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Les manifestations commémoratives en l’honneur de Nan Zognidi, l’une des épouses du roi Guézo et mère du roi Glèlè, se sont poursuivies le week-end écoulé à Abomey pour mieux faire connaître cette reine-mère aux générations actuelle et future.
Vernissage au palais Sèdéssa, messe d’actions de grâce à la cathédrale Saints Pierre et Paul d’Abomey et une conférence publique à la maison des jeunes de Goho. Tel a été le programme des activités qui se sont déroulées, le week-end dernier, dans le cadre des hommages à la reine-mère du roi Glèlè, Kpodjito Nan Zognidi, dont le but est de rappeler aux générations actuelle future et la place qu’elle a occupée dans l’histoire d’Abomey.
Mahi originaire de Kétou, Nan Zognidi symbolise un trait d’union entre les peuples Fon, Mahi, Nagot et Yoruba divisés par l’histoire. Un hommage qui témoigne du désir de rassemblement de toutes les collectivités de la grande famille royale ainsi que « le rapprochement des peuples Mahi, Yoruba ou Nagot et Fon ».
Selon les témoignages de la lignée des Djêto, Agoï - de son vrai nom - devenue Nan Zognidi, était de teint clair, d'une beauté pure, silhouette fine, captivante, et éblouissante. Elle était de l'ethnie Mahi d'Agonlin-Wogoudo, situé à une douzaine de kilomètres de Kétou. Trois cicatrices raciales sur chaque joue. Repérée par les "agents de renseignement" du royaume du Danxomè, elle fut enlevée et ramenée au Danxomè, puis donnée comme épouse au prince Alavo, enfant du roi Agonglo entre 1789 et 1797. Le prince Alavo décède peu après sans avoir eu de progéniture avec elle. Saisissant rapidement cette occasion en or, le prince Gakpé, futur roi Guézo, la récupéra par lévirat et épousa "l’innocente esclave". Les deux quittèrent Agbomey pour se retrouver entre Ouidah et Agbodrafo au Togo avec le soutien de Don Félix Francisco de Souza. C’est au cours de cette aventure avec le prince qui deviendra le roi Guézo en 1818 qu’elle prit le nom de Francesca.
Au cours des différentes manifestions, les professeurs Albert Tingbé-Azalou, Jérôme Alladayé, Amélie Dégbèlo, Rachida Ayari de Souza et bien d’autres ont rappelé abondamment le rôle joué par cette reine-mère dans l’intégration de ces peuples. Nan Zognidi, comme dans un conte de fée, a été et reste « une figure de proue dans le royaume de Danxomè, qui a aidé ses frères et sœurs Djêto qui étaient dans la misère, dans la pauvreté, dans l'esclavage et qui vivaient l'humiliation. Nan Zognidi, a été l'une des meilleures femmes, auprès de son époux et de son fils, à défendre les communautés Mahi, Yoruba, Brésilienne, Nagot et Fon dans le Danxomè ».
Ayant aussi subi au cours de cette vie de palais les affres de la polygamie, Nan Zognidi s’est bien résignée. Avait-elle été heureuse ou malheureuse avec son époux de roi ? Une chose est certaine, elle n’était pas heureuse au milieu de ces coépouses, renseigne l’Histoire. Elle a bien souffert des angoisses du ménage à plusieurs bien qu’étant la première. Elle meurt en 1857 à l'âge de 81 ans et fut enterrée à Canan.
Il est à noter que plusieurs personnalités concernées par l’évènement ont choisi de boycotter les manifestations de ce week-end à Abomey parce que déçues par certains des récits véhiculés à travers le livre « Une Reine, Trois rois, un Destin » de Toussaint C. Ahomagnon publié pour la circonstance. Ils ont préféré traduire leur mécontentement par le boycott. Un acte déploré par d’autres qui estiment que les mécontents auraient pu être présents pour faire le débat?

Le dossier de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 pourrait refaire surface bientôt à l’Assemblée nationale. Le chef de l’Etat, Patrice Talon, en des termes voilés lors de son message sur l’état de la nation, semble être toujours préoccupé par cette réforme qui a essuyé un échec en avril dernier au Parlement.
L’on ne doit pas être surpris si demain le dossier de révision de la Constitution du 11 décembre 1990 est remis en selle au Parlement. Soit sous forme de projet de loi porté par le gouvernement ou de proposition de loi initiée par des députés. En tout cas, le débat sur cette réforme est loin d’être clos. Il pourrait être relancé bientôt. Et pour cause ! Le chef de l’Etat n’a pas totalement digéré l’échec qu’a enregistré la première tentative en avril dernier. Patrice Talon a clairement exprimé son état d’âme lors de son message sur l’état de la nation, vendredi 22 décembre dernier, face à la Représentation nationale. « Je ne saurais fermer ce chapitre des réformes sans m’arrêter un instant, mesdames et messieurs les députés, sur le projet de révision de notre Constitution dont vous connaissez parfaitement le sort provisoire qui fut le sien », a fait savoir le président de la République. Parlant de sort provisoire, Patrice Talon fait,en réalité, allusion au rejet de la prise en considération du projet de modification constitutionnelle intervenu le 4 avril dernier au Parlement. Lequel a été sanctionné par un score de 60 « Oui » pour le projet, 22 « Non » et 1 abstention.
