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Lisez l'intégralité du message de sa majesté ADETUTU ONISHABE à l'audience accordée par le chef de l'état à la délégation de Savè le vendredi 21 Juin à la présidence de la république




Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience ce mercredi 19 juin, une délégation de l’Association nationale des anciens parlementaires du Bénin (As-nap Bénin) conduite par son vice-président, Timothée Adanlin. Selon ce dernier, sa délégation est venue surtout faire le point des relations entre l’association et l’Assemblée nationale qui reste devoir jusqu’ici, sous la septième législature, deux tranches des subventions qui lui reviennent de droit au titre de 2018. Timothée Adanlin dit avoir informé le président de la 8e législature de la situation et plaidé pour que le Parlement puisse respecter la loi en libérant à bonne date lesdites dotations afin de permettre à l’As-nap Bénin de réaliser ses ambitions. « La loi existe.
Le budget est voté, s’il y a une part qui revient à notre association, que cela ne fasse plus l’objet de négociation. Ça doit être automatique selon nous, parce que c’est l’application de la loi », indique le vice-président de l’As-nap Bénin. Il se réjouit de l’oreille attentive que le président Louis Vlavonou a accordée à sa délégation. « Je crois que nous avons été compris. Nous avons été surtout compris dans le sens de tout ce dont on a besoin comme dispositions à prendre pour sécuriser les anciens parlementaires, pour leur donner la considération qu’ils méritent, pour leur statut et pour aussi des choses comme les décorations qu’ils méritent et pour lesquelles nous sommes en train d’œuvrer », poursuit Timothée Adanlin dont la délégation a saisi l’occasion de cette audience pour féliciter Louis Vlavonou pour son élection à la tête de la 8e législature.
Plaidoirie, ça été également question avec Sa majesté Dr Dè Gbèzé Ayontinmè Tofa IX, roi de Porto-Novo, premier vice-président de la Haute autorité royale du Bénin. Ce dernier dit avoir fait un tour d’horizon de tous les problèmes qui minent la chefferie traditionnelle au Bénin. « Nous avons demandé au président de l’Assemblée nationale de tout faire pour que la chefferie traditionnelle soit régie par une loi et dotée d’un siège au Bénin. Il faudrait nécessairement que nous soyons reconnus constitutionnellement et que notre situation soit revue », plaide Sa majesté Dr Dè Gbèzé Ayontinmè Tofa IX, roi de
Porto-Novo, premier vice-président de la Haute autorité royale du Bénin.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 20 juin 2019

Du 12 au 13 juin dernier, s’est tenue à Glazoué dans le département des Collines, la 26e assemblée générale annuelle (exercice clos 2018) de la Faîtière des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel
(Fececam-Bénin). Une rencontre statutaire regroupant tous les sociétaires de l’institution marquée par plusieurs activités, notamment l’adoption des bilans de l’exercice 2018 et l’élection d’un nouveau conseil d’administration.
C’est la commune de Glazoué qui a accueilli cette année la 26e rencontre annuelle des sociétaires de la Fececam. Cette assemblée générale a été marquée par plusieurs activités. Il s’agit de la remise d’un module de trois classes d’une valeur de vingt-cinq millions (25 000 000) F Cfa au collège de Okétan à Glazoué, le lancement du livre du professeur Félix Iroko sur l’histoire du réseau intitulé « 40 ans de microfinance » puis la réunion statutaire des sociétaires consacrée à l’adoption des bilans d’activités et l’élection d’un nouveau conseil d’administration dirigé désormais par Innocent Fayalo. Ce dernier vient remplacer Idrissou Mouhamadou qui est à la tête du Conseil d’administration depuis 2017.
Pour cette assemblée générale exercice clos 2018, l'instance suprême du réseau et presque tous les sociétaires étaient présents à Glazoué. Elle a regroupé les délégués des 33 Clcam que compte le réseau. Occasion également pour les délégués à l'assemblée d’élire les nouveaux membres des différents organes pour remplacer les anciens qui sont en fin de mandat. Les trois organes de décision de la Fececam sont le Conseil d'administration, le Conseil de surveillance et le Comité de crédit.
