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Nouvelles

Conseil supérieur de la magistrature : Le siège et le budget désormais logés à la Cour suprême

Par 76 voix pour, 0 contre et 0 abstention, l’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 4 janvier, la loi n° 2018-02 modifiant la loi organique n° 94-027 du 18 mars 1999 relative au Conseil supérieur de la magistrature (Csm). Elle modifie certaines dispositions du texte notamment les articles 9 et 10. Celles-ci fixent les crédits nécessaires au fonctionnement du Csm désormais logés au budget de la Cour suprême. Ils étaient inscrits au budget de la Présidence.

De même, le siège de l’institution est aussi fixé à la Cour suprême. Toutefois, le Conseil peut se réunir en cas de besoin à la Présidence de la République. Les deux innovations ont été apportées par le législateur pour permettre au Conseil supérieur de la magistrature d’être autonome dans la gestion de son budget pour plus d’efficacité.
Il faut préciser que le Csm assiste le président de la République dans sa mission de garant de l’indépendance de la justice. Le Csm est dès lors consulté sur toute question concernant l’indépendance de la magistrature et la sécurité des juges. Il est habilité à faire au président de la République toute proposition de nature à garantir aux magistrats de bonnes conditions de travail. En outre, le Conseil statue comme conseil de discipline des magistrats, donne son avis pour la nomination des magistrats et étudie les dossiers de grâce et les transmet pour avis motivé au président de la République. Le Csm est composé des membres de droit et autres membres. Il est présidé par le président de la République. Le président de la Cour suprême et le ministre chargé de la Justice occupent respectivement les postes de premier et de deuxième vice-président.

Th. C. N.

Actualités 05 janv. 2018


Centre de traitement anti-lèpre de Natitingou: Julie Kalimatou Sabi Yo : Tout un symbole

S’ils gardent encore le moral en dépit de leur état, c’est en partie grâce aux agents de la léproserie. Parmi eux, Julie Kalimatou Sabi Yo, infirmière, qui consacre pleinement ses journées à soigner les patients.

Un sourire permanent qui cache une timidité naturelle. Julie Kalimatou Sabi Yo n’est pas étrangère aux malades du Centre de traitement anti-lèpre de Natitingou. Sa disponibilité à leur égard les touche et leur redonne le moral. « Par ses soins, elle nous montre que nous ne sommes pas seuls au monde », témoigne une jeune nourrice fraîchement admise au centre. Suivant la polychimiothérapie (Pct) recommandée à tous les malades, elle confie son admiration pour l’infirmière qui, tôt le matin, fait le tour des cabines pour s’enquérir de leur état de santé avant de se diriger vers la salle de soins où viennent à elle tous les patients en attente de soins. Pansements, prise en charge de divers bobos et parfois des injections pour soigner d’autres maux outre que la lèpre…Les journées de travail de cet agent de santé recruté au profit du centre en 2014 sont bien longues et épuisantes. Mais elle puise au plus profond d’elle pour satisfaire ces malades qui s’en remettent à elle. « Je suis infirmière et c’est mon travail de m’occuper d’eux. Ce sont des personnes qui ont besoin de notre assistance et nous devons bien le leur rendre au risque de trahir notre serment », confie-t-elle, modestement.
A sa prise de service, elle reconnaît ne rien savoir de cette affection dont elle entend pourtant parler. « Quand on m’avait affectée ici, je ne savais pas trop ce qui m’attendait. Ce fut mon premier contact avec les personnes souffrant de la lèpre. Il a fallu que je me résous à accepter ma condition et à faire face aux cas qui se présentent à moi et ceci grâce à l’appui de tout le personnel et à la pratique », se souvient-elle, avec un soupir qui en dit long sur son engagement à servir les malades. Un exercice qui est loin d’être aisé. A l’évidence que la maladie que l’on traite est contagieuse et se savoir éventuellement condamné relève d’un courage à toute épreuve. Le risque de contamination d’autant plus est bien réel que la proprieté est loin d’être la chose la mieux partagée par les patients du centre. « La maladie se transmet aussi par des gouttelettes de salive et donc si vous êtes en contact étroit avec des malades qui sont sales, ils peuvent vous contaminer. Mais, il faut relever aussi qu’une fois sous polychimiothérapie le malade n’est plus contagieux », précise-t-elle, tout en admettant que seul Dieu protège. Si elle reconnaît que certains malades accordent une prime à leurs soins corporels, elle n’adoube par le fait qu’il faille rappeler continuellement à l’ordre les moins enclins à la propreté. « Sans un minimum de propreté, les proches qui vivent dans le centre ne sont pas à l’abri de la contamination », prévient-elle, sans pour autant ramollir son ardeur à la tâche.
Outre les plaies gangréneuses et récidivantes à panser, Julie Kalimatou Sabi Yo s’assure à son arrivée au travail que tous les malades à sa charge sont sur pied et d’aplomb à suivre la chimiothérapie qui s’avère contraignante pour certains. « A mon arrivée le matin je fais le tour des malades pour me rassurer qu’ils ont bien dormi », indique-t-elle. Concomitamment aux soins qu’elle leur prodigue, l’infirmière donne à ses patients des conseils, telle une assistante sociale. La prise en charge psychologique est nécessaire car selon elle, « beaucoup de malades se retrouvent abattus, démoralisés quand ils apprennent qu’ils sont infectés. Il faut leur parler de la maladie, leur faire vivre des témoignages pour qu’ils acceptent leur état et le traitement qui doit les guérir ».

