La Nation Bénin...
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Intervenue le jeudi 4 janvier dernier, l’adoption de la loi n°2018-01 portant statuts de la magistrature est vue comme un atout devant baisser, au niveau du secteur judiciaire, la tension née du vote du retrait du droit de grève à certains fonctionnaires, selon le député Dakpè Sossou. Pour l’élu de la dix-huitième circonscription électorale qui a animé une rencontre, samedi 6 janvier dernier à Lokossa, cette loi contient assez d’avantages qui relèveraient considérablement, si elle venait à être promulguée, les conditions de vie et de travail des magistrats.
A en croire le député Dakpè Sossou, les magistrats sont désormais gratifiés de quatorze nouvelles indemnités et primes, contre quatre habituellement perçues, allant du simple au triple de leur traitement salarial. Les indemnités, énumère-t-il à la faveur d’une rencontre avec des jeunes de la ville de Lokossa tenue samedi dernier, sont celles de la première installation, de judicature, de bibliothèque et de recherche, de téléphone, d’eau et d’électricité, de résidence, des heures supplémentaires, de commodité vestimentaire et de fidélisation. Quant aux primes, poursuit le député, elles sont celles d’incitation et de rendement, de risque, de qualification, de spécificité, d’audience, de carburation, d’éloignement et de session. En plus de cette panoplie d’indemnités et de primes, le député rappelle que les allocations familiales sont maintenues. Les magistrats pourront faire valoir leur droit à une pension de retraite à l’âge de 65 ans, ajoutera le député qui rappelle aussi que l’Etat devra assurer la sécurité des juges et de leur famille. « Ces derniers seront décemment logés par l’Etat et bénéficieront d’une assurance-maladie comportant la possibilité d’une évacuation sanitaire », complète Dakpè Sossou.
Le deuxième secrétaire parlementaire poursuit en indiquant que le magistrat peut également solliciter du Trésor public un crédit d’équipement au moment de son intégration.
Pour le traitement salarial, la loi concède aux magistrats une valorisation indiciaire spéciale, fait savoir le député. « Les indices de traitement affectés à chacun des grades et échelons de la hiérarchie des magistrats, laisse-t-il entendre, sont ceux applicables aux fonctionnaires de l’Etat, affectés de coefficients d’indexation allant de 1,75 à 3 du grade initial à la catégorie hors classe ».Toutes dispositions qui, aux dires de Dakpè Sossou, font de la magistrature, « une filière valorisée et porteuse d’avenir » dont les conditions d’âge pour y accéder sont désormais fixées entre 21 et 35 ans.
Pour finir cet exposé sur les avantages, le député clarifie que sa démarche vise à « éveiller la conscience des jeunes et à les inciter à s’orienter vers la magistrature ». « Mon intention, assure-t-il, n’est pas de susciter une quelconque insurrection contre les acteurs du secteur judiciaire qui ont déclenché, pour compter du lundi, un mouvement de grève illimité contre la loi visant le retrait de droit de grève à certains fonctionnaires dont les magistrats », a-t-il souligné. En revanche, dans les rangs des participants à la rencontre, beaucoup pensent désormais que le débrayage est de trop au regard des avantages concédés.
Dans le contexte béninois, rappelons-le, les mouvements de grève visent généralement à réclamer le paiement de primes et l’amélioration du traitement salarial. Mais les magistrats dénoncent souvent des actes attentatoires à l’indépendance de la justice et des nominations qui ne respecteraient pas les normes établies?

Le siège de la Fédération ivoirienne de football (Fif) servira de cadre demain, mardi 9 janvier à Abidjan, à la cérémonie du tirage au sort de la Coupe de l’Ufoa B des dames prévue en février. A l’occasion, la sélection nationale des Ecureuils dames sera fixée sur ses adversaires au cours de la compétition prévue en février prochain dans la capitale économique ivoirienne.
