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Nouvelles

Deuxième séance de remise de lots du jeu-tombola Mtn MoMo: Douze motos et 150 bons de 20 000 FCfa distribués aux gagnants

Le réseau Mtn à travers sa branche Mobile Money (MoMo) a remis, vendredi 22 décembre dernier, les lots aux gagnants du jeu tombola Mtn MoMo, après la première vague servie, vendredi 8 décembre dernier. Au total, 12 motos et 150 bons d’achat de 20 000 francs Cfa ont été distribués. C’était sur l’esplanade du stade Mathieu Kérékou à Cotonou où est installé un village MoMo jusqu’au 15 janvier 2018.

« Cela me fait plaisir de gagner ce bon de 20 000 francs Cfa. Je ne savais pas que c’est réel. Mais je viens de découvrir qu’on peut effectivement gagner le jeu-tombola Mtn MoMo. » Très enthousiaste, vendredi dernier, Aurès Gbaguidi contenait à peine sa joie, quand elle a été appelée à prendre son bon d’achat. Comme elle, ils sont au total 162 à manifester cette joie lors de la cérémonie de remise des lots, vendredi dernier. Au total, 150 bons de 20 000 F Cfa et 12 motos de marque Jianshe et Tvs ont été distribués aux gagnants.
Selon le directeur de Mtn MoMo, Virgile Toffodji, il y a quelques années, cette aventure Mobile money a commencé. Il rappelle que depuis 2006 que les activités ont effectivement démarré, les services sont allés au-delà du basique, apportant ainsi un plus dans la vie de plus d'un million d'abonnés qui opèrent chaque jour pour diverses transactions.
« Aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer qu’au sein de notre grande famille, plus d’un million de membres utilisent MoMo tous les jours », se réjouit le directeur de Mtn MoMo. C’est pourquoi, il a été décidé de célébrer avec ces membres les moments MoMo sur la période du 15 novembre 2017 jusqu’au 15 janvier 2018. Soit huit semaines ou deux mois à travers des jeux, promotions, démonstrations et beaucoup de cadeaux. Au cours de cette période, il y a au total 600 bons de 20 000 francs d’achat et 48 motos à gagner.
Avec l’organisation de la tombola, Mobile Money, selon Virgile Toffodji, veut marquer un arrêt pour féliciter ses clients. C’est pourquoi, c’est la période des fêtes de fin d’année qui a été choisie, justifie-t-il.

Fierté du directeur général de Mtn MoMo

Virgile Toffodji déclare qu’il est fier du fait que les gens fassent confiance à Mtn pour cette opération. Et contrairement aux intoxications, il souligne que cette opération de transfert d’argent du réseau Mtn est autorisée et surveillée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). « Nous y avons mis beaucoup de sécurité. Pas d’inquiétudes pour ceux qui s’adonnent à l’opération », rassure-t-il.
De même, le jeu-tombola est organisé sous la supervision de l’huissier de justice Brice Octave Topanou. « Je suis là pour mettre en confiance les gagnants », souligne-t-il. « Je certifie sincères les résultats », indique-t-il avant d’affirmer que le jeu est validé.
Il faut rappeler que pour chaque transaction, Mtn Mobile money effectuée de plus de 1000 francs Cfa, l’abonné marque des points. Et plus, il multiplie les transactions, plus il cumule les points et augmente ses chances d’être tiré au sort et de gagner l’un des nombreux lots mis en jeu, a expliqué le directeur général. « Nous allons travailler à vous mettre à disposition des produits plus innovants », promet-il.
Virgile Toffodji précise que Mtn Mobile money est désormais en partenariat avec certaines banques pour permettre aux clients de pouvoir envoyer de l’argent de leur compte bancaire vers Mobile money et aussi faire l’opération inverse.
Quant au partenariat avec d’autres structures comme les supermarchés, Mont Sinaï, Franc prix, Erévan, et des pharmacies, il faut simplement acheter des produits, acheter de recharge ou le réabonnement Canal+ et payer par Mobile money pour gagner 20 points, de même que le transfert de Mtn vers Mtn. Mais le transfert de Mtn vers d’autres réseaux et vers un autre pays de la sous-région, donne droit à 10 points?

