La Nation Bénin...
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Avoir une éducation de classe internationale à moindre coût, c'est possible en Inde. Pour présenter aux étudiants béninois les opportunités de bourses et de formations en Inde, African global education services a organisé, hier, la Foire de l'éducation en Inde. Sept universités indiennes se sont fait connaitre à l’occasion de cette foire qui a connu la présence d’autorités béninoises.
Les formalités d'obtention du visa pour l'Inde, le climat des études en Inde, les différentes universités et écoles de formation ainsi que les filières et options développées, les opportunités de bourses partielles ou à 100%..., ce sont autant d’informations sur lesquelles les participants à la Foire de l'éducation de l'Inde seront renseignés.
Pour cette première édition, c'est un groupe de sept universités qui a foulé le sol béninois. « L'Inde, aujourd'hui est un pays qui offre une éducation de qualité à un coût abordable et dans plusieurs domaines reconnus comme : l'Ingénierie, l'Informatique, les Sciences biomédicales, la Gestion... »,
dévoile Steven Adékambi de African global education services. Il ajoute que la présente foire donne au Bénin l'occasion de former des étudiants dans des domaines de grande nécessité. A en croire le porte-voix des représentants des sept universités, Dr C. Vijayakumar, l'Inde est réellement l'une des destinations les moins coûteuses pour les étudiants venant du continent africain et tous les diplômes délivrés par les universités indiennes sont reconnus à travers le monde. « Quand vous regardez les grandes multinationales du monde, près de la moitié est dirigée par des Indiens: Google, Microsoft, Pepsi... Ceci témoigne du niveau d'importance des diplômes indiens. Et le coût des études en Inde représente à peine le 1/10 du coût des études dans les grandes universités des pays développés du monde », précise-t-il. Puis, s'adressant aux étudiants présents, Dr C. Vijayakumar conseille : « Vous avez la possibilité de choisir entre plusieurs écoles et universités en Inde. Nous avons 900 universités et 42 mille écoles de formation professionnelle. Donc, si vous voulez faire vos études dans n'importe quel domaine, vous le dites et nous vous cherchons l'école la plus adaptée. En Inde, il n'y a ni racisme, ni discrimination. Donc vous êtes les bienvenus ».
Le premier vice-recteur de l'Université d'Abomey-Calavi, Marcel Zannou, s'est réjoui de l'intérêt que l'Inde porte à l'Uac et des étudiants béninois. Pour lui, cette foire offre l'occasion aux étudiants béninois de s'enrichir. « Que chaque participant à cette foire quitte ces lieux avec un carnet d'adresses fourni qu'il pourra activer... », recommande le professeur Marcel Zannou. Représentant son ministre de tutelle, le directeur général de l'Enseignement supérieur, Kokou Assogba, fait la même exhortation. Selon lui, l'Inde a développé des capacités technologiques utiles au développement du Bénin. « Voir assez de jeunes béninois et d'adultes pourquoi pas, s'inscrire pour les formations en Inde », c'est le vœu qu'il a formulé.

La Rupture arbore 36 mois de vie. Les réalisations, on ne les compte plus. Elles s’enchainent dans tous les domaines pour le plus grand bien des Béninois. Des paroles, la gouvernance Talon est passée aux actes, et depuis.
Le secteur agricole au Bénin fait partie des domaines les plus révolutionnés depuis avril 2016. De nombreuses réformes y ont été menées pour le plus grand bien des acteurs. A travers la refonte de l’architecture structurale du secteur de l’agriculture avec notamment l’avènement des Agences territoriales de développement agricole (Atda), l’Etat a pris le pari de l’engager sur la voie de son développement. Conséquence, le secteur agricole se porte mieux que par le passé et produit des résultats qui laissent admiratif. En pôle position de cette révolution agricole, le coton. L’or blanc a poussé sa production vers des seuils enviables bousculant les classements dans la sous-région, hissant ainsi le Bénin dans le peloton de tête de ces dernières années. D’une production de 269000 tonnes en 2015, le Bénin connaitra une production record pour la campagne 2018-2019. Plus de 700.000 tonnes sont attendues. L’embellie de l’or blanc devenue remarquable depuis 2016 et ceci sans les subventions de l’Etat poursuit sa courbe croissante. Autre gain, la filière génère beaucoup d’emplois.
« Le secteur dans lequel il y a eu le plus d’emplois depuis 2016, c’est le secteur agricole. 107979 ont été créés, surtout dans le coton ».
Mais il n’y a pas que l’or blanc pour faire les beaux jours de l’agriculture béninoise ces trois dernières années. Deuxième filière de rente après le coton, la filière anacarde renait grâce à de nombreuses mesures prises par le gouvernement. Mieux se porte-t-elle que par le passé, alliant des rendements nettement meilleurs. Mieux, cette filière est bien lorgnée par le secteur privé, des investisseurs et bien d’autres acteurs qui multiplient les initiatives pour mieux la réorganiser. La réorganiser ! C’est déjà le gouvernement du président Patrice Talon qui en a donné le top à travers de nombreuses mesures comme le respect des dispositions réglementaires, l’intensification des contrôles au niveau des frontières et surtout l’interdiction d’importation par voie terrestre des noix de cajou.
En matière de prouesses agricoles, l’on ne peut non plus occulter l’envolée de l’ananas béninois. Cette autre filière a été également impactée par la vague de réformes dans le secteur agricole. Outre l’amélioration des techniques de production et donc des rendements, il faut mentionner la levée de l’embargo qui pesait sur l’ananas béninois et empêchait son exportation vers le marché européen. Désormais, c’est chose faite. En somme, ces 36 derniers mois ont permis de révéler le secteur agricole béninois avec des prouesses et des performances qui augurent de lendemains radieux pour le producteur et les autres acteurs.
