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Nouvelles

Message sur l'état de la Nation: L'intégralité du discours d'espoir de Patrice Talon face aux députés

  Le chef de l'État a délivré, ce vendredi 22 décembre, son traditionnel message sur l'état de la Nation devant les députés à l'Assemblée nationale. Et ceci conformément aux dispositions de l'article 72 de la Constitution du 11 décembre 1990.   

Patrice Talon, dans un discours d'espoir qui a duré environ une heure d'horloge,  a passé en revue ses  différentes actions secteur par secteur notamment dans les domaines de l'économie, de l'énergie, des grands travaux, de l'agriculture, de l'éducation, du social, des technologies de l'information et de la communiction, de la diplomatie, de la justice, cadre de vie, eau potable, santé, et du sport. Aucun secteur n'a été occulté par le président de la République. De méme,  les réformes en cours dans les domaines sociopolitiques et institutionnels et de la bonne gouvernance à travers la lutte implacable contre la corruption ont été aussi abordées. Mais il a été noté l'absence des députés de la minorité parlementaire c'est à dire de l'opposition qui ont  opté  pour la politique de la chaise vide.

 

MESSAGE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, CHEF DU GOUVERNEMENT,SUR L’ETAT DE LA NATION

 Assemblée Nationale- Porto-Novo, le 22 décembre 2017

 Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

En venant m’acquitter pour la deuxième fois du devoir qui m’incombe de m’adresser à vous sur l’état de notre Nation, j’ai le sentiment que le temps ne s’est jamais arrêté depuis le 22 décembre 2016, date de notre dernière rencontre, dans ce même hémicycle.

J’étais venu vous présenterle diagnostic objectif et rigoureuxde mon Gouvernement sur l’état de notre Nation.

Ce diagnostic critique à souhait, ne nous a pas, pour autant, découragés.

Au contraire, nous y avons trouvé la force de rêver grand et beau, afin d’offrir de meilleures perspectives à notre pays qui a un grand dessein.

C’est la raison d’être de l’ambitieux programme de reconstruction nationale que nous avons lancé.

Projet et Dessein sont, en effet, les deux principales figures de l’identité nationale.

Il n’y a point de dessein national en dehors de grands projets unificateurs.

C’est fort de cette conviction que j’ai voulu associer chaque Béninoise et chaque Béninois au Programme d’Action du Gouvernement,« Bénin Révélé », en lui donnant un écho suffisamment large.

Ceci, afin qu’ils puissent le comprendre en profondeur, l’apprécier comme il faut, l’enrichir de leurs critiques et contributions, le mesurer objectivement pour pouvoir l’évaluer en connaissance de cause au moment opportun.

C’est le choix de la transparence et de la rigueur, car j’ai la conviction d’avoir fait le bon diagnostic et identifié les solutions les plus indiquées.

Je connais notre pays.

Je connais ses forces et ses faiblesses.

Je connais aussi les attentes des populations.

Ce sont elles qui nous commandent d’agir comme nous le faisons depuis bientôt deux ans, en dépit des multiples difficultés.

Mais prétexter de ces difficultés pour ne rien changer serait comme organiser un suicide collectif.

C’est pourquoi, en briguant la fonction suprême, j’avais déjà faitle choix de l’actionrigoureuse au lieu du populisme facile, aux retombées politiques pourtant si souvent immédiates.

 Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Comme vous le savez, le Programme d’Action du Gouvernement a étéconstruit autour de trois grands piliers.

Or un pilier, par définition,comporte toujours une réalité souterraine et donc invisible, mais solide et nécessaire, sur laquelle repose tout l’édifice à bâtir.

Malgré son importance, cette réalité a une existence ingrate.

C’est pourquoi, le temps de la fondation qui est toujours un temps non apprécié à sa juste valeurpar l’opinion, parait un temps perdu.

Cependant, mon Gouvernement s’est attelé quotidiennement depuis bientôt deux ans, à construire les bases solides de notre développement durable et harmonieux.

Notre pays est aujourd’hui structurellement et opérationnellement en chantier dans tous les secteurs.

Là où les actions opérationnelles n’ont pas démarré, la réflexion, la stratégie et les études ont déjà fait du chemin.

 Dans le secteur agricole, je me réjouis des progrès déjà enregistrés dans chaque filière de production.

  Qu’il s’agisse du coton, du cajou, du karité, de l’ananas,ou du riz, des performances de plus en plus remarquables sont notées.

Au plan sanitaire, je ne peux me satisfaire de ce que, 57 ans après notre indépendance, notre système de santé soit si défaillant face aux attentes légitimes de nos populations.

A ce propos, la poursuite des travaux de construction deshôpitaux de zone d’Allada et de Pobè, le lancement des travaux de construction des autres hôpitaux de zone déjà planifiés,le projet en cours de finalisation du nouvel hôpital universitaire de référence internationale d’Abomey-Calavi, la lutte contre les faux médicaments, visent à améliorer les conditions socio-sanitaires des populations et leur accès à des soins et services de qualité.

 Plusieurs réformes touchant le cadre institutionnel et le fonctionnement du secteur de la santé devront assurer sa dépolitisation et une plus grande professionnalisation deses acteurs ainsi que l’amélioration des plateaux techniques.

Les profondes réformes institutionnelles que j’ai initiées au niveau du Conseil National de Lutte contre le Sida, la Tuberculose, le Paludisme, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies, confèrent à son Secrétariat Exécutif une responsabilité de premier ordre dans la réflexion, l’innovation et la prévention des fléaux dans notre pays.

Ces réformes vont avec l’augmentation notable de la contribution du budget national au financement de ses activités.

Mais que pouvons-nous faire, Mesdames et Messieurs, sans la disponibilité constante de l’énergie électrique dans nos résidences, nos sites de production, nosentreprises, nos hôpitaux et espaces publics ?

 L’énergie est à la base de tout développement économique.

Il faut la garantir et la réinventer constamment.

A cet effet, le souci constant de mon Gouvernement depuis avril 2016, est d’agir pour assurer une totale indépendance énergétique à notre pays.

Ainsi, en plus des actions urgentes pour maîtriser le délestage, nous avons lancé la construction d’une centrale bicombustible de 120 MW avec le soutien financier de la BID.

Mon Gouvernement vient tout juste d’autoriser la construction d’une nouvelle centrale de 120 MW par un opérateur privé dont les travaux démarreront dans les prochains mois.

A cela s’ajoutent plusieurs centrales solaires dans nos départements, dont la capacité cumulée atteint les 100 MW.

 C’est dans ce cadre que nous avons signé, le 7 décembre 2017, avec l’Agence Française de Développement, la convention de financement du projet Defissol, d’un montant de 40 milliards de FCFA, pour construire la plus grande centrale solaire du pays, d’une capacité de 25 MW.

C’est dans cette même dynamique qu’il convient de signaler la mise en œuvre du 2ème Compact du Millennium Challenge Account consacré à l’énergie grâce aux efforts du Gouvernement pour la satisfaction de toutes les conditions préalables.

Quant à l’eau potable dontla disponibilité permanente, en quantité et en qualité,est en tête des exigences de nos populations, notre ambition est d’atteindre l’objectif n°6 des Objectifs du Développement Durable en fournissant, d’ici à 2021, l’eau potable à toutes nos populations et partout sur le territoire national.

  Dans ce cadre, plusieurs projets d’alimentation ou de renforcement des systèmes d’approvisionnement en eau potable sont entrés dans leur phasede concrétisationdansun grand nombre de nos communes.

 Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

La qualité de la santé publique repose généralement sur la qualité du cadre de vie.

C’est la raison pour laquelle mon Gouvernement a renforcé les textes législatifs et réglementaires relatifs au cadre de vie et au développement durable.

Plusieurs projets ont été ainsi soumis à votre examen, relatifs notamment, à l’interdiction des sachets plastiques non biodégradables et à la gestion du littoral.

 

L’aménagement et la sécurisation de nos 125 km de plage, le démarrage des travaux de la deuxième phase du projet de protection de notre côte maritime à l’Est de Cotonou, c’est-à-dire d’Akpakpa à Sèmè-Kpodji, sont des actions majeures engagées par mon Gouvernement dans ce domaine.

Le démarrage des travaux d’aménagement des espaces libérés dans la ville de Cotonou, le démarrage au plus tarddeuxième trimestre 2018 del’asphaltage de 660 km de routesdans les villes de Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, SemèKpodji, Abomey, Bohicon, Lokossa, Natitingouet Parakou, le projet de ramassage généralisé et de traitement des ordures dans les villes de Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Kpodji, Abomey Calavi et Ouidah dont l’appel d’offres est présentement en cours, sont autant de grandes réalisationsqui impacteront positivement notre environnement pour le bien-être de tous.