Ce résultat de 60 voix favorables ne fait pas le compte des trois quarts des députés exigés par la Constitution pour faire passer le dossier à cette première étape de la procédure. Il fallait réunir 63 voix « Oui » au moins pour que l’Assemblée nationale puisse prendre en considération la réforme constitutionnelle et passer aux étapes suivantes du processus. Le gouvernement, en Conseil des ministres, avait pris acte de ce rejet obtenu par la minorité parlementaire qui a fait feu de tout bois pour bloquer le processus.
Le président Patrice Talon revenant sur le dossier, lors du débat télévisé qu’il a fait dans le cadre des festivités du 1er août dernier, avait annoncé que le projet de révision constitutionnelle était désormais derrière lui. Beaucoup en avaient conclu que le chef de l’Etat a fini avec ce dossier et qu’il ne s’en préoccuperait plus avant la fin de son quinquennat. Mais erreur apparemment ! Patrice Talon dit croire toujours que cette réforme est incontournable pour booster le développement du Bénin. « Avec le recul, je continue de croire que cette réforme est nécessaire pour le renforcement de nos institutions démocratiques, la normalisation du paysage politique, la sérénité dans la gestion de l’Etat et la prise en compte de l’urgence sociale », martèle le président de la République. Il n’est donc pas exclu que Patrice Talon réintroduise le dossier dans le circuit parlementaire. Il n’est pas aussi exclu que certains députés du camp présidentiel reprennent le dossier à leur compte pour le relancer comme une proposition de loi. Les 60 parlementaires ayant exprimé le vote « favorable » avaient d’ailleurs exprimé le mardi 11 avril dernier une telle perspective, à la faveur d’une déclaration lue à la tribune de l’hémicycle.
Reste à savoir le sort que le Parlement va réserver encore à ce dossier après l’échec de la première tentative. Mais, a priori, le camp présidentiel n’a pas encore toutes les cartes en mains pour faire passer le projet, s’il a l’intention de réintroduire le dossier. Aujourd’hui, le Bloc de la majorité présidentielle (Bmp) est composé de 61 députés. Ce qui veut dire qu’il lui faudra en plus deux députés au moins pour que le compte des trois quarts des députés exigés soit bon?

L’Autorité de régulation des communications et de la poste du Bénin (Arcep) a récompensé, vendredi 22 décembre dernier à Cotonou, les journalistes lauréats du concours organisé dans le cadre de la célébration de ses dix années d’existence. Au nombre des lauréats figure Kokouvi Eklou journaliste au quotidien national du service public « La Nation ».
Les lauréats du concours organisé pour les dix ans de l’Autorité de régulation des communications et de la poste du Bénin (Arcep) ont été récompensés, vendredi dernier. Au nombre de six soit deux en presse écrite, deux en radio et deux en télévision, ces hommes des médias ont aussi bien usé de leurs connaissances en techniques de collecte et de traitement d’information, que de la qualité de leur plume, pour mettre en exergue les prouesses de l’Arcep en dix ans de fonction, et ce, dans le respect strict des règles déontologiques. Parmi eux figure Kokouvi Eklou, journaliste au quotidien ‘’La Nation’. Il a reçu le deuxième prix de la catégorie presse écrite, constitué d’un trophée, d’un abonnement de six mois à la connexion internet 4 G et d’un chèque de 300 000 francs. Il a su dévoiler en quatre pages, format A4 le rôle stratégique que joue l’Arcep pour la satisfaction des abonnés aux réseaux de téléphonie mobile. «Consommateurs des services de téléphonie mobile, nous avons généralement le sentiment d’être grugés. A travers mon article, j’ai voulu marquer comment l’Arcep, par son rôle de vigile arrive quand même à mettre de l’ordre dans le secteur des télécommunications, pour que nous n’ayons pas toujours ce sentiment-là ; et que nous nous sentions un peu grandis », a déclaré avec satisfaction, Kokouvi Eklou.
Saisissant l’occasion, il a remercié tous ceux qui ont contribué à ce travail, à savoir les responsables des associations de consommateurs.
Avant Kokouvi Eklou, vient Jesdias Likpété qui officie dans l'organede presse intitulé "Le journal de notre époque". Le prix à lui décerné comporte un trophée, un ordinateur portatif Hp Pro-book, un abonnement d’un an à la connexion internet 4G et un chèque de 600 000 francs. C’est ce qu’a aussi reçu comme premier prix dans la catégorie radio, Achille Fatondji de la Radio nationale. A sa suite, il y a eu Ganiath Bello de la radio Capp Fm qui a reçu un trophée, un abonnement de six mois à internet et un chèque de 300 000 francs.