Société 05 janv. 2018


Centre de traitement anti-lèpre de Natitingou: Baiser au lépreux

Loin de leurs familles, les malades de la lèpre retrouvent au sein du Centre de traitement anti lèpre à Natitingou un foyer d’accueil où une prise en charge gratuite leur permet de surmonter cette épreuve que d’aucuns considèrent comme une malédiction.

Presque reclus dans l’enceinte du Centre de traitement anti-lèpre de Natitingou, les malades retrouvent une nouvelle vie. A la sortie nord-ouest de la Cité des Nanto, ce foyer accueille une centaine de patients affectés par le bacille Mycobacterium leprae. En moyenne, une dizaine de malades de la lèpre y sont enregistrés, chaque année.
Situé aux abords de la route inter-Etats Natitingou - Tanguiéta, le centre affiche ce vendredi comme à son habitude une accalmie qui contraste bien avec le brouhaha des véhicules et autres engins circulant le long de la voie. Havre de paix pour des malades abandonnés par leurs familles, le Centre de traitement anti-lèpre de Natitingou reçoit un beau monde de déçus qui regagnent en son sein toute la confiance nécessaire pour affronter l’épreuve qu’ils vivent depuis la survenue des premiers symptômes de cette affection.
Dans la grande cour de cette enceinte, de jeunes garçons tout ruisselants de sueur se pourchassent, quêtant les mouvements d’un ballon roulant mollement sur le sol jonché par endroits d’herbaces. A l’instar de ses pairs, Aminou vit dans le Centre de traitement anti-lèpre depuis sa plus tendre enfance. Robuste et sain, il est au chevet de son père affecté depuis une vingtaine d’années. A 19 ans, le jeune garçon en classe de 3e n’a connu que ce foyer où s’est retranché son père. En compagnie de sa mère, sa marâtre et de son grand-frère, il apporte un grand soutien à son géniteur devenu malvoyant par le fait de la lèpre. Une infirmité qui ne l’empêche guère de se rendre utile à la communauté. Depuis le centre, le père soulage les peines de ceux qui se sentent persécutés par les esprits maléfiques ou aspirent à une vie meilleure à travers des consultations occultes. Devin, il offre ses services et compte de nombreux clients qui viennent d’un peu partout. Des services qui lui permettent de nourrir sa famille bien qu’Aminou et son grand-frère fassent de petits boulots pour assurer une partie de leurs besoins. Le regard hagard, en communion permanente avec les esprits, le vieil homme arbore à ses pieds des bandages. A l’entrée de sa chambre, son arsenal spirituel se distingue par les sillons tracés dans la poudre blanche répandue sur le sol. A l’instar de la plupart des pensionnaires du centre, le père d’Aminou fait partie des malades guéris mais présentant toujours des séquelles et dont la condition physique ne milite pas en faveur d’une réinsertion au sein des familles. C’est aussi le cas de Faty. La soixantaine, cette mère de quatre enfants ne se rappelle plus l’année de son admission dans ledit centre mais reconnaît être l’une de ses anciens pensionnaires. Presque trente ans déjà qu’elle traîne les séquelles de la lèpre. Des doigts et orteils mutilés et des plaies qu’elle dissimule dans des bandages, celle qui passe pour la responsable des patients du centre se remémore le calvaire ainsi que les mortifications vécus et semble même en vouloir à certains de lui avoir gâché la vie. Mère au foyer, elle confie qu’elle aurait pu être épargnée des séquelles invalidantes de la maladie si le traitement qui lui était administré avait été poursuivie jusqu’à son terme. La légèreté des agents sanitaires d’alors de Matéri, sa terre natale, reste pour elle un mauvais souvenir. « Dès la survenue des premiers symptômes, je me suis rendue à l’hôpital et des comprimés m’ont été donnés. Sept mois de traitement après, ils m’ont déclarée guérie. Ce que je ne pensais pas puisque sentant toujours des démangeaisons à l’intérieur de mon corps mais aucun d’eux ne m’a écoutée et je me suis retrouvée ravagée par la maladie ; cette fois-ci, les plaies ont fait leur apparition », confie-t-elle, pleine d’amertume. Polyglotte par la force des contacts qu’elle a avec d’autres communautés depuis son admission dans le centre, elle garde son sourire, remerciant la providence pour les moyens mis à la disposition du centre pour la prise en charge.