Assainissement des finances publiques
Assainir les finances publiques était plus qu’un impératif à l’avènement du régime du nouveau départ. Sur ce chantier, des pas qualitatifs ont été posés pour remettre en confiance le citoyen, booster l’investissement privé, rassurer le secteur privé et ainsi mobiliser plus de ressources. Il y a eu dans un premier temps, la réforme de la dématérialisation des finances publiques. Contestée comme bien de réformes du nouveau départ, elle a fini par s’imposer du fait des ambitions, avantages et technologies qu’elle porte. Mieux que par le passé, le secteur vit au rythme de la modernité avec de meilleurs résultats. Cela a eu pour conséquence immédiate la chute du taux de corruption. Les classements du Bénin, ces dernières années, illustrent clairement que la corruption a reculé et, les années à venir, l’impact se fera davantage sentir. Impossible d’évoquer l’assainissement des finances publiques sans citer les nouvelles lois votées au niveau du Parlement et destinées à protéger l’investissement privé et rassurer ses acteurs.
Actualités 08 avr. 2019

La première session ordinaire de l’année 2019 s’ouvre, vendredi 12 avril prochain au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Cette session est la dernière au titre de la septième législature dont le mandat s’achève le 15 mai prochain.
La septième législature est en train de faire définitivement ses valises. Elle pose son dernier acte officiel, le vendredi 12 avril prochain, avec l’ouverture solennelle des travaux de la première session ordinaire de l’année 2019. Cela, conformément aux dispositions de l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990. Lequel dispose que : « L’Assemblée nationale se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». C’est donc en respect de cette exigence constitutionnelle que la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a retenu la date du 12 avril prochain pour sacrifier à cette tradition. La cérémonie était initialement prévue pour le 2 avril dernier. Mais, la date a été par la suite renvoyée au vendredi 12 avril prochain. La particularité de cette session ordinaire est qu’elle est la dernière pour le compte de la septième législature installée le 16 mai 2015.
C’est donc la session d’adieu des députés actuels dont le mandat expire le 15 mai prochain. Comme c’est souvent le cas, cette session ordinaire, du moins pour le peu de temps qu’il reste à la septième législature, sera moins meublée en activité parlementaire. Elle pourrait ne connaitre que de deux séances plénières. La première, celle du 12 avril prochain, avec l’ouverture solennelle des travaux. Et la seconde séance plénière devant être consacrée à l’examen du rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale pour la période allant du 1er octobre 2018 au 30 mars dernier. La septième législature pourrait se dire adieu après le vote du rapport des six derniers mois d’activités du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Ce rapport est le huitième et le dernier prévu pour le compte de cette législature.
Difficile pour l’instant de dire le sort que réservent les députés à ce dernier rapport. Les sept autres ont été tous adoptés. Peut-être aussi que ce huitième pourrait aussi connaître le même sort que les précédents à la grande satisfaction de Me Adrien Houngbédji qui aurait ainsi relevé le défi d’avoir réussi à faire adopter ses huit rapports.
Seulement, la grosse question que se posent nombre de personnes en ce moment est de savoir si le quorum sera atteint à l’ouverture de la session le 12 avril prochain. Cette inquiétude est justifiée d’abord à cause du fait que la législature est à sa fin, mais surtout parce que cette date du 12 avril coïncide avec le lancement de la campagne électorale en vue des législatives du 28 avril prochain. Lesquelles élections vont aboutir au choix des députés de la huitième législature qui sera installée le 16 mai prochain. La mobilisation pourrait être donc faible à cause de ces deux situations. De toutes les façons, la Constitution a prévu la porte de sortie. Celle-ci prescrit que, dans ce cas de défaut de quorum, la séance soit renvoyée à trois jours plus tard. Les délibérations sont alors valables quel que soit le quorum, prévoit l’article 85 de la loi fondamentale du 11 décembre 1990.

Les députés ont donné leur feu vert, vendredi 29 mars dernier, au gouvernement pour la ratification de deux accords de prêt, d’un montant total de 107 milliards FCfa, au profit du projet d’aménagement et de bitumage de la route Djougou-Pèhunco-Kérou-Banikoara longue de 209,68km.
Le projet d’aménagement et de bitumage de la route Djougou-Pèhunco-Kérou-Banikoara longue de 209,68 km sera bientôt effectif. L’Assemblée nationale autorise le gouvernement à ratifier deux accords de prêt de la Banque africaine de développement (Bad) et le programme Africa growing together fund (Agtf) signés à cet effet à Cotonou, le 18 janvier 2019, entre la République du Bénin et la Bad.
Les deux prêts portent sur un montant total de 106 999 505 840 FCfa dont 78 668 923 010 F Cfa au titre de prêt direct de la Bad et 28 330 782 830 francs CFA pour le compte du programme Agtf de la Bad. Le prêt direct de 78 668 923 010 F Cfa de la Bad est conclu pour une durée de remboursement de 25 ans dont 08 ans de différé en capital
avec un taux d’intérêt d’un 1% l’an sur le montant décaissé et non encore remboursé. Ces caractéristiques permettent de dégager un élément don de 44,3%, témoignant de la concessionnalité du financement, informe la commission des Finances et des Echanges qui a présenté le rapport en plénière. Quant au prêt Agtf d’un montant de 28 330 782 830 F Cfa, il est également contracté aux mêmes conditions que le premier. Les deux accords sont prévus pour entrer en vigueur à partir du 20 juin prochain.