Des villages MoMo installés

En dehors de la ville de Cotonou où il est installé un village MoMo depuis le 20 décembre dernier et ce jusqu’au 15 janvier 2018, sur l’esplanade du stade Mathieu Kérékou, il est également installé dans certaines villes du Bénin des villages MoMo où les usagers peuvent continuer à bénéficier des services de l’opération comme l’ouverture de compte MoMo. Dans ces villages, sont également disponibles la mise à jour des données clients ou la finalisation de l’enregistrement client, l’assistance liée au compte Mtn MoMo et l’achat de téléphone ou de lampes solaires à prix modéré.
Le calendrier des villages MoMo installés se présentent comme suit :

Villes Période Lieux
Kandi 20 au 24 décembre 2017 A côté de l’auto-gare
Parakou 27 au 31 décembre Guéma à côté de la CLCAM
Bohicon 3 au 7 janvier 2018 Espace opposé à Photo Labo
Porto-Novo 10 au 14 janvier 2018 Face marché Ouando
Cotonou 20 décembre 2017 au 15 janvier 2018 Esplanade Stade Mathieu Kérékou

Société 28 déc. 2017


Microfinance et chocs externes subis par les clients: Comment renforcer la résilience des Systèmes financiers décentralisés

Inondation, sécheresse, pluie torrentielle, et ralentissement de la croissance dus aux incertitudes géopolitiques sous-régionales, grands travaux ou encore libération des espaces publics... Ce sont autant des causes de chocs socioéconomiques et naturels auxquels sont exposés les systèmes financiers décentralisés (Sfd) et leurs clients qui doivent composer avec les contraintes que cela implique.

Afin d’être préparé au mieux à faire face à un choc externe et optimiser le rendement des micros et petites entreprises, il est primordial qu’un Système financier décentralisé (Sfd) anticipe et surveille les risques associés à toutes ses opérations, activités, fonctions ou processus. C’est le conseil du consultant Léandre Adjovi aux directeurs généraux des Sfd. A l’occasion de la dernière rencontre statutaire organisée par l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés, la semaine écoulée, il a insisté sur le fait de minimiser les risques de pertes dans les activités, saisir les opportunités et réduire les incertitudes. Cela permet aussi, selon le consultant, de respecter à la fois les exigences des autorités locales réglementaires, puis de réaliser la vision et la mission de l’institution.
Pour atteindre ces objectifs, Léandre Adjovi propose la mise en place d’un système proactif comprenant l'identification des risques ainsi que les mesures/critères et paramètres de performance. Ces mesures ou critères permettent au Conseil d’administration du Sfd et à la direction générale d’opérer des choix responsables en fonction des risques et opportunités. Ainsi, l’absence d’anticipation peut affecter dangereusement le portefeuille qui est la source de revenu la plus importante. L’exercice, au cours de la dernière rencontre, a consisté à échanger sur les enseignements tirés de telles situations par le passé avant de donner en tant que praticiens de la microfinance quelques conseils.
La communication présentée par le consultant lors de la rencontre, a montré que le secteur de la microfinance au cours de l’année 2017 a reçu un contrecoup. Ce choc est dû au ralentissement de l’économie béninoise en général et en particulier du petit commerce avec des performances qui mettent les Sfd sur la braise.
Selon l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd), le portefeuille à risque à 90 jours des Sfd s’est dégradé au deuxième trimestre de 2017, passant de 8,2 % au premier trimestre à 9,5% au 30 juin 2017. L’encours de crédits des Sfd estimé à 127,3 milliards F Cfa au 30 juin 2017 est en baisse de 1,2 % par rapport au niveau atteint au 31 mars, soit 128,8 milliards F Cfa.
Pour Léandre Adjovi, il y a baisse probable des résultats ou perte pour l’exercice finissant ; une augmentation du taux de désertion dans plusieurs Sfd et la stabilité, voire l'augmentation des dépôts dans certaines institutions. Face à un choc, il estime qu’il y a des conditions à remplir pour qu’un Sfd reste performant et protège ses clients.