 Le grand projet de construction et de modernisation de 47 marchés urbains ou régionaux, dont la sélection des cabinets d’architecture est déjà réalisée, y contribuera aussi.

La construction de la Cité administrative d’Abomey-Calavi et des cités administratives départementales qui débutera dans le deuxième semestre de 2018, est de nature à créer une nouvelle dynamique de développement de nos départements, et à améliorer les conditions de travail des agents de l’Etat.

Ces grands projets d’infrastructures urbaines et d’aménagement de notre cadre de vie provoqueront sous peu, la métamorphose du paysage de nos grandes agglomérations qui désormais, seront plus agréables et plus saines.

Mieux-être dans notre cadre de vie et mieux-être également sur nos routes.

Les travaux d’infrastructures de transport se sontpoursuivis,de façon soutenue, avec le lancement ou le démarrage prochain de plusieurs projets phares ou prioritaires.

Ainsi sont en cours,l’aménagement et le bitumage des routesDjougou-Péhunco-Kérou-Banikoara, Kandi-Ségbana-Frontière Nigeria, Lokossa-Dévé-Aplahoué, Toffo-Lalo-Agbangnizoun-Abomey-Djidja, Zagnanado-Paouignan, etc. ou encore la reconstruction des routes Porto-Novo-Akpro-Missérété-Pobè et Bohicon-Parakou, l’aménagement et le bitumage de la Route des Pêches ainsi que de ses bretelles d’accès.

Bien d’autres chantiers s’y ajoutent pourmoderniser notre réseau routier et contribuer àl’amélioration qualitative de la circulation des personnes et des biens dans notre pays.

Mais au 21ème siècle, les vrais pontsreliant les hommes et les sociétés entre eux sont davantage technologiques.

Il est de notre devoir de préparer et de former notre jeunesseaux transformations technologiques de la postmodernité.

En cette période en effet,l’analphabétisme n’est plus seulement l’ignorance des lettres.

Il est aussi et surtout l’incapacité de dialoguer avec les autres parties du monde à travers les Technologies de l’Information et de Communication dont le langage est désormais universel.

Pour atteindre cet objectif ambitieux et mettre notre pays aux normes, plusieurs projets structurants sont déjà en cours d’exécution, notamment :

  • le projet de développement des technologies et infrastructures de télécommunication qui vise le maillagede l’ensemble du territoire national en fibre optique, en vue de la fourniture de l’internet haut et très haut débits aux administrations publiques, aux entreprises et aux ménages.

 Ainsi, 2011 km de fibres optiques sont en cours de déploiement dans 67 communes du Bénin. Cette première phase s’achèvera au cours du premier trimestre 2018;

  • le projet d’Extension de la couverture en réseaux de téléphonie mobile des zones en déficit d’accès, qui permettra le désenclavement total du territoire. Pour ce projet, l’installation des infrastructures techniques sur la plupart des sites retenus est très avancée. Sur les 34 sites concernés, 16 ont déjà été réceptionnés au mois de juillet 2017 ;
  • les projets liés à l’effectivité de la Télévision numérique terrestre (TNT) et à la mise en place d’un Data CenterNational sont également très avancés.

 Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

La mise en place préalable et déterminante des basessolides pour un développement économique et social durable ne doit pas céder à l’urgence des attentes.

Cette urgencequi conduitsouventà la précipitation dans la prise des décisions et à de mauvais choix.

Nous devons poser patiemment et méthodiquement les jalons d’une économie moderne et compétitive, d’une politique sociale structurelle qui assure à chacun de nos compatriotes un filet de sécurité efficace, quels que soient les moments et les événements.

L’éducation est l’un de ces préalables.

Elle me tient particulièrement à cœur.

C’est elle qui fait germer les compétences et assure les ressources humaines nécessaires dont nous avons besoin pour innover, inventer et faire rayonner notre pays au plan international.

L’Enseignement primaire a besoin, de ce point de vue,d’une attention particulière, notamment en matière d’amélioration de l’accès à la scolarisation, de maintiende nos enfants dans le système scolaireet de formation des enseignants.

C’est pourquoi des moyens conséquents ont été consacrés au paiement des subventions pour la scolarisation des filles et le fonctionnement des écoles, à la construction, la réhabilitation et l’équipement d’un grand nombre de salles de classe.

Le souci de l’équité, dans l’accès à la scolarisation, justifie l’accompagnement particulier apporté aux enfants des communes les plus défavorisées de notre pays.

C’est ainsi que l’enveloppe financière allouée par le Gouvernement aux cantines scolaires a été révisée à la hausse, passant de presque rien à 6,8 milliards de FCFA par an jusqu’en 2021.

La gestion de ces cantines est confiée au Programme Alimentaire Mondialcomme prestataire de services pour en assurer l’efficacité.

Cette action et bien d’autres ont permis l’effectivité du fonctionnement des cantines scolaires,couvrant 1574 écoles dans 11 départements dès le premier jour de la rentrée scolaire 2017-2018,afin d’assurer l’alimentation de 351.109 enfants dans les zones défavorisées et en sous-scolarisation.

Rien que sur le premier trimestre de l’année scolaire en cours, cela représente plus de 20 millions de repas distribués aux enfants.

Ces efforts seront poursuivis et s’étendront à d’autres domaines où les besoins sont tout aussi urgents.

C’est le cas des travaux de forage de puits prévus en 2018 pour les 1029 écoles de notre pays qui demeurent sans eau.

L’Enseignement Secondaire Général a bénéficié, quant à lui, d’actions visant la promotion de l’éducation inclusive.

Ces deux sous-secteurs ont bénéficié du recrutement de 6167 enseignants.

L’analyse des offres de formation et l’étude prospective des nouveaux besoins du marché de l’emploi,nous imposent de réformer en profondeur le sous-secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle pour en faire des incubateurs d’emplois.

Mon Gouvernement a ainsi pris des mesures pour améliorer l’accès à l’enseignement technique et la formation professionnelle, notamment par la réhabilitation et l’équipement de 04 lycées techniques et de 03 Centres de Formation Professionnelle d’Apprentissage pour les transformer en établissements thématiques de référence.

L’offre de formation s’est élargie avec l’arrivée d’une nouvelle filière en énergies renouvelables.

 

Mais notre action, dans ce secteur, s’appréciera davantage pour compter de 2019.

En effet, au sortir d’un séminaire gouvernemental tenu le 18 décembre 2017, nous avons pris la décision d’accorder une attention plus soutenue à l’Enseignement technique et professionnel dès 2019. Ceci se traduira, entre autres, par :

  • une loi d’orientation sur la formation technique/professionnelle et l’emploi ;
  • des mesures incitatives à l’investissement privé dont la défiscalisation des investissements dans le secteur ;
  • un système de bourses spécifiques au secteur ;
  • des mesures incitatives aux entreprises qui recrutent les jeunes formés.

Dans l’Enseignement Supérieur, les efforts sont tout aussi importants.

  Ils ont notamment consisté en l’achèvement et en l’équipement de salles de cours ainsi qu’en l’acquisition de nouveaux domainespour les besoins de certaines Universités.

Les actions sont en cours pour l’amélioration des services offerts aux étudiants.

Enfin, toujours au plan éducatif, la création de la Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir « Sèmè City » entrera dans sa phase active de réalisation, courant 2018.

Elle permettra de disposer d’un environnement intégré pour la recherche et l’innovation favorables à l’éclosion de start upet de jeunes entrepreneurs dans notre pays.

Le principal créateur de richesses et d’emplois dans un payscomme le nôtre demeure en effet l’entreprise.

Nous devons tout faire pour éduquer et former notre jeunesse à la culture de l’entreprenariat. Imaginer, flairer, concevoir, persévérer, sont constitutifs du génie d’une jeunesse ambitieuse et soucieuse de prendre en main le destin de toute une génération.

Il est de notre devoir donc, d’instaurer le cadre institutionnel propice ainsi que les conditions nécessaires pour susciter et développer chez nos jeunes la culture de l’audace, de l’excellence et du succès.

C’est la raison pour laquelle la relance économique engagée par mon Gouvernement mise sur le développement des Petites et Moyennes Entreprises et la Promotion de l’Emploi dont j’ai confié désormaisla charge, à plein temps, à un département ministériel.

Cependant, pour être efficaces, les réformes économiques doivent s’appuyer sur des réformes sociales fortes, car la croissance économique repose aussi sur le pouvoir d’achat de tous les citoyens.

L’extractiondes Affaires Sociales du périmètre de la Fonction Publiqueet leur articulationavec le voletMicrofinance, traduisent ma volonté de réorganiser, pour plus d’efficacité et de performance, la gestion de ces problématiques.