Le projet s’inscrit dans le cadre de la vision du gouvernement dont l’objectif est de faire des infrastructures de transport un levier important pour soutenir la croissance économique et faciliter le développement des exportations. De façon spécifique, le projet vise : la mise en 2x2 voies des traversées de Djougou et Péhunco et l’aménagement et le bitumage en 1x2 voies de la sortie de Djougou à l’entrée de Péhunco sur un linéaire total de 72,48 km (Lot 1) ; la mise en 2x2 de la traversée de Kérou, et l’aménagement et le bitumage de la route Péhunco-Kérou en 1x2 voies sur un linéaire total de 72,94 km (Lot 2) et l’aménagement et le bitumage en 1x2 voies du tronçon commençant à partir de la sortie de Kérou au PK 183 + 980 sur un linéaire d’environ 38,56 km. La réalisation de ce projet permettra au tronçon Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara (209,68 km) de jouer pleinement son rôle de désenclavement du Nord du Bénin en favorisant notamment la croissance économique et le renforcement de l’intégration régionale à travers : l’amélioration du niveau de service de la route ; le désenclavement des grands bassins cotonniers et céréaliers ; l’accroissement de l’approvisionnement des centres de consommation en produits vivriers et le renforcement des échanges commerciaux et la sécurité alimentaire.
Seulement, les deux accords de prêt ne bouclent pas encore totalement le projet dont le coût total, hors taxe et hors douane, est estimé à la somme de 128,125 milliards F Cfa dont 106, 999 705 840 milliards francs Cfa au titre des deux prêts de la Bad adoptés par les députés vendredi dernier. Le gouvernement a décroché un financement de 6, 172 555 370 milliards francs Cfa sous forme de don de la Facilité d’investissement pour le transport en Afrique (Aitf) de l’Union européenne administrée par la Bad. Les négociations en vue de la signature du protocole d’accord de don y afférent interviendront après l’approbation du financement au profit du Bénin par l’Union européenne, précise la commission des Finances et des Echanges. Il est prévu, toujours dans le cadre du bouclage du financement du projet, un prêt de 10 milliards F Cfa auprès de la Banque ouest- africaine de développement (Boad). Le reste du financement, soit 4, 952 738 790 milliards F Cfa, est à la charge du Bénin. C’est dire que d’ici là le projet d’aménagement et de bitumage de la route Djougou-Pèhunco-Kérou-Banikoara qui reliera trois départements à savoir la Donga, l’Atacora et l’Alibori au réseau routier national sera une réalité pour le bonheur des usagers de cet axe qui souffrent de sa dégradation avancée.
33 milliards Fcfa pour lutter contre les inondations à Cotonou
32,797 850 milliards F Cfa, c’est le montant de l’accord de prêt signé par échange de lettres, le 18 décembre 2018 à Cotonou et le 19 décembre 2018 à Luxembourg, entre la République du Bénin et la Banque européenne d’investissement (Bei), dans le cadre du contrat de financement du projet « Drainage eaux pluviales à Cotonou » pour lequel l’Assemblée nationale donne désormais son quitus au président de la République, Patrice Talon, en vue de sa ratification. Les députés ont validé le document d’accord à l’unanimité, au regard de l’importance du projet. Lequel vise à réduire durablement la fréquence et l’envergure des inondations dans la ville de Cotonou, notamment dans les six des cinquante bassins versants de la ville, de façon à améliorer l’environnement urbain, permettant de faciliter la circulation des usagers et la conduite des activités dans les zones concernées. Plus spécifiquement, le projet vise notamment à construire environ 7 739 mètres linéaires de collecteurs primaires de drainage pluvial, 4806 mètres linéaires de pavés de rues et aménager environ 3 600 mètres linéaires de trottoirs le long de l’avenue Mgr Isidore de Souza du Pont de Dantopka au carrefour Sobébra à Cotonou. Ainsi, la réalisation du projet « Drainage eaux pluviales à Cotonou » permettra d’assurer l’écoulement, de façon convenable, des eaux de pluie vers les exutoires adéquats et de réduire la propagation des maladies hydriques. Le coût total du projet estimé à 32 797 850 000 Francs Cfa est désormais donc bouclé. En fait, ce montant couvre une partie du programme d’assainissement pluvial à Cotonou dont le coût global est évalué à 238 083 018 911 Francs Cfa. Le crédit obtenu de la Bei a été contracté par le gouvernement sur une durée de remboursement de 25 ans dont 5 ans de différés en capital avec un taux de 1,6% l’an du montant décaissé et non encore remboursé.
L’Afd renforce la Sbee avec 10 milliards F Cfa
Les députés ont adopté le projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention de crédit d’un montant de 9, 892 008 445 milliards F Cfa, signée le 10 décembre 2018, entre la République du Bénin et l’Agence française de développement (Afd) dans le cadre du financement partiel du Projet de restructuration et d’extension du système de répartition et de distribution (Presredi) de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Ce projet ambitionne de renforcer les infrastructures électriques de la Sbee, en vue d’améliorer la qualité des services de fourniture de l’électricité dans les villes et environs de Cotonou, Porto-Novo, Abomey, Bohicon et Lokossa. De façon spécifique, le Presredi vise le renforcement et l’extension des réseaux électriques, la répartition et la distribution dans ces villes et alentours ainsi que la réalisation de 10 000 branchements électriques au profit des ménages… Ainsi, la réalisation de ce projet contribuera au renforcement des capacités opérationnelles de la Sbee, par des actions de formation des agents d’exploitation et de maintenance et du personnel chargé des études ; à la satisfaction des besoins en énergie électrique des localités de Cotonou dans le Littoral, Porto-Novo, Akpro-Missérété et Sèmè-Kpodji dans l’Ouémé, Lokossa dans le Mono, Dogbo, Djakotomey, Klouékanmey et Toviklin dans le Couffo, Abomey, Bohicon et Zogbodomey dans le Zou et à l’atteinte du septième Objectif du nouveau programme mondial de développement durable (Odd) pour la planète à savoir : « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable ».