Avant et après le choc

Le consultant propose qu’avant le choc, des procédures et critères des élections clients soient adaptés. Il propose aussi la mise en place d’un plan d’urgence (recensement, interview/mise en garde, accord, Fonds de prévoyance : garantie ou prêts d’urgence). Il va falloir diversifier le portefeuille de prêts, en termes de géographie, de segments de clientèle et de types de prêts. Puis, élargir l'offre de produits financiers avec des produits qui bénéficient à la fois aux clients et à l’institution (micro-assurance, épargne et autres services à valeur ajoutée).
Après le choc, il faut une anticipation à travers des instruments de veille, la capacité d’adaptation et la rapidité d’intervention qui apparaissent comme des caractéristiques indispensables pour qu’un Sfd assure sa viabilité financière ainsi que celle de ses clients.
Dans une première phase après le choc, Léandre Adjovi conseille de faire un bilan. Un bilan qui doit permettre de mettre en place une cellule de travail spécifique à la « crise » ; examiner le plan d’urgence, adapter et réviser les politiques et les procédures ; informer et former les employés sur les nouvelles politiques et procédures. Il faut également mesurer l'ampleur du choc survenu, concevoir et mettre en œuvre un plan de communication et de sensibilisation des clients. Puis enfin, évaluer la trésorerie et assurer un approvisionnement suffisant de liquidités pour répondre aux besoins des clients, sans oublier la gestion du portefeuille de crédits (examen du portefeuille de prêts, constituer des réserves suffisantes pour couvrir les pertes sur prêts).
Au cours d’une deuxième phase, il faut un suivi et une analyse de la situation. Autrement dit, il est question d’assurer le suivi personnalisé des clients ; de modifier la méthodologie de crédit (pas synthétique) et de concevoir si possible de nouveaux produits (selon l’environnement et les besoins identifiés).
Il n’y a donc pas de plan plus efficace pour faire face à un choc externe. Néanmoins, le consultant conseille l’anticipation à travers la conception d’un plan d’urgence, la capacité d’adaptation et la rapidité d’intervention qui apparaissent comme des caractéristiques indispensables pour qu’un Sfd assure sa viabilité financière ainsi que celle de ses bénéficiaires.

Cas pratique

Comme cas pratique, le consultant a pris l’exemple de l’opération de libération des espaces publics. Avant la mise en route de cette action, les Sfd, selon lui, doivent procéder à la création en leur sein d’un groupe de travail sur sinistre ; faire un recensement et des séances de sensibilisation des clients. Ces Sfd doivent faire aussi une revue de la procédure (si nécessaire) ; une prédiction de l’impact possible de l’opération et la sensibilisation du personnel.
Après la mise en route de l’action, les Sfd doivent aussi procéder au recensement des clients en situation ; analyser les informations collectées ; puis un suivi et rapports journaliers ; sans oublier la revue des procédures/critères si nécessaires.
B. S.

Economie 28 déc. 2017


Assemblée générale du Conseil sectoriel pour le dialogue social du Mestfp: Mahougnon Kakpo invite ses collaborateurs à prioriser le dialogue

Le Conseil sectoriel pour le dialogue social du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestfp) tient, les 27 et 28 décembre à Cotonou, sa troisième session ordinaire au titre de l’année 2017. Les travaux de cette assemblée générale ont été lancés, ce mercredi par le ministre de tutelle, Mahougnon Kakpo.

« Chers conseillers, vous savez que nul ne saurait abattre un arbre aussi sacré que l’iroko dans la discorde», a déclaré hier le ministre Mahougnon Kakpo, à ses collaborateurs. Dans ce contexte, l’’iroko’’ représente pour l’homme les multiples problèmes que rencontrent les travailleurs du ministère.
Richard Ahouansou, premier vice-président du Conseil sectoriel pour le dialogue social (Csds) dudit ministère, lui a fait part de ces difficultés avant de solliciter son appui pour la satisfaction des points de revendications. Il s’agit de : l’introduction en procédure d’urgence du rapport d’évaluation financière des huit arrêtés d’application du décret 2015-592 du 21 novembre 2015 portant statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du second degré; l’implication du Mestfp et des partenaires sociaux à toutes les étapes du processus de l’opération de contrôle de la régularité de reversement des enseignants (…) , énumère Richard Ahouansou. Il demande par ailleurs la finalisation de l’élaboration des statuts particuliers des corps des personnels administratifs des trois ordres de l’enseignement, la résolution des problèmes liés à la formation et à la gestion des carrières des enseignants, etc.
Les difficultés ainsi passées à la loupe n’ont pas laissé indifférent le ministre Mahougnon Kakpo. « Depuis ma prise de fonction à la tête de ce département ministériel, nos incessantes et intéressantes rencontres m’ont permis de mieux appréhender l’ampleur des tâches à exécuter pour l’évolution du chantier afin d’éviter les crises inhérentes à notre sous-secteur », a-t-il souligné. « Je suis convaincu que la résolution de ces problèmes réside dans un dialogue franc et sincère, où chacun apportera sa contribution. En tout état de cause, rien ne saurait conditionner ma disponibilité permanente pour un dialogue franc ou sincère en dehors de mon engagement réel et ma franche détermination à défendre les intérêts moraux et matériels des vaillants travailleurs que vous êtes », a-t-il affirmé.
En outre, le ministre a dit sa reconnaissance aux organisations syndicales pour le patriotisme et l’engagement dont ils ont fait preuve, en permettant le bon déroulement du premier trimestre de l’année scolaire en cours, et souhaite qu’il en soit ainsi pour la suite.
Cette assemblée générale du Csds du ministère qui prend fin aujourd’hui permettra, entre autres, aux diverses organisations syndicales de faire le point d’exécution du déroulement des activités pédagogiques du premier trimestre de l’année scolaire en cours, en examinant le niveau d’exécution des recommandations issues de la deuxième session ordinaire dudit Conseil; de faire le point du rapport de synthèse de la journée pédagogique de septembre 2017 ainsi que les modalités de paiement irréversible des primes par virement bancaire ; de suivre une présentation du budget du ministère, gestion 2018 ; de suivre une communication sur le thème : « Visite médicale au profit des enseignants du secondaire, technique et de la formation professionnelle : état des lieux et perspectives ».