Soutien

Grâce à la Fondation Raoul Follereau, la direction départementale de la Santé de l’Atacora dispose de lots de médicaments pour un traitement gratuit des malades jusqu’à leur guérison. « Le malade, quel que soit son stade, est entièrement soigné sans aucun franc », précise Salifou Sourakatou, chef service Santé publique à la direction départementale. A ceci s’ajoutent une assistance nutritionnelle de plusieurs organisations caritatives et des dons de vêtements à leur profit. Sans compter les tricycles qui sont offerts à certains pour faciliter leur mobilité.
Occupée à préparer son déjeuner, Faty ne cache pas sa satisfaction face à l’accueil dont ils font l’objet. « Nous bénéficions de soins et de vivres gratuitement et ceci est à l’honneur des agents qui font preuve d’une sollicitude sans faille à notre égard », martèle-t-elle, sans aucune gêne.
Désenchantés par l’abandon de leurs proches, ils retrouvent dans le centre toute l’assistance nécessaire pour surmonter leurs difficultés et réintégrer la société qui semble les rejeter du fait de leur maladie. « La lèpre est perçue comme une maladie de la honte, une malédiction », explique Bernard Aniwanou, chef division épidémiologique et surveillance sanitaire de la direction départementale de la Santé de l’Atacora. C’est d’ailleurs ce sentiment qui justifie l’accompagnement psychosocial dont bénéficient les malades dans les divers centres de dépistage et de traitement.
Admis au centre depuis un bon moment, Alassane (nom d’emprunt) mesure le calvaire vécu au cours de sa maladie. Au début, c’est sa compagne qui constituera le premier obstacle pour son traitement. « Nos relations se sont révélées conflictuelles au point que je l’ai répudiée. Je ne voulais plus de personne tant tout le monde m’agaçait », indique-t-il. Sous le joug de la maladie, il apprend vite à ses dépens les revers de sa nouvelle situation. Il assiste impuissant au rejet des siens. Son propre frère le traite d’impur et le somme de garder ses distances vis-à-vis de lui. Un terrible choc dont il se remet peu à peu avec l’assistance des agents du centre. « Vos proches vous fuient et vous êtes livrés à vous-même parce que pour eux cette maladie est incurable », insiste-t-il. « Le regard des autres vous empoisonne l’existence », tranche-t-il.
Retranchés dans le centre et vivant presque en ermitage, ils apprennent la dure loi de l’exclusion mais ne perdent pas l’espoir de réintégrer la société un jour. Même si peu acceptent de retourner dans la société. « Ceux qui vivent dans le centre de traitement anti-lèpre de Natitingou sont majoritairement des malades guéris, avec des séquelles mais pour qui l’intégration sociale surtout familiale pose toujours problème. Depuis des années, ils y séjournent parce qu’ils n’ont plus de répondant au sein de leurs familles respectives. Le centre constitue donc à leurs yeux un refuge. Par contre, d’autres sans être exclus de leurs familles s’obstinent à vivre dans le centre arguant qu’ils s’y sentent mieux », note Dr Salifou Sourakatou. De peur d’être forcés à regagner leurs familles une fois guéris, certains avancent qu’ils n’ont plus personne.
« Ici, nous n’avons que les agents du centre pour nous venir en aide. C’est difficile d’espérer qu’une bonne volonté quitte aussi loin pour vous porter une quelconque assistance », défend Faty.
Outre Aminou, des enfants et parfois même des nourrissons grandissent dans le centre aux côtés de leurs géniteurs malades et finissent par en faire leur domicile. Sans la moindre crainte d’être contaminés.
Deux jumelles ont vu le jour dans le centre et sont confiées aujourd’hui au Village SOS d’enfants de Natitingou où elles évoluent normalement, loin de leurs géniteurs internés.
« Nous n’avons pas peur d’être contaminés puisque nous sommes astreints dès le bas-âge à suivre de façon stricte certaines règles d’hygiène vu nos contacts avec les parents. Nous mangeons ensemble et faisons tout avec eux. L’essentiel, c’est d’assurer la propreté des lieux d’habitation et de veiller au rejet des eaux sales et de laver les vêtements sales », rassure le grand-frère d’Aminou.

