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Nouvelles

Après la fête du Nouvel an: Les commerces et les services administratifs rouvrent à Parakou

A l’instar des autres communes du Bénin, Parakou se remet de la fête du Nouvel an. Spontanément, comme les ateliers, magasins et boutiques de nombre de particuliers, les services de l’administration publique ont ouvert leurs portes.

Les festivités du Nouvel an 2018 ont revêtu un caractère sobre, à cause de la morosité économique qui sévit dans le pays. Ainsi, contrairement à ce qu’on pouvait s’imaginer, les populations de la ville n’ont pas connu un réveil douloureux au lendemain de la fête. Quand bien même elle se poursuit chez certains, les activités ont repris à Parakou depuis ce mardi 2 janvier.
Les ateliers, magasins et boutiques ont, ce mardi 2 janvier, pour la plupart, ouvert, à l’instar des services de l’administration publique à Parakou. Il est vrai que leur personnel ne s’est pas encore remis de la fête du Nouvel an. Toutefois, la plupart des travailleurs étaient à leurs postes de travail. C’est le constat fait à la préfecture, au Tribunal de première instance, à la Cour d’appel de Parakou, ainsi que dans les services déconcentrés de l’Etat. Alors que l’heure était à la grande affluence dans les banques de la ville, il n’y avait un seul restaurant ouvert à Parakou.
Un à un, les stands ouverts à la foire des fêtes de fin d’année à la place Tabéra ont commencé par fermer. Sur les lieux, les forains déplorent la mévente. C’est le cas de Souleiman Abdoulaye pressé d’emballer ses produits, puis de partir. Malgré la diversité des articles, boissons de toutes sortes, produits alimentaires, tenues vestimentaires, les jouets pour enfants et la réduction de leurs prix, les clients n’ont pas répondu au rendez-vous.
S’agissant de l’insalubrité au lendemain du Nouvel an, la ville n’a pas de soucis à se faire, a expliqué son premier adjoint au maire, Ibrahim Chabi Mama. Les grands axes routiers étant en chantier, c’est au niveau des routes et carrefours secondaires dans les quartiers, où des pneus ont été enflammés, qu’il va falloir procéder au nettoyage.
Par rapport aux accidents de la circulation au cours de la fête, la campagne de sensibilisation organisée par l’antenne régionale du Centre national de sécurité routière (Cnsr) a porté ses fruits. Contrairement aux années précédentes, il y a de quoi se réjouir, a indiqué le commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers du Borgou, Michel N’Tcha. Il n’y a pas eu de décès sur la route à déplorer.

Société 03 janv. 2018


Assemblée nationale: La loi sur le recueil de renseignements effective

Les députés ont examiné et adopté, au cours de leur séance plénière, du vendredi 29 décembre 2017, la loi n°2017-44 portant recueil de renseignement en République du Bénin. L’adoption de ce texte a été acquise par 38 voix pour, 6 contre et 0 abstention. La loi est composée de 34 articles répartis en huit chapitres. Elle vise à encadrer juridiquement l’activité du recueil des renseignements notamment les écoutes téléphoniques sur le territoire national.

Il s’agit d’une proposition de loi du député Nassirou Bako Arifari. Mais le texte initial a connu plusieurs amendements tant en plénière qu’au niveau de la commission chargée de la défense et de sécurité qui a étudié le dossier avant son examen, vendredi dernier.
Avec les amendements, certains garde-fous ont été insérés dans le texte initial afin d’améliorer son contenu et d’éviter tout abus de restriction des libertés privées ou d’empiétement sur la vie privée des citoyens. Lesquels amendements ont permis de prendre en compte les préoccupations de plusieurs acteurs notamment le haut commandement militaire et les craintes des Organisations de la société civile, tous écoutés en amont par la commission lors de ses travaux. Ainsi, à l’article 4 de la loi adoptée, il est prévu par exemple, la garantie du respect de la vie privée, dans toutes ses composantes, notamment le secret des correspondances, la protection des données à caractère personnel et l’inviolabilité du domicile. L’autorité publique ne peut y porter atteinte que dans le seul cas de nécessité d’intérêt public prévu par la loi et dans les limites fixées par celle-ci. L’article 13 se veut on ne peut plus clair. Il stipule que les techniques de renseignement ne doivent pas porter atteinte aux principes universels de non violation de l’intégrité physique ou corporelle de la personne humaine. Mieux, tout citoyen qui soupçonne faire l’objet de mise en œuvre de technique de renseignement peut saisir la Commission nationale de contrôle des renseignements qui devra procéder à des investigations. Cette structure est créée à l’article 7 de la loi, une autorité administrative chargée d’émettre des avis préalables avant que le gouvernement n’autorise la mise en œuvre des techniques de recueil de renseignement. Plusieurs autres dispositions sont contenues dans la loi pour protéger le citoyen n

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 02 janv. 2018


Développement: 2018, année des grands chantiers

La réalisation du programme « Bénin révélé » qu’attendent les Béninois de tous leurs vœux prendra véritablement corps dès 2018, si l’on s’en tient aux propos du président de la République. Il réaffirmé son ambition d’ouvrir de grands chantiers en 2018, dans son message de vœux à la nation le 31 décembre dernier, après son discours sur l’état de la nation, une semaine plus tôt. Une année d’espérance donc !