Le prêt de l’Afd d’un montant de 9, 892 008 445 milliards F Cfa désormais validé par l’Assemblée nationale est un financement partiel sur le coût global du projet estimé à la somme de 21, 047 679 247 milliards Francs Cfa. Ce prêt qui intervient à la suite du financement partiel du Fonds africain de développement (Fad) membre du groupe de la Banque africaine de développement (Bad) pour un montant de 9, 102 704 400 à raison de 5, 049 217 600 milliards F Cfa sous forme de prêt et 4, 053 486 800 milliards F Cfa au titre de don devrait boucler le coût total du projet puisque les 2, 052 966 402 milliards F Cfa restants sont mis à la charge de la Sbee.

Avec la révolution numérique et l'avènement des smartphones dotés de Selfie, l’avenir du métier de photographe pose problème. Didier Kpassassi, photographe professionnel apporte, ici, des réponses aux questions relatives à la nécessité de recourir à un photographe pour une pose si l’on peut le faire avec son iPhone, au plus que le photographe peut toujours apporter. Il s’est aussi penché sur la possibilité pour la jeunesse de s’intéresser à ce métier.
La Nation : Pensez-vous que le métier de photographe a encore d'avenir ?
Didier Kpassassi : Bien-sûr ! Je ne nie pas l’influence de la révolution numérique, mais oui, le métier de photographe a encore un avenir radieux. D’autant plus qu’un photographe, c’est quelqu’un qui a un autre regard sur le sujet à capter. Celui qui a un portable et qui veut prendre des images, il le prend en vrac, comme bon lui semble. Il prend tout ce qui défile parce qu’il a simplement envie de prendre des images pour immortaliser l’instant. Et il court deux risques. C’est, d’une part, celui de prendre une mauvaise photo en raison d’un manque de stabilité ou d’une mauvaise résolution et d’autre part, celui de voir ses données disparaître du fait d’une mauvaise manipulation, d’une réinitialisation du portable, d’une faible capacité de l’appareil ou même de l’extinction du portable au moment de la prise de vue. Mais, le photographe amateur ou professionnel, qui tient un appareil professionnel en main, a tout un autre œil. Il perçoit le sujet autrement. Et il prend toutes les précautions non seulement pour la qualité de l’image, mais aussi pour sa préservation parce que c’est son patrimoine qu’il protège ainsi. Il y a vingt-deux ans que j’ai commencé le métier et je puis vous assurer que jusqu’à ce jour, je garde des œuvres datant de vingt-deux ans. Plus elles sont vieilles, plus ces œuvres auront de la valeur. Ce sont des œuvres qui peuvent être réutilisées dans les documents, les catalogues, dans les livres et les archives du Bénin. Parce que j’ai beaucoup travaillé sur le patrimoine culturel béninois.
Mais avec un iPhone, on peut faire des photos de bonnes résolutions !
On a toujours besoin des appareils photos professionnels. Le tout ne se résume pas à la résolution. Celui qui a inventé l’appareil photo n’est pas en marge de l’évolution numérique. L’iPhone oui, c’est un appareil évolué. Celui qui a un iPhone peut voler rapidement des images, faire des photos en rafales dans des situations données. C’est très pratique pour les chasseurs d’images qui veulent passer discrètement. Mais, quand on les découvre, tout de suite, on se méfie d’eux. Vous savez, quand vous voulez prendre une photo et vous gardez un portable, le sujet principal ne vous considère pas à sa juste valeur. Ça peut friser de l’amusement, de la distraction. Mais, devant un appareil professionnel, vous constatez que le sujet est plus sérieux devant l’objectif. Il prête beaucoup plus attention à ce que vous faites et il vous considère comme un professionnel.
En fait, un appareil photo, ça fait plus sérieux et ça permet de faire la distinction entre un simple déclencheur, un photographe amateur et un photographe professionnel. Car, une chose est la qualité de l’appareil et l’autre est la qualité du photographe. Le rendu de la photo dépend aussi du professionnalisme du photographe. L’appareil photo, c’est une machine, c’est une boîte, mais celui qui le commande c’est le photographe. C’est lui qui sait comment l’orienter, c’est lui qui fait les réglages. Qu’est-ce-qu’ il faut prendre ? Faut-il ouvrir, ajouter ou fermer la luminosité, donner plus de vivacité au diaphragme, rapprocher ou éloigner l’objectif…? C’est le photographe qui évalue tout cela. C’est un art, c’est une science.
Pour vous donc, qu’est-ce-qui fait la qualité d’un photographe professionnel ?
Un photographe professionnel, c’est celui qui met de l’art au cœur de son métier. Il construit. C’est quelqu’un qui sait tracer toute une histoire avec son appareil. Avant qu’un photographe professionnel n’arrive sur un terrain, un reportage ou un événement, c’est un récit, un texte qu’il a déjà écrit. Et ce texte est concrétisé par les images. Donc, quand vous prenez les œuvres de ce photographe, vous constaterez que c’est un récit, c’est une histoire que ce photographe raconte. Il y a plusieurs événements passés qui sont reconstitués aujourd’hui grâce aux photos. Le photographe professionnel constitue donc des archives pour sa génération, pour son pays.
Par ailleurs, un photographe professionnel doit avoir certaines qualités. Il doit avoir un bon œil, savoir choisir son angle de vue en fonction du sujet et de l’orientation à donner à l’image. C’est lui qui sait quand il faut prendre une image en plongée, en contre-plongée… La position et le plan sont très importants. Il y a des photographes qui se distinguent grâce à ça. Leur capacité à savoir identifier l’angle de vue idéal. Le tout ne suffit pas de flasher. Il faut pouvoir donner un regard artistique et là, c’est le génie du photographe qui parle. Il y en a qui ne savent qu’appuyer sur le déclencheur. Ceux-là ne sont pas des professionnels.