Mais au plan social, l’action de mon Gouvernement vise à assurer l’égalité des soins de qualité et des avantages sociaux.

C’est la raison d’être du projet d’Assurance pour le Renforcement du Capital Humain dont les premières prestations seront perceptibles vers la fin de l’année 2018.

A cet effet, les différentes études d’étapes avec les partenaires techniques et financiers progressent convenablement.

Faut-il le rappeler, ce projet favorisera l’assurance maladie pour tous, y compris les plus pauvres qui bénéficieront davantage de formations et de microcrédits.

 Mais d’ores et déjà, en dépit des dysfonctionnements relevés et en cours de correction, nous avons relancé les microcrédits avec plus de rigueur.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Gouverner c’est prévoir dit-on, mais prévoir c’est savoir.

Un Etat moderne est un Etat qui dispose notamment, dans tous les secteurs de la vie sociale, d’indicateurs fiables sur sa population, sa sécurité intérieure, sa politique de santé.

Le savoir est au fondement de la prévention dans le monde d’aujourd’hui.

Nul ne peut définir, de manière ciblée et efficace, des politiques publiques sans connaître précisément les catégories sociales auxquelles elles seront appliquées.

En effet, le recensement de la population d’un Etat et la gestion de l’identité de ses ressortissants constituent un enjeu majeur en termes de développement économique, de services rendus aux citoyens et de maintien de la sécurité intérieure.

C’est précisément pourquoi nous avons initié le Recensement Administratif initial à Vocation d’Identification de la Population (RAVIP).

Ce programme qui a démarré le 1er novembre 2017, permettra à l’Etat, dans le cadre de ses missions de service public, de connaître individuellement les personnes vivant sur son territoire.

Dès lors,il pourra accomplir efficacement des actes d’état civil, de santé, d’éducation, de formation, de sécurité, de transaction économique et de solidarité nationale à l’égard de tous, assurer la protection de chacun et la sécurité de tous.

La sécurité,Mesdames et Messieurs les Députés, c’est avant tout celle des personnes et des biens.

L’une des conditions essentielles à l’essor économique et au développement d’un pays est d’assurer à toute sa population, un climat de sécurité et de paix favorable à sa libre circulation et à celle de ses biens.

La création d’une force unique de sécurité intérieure,par la fusion de la police et de la gendarmerie, vise l’amélioration de la coordination, la rationalisation et la mutualisation des ressources humaines, logistiques et financières.

Le tout, en vue de répondre plus efficacement aux défis sécuritaires contemporains qui ont pour noms : criminalité et cybercriminalité, crises sanitaires et écologiques.

A cet effet, il est prévu le recrutement de 9000 agents desForces de sécurité intérieure d’ici à l’horizon 2021, soit un doublement des effectifs actuels.

Grâce à notre action pour améliorer les conditions de vie et de travail des Forces de défense et de sécurité, en les dotant de moyens de fonctionnement conséquents, l’on note déjà une baisse sensible de la délinquance dans nos villes et campagnes.

De même, les tracasseries et rançonnements sur nos routes sont désormais moins fréquents.

La grande criminalité est également entrain d’être contenue grâce au démantèlement de grands réseaux de banditisme.

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Gouverner, c’est avoir également de grandes ambitions pour son pays.Nous devons cesser de viser le minimum, car le Bénin a un grand dessein.

La course à la satisfaction des besoins élémentaires ne doit pas être un frein à la faculté de rêver, de rêver grand pour espérer transformer radicalement notre pays pour toujours.

La foi et l’espérance en ce grand dessein pour lequel nous faisons tant de sacrifices aujourd’hui, constituentles moteurs de notre action.

Car, ceux qui ont besoin de voir grand ne sont pas ceux qui ont déjà tout ;c’est ceux qui n’ont encore rien et qui ont tout à construire comme nous.

J’assume pleinement pour mon pays les grandes ambitions que j’ai définies dans le Programme d’Action du Gouvernement, notamment à travers des projets phares.

Je pense en particulier aux grands projets prévus dans le secteur touristique pour en faire une véritable filière.

La plupart de ces grands projets, dont les études sont presque achevées, seront lancés dans le 2ème semestre de 2018.

 Les Parcs de la Pendjari et du W, le Musée d’Abomey et son Arène des parades Vodounon masqué, le Musée des Arts et Civilisations Vodou de Porto-Novo,le Palais Royal de Nikki et son Musée des Arts et Civilisations Batonou, le Musée Toussaint Louverture d’Allada, la Cité lacustre de Ganvié, la requalification de la ville de Ouidah pour y promouvoir le tourisme mémoriel, en sont quelques exemples qui vont, sans aucun doute, dynamiser le tourisme de masse dans notre pays.

Dans ce cadre, le programme de promotion de notre patrimoine culturel, source de richesses et d’emplois, sera d’un grand apport.

Dans le domaine du Sport, nous pouvons constater les performances de plus en plus probantes de nos athlètes.

En effet, dans les sports individuels comme collectifs, les prestations sont encourageantes et plusieurs distinctions ont été obtenues.

Cela a été rendu possible grâce au soutien financier plus important apporté aux fédérations et aux athlètes, ainsi qu’à l’organisation rigoureuse que nous mettons en place.

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Pour tout ceci, il a fallu réaliser des études approfondies qui paraissent longues certes, mais qui sont nécessaires pour garantir les conditions efficaces et efficientes de mise en œuvre.

En effet, il s’avère que les mauvaises études ou l’absence d’études sont la cause des éléphants blancs qui jonchent nos villes et nos campagnes, de la dégradation précoce des infrastructures que l’on observe, des surfacturations et par conséquent de la corruption.

La centrale thermique de Maria Gletaen est malheureusement l’illustration la plus incroyable.

 Nous ne pouvons continuer dans cette voie.

C’est pourquoi, oui, l’argent facile ne circule plus comme c’était le cas.

J’en conviens.

Mais l’assainissement des finances publiques que nous avons engagé dans tous les secteurs permet d’une part de mobiliser davantage de ressources propres et d’autre part, de mieux les orienter vers les investissements pertinents, productifs et d’amélioration du cadre de vie.

En effet, tous les efforts entrepris, ainsi que les sacrifices consentis pourraient s’avérer vains si nous n’engageons pas résolument notre administration publique, les sociétés et offices d’Etat, dans la voie de la bonne gouvernance.

Celle-ci doit s’accompagner d’une lutte implacable contre la corruption et l’impunité.

 

De vastes réseaux de fraude ayant occasionné des pertes énormes à l’Etat ont été ainsi démantelés dans plusieurs structures de l’administration publiques à la suite des audits.

Tout récemment, un réseau de détournement de chèques certifiés et de faux crédits d'impôts a été découvert à la Direction Générale des Impôts.  

Des fraudes fiscales ont également été identifiées à la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB) et à Bénin Télécoms Services S.A.

Les investigationsde la Brigade Economique et Financière ont permis d’identifier et de confier à la justice, des agents des impôts et des personnes du secteur privé nuisibles pour notre développement.

De même, dans le cadre de la mise en place d’un fichier unique pour le traitement de la paie des agents de l’Etat, plusieurs incohérences ont été constatées et les résultats provisoires ont permis de démasquer un grand nombre de fonctionnaires fictifs.

Certains d’entre eux sont déjà sous les verrous et les enquêtes se poursuivent. 

C’est le lieu pour moi de réaffirmer mon engagement et ma détermination à mener ce combat sans état d’âme.

Il est d’autant plus nécessaire que la corruption a atteint, depuis de longues années maintenant, un seuil insupportable et constitue un frein à l’essor économique de notre pays.

Aussi, l’impunité, qui en assure la perpétuation, ne doit-elle plus avoir droit de cité au Bénin.

En effet, il n’est un secret pour personne que jadis, de nombreux projets ont été conçus dans un but d’enrichissement illicite, ce qui justifie leur abandon en cours d’exécution si ce ne sont les malfaçons et autres inadaptations qui les rendent totalement impropres à leur destination.

Cet état des choses nécessite davantage de fermeté et d’efficacité de notre système judiciaire dont les acteurs doivent rester engagés, professionnelset dignes de leur serment.

C’est à eux, à la suite des actions hardies du Gouvernement, de contribuer à décourager entre autres, le détournement des deniers publics et le trafic de médicaments et/ou de faux médicaments.

 Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Comme vous le constatez, le pays est engagé dansdes réformespertinentes dont les effets seront de plus en plus visibles.

Ma détermination ainsi que celle de mon Gouvernement restent intactes.

Ma volonté de transformer notre pays n’a jamais faibli, y compris dans certaines circonstances où la vie peut nous faire traverser des épreuves inattendues.