« Le démarrage des travaux d’aménagement des espaces libérés dans la ville de Cotonou ; le démarrage au plus tard deuxième trimestre 2018 de l’asphaltage de 660 km de routes dans les villes de Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Semè-Kpodji, Abomey, Bohicon, Lokossa, Natitingou et Parakou ; le projet de ramassage généralisé et de traitement des ordures dans les villes de Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Kpodji, Abomey-Calavi et Ouidah dont l’appel d’offres est présentement en cours, sont autant de grandes réalisations qui impacteront positivement notre environnement pour le bien-être de tous. Le grand projet de construction et de modernisation de 47 marchés urbains ou régionaux, dont la sélection des cabinets d’architecture est déjà réalisée, y contribuera aussi. La construction de la Cité administrative d’Abomey-Calavi et des cités administratives départementales qui débutera dans le deuxième semestre de 2018, est de nature à créer une nouvelle dynamique de développement de nos départements, et à améliorer les conditions de travail des agents de l’Etat. Ces grands projets d’infrastructures urbaines et d’aménagement de notre cadre de vie provoqueront sous peu, la métamorphose du paysage de nos grandes agglomérations qui désormais, seront plus agréables et plus saines ». Cet extrait du discours du chef de l’Etat devant le Parlement, le 22 décembre dernier, renseigne sur la charpente de l’année 2018, quant à la réalisation des grands chantiers qui changeront le cadre de vie des Béninois.
Dans le même temps, a-t-il souligné, les travaux d’infrastructures de transport se sont poursuivis, de façon soutenue, avec le lancement ou le démarrage prochain de plusieurs projets phares ou prioritaires. Ainsi sont en cours, liste le président Patrice Talon, l’aménagement et le bitumage des routes Djougou-Péhunco- Kérou - Banikoara, Kandi – Ségbana - Frontière Nigeria, Lokossa – Dévé - Aplahoué, Toffo- Lalo – Agbangnizoun – Abomey - Djidja, Zagnanado - Paouignan, etc. ou encore la reconstruction des routes Porto-Novo-Akpro-Missérété-Pobè et Bohicon-Parakou, l’aménagement et le bitumage de la Route des Pêches ainsi que de ses bretelles d’accès. L’année 2018 connaîtra une série de réalisations physiques et verra se concrétiser, l’un des axes prioritaires du programme de développement quinquennal 2016-2021.
Rien en tout cas ne semble ébranler l’engagement du chef de l’Etat qui, au lieu de se lasser du fait des difficultés, dit y avoir trouvé « la force de rêver grand et beau, afin d’offrir de meilleures perspectives à notre pays qui a un grand dessein ».

Actualités 02 janv. 2018


Police républicaine: La Cour déclare la loi conforme à la Constitution

Le chef de l’Etat peut désormais promulguer la loi n°2017-41 portant création de la Police républicaine adoptée le mardi 26 décembre dernier par l’Assemblée nationale. La Cour constitutionnelle vient de déclarer, par décision DCC 17-265 du 29 décembre 2017, le texte conforme à la Constitution du 11 décembre 1990 en toutes ses dispositions.

Cette décision fait suite à la saisine de la haute juridiction, le mercredi 27 décembre dernier, par le président de la République pour contrôle de conformité de ce texte composé de neuf articles. « L’examen de loi déférée révèle toutes ses dispositions sont conformes à la Constitution ; que dès lors, il échet pour la Cour de dire et juger qu’elle est conforme à la Constitution », renseigne la décision. Avec ce feu vert du juge constitutionnel, plus rien ne bloque dorénavant l’opérationnalisation, dès le 1er janvier 2018 comme le souhaite le chef de l’Etat, de ce nouveau corps qui sera issu de la fusion de la gendarmerie et de la police nationales appelées à disparaitre.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 29 déc. 2017


Filières lait et viande: Des investissements menacés par l’indifférence des bénéficiaires

Les différentes réalisations du Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) ont été visitées du 18 au 23 décembre dernier par les membres de son comité de pilotage. En dehors de certaines défaillances dues à l’incompétence des entrepreneurs et des structures chargées du suivi et du contrôle des activités, les éleveurs hésitent à contribuer au fonctionnement des ouvrages mis à leur disposition.