Actualités 28 déc. 2017


Bourse régionale des valeurs mobilières: Les Pme ont désormais leur compartiment

La Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) dispose désormais d’un troisième compartiment dédié aux petites et moyennes entreprises (Pme) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Ce compartiment encore appelé « Brvm petites capitalisations » a été lancé, la semaine dernière, et intervient au lendemain des 21 ans de la création de la Brvm.

Au-delà des performances enregistrées depuis lors avec par exemple une capitalisation boursière passée de 1018,9 milliards F Cfa (environ 1,9 milliards de dollars Us) au démarrage à 6 339,9 milliards F Cfa (environ 11,5 milliards Us) au 18 décembre 2017, soit une progression de 522 % pour 45 sociétés cotées contre 35 en septembre 1998, la question de l’accès des Pme restait encore non résolue. Cette problématique était d’autant plus importante que celles-ci représentent plus de 80 % du tissu économique de l’Uemoa et emploient environ 25 % de la population active.
L’histoire de la création d’un compartiment dédié aux Pme à la Brvm remonte à 2012. Elle fait suite à une décision de la Conférence des chefs d’Etat de l’union, relative au financement des Pme. Les autorités de cet espace communautaire avaient alors recommandé la mise en œuvre d’actions relatives à l’admission des Pme/Pmi à la côte de la Brvm. Depuis le mardi 19 décembre dernier, c’est chose faite. Et déjà treize Pme sont pressenties pour être admises à la cotation sur ce tout nouveau compartiment de la Brvm. Celles-ci s’étant clairement manifestées à travers des lettres d’intention qu’elles ont adressées aux autorités de la bourse?
Bruno SEWADE

Economie 28 déc. 2017


Programme de redevabilité dans le Borgou et l’Alibori: Les cellules de participation citoyenne s’approprient le concept

Social Watch Bénin a organisé, ce mercredi 27 décembre à Parakou, un atelier au profit des membres des cellules de participation citoyenne du Borgou et de l’Alibori. C’est pour renforcer leurs capacités sur l’organisation et le suivi des audiences publiques de reddition de comptes, dans le cadre de son programme de redevabilité.

Le développement à la base axé sur les pratiques de bonne gouvernance exige des communes qu’elles intègrent le mécanisme de redevabilité à leurs démarches. D’où l’importance de l’atelier de renforcement de capacités des cellules de participation citoyenne des communes du Borgou et de l’Alibori, sur l’organisation et le suivi des audiences publiques de reddition de comptes qui a eu lieu, ce mercredi 27 décembre à Parakou.
Très active en matière de veille citoyenne, l’Ong Social Watch Bénin travaille pour l’appropriation du programme de redevabilité dont elle est chargée de la mise en œuvre dans ces deux départements. A cela, il faut ajouter celle des différents concepts alliés. Les participants ont également pris connaissance des conditions dans lesquelles peut s’organiser le protocole des sessions de reddition des comptes, en parlant des audiences publiques.
Comment ces sessions s’organisent-elles? Et avec qui sont-elles organisées? Quelles sont les parties prenantes de la redevabilité ? Quels sont les différents types de redevabilité, ainsi que les espaces d’exercice de la reddition de comptes ? Ce sont autant de questions que le président de Social Watch Bénin, Gustave Assah et la vice-présidente, Blanche Sonon, ont abordées au cours de la rencontre.
« La redevabilité ne se décrète pas. C’est une négociation entre demandeurs et offreurs. Elle facilite le dialogue autour du rendement de l’exercice d’une responsabilité qui oblige à rendre compte », a indiqué Gustave Assah. « La reddition de comptes est l’exercice de la redevabilité et qui met en jeu les parties prenantes et les techniciens de la mairie », a-t-il poursuivi. Le plus important pour Social Watch Bénin, a confié son président, c’est que les populations comprennent que leur argent est utile à quelque chose.
En matière de pratique de redevabilité au Bénin, fera observer Gustave Assah, beaucoup de communes ont compris, depuis trois ans, la nécessité de sacrifier à cet exercice. « Au départ, il y avait une forte réticence. Une commune comme celle de Sinendé nous avait sérieusement combattus. Pèrèrè, Kalalé et autres qui avaient compris, travaillaient déjà », a-t-il expliqué. Selon lui, la redevabilité et la reddition des comptes offrent plusieurs avantages. Outre la compréhension autour du budget communal, elles empêchent les populations d’avoir des préjugés ou de faire des supputations et de contribuer davantage à la collecte des ressources au niveau local. Elles renforcent la confiance entre les populations et les autorités locales, puis rassurent les bailleurs de fonds.