Pour les différents intervenants lors de cette rencontre, notamment le président sortant du Conseil d’administration, Idrissou Mouhamadou et le directeur général de la Fececam, Victorin C. Houédanou, s’il y a un mot pour résumer l'orientation stratégique donnée à ce réseau ces dernières années, c'est bien "la performance". Cette valeur, selon le directeur général, dynamise l'ensemble des actions depuis quelques années. C'est la valeur promue en interne afin que chaque agent améliore ses résultats pour permettre à l’institution d'atteindre une performance maximale. Le résultat final étant la satisfaction des clients et des actionnaires.
Le directeur général, Victorin C. Houédanou, précise cependant que le degré de satisfaction se trouve être limité par les difficultés rencontrées jusqu'à présent dans le processus d'obtention de l'agrément pour le lancement de la finance numérique qui devrait permettre de faire un saut qualitatif dans la finance inclusive. Néanmoins, assure-t-il, « nous restons confiants en l'avenir, car les efforts fournis en 2018 ont permis d'améliorer les performances sur beaucoup d’indicateurs de portée. Le ratio de capitalisation a atteint un seuil de 31 % pour conforter la solidité financière et la solvabilité de l’institution. Le crédit a atteint 59,938 milliards de F Cfa d'encours en 2018 contre 51,130 milliards de F Cfa en 2017, soit un accroissement de 17%. Quant à l'encours d'épargne, il est passé de 51,180 milliards de F Cfa à 52,028 milliards de F Cfa en 2018, soit une faible progression de 1,66 % due à la concurrence et à la conjoncture économique ».
Des performances reconnues et saluées par les partenaires du réseau de la Fececam-Bénin présents à Glazoué. Ils ont émis le vœu que cette institution créée en 1977 garde sa place de leader de la microfinance. En effet, la Fécecam a pour mission d'offrir aux populations urbaines et périurbaines, des services financiers et non financiers en vue d'améliorer leurs conditions de vie tout en assurant la pérennité du réseau.
Il faut dire qu’après l’adoption des bilans d’activités en plénière, les sociétaires ont procédé au renouvellement des organes dont le Conseil d’administration, dans la soirée du jeudi. Pour clôturer les travaux, les meilleurs agents ainsi que les meilleures entités ont été distingués pour le travail abattu au cours de l'exercice 2018. Un prix genre a été décerné également à la Caisse qui a le plus fort taux de femmes dans les organes. Ainsi, 32 prix ont été décernés aux acteurs du réseau Fececam pour un montant total de treize millions quatre cent mille (13 400 000) F Cfa.

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu, ce mercredi 12 juin, avec plusieurs délégations et personnalités dont l’ambassadeur de la République de Cuba près le Bénin, Yenielys Vilma Regueiferos
Linares, porteur d’un message de félicitations du président du Parlement cubain, Estéban Lazo Hernandez à son homologue béninois.
« J’ai remis au président de l’Assemblée nationale une lettre de félicitations du président de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire de la République de Cuba, Estéban Lazo Hernandez, pour son élection le 17 mai dernier », a confié l’ambassadeur de la République de Cuba près le Bénin, Yenielys Vilma Regueiferos Linares à sa sortie d’audience, ce mercredi 12 juin, du cabinet du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Le diplomate cubain salue la qualité de cette audience qui leur a permis d’échanger sur les défis des deux Parlements avec en ligne de mire le travail des commissions permanentes.Yenielys Vilma Regueiferos Linares dit apprécier la solidarité des groupes parlementaires d’amitié entre le Bénin et Cuba, qui ont été constitués sous les différentes législatures. Le diplomate cubain a saisi l’occasion pour présenter au président Louis Vlavonou un bref aperçu sur le Parlement de Cuba. Lequel est à la 9e législature avec 605 députés dont 53,22% sont des femmes et 287 sont des délégués de district. Faisant toujours un retour sur l’histoire parlementaire de son pays, l’hôte du président de l’Assemblée nationale rappelle que la nouvelle Constitution de la République de Cuba a été proclamée, en avril dernier, par le Parlement cubain et approuvée par 78% des électeurs lors du référendum. Yenielys Vilma Regueiferos Linares n’a pas manqué de marteler qu’avant ce vote référendaire, la nouvelle Constitution a été soumise à la consultation de l’ensemble de la population cubaine.