Constitué des représentants des ministères en charge du Plan, de l’Agriculture, de l’Economie, de la Microfinance, de la Décentralisation, de l’Industrie et du Commerce et autres, le Comité de pilotage du Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) était en mission sur le terrain, du 18 au 23 décembre dernier. Outre la visite des différentes infrastructures et autres ouvrages réalisés par le projet, il était question de s’assurer de leur fonctionnement. Ce qui, malheureusement, n’est pas le cas dans certaines localités. D’où les observations, les recommandations fortes et les suggestions faites par ses membres.
Selon le coordonnateur du Pafilav, Dr Emile Godonou Toïgbé, il s’agissait de rendre dynamique le fonctionnement de leurs comités de gestion. Il faut également améliorer leurs relations avec les mairies qui sont les propriétaires desdites infrastructures. Au niveau des marchés à bétail, fait-il constater, la clé de répartition des taxes qui y sont perçues pose problème. « C’est là que se situe le point d’achoppement entre les comités de gestion et les mairies. Si cette question n’est pas réglée, à terme, il y aura des risques de voir ces marchés à bétail abandonnés. Les ouvrages réalisés grâce à d’importants investissements vont devenir des éléphants blancs », a prévenu le coordonnateur du projet. « Tout ce qui a été fait, n’est pas parfait. Il y a eu des défaillances au niveau de certains ouvrages. Elles sont liées à la faible capacité technique des entreprises qui ont été recrutées et aux insuffisances du système de contrôle », a-t-il également relevé.
Par rapport aux nombreux dysfonctionnements relevés, le représentant du ministre en charge de l’Agriculture, Cossi Akomédi, estime que le bilan est mi-figue, mi-raisin. « Le projet a fait ce qu’il doit faire, mais les bénéficiaires n’ont pas pris le dossier à la base. A Tchaourou et à Kandi, par exemple, les éleveurs ne fréquentent pas les magasins d’aliments pour bétail, qui leur ont été construits. On a été obligé de casser les prix. De 6 000 F Cfa, on est venu à 3 000, soit 60 000 la tonne. C’est de la gratuité et pourtant, ils ne viennent toujours pas », a déploré Cossi Akomédi. « Il en est de même pour les mini-laiteries. Les éleveurs n’y viennent pas vendre leur lait. Alors qu’une infrastructure qui ne fonctionne pas, est condamnée à disparaître sans pouvoir donner satisfaction », a-t-il poursuivi.
Au niveau des postes d’abattage, les bouchers souhaitent qu’au cours des réunions, dans le cadre du suivi, que l’on leur paie des primes. Ce qui porte à croire qu’ils n’ont même pas pris conscience que c’est pour améliorer leurs conditions de travail que ces infrastructures ont été gratuitement construites pour eux.
La retenue d’eau de Soukarou s’est effondrée par deux fois. Ce qui met à nu, ont fait observer les membres du Comité de pilotage, l’incompétence criarde de l’entrepreneur. A voir la qualité des matériaux utilisés, le contrôle n’a pas du tout suivi. C’est le même constat qui a été effectué au marché à bétail de Mongo à Kandi. Les abreuvoirs érigés pour permettre aux animaux d’avoir de l’eau ne peuvent pas supporter la charge de deux taureaux. Ils n’ont même pas été connectés avec le château d’eau.

Des problèmes de gestion

Pour le représentant du ministre de l’Industrie et du Commerce, Youssouf Mama Cica, c’est déjà important d’avoir trouvé des réalisations sur le terrain. A certains endroits, il va falloir régler les problèmes de gestion et de coordination dans leur fonctionnement.
Le président de l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants du Bénin (Anoper), Alfa Tidjani Aboubacar, se réjouit des différentes infrastructures réalisées par le projet. Il a, toutefois, dénoncé la mauvaise volonté de certains entrepreneurs surtout au niveau des retenues d’eau. « Lorsque vous voulez coudre un chapeau au sanglier en son absence, ne vous attendez pas à ce qu’il lui siée », a expliqué le président de l’Anoper, par rapport à la désaffection des magasins d’aliments et des postes de collecte de lait par les éleveurs. « Lors de la réalisation de ces ouvrages, ils n’ont jamais été associés », a confié Alpha Tidjani Aboubacar.
Chacune des mini-laiteries a coûté environ 60 millions francs Cfa pour le bâtiment et en ce qui concerne les équipements, près de 80 millions F Cfa. Pour ce qui est du coût moyen de chacune des retenues d’eau, il avoisine près de 70 millions ; celui de chaque magasin d’aliments, 50 millions ; et les marchés à bétail, 70 millions F Cfa chacun.
Le projet vise à améliorer les systèmes de production et la compétitivité des filières lait et viande, ainsi que les revenus de leurs acteurs. Il prend fin normalement, samedi 30 décembre prochain. Mais pour permettre l’achèvement de certaines infrastructures notamment de deux retenues d’eau, cinq postes d’abattage et surtout l’abattoir de Cotonou, il a été prorogé jusqu’au 30 juin 2018.