Mais aussitôt qu’elle reprend son cours normal, c’est pour décupler nos forces et notre passion pour agir.

C’est pourquoi nous avons, sans désemparer, consacré de longs mois au diagnostic et aux études approfondies, à l’élaboration de réponses appropriées.

C’est aussi pourquoinous avons pris le temps nécessaire pour poser la fondation et réorganiser nos structures économiques, financières, judiciaires, sécuritaires, sanitaires, socioéducatives, agricoles, touristiques, sportives,sans jamais céder à la tentation de la précipitation.

Désormais, le temps des réalisations palpables est venu.

L’année 2018 s’annonce donc comme celle du début de la partie visible des réalisations des grands projets du Programme d’Action du Gouvernement que j’ai rappelés tantôt.

   C’est en vue d’accentuer la mobilisation de ressources internes que l’une des priorités de mon Gouvernement a été, très tôt, d’arrêter la saignée de l’économie nationale.

Des mesuresd’assainissement des finances publiques, d’amélioration du cadre macro-économique et de rétablissement de la crédibilité du Bénin vis-à-vis des partenaires techniques et financiers, ont été engagées.

La réalisation de notre Programme d’Action appelle, en effet, l’apport des forces tant intérieures qu’extérieures.

Celles-ci n’ont aucun intérêt à soutenir techniquement ou financièrement un pays qui n’est pas capable de mobiliser des ressources propres et de faire preuve de discipline budgétaire. 

De ce point de vue, l’accord triennal négocié entre le Bénin et le Fonds Monétaire International au titre de la facilité élargie de crédit, à l’appui de réformes économiques et financières, témoigne de ce que les orientations stratégiques de « Bénin révélé » portent la promesse d’une amélioration des conditions de vie des populations.

Ceci, dans un environnement macroéconomique stable et sécurisé, où la participation du secteur privé dans la création de la richesse est fortement attendue.

Ces efforts, salués du reste par le Fonds Monétaire International, lors de la récentevisite chez nous de sa Directrice Générale, se sont adossés à l’amélioration de notre capacité de mobilisation des ressources internes et externes.

De même, ils ont consisté en la modernisation de l’administration des finances publiques que nous voulons plus efficace, notamment en accélérant le chantier de sa dématérialisation.

 

Ainsi, à la suite de la validation, en février 2017, du Plan d’Orientation Stratégique de l’Administration Fiscale, mon Gouvernement a mis en œuvre une série de réformes majeures dans le cadre de la modernisation de l’administration fiscale, l’amélioration de la qualité des services rendus aux usagers et l’application juste et équitable de la loi fiscale. Il s’agit, entre autres, de :

  • la mise en place d’une plateforme unique Impôt-Douanes-Budget pour améliorer le niveau de recouvrement des impôts et taxes intérieurs, et lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ;
  • la maîtrise du fichier des contribuables qui a permis d’accroître le nombre de contribuables actifs de 12 000 à 16 000 en 3 mois, grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale, la fidélisation des contribuables et la réduction de la fraude à l’importation ;

 

  • le paiement, via les banques, des impôts et taxes dont la phase pilote, lancée le 03 juillet 2017, concerne 200 grandes entreprises. Il permet la réduction des tracasseries et des contacts physiques avec les agents percepteurs. L’impact de cette réforme sur les recettes est estimé à près de 9 milliards de francs CFA d’ici à 2019 ;
  • la création de nouveaux centres d’impôts dans le but d’améliorer la prise en compte des moyennes entreprises, en portant leur contribution aux recettes fiscales à 10% au moins contre 7% actuellement ;

la dématérialisation des procédures de paiement initiée depuis janvier 2017, qui oblige au paiement systématique par virement, de l’ensemble des dépenses telles que : les salaires, les primes, les indemnités et les allocations universitaires, ainsi que le paiement des pensions de retraite supérieures à 50 000 FCFA depuis le 1er octobre 2017.

 Par ailleurs, la mise en place de la Cellule de Voyages Officiels a permis de faire respecter les règles en matière de voyages officiels, de rationaliser les coûts des voyages et d’éviter les surfacturations.

L’année 2017 se termine avec moins de 3 milliards de dépenses en billets d’avions contre 17 milliards en 2015 et plus de 4 milliards au seul titre du 1er trimestre 2016, avant notre arrivée.

De même, le nouveau dispositif qui sera en vigueur dès janvier 2018 pour les évacuations sanitaires contribuera à corriger les dysfonctionnements coûteux relevés.

Il sera également procédé à une réorganisation de la prise en charge sanitaire des agents de l’Etat par la souscription d’une assurance auprès des compagnies privées.

Nous allons poursuivre les efforts de modernisation de notre administration, grâce au processus de dématérialisation qui permet à la fois d’améliorer nos recettes fiscales et de minimiser le volumedes transactions financières entre personnes physiques, généralement sources de corruption.

Mais les réformes ne sont efficaces, Mesdames et Messieurs les Députés, que si elles sont assimilées et partagées par des hommes et des femmes compétents, intègres et dévoués au service public.

Pour une plus grande efficacité de l’assainissement entrepris, la modernisation des outils administratifs doit donc s’appuyer sur une amélioration de la qualité de nos ressources humaines, dont les modalités de recrutement et de formation font l’objet de réformes majeures.

C’est ce que visent notamment, la création et le lancement effectif en novembre 2017, du fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques qui sera opérationnel à partir de février 2018.

La réforme en cours, des corps et organes de contrôle de l’ordre administratif dans notre pays, permettra de renforcer l’indépendance, le professionnalisme, la spécialisation des inspecteurs pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle de gendarmes de la bonne gouvernance.

Ces différentes réformes sont soutenues par la fermeté de mon Gouvernement vis-à-vis de la mal gouvernance.

C’est pourquoi toute faute avérée est immédiatement sanctionnée d’abord par la suspension de son auteur, puis sa mise à disposition de la justice pour répondre de ses actes.

Les derniers évènements dans notre pays ne sauraient distraire le Gouvernement. Ils nousencouragent plutôt à aller plus loin.

C’est la seule voie pour sortir notre pays de son état de sous-développement.

 Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Dans le domaine diplomatique, notre action a permis de rationaliser la carte diplomatique et consulaire de notre pays, de mieux gérer la situation du personnel, et surtout de rétablir la crédibilité du Bénin sur la scène internationale.

Ceci nous a conduits à bien cibler nos priorités et à circonscrire notre action dans le sens de l’efficience.

Cette nouvelle doctrine de la diplomatie béninoise porte déjà ses fruits. Plusieurs de nos compatriotes sont désignés dans des instances internationales.

Au plan international, le Bénin est resté fidèle à son idéal de paix et de sécurité.

A la vérité, ces actions de rayonnement de notre pays sont orientées vers la recherche de la prospérité économique et le développement social.

 Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

La prospérité économique n’est possible que si les conditions d’une amélioration de l’environnement des affaires sont créées pour accroître les investissements et les opportunités d’emplois.

Sur ce chapitre, les derniers rapports Doing Business, qui soulignent les progrès réalisés par notre pays, témoignent que nous sommes sur la bonne voie. Cette prospérité n’est profitable à tous que si elle a lieu dans un contexte qui garantit l’égalité effective des chances, la paix et la justice sociales.

Il n’y a pas d’économie prospère qui ne soit portée par une bonne régulation politique, institutionnelle et juridique de la société.

Principale garante du respect de toutes les lois de la République, la Justice repose avant tout sur la disponibilité et la qualité de ses acteurs.

Le nouveau projet de statut de la magistrature en cours d’examen parl’Assemblée nationale,témoigne de la volonté de mon Gouvernement de relever les conditions de travail et d’existence de celles et ceux qui sont appelés à rendre la justice au nom du peuple.

Mais d’ores et déjà, d’importants moyens sont mis en place par l’Etat pour lever les freins qui inhibent le fonctionnement de notre Justice.

Ainsi, une présence de qualité des juridictions sur toute l’étendue du territoire est désormais assurée par la création d’une Cour d’appel de commerce et des tribunaux de commerce dont la mise en place est déjà programmée.

En outre, l’opérationnalisation des chambres administratives dans les tribunaux de première instance et les Cours d’appel est désormais effective.

A l’appui de toutes ces réformes d’envergure, la carte judiciaire sera renforcée en 2018 avec la construction et l’installation progressive de nouveaux tribunaux.

  Toujours dans le cadre du renforcement de l’action de la Justice, 78 auditeurs de justice ont été recrutés cette année pour être formés à la profession de magistrat et déployés dans nos juridictions.

Mieux, mon Gouvernement a décidé de poursuivre ce recrutement dès 2018 et d’y procéder chaque année, par vague de 40.