Le président de l’Assemblée nationale a reçu ensuite plusieurs autres délégations dont celles de Roland Alavo, développeur informatique, promoteur de Rab Tech et chef du projet Tosin, du comité de gestion de la Mutuelle du personnel de l’Assemblée nationale (Mupan) conduit par son président Geoffroy Assah et de Sunnu assurance Vie Bénin avec à sa tête le directeur commercial de cette société, Landry Djété sans oublier le conseil communal d’Ifangni, commune d’origine du président de l’Assemblée nationale. Le président Louis Vlavonou a abordé des sujets de préoccupations diverses avec ces différentes délégations.
Déjà mardi 11 juin dernier, le président de l’Assemblée nationale, avait reçu en audience à son cabinet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, une délégation des femmes du parti de l’Union progressiste et les maires des communes du Plateau conduits par le préfet Daniel Valère Sètonnougbo. Ces derniers étaient venus, à tour de rôle, présenter de vive voix leurs félicitations au président de l’Assemblée nationale, suite à son élection au perchoir le 17 mai dernier et lui faire part de leurs attentes respectives.

La campagne pour l’élection des représentants des médias à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) 6e mandature suit son cours. Parmi les quatre candidats en lice dans la catégorie presse écrite, Guy Constant Ehoumi dévoile sa vision pour une presse radieuse et professionnelle.
Guy Constant Ehoumi, candidat à l'élection à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication dans la catégorie presse écrite, ambitionne de rehausser l’image de l’institution de régulation des médias, une fois élu. Et pour y arriver, il décline sa vision qui s’articule autour de trois points fondamentaux. D’abord, il entend rapprocher les professionnels des médias de la Haac. Il explique qu’il s’agira de créer un cadre de concertation plus ou moins formel entre les acteurs des médias et la Haac. Il note qu’il fera de la régulation un moyen d’adressage des questions relatives à la régulation des médias plus étroite avec l’Observatoire de déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem). Pour lui, la signature d’une convention dans les brefs délais définira le cadre réglementaire de cette dynamique. Ensuite, il entend replacer la Haac dans sa mission de protection de la liberté de la presse. Guy Constant Ehoumi prenant appui sur la Constitution béninoise en son article 24 indique que « la liberté de la presse est reconnue et garantie par l’Etat. Elle est protégée par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication dans les conditions fixées par la loi organique». Et sur cette base, le candidat pense solliciter le concours des autres conseillers afin d’améliorer l’image de l’institution pour qu’elle garantisse et assure la liberté et la protection de la presse ainsi que tous les moyens de communication. «Nous veillerons au respect de la déontologie, à l’égalité de traitement entre tous les acteurs en matière de presse», a-t-il précisé.
Le dernier point sur lequel Guy Constant Ehoumi promet de se pencher, une fois à la Haac, concerne l’amélioration de l’environnement économique des professionnels des médias. Selon lui, les médias ont aujourd’hui des problèmes de crédibilité avec les populations à cause de la paupérisation de leur environnement. « Tout en prenant compte la migration de l’analogique vers le numérique, nous œuvrerons pour que le professionnalisme soit le leitmotiv des acteurs des médias mais dans un cadre qui assure la pérennité des entreprises de presse », a-t-il annoncé. Guy Constant Ehoumi a également mis l’accent sur la formation des acteurs des médias, toutes tendances confondues, la suppression des redevances qui va permettre un meilleur investissement dans les conditions de vie et de travail des journalistes et enfin la valorisation de la carte de presse accompagnée de l’assurance maladie pour tous.

L’athlète international béninois de Taekwondo, Jéhudiel Kiki, 24 ans, catégorie senior -68 Kg s’est adjugé, dimanche 9 juin dernier, la médaille de bronze à l'Open d'Autriche de Taekwondo. Plusieurs fois champion du Bénin et l’un des six athlètes béninois bénéficiaires des bourses de la Solidarité olympique, il vient de faire retentir l’hymne national à Innsbruck en Autriche.