La sélection nationale de football féminin aura, comme ses homologues des pays de l'Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa), ses regards tournés vers Abidjan demain, mardi 9 janvier. C’est à l’occasion du tirage au sort de la Coupe de l’Ufoa des dames au niveau du football.
Après les hommes au Ghana, ce sont les dames qui s’apprêtent à entrer en compétition à Abidjan au mois de février prochain. Outre le Bénin, il y aura le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Togo. Ils seront répartis en deux poules de quatre. Ce sera, en tenant compte de leur positionnement dans le dernier classement Fifa-Coca-cola.
En effet, la Côte d’Ivoire, pays hôte, sera à la tête de la poule A et le Nigeria, de la poule B. Le Ghana et le Sénégal sont dans le chapeau 1, le Burkina Faso et le Bénin, le chapeau 2 et le Niger et le Togo, le chapeau 3.
Les meilleures joueuses du Bénin présélectionnées au cours du mini-championnat féminin de football ont été regroupées depuis samedi 6 janvier dernier au Centre d’excellence Issa Hayatou de Missérété. Elles ont commencé les séances d’entraînement hier, dimanche 7 janvier. Seules, les 20 meilleures parmi elles seront retenues pour l’expédition ivoirienne?

Dans le Mono et le Couffo, la défaillance du circuit formel de distribution d’essence ouvre la voie à la surenchère des acteurs du secteur de l’informel. Les populations sont obligées de subir leur diktat.
Dans les deux départements, la plupart des villes ne disposent pas de station-service. Les rares stations, du secteur public, installées dans les villes de Grand-
Popo et Lokossa sont en panne depuis plusieurs semaines. Du coup, les vendeurs du Kpayo ont le vent en poupe. Ainsi, loin de soulager les populations, la décision gouvernementale relative au réajustement du prix d’essence le maintenant à 510 francs Cfa le litre a été accueillie avec indifférence, à l’image de la bague offerte à un lépreux.
La station-service Sonacop de Lokossa, par exemple, demeure déserte. Celui qui se hasarde dans l’une ou l’autre des deux stations-service publiques de Lokossa, se voit signifier que les installations sont hors service. Et à défaut de se rendre à la seule station-service fonctionnelle de Sè, dans la commune de Houéyogbé, les populations du Mono et du Couffo sont, pour la plupart, condamnées à se procurer dans le secteur informel qui ,profitant de la conjoncture, monte les enchères jusqu’à 800 francs le litre d’essence dépassant le prix pratiqué par le circuit formel qui est de 510 F Cfa le litre.
S’il y a une décision qui fera jubiler les populations, ce sera à coup sûr celle qui viserait, à défaut d’imposer la couverture intégrale des communes aux opérateurs privés, la restauration des stations-service de la Sonacop. Cette décision contribuerait surtout à mettre les populations à l’abri des dégâts du commerce de l’essence de la contrebande n
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 08 janv. 2018

Dans le souci de contribuer à l’amélioration des conditions socio-économiques des femmes et des jeunes défavorisés, plusieurs associations féminines locales se mettent en réseau. « Wo/men dynamics for family welfare (Ong Wodyfa), qui signifie en français « Dynamique femmes/hommes pour le bien-être de la famille », c’est la dénomination de ce creuset dont les activités ont officiellement été lancées, samedi 6 janvier dernier à Cotonou.
Dr Chantal Codjo, consultante indépendante en genre et développement, famille et sexualité, vient de mettre en réseau plusieurs associations féminines locales, au sein de son Organisation non gouvernementale dénommée Wo/men dynamics for family welfare (Ong Wodyfa). Les activités de l’organisation ont officiellement été lancées, samedi 6 janvier dernier à Cotonou.