En télévision, ont été retenus Chantal Mèlé de la Télévision nationale et Emmanuel Koukoubou d’E-télé, respectivement premier et deuxième. La première a reçu un trophée, un ordinateur portatif, un an de connexion internet et un chèque d’un million de francs ; tandis que le deuxième en plus du trophée a obtenu un abonnement de six mois à la connexion internet et un chèque de cinq cent mille francs.
Maintenir le cap
Le président de l’Union des professionnels des médias (Upmb),
Franck Kpochémé, heureux de voir les siens primés pour avoir su se démarquer à travers leurs productions, émet un vœu: « Je voudrais souhaiter que les médias puissent ne pas trahir cette marque de reconnaissance de l’Arcep ; et je voudrais souhaiter qu’au-delà de cette célébration, nous puissions renforcer le partenariat ». La vision derrière ce partenariat, c’est de voir des journalistes se spécialiser dans divers domaines, dont celui des Tic, de la régulation ; afin que les productions journalistiques aillent au-delà du factuel pour un maximum de compréhension par la population. Le président de l’Upmb a poursuivi en demandant aux journalistes de pas s’arrêter en si bon chemin car, a-t-il signifié, « c’est un domaine prometteur ».
Le secrétaire exécutif de l’Arcep, Hervé Guèdègbé, a aussi exprimé sa satisfaction de voir des journalistes s’intéresser aux questions liées à la régulation des techniques d’information et de communication. Il a ensuite eu une pensée à l’endroit de tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont accompagné l’Autorité de régulation depuis sa création.
Instaurer le free-roaming au Bénin, c’est l’un des défis que compte relever l’Arcep dans les prochains jours, à en croire les propos de son président, Flavien Bachabi. « Nous avons intérêt à l’Arcep à travailler pour que l’environnement soit beaucoup plus attractif non seulement aux opérateurs, mais également pour les usagers. A travers le free-roaming, nous pourrons permettre à ceux qui quittent ici et qui vont dans les pays voisins de communiquer sans réfléchir », a-t-il préconisé.
Il convient de signaler qu’à l’occasion, les développeurs de start-up ou créateurs d’application n’ont pas été laissés en marge de la célébration. Ayant aussi participé au concours, deux parmi eux ont également été récompensés pendant la cérémonie. Leur tâche a été de créer chacun une application mobile destinée à davantage faire connaître l’autorité de régulation?

L’Association interprofessionnelle du coton (Aic) met tout en œuvre pour la réussite de la campagne cotonnière en cours. Son président, Mathieu Adjovi était, les 21 et 22 décembre derniers, dans les départements du Couffo et du Zou pour s’enquérir de la situation à Aplahoué et Za-Kpota et surtout assister au démarrage de la commercialisation de l’or blanc. L’initiative a été soutenue par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui.
L’Association interprofessionnelle du coton (Aic) met les bouchées doubles pour un meilleur rendement des producteurs de coton. A ce titre, elle œuvre pour la méthode d’intensification qui consiste à utiliser plus d’engrais et surtout d’engrais naturel.
Le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, était, la semaine dernière à Aplahoué dans les villages de Sinlita et Lagbavé 1 dans le Couffo et à Za-Kpota dans le Zou pour s’enquérir des efforts faits par les producteurs de ces localités.
Le comité villageois des producteurs de coton de Sinlita dans la commune d’Aplahoué, compte à la création quarante adhérents dont quinze femmes. Pour la campagne en cours, sur une prévision de 400 ha, les producteurs ont réalisé 654 ha dont 25 sous intensification. Le rendement prévisionnel est de 0,9 tonne à l’hectare.
A Lagbavé, le conseil villageois des producteurs de coton a fait une prévision de 500 hectares, mais ce sont déjà 443 hectares qui ont été réalisés avec une production attendue de 503,14 tonnes de coton. Ces performances réalisées n’ont pas été atteintes sans difficultés. Les producteurs ont été confrontés à la rareté des pluies, à la mise en place tardive des intrants. De même, ces producteurs se plaignent du retard et de l’insuffisance des semences. Selon les paysans, il y a eu entre temps une rupture d’intrants.
Les moyens de transport aussi font défaut, car le paiement des transporteurs se fait avec retard.
Malgré tout cela, le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, s’est dit très satisfait de ce qu’il a vu sur le terrain tout au long du parcours. Une satisfaction qui, selon lui, porte sur le niveau d’organisation des paysans.
Quant aux difficultés liées aux semences, il rappelle que les semences sont le fruit d’un financement. Il affirme qu’il y a une tendance à prendre plus de semences qu’on en a besoin. Pour juguler le problème, un travail technique est en cours.
Réfection des pistes et autres difficultés
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, a démontré au vu du point qui a été fait par les coordonnateurs, qu’une partie des semences a été distraite. Et ce mal, dira-t-il, doit être soigné.
Il rappelle aux producteurs qu’un champ de coton doit être entretenu comme un jardin, donc au quotidien. Pour que le rendement augmente, il conseille aux paysans de cesser d’utiliser des produits non homologués.