L’Atacora-Donga, lanterne rouge

En dépit des progrès, la lèpre continue de faire des victimes dans l’Atacora-Donga. Perçue comme une maladie des milieux défavorisés et insalubres, elle reste très prégnante dans la zone de la Pendjari dans l’Atacora où les communes telles que Cobly, Boukombé et Matéri détiennent le record de contamination et dans le département de la Donga où la commune de Djougou caracole en tête. Selon la division Epidémiologie et Surveillance sanitaire de la direction départementale de la Santé de l’Atacora, 51 malades ont été recensés en 2016 dans les départements de l’Atacora et de la Donga.
En 2017, 19 nouveaux cas dont 6 dans la commune de Matéri, 3 à Boukombé, Péhunco et à Kérou, 2 à Natitingou, 1 à Cobly et à Kouandé ont été enregistrés dans le département de l’Atacora.
Près de 50 cas de lèpre sont en moyenne dépistés chaque année dans l’Atacora-Donga n

 

Société 05 janv. 2018


Décédé en France: L’ex-ministre Fatiou Akplogan inhumé hier à Porto-Novo

Décédé à Paris en France le 29 décembre 2017, l’ancien ministre Fatiou Akplogan a été conduit à sa dernière demeure, ce jeudi 4 janvier, à l’ancien cimetière d’Attakè à Porto-Novo. La dépouille de l’illustre disparu a été ramenée au Bénin dans la nuit du mercredi dernier. Une exposition du corps a eu lieu dans la matinée d’hier au domicile du défunt au quartier Avakpa. Elle a duré de 7 h à 9 h conformément au programme établi par la famille.

Plusieurs personnalités dont le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, ont fait le déplacement pour dire adieu à l’ancien ministre du président Mathieu Kérékou II. Le corps de l’ancien ministre sera conduit ensuite dans sa maison familiale au quartier d’Agbokomey. Une autre exposition de la dépouille a été faite de 10 h à 15 h 30. Elle a été une occasion pour plusieurs personnalités au nombre desquelles le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, de rendre un dernier hommage au défunt. Il a saisi l’occasion pour signer le livre de condoléances ouvert par la famille du disparu. Un exercice auquel se sont livrées aussi les autres personnalités telles que le ministre Modeste Kérékou ; le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy ; les anciens ministres Soulé Mana Lawani, François Abiola, Soulé Issa Badarou, Léonard Padonou Djidjoho et plusieurs députés à l’Assemblée nationale anciens comme en fonction.
Après cette cérémonie d’hommage, le cortège funèbre va s’ébranler vers l’ancien cimetière d’Attakè où le corps a été inhumé.
Marié et père de deux enfants, Fatiou Akplogan a tiré sa révérence à l’âge de 65 ans, des suites d’une courte maladie et après une évacuation sanitaire en France. Il était jusqu’à son décès chargé de mission du président de la Cour suprême, Ousmane Batoko. Il a occupé, par le passé, plusieurs hautes fonctions, notamment celles de ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion de l’emploi puis de ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche sous le président Mathieu Kérékou II.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Société 05 janv. 2018


Tenue vestimentaire et usage de portable en milieu scolaire: Le ministre Mahougnon Kakpo rappelle à l’ordre

Face aux dérives dans l’usage du portable en milieu scolaire et aux tenues vestimentaires non respectueuses des normes, le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, rappelle enseignants et apprenants à l’ordre. Les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives.

Par note circulaire n°001/MESTFP/DC/SGM/SA en date du 3 janvier 2018, adressée aux chefs d’établissements, Mahougnon Kakpo, ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, dénonce l’utilisation de téléphones portables aux heures de cours par les enseignants et au sein de l’école par les apprenants. Concernant les enseignants, la note relève que l’usage de portable aux heures de cours empiète sur le temps de travail effectif. Cela constitue « un élément de contre-performance », argumente le ministre dans la circulaire. De même, cela porte préjudice à l’image de « premier modèle » que représente l’enseignant aux yeux des apprenants.
Par ailleurs, la note vise aussi les tenues vestimentaires des enseignants. A ce sujet, il convient de souligner que la note faire observer que « certains enseignants se présentent au cours dans des tenues peu présentables ». De ce fait, ils bafouent « les normes en matière de comportement vestimentaire », poursuit le document. Sur ce terrain, la note semble sommer les enseignants de bien s’habiller.