Elle a jugé utile de rassembler au sein de son Ong, la Coopérative agro-écologique Sèmèvo (Caes) de Houègbo, les associations féminines Wadodju et Migbèya de Klouékamè, etc., spécialisées dans la transformation du manioc, le petit élevage, la production de jus de fruits, l’acquisition et la revente des vivriers. Autant qu’elles sont, ces associations regroupent des femmes passionnées par le travail et la création de richesses, pour le bien-être de leurs familles respectives.« L’Ong est venue des recherches pour ma thèse entre 2011-2012, qui m’ont amenée à travailler avec six associations, lesquelles travaillaient de façon disparate sur le terrain d’après mes constats. J’ai réfléchi à une initiative qui réunit ces associations en une sorte de réseautage, d’où l’idée de l’Ong a-t-elle commencé à germer », a dévoilé Dr Chantal Codjo. Elle mettra par la suite l’accent sur l’approche solidaire préconisée dans le groupe pour ses actions. « Celles qui sont fortes vont renforcer les capacités de celles qui sont faibles et elles vont apprendre les unes des autres. Et l’Ong sera en accompagnement de ces différentes associations », a-t-elle déclaré.
Un créneau a été offert aux associations pour présenter aussi bien leurs motivations, que leurs produits à l’assistance. La représentante de l’association Migbèya dira que le travail de l’association permet aux femmes d’envoyer leurs enfants à l’école, et les y maintenir.
L’Ong Wodyfa, aux dires de sa présidente, regroupe aussi bien des experts, des cadres, que des maîtres artisans béninois, burkinabé et belges, dont l’âge varie entre 25 et 65 ans. Leurs actions sont déclinées en trois axes, à savoir le développement socio-économique des femmes réunies en association ; la formation professionnelle des jeunes défavorisés et l’éducation sexuelle des jeunes et des adolescents.
En ce qui concerne les stratégies de mobilisation des fonds qui serviront à l’atteinte des objectifs fixés, l’Ong s’appuie sur les cotisations de ses membres, les dons, les actions bénévoles et les appels de fonds ; des ressources marchandes : la vente de l’expertise de ses membres, les productions intellectuelles, et autres actions marchandes ; les fonds de soutien aux projets et les subventions ».

A l’occasion d’une brève déclaration de presse rendue publique à Cotonou, dimanche 7 janvier, le mouvement politique « Les murailles de la République-les Verts » lance un appel au discernement aux organisations syndicales. Ce rassemblement politique se dit préoccupé et les invite à mettre en avant l’intérêt des populations.
Les propositions de lois successives adoptées par le Parlement pour retirer l’exercice du droit de grève à certaines catégories de travailleurs sied à ce mouvement politique. Mohamed Assogba qui en est le premier responsable, aux côtés de quelques membres, l’a fait savoir dimanche 7 janvier à Cotonou. A travers une déclaration publique, « Les murailles de la République-les Verts » encouragent le pouvoir Exécutif « à promulguer dès franchissement du contrôle de constitutionnalité, le texte de loi portant statut général des Ape et le statut de la magistrature ». Ils en ont profité pour « inviter les travailleurs membres des différentes organisations syndicales au sens de discernement ». Pour eux, le retrait du droit de grève à certaines corporations n’est nullement synonyme du retrait de se syndiquer ou de libre expression conformément au devoir de réserve propre à chaque profession ». Mohamed Assogba soutient d’ailleurs que les syndicalistes béninois n’ont pas inventé la roue. La restriction du droit de grève, fait-il observer, « n’est pas une innovation du Parlement béninois ». Puis, il condamne le fait « qu’on assiste à une lever de bouclier de la part des responsables syndicaux » alors que « la procédure n’est pas arrivée à son terme ». Pour finir, il a invité les acteurs sociaux à éviter au peuple béninois ces « moments tumultueux » qu’on s’apprête à lui faire vivre par une tension sociale.
J. F. M.
Actualités 08 janv. 2018

Tel un coup de massue, la nouvelle a mis en émoi les Béninois qui s’attendaient à tout sauf à une telle perte en ce début d’année. La mauvaise nouvelle continue de susciter des réactions aussi bien dans le monde politique que dans le rang des anonymes. Florilège des témoignages rendus à la militante sur les réseaux sociaux…
Reckya Madougou, ancienne ministre de la Microfinance
« A mes yeux, madame Rafiatou Karim aura incarné une inspiration pour plusieurs générations de femmes sur les chemins de leur émancipation.