Société 28 déc. 2017


Recommandations de l’examen périodique universel du Bénin: Le groupe de travail des Osc maintient la veille

Le groupe de travail des organisations de la société civile béninoise sur l’examen périodique universel (Epu) a animé, ce mercredi 27 décembre, une conférence de presse à Cotonou sur l’examen périodique universel du Bénin. Chacun des membres dudit groupe constitué de six organisations a présenté un pan des recommandations auxquelles le Bénin a souscrit par rapport à l’Epu.

C’est autour du thème « Contribution des organisations de la société civile béninoise au suivi des recommandations du 3e cycle de l’examen périodique universel du Bénin tenu à Genève le 10 novembre 2017 lors de la 28e session du Conseil des droits de l’Homme » que le groupe de travail des organisations de la société civile béninoise sur l’examen périodique universel (Epu) a animé, ce mercredi, une rencontre avec la presse. Les six organisations de la société civile que sont Wildaf-Bénin, Acat-Bénin, Close, Esam, Changement social Bénin et Franciscains-Bénin ont focalisé leur message sur ce que font les gouvernants sur la base des engagements ou recommandations auxquels ils ont adhéré par rapport à l’Epu.
Selon Luigi Coppari, président du Conseil d’administration de l’Ong Franciscains Bénin, la conférence de presse constitue le prolongement des activités de plaidoyer que lesdites Ong mènent à l’endroit du gouvernement. L’examen périodique universel est un mécanisme onusien par lequel un Etat est examiné par ses pairs.
Parmi les 198 recommandations formulées, 191 ont été acceptées pendant que 7 ont été rejetées, renseigne Luigi Coppari. C’est justement par rapport aux 7 recommandations rejetées que Ralmeg Gandaho, président de l’Ong Changement social Bénin, relève la nécessité de maintenir la veille. Cela, dans la mesure où ces rejets portent sur la restriction de l’espace civique à travers des menaces à la liberté d’expression (réunion, manifestation, presse).
Me Huguette Bokpè Gnacadja, coordonnatrice de Wildaf-Bénin, s’est appesantie sur les recommandations relatives aux femmes, filles et personnes handicapées. Son combat, retient-elle, vise à veiller sur le respect des engagements portant sur le respect des droits des femmes et des filles contre les pratiques traditionnelles néfastes notamment le mariage précoce, les mutilations génitales féminines et le respect des droits sociaux de base.

Plaidoyer

Fidèle Kikan d’Amnesty international Bénin sur les libertés publiques fondamentales ; Norbert Fanou-Ako, directeur d’Enfants solidaires d’Afrique et du monde et de l’Ong Close sur les droits des enfants et Pascal Zohoun d’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, ont plaidé pour qu’il n’y ait plus sur le terrain une démarcation nette entre les engagements pris et la réalité du respect desdits engagements sur le terrain.
Le groupe de travail des organisations de la société civile béninoise pour l’examen périodique universel (Epu), déclare-t-il, félicite le gouvernement béninois pour les initiatives prises en faveur des droits humains notamment l’amélioration des cadres légal et institutionnel et la soumission de son rapport au Conseil des droits de l’Homme dans le cadre du 3e cycle de l’Epu. Malgré l’adoption et l’entrée en vigueur, la ratification de quelques lois et conventions internationales, la question de l’ineffectivité de la mise en œuvre de ces engagements a fait l’objet de nombreuses recommandations (198) faites par 82 Etats. Lesdites recommandations portent notamment sur la promotion et la protection de l’enfance et de la femme, la mise en place effective de la Commission béninoise des droits de l’Homme, les conditions de détention, la liberté d’expression (réunion, manifestation presse), l’adoption du nouveau code pénal, la commutation de la peine des 14 condamnés à mort, le droit à l’eau, à la santé, à l’alimentation, à la justice.
Le groupe de travail a marqué sa détermination à accompagner le gouvernement dans tous ses efforts pour un changement des politiques publiques sectorielles à travers un suivi rigoureux de la mise en œuvre desdites recommandations?