Vous reconnaissez donc que certains photographes seront dépassés avec le temps ?
Bien-sûr ! Ils sont déjà dépassés ! Il y a plein de photographes qui sont déjà dépassés depuis l’avènement du numérique. Avant, les gens se disaient qu’ils peuvent aller au métier de la photographie même s’ils ne vont pas à l’école. Aujourd’hui, il faut un minimum. Parce que la photographie est devenue une science et un art. C’est la technologie. Un appareil photo, aujourd’hui, c’est comme un ordinateur avec plusieurs paramétrages. Donc, il faut apprendre, beaucoup lire, aller à la recherche de nouvelles connaissances.
Quelles opportunités pour la jeunesse dans la photographie de nos jours ?
La photographie présente beaucoup d’opportunités pour la jeunesse. De nombreuses personnes s’adonnent, de nos jours, aux shoots surtout dans le domaine de la mode. Les shoots, c’est aussi de l’art. Ça va très vite. Aujourd’hui, les gens considèrent plus les street photos (les photos de rue). Avant, c’était en studio qu’on prenait les photos. Mais aujourd’hui, c’est un peu partout, dans la rue, à la plage, aux soirées. La photographie prend plus d’ampleur de telle sorte que c’est le photographe qui se déplace maintenant vers le public. Les shoots s’adaptent à l’environnement. Les photographes qui font des shoots, ce sont des gens qui créent beaucoup, qui réfléchissent énormément pour mettre les hommes et femmes en valeur, pour mettre des produits en valeur à travers des posters et magazines de mode. Il y a donc plein d’opportunités et c’est à chacun de choisir sa spécialité.
Quelles dispositions les photographes d'art devront prendre, selon vous, pour rester actif dans le temps et pour ne pas se laisser dépasser par la révolution numérique ?
Le photographe professionnel doit travailler au quotidien, faire beaucoup de recherches pour se mettre à jour. Je le dis souvent et ce n’est pas pour offenser qui que ce soit : les Blancs nous dépassent. Ils ne sous dépassent pas parce qu’on est incapables ou incompétents. Non ! Ils nous dépassent parce que tous les jours que Dieu fait, ils innovent, ils créent. Donc, nous devons aller à leur école. Il faut rester créatif, innovant, inventif. Quand vous prenez les photographes des années 80, ce sont des autodidactes, mais ils sont énormément bons. Ils ont fait un travail remarquable. Ils racontent l’histoire de façon artistique par leurs photos.
Dans le temps, ce n’était pas valorisé. Mais aujourd’hui, quand vous prenez ces œuvres, vous constatez qu’ils ont fait un travail énorme parce qu’ils ont su rester créatif par rapport à leur temps.
Du coup, pour rester actif dans le temps, nous devons faire des recherches, avoir l’esprit créatif pour donner sa touche personnelle, pour faire du beau. Quand vous ne faites pas du beau, on ne s’intéresse pas à vos œuvres. Quand vous prenez des photographes comme le Congolais Baudouin Mouanda, le Malien feu Malick Sidibé, le Béninois Eric Ahounou…, ils ont su innover à leur manière chacun dans son style. Par ailleurs, nous devons aussi améliorer nos compétences par la formation et l’échange. Car on ne finit jamais d’apprendre.

Les filières riz, maïs et manioc bénéficient d’un financement de 17,475 milliards F Cfa dont une première moitié sous forme de don et l’autre moitié sous forme de prêt du Fonds international de développement agricole (Fida) pour la promotion de ces cultures. Les députés ont autorisé, ce jeudi 7 mars, le gouvernement à ratifier l’accord de prêt qui s’insère dans le cadre du financement partiel du Projet d’appui au développement agricole et à l’accès aux marchés (Padaam).
Le président de la République, Patrice Talon est autorisé à ratifier l’accord de prêt d’un montant de 13,2 millions d’euros, soit 8 737 347 240 F Cfa, signé à Rome, le 8 février dernier, entre la République du Bénin et le Fonds international de développement agricole (Fida) dans le cadre du financement partiel du Projet d’appui au développement agricole et à l’accès aux marchés (Padaam). Les députés ont donné leur quitus pour cet accord à la faveur de leur séance plénière de ce jeudi, la première pour le compte de la troisième session extraordinaire de l’année 2019 ouverte hier même. En fait, le financement obtenu du Fida s’élève à 26, 640 millions d’euros, soit 17,475 milliards F Cfa de francs Cfa, représentant 29,7% du coût total du projet évalué à 104, 400 millions d’euros équivalent à 55,8 milliards F Cfa. Le Fida contribue à hauteur de 50% de ce montant soit 8 737 347 240 F Cfa sous forme de don et 50% sous forme de prêt. Les 8 737 347 240 F Cfa de prêt sont contractés pour une durée de 40 ans dont 10 ans de différé en capital. La commission de service est de 0,75% l’an sur le montant décaissé et non encore remboursé. Le prêt est remboursé par semestrialité.
Selon la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale présidée par le député Raphaël Akotègnon qui a présenté le dossier à la plénière, les caractéristiques de cet accord permettent de dégager un élément don de 58,9% témoignant de la concessionnalité du prêt. Le reste du financement, soit 70,3% du coût total du Padaam sera donc mobilisé par d’autres partenaires financiers du Bénin dont le Fonds Opep pour le développement international et des privés. La commission des Finances et des Echanges a mis l’accent sur l’importance de ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du quatrième axe stratégique du Programme d’actions du gouvernement (Pag 2016-2021) et du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa 2017-2025). Le projet vise à réduire substantiellement la pauvreté rurale à travers la promotion des filières agricoles conventionnelles porteuses de croissance que sont le riz, le maïs et le manioc.