De sa position de précurseur du militantisme au féminin, elle a bien souvent su nous entraîner dans les méandres de son parcours à travers l'exemple de la richesse de son expérience dans l’animation de la vie politique.
Gardons sa flamme allumée autour de nous pour qu'à jamais, résonne haut et fort la voix de la gente féminine dans la longue marche de nos pays vers un développement harmonieux.
Mesdames, l'essentiel des ingrédients nécessaires pour être utile à sa Nation réside en chacune de nous. Puissions-nous les déployer nonobstant les sacrifices qu’il nous en coûte... »
Christhelle Houndonougbo, présidente du Congrès du Peuple pour le Progrès (CPP)
"Je salue la mémoire d'une femme d'exception: KARIM RAFIATOU !
Elle a forgé une belle image de la femme Béninoise engagée dans la lutte pour le développement.
Elle a combattu le bon combat !
KARIM RAFIATOU a laissé en chaque Béninoise, l’espoir d'une vie meilleure !
Repos éternel chère dame !"
Serge Mathias Tomondji, journaliste béninois exerçant au Burkina Faso
« Je viens d’apprendre avec tristesse le décès, ce 4 janvier à Paris, des suites d’une longue maladie, de Rafiatou Karimou, première femme ministre du Bénin et qui s’était engagée, quasiment toute sa vie, dans la lutte pour l’émancipation des femmes. Militante chevronnée et femme résolument engagée, elle fut tour à tour chef de district — première femme nommée à ce poste en 1975 —, mais aussi ministre de la Santé publique, puis ministre de l’Enseignement maternel et primaire, de 2003 à 2006.
C’est assurément l’une des figures emblématiques de la période révolutionnaire au Bénin (1972-1990), une admirable femme battante ayant loyalement servi aux côtés du défunt président Mathieu Kérékou, qui vient de s’éteindre. Ancienne présidente de la puissante Organisation des femmes révolutionnaires du Bénin (OFRB), celle qui dirigeait entre autres le Réseau des femmes baromètres de la démocratie — au moment où je l’ai rencontrée la première fois, et désormais la dernière, en janvier 2015 à Cotonou au détour d’une mission professionnelle —, me faisait justement part de son inquiétude au sujet de la situation de son pays. « Les acquis de la conférence nationale sont en danger », m’avait alors confié Rafiatou Karimou qui, du haut de ses 69 printemps, débordait alors encore d’énergie pour animer ce réseau mis en place pour «contrôler et mesurer la gouvernance dans le pays».
Une grande dame s’en est allée. Paix à son âme… »
Politique 07 janv. 2018

Le ministre chargé de l’Elevage, Gaston Dossouhoui et son collègue de la Santé, Alassane Séidou étaient ce vendredi 5 janvier à Dangbo et aux Aguégués, deux communes où sévit la peste porcine africaine. Ils sont allés sensibiliser les acteurs de la filière porcine et les consommateurs sur ce qu’est cette maladie virale, la manière dont elle se propage, les menaces qu’elle peut constituer pour l’environnement et voire l’homme lorsque les bêtes infectées et mortes sont jetées dans le fleuve, et surtout les informer des normes à observer pour se mettre en sécurité par rapport aux dégâts de cette peste porcine, notamment s’interdire la consommation de la viande du porc atteint du virus. La délégation gouvernementale n’a pas manqué d’informer la population des différentes mesures prises par le gouvernement en vue de venir à bout de cette épidémie grave. Lesquelles mesures concernent, entre autres, l’abattage sanitaire et l’enfouissement des bêtes malades et la surveillance du cheptel porcin sain pour le mettre à l’abri de toute contamination par le virus. Un comité technique est mis sur pied pour la réussite de ces opérations évaluées à 19, 120 millions Francs Cfa, informe Gaston Dossouhoui. Mieux, le gouvernement n’a pas fait les choses en détails. Il a pris des mesures d’accompagnement pour amoindrir la perte financière subie par les éleveurs du fait de cette peste porcine. Le ministre chargé de l’Elevage assure qu’un montant de 175 millions Francs Cfa a été débloqué pour les dédommager au prorata du nombre de bêtes malades abattues dans le cadre de cette lutte contre l’épidémie.