« Nous devons généraliser l’utilisation de la technique d’intensification », insiste le ministre en charge de l’Agriculture. Il note un regain de confiance au niveau des exploitants. Car, il est heureux, selon lui, que les producteurs du Couffo aient de l’engouement pour la production du coton. Le niveau d’endettement n’est pas aussi inquiétant.
A l’issue de la tournée, une rencontre a eu lieu à Bohicon entre le président de l’Aic et les producteurs de coton venus des départements du Mono, du Couffo, du Zou, de l’Ouémé et du Plateau. Un bilan à mi-parcours de la campagne cotonnière a été fait à l’occasion. En général, les départements ont été moins arrosés, donc les producteurs étaient dans la désolation, les besoins en semences ont été satisfaits, la mise en place des intrants chimiques de bonne qualité a été faite. La plupart des départements ont connu un taux d’accroissement de la production cotonnière.
D’autres difficultés sont liées à l’insuffisance des agents d’encadrement, au retard dans le paiement de dotation de carburant et des salaires. Il y a insatisfaction par rapport aux entreprises attributaires des marchés de réfection des routes, l’état des routes étant défectueux alors que la campagne de commercialisation a commencé et il va falloir acheminer la production vers les usines. Les entreprises attributaires des marchés de réfection traînent les pas.
Le représentant des égreneurs de coton, Nestor Noutaï, a souhaité que le rythme des récoltes s’accélère pour permettre de vendre du coton de bonne qualité, et surtout permettre aux égreneurs de vendre de bonnes fibres.
Le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, demande surtout aux égreneurs de prendre les dispositions pour que le coton évacué vers leurs usines soit vite égrené pour éviter les mouillages.
En réponse aux doléances des producteurs, Mathieu Adjovi affirme que des dispositions ont été prises pour que les paiements soient faits. Il trouve anormal que les entreprises chargées de réfectionner les voies traînent les pas, une situation qui ne favorise guère le bon déroulement de la campagne cotonnière.
Il salue l’engouement des populations pour le programme d’intensification et a surtout insisté sur la diversification agricole?

Le gouvernement a procédé, samedi 23 décembre dernier à Parakou, à la remise d’un important lot de matériels de transformation, de matériels informatique et bureautique et de jouets aux groupements féminins, des centres de promotion sociale et des enfants en situation difficile des communes de Parakou et de Pèrèrè.
L’autonomisation des femmes et des filles et la promotion du genre occupent une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). C’est à travers la mise en œuvre du Programme d’autonomisation économique de la femme et de la promotion du genre et le Programme dédié aux personnes vulnérables (Ppcv). La remise de matériels de transformation et de jouets, respectivement à treize groupements féminins et à 250 enfants en situation difficile de Parakou et Pèrèrè, samedi 23 décembre dernier, s’inscrit dans ce cadre. Deux associations de couture et de coiffure ont également reçu des équipements pour leur centre de formation. Du matériel informatique et bureautique a aussi été mis à la disposition de deux centres de promotion sociale à Parakou et une à Pèrèrè.
A travers cet accompagnement, a indiqué la directrice générale de la Famille et des Affaires sociales, Mêmounatou Baboni Sinimbou, le gouvernement entend libérer le potentiel des femmes des deux communes.
Pour le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, ces matériels contribueront à l’autonomisation qui constitue « un défi de notre temps » et « un processus complexe ».
Selon le ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, les bénéficiaires ont l’opportunité d’apporter, avec ces matériels de transformation, une valeur ajoutée à l’économie locale. Il s’agit, a-t-elle assuré, d’encourager leur dynamisme, de veiller à leur épanouissement et à leur bien-être au foyer. Elle les a invitées à faire un bon usage des matériels.

Lancées le mercredi 20 décembre dernier, les manœuvres militaires dénommées Baoura 2017 ont pris fin à Bembèrèkè, vendredi 22 décembre dernier. Elles ont permis d’évaluer les capacités opérationnelles de l’Armée de terre à engager, dans un délai réduit, un groupement de forces temporaires contre un ennemi, à rétablir l’intégrité territoriale, puis à participer à la sécurisation des populations et de leurs biens.
L’assaut final de l’exercice de cohésion militaire dénommée « Baoura 2017 » a été effectué, vendredi 22 décembre dernier dans le village de Saoré, à Bembèrèkè. C’était sous la houlette des responsables du haut commandement militaire et devant le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, Fortuné Nouatin.
Au cours de ces manœuvres, les Forces armées béninoises ont démontré leur professionnalisme et leurs capacités opérationnelles à riposter en cas de menaces sur l’intégrité du territoire national. C’est à travers des tirs nourris de l’artillerie, de la cavalerie et des démonstrations au sol. Elles avaient comme principale mission de neutraliser rapidement les forces ennemies venues de la République imaginaire de la Goldhésie. Il s’agit de rétablir l’autorité de l’Etat au nord-est du pays et par ricochet, l’intégrité territoriale.
Par rapport au déroulement de l’exercice et à la prestation du personnel militaire mobilisé, le ministre Fortuné Nouatin n’a pas caché sa satisfaction. Selon lui, il n’y a pas à émettre le moindre doute sur le niveau de formation des troupes béninoises. « La capacité opérationnelle de nos forces armées est maintenue au top. Quelle que soit l’attaque ou la menace, elles sont prêtes à intervenir », a-t-il assuré.