Le Bénin est monté sur la troisième marche du podium à l'Open d'Autriche de Taekwondo grâce au boursier olympique Jehudiel Kiki. Le jeune athlète a remporté la médaille de bronze à cette compétition qui s’est déroulée du 7 au 9 juin dernier à Innsbruck. Médaillé d'or lors de la 38e Coupe internationale Reutlingen en Allemagne, en janvier dernier, Jéhudiel Kiki vient de faire une fois encore la fierté du Bénin et de la famille du Taekwondo en particulier. Comme à son habitude, il a su puiser dans ses potentialités pour s’imposer face à des athlètes venus du Niger, de la Slovaquie et du Danemark. Il fait notamment parler son savoir-faire et son adresse lors des combats.
L’athlète au parcours élogieux s’est imposé respectivement face au Danois 7-6, au Slovaque 15-5, au Nigérien 6-4 avant de tomber face au Croate 10-18. Faut-il le rappeler, Jéhudiel Kiki a connu le haut niveau depuis juin 2010 lors de la Coupe du monde francophone de la discipline à Cotonou. Il a à son actif beaucoup d’autres médailles, notamment lors des Jeux africains juniors à Rabat au Maroc en 2010, lors de la Coupe Onatel à Ouagadougou
en 2014, de la Coupe du Monde francophone en 2016 et du Tournoi international de l’Amitié à Lomé en 2017. Après cette médaille de bronze, Jéhudiel Kiki n’a pas baissé les bras ; il se prépare pour l'Open de Luxembourg qui aura lieu le week-end prochain n

La maladie virale dite de la dengue nécessite des dispositions particulières pour se prémunir contre ses conséquences. C’est un appel du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, contenu dans un communiqué en date du 7 juin 2019. « Chères populations, la dengue est une maladie qui sévit chez nous.
Elle est dangereuse et tue très rapidement lorsqu’on prend certains médicaments, notamment des anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l’aspirine, l’ibuprofène, le diclofénac », a informé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Poursuivant, il a déclaré que la dengue est transmise par les piqûres de moustiques et se manifeste par la fièvre suivie de courbatures, maux de tête ou de ventre, vomissements simples ou avec du sang, douleurs articulaires, fatigue, saignements souvent mortels. Face à ces signes, rendez-vous immédiatement au centre de santé le plus proche, a conseillé le ministre.
Au titre des conseils pratiques pour lutter contre la dengue et repousser sa propagation loin des familles et des communautés, il revient à chacun d’assainir son cadre de vie en le rendant propre. Aussi, est-il conseillé de détruire les gîtes de larves de moustiques, pulvériser les domiciles, utiliser des crèmes répulsives ou prioritairement la moustiquaire imprégnée à longue durée d’action. Il faut rappeler que l’observance des règles sus-citées éviterait des ennuis de santé à la population.
Alexis METON

Les députés à l’Assemblée nationale ont adopté, ce jeudi 6 juin, les modalités et la clé de répartition des représentants de la huitième législature au sein des Parlements régionaux et de certaines institutions nationales. Ils se retrouvent donc en plénière, jeudi 13 juin prochain, pour finaliser et valider les noms des 26 représentants qui seront retenus.
A l’unanimité, les députés ont adopté, ce jeudi 6 juin, à l’hémicycle, les rapports de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme relatifs aux modalités et à la clé de désignation des représentants de l’Assemblée nationale au sein des Parlements régionaux et des institutions nationales. Les Parlements régionaux concernés sont le Parlement panafricain, le Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Cip/Uémoa) et le Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). L’Assemblée nationale a quinze sièges à pourvoir au niveau de ces trois Parlements régionaux à raison de cinq postes par institution. Les trois institutions parlementaires supranationales ont fait l’objet de rapport unique. Lequel rapport définit la clé de répartition des sièges retenant le principe à valeur constitutionnelle de représentation proportionnelle majorité/minorité. Sur la base de cette clé, trois sièges reviennent à la majorité parlementaire c’est-à-dire l’Union progressiste forte de 46 députés et deux sièges à la minorité parlementaire, le Bloc républicain composé de 37 députés. L’Union progressiste s’en sort, au total, avec neuf sièges contre six pour le Bloc républicain après la répartition des quinze sièges à pourvoir pour le compte des trois Parlements régionaux. Mais si pour les Parlements régionaux, la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme présidée par le député Orden Alladatin a présenté un rapport unique, à propos des modalités et de la clé de répartition des sièges au sein de certaines institutions à caractère national, elle a procédé au cas par cas. Ici, il y a au total onze sièges à pourvoir par la Représentation nationale à raison de six au titre de la Haute cour de justice (Hcj), deux à la Commission béninoise des Droits de l’Homme (Cbdh) et trois pour le compte de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (Apdp). La clé de répartition adoptée hier partage équitablement les six postes de la Haute cour de justice entre les deux groupes parlementaires, c’est-à-dire trois sièges pour l’Union progressiste et trois pour le Bloc républicain. Les deux sièges en jeu au niveau de la Cbdh sont également équitablement répartis à raison d’un siège de part et d’autre.