Après Dangbo et Aguégués, la délégation gouvernementale s’est ensuite rendue à Sèmè-Podji, une commune reconnue pour sa forte production de porcs. La maladie ne s’est pas déclarée dans cette commune. Mais la descente des deux ministres vise à sensibiliser, à titre préventif, les acteurs de la filière sur les précautions à prendre pour éviter l’infection de leur cheptel et les réactions à avoir en cas d’apparition du virus.
A chacune des étapes, les populations ont salué le gouvernement pour la promptitude avec laquelle il gère ce dossier. Elles remercient surtout le chef de l’Etat pour avoir agi très tôt dès qu’il a été informé du problème. Le Conseil des ministres en a débattu du dossier le mercredi 3 janvier et es mesures subséquentes ont été prises. Une délégation des deux ministres principalement concernés par la question de la peste porcine est descendue sur le terrain pour mettre en œuvre les premières mesures prises. Les populations promettent de coopérer pour la réussite de l’opération de lutte contre la peste porcine dans la Vallée de l’Ouémé.
Par Thibaud C. NAGNONHOU
Société 05 janv. 2018

L’Assemblée nationale a procédé, ce vendredi 5 janvier, à la mise en conformité avec la Constitution du 11 décembre 1990 de la loi n°2017-20 portant Code du numérique en République du Bénin.
Le dossier a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés. En fait, cette mise en conformité a été opérée par les députés suite à la décision Dcc 17-223 du 02 novembre 2017 de la Cour constitutionnelle déclarant certaines dispositions de cette loi conformes à la loi fondamentale sous réserve de la prise en compte de certaines corrections de formes au niveau du texte voté. Celles-ci concernent les articles 13, 41, 90, 120, 126 alinéas 1 et 2, 131 alinéa 2, 146 alinéa 3, 173, 197, 232 alinéa 2, 319, 348 dernier alinéa, 350 alinéa 2, et 494 alinéa 4 point 2 du texte de loi voté par l’Assemblée nationale le 13 juin 2017. Les députés ont donc intégré ce vendredi les corrections de forme souhaitées par la Cour constitutionnelle pour rendre la loi conforme à la Constitution. Le rapport sur le dossier a été présenté par la Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production présidée par le député Jean-Michel Abimbola. L’examen s’est déroulé en présence du gouvernement représenté à la plénière par le ministre chargé de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou qui a brillamment défendu le dossier. Avec cette mise en conformité, plus rien ne bloque désormais la promulgation et la mise en vigueur par le chef de l’Etat, de la loi n°2017-20 portant Code du numérique en République du Bénin.
Actualités 05 janv. 2018

Le premier coup de gong de la deuxième édition du Festival international de Porto-Novo (Fip) retentira demain samedi 6 janvier. Le lancement officiel aura lieu au musée Honmè de Porto-Novo et sera animé par plusieurs artistes dont la star Manu Dibango attendue pour rehausser la cérémonie d’ouverture.
La ville de Porto-Novo va vibrer du 6 au 13 janvier prochain, aux rythmes de la deuxième édition du Festival international de Porto-Novo. Contrairement à l’année dernière où la cérémonie inaugurale s’est déroulée au stade Charles de Gaulle, l’édition de 2018 sera lancée au musée Honmè de Porto-Novo, une des grandes richesses culturelles de la ville capitale mais jusque-là abandonnée. Le choix de ce musée dénote de la volonté du conseil municipal pour tourner les attentions surtout des dirigeants politiques vers la reconstruction de ce chef- d’œuvre qui fait la fierté de la culture béninoise.