Société 29 déc. 2017


Faits marquants de l'année 2017: Des réformes pour un environnement sain

L’année 2017 a été marquée par la mise en route de plusieurs projets et réformes conçus pour assainir l’environnement. Au plan national, le gouvernement a initié, entre autres, le projet de modernisation des déchets solides et ménagers. Le vote de la loi sur l’usage des sachets plastiques et la participation du Bénin à la Cop 23 ont été également des éléments marquants de la gestion de l’environnement.

Les sachets plastiques sont ancrés dans le quotidien des citoyens pour leurs nombreuses utilités mais au même moment, elles polluent l’environnement. Ce qui a conduit à l’initiation d’une loi sur lesdits sachets. Le chemin a été long, puisqu’une pétition et bien d’autres actions ont abouti en 2017 au vote de la loi sur l’interdiction desdits sachets. Cela constitue une grande avancée sur le chemin de la lutte pour une meilleure gestion de l’environnement. Il est à souhaiter que les décrets d’application et autres arrêtés concourent à l’élimination sensible, voire définitive des sachets plastiques.
Un projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans le Grand Nokoué a été récemment présenté par Jean Claude Grisoni, expert en mobilisation de ressources et structuration de projets. Il vise principalement l’amélioration durable des conditions de vie des habitants à travers une filière de collecte, de traitement et de valorisation des déchets. Plus spécifiquement, il s’agit d’atteindre un taux de collecte de 90 % à 7 ans dont 60 % de déchets valorisés, pour un coût global estimatif de 93,190 milliards de F Cfa. Une rencontre d’échanges sur le sujet a récemment mobilisé le gouvernement et les maires des principales villes partenaires du projet.
Les maires Charlemagne Honfo de Sèmè-Podji, Emmanuel Zossou de Porto-Novo, Georges Bada d’Abomey-Calavi, Isidore Gnonlonfoun de Cotonou et Célestine Adjanohoun ont tous réitéré leur adhésion aux projets du Grand Nokoué qui valorisent et confèrent un nouveau visage à leurs villes respectives. Ils plaident pour que le gouvernement accélère la réalisation des infrastructures et mieux mobilisent les financements requis pour l’amélioration effective des conditions de vie des Béninois et Béninoises, preuve de la réalisation du Programme d’action du gouvernement.

Hors de nos frontières...

Le Bénin a pris une part active au sommet de Bonn en Allemagne consacré à la XXIIIe conférence des Etats-parties sur les changements climatiques. Chaque composante de la délégation dans son secteur a défendu la position du Bénin relative à la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.
La société civile qui y a participé, a engrangé les retombées qui relèvent de son ressort et fait des propositions pour accompagner le mouvement engagé pour baisser le réchauffement climatique.
D’ailleurs, lors de la pré-Cop qui s’est tenue à Ouidah, les participants étaient conscients que les villes et territoires sont en première ligne dans la lutte contre les changements climatiques par leur capacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre et par leurs actions d’adaptation face aux impacts du réchauffement climatique. Si Marrakech (Cop 22 au Maroc) demeure, selon eux, le sommet de l’action dans la mesure qu’il a permis de débattre de l’atténuation des changements climatiques et des possibilités d’innovation en matière d’adaptation, Bonn n’a apparemment pas permis d’engranger des avancées vraiment significatives. L’espoir est cependant permis, vu la détermination de la France et malgré le désintérêt qu’affichent les Etats-Unis de Donlad Trump?

Environnement 29 déc. 2017


Faits marquants de l'année 2017: La fermeté du gouvernement

Les enjeux du cadre de vie sont bien cernés par les autorités du Nouveau départ. Au cours de l’année 2017, les déguerpissements annoncés et effectivement opérés sur tout le territoire ont entraîné un mécontentement des occupants. La mise en œuvre du projet asphaltage et la construction des marchés modernes sont annoncés pour permettre d’améliorer le visage des villes béninoises.