Alain ALLABI

Actualités 05 janv. 2018


Développement à la base: Quand le secteur informel domine l’économie locale

L’économie locale qui devrait prospérer pour permettre aux collectivités locales d’assurer leur développement, continue d’éprouver des difficultés, depuis l’avènement de la décentralisation en 2003. La majorité des entreprises qui mènent des activités dans les différentes communes n'est pas non seulement dans l’informel, mais ne sont pas organisées.

La croissance est en hausse, l'inflation en baisse, les infrastructures se développent. Pourtant, le secteur privé stagne et la pauvreté s'aggrave. En cause, le secteur informel qui plombe les résultats économiques. Ce constat fait au niveau de l’économie béninoise, selon Jeune Afrique du 9 avril 2015, a des ramifications dans les communes et partant, dans les économies locales.
Le secteur privé dans les communes se caractérise par la prédominance d’entreprises qualifiées par certains « d’informelles ». Si ces entreprises ne sont pas légalement reconnues, elles génèrent une activité importante et procurent des revenus à une majorité d’actifs. Les employés évoluant dans ce secteur travaillent souvent dans des conditions difficiles et précaires (pas de salaire minimum garanti, pas de sécurité sociale, ni aucune facilité d’accès aux soins). Or, ces entreprises jouent un rôle important dans la formation des jeunes («apprentis»). On estime qu’elles offrent leur premier emploi à plus des trois quarts des jeunes. Elles génèrent certes des revenus conséquents mais leur caractère informel les maintient dans la précarité, et la clandestinité administrative. Leurs revenus et les taxes qui peuvent y être appliquées constituent un manque à gagner pour l’Etat et les collectivités.
En conséquence, toute action de renforcement de l’économie locale doit composer avec les entreprises informelles.

Contraintes

C’est dans ce contexte que les partenaires techniques et financiers souhaitent souvent renforcer l’appui au développement de l’économie locale qui fait face à plusieurs contraintes. Et au nombre de ces contraintes, il y a des systèmes financiers (banques et institutions de microfinance) qui proposent des produits financiers non adaptés aux besoins et aux contraintes des opérateurs économiques majoritaires qui ne sont que des entreprises informelles. Aussi, y a-t-il des services techniques faiblement outillés pour conseiller les entrepreneurs ; des filières agro-pastorales composées d’acteurs inégalement dotés en information, capital et pouvoir de négociation.
En fait, le secteur informel revêt une importance capitale pour l’économie béninoise et interpelle tous. Dans une communication qu’il a présentée à l’occasion d’un forum en mai 2014, sur le thème « Le secteur informel au Bénin : défi à l’intelligence et à la responsabilité citoyenne et étatique », le secrétaire général adjoint de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, Rodrigue Camarou Bello, a dit que c’est une donnée capitale. Car, ce secteur implique le plus grand nombre de travailleurs, toutes catégories confondues. Des médecins aux artisans, des juristes aux prestataires de service, tous se retrouvent dans le secteur informel, tout au moins, à une étape de leur vie professionnelle. C’est également un sujet d’actualité car, depuis des années et encore aujourd’hui plus que par le passé, l’économie souterraine focalise l’attention aussi bien des autorités étatiques, des partenaires au développement que celle des acteurs du secteur privé structurellement formalisés.
En abordant la question dans ses généralités, Rodrigue Camarou Bello a fait observer que le secteur informel occupe une place non négligeable dans l’économie africaine en général et dans l’économie béninoise en particulier. Il se définit comme un ensemble d’activités économiques se réalisant en marge de la législation pénale, sociale, administrative, comptable et fiscale en vigueur dans le pays. En conséquence, il échappe à toute politique économique et sociale et donc à toute régulation de l’Etat.