Plusieurs temps forts vont marquer la cérémonie de lancement officiel…Il est prévu une prestation de plusieurs artistes dont celle de Manu Dibango, ce samedi 6 janvier. Le programme de la journée sera clôturé par la présentation d’une pièce théâtrale sur le roi Toffa. C’est une pièce écrite par l’écrivain Florent Couao-Zotti et mise en scène par Tola Koukoui qui avait présenté Kondo le Requin à l’édition passée. La présentation sera faite dans le palais de Toffa où ce dernier est resté pendant trente-quatre ans. Ce lieu a été donc choisi pour permettre à la jeune génération de connaître un tant soit peu l’histoire du roi Toffa, un des rois ayant longtemps régné à Porto-Novo.
Les lundi 8 et mardi 9 janvier prochains, il est prévu l’organisation d’un colloque scientifique sur le thème « Comment le vaudou peut-il contribuer à répondre aux enjeux mondiaux aujourd’hui ». Plusieurs acteurs notamment du monde scientifique et universitaire sont attendus pour animer ce colloque qui offre l’occasion à ces derniers de présenter le fruit de leurs recherches sur le vaudou, non pas dans sa dimension culturelle mais plutôt scientifique. Le programme du festival prévoit dans la soirée du 9 janvier, un grand concert avec de grandes vedettes béninoises au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo où sont attendus plus de 25 000 personnes.
Une grande foire appelée le marché du festival est également ouverte du 4 au 14 janvier prochain dans le cadre des manifestations. La cérémonie de clôture du Fip sera marquée, le samedi 13 janvier, par une procession de 1000 masques sacrés à travers la ville de Porto-Novo.
Le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, était, mercredi dernier, au cabinet du président de l’Assemblée nationale. Il a été reçu en audience par Me Adrien Houngbédji à qui il a exposé le contenu des activités et le point des préparatifs du Fip 2018?

Auréolés de leur titre de champion remporté cette saison, leur quatrième depuis qu’ils existent, les Buffles de Parakou ont repris les séances d’entraînement, ce jeudi 4 janvier au stade municipal de Parakou. Les protégés du président Laurent Gnansounou entament ainsi leur préparation afin de ne pas faire piètre figure face à l’Asec Mimosa de la Côte d’Ivoire, en Ligue africaine des champions au mois de février prochain.
Les Buffles de Parakou n’entendent pas faire de la figuration à la Ligue africaine des champions, après avoir obtenu le droit d’y représenter le football béninois. Au tour préliminaire, les poulains de l’entraîneur Idrissou Muntari affrontent l’Asec Mimosa d’Abidjan. C’est un adversaire coriace qui, au regard de son palmarès impressionnant sur le plan continental, ne sera pas facile à jouer pour eux. Ils en sont bien conscients. Aussi, ont-ils décidé de se mettre au travail très tôt.
En effet, après seulement quelques jours de repos, les Buffles de Parakou ont repris le chemin des entraînements depuis, ce jeudi 4 janvier. Leur objectif sera de parfaire le travail qu’ils ont déjà effectué, puis de franchir le cap de l’Asec d’Abidjan. Au cours de ces séances, ils auront l’occasion de fourbir leurs armes afin d’arriver à bout de cet ogre du football ivoirien.
Pour parfaire leur préparation, les Buffles envisagent livrer également quelques matches internationaux. En premier lieu, Mama Bah Yèrè, Nabil Yarou, Rodrigue Kossi et leurs coéquipiers devraient certainement se mesurer à l’As Togo Port, club de première division togolaise, le 17 janvier prochain à Parakou. Selon les mêmes sources, ils se déplaceront, le 24 janvier prochain, du côté de Lomé, pour le match retour. Comme eux, l’As Togo Port est également engagée pour les préliminaires de la Ligue africaine des champions. Son adversaire à l’As Léopards de Dolisie du Congo Brazzaville?