L’approche des nouvelles autorités pour améliorer le cadre de vie des populations s’inscrit dans la fermeté. Les installations anarchiques font désormais partie du passé dans la mesure où le gouvernement a réaffirmé sa volonté de remettre les choses à l’endroit. « Il faut que force reste à la loi, que nos villes soient des cités dignes du nom », avait martelé José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable lors de l’opération de marquage en vue du déguerpissement qui a mobilisé son cabinet et les autorités préfectorales et locales.
Sur le terrain, par la suite, la concrétisation des actions a permis de libérer des espaces publics qui seront progressivement aménagés pour offrir un cadre de vie plus agréable. La façon dont nos espaces sont occupés, a-t-il expliqué, laisse à désirer.
Modeste Toboula, préfet du Littoral, et le maire par intérim de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun, accompagnent le gouvernement dans cette noble initiative. « On ne peut que remercier le gouvernement et le ministre du Cadre de vie qui est à sa place parce qu’en matière de développement durable, il joue le rôle qui est le sien », indique le maire par intérim de Cotonou.
L’opération enclenchée s’étend aux villes secondaires et aux autres chefs-lieux de communes du Bénin.
Comme on s’en aperçoit, le cadre de vie s’améliore sous l’impulsion des nouvelles autorités qui entendent garantir aux citoyens des conditions durables d’existence. Dans ce cadre, le projet asphaltage et ses contours ont été définis par Bernard Viaud, chef de mission dudit projet auprès du ministère du Cadre de vie. Pour lui, ce projet consiste à réhabiliter et à aménager des voiries primaires, secondaires et tertiaires dans les villes d’Abomey, Abomey-Calavi, Bohicon, Cotonou, Lokossa, Natitingou, Porto-Novo et Sèmè-Podji. Il permettra également d’améliorer le cadre de vie de façon durable?

Actualités 29 déc. 2017


Paiement des fonds coton pour la campagne 2017-2018: Les producteurs bénéficient à temps des fruits de leurs labeurs

Le paiement des fonds coton, au titre de la campagne 2017-2018, est effectif depuis quelques jours. C’est avec les poches pleines que les producteurs des coopératives villageoises des producteurs de coton (Cvpc) de Kandi et de Banikoara sont repartis chez eux, ce jeudi 28 décembre, après une rencontre avec l’Association interprofessionnelle du coton (Aic). Les producteurs entreront en possession d’un peu plus d’un milliard de F Cfa avant la fin de l’année.

La fin de l’année s’annonce sous de bons auspices pour les producteurs des coopératives villageoises des producteurs de coton (Cvpc) de Kandi et de Banikoara. En témoigne la joie qui illuminait leurs visages, ce jeudi après-midi. A la faveur des rencontres que les équipes de paiement de l’Association interprofessionnelle du coton ont simultanément eues avec eux, ce jeudi 28 décembre, dans leurs communes respectives, les efforts qu’ils ont consentis ont commencé par être récompensés.
A ce jour, l’Aic a déjà payé 52 925 100 F Cfa aux Cvpc de Kandi. Cette somme qui concerne la première décade leur a été versée le 20 décembre dernier.
Par ailleurs, toutes les dispositions ont été prises pour payer 983 482 200 F Cfa aux coopératives villageoises des communes de Banikoara, Kérou, Malanville, Kandi et Sinendé. Un peu moins d’un million va leur être payé avant la fin de l’année. Dans cette cagnotte, c’est plus de 170 millions à répartir depuis hier à Kandi, au titre de la deuxième décade. A Banikoara, ce sont 773 millions qui ont déjà été remis à 41 Cvpc.
Dès le début de la nouvelle année, l’Aic entend verser aux producteurs de cinq communes près de 2,5 milliards dont 396 millions encore pour les Cvpc de Kandi. Pour la dernière campagne, elle avait attendu, les 29 et 30 décembre, avant de leur payer 53 581 000 F Cfa.
A Kandi, le maire Issa Démolé Moko a loué le leadership de l’Aic pour booster la production cotonnière au Bénin. « En deux ans, nous avons vu les progrès énormes qui ont été faits », a indiqué le maire. Il a rappelé que le coton est la première source de revenus en termes de taxes de développement local pour la plupart des communes de l’Alibori. « Tant que les producteurs de coton se porteront bien, il en sera de même pour nos communes », a-t-il poursuivi. Avec l’intensification, il espère que très bientôt, le Bénin rattrapera et dépassera les pays de la sous-région comme le Burkina Faso et le Mali.

Satisfaire les besoins

Le président de l’Union communale des Cvpc, Moussa Orou Dodo a, quant à lui, fait constater la volonté de l’interprofession de satisfaire les besoins immédiats des producteurs de coton.
Comme ceux de Kandi, les producteurs de Banikoara ont également réaffirmé leur engagement à aider la filière coton à maintenir le cap. Acte en a été pris par le directeur des opérations de l’Aic, Bruno Roger Lokossou.
« Il faut toujours récompenser celui qui travaille bien. Il doit bénéficier à temps des fruits de ses efforts », laissera entendre le secrétaire permanent de l’Aic, Narcisse Djègui, soulignant l’importance de la cérémonie. C’est mieux que cette récompense leur parvienne au bon moment et non un peu plus tard, a-t-il insisté, allusion faite à la période de fin d’année au cours de laquelle le paiement survient. « Nous devrons leur témoigner notre reconnaissance pour avoir, non seulement, permis une production record, mais également œuvré pour la faire sortir des champs », a souligné le secrétaire permanent de l’interprofession. Il a, au passage, remercié les banques qui ont accompagné l’Aic.
Les égreneurs n’ont pas été oubliés. Selon Narcisse Djègui, c’est parce que ces derniers ont honoré tous leurs engagements, qu’il a été possible de régler à temps les producteurs de coton.
Précisons qu’au niveau de toutes les usines d’égrenage, environ 105 638 tonnes de coton ont déjà été réceptionnées à la date du 26 décembre contre 32 502 tonnes à la même période l’année dernière. A ce jour, 2 936 camions avec un peu plus de 36 000 tonnes sont en attente devant les usines, contre 1 959 camions chargés de 31 000 tonnes l’année précédente. Autant de prouesses à l’actif de l’Aic décidée à relever tous les paris qui se présenteront à elle.