Prolongement du système traditionnel

En outre, le secteur informel peut être considéré comme un prolongement du système économique traditionnel dans un environnement sociétal marqué par de profondes mutations. Ce faisant, il fonctionne allègrement au vu et au su de tous au point où toutes les activités des trois secteurs internationalement reconnus (primaire, secondaire, tertiaire) sont représentées dans l’économie informelle. Autrement dit, l’informel est une réplique du formel. Et même si paradoxalement ledit secteur constitue pour beaucoup une bouée de sauvetage, il est légitime de se demander si la situation est viable.
A ce niveau, il est mis en exergue la responsabilité citoyenne et celle étatique ou communale. L’Etat ou la commune (au niveau local) comme les partenaires techniques et financiers, de même que les citoyens sont tous responsables de la structuration non seulement de l’économie béninoise qui, selon une étude de la Direction générale de l’Economie effectuée en 2010, serait informelle à plus de 70 % du Produit intérieur brut (Pib), mais aussi de l’économie locale.
L’importance du secteur informel dans l’économie nationale puis dans l’économie locale étant avérée et caractérisée, il serait illusoire de penser à son éradication totale du jour au lendemain. L’informel et le formel sont intimement liés, ne serait-ce que par la monnaie dont ils font un usage commun?

Mobiliser et structurer les acteurs économiques

Les collectivités locales ont pour mission la conception, la programmation et la mise en œuvre des actions de développement économique, éducatif, social et culturel d’intérêt [...] communal ou rural. La mise en œuvre d’actions de développement économique local (Del) implique la mobilisation de la population et un contrôle citoyen. Et le champ Del mobilise plusieurs intervenants dans la commune. On peut citer les élus, les techniciens, les Organisations de la Société civile (Osc), les Organisations communautaires de base (Ocb), les entrepreneurs. Chacun a un rôle à jouer dans le Del de la commune.
Le faible degré d’organisation des acteurs économiques est souvent un frein au développement de leurs activités. En effet, face aux difficultés similaires (accès aux financements, défenseurs de leurs droits, accès à la terre, écoulement de la production, accès aux intrants) qu’ils rencontrent, ils sont peu outillés pour y trouver des réponses, et par conséquent assumer leur rôle d’acteur économique du territoire. Il est donc essentiel de constituer des groupes d’acteurs partageant des intérêts communs pour faire émerger des collectifs influents et ainsi, rééquilibrer le dialogue?
B. S.

Economie 04 janv. 2018


Développement du numérique : Protéger les enfants contre les effets néfastes des Tic

Bien qu’il soit universellement accessible et exploité par tous aujourd’hui, le numérique n'est pas sans répercussion sur les enfants. L’accent doit être mis sur leur protection pour les mettre à l'abri des dérives.

Pour la fête de Noël, la petite Merveille M., 9 ans, élève en classe de CM 1 a reçu comme cadeau, une tablette de marque Tecno. Très excitée par cette surprise du ‘’père Noël’’, elle demande à ses parents de lui installer Facebook, Whatsapp et Messenger là-dessus en plus des applications de jeux correspondant à son âge et à son niveau d’étude. Ceux-ci ne se sont pas laissés faire.
Si les parents de Merveille sont informés des conséquences de l’utilisation abusive du numérique par les enfants, d’autres par contre cèdent facilement à leurs caprices, les exposant ainsi à toutes sortes de dérives.
Dans la vie des enfants aujourd'hui, on retrouve les Smartphones, les tablettes, les téléphones androïdes…. Toutes sortes d’appareils numériques pour nourrir leur curiosité et combler leur soif en matière de recherches et d’apprentissage.
Sauf qu’eux tous ne les utilisent pas aux mêmes fins. Enfermés dans leur chambre et concentrés sur leurs appareils, ils n’hésitent pas à se lancer dans des découvertes nuisibles à leur éducation. Peu importe les remontrances de leurs parents, ils font la sourde oreille, tant les découvertes les emballent.
En réalité, les Smartphones favorisent une « culture de la chambre », dans laquelle l’accès à l’internet de nombreux enfants devient plus personnel et privé et moins supervisé par les parents. Beaucoup d’enfants perdent le goût de la lecture aujourd’hui.
Si l’internet procure d’énormes avantages à ses utilisateurs en général, il n’est pas sans conséquence sur l’éducation des enfants. Les nouvelles technologies accroissent leur vulnérabilité à travers leur « accès à des contenus pornographiques et violents, et des relations avec des individus malveillants qui peuvent les piéger pour les livrer à des réseaux de traite et d’exploitation d’êtres humains », souligne le représentant résident de l’Unicef au Bénin, Claudes Kamenga.  
Les jeunes de 15 à 24 ans constituent la tranche d’âge la plus connectée. A l’échelle mondiale, 71 % d’entre eux utilisent internet contre 48 % de la population totale. D’après les estimations, un internaute sur trois dans le monde est un enfant ou un adolescent de moins de 18 ans.
Selon le rapport de l’Unicef sur la situation des enfants dans le monde 2017, « un corpus croissant de données probantes indique que les enfants accèdent à internet de plus en plus tôt. Dans certains pays, les moins de 15 ans sont aussi susceptibles d’utiliser internet que les adultes de plus de 25 ans ».