Le régime carcéral n’a pas échappé au train de réforme. La carte pénitentiaire est en effet redéfinie et distingue désormais les lieux de détention des personnes en attente de jugement, de ceux d’exécution des peines de condamnation.

Nécessaire au renforcement de la présomption d’innocence des personnes en détention provisoire, cette réforme engage également l’Etat à assurer une gestion efficiente de ces lieux de détention en y associant les partenaires privés.

Je ne saurais fermer le chapitre des réformes sans m’arrêter un instant, Mesdames et Messieurs les Députés, sur le projet de révision de notre Constitution dont vous connaissez parfaitement le sort provisoire qui fut le sien.

Avec le recul, je continue de croire que cette réforme est nécessaire pour le renforcement de nos institutions démocratiques, la normalisation du paysage politique, la sérénité dans la gestion de l’Etat et la prise en compte de l’urgence sociale.

Mon Gouvernement a fait du Social une des priorités de son programme d’actions dont le troisième pilier porte sur « l’amélioration des conditions de vie des populations ».

Cette ambition a été réaffirmée dans le Programme Economique et Financier que le Gouvernement a délibérément signé avec le Fonds Monétaire International en avril 2017.

Dans le cadre de ce programme, le Gouvernement s’est engagé à affecter au titre de l’année 2017, 160 milliards FCFA aux dépenses sociales prioritaires.

Il s’agit des dépenses affectées aux secteurs suivants : santé, éducation, énergie, eau, agriculture, élevage et pêche, affaires sociales, justice, cadre de vie.

A fin décembre 2017, le montant des dépenses sociales prioritaires est estimé à plus de 200 milliards de FCFA, bien au-delà des objectifs fixés.

Il reste entendu, que ces chiffres n’intègrent pas les nombreux autres projets à fort impact social mis en œuvre sur l’année 2017.

Vous comprenez donc qu’en dépit de la rigueur budgétaire, mon Gouvernement a fait du Social une des priorités de son action.

MonGouvernement accentuera ses efforts pour que l’année 2018 et les autres à venir riment avec l’amélioration soutenue de la situation de l’emploi et du panier de la ménagère.

A cette fin, l’amélioration du climat des affaires,à travers les diverses lois promulguées, les mesures d’assainissement des finances publiques ainsi que les actions engagéespour le rétablissement de la crédibilité de notre Etat, permettront la réalisation du vaste programme d’investissement prévu.

En effet, le Gouvernement a soutenu et promulgué plusieurs lois relatives, entre autres, au Partenariat Public Privé, à la création de Zones Economiques Spéciales pour relancer les investissements dans notre pays.

Ces lois sont aussi relatives à la réforme du Code foncier, à l’assouplissement des dispositions du Code du Travail pour introduire plus de flexibilité et encourager la création d’emplois.

Elles sont enfin relatives aux nouveaux mécanismes tels que la loi sur l’affacturage et celle sur le crédit-bail, pour faciliter l’accès au financement des affaires.

Notre objectif est de donner les moyens aux entrepreneurs pour créer des emplois, la première mesure d’action sociale.

 Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Je voudrais vous remercier pour l’accompagnement des actions du Gouvernement consacré, une fois encore, par le vote du budget 2018 qui nous donne les moyens de poursuivre l’œuvre de reconstruction de notre économie de manière à améliorer les conditions de vie des populations, seule priorité du Gouvernement.

Notre pays va de mieux en mieux et surtout ira mieux demain.

Les fondations pour un développement économique et social harmonieux sont en train d’être consolidées, grâce aux efforts et sacrifices désormais consentis par nous tous.

Mais nous devrons redoubler d’ardeur pour accélérer le processus.

2018 marquera un nouveau chapitre de notre action puisque nos projets phares vont commencer à devenir visibles, les chantiers seront lancés un peu partout dans le pays.

Je compte sur les talents et le dynamisme des Béninois pour saisir les opportunités qui s’offrent à eux à travers le programme d’action du gouvernement.

C’est sur cette note d’optimisme d’un Bénin Révélé, d’un Bénin qui se métamorphose et où il fera de plus en plus bon vivre pourchacun et pour tous, que je voudrais terminer mon message.

Je souhaite à chacun de vous, à vos familles respectives, à tout le peuple béninois et aux amis du Bénin, mes Meilleurs Vœux pour l’Année 2018.

 Vive le Bénin !

Je vous remercie.

Actualités 22 déc. 2017


Fêtes de fin d’année: Mévente de jouets à Cotonou

La fièvre des fêtes de fin d’année bat son plein. Comme d’habitude, à l’approche de la fête de Noël, c’est le moment favorable à la vente des jouets de tout genre.
Etalages toujours garnis, clients encore rares, vendeuses attristées, c’est le constat fait au niveau de plusieurs stands de vente d’articles de fête ou jouets sur les grandes artères de la ville de Cotonou.

Il était 14 h ce mardi 19 décembre à Cotonou. Dame Célestine Azandji, vendeuse de jouets au marché Dantokpa, la quarantaine, la main droite au menton et tête baissée, égrène son chapelet. Quel Saint n’a-t-elle pas invoqué, quel ange ou quel archange n’a-t-elle pas invoqué, et pourtant, elle n’avait pas encore vendu le moindre jouet depuis 9 h qu’elle a mis pied au marché. Elle se résout à la prière, espérant que les clients finiront par lui rendre visite dans les trois ou quatre jours avant la Noël. Par le passé, confiait-elle, elle vendait plus de 200 000 F Cfa de jouets avant cette heure, et a donc du mal à comprendre ce qu’il lui arrive. Depuis plus de quinze ans qu’elle mène cette activité, elle n’a jamais connu cette situation, se désole-t-elle. La mévente ! Elle se lamente et se demande comment payer les jeunes dames qui l’aident à vendre et qu’elle a recrutées pour la circonstance. Sa voisine qui nous lorgnait pendant que Célestine Azandji se confiait à nous, n’a pas daigné se prêter à nos questions. Elle était furieuse et a éconduit tout simplement notre équipe de reportage.
La tristesse et le désespoir se lisaient dans les yeux des vendeuses de jouets en boutique tandis que celles ambulantes sont en peine sous le coup de la fatigue. Elles aussi, malgré leurs multiples va-et-vient, ont toujours leurs stocks de jouets presque intacts sur leurs têtes et dans leurs mains.
Comme ces vendeuses attristées par la mévente, d’autres femmes dans les marchés de Cotonou n’arrivent pas à s’expliquer le phénomène. L’année 2017 ne va pas laisser de très bons souvenirs.
La disponibilité des jouets ne pose aucun problème. Toutes les artères de la ville Cotonou sont jonchées de jouets de tout genre comme par le passé. De l’Etoile-Rouge au marché Dantokpa en passant par le carrefour Saint Michel, église Notre-Dame, Gbégamey, carrefour Sacré-Cœur et à Akpakpa, des étalages sont achalandés de jouets.

Choix des jouets

Pour les quelques clients qui se pointent, le choix de jouet n’est pas toujours chose aisée. Au marché de Gbégamey, Justine Akoua Agboton affirme que ce ne sont pas les jouets qui manquent. « Comme chaque année, il y a toutes les variétés de jouets qui ne sont pas chers. Pour les jouets que nous vendions à 50 000 F Cfa par exemple, nous les vendons aujourd’hui à 45 000, voire 43 000 F Cfa. Mais il n’y a pas d’affluence », explique Justine Akoua Agboton. Tout comme elle, Ratifatou Manzourou dit ne rien comprendre de ce qui se passe dans le pays. Pour elle, en deux semaines de vente, tout son stock serait déjà parti et elle l’aurait renouvelé par la suite. Cette fois-ci, « Rien ne bouge », dit-elle. L’esplanade du stade Mathieu Kérékou est également submergée de stands où sont exposés des jouets, des vélos et tous autres articles pouvant servir de cadeaux aux enfants. Des parents d’enfants y font des tours sans acheter grand-chose, se plaignent les vendeurs. « Certains pour nous consoler, nous promettent de revenir et on ne les revoit plus », confie Judith Assogba, vendeuse d’arbre de Noël.