Actualités 29 déc. 2017


Démission, limogeage et remaniement ministériel au rendez-vous

De la cohésion gouvernementale au limogeage d’un ministre en passant par le rejet du projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 par les députés à l’Assemblée nationale, le pays a été secoué au cours de l’année par des faits politiques qui retiennent l’attention.

En début d’année 2017, les Béninois voyaient une certaine cohésion du gouvernement pour la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag) lancé en décembre 2016. Trois mois seulement après, cette cohésion gouvernementale va prendre un grand coup. Le lundi 27 mars, le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, Candide Azannaï a jeté l’éponge à une période de grande tension sociopolitique marquée par la controverse autour du projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990.
Dans un message qu’il avait posté sur sa page Facebook, l’intéressé lui-même a confirmé l’information que beaucoup prenaient comme une rumeur. Il a écrit avoir déposé sa lettre de démission au secrétariat particulier du chef de l’Etat. Mais dans cette lettre, Candide Azannaï est resté vague sur les raisons de sa démission. Selon lui, il a claqué la porte « tenant compte des derniers développements de l’actualité politique ». On n’en saura pas plus.
Cette démission du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale sera suivie quelques jours seulement, soit le 4 avril 2017, du rejet par les députés du projet de modification de la Constitution du 11 décembre 1990 par l’irrecevabilité du rapport présenté par la Commission des lois de l’Assemblée nationale.
En effet, par 60 voix pour, 22 contre et 1 abstention, l’Assemblée nationale a rejeté le rapport de prise en considération du projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Ce vote défavorable vient ainsi arrêter la procédure parlementaire sur ce dossier.

Réactions

Les réactions n’ont point tardé suite à ce rejet. En première ligne celle du garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou. Pour lui, l’Assemblée nationale a fait son travail et a délibéré sur la prise en considération du projet de révision de la Constitution initié par le gouvernement. Cette décision est négative à la poursuite de la procédure. Le gouvernement, selon lui, va l’apprécier et en tirer les conséquences. Ce qu’il faut dire, poursuit-il, est qu’il n’y aura pas de débat sur l’approbation du projet. Il faut aussi dire que la Constitution reste en l’état. Tout ce qu’elle a de vertueux et de difficultés demeure. C’est un combat qui se poursuivra, conclut-il.
Après Joseph Djogbénou, c’est le président Patrice Talon qui déclare : « J’éprouve une certaine tristesse pour le fait que le projet n’ait pu être apprécié, analysé, débattu (…) mais je n’ai pas d’amertume. Je m’incline devant les règles de la nation parce que je suis un démocrate. J’appartiens à une nation. La nation ne m’appartient pas ». Au cours d’une émission télévisée « A bâtons rompus » sur la télévision nationale, samedi 8 avril 2017, le chef de l’Etat dit avoir été « déçu» du verdict des parlementaires.
Avant même l’examen de la recevabilité ou non du projet à l’Assemblée nationale, le chef de l’Etat s’est adressé dans la soirée du 23 mars à la nation au sujet de ce projet de révision de la Constitution. Face aux inquiétudes des uns et des autres dans le temps, il s'est voulu rassurant et apaisant. C’est ainsi qu’il a réaffirmé sa volonté de créer de meilleures conditions politiques et institutionnelles au Bénin, et ce, en respectant la promesse de campagne contenue dans son projet de société?
Le limogeage de Hervé Hêhomey

Il faut rappeler que le limogeage du ministre en charge des Infrastructures Hervé Hêhomey, au cours de l’année 2017 a retenu aussi l’attention des Béninois qui, jusque-là, ne connaissent pas exactement les raisons de ce limogeage. Mais le président de la République, Patrice Talon, aurait levé un coin de voile, en Conseil des ministres, sur les raisons de ce limogeage. Il n’aurait pas apprécié le « peu d’empressement » mis par le ministre à se rendre à Gogounou où il l’avait envoyé pour apprécier l’ampleur de la dégradation du pont, suite à des pluies diluviennes intervenues les 15 et 16 septembre 2017. Le ministre aurait préféré achever sa manifestation politique dans sa région de provenance avant d’exécuter la mission à lui confiée.
Le limogeage du ministre Hervé Hêhomey sera suivi quelques semaines plus tard d’un remaniement ministériel que tous les Béninois attendaient depuis des mois. Mais grande a été leur surprise dans la mesure où il n’y a pas de grandes mutations. Et selon les analyses et les commentaires, seuls les ministres proposés par le candidat à la présidentielle de 2016, Sébastien Ajavon sont visés et sortis du gouvernement.
Au cours de cette année 2017, en attendant qu’elle soit adoptée par les députés, la loi portant réforme du système partisan a fait grand bruit dans les formations politiques qui soutiennent les actions du président de la République. Pour les initiateurs de cette loi et ceux qui y adhèrent, c’est une loi qui viendra mettre de l’ordre dans le désordre observé au plan politique au Bénin.