Abondant dans le même sens, le chef d’Etat-major général des armées, le général de brigade, Laurent Amoussou, a félicité tous ceux qui ont contribué à la réussite de ces manœuvres militaires. Comme lui, le chef d’Etat-major de l’Armée de terre (Cemat), le colonel Fructueux Gbaguidi, a promis de travailler pour la sauvegarde des acquis. Faisant suite à l’exercice « Dan 2017 », « Baoura 2017 » a, selon lui, permis d’éprouver les troupes de l’Armée de terre qui sont en poste dans le nord du Bénin.
Dans le cadre de ces manœuvres, environ 800 hommes ont été déployés. En dehors du maintien de la cohésion entre les forces pour laquelle ils ont travaillé, leur présence a également été remarquable aux côtés des populations. A la faveur d’un camp médicalisé, ils ont donné des soins à plus de 500 civils.
En marge de ces manœuvres, le ministre Fortuné Nouatin a visité, jeudi 21 décembre dernier, le Prytanée militaire et le Centre de formation militaire de Bembèrèkè. Il est allé s’enquérir de leur fonctionnement et des difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Des filles et fils d’Athiémé regroupés au sein de l’association dénommée Réseau Midedji ont initié, samedi 23 décembre dernier, un colloque national portant sur les inondations cycliques dues à la montée des eaux du fleuve Mono pour le cas de leur ville. Il a été coparrainé par le ministre Romuald Wadagni et le président de la Ccib, Jean-Baptiste Satchivi.
Depuis plus de 50 ans les populations d’Athiémé, commune du Mono, fuient devant les eaux, rappelle Urbain Amègbédji, président du Réseau Midédji, pour s’offusquer de la passivité face aux inondations qui entraînent des pertes en vies et d’importants dégâts matériels. « Ailleurs, retient-il, les gens dominent la mer, la repousse ». A Athiémè, rappelle-t-on, le rapport aux eaux fluviales est tout autre. Selon certains témoins, la communauté d’Athiémé vit le sinistre des inondations comme une fatalité. En plus des crues naturelles et cycliques, les lâchées d’eaux du barrage de Nangbéto sont indexées comme source de malheur par la population.
Toutes choses que le colloque, estime Urbain Amègbédji, visent à inverser. « Nous avons décidé d’inverser les choses, d’inventer des solutions », déclare-t-il. Pour lui, il ne sera plus question, au sortir du colloque, de fuir un petit fleuve, le fleuve Mono.
Le maire de la commune, Joseph Anani, ajoutera à son tour, que le grand défi reste l’appropriation du fleuve pour en faire une opportunité de développement, avant d’en appeler à une synergie d’actions de tous. Il sera soutenu par les ministres Joseph Djogbénou et Kakpo Mahougnon pour qui, loin d’être un problème, le fleuve est une solution qu’il faut réussir à installer dans les perspectives pour en faire un atout de développement.
Le parrain du colloque, Jean-Baptiste Satchivi, insiste que les débordements du fleuve sont des expressions, des appels pour qu’à l’image de quelques autres localités du monde bordées de fleuve ou de mer, la communauté d’Athiémé y tire son bonheur.
Quelques solutions pour parvenir à l'atteinte de cet objectif seront, par la suite, exposés à travers les communications qui ont meublé la rencontre. Il s’agit des « usages socioculturels et économiques du fleuve Mono », présenté par le professeur Dodji Amouzouvi ; du « Fonctionnement du fleuve Mono : aspect hydrologique et géologique » exposé par l’ingénieur hydrologue-géophysicien, suivie de la communication du Dr Sotelle Houessou portant sur « Inondations cycliques : quelles opportunités socioculturelles pour la commune d’Athiémé ». Ce dernier est le thème central du colloque et a permis au fonctionnaire international, spécialiste en gestion de l’Environnement, Sotelle Houessou de parler, entre autres, de l’existence des niches écologiques, des possibilités d’activités touristiques et de démontrer scientifiquement le rôle régulateur du barrage de Nangbéto qui, à l’en croire, atténue plutôt la pression d’eaux fluviales qui devraient se déverser à Athiémé.
Suite à ces développements et aux débats qu’il a suivi, le ministre Joseph Djogbénou suggère la mise en place d’un comité scientifique de veille pour, dit-il, enrichir les travaux de recherches exposés sur les inondations, le fleuve Mono et ses opportunités. Pour lui, il importe que le Bénin qui se prépare à fêter en 2020, son soixantième anniversaire d’Indépendance, révèle les atouts de son développement. Il propose alors l’élaboration d’un projet phare portant sur la valorisation du fleuve à l’échéance 2020. Selon lui, les maires des communes traversées par le fleuve devraient également se doter d’un creuset de concertation visant à mutualiser leurs forces et promouvoir les communautés riveraines du fleuve.