Raisons diverses

C’est une tradition d’offrir à l’occasion de la fête de Noël des cadeaux aux enfants, même si quelques jours après, ces jouets se retrouvent sur les tas d’ordures ou deviennent encombrants dans les maisons. Ils constituent un moment de joie et de bonheur tant pour celui qui les offre que pour les enfants qui les reçoivent.
Aminou Zélah, vendeuse de tissus, s’étonne que les vendeuses de jouets se plaignent. Pour elle, au regard de la conjoncture économique, cela ne devrait guère étonner « Comment les gens peuvent-ils offrir de cadeaux à leurs enfants ? », ajoute-t-elle.
Firmine Bossikpon, du marché Saint Michel, pense qu’il y a beaucoup trop de vendeurs et de vendeuses de jouets à l’approche des fêtes. Alors que Ratifatou Manzourou, héritière d’un fonds de commerce de vente de jouets depuis bientôt vingt ans au quartier Vèdoko relativise ce constat triste et estime que la situation de la mévente s’est dégradée à cause de la situation générale non seulement au Bénin mais aussi dans la sous-région.
Les difficultés financières de certains foyers depuis près d’un an, l’augmentation des prix des produits de première nécessité, la multiplication des vendeurs opportunistes, le déguerpissement des bonnes dames avec comme corollaire les dettes contractées au niveau des structures de microcrédits, expliquent, entre autres, la mévente qui s’observe.
Nadia Dofonou souligne que les articles qui ne seront pas vendus après les fêtes, seront soigneusement rangés dans leurs emballages pour être déposés au magasin, quitte à être ressortis pendant la fête de Noël prochaine.

Société 22 déc. 2017


Tournoi international d’escrime

La première édition du tournoi international d’escrime dénommé « Open de Cotonou », a été lancée, ce jeudi 21 décembre à Cotonou. L’événement s’inscrit dans le cadre de la promotion de ce sport dans notre pays et dans la sous-région.

L’escrime, un sport de combat dont le principe est de toucher un adversaire avec la pointe ou le tranchant d’une arme blanche sur les parties valables sans être touché, n’est pas suffisamment connu et pratiqué au Bénin. C’est l’une des raisons qui a amené Jacques Okoumassoun, président de la Fédération béninoise d’escrime (Fbe), à initier le tournoi international d’escrime dénommé « Open de Cotonou ». Dans ce cadre, l’équipe béninoise sera aux prises, au palais des sports, avec celles venues de la Côte d’Ivoire et du Togo. La compétition prend fin ce samedi 23 décembre.
« Les travaux de la dernière assemblée générale de la Fédération internationale d’escrime qui se sont tenus à Dubaï ont recommandé ce genre de compétition entre Nations en devenir. L’Union des fédérations ouest-africaines que dirige Me Souleyman Sako, dans cette logique de promotion et de vulgarisation, va jeter à travers cette édition de Cotonou, les bases d’une compétition pérenne », selon Jacques Okoumassoun. Il a exprimé sa gratitude au ministre des Sports et au président du Comité national olympique et sportif du Bénin (Cnosb), avant d’inviter les compétiteurs à donner le meilleur d’eux-mêmes tout au long du tournoi. « Chers compétiteurs, rendez fiers vos encadreurs, techniciens et maîtres d’arme qui, au quotidien vous ont donné l’essentiel de la connaissance de cette discipline », leur a-t-il lancé.
L’initiative du président de la Fbe a été saluée par le président du Cnosb, Julien Minavoa qui a rappelé la passion et tout le combat mené par Jacques Okoumassoun pour le développement de l’escrime au Bénin. « Un homme lorsqu’il est déterminé peut aller très loin. Le président de la fédération en créant sa fédération en 2012 a su faire de la magie pour se faire représenter aux Jeux olympiques de 2016, donc en moins de quatre ans. Je ne sais pas si les délégations des autres pays présents ici ont pu réaliser cette prouesse. On n’en compte pas beaucoup dans le monde », a-t-il laissé entendre.
Le Bénin peut se réjouir à travers cette initiative d’être une référence, même pour le géant voisin de l’Est, car le Nigeria est aussi présent à la compétition, mais en tant qu’observateur, « parce que le Nigeria n’a pas encore des compétiteurs de ce niveau », a expliqué Jacques Okoumassoun?

Sports 22 déc. 2017


Message sur l’état de la nation: Patrice Talon à l’hémicycle ce jour

Le chef de l’Etat est attendu ce vendredi 22 décembre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Patrice Talon va sacrifier, pour la deuxième fois consécutive, à la tradition constitutionnelle qui oblige le président de la République à adresser face aux députés, une fois par an, un message sur l’état de la nation.

Comment se porte aujourd’hui le Bénin ? Quelles sont les perspectives pour le pays en 2018 ? Le chef de l’Etat apportera des éléments de réponses à ces interrogations ce vendredi 22 décembre à l’Assemblée nationale. Patrice Talon est attendu, en effet, devant la Représentation nationale à l’occasion du traditionnel message sur l’état de la Nation que le président de la République prononce en fin d’année. C’est une disposition de l’article 72 de la Constitution béninoise qui prescrit que : « Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la nation. Il peut aussi à tout moment adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée ».
C’est la seconde fois que Patrice Talon sacrifie à cette tradition de message sur l’état de la nation depuis son investiture à la Marina le 6 avril 2016. Comme c’est souvent le cas, le président Patrice Talon saisira l’occasion pour faire le bilan secteur par secteur des actions et réalisations de son gouvernement en 2017. Il va certainement réaffirmer aux députés toute sa détermination à améliorer les conditions de vie de la population à travers les nombreux chantiers qu’il entend poursuivre l’année prochaine notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures routières, des Tic, de l’agriculture, de l’économie, du tourisme, de la culture, des sports et autres. Le chef de l’Etat ne manquera pas de mettre l’accent sur certaines de ses réformes clés telles les réformes politiques portant notamment sur le système partisan et le financement des partis politiques, et surtout la lutte implacable contre la corruption sous toutes ses formes à travers la promotion de la bonne gouvernance. Relativement à ce dernier point, le président de la République va certainement revenir sur sa vision pour la bonne gouvernance des finances publiques et à mettre fin aux détournements et autres prévarications notées dans la gestion des ressources publiques. Ce serait d’ailleurs ce qui expliquerait la transmission de certains dossiers d’audits à la justice avec l’arrestation des mis en cause.
Le président de la République aura également à déplorer le niveau de la corruption qui freine le développement du Bénin et à réitérer sa détermination à maintenir le cap en 2018. Les réformes en cours dans presque toute l’Administration publique, particulièrement au niveau des régies financières notamment la Douane, les Impôts et le Trésor, du ministère de l’Economie et des Finances pour sécuriser les fonds publics, ne seront pas occultées. Les réformes en cours au Port autonome de Cotonou, pour rendre ce poumon de l’économie nationale plus attractif et compétitif occuperont aussi une place de choix dans le message du chef de l’Etat face aux députés.
La réussite de ces réformes permettra au gouvernement d’atteindre ses ambitions pour 2018 déclinées à travers le budget général de l’Etat adopté ce jeudi 21 décembre par les députés?

Actualités 22 déc. 2017


Gestion de l’insécurité au Bénin au second semestre 2017: Le ministre Sacca Lafia fait le point

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia a fait, ce jeudi 21 décembre à Cotonou, le point des activités et des faits saillants d’insécurité et de criminalité enregistrés au cours du second semestre 2017 et annoncé les mesures préventives envisagées pour l’avenir.

Dans le cadre de l’accomplissement de ses missions régaliennes de protection civile et de sécurité publique au profit des populations, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a mis en œuvre des actions concrètes et visibles sur le terrain afin de rapprocher davantage les responsables des forces de sécurité, des maires, des élus locaux et des populations à la base. Au nombre de ses activités majeures au titre du second semestre de l’année 2017, le ministre Sacca Lafia a cité sa tournée dans les douze départements du Bénin, l’organisation, le 7 novembre dernier, une conférence sur la sécurité intérieure et l’atelier pour l’élaboration du document de politique nationale de sécurité intérieure. Ces évènements phares lui ont permis de partager sa vision et les orientations stratégiques du gouvernement en matière de sécurité intérieure, de recueillir les besoins légitimes et les préoccupations majeures des populations et de mobiliser les différents acteurs notamment les préfets, les maires, les élus locaux autour des responsables des forces de sécurité publique et les diverses autorités politiques, techniques et financiers, pour réfléchir ensemble sur la problématique de la co-
production de la sécurité au Bénin.
A cette fin, des mesures idoines ont été entreprises pour renforcer les patrouilles dissuasives et la présence permanente et préventive des forces de sécurité sur le corridor et les différents axes routiers. De la gestion des frontières, de l’état civil, de l’assistance des sinistrés, à la transhumance, les agents des forces de sécurité publique ont répondu présents à l’appel du devoir face aux besoins de sécurité des populations.
Selon le ministre Sacca Lafia, cette stratégie mise en place a véritablement porté des fruits, comme témoigne la baisse drastique des braquages sur les routes et de la criminalité dans les villes et agglomérations du Bénin.
Ce satisfecit n’exclut pas la présence de certains nids d’insécurité qui résistent encore aux efforts communs et conjugués des différents services et parfois échappent à la vigilance des agents déployés sur le terrain. Neuf cas de braquage ont été enregistrés sur les corridors contre 23 cas au premier semestre ; 182,920 kg de faux médicaments ont été saisis contre 104,771 kg au premier semestre ; 752,457 kg de drogue et stupéfiants ont été saisis contre 852 kg au premier semestre ; 297 plaintes ont été enregistrées dont 102 personnes ont été appréhendées contre 168 plaintes au premier semestre. A cela s’ajoutent les 4202 cas d’accidents de la circulation sur les routes enregistrés dont 1531 blessés et 271 morts contre 5347 au premier semestre et 1175 cas d’incendie enregistrés dont 4 morts en plus des 753 cas d’habitations détruites dont 7 morts pour des raisons d’inondation.
En ce qui concerne la transhumance, 10 cas ont été enregistrés avec 8 morts contre 18 cas dont 13 morts au premier semestre.