Projet pertinent
Plus spécifiquement, le Padaam permettra d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenus des petits agriculteurs de la zone d’intervention du projet, en particulier les femmes et les jeunes à travers notamment l’accès des petits exploitants aux intrants et aux services de conseil de qualité; le développement des infrastructures d’irrigation et de marché; l’appui aux investissements de transformation et de commercialisation et le renforcement des capacités des organisations professionnelles à fournir des services efficaces à leurs membres.
Autrement dit, la réalisation de ce projet permettra au secteur agricole de contribuer pleinement à la croissance économique en favorisant le développement et la promotion des trois filières agricoles cibles, souligne la commission des Finances et des Echanges. Ces objectifs ont séduit Rosine Vieyra Soglo qui souhaite que le financement soit effectivement utilisé pour le projet. Car, elle trouve anormal que le Bénin qui dispose d’eau, de vallées et de milliers d’hectares de terre non cultivés aille s’approvisionner par exemple en tomate et autres au Burkina Faso qui n'est pas très bien arrosé. La doyenne d’âge du Parlement se dit plus heureuse pour le Padaam car il permettra aux jeunes paysans d’avoir l’emploi et d’être impactés.
André Okounlola pour sa part, a félicité le gouvernement surtout pour sa vision consistant à développer d’autres filières agricoles en dehors du coton. Il a alors invité le gouvernement à prendre des mesures pour l’écoulement du riz, du maïs et du manioc qui seront produits en grande quantité prochainement avec les 17,475 milliards F Cfa dont bénéficient désormais ces filières. Le député André Okounlola a été rassuré par le ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui. Celui-ci a expliqué à la plénière les efforts faits par le gouvernement dans ce sens pour que tout se passe bien dans le secteur agricole.

Pour le carême 2019, la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb), à travers sa lettre pastorale, exhorte les chrétiens catholiques béninois et les femmes et hommes de bonne volonté à s’approprier la parole de Dieu « qui libère de toute subjectivité malsaine ». Ladite lettre a été dévoilée ce mardi 5 mars 2019, à la faveur d’une conférence de presse animée au siège de la Ceb à Cotonou.
« La vérité vous rendra libres ». Tel est le titre de la lettre pastorale de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) rendue publique, ce mardi à Cotonou. Selon le Père Eric Oloudé Okpeitcha, directeur de la cellule de communication de la Ceb, « le contexte de la lettre pastorale est celui de l’entrée en carême 2019 ». Le titre de la lettre, poursuit-il,
« s’inspire de la situation politique actuelle du Bénin, mais aussi des relations interpersonnelles en communauté chrétienne, en famille marquées par une crise profonde de vérité… ». Le prélat précise que la note pastorale s’adresse à tous les fidèles chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté avant d’en dévoiler quelques extraits. Pour le Père Éric Oloudé Okpeitcha, ce sont des messages d’exhortation qui indiquent que le carême est un temps d’écoute et de méditation de la parole de Dieu et que la foi doit impacter l’action sociale et politique de chrétien. De même, il faut « mettre les réformes au service de la dignité de l’homme et réconcilier la politique avec la vérité », préconise-t-il.
Pour les chrétiens catholiques, le carême est un temps fort qui s’étale sur une durée de quarante jours pendant lesquels, ils sont instamment invités à se détourner du péché par le jeûne, la prière et l’aumône afin de célébrer la passion-mort-résurrection du Christ dans la joie d’un cœur purifié. « Mon souhait », indique le conférencier, « est que les fidèles lisent l’intégralité de la lettre pour bien vivre le temps de carême, temps de grâce, de conversion, de retour à Dieu à travers sa parole qui est vérité et qui libère des chaînes de la duplicité, de l’hypocrisie, du mensonge et de toute subjectivité malsaine ».

La coopération canadienne emprunte la visite des deux navires de la marine royale canadienne de leurs majestés Shawingian et kingston pour renforcer les relations privilégiées qui unissent le Canada et le Bénin depuis plusieurs années. L’occasion du samedi 2 mars a été aussi une soirée festive de regard porté sur les impacts de certains projets et programmes du Canada sur la vie des populations béninoises bénéficiaires.
Ensemble avec des dizaines de marins canadiens, des partenaires, des personnalités du corps diplomatique et l’ambassadeur du Canada près le Bénin, les acteurs de mise en œuvre des actions de la coopération canadienne au Bénin ont passé une soirée du samedi 2 mars 2019 sur des navires de la marine royale canadienne avec une double connotation. La première est relative à l’annonce de "Voix et Leadership des femmes" par Son Excellence Edmond Wega, ambassadeur du Canada près le Bénin. C’est un nouveau programme financé à hauteur de 1,2 milliard de francs Cfa par le Canada et mis en œuvre par Oxfam Québec. Pour une durée de vie de cinq ans, le nouveau-né vient s’appuyer sur dix organisations et mouvements de femmes au Bénin dans l’optique de leur permettre de renforcer leurs capacités et d’obtenir des sources de financement plus durables. Sur ces précisions de l’ambassadeur, il est aussi utile de retenir que l’initiative va faciliter l’ouverture d’espaces d’échanges pour l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies conjointes entre les organisations et les leaders de défense des droits des femmes et des filles dans le but de faire avancer leurs droits. Son Excellence Edmond Wega renchérit les précédents par son espoir de voir le projet "Voix et Leadership des femmes" aider les femmes et les filles béninoises à apporter une plus grande contribution dans la société et surtout à réduire l’inégalité des genres. C’est à juste titre que le renforcement de la coopération, vieille de plusieurs années entre le Canada et le Bénin prend de l’ascendance à voir les nombreuses améliorations apportées dans la vie de milliers de bénéficiaires, en l’occurrence les femmes dans les secteurs de la microfinance, de la santé sexuelle et reproductive et dans l’entrepreneuriat féminin. Des résultats de changements de vie ayant fait l’objet d’une vidéo de capitalisation projetée à l’occasion. L’ambassadeur du Canada adresse sa gratitude à toutes les autorités et aux organisations béninoises dont les efforts conjugués aident à la mise en œuvre de la politique canadienne d’aide internationale féministe avec des résultats de renforcement des droits des femmes et des filles qui aident la société béninoise à parvenir à l’égalité des genres. En appui, Bérénice Gnansounon Bankolé, secrétaire générale adjointe du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération réitère l’engagement du Bénin à rendre plus fraternelle la coopération entre les deux Etats pour le renforcement de l’autonomisation des femmes et le leadership féminin. Quant à la seconde connotation, elle tient à la présence des marins des navires de la marine royale canadienne Shawingian et Kingston qui accostent sur les côtes béninoises dans le cadre de l’opération "Projection", une tradition canadienne qui en est à sa deuxième édition au Bénin. L’opération est menée pour le renforcement des relations diplomatiques entre les Etats via le partage d’expériences entre marins canadiens, américains et béninois. L’événement a été une véritable fête diplomatique en navires.