Société 28 déc. 2017


Volet social de l’action gouvernementale: L’annonce d’un bon cru

Considéré à tort au à raison comme le maillon faible des priorités de développement, le volet social revient désormais au cœur des préoccupations du gouvernement. Le discours du président de la République, Patrice Talon sur l’état de la nation à l’hémicycle, vendredi 22 décembre dernier, en dit long sur les ambitions du Nouveau départ de reconsidérer le secteur.

Le volet social ne sera plus oublié dans les grands discours de gouvernance. Longtemps demeuré quelque peu ‘’le parent pauvre’’ des priorités de développement. Le gouvernement du Nouveau départ entend désormais lui conférer une place de choix. Le message du président de la République sur l’état de la nation dévoile un aperçu des réalisations prochaines au profit du secteur et augure des perspectives heureuses dans le domaine.
Là-dessus, un signal fort avait déjà été donné lors du remaniement ministériel du 27 octobre dernier avec l’extraction des Affaires sociales du portefeuille de la Fonction publique et leur articulation avec le volet Microfinance. Cette réforme dénote de la volonté du pouvoir en place à réorganiser la charpente de l’équipe ministérielle, « pour plus d’efficacité et de performance dans la gestion de ces problématiques », a souligné le chef de l’Etat devant la représentation nationale.
Selon lui, l’action du gouvernement au plan social vise à assurer l’égalité des soins de qualité et des avantages sociaux. C’est la raison d’être du projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), dont les premières prestations seront perceptibles vers la fin de l’année 2018, projette le président Patrice Talon.
« En dépit de la rigueur budgétaire, mon gouvernement a fait du social une des priorités de son action. Il accentuera ses efforts pour que l’année 2018 et les autres à venir riment avec l’amélioration soutenue de la situation de l’emploi et du panier de la ménagère », poursuit-il.
Au-delà des promesses, il importer d’imprimer une nouvelle dynamique à travers plus d’actions tangibles pour dissiper les inquiétudes des partenaires sociaux et combler les attentes des populations. Les Béninois dans leur quête du bien-être s’impatientent de connaître une amélioration sociale. Quatre mois encore et la Rupture aura bouclé le délai des deux années d’attente qu’elle a fixé au peuple dans le cadre de la concrétisation des premiers fruits de sa gouvernance. En attendant, la morosité économique est ambiante et gagne du terrain.
Après le message du chef de l’Etat sur l’état de la nation, ce qui compte désormais aux yeux de nombre de citoyens béninois, ce sont des réalisations physiques portant la marque du Nouveau départ. Des attentes légitimes pour un peuple qui aspire au développement !

Combler les attentes

Pour le président de la République, « la mise en place préalable et déterminante des bases solides pour un développement économique et social durable ne doit pas céder à l’urgence des attentes ». Pour autant, l’on ne peut plus reprocher au peuple son manque de patience.
Du 22 décembre 2016, date du premier discours du chef de l’Etat sur l’état de la nation, au 22 décembre 2017, les Béninois n’ont pas le sentiment que les lignes ont véritablement bougé dans le secteur social, en dehors de la relance de la nouvelle génération du programme de microcrédit aux plus pauvres et la distribution de matériels aux groupements féminins et aux centres de promotion sociale. La réforme phare se limite, aux yeux de certains, au projet Arch. Là encore, seules les réalisations concrètes frappées du sceau de la Rupture pourront les convaincre de ses bonnes intentions annoncées. « Le temps de la fondation qui est toujours un temps non apprécié à sa juste valeur par l’opinion, paraît un temps perdu », reconnaît le président de la République lui-même.
Si l’écho du malaise social se fait de plus en plus persistant et parvient au gouvernement, l’urgence doit aller au-delà des promesses.
« Je connais notre pays. Je connais ses forces et ses faiblesses. Je connais aussi les attentes des populations. Ce sont elles qui nous commandent d’agir comme nous le faisons depuis bientôt deux ans, en dépit des multiples difficultés. Mais prétexter de ces difficultés pour ne rien changer serait comme organiser un suicide collectif », assure le président Patrice Talon.
Dès lors que le régime en place a posé déjà le diagnostic nécessaire, il lui importe maintenant de circonscrire le mal pour soulager le peuple. Il est attendu plus de dynamisme dans la mise en œuvre effective des réformes sociales afin de combler la soif des populations. Le souhait pour l’exercice du chef de l’Etat devant la représentation nationale en 2018 serait qu’il s’attarde sur le bilan au profit du secteur social au détriment des promesses.
L’heure de l’action doit donc sonner pour amorcer le décollage économique et social tant attendu. 2021, c’est aujourd’hui?