Des mesures préventives

Face au cas d’insécurité enregistrés au cours du second semestre, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, dans le cadre de sa politique de coproduction de la sécurité, a pris des mesures pour réduire les cas d’insécurité dans le pays. Ainsi, la campagne 2017-2918 de la transhumance se déroulera exclusivement dans les départements de l’Atacora, de l’Alibori, du Borgou, de la Donga et les communes de Glazoué, Savè, Bantè et Ouèssè dans les Collines. Elle est formellement interdite dans le Sud du Bénin.
Quant à la criminalité et à l’insécurité sur nos routes, le ministre Sacca Lafia a sollicité l’accompagnement de tous, après avoir félicité les agents des forces de sécurité qui, malgré les difficultés et la pénibilité de leur métier, ont permis de noter une certaine diminution par rapport au semestre passé. Aussi insistera-t-il, nul ne sera de trop dans une vision partagée de co-production de la sécurité?

Actualités 22 déc. 2017


Noël solidarité 2017: La fondation Boa-Bénin au secours d’une maison d’accueil à Abomey

Dans le cadre de ses actions socio-humanitaires, une équipe de la fondation Boa-Bénin conduite par son président Benoît Maffon était, ce mercredi 20 décembre, dans une maison d’accueil sise au quartier Adandokpodji à Abomey. C’est avec les bras chargés de dons évalués à plus 4 millions de francs Cfa pour aider les enfants pensionnaires de ce centre à fêter la Noël dans la joie et à résoudre une partie de leurs problèmes quotidiens.

Sacs de riz, de maïs, de haricot ; cartons de lait, de pâtes alimentaires ; savons, bidons d’huile, machines à coudre et bien d’autres produits de première nécessité constituent le don remis par la fondation Boa-Bénin, ce mercredi, à une maison d’accueil des enfants déshérités d’Adandokpodji à Abomey. Ces enfants, au nombre d’une quarantaine, ont également eu un moment de bonheur avec le père Noël venu, danser avec eux avant de leur distribuer des jouets pour les fêtes. Pendant quelques heures, la tristesse a cédé place à une ambiance de fête.
En plus de ces produits, le président de la fondation Boa-Bénin, Benoît Maffon, a remis un chèque d’un million de francs Cfa au promoteur Magloire Alia, pour soutenir le centre dans son fonctionnement. Au total, c’est un don d’une valeur de 4 millions de francs Cfa qui a été fait à ce centre de conditions particulièrement modestes.
Le promoteur, Magloire Alia, après avoir fait l’historique du centre a décrit les conditions dans lesquelles les pensionnaires se battent au quotidien pour s’accrocher à la vie. Pour lui, ce geste de générosité de la fondation Boa-Bénin, qui est une première dans la vie du centre, est une bouffée d’oxygène qui redonne espoir pour l’avenir des enfants qui y vivent. Puis, il exprime toute sa reconnaissance aux généreux donateurs de la fondation Boa. Magloire Alia a imploré la faveur du Créateur pour qu’il accorde une longue vie à la Boa-Bénin ainsi qu’à tout le personnel de cette banque qui sauve des vies par ses actes de solidarité.
Le porte-parole des enfants, Jérémie Ahouavlamè, après avoir dit sa gratitude pour ce geste de la fondation Boa, a indiqué que c'est grâce à la providence divine que lui et ses pairs vivent dans cette maison d'accueil qui a vu le jour grâce à un homme de bon cœur qui, malgré ses conditions modestes, s'est donné la lourde tâche d’accueillir les enfants abandonnés et orphelins chez lui. Cette maison accueille des enfants orphelins de père et, ou de mère, et les enfants abandonnés. Jérémie Ahouavlamè ajoute : « Nous sommes tous des cas sociaux recueillis de façon bénévole par un papa, Magloire Alia et une maman, Mathilde Baïmey, qui se donnent corps et âme pour notre éducation et pour notre survie.

La providence

«De par leur connaissance, les responsables du centre ne cessent de demander des aides pour subvenir à nos besoins fondamentaux tels que se nourrir, se vêtir, et surtout s'instruire. Actuellement, nous sommes 39 enfants vivant dans cette maison dont 9 sont au cours primaires, 10 au premier cycle du cours secondaire, 10 au second cycle, 6 étudiants et 4 en activité professionnelle. Nous formons un ensemble de 27 filles et 12 garçons ». « Alors, se réjouit-il, votre arrivée dans la maison est le signe que vous portez dans vos cœurs les enfants en situation difficile, que vous mesurez la portée de la charge des promoteurs de cette œuvre d’amour et que même les orphelins n’ont pas tout perdu ».
Visiblement touché par les conditions de vie des pensionnaires de cette maison d’accueil, Benoît Maffon a salué l’esprit de charité et d’amour qui caractérise le promoteur. Un bel exemple de solidarité, a-t-il salué.
Le geste de la fondation Boa-Bénin s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Noël Solidarité 2017», une opération à travers laquelle la Boa-Bénin agrémente les fêtes de fin d’année au profit des plus vulnérables. « Nous sommes venus pour vous apporter de la joie au cœur suivant la philosophie des pères fondateurs du groupe et de sa fondation Boa, afin de vous aider à fêter dignement, car nul n’est heureux tout seul», a-t-il indiqué.
Cette cérémonie a pris fin dans une ambiance bon enfant. La délégation de la fondation Boa a partagé une collation avec les enfants et le promoteur dudit centre. La musique, les cadeaux emballés distribués par le père Noël ont suffi pour semer la joie dans le cœur de ces enfants qui ont oublié pour quelques instants, les conditions qui sont les leurs dans ce centre d’Adandokpodji à Abomey.
C’est aussi cela la fondation Boa-Bénin, entreprise citoyenne, qui a le souci de partager son sens d’humanisme et de solidarité envers les couches sociales défavorisées de notre société?

Société 21 déc. 2017


Impératif de la Cour constitutionnelle aux députés pour le Cos-Lépi: Le Parlement se prononce ce jour

S’exécutera-t-il ou ne s’exécutera-t-il pas ? C’est ce jeudi 21 décembre que l’on sera fixé sur la position du Parlement par rapport à la décision de la Cour constitutionnelle exigeant de lui par décision Dcc 17-262 du 12 décembre dernier, la désignation de ses neuf représentants au Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) au plus ce 21 décembre. Une décision qui fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Après le calme plat observé au Parlement où aucune discussion officielle n’a eu encore lieu sur le dossier, les lignes vont finalement bouger. Les députés se réunissent en séance plénière ce jour, la toute première depuis la reddition de la décision de la haute juridiction. Le dossier sera affecté pour étude au fond à la commission compétente, en l’occurrence celle chargée des lois, par le président de l’Assemblée nationale. Cette étude sera sanctionnée par un rapport qui sera soumis à l’examen et au vote des députés. Ce qui ne peut pas être possible au cours de la plénière de ce jeudi 21 décembre dont l’ordre du jour est déjà connu, à savoir l’examen et le vote de la loi de finances gestion 2018. La décision sera affectée à la commission chargée des lois présidée par le député Alexis Agbélessessi. Celle-ci va certainement décider de prendre son temps pour l’étudier plus tard, bien après la date buttoir du 21 décembre fixée par la Cour constitutionnelle pour la désignation des neuf représentants du Parlement au Cos-Lépi.
La question semble être le dernier souci des députés. L’on en veut surtout pour preuve la programmation détaillée des activités parlementaires pour la période du 20 au 29 décembre prochain rendue publique par le bureau de l’Assemblée nationale. Nulle part, il n’est programmé l’examen du point concernant la désignation des neuf députés pour le Cos-Lépi. Alors que, selon la décision de la haute juridiction, ceux-ci devront être désignés au plus tard ce jeudi 21 décembre et installés dans leurs fonctions le 29 décembre prochain. Avec la programmation des activités parlementaires qui ignore le dossier Cos-Lépi, il est donc clair que le Parlement n’est pas dans la position de respecter la décision de la haute juridiction. L’affaire ne manquera pas de susciter un débat houleux à l’entame de la séance plénière de ce jour. D’ailleurs, dans les coulisses de l’hémicycle, ça se susurre que les députés de la minorité parlementaire, c’est-à-dire de l’opposition, vont monter à la tribune de l’hémicycle pour faire une déclaration et condamner le non-respect de la décision de la Cour constitutionnelle. Laquelle est sans recours et s’impose à tout pouvoir public et institution de la République?
Th. C. N

Actualités 21 déc. 2017


Projet de budget de l’Etat 2018: L’examen en plénière démarre ce matin au Parlement

Le projet de loi de finances de l’Etat gestion 2018 est à l’ordre du jour de la séance plénière au Parlement, ce jeudi 21 décembre à Porto-Novo. Le dossier sera examiné de fond en comble puis soumis au vote des députés, en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.