Avant les travaux proprement dits du colloque, dirigé par l’ancien ministre Lucien Kokou, un cross-country a été organisé à travers la ville. Sont arrivés en tête, les athlètes Emmanuel Mèdébahoun qui a parcouru en 15’46 les quatre kilomètres de la catégorie des garçons et Eymarde Sossou, auteur d’une performance en 15’36, pour une distance de trois kilomètres que les dames ont couru.

Le Conseil des ministres s’est réuni, mercredi le 20 décembre 2017, sous laprésidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef del’Etat, chef du gouvernement.
Au cours de la séance, plusieurs dossiers ont été examinés.
I. Mesures normatives
Sous cette rubrique, le Conseil a adopté deux décrets :
- le premier, portant nomination du liquidateur de l’Agence nationale pour le développement des Energies renouvelables (ANADER) ;
- le second, créant une cellule présidentielle chargée de la politique de développement des Energies renouvelables.
Cette cellule a pour mission de :
- effectuer des études pour l’élaboration, la mise à jour, et faire le suivi de la mise en œuvre de la politique de développement des énergies renouvelables, et l’efficacité énergétique;
- apporter du conseil ou de l’assistance technique en matière de contrôle de la qualité de l'exploitation des infrastructures de production et de distribution des énergies renouvelables ;
- apporter une assistance à maîtrise d’ouvrage pour tous travaux, opérations ou projets relatifs à la politique de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.
En adoptant ce dernier décret, le Conseil des ministres dote notre pays d’un outil indispensable à la conduite efficiente des projets du gouvernement dans le domaine des énergies renouvelables.
II Communications
A ce titre, le Conseil a approuvé les dossiers suivants :
II-1. Apurement des frais de sessions d'assises et autres frais de justice dus au titre de l’année 2017.
L'organisation des sessions d'assises dans les Cours d'appel de Cotonou, Parakou et Abomey, au titre de l’année 2017, ainsi que la tenue des sessions des tribunaux pour enfants, par les tribunaux de première instance de Cotonou, Parakou et Abomey, ont engendré des coûts supplémentaires. Au total, il se dégage un besoin de ressources additionnelles pour la prise en charge des différents frais restant dus dont le montant s'élève à la somme de trois cent quarante-cinq millions neuf cent trente-huit mille six cent soixante-douze (345.938.672) FCFA.
Le Conseil a décidé d'éponger ces arriérés en mettant à la disposition du ministère de la Justice et de la Législation, lesdites ressources additionnelles.
II-2. Acquisition du domaine de la société British American Tobacco au profit de l'Université d'Abomey-Calavi.
Les capacités d'accueil de l’Université d’Abomey-Calavi, au regard du nombre sans cesse croissant d'étudiants, sont largement insuffisantes. Pour offrir de meilleures conditions d’études aux apprenants, le gouvernement a décidé d’acquérir le domaine de la société British American Tobacco, d'une superficie de 07 hectares 55 ares 61 centiares, situé à Ouidah et disposant déjà de bâtiments pouvant être rapidement mis en service après réfection.
Ainsi, certaines entités seront déployées sur le site de Ouidah pour décongestionner le campus d'Abomey-Calavi.
C'est pourquoi le Conseil a autorisé l'acquisition de ce domaine disposant d'un titre foncier, et sa mise à disposition de l’Université d’Abomey-Calavi.
II-3. Dysfonctionnements relevés dans la gestion des subventions du Projet d'Appui à la Croissance Economique Rurale (PACER).
La mise en œuvre du Projet d’Appui à la Croissance économique rurale (PACER) a connu de nombreux dysfonctionnements liés à la mauvaise gouvernance des deux systèmes financiers décentralisés (SFD) que sont la « Coopérative d’Epargne, de Crédit agricole et commercial au Bénin (CECAC-Bénin) » et T« Association pour la Solidarité des Marchés du Bénin (ASMAB- Microfinance) ». Cette mal gouvernance a eu pour conséquence de priver certains bénéficiaires d’une partie de leurs subventions, compromettant ainsi l’atteinte des objectifs du projet.
Le Conseil, prenant acte des dysfonctionnements, a instruit les ministres concernés d’engager les actions appropriées en vue de faire rembourser, sans délai, par ces Sfd, les subventions indûment gardées par devers eux. Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation engagera les poursuites judiciaires subséquentes.
II-4. Construction, exploitation d’une centrale thermique dual-foel de 120 MW sur le site de Maria-Gléta en régime Boot.
Dans le cadre de la poursuite de la politique du Gouvernement, en vue de l’autonomisation énergétique de notre pays, le ministre de l’Energie a fait au » Conseil, le point des négociations pour la construction, l’exploitation, et la maintenance des centrales thermiques dual-fuel, sur le site de Maria-Gleta en régime Boot.
Le Consortium BWSC-AIIM-EN/POWER-IFU a été retenu en raison des avantages de son offre. Celle-ci apporte au projet de construction d’une centrale de 120 MW déjà en cours, une bonification de sa capacité et un gain sur sa durée initiale de réalisation. De plus, la construction de cette deuxième centrale par ce Consortium, permet à notre pays de disposer d’un parc comportant deux complexes identiques au terme de la durée de la convention de concession, conclue pour 15 ans contre 20 généralement pratiquée dans ce domaine.