Source : Force Com One

Les Buffles du Borgou ont été battus (0-1), ce samedi 2 mars, par la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac), au stade municipal de Parakou lors de la 18e journée du championnat national de football de ligue 1. Les champions en titre enregistrent du coup leur première défaite de la saison tandis que leur dauphin, Energie Football Club, s’est imposé face à Soleil Football Club sur le même score.
Invaincus depuis le démarrage du championnat national de football de ligue 1, les Buffles du Borgou ont été surpris, ce samedi 2 mars sur leurs propres installations par la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac) sur le score de 1-0 lors de la 18e journée de la compétition.
Sous la houlette de Vizir Touré, la modeste formation de la Jeunesse athlétique de Cotonou a réussi le plus difficile en allant défier les Buffles, champions en titre à domicile. Après un début de partie difficile face à Nabil Yarou et ses coéquipiers poussés par leur public, la Jac a fini par trouver la faille à la 37e minute de jeu par l’intermédiaire de Gaël Nana (0-1). Cueillis devant leur public, Bruno Goudjo Adoula et ses poulains, en dépit de leur volonté de gagner, n’ont pas pu revenir au score. Imparable dans ses buts, le gardien de la Jeunesse athlétique de Cotonou, Steve Glodjinon, n’a encaissé le moindre but jusqu’au coup de sifflet final. La formation des Buffles du Borgou courbe ainsi l’échine en tombant dans le piège de la Jeunesse athlétique de Cotonou difficile à manœuvrer jusque-là par les grands clubs de ce championnat d’élite. Béké, Aspac et Esae y ont laissé des plumes. Les joueurs de la Jac, revigorés par leur victoire à domicile face à Béké, lors de la journée précédente (2-1), ont gagné leur pari dans l’antre de la cité des Kobourou. Ils totalisent désormais 21 points (5 victoires 6 matchs nuls et 5 défaites) en 16 sorties. Ce succès permet à la Jac, premier relégable avant cette journée de s’éloigner de la zone rouge. Quant aux Buffles du Borgou, malgré cette contre-performance, ils se maintiennent en tête du classement avec 33 points+12.
Au stade René Pleven de Cotonou, Energie Football club de la Société béninoise d’Energie électrique, dauphin des champions en titre, s’est imposé face à Soleil Football Club, la lanterne rouge de la compétition par le score de 1-0. Soleil Football club reste la lanterne rouge du tournoi avec une série de 16 défaites consécutives depuis décembre dernier. Dans le derby de l’Ouémé, l’Association sportive Vallée Omnisports et l’Union sportive de Sèmè-Kraké se sont séparé dos-à-dos (0-0) tandis que Tonnerre Football club de Bohicon est allé contraindre l’Association sportive Oussou Saka au partage des points (1-1) au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo?
Résultats
Asvo 0 - 0 USS Kraké
Buffles 0 -1 JAC
Énergie 1 -0 Soleil
Asos 1 -1 Tonnerre

Le nouveau directeur pour l’Afrique de l’Ouest et du Centrale de la Société financière internationale (IFC), AliouMaïga, a séjourné du 17 au 20 février au Bénin dans le cadre d’une tournée entreprise dans les pays qu’il couvre. Dans cette interview, il décline les priorités de cette institution du groupe de la Banque mondiale au Bénin dédiée au secteur privé au sein des pays émergents, tout en saluant les progrès en matière d’amélioration du climat des affaires auxquels IFC contribue.
La Nation : Comment se présente le portefeuille d’IFC au Bénin ?
Aliou Maïga : Avant de parler du portefeuille, j’aimerais souligner quelques points importants de la relation entre IFC et le gouvernement du Bénin. Tout d’abord, je voudrais reconnaître tous les efforts consentis par le gouvernement sur ces trois dernières années particulièrement. Ça se voit dès qu’on entre dans le pays depuis l’aéroport. On sent qu’il y a beaucoup de changements, beaucoup d’ambitions pour changer le visage et la dynamique de développement du pays. Ça se sent aussi dans les discussions que j’ai eues avec les différents membres du gouvernement et les acteurs du secteur privé. On sent vraiment une ambition et une volonté d’aller très vite dans l’amélioration du cadre et des conditions de vie des Béninois de façon générale.