Cas des députés réélus
En ce qui concerne l’Apdp, l’Union progressiste s’en sort avec deux sièges et le Bloc républicain un siège, en vertu toujours du principe à valeur constitutionnelle de la représentation proportionnelle majorité/minorité sur la base de laquelle la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme a fait tout le partage des sièges. Les quatre rapports présentés ont été entérinés par tous les députés présents et représentés. La plénière a été ensuite suspendue pour permettre aux deux groupes parlementaires de tenir les pourparlers nécessaires. Ces négociations sont indispensables d’autant que certains députés de la septième législature sont réélus. Et les textes qui organisent la plupart de ces Parlements régionaux et autres institutions à caractère national prévoient que soient reconduits au sein de ces organismes les députés qui ont renouvelé leur mandat pour leur permettre de continuer à garder leur position. Il s’agit des députés Bida Youssoufou, David Gbahoungba et Nazaire Sado actuellement membres du Parlement de la Cedeao, Lucien Houngnibo, Sossou Dakpè et Janvier Yahouédéhou pour le compte du Cip/Uémoa, Rosine Dagniho et Justin Agbodjété au titre du Parlement panafricain. Au niveau de la Haute cour de justice, on retrouve les députés Adam Bagoudou, Janvier Yahouédéhou et Benoît Dègla, Wallis Zoumarou et Valère Tchobo du côté de l’Apdp et Rosine Dagniho à la Cbdh. Tous ces députés réélus devraient conserver normalement leurs postes au sein de ces différentes structures nationales en tenant compte du quota de sièges qui revient à chaque groupe parlementaire.
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, président de céans, alors a donné jusqu’à jeudi 13 juin prochain pour permettre aux deux groupes parlementaires d’harmoniser la liste des députés devant occuper les 26 sièges, qui sera ensuite validée par la plénière. Les députés se retrouvent donc le jeudi prochain en plénière pour vider ce dossier de désignation de leurs représentants au sein des Parlements régionaux et institutions à caractère national, une tradition en début de législature de l’Assemblée nationale.

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu, ce mercredi 5 juin, avec trois délégations dont celle du bureau du Parlement des jeunes du Bénin.
Le bureau du Parlement des jeunes du Bénin (Pjb) a été la première délégation reçue ce mercredi 5 juin, par le président de l’Assemblée nationale. Celle-ci est allée présenter ses félicitations au président Louis Vlavonou et lui faire l’état des lieux de l’institution sous tutelle de l’Assemblée nationale. « Le président de l’Assemblée nationale du Bénin vient d’être élu et nous sommes le parlement des jeunes, une institution sous tutelle de l’Assemblée nationale, il était de bon ton que nous puissions venir auprès de l’autorité parlementaire nouvellement élue pour lui présenter d’abord nos vives félicitations et lui faire ensuite l’état des lieux de l’institution que nous représentons », a confié Aymard Konty, président du Parlement des jeunes du Bénin. Selon lui, le Pjb qui est à sa deuxième mandature fonctionne normalement, administrativement et techniquement, tel que prévu par les textes, depuis son installation en 2017 pour un mandat de trois ans. Toutefois, tout ne tourne pas totalement rond. La délégation a exposé les difficultés au président de l’Assemblée nationale qui y aurait accordé une oreille attentive. « Nous sommes en train d’initier des propositions de lois à déposer sur la table du bureau de l’Assemblée nationale dans le but de favoriser l’emploi et l’employabilité des jeunes du Bénin, puisqu’actuellement, nous remarquons que nous sortons nombreux des universités et l’Etat ne peut pas nous embaucher tous. Donc, il faille que nous trouvions des mécanismes pour que chacun, de son côté, puisse trouver son pain », ajoute-t-il.