Le sort du projet de budget général de l’Etat gestion 2018 sera connu ce jeudi 21 décembre à l’Assemblée nationale. Ce point sera au cœur de la séance plénière qui s’ouvre ce matin. Une plénière décisive en ce sens qu’elle fixera les uns et les autres sur l’issue de la procédure budgétaire qui a démarré depuis le 24 novembre dernier et au cours de laquelle les ministres du gouvernement et les présidents des institutions de la République ont défilé pour défendre leurs budgets sectoriels.
Les députés auront donc à apprécier le rapport général qui a sanctionné les travaux de la commission budgétaire. Lequel rapport leur a été déjà distribué depuis le jeudi 14 décembre dernier. Et cela, conformément à la procédure parlementaire qui exige que les députés aient la copie des rapports des commissions quarante-huit heures au moins avant l’examen en plénière du dossier en question.
Le rapport général qui sera en examen, ce jeudi, s’articule autour de plusieurs points, notamment le point de l’exécution du budget général de l’Etat gestion 2017 à fin septembre 2017, les caractéristiques du projet de budget général de l’Etat gestion 2018, l’étude du projet de loi de finances gestion 2018 en commission, les recommandations et surtout les amendements des députés pour augmenter les ressources allouées à telle ou telle structure. Ces amendements peuvent être classés en deux catégories. Il y a ceux relatifs au projet de texte de loi de finances et ceux liés au projet de budget sectoriel des ministères et institutions de la République.
Le député Abdoulaye
Gounou a demandé par exemple que soient alloués des crédits complémentaires au profit de l’Agence nationale pour la transfusion sanguine (Ants). Et ses collègues Nassirou Bako Arifari et Raphaël Akotègnon ont plaidé respectivement pour l’augmentation du taux de la licence de la pêche maritime et le renforcement des crédits accordés au médiateur de la République. D’autres amendements au projet de loi de finances pourraient être déposés au cours de la séance plénière de ce jour. Les députés et le gouvernement (qui sera représenté par le ministre de l’Economie et des Finances) auront à examiner ces différents amendements pour leur prise en compte ou non dans la loi de finances pour la gestion 2018 équilibré en ressources et en charges à la somme de 1862,918 milliards de F Cfa. Ce budget prévisionnel est en baisse de 147,668 milliards de F Cfa par rapport à la loi de finances gestion 2017 établie à un montant de 2010, 586 F Cfa.

Actualités 21 déc. 2017


Meilleures productions en journalisme d’investigation au Bénin: Yao Hervé Kingbèwé enlève le « Prix Jérôme Adjakou Badou »

Le concours de meilleures productions en journalisme d’investigation lancé par Open Society of West Africa (Osiwa) et l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) a connu son épilogue, ce mercredi à la Maison des médias à Cotonou. Yao Hervé Kingbèwé, journaliste à « Banouto », un journal en ligne, précédemment en service à « La Nouvelle Tribune » a enlevé le premier prix dénommé « Prix Jérôme Adjakou Badou ».

Ce prix est composé d’un trophée et d’un chèque de 1000 dollars.
Selon le représentant du jury, Fernand Nouwligbèto, sur onze postulants, le vainqueur est celui dont la qualité des recherches a forcé l’admiration, à travers l’article intitulé « Corruption en milieu carcéral au Bénin : Concussion et pot-de-vin sur menace et torture dans les prisons ».
Ce prix remis hier à Cotonou est institué par Open Society of West Africa (Osiwa) et l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) pour récompenser les investigations de qualité et pour pérenniser la mémoire de l’ancien journaliste Jérôme Adjakou Badou, qui a été le premier président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem). Le parcours et les qualités d’homme et de journaliste exemplaire de l’illustre disparu, ont été revisités à l’occasion. « Jérôme est un modèle à qui on peut s’accrocher. Avant d’être journaliste, il était un homme vertueux », a laissé entendre François Awoudo. Journaliste professionnel, poursuit-il, Jérôme Adjakou Badou a été un homme d’une intelligence contrastant souvent avec la simplicité, d’une rigueur intellectuelle et d’un courage inouï, qui force l’admiration.

Désiré GBODOUGBE

Société 21 déc. 2017


Filières lait et viande à Tchaourou: Les investissements consentis peinent à porter leurs fruits

Les membres du comité de pilotage du Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) ont visité, ce mardi 19 décembre, le poste de collecte de lait le magasin de Gah-Egoh, ainsi que la mini-laiterie et le poste d’abattage de Tchaourou. Malheureusement, les investissements consentis peinent à porter leurs fruits.

Le problème de la diversification agricole au Bénin préoccupe le gouvernement engagé dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. En témoigne l’importance qu’il accorde au développement des filières lait et viande à travers le Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav). L’objectif est d’accroître leur production et leur efficacité, en délivrant des produits de qualité et en augmentant le revenu de leurs acteurs. Il s’agit d’améliorer les systèmes de production et la compétitivité du lait et de la viande. En dépit des investissements effectués, le constat effectué sur le terrain par les membres du comité de pilotage du projet, ce mardi 19 décembre à Tchaourou, est loin d’être encourageant.
A Gah-Egoh, un village de la commune de Tchaourou où les membres du comité ont visité un poste de collecte de lait, des questions essentielles restent encore à régler. Il en est de même au magasin d’aliments de bétail et à la mini-laiterie de Tchaourou, où ils étaient également. Outre la pénurie accentuée par le problème lié au conditionnement du lait, lors de son acheminement vers le poste de collecte par les éleveurs, c’est toute l’organisation qui doit être revue. Ce poste n’arrive également pas à collecter à temps le lait, puis les à acheminer dans de bonnes conditions vers les mini-laiteries. Unanimement, les membres du comité et le président de l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants (Anoper), Alfa Tidjani Aboubakar, l’ont reconnu. Il va falloir procéder à la sensibilisation des éleveurs, préconisent-ils.
Le projet, selon son coordonnateur Emile Toïgbé, a construit au total quatre mini-laiteries. Celle de Gogounou, la toute première et la plus moderne dont le Bénin dispose, vient d’être réhabilitée. Par rapport aux postes de collecte, le coordonnateur a indiqué qu’ils ont en principe été installés afin de permettre aux éleveurs de ne plus avoir eux-mêmes à acheminer le lait jusqu’à la mini-laiterie. Ils doivent le confier au poste de collecte le plus proche de leurs localités chargé de vérifier si le produit a tourné ou a été mouillé. Tenant compte des dysfonctionnements constatés, il a expliqué que l’expérience est à ses débuts. Il craint de voir la mini-laiterie être mise en affermage, faute d’une politique efficiente et stratégique de recherche de marchés pour pouvoir écouler ses produits.
En dehors du magasin d’aliments de bétail de Tchaourou, il en existe huit autres, a indiqué Emile Toïgbé. C’est pour constituer des stocks d’aliments destinés au bétail, qu’ils ont été construits. Mais les conditions de conservation de ces produits qui ne sont que des compléments alimentaires laissent à désirer. Par manque d’aération, ils sont en train de se détériorer. D’ici quelques jours, d’autres seront périmés. Aussi, envisage-t-on de les brader pour éviter de les brûler.
A la ferme de l’Okpara où il s’est rendu dans l’après-midi, le comité a visité le Centre d’insémination artificielle. Le projet y a investi près de 421 millions de francs Cfa en équipements.
Ce sont les postes d’abattage d’Ina, la mini-laiterie de Bembèrèkè, le poste de collecte de lait et les couloirs de passage à Gamia, ainsi que la retenue d’eau de Soukarou qui accueillent ce jour, mercredi 20 décembre, la délégation. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une mission de suivi des réalisations du projet Pafilav entamée lundi 18 décembre dernier?

Société 20 déc. 2017


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