Actualités 29 déc. 2017


Réformes dans le système sanitaire : entre espoir et craintes

La santé fut l’un des secteurs les plus secoués au cours de l’année 2017 avec les réformes envisagées par le gouvernement du président Patrice Talon. La crainte d’une application cavalière de ces réformes a engendré de sérieuses perturbations dans les centres de santé. Celles-ci auront-elles d’impacts sur la réalisation des grands travaux annoncés par le chef de l’Etat dans son discours à la nation, le 22 décembre dernier ?

Le domaine de la santé est mal géré en Afrique en général et au Bénin en particulier. On note des difficultés d’accès aux soins de santé, des plateaux techniques inadéquats, le manque ou l’insuffisance d’agents de santé qualifiés, le détournement de produits pharmaceutiques et la corruption. Toutes choses qui fragilisent le secteur de la santé. Une telle situation nécessite un diagnostic profond pour en identifier les causes afin d’apporter des solutions idoines. C’est pourquoi le chef de l’Etat, Patrice Talon a accordé une part très importante à l’étude des maux qui minent le domaine de la santé au Bénin.
Dans le cadre des réformes du système de santé, le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 26 juillet dernier a adopté le rapport de la Commission technique chargée des réformes de santé. Instituée par le décret 2016-514 du 24 août 2016, cette commission a pour but de proposer, sur la base d’une réflexion stratégique, une réorganisation du secteur propre à garantir aux populations une large couverture en soins de santé plus efficaces et plus efficients. Elle a travaillé pendant plusieurs mois et a présenté son rapport le 19 juillet 2017. Lequel rapport renseigne que la commission a fait un état des lieux à travers une analyse approfondie du système de santé. Il en ressort des sources d’inefficacité révélées et des propositions de solutions pour un système de santé digne du nom.
Selon ce rapport, la réforme du système de santé requiert, entre autres, premièrement, la mise en place de l’Autorité de régulation du système de santé (Ars). Sa création est motivée par la nécessité de corriger les carences observées en matière de régulation et de contrôle de la qualité des pratiques. L’Ars aura ainsi pour mission d’assurer l’amélioration de la qualité des soins et la régulation du système de santé dans les secteurs public et privé. Deuxièmement, le Conseil national des soins de santé primaires (Cnssp) dont la création a été motivée par la nécessité d’assurer une meilleure coordination des interventions et une gestion plus rationnelle des ressources. Il a pour mission d’élaborer et de veiller à l’application de la politique sanitaire nationale dans son volet des soins de santé primaires. Troisièmement, le Conseil national de la médecine hospitalière (Cnmh) aura pour mission d’élaborer et de veiller à l’application de la politique sanitaire nationale dans son volet hospitalier. La Commission a suggéré également la réorganisation structurelle du ministère de la Santé lui-même et une démarche pour conduire la réforme, ainsi qu’une feuille de route pour y parvenir.

Le gouvernement préoccupé

En plus du rapport de la commission, le gouvernement a adopté un projet de décret portant création du comité de mise en œuvre des réformes du système de santé. Lequel, une fois mis en place, aidera à faciliter la mise en œuvre des recommandations, car il appréciera les suggestions faites et aidera à la mise en œuvre des réformes. Au-delà de la réforme institutionnelle, il a été envisagé le partenariat public privé à travers la délégation de service public, à savoir l’affermage, la régie intéressée, la gérance et la concession pour optimiser la mobilisation des ressources, le transfert de connaissances et la performance au niveau du système de santé. Cette logique va permettre de transférer le savoir-faire du secteur privé au secteur public et de recourir aux capitaux privés afin de réduire le besoin d’endettement public.
Par ailleurs, le ministre du Travail de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, était le mardi 16 mai 2017 sur la chaîne de télévision nationale (Ortb), dans l’émission « Bénin révélé », au cours de laquelle elle a levé un coin de voile sur l’un des « projets phares» du gouvernement, l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch).
Le premier volet de ce projet consiste à favoriser l’accès des tous aux soins de santé sur toute l’étendue du territoire national. Elle s’impose à tous les résidents au Bénin et donc, est obligatoire. Notamment, les plus pauvres ou les personnes démunies sans occupations, sont entièrement pris en charge par l’Etat. Pour les moins pauvres, l’Etat assume leur assurance maladie à hauteur de 40 %. Les personnes riches et les professionnels individuels se prennent eux-mêmes en charge, de même que les employés du secteur privé au moyen d’une cotisation versée par leurs employeurs. En ce qui concerne les fonctionnaires d’Etat, c’est l’Etat qui paye leur prime d’assurance maladie à travers un prélèvement salarial.
L’assurance maladie, dira Adidjatou Mathys, est en priorité destinée aux travailleurs du secteur informel, béninois ou non, mais résidant sur le territoire national. En priorité, elle prendra en priorité en compte les plus démunis et sera obligatoire. Mais une fois le diagnostic posé, les solutions péconisées n’ont pas reçu l’assentiment de tous les acteurs de la santé.