Il convient de signaler que la prévision de financement, intégrant un réseau de répartition, qui contribuera à améliorer sensiblement la qualité de la desserte de points sensibles (port, zones franches, aéroport de Glo-Djigbé, etc.), a aussi milité en faveur de ce Consortium dont le coût estimatif du projet s’élève à cent vingt-trois (123) milliards FCFA.
Le Conseil a approuvé la communication et instruit les ministres concernés, de procéder à la signature et à l’approbation de la convention de concession, ainsi que d’un contrat d’achat d’énergie avec le Consortium BSWC-AIIM-EN/POWER-IFU.
II-5. Partenariat avec « Paris Hospital Foundations » pour la coordination des évacuations sanitaires et la prise en charge des patients béninois en France.
Le budget national consacre, chaque année, dix (10) à douze (12) milliards de FCFA aux évacuations sanitaires. Dès lors, il urge de maîtriser ces dépenses de santé en attendant la construction d’un hôpital de référence à Abomey-Calavi. Le gouvernement a, dans cette perspective, engagé des discussions avec « Paris Hospital Foundations » (Phf) constitué de trois entités que sont l’hôpital Foch, la Fondation A, de Rothschild et le groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint- Simon.
Ces établissements privés de santé d’intérêt collectif disposent de capacités pour le traitement de nombreuses pathologies, et d'une riche expérience dans l’accueil et le traitement des patients en provenance de l’étranger.
La procédure retenue avec Phf, et les coûts proposés pour les différents actes, permettront de réduire de manière significative le coût considérable des évacuations sanitaires.
Par ailleurs, le partenariat avec Phf favorisera le renforcement de capacités de nos praticiens, à travers des groupes de travail et des stages d’observation au Bénin et en France.
En approuvant cette communication du ministre de la Santé, le Conseil a autorisé la conclusion du partenariat avec Paris Hospital Foundations, qui entrera en vigueur dès janvier 2018.
Le ministre de la Santé a été instruit de rendre compte au gouvernement, une fois par semestre, de la mise en œuvre de cet accord.
II-6. Gestion des aéroports du Bénin.
A la suite du compte rendu du comité ad hoc mis en place par le gouvernement pour définir un meilleur cadre de gestion des aérodromes du Bénin, le Conseil des ministres a autorisé la création d’une société de patrimoine de droit public, pour la détention et la gestion des actifs aéroportuaires du Bénin. Il a été retenu que des sociétés spécialisées soient recrutées pour en assurer la gestion.
A cet effet, le Conseil a marqué son accord aux fins d’engager les négociations avec Aéroport de Paris International pour la gestion de l’aéroport de Cotonou.
II- 7. Autorisation pour la contractualisation de la gestion du Port Autonome de Cotonou.
Le Ministre des Infrastructures et des Transports a rendu compte au conseil, des négociations entreprises avec la Société Port of Antwerp International (PAI) dans le cadre de la gestion du Port Autonome de Cotonou.
Le Conseil, en approuvant ce compte rendu, et en vue d’optimiser la rentabilité du Port, a autorisé la signature du mandat de gestion du Port Autonome de Cotonou avec ladite société, pour un mandat de trois ans renouvelable, sur la base de l’atteinte des indicateurs de performance.
II-8- Evaluation du volet social de Libercom SA. et mise en place d’une administration intelligente
Sous cette rubrique le Conseil a autorisé :
- la sélection d’un cabinet pour l’évaluation du volet social de Libercom SA ; et
- l’extension du déploiement des outils de productivité, de collaboration et de support Microsoft de l’Administration Intelligente (Smart Gouv) à l’Administrative béninoise.
III- Mesures individuelles
Des nominations ont
été rononcées.
Au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique :
Sur proposition du ministre :
Directeur de la Sécurité publique :
Lieutenant-Colonel Stéphane Arcadius N’Dah M’po.
Au ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle :
Sur proposition du ministre :
Directeur des examens et concours :
Monsieur Roger Koudoadinou
Fait à Cotonou, le 20
décembre 2017
Le secrétaire général
du gouvernement,

Les fidèles de l’Eglise du christianisme céleste ont effectué, les 24 et 25 décembre derniers, leur pèlerinage annuel sur leur site international de Sèmè-Podji. Ils ont célébré la naissance de l’Enfant Jésus, envoyé par Dieu pour sauver l’humanité. Ce pèlerinage qui est à sa soixante-onzième édition, a été présidé par le révérend pasteur Bennett Adeogun, chef mondial de cette église.
Chants, danses, louanges et prédications ont été les temps forts du culte de la Nativité célébré, à partir de 0 h jusqu’à l’aube de lundi 25 décembre dernier, par le révérend pasteur Bennett Adeogun, chef mondial de cette église. La célébration s’est déroulée, comme depuis 1947, sur le site international de pèlerinage de l’église à Sèmè-Kpodji.
