation des richesses du patrimoine matériel et immatériel de la ville. Raison pour laquelle Emmanuel Zossou promet de faire de ce festival un levier de développement de la ville aux trois noms. Surtout que l’Organisation des Nations Unies pour la science, l’éducation et la culture (Unesco) a hissé Porto-Novo au rang des villes créatives. Cette distinction est l’une des grandes retombées de la première édition du Fip, souligne Emmanuel Zossou. Il annonce un festival plus structuré d’année en année pour satisfaire le niveau d’exigence d’une manifestation de cette envergure culturelle.
Le maire de Porto-Novo salue la forte implication du gouvernement dans l’organisation de l’édition 2018. Il félicite le chef de l’Etat pour son projet visant à faire de Porto-Novo, une capitale des arts et masques du Bénin. Emmanuel Zossou n’oublie pas le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui a mis aussi la main à la pâte pour accompagner le festival. Le maire de Porto-Novo décerne la mention spéciale au ministre chargé de la Culture pour son implication remarquable. Oswald Homéky aurait suffisamment mouillé le maillot pour que le festival honore son rendez-vous de 2018, témoigne le maire Emmanuel Zossou, par ailleurs président du comité d’organisation du festival.
Il a levé un coin de voile sur le programme des festivités qui seront marquées par des concerts, la tenue d’un colloque scientifique sur le vaudou et l’organisation d’une caravane qui verra défiler plus de mille masques dans Porto-Novo.

L’appui du gouvernement

Pour le ministre chargé de la Culture, le Fip est désormais le festival du Bénin. C’est pour cela que le gouvernement a décidé désormais d’accompagner son édition. Et cet appui qui va monter en puissance dans les années à venir traduit la vision du gouvernement de faire abriter par Porto-Novo le premier musée d’Afrique des arts et civilisation, promet Oswald Homéky qui a officiellement donné le top des manifestations en présence de ses collègues Aurélien Agbénonci, Jean-Claude Houssou et Serge Ahissou.
L’un des temps forts de la soirée inaugurale, samedi 6 janvier dernier, a été la présentation de la pièce théâtrale sur le roi Toffa, l’un des rois les plus célèbres de Porto-Novo. C’est une pièce écrite par l’écrivain Florent Couao-Zotti et mise en scène par Tola Koukoui qui avait présenté « Kondo le Requin » pour l’édition passée. La pièce a été présentée au palais du roi Toffa, où ce dernier a vécu pendant trente-quatre ans.
Mais avant cette présentation théâtrale, le public a eu droit à la prestation de la star camerounaise Manu Dibango venue tout droit de la France. Il a joué deux de ses morceaux pour agrémenter la soirée, en attendant de sortir le grand jeu le mercredi prochain lors du géant concert de la musique moderne prévue à l’agenda du Fip 2018. Manu Dibango se dit très content de prendre part à ce festival à l’invitation de son ami, Nazaire Gonhoué, parrain de l'évènement. L’icône internationale de la musique loue l’initiative du conseil municipal de Porto-Novo de faire découvrir les richesses culturelles et cultuelles de la ville capitale. Il invite les autres villes africaines à s’inspirer de l’exemple de Porto-Novo. Car, il est vraiment important que l’Afrique se fasse découvrir au monde entier à travers son patrimoine culturel et cultuel et non par les guerres, insiste le saxophoniste Manu Dibango. En dehors de l’artiste camerounais, l’assistance a savouré plusieurs autres belles mélodies dont celles de Nel Oliver qui a soulevé le public avec ses morceaux « Démocratie » et « Apartheid »?

Actualités 08 janv. 2018


Encadrement technique des Ecureuils du Bénin: Dans l’attente d’un entraîneur aux compétences reconnues par tous

Le processus de désignation d’un nouvel entraîneur des Ecureuils n’est toujours pas lancé, alors que le contrat de prestation de services de l’entraîneur Oumar Tchomogo est arrivé à terme depuis le 16 décembre 2017. La Fédération béninoise de football prend tout son temps, dans l’espoir que le choix de celui qui sera appelé à le remplacer ne souffrira d’aucune contestation.

Pour l’heure, la course pour la succession d’Oumar Tchomogo à la tête des Ecureuils n’a officiellement pas encore été lancée. Selon le président de la fédération, Moucharafou Anjorin, une rencontre est prévue incessamment avec le ministre Oswald Homeky, pour en débattre. « Le choix du nouvel entraîneur paraît très délicat. Par rapport à la nouvelle dynamique que l’on espère impulser désormais à l’encadrement des équipes nationales de football, nous sommes en parfaite harmonie avec le ministre », a confié le président de la fédération. « Personne ne sera de trop », a rassuré Moucharafou Anjorin. « Celui qui sera retenu ne fera l’objet d’aucune contestation par rapport à ses compétences avérées », a-t-il promis. L’objectif, a poursuivi le président, c’est de ne pas rater le rendez-vous de la Can Cameroun 2019, après avoir passé en revue le Togo et l’Algérie, nos adversaires de groupe.
Bientôt un mois qu’il a été notifié à Oumar Tchomogo la fin de son contrat de prestation de services à la tête de l’encadrement technique des Ecureuils du Bénin. A en croire le contenu de la correspondance n°160-17/MTCS/Sp-C en date du 15 décembre 2017 que le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, a adressé à la Fédération béninoise de football (Fbf), il ne devrait plus être reconduit à son poste. « Le gouvernement béninois veut impulser une dynamique plus forte à l’encadrement des équipes nationales », peut-on également y lire.
Et pour lui succéder, il y a déjà une foule d’entraîneurs qui tapent à la porte. Plusieurs noms sont cités. Si au départ, celui de l’ancien international français, Didier Six, a circulé, aujourd’hui, ceux de Michel Dussuyer, Alain Giresse, Patrice Neveu et Pierre-André Schürmann sont évoqués. Mais le plus surprenant, c’est que la fédération n’a pour le moment lancé aucun appel à candidatures. Au cours de sa réunion hebdomadaire du mercredi 20 décembre 2017 à son siège à Porto-Novo, elle est juste revenue sur la question de la fin du contrat d’Oumar Tchomogo?

Sports 08 janv. 2018


1286 - 1576