Des mouvements de débrayage

Les différentes réformes annoncées ont entraîné des réactions de la part des acteurs de la santé. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est l’adoption en Conseil des ministres du mercredi 26 juillet 2017, du rapport de la commission technique mise en place par décret en août 2016, et chargée de faire des propositions de réformes du système sanitaire béninois.
Dans le résumé du rapport fourni par la commission, les réformes proposées n’ont pas eu l’assentiment des partenaires sociaux, ni même des cadres du ministère de la Santé. Car, disaient-ils, les solutions envisagées ne sont pas adaptées à la réalité béninoise et ne correspondent même pas aux diagnostics posés par la commission elle-même.
Plusieurs griefs sont portés à l’encontre du gouvernement. Selon le porte-parole du collectif des syndicats du secteur de la santé, Adolphe Houssou, l’affermage et la mise en concession constituent une privatisation déguisée des hôpitaux, alors que la santé fait partie des fonctions régaliennes de l’Etat, les questions d’inégalité d’accès aux soins et de financement des hôpitaux n’ont pas été prises en compte dans le rapport de la commission.
Ceci, leur avait permis d’exiger du gouvernement de rendre public ledit rapport. La décision de création d’un comité technique de mise en œuvre desdites réformes devrait être purement et simplement rapportée, et une commission regroupant les représentants des acteurs sociaux et des différents corps doivent être mise sur pied, afin d’étudier à fond le rapport de la commission des réformes et de faire les propositions subséquentes ».
Il estime qu’on veut perpétuer dans tous les secteurs de la vie sociale la situation peu reluisante du pays caractérisée, entre autres, par la mise en panne du dialogue social, la liquidation des sociétés d’Etat et celle programmée des hôpitaux, et la mise en concession du seul hôpital de référence, le Centre national hospitalier universitaire (Cnhu-Hkm). Les multiples rencontres avec les délégations gouvernementales et surtout avec le chef de l’Etat ont permis d’aboutir à une trêve?
Les grands chantiers annoncés par le chef de l’Etat

Les différentes réformes annoncées par le rapport de la commission n’ont pas échappé au discours du chef de l’Etat à la nation le 24 décembre dernier. Au plan sanitaire, le chef de l’Etat se dit ne pas être satisfait du fait que «57 ans après notre indépendance, notre système de santé soit si défaillant face aux attentes légitimes de nos populations ».
A ce propos, la poursuite des travaux de construction des hôpitaux de zone d’Allada et de Pobè, le lancement des travaux de construction des autres hôpitaux de zone déjà planifiés, le projet en cours de finalisation du nouvel hôpital universitaire de référence internationale d’Abomey-Calavi, la lutte contre les faux médicaments, visent à améliorer les conditions socio-sanitaires des populations et leur accès à des soins et services de qualité.
Il a rappelé que plusieurs réformes touchant le cadre institutionnel et le fonctionnement du secteur de la santé devront assurer sa dépolitisation et une plus grande professionnalisation de ses acteurs ainsi que l’amélioration des plateaux techniques.
Les profondes réformes institutionnelles initiées au niveau du Conseil national de lutte contre le sida, la tuberculose, le paludisme, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies, confèrent à son Secrétariat exécutif une responsabilité de premier ordre dans la réflexion, l’innovation et la prévention des fléaux dans notre pays. Au plan social, dit-il, l’action du gouvernement vise à assurer l’égalité des soins de qualité et des avantages sociaux.
C’est la raison d’être du projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain dont les premières prestations seront perceptibles vers la fin de l’année 2018.
A cet effet, les différentes études d’étapes avec les partenaires techniques et financiers progressent convenablement, a-t-il rassuré, avant de rappeler également que le projet Arch est un projet qui favorisera l’assurance maladie pour tous, y compris les plus pauvres qui bénéficieront davantage de formations et de microcrédits. Mais d’ores et déjà, en dépit des dysfonctionnements relevés et en cours de correction, le gouvernement a relancé les microcrédits avec plus de rigueur.

Actualités 29 déc. 2017


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