Les fidèles sont venus des quatre coins du monde pour commémorer la Nativité de l'enfant Jésus-Christ. Des délégations sont venues de la France, des Etats-Unis, de l’Angleterre, du Nigeria, de la Centrafrique, du Togo, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée Equatoriale, et autres. Les pèlerins ont loué la magnificence de l'Eternel Dieu qui a envoyé son Fils pour apporter le salut à l’humanité.
La trame de la prédication du chef mondial de l’église a d’ailleurs tourné autour de ce mystère de Noël. Bennet Adeogun a exprimé sa gratitude à Dieu qui s'est révélé au père fondateur de l’église à travers cette alliance divine qui a vu le jour au Bénin. Le révérend pasteur Bennett Adeogun a exhorté les fidèles à suivre les enseignements de l’Enfant Sauveur, à lui obéir, et à craindre sa parole, à mettre en pratique ses enseignements et commandements en tout temps et tout lieu. Ce qui les oblige à s’éloigner du péché. Car, selon l’autorité religieuse, c’est en obéissant à l’Enfant Sauveur qu’ils peuvent trouver le salut. « Celui qui suit l’Enfant de Dieu n’a rien à craindre quels que soient les complots, quelles que soient les difficultés, quels que soient les harcèlements, il sort toujours vainqueur », insiste le chef suprême Bennett Adeogun. Il implore le fis de Dieu de déverser les grâces de sa venue sur l’Eglise du christianisme céleste et sur le Bénin tout entier.
Venu soutenir les pèlerins jusqu’à la fin du culte, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, dit avoir effectué le déplacement de Sèmè-Podji pour partager avec les fidèles célestes la joie de la naissance de l’Enfant Jésus. Il souhaite que les grâces de cette célébration puissent se répandre sur le Bénin tout au long de l’année prochaine.
La Sainte Cène sur l’expiation de Jésus et l'onction des fidèles et des dignitaires présidés par le révérend pasteur de l’église ont mis un terme à la célébration. Un deuxième culte de la Nativité est également prévu à partir de 9 h, ce lundi 25 décembre. Cette messe a mis définitivement fin à l’édition du pèlerinage de cette année. Les fidèles ont pris le chemin de retour, convaincus d’avoir reçu plein de bénédictions pour la nouvelle année 2018 qui démarre dans quelques jours et dans l'espoir de se revoir à l’édition prochaine.

Dans le souci d’assurer sa mission régalienne qui est aussi de s’assurer le respect des libertés et des droits de l’homme dans la cité, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, à la tête d’une délégation de sa juridiction effectue du jeudi 21 à ce jour vendredi 22 décembre dans le département des Collines une tournée d’inspection dans les unités de police et gendarmerie.
Cette mission d’inspection juridique de la Cour suprême a démarré dans les unités de police et gendarmerie de Ouèssè, Savè et de Glazoué pour s’achever par une séance de travail avec les responsables des Forces de l’ordre affectés sur le terrain. Avant de se rendre dans les unités des trois communes visitées dans la journée du jeudi, la délégation de la Cour suprême s’est prêtée à l’exercice de prise de contact avec les autorités locales que sont les maires. Puis, dans les unités visitées, elle a évalué la conduite de l’information judiciaire dans son fonctionnement quotidien, aux fins d’identifier les dysfonctionnements qui handicapent le rendement et de faire des recommandations idoines aux manquements constatés. C’est ainsi qu’àOuèssè, au commissariat de police comme à la brigade, le constat fait par la délégation est que les gardes-à-vue ne sont pas systématiquement mentionnés dans les registres comme l’exigent les textes. Et les droits des gardés-à-vue ne sont pas toujours respectés.
La justice étant l’un des piliers de l’Etat de droit, elle assure la paix dans la cité. Et pour qu’elle soit bien assurée, il faut au quotidien rappeler à tous les maillons de la chaîne justice le respect strict des textes et des droits de l’homme afin qu’ils mettent fin aux dysfonctionnements qui persistent encore dans les commissariats et brigades.
L’une des causes de ces insuffisances serait la mise en route des réformes en cours et qui visent à dissocier la police administrative de la police judiciaire. De ce fait,les unités de police et de gendarmerie se retrouvent subitement dans des difficultés surtout d’opérationnalité avec un corridor de sécurité qui restreint dans leurs mouvements. Pendant ce temps, les populations ont besoin d’être mieux sécurisée et dans un environnement porteur de plus de sécurité juridique et judiciaire, indispensable à l’exercice réel des libertés. Face aux insuffisances observées, des recommandations ont été faites par la délégation de la Cour suprême aux éléments des Forces de l’ordre qui, en dépit des difficultés et des maigres moyens disponibles, ont compris qu’il faut relever le défidu respect des procédures pour assurer une bonne conduite de l’information judiciaire.
La délégation poursuit le même exercice ce vendredi 22 décembre dans les unités de Bantè, Savalou et de Dassa.
Nous reviendrons plus en détails sur cette descente de la Cour suprême dans les brigades et commissariats dans nos prochaines éditions.