Aymard Konty dit avoir des raisons d’espérer pour la résolution de ces problèmes au regard du parcours exaltant du président Louis Vlavonou qui a milité tout le temps en faveur des jeunes, des femmes à travers des initiatives de propositions de lois dans ce sens. Le président du Parlement des jeunes du Bénin loue le sens d’écoute de Louis Vlavonou qui a donné des instructions fermes à ses collaborateurs à l’effet d’organiser très prochainement une séance de travail pour discuter de toutes les préoccupations soulevées pour la bonne marche du Parlement des jeunes du Bénin.
Louis Vlavonou s’est entretenu ensuite avec une délégation du Réseau africain des personnels des Parlements (Rapp), un cadre de concertation apolitique et professionnel qui a pour but de renforcer les capacités du Parlement et de promouvoir le travail bien fait pour donner une bonne image de l’institution parlementaire. Selon le président du Rapp, Parfait Vidécé Comahoué, le président de l’Assemblée nationale a loué la démarche avant de promettre de travailler avec le réseau pour la réussite de la mission à lui assignée.
Le président Louis Vlavonou a bouclé la série de ses audiences de ce mercredi, avec une délégation du Collectif des jeunes cadres de la commune de Bantè. « Nous avons sollicité une audience auprès du président de l’Assemblée nationale pour lui expliquer un peu la situation sociopolitique de la commune pour Bantè. Nous comptons sur son dynamisme, sa capacité pour nous aider à trouver des issues favorables pour sortir la jeunesse de cette mauvaise situation », confie à la presse, le porte-parole de la délégation, Faustin Arouko. Il dit avoir saisi l’occasion pour plaider que les actions de l’Assemblée nationale, 8e législature, soient orientées surtout vers la jeunesse qui a besoin d’être motivée.

( Quatre autres condamnés et deux relaxés )
L’ex-préfet du Littoral Modeste Toboula a été condamné à 12 mois d’emprisonnement ferme et à deux millions F Cfa d’amende par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) qui a rendu son verdict ce lundi 3 juin, dans l’affaire de bradage de domaine de l’Etat sis au quartier de Fiyégnon 1 dans le 12e arrondissement de Cotonou.
Il est retenu contre lui l’infraction d’abus d’autorité pour laquelle le ministère public représenté par le procureur spécial près la Criet, Gilbert Ulrich Togbonon a requis contre lui, lors de l’audience du lundi 27 mai dernier, la peine de 18 mois d’emprisonnement ferme et un million F Cfa d’amende. Modeste Toboula, placé sous mandat de dépôt le 20 février dernier, retourne donc en prison pour purger le reste de sa peine estimé à neuf mois environs. La cour a fixé également sur leur sort tous les six autres prévenus du dossier incarcéré le même jour que l’ancien préfet du Littoral. Ainsi, les sieurs Basile Djossouvi et Basile Kougblénou ont été relaxés purement et simplement. Ils recouvrent donc leur liberté. Quant Magloire Saïzonou et aux géomètres Clément Dari et SalifouAssah, ils ont écopé chacun de cinq ans d’emprisonnement ferme et d’une amende de cinq millions FCfa. La cour a suivi ici les réquisitions du ministère public qui a requis la même peine. Mais avant d’y arriver, la cour a requalifié les faits de complicité d’abus de fonction et de délit d’initié à l’égard des prévenus Clément Dari et SalifouAssah. Elle a retenu les infractions de fausse attestation et de complicité de stellionat contre Clément Dari et de complicité de fausse attestation et complicité de stellionat contre son collègue SalifouAssah. Magloire Saïzonou a été retenu pour les faits de stellionat. Poursuivant son verdict, la cour condamne René Ganmavo à 12 mois d’emprisonnement ferme et à 100 mille Francs Cfa d’amende pour l’infraction de fausse attestation.
Mais cette sentence est jugée trop lourde par les avocats des prévenus qui menacent de faire ce même lundi 3 juin, un pourvoi en cassation du verdict devant la Chambre judiciaire de la Cour suprême.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Photo : archives Toboula