Pour ce qui est du portefeuille d’IFC au Bénin, il y a l’aspect investissement à travers lequel on a essentiellement investi dans les banques pour appuyer le tissu économique. On travaille avec trois banques dans le pays. On a un portefeuille de l’ordre de 15 milliards F CFA. Ce n’est pas énorme. Au cours des rencontres que nous avons eues, nous avons discuté de comment accroître ce portefeuille sur les trois années à venir.
Nous mettons en œuvre également des services conseil qui sont essentiels pour aider à favoriser le dialogue entre secteurs public et privé et à renforcer les capacités tant au niveau des privés que du gouvernement, afin qu’ensemble on puisse éliminer les contraintes à l’investissement privé à plus grande échelle au Bénin. Nos programmes qui travaillent sur l’amélioration du climat des affaires créent les conditions pour attirer et maintenir plus d’investissements privés au Bénin.Le pays a été cité parmi les meilleurs réformateurs au monde deux années de suite notamment en 2014 et 2015. Nous implémentons en outre un programme pour l’approvisionnement en eau potable qui, après une phase pilote, est désormais dans une phase de croissance.
Quelle est votre appréciation de l’environnement des affaires aujourd’hui au Bénin ?
J’ai le sentiment qu’il y a un changement, sous l’impulsion du gouvernement. Prenons le secteur de l’énergie : il y a trois ans, les performances de ce secteur étaient en-deca de ce qu’elles sont aujourd’hui. D’après les statistiques, le nombre d’heures de coupure est passé de 75 heures à 17 heures. Certes, ce résultat peut être encore amélioré, mais il indique une nette progression. Cette dynamique positive se traduit dans de nombreux secteurs de l’économie.
Le Programme d’action du gouvernement est assez ambitieux avec une prévision de 9 000 milliards F CFA d’investissements. Quelle peut être la contribution d’IFCpour atteindre cet objectif?
IFC n’est pas un bailleur de fonds et ne fournit pas d’appui budgétaire aux Etats. Notre rôle, c’est d’attirer les investissements mais on ne peut pas garantir un montant d’investissement. Il nous faut identifier des projets bancables et commercialement viables qui pourront intéresser des investisseurs privés.
Vous avez parlé de l’eau tout à l’heure, quels sont les autres secteurs dans lesquels vous intervenez ?
Nous finançons l’économie à travers le secteur bancaire. L’un de nos projets touche notamment le secteur de l’énergieet pourrait permettre d’augmenter de façon significative la capacité de production du pays. Nous espérons le boucler dans un proche avenir. Nous travaillons également sur d’autre projets, mais nous ne pouvons en parler tant qu’ils ne sont pas bouclés..
Quel est l’impact de vos interventions ?
Il est tangible. Notre programme de développement des petites et moyennes entreprises, lancé il y a deux ans, aident les PME dans la chaîne de valeur du tourisme. Par ailleurs, nos services conseil ont contribué à mettre en œuvre une série de réformes prises en compte par le rapport Doing Business du Groupe de la Banque mondiale. Le Bénin a notamment figuré parmi les meilleurs réformateurs en Afrique dans ce rapport.
Qu’est-ce qui fonde l’intérêt d’IFC pour le Bénin ?
C’est vrai que historiquement IFC a été considérée comme un investisseur privé ; mais notre nouvelle stratégie est de travailler en amont, pas sur des projets mais sur des secteurs, ce qui implique de collaborer avec les gouvernementsainsi qu’avec notre consœur, la Banque mondiale pour évaluer quelles ressources publiques et privées sont nécessaires et dans quelle séquence déployer ces ressources pour développer un secteur. C’est notre nouvelle approche. Nous accordons beaucoup d’attention à des secteurs tels que l’agriculture, grâce à notre guichet dédié au secteur privé, un outil à travers lequel IFC a été dotée de 2 milliards de dollars pour supporter les interventions présentant plus de risques, dans les pays en voie de développement comme le Bénin. Nous disposons d’une gamme de produits financiers à même de créer des opportunités dans de nombreux secteurs.
Quelles sont les perspectives d’IFC ?
Il faut savoir que nos interventions s’alignent sur les priorités du gouvernement et se font de concert avec la Banque mondiale. Nous nous intéressons à plusieurs secteurs stratégiques au Bénin. L’agriculture et ses chaînes de valeur, par exemple, qui sont des priorités identifiées par le gouvernement. Il y a également les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme qui peuvent être attractifs pour des investisseurs. De façon générale, IFC s’intéresse à tous les secteurs porteurs. Avec les nouveaux outils financiers dont nous disposons, nous œuvrons à réduire les risques liés à l’investissement.Nous entendons enfin poursuivre notre programme d’amélioration du climat des affaires, qui vise à un environnement attractif pour les investisseurs privés mais aussi pour rendre les entreprises locales plus efficaces et productives.
Comment appréciez-vous la situation économique globale des pays dont vous avez la charge?
Je couvre des pays à forte croissance comme la Côte d’ivoire, qui affiche une croissance en 8 et 9 pourcents. D’autres tels le Bénin et le Sénégal, sont dans la moyenne et ont de bonnes performances économiques. Par contre, certaines économies affichent une croissance lente, autour de 4 ou 5 pourcents. Le taux de croissance moyen de ces pays en encourageant – entre cinq et 6 pourcents. Mais n’oublions pas qu’en Asie, ce taux est de 10 pourcents. Il nous faut donc poursuivre nos efforts pour dynamiser et soutenir la croissance de ces économies.
En dehors du tourisme, de l’énergie que vous avez cités tantôt, quels sont les autres leviers sur lesquels il faut actionner pour booster la croissance ?
Je pense que l’agriculture est fondamentale, quand on sait que nos économies sont essentiellement rurales. Mais il y a aussi le transport et les infrastructures rurales. Ces secteurs méritent d’être appuyés pour continuer à améliorer les performances économiques.
Actualités 27 févr. 2019