Ne pas exposer les enfants

Le même rapport renseigne que « Les Tic intensifient les risques traditionnellement associés à l’enfance dont l’intimidation et favorisent de nouvelles formes de maltraitance et d’exploitation comme les contenus pédopornographiques sur ‘’commande’’ et leur diffusion en direct ». Mieux, les forums de jeux et les profils anonymes non protégés sur les réseaux sociaux permettent aux prédateurs d’entrer plus aisément en contact avec les enfants peu méfiants.
Au regard de ces effets négatifs, la responsabilité des parents et éducateurs est pleinement engagée. Il importe de prendre des précautions pour ne pas exposer les enfants aux effets pervers des Tics.
« Si nous n’intervenons pas maintenant pour tenir le rythme rapide des évolutions, les risques encourus en ligne pourraient rendre les enfants vulnérables plus susceptibles d’être exploités et exposeraient leur bien-être à des menaces plus subtiles », prévient le rapport de l’Unicef sur la situation des enfants dans le monde 2017.
Les sociétés internet et technologiques doivent prendre des mesures afin d’empêcher que leurs réseaux et leurs services ne soient utilisés par des contrevenants pour distribuer les images nuisibles à l’éducation des enfants ou commettre d’autres violations à leur encontre.
Faire profiter les enfants des possibilités offertes par l’ère numérique, oui. Mais il faut également veiller à les protéger contre les dangers d’un monde chaque jour plus connecté?

Société 04 janv. 2018


Sortie médiatique de la Voix des consommateurs: Bientôt un Bénin rêvé par les consommateurs pour les consommateurs

« Le Bénin rêvé par les consommateurs et pour les consommateurs’’, c’est autour de cette thématique que la ‘‘Voix des consommateurs’’ a animé une conférence de presse, ce mercredi 3 janvier à Cotonou, en prélude aux actions de pacification et de reviviscence de la patrie commune, le Bénin.

Qui est coupable de la situation actuelle ? Faut-il jeter la pierre à l’Exécutif ? Non ! S’exclame le président de la ‘‘Voix des consommateurs’’, Robin Accrombessi. Au cours d’une conférence de presse animée, ce mercredi à Cotonou, il affirme que tout ce qui arrive aujourd’hui, est la conséquence des actes, infimes soient-ils, que chacun pose. Et les Béninois, souligne-t-il, ont besoin de se parler pour renaître.
Pour expliquer les raisons de la sortie médiatique, Robin Accrombessi est parti de la question de savoir si le Bénin est en danger.
En effet, les coûts des denrées de première nécessité, les frais des services de base ont grimpé, fait-il remarquer. De même, les quiproquos au sujet des grèves, dans nombre de secteurs vitaux tels la santé, la justice, la mesure de suppression de gratuité dans les universités publiques constituent la grêle qui tombe quotidiennement sur la tête de chaque citoyen.
Pour le président de la Voix des consommateurs, le sort des maillons les plus faibles est très préoccupant. La souffrance et la misère des citoyens-consommateurs du Bénin, ajoute-t-il, ont atteint leur paroxysme. Ce qui laisse facilement entrevoir, selon lui, des lendemains peu reluisants.
Face à la situation, des initiatives inédites sont à prendre, préconise-t-il. La grande armée des consommateurs, explique Robin Accrombessi, est opiniâtrement déterminée et engagée à donner tout d’elle, pour l’instauration d’un nouvel ordre au Bénin. Le rêve est permis. « Il est temps et l’heure a sonné pour construire cette nation », annonce le président de la Voix des consommateurs.
Robin Accrombessi souligne que les citoyens-consommateurs du Bénin demandent à toutes les grandes puissances et belles dames du pays qui ont pitié du Bénin de s’arc-bouter à une médiation nationale novatrice, à savoir « construire le Bénin ». Les Organisations des « consom’acteurs », promet-il, mettront sur pied dans chaque secteur de la consommation, une plateforme d’échanges entre les « consom’acteurs », les opérateurs économiques et l’Etat et si possible certains organismes crédibles. Le but visé est de relancer le développement de chaque secteur de la vie économique avec un chronogramme clairement défini.
La quiétude, la confiance et la sérénité recouvrées sont, à en croire le président de la ‘‘Voix des consommateurs’’, les atouts et les outils qui faciliteront un volume d’investissements sans précédent avec pour corollaires la création de richesse, l’accroissement de l’offre d’emplois, l’amélioration du bien-être des populations et le rayonnement du Bénin à l’international tel que souhaité par tous les Béninois.
Au cours de la conférence de presse, le président de la Voix des consommateurs a été appuyé par les professeurs Honorat Aguessy, Toussaint Fanou Sagbo et d’autres acteurs de la Société civile qui militent pour la défense des consommateurs.