Actualités 28 déc. 2017


Mobilisation autour du Ravip: Un mouvement d’ensemble des leaders politiques à Parakou

Bientôt deux mois que le Recensement administratif initial à vocation d’identification des populations (Ravip) a commencé sur toute l’étendue du territoire national. Se faisant enrôler, mardi 26 décembre dernier à Parakou, le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, le député Rachidi Gbadamassi et le maire Charles Toko ont appelé la population à ne pas relâcher la mobilisation autour de l’opération.

L’opération du Recensement administratif initial à vocation d’identification des populations (Ravip) se poursuit à Parakou. Mobilisés pour sa réussite, le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, le député Rachidi Gbadamassi et le maire de Parakou, Charles Toko, se sont fait enrôler, mardi 26 décembre dernier, pour montrer le bon exemple. Accompagné du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, les trois personnalités politiques ont sacrifié à cette exigence au centre d’enregistrement du campus de l’Université de Parakou. L’occasion leur a permis d’échanger avec les agents pour s’enquérir du déroulement de l’opération. Ils étaient également à Titirou et au Caeb, respectivement dans les premier et troisième arrondissements.
Tout se déroule sans difficultés majeures, ont-ils fait constater. L’implication des chefs quartiers permet de régler les quelques au cas où des citoyens ne disposent de la moindre pièce exigée pour se faire enrôler.
Sur le terrain l’engouement de la population parakoise pour l’opération les a réjouis. Ils l'ont toutefois appelée à ne pas relâcher la mobilisation. Le ministre Samou Séïdou Adambi a invité les populations béninoises à ne pas attendre les derniers jours pour aller se faire enrôler. Quant au maire Charles Toko, il a promis de jouer sa partition afin que les objectifs poursuivis par l’opération soient atteints. Après avoir insisté sur l’importance et l’utilité du Ravip, le député Rachidi Gbadamassi a indiqué qu’il est tout simplement un outil de développement.

Actualités 28 déc. 2017


Remise de cadeaux aux écoliers de Lon-Agonmey (Allada): Promouvoir l’excellence en milieu scolaire

L’école primaire publique de Lon-Agonmey, un arrondissement de la commune d’Allada, a abrité, vendredi 22 décembre dernier, la cérémonie de don de kits aux meilleurs apprenants et de distribution de cadeaux aux écoliers de la localité. Les chefs d’établissements ont également été honorés. C’est un geste de Jean-Claude Dossou, deuxième adjoint au maire d’Allada.

Plus de mille cadeaux ont été remis aux meilleurs apprenants, écoliers de Lon-Agonmey, par Jean-Claude Dossou, deuxième adjoint au maire d’Allada. Au cours de cette dixième édition de la cérémonie de distribution de cadeaux, 83 kits scolaires ainsi que des cannettes de sucreries et autres ont été offerts aux démunis. Des chefs d’établissements ont été également gratifiés de présents.

« A notre prise de service en 2008, le taux d’admissibilité était très faible et la déperdition scolaire battait également son plein. Ainsi, après réflexions, nous avons créé deux écoles primaires publiques avec cantines et avons pu construire des modules de classes au collège de la localité », a relaté Jean-Claude Dossou. De là naquit, poursuit-il, l’idée de congratuler les meilleurs pour les encourager à aller de l’avant. « Je suis conscient du travail que les enseignants abattent et je prie Dieu de les récompenser à la mesure de leurs sacrifices », lance-t-il.
Eliane Agondja, responsable des activités ludiques de l’organisation non gouvernementale Casa Grande qui a soutenu l’événement, reconnaît la pertinence du geste du donateur. Pour elle, le deuxième adjoint au maire a été à l’école et exerce cette responsabilité parce qu’il est instruit. Il s’investit dans l’accompagnement des âmes innocentes, parce qu’il en mesure bien la portée. Puisse Dieu le fortifier et le soutenir dans son œuvre, prie-t-il !
Mathias Djigla, ancien maire d’Allada, venu soutenir son ancien collaborateur, frère et ami, a rappelé l’importance attachée aux études. L’éducation, déclare-t-il, est primordiale. Elle permet de s'émanciper et de mieux faire son travail.
Il a félicité et encouragé le donateur qui porte les jeunes âmes sur le chemin de la connaissance.
Mathias Djigla a également saisi l’occasion pour rappeler aux parents, même analphabètes, comment ils peuvent suivre les leçons de leurs enfants.
Arnaud Guendéhou, représentant du chef région pédagogique, a félicité le donateur et encouragé les enseignants à poursuivre l’œuvre d’éducation. Il estime que le donateur doit plaider pour l’aménagement de la piste d’accès à Lon-Agonmey.
Faustin Dangbénon, directeur de l’école primaire publique de Lon Agonmey, a témoigné sa gratitude au donateur et imploré sur lui les bénédictions du créateur.
Les manifestations ont été agrémentées, entre autres, par l’intervention de deux vedettes de la chanson traditionnelle, des jeux dotés de cadeaux?