Société 04 janv. 2018


Présentation de vœux au Menc: Les directeurs centraux et techniques s’engagent à remplir leurs missions

Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication, a reçu, ce mercredi 3 janvier, les vœux de Nouvel an des membres de son cabinet.

Les directeurs généraux, centraux et techniques et les responsables des offices et sociétés sous tutelle ont saisi l’occasion pour réaffirmer leur engagement à remplir convenablement leurs missions.
Par la voix du secrétaire général du ministère, Serge Koudjo, porte-parole des cadres pour la circonstance, les directeurs centraux et techniques ainsi que les responsables des structures sous tutelle ont présenté à l’autorité des vœux de paix, de santé, d’amour et de succès. Ils lui ont renouvelé leur engagement à la soutenir dans l’accomplissement de sa mission. « Nous nous engageons à bien travailler à vos cotés, à vous accompagner tout au long de votre mission, à braver les difficultés et à relever les défis», a promis Serge Koudjo.
Très sensible aux bons vœux formulés à son endroit, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a apprécié la démarche de ses collaborateurs avant de leur souhaiter le meilleur. « Je vous souhaite l’épanouissement sur le plan professionnel et sur le plan personnel », a-t-elle indiqué. Par rapport à sa mission, elle a souligné que 2018 sera une année de travail. « Minuit, c’est rien », a-t-elle lancé pour signifier son engagement à l’accomplir sans faille sa mission. Elle n’a pas manqué d’exhorter ses collaborateurs à plus de travail afin que les efforts consentis par son département ministériel soient ressentis par les bénéficiaires. « Je souhaite que les efforts à fournir collectivement dans nos différentes structures soient perçus par ceux à qui ils sont destinés », a-t-elle laissé entendre.

Actualités 04 janv. 2018


Grève du personnel des services judiciaires et administratifs: Le mouvement largement suivi au tribunal de Natitingou

La fin du moratoire accordé au gouvernement quant à la suspension des mouvements de grève ainsi que la suppression du droit de grève aux agents de justice ont tôt déclenché l’arrêt de travail au tribunal de première instance de Natitingou paralysé depuis ce mardi 2 janvier et ce, pour 72 heures.

Comme l’ont décidé les différents syndicats de la maison justice, toutes les activités juridictionnelles, d’audience, de cabinet d’instruction, les travaux de secrétariat, de la caisse et de la délivrance des actes sont bloquées au tribunal de première instance de Natitingou. Les usagers en ont fait l’amer constat en se rendant sur les lieux, ce mardi 2 janvier. Bureaux du secrétariat du greffe clos, salle d’audience déserte…L’arrêt collectif de travail d’avertissement de 72 heures décidé par les organisations syndicales est bien effectif au tribunal de première instance de Natitingou. L’entrée principale de l’instance judiciaire et sa cour en témoignent dès l’accès. Le personnel des services judiciaires et administratifs, notamment non magistrat a vidé les bureaux laissant les justiciables errer dans l’enceinte sans bénéficier des prestations qu’ils y attendent. Leurs jurons n’y changeront rien. Las d’attendre le concours d’un quelconque agent débonnaire, ils retournent sur leurs pas, maugréant au passage.
Ce mot d’ordre est appelé à être reconduit jusqu’à la satisfaction des revendications qui se résument à l’abrogation pure et simple de la suppression du droit de grève aux agents de la justice, à la création d’un cadre juridique de traitement et de promotion des personnels administratifs communs et des services judiciaires, à l’octroi des avantages aux greffiers en chef et leurs assistants et à la correction de l’arrêté portant modalités de répartition des fonds rétrocédés, à l’élargissement de la prime de vacation aux autres corps en service dans les juridictions. Il est par ailleurs réclamé l’octroi de la prime de permanence aux personnels de la chancellerie, l’actualisation de la nomination des agents comptables des juridictions et la finalisation du manuel de procédures de la régie financière des juridictions.
Les responsables syndicaux justifient la réactivation des mouvements de grève à compter de ce mardi 2 janvier par le fait que les engagements pris par le chef de l’Etat, le ministre du Travail et de la Fonction publique et le Garde des Sceaux n’ont pas été respectés à la suite de la suspension observée depuis le 4 novembre 2017?

Actualités 03 janv. 2018


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