Société 27 déc. 2017


Inspection de la Cour suprême à Ouinhi, Zagnanado et Covè: Des unités de police et de gendarmerie contrôlées

La délégation de la Cour suprême en mission d'inspection et de contrôle dans les unités de gendarmerie et de police était, ce mardi 26 décembre à Ouinhi, Zanagnado et Covè, après les communes des Collines visitées, le week-end écoulé.

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, et la délégation qui l’accompagne étaient en visite d’inspection dans les unités de sécurité de Ouinhi, Zanagnado et de Covè. L’objectif est de rencontrer les agents sur les lieux de travail, de s’enquérir de leurs conditions de travail et de s’assurer de l’effectivité du respect des libertés et des droits de l’Homme dans les centres de détention et de garde à vue.
Visiblement mis au parfum de cette descente inopinée des conseillers de la Cour sur le terrain, les responsables de ces unités ont mis tout en ordre avant l’arrivée des équipes. Dans la plupart des centres de détention inspectés, les cellules sont vides. Pas de gardés à vue et les lieux sont mis au propre. Les cahiers d’écrous et autres registres de transfèrements sont en ordre à quelques exceptions près. Comme tout n’est jamais parfait, les membres de la délégation fouillent bien à fond avant de découvrir quelques failles relatives à des omissions volontaires ou involontaires.
Dans certains commissariats comme celui de Zagnanado, les cellules sont bien nettoyées et laissées ouvertes pour l’inspection. Cependant, au cours des échanges avec les responsables des postes, le président Ousmane Batoko et sa suite ne manquent pas de mettre l’accent sur la nécessité du respect des libertés, des droits de personnes et des procédures. Car, martèle Ousmane Batoko, le renforcement de la confiance des citoyens en leur police, gendarmerie et justice sera le seul ciment pour la paix sociale dans le pays. Une paix qu’on a besoin de sauvegarder à tout prix, ajoutera-t-il.
En effet, fait observer Ousmane Batoko, le respect des libertés et droits de l’Homme ne sont pas encore un acquis dans nos brigades de gendarmerie et commissariats de police. C’est bien conscient de cette réalité que la Cour suprême, institution garante des libertés et du respect des lois, mène la veille.
Au cours des échanges, les Forces de l’ordre n’ont pas manqué de faire part à la délégation de leurs difficultés relatives essentiellement au manque de moyens et à l’insuffisance de personnel. En ce qui concerne le manque de moyens, le cas de la brigade de Laïnta-Cogbé est préoccupant. Elle partage les mêmes locaux avec le chef d’arrondissement. Un bâtiment qui ne dispose ni d’eau, ni électricité. Et, il va sans dire que l’effectif très réduit, à la limite dérisoire, dans ces unités rend parfois les missions très périlleuses. C’est aussi le cas à la brigade de gendarmerie de Banamè dans la commune de Zagnanado. Ici, le chef de brigade, Elie Vignonfodo, et ses éléments sont quotidiennement confrontés au phénomène de la transhumance qui fait tous les jours des victimes. Et pas plus tard que la semaine écoulée, en tentant de refouler des transhumants nigérians qui envahissaient la localité, les forces de l’ordre ont été attaquées. Piégé, un gendarme a eu le bras coupé et son arme Akm emportée jusqu’à ce jour par les assaillants. Ce gendarme blessé serait encore à l’hôpital, selon Elie Vignonfodo.
Reconnaissant toutes ces difficultés, le président Ousmane Batoko a salué la bravoure des hommes en uniforme tout en les exhortant à « tenir debout et rester fiers de leur métier, malgré la modicité des moyens» à eux octroyés, mais surtout à «respecter les procédures, les libertés et les droits de l’Homme». Plus qu’une nécessité, c’est une obligation, insiste-t-il.

Actualités 27 déc. 2017


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