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Nouvelles

Forum Malabo Montpellier sur la sécurité alimentaire: Les grandes leçons de la rencontre de Cotonou

Au terme du forum Malabo Montpellier tenu à Cotonou ce mardi 12 décembre, le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et le vice-président de Malawi Saulos Klaus Chilima ont co-animé une conférence de presse pour repréciser le contexte de la création de ce forum avant de tirer les grandes leçons du rendez-vous de Cotonou.

Le forum Malabo Montpellier tenu à Cotonou hier sur « Comment l’Afrique peut construire un future sans faim ni malnutrition » a été un grand succès, selon le vice-président de Malawi, Saulos Klaus Chilima, co-président du forum. Au cours d’une conférence de presse co-animée avec le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, lui aussi co-président du forum, il a rappelé qu’ils ont débattu de l’impact des changements climatiques sur la sécurité alimentaire en Afrique. « Il faut matérialiser les politiques en matière de sécurité alimentaire », suggère-t-il. Car, à son avis, cela appelle non seulement l’intervention de l’Etat seul, mais également la participation du secteur privé. Donnant l’exemple de son pays, Saulos Klaus Chilima recommande que dans l’élaboration de ces politiques, il faut prendre les jeunes et les femmes comme étant des personnes vulnérables. Car, le gros défi, selon lui, est là.
S’inscrivant dans la même logique que le vice-président de Malawi, le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané a salué le choix porté sur le Bénin pour abriter ce forum une semaine après la semaine du Sahel qui a permis de débattre aussi de la question de la sécurité alimentaire. Pour lui, le projet des cantines scolaires initié par le gouvernement a été un exemple cité par les pays présents à Cotonou. Il rappelle à cet effet, que pour la première année de ce projet, le repas chaud est servi à 33% des enfants qui vont à l’école, tandis que pour l’année prochaine, il est prévu 51%.
Avant cette conférence de presse, c’est le directeur adjoint de cabinet du ministre d’Etat, Sosthène Gnassounou qui a clôturé les travaux de ce forum. Au cours du forum, explique-t-il, le rapport qui a été présenté fait une analyse des politiques et stratégies qui ont été mises en œuvre dans différents pays pour réduire de façon substantielle, les niveaux de malnutrition. Puis, pour promouvoir, des régimes alimentaires plus sains et plus diversifiés. Des leçons ont été également tirées pour permettre aux différents pays de capitaliser les bonnes pratiques enregistrées.
Des travaux, Sosthène Gnassounou annonce que beaucoup d’enseignements ont été enregistrés. Au nombre de ces enseignements, l’accélération de la mobilisation des ressources à travers l’implication du secteur privé autour des questions de nutrition ; l’amélioration de la formation professionnelle et la création de conditions attractives pour attirer les jeunes comme réponse à l’exode rural. Comme enseignement, il y aussi la maîtrise des coûts et l’amélioration de l’efficacité des interventions dans le domaine de la nutrition ; puis enfin la nécessité d’une forte implication des acteurs locaux dans les interventions en rapport avec la nutrition.
Il faut rappeler que Malabo Montpellier Forum est un panel de 13 pays africains et leurs partenaires techniques et financiers. Ce panel est une plate-forme d’échange de dialogue entre leaders sur la croissance agricole et la sécurité alimentaire.

Actualités 13 déc. 2017


La directrice générale du Fmi face à la Ccib: La diversification économique pour assurer le développement

Le Bénin a des raisons de croire en une mutation de son économie en une économie de développement. Il suffira de faire des choix et des options, et surtout d’y travailler, préconise la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde. Elle était, ce mardi 12 décembre, face aux acteurs du secteur privé et de la société civile pour un message d’espoir et d’exhortation en faveur d’une diversification de l’économie béninoise.

Avec les indices qu’affiche actuellement le Bénin, on peut espérer un miracle à condition de faire certaines options, notamment au plan économique. Parmi celles-ci, figure la diversification de l’économie. C’est l’avis de la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde. Face aux opérateurs économiques et aux acteurs de la société civile à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), ce mardi 12 décembre, elle a expliqué les avantages d’une telle option. Laquelle, à l'en croire, s’impose au Bénin. La proximité du pays avec une géante économie comme celle du Nigeria et les effets sur la santé financière et économique du pays peuvent être inversés si on fait l’option de la divertification économique. Cela permettra, de l’avis de la patronne du Fmi, de se montrer plus résilient aux chocs externes.
Plusieurs déterminants comme la stabilité macroéconomique, l’accès aux crédits, l’assainissement du climat des affaires, l’amélioration des infrastructures sont aussi indispensables à cet effet, a fait savoir Christine Lagarde. Mais la diversification est aussi « le fruit d’une multitude de décisions prises par divers acteurs dont les entreprises, les pouvoirs publics avec l’aide parfois d’institutions internationales et régionales ». Elle permet aussi, indique-t-elle, une nette progression et réduit le retard sur la croissance. Elle citera aussi certains pays qui s’y sont essayés comme le Rwanda, le Botswana et les Iles Maurice, pour inciter le Bénin à s’engager dans cette voie en vue de booster son économie. « La diversification économique dans les pays à faibles revenus se traduit par de grands résultats. Certains pays l’ont fait et les résultats sont parlants », indique-t-elle. Cet environnement économique qu’appelle Christine Lagarde de tous ses vœux, Jean-Baptiste Satchivi, président de la Ccib, y adhère. Il souhaite pour sa part un environnement économique prospère qui favorise la création de richesses et d’emplois, meilleure solution pour promouvoir le développement durable, assure-t-il. L’autre défi qu’il compte relever avec ses pairs, c’est celui d’un secteur privé compétitif, pourvoyeur d’emplois et de croissance durable.
La directrice générale du Fmi a également eu un moment d’échanges avec les acteurs du secteur privé et de la société civile. Pour l’essentiel, les préoccupations ont porté sur le devenir de l’économie béninoise et les voies et moyens pour parvenir à un développement durable et une forte croissance.

Les mises au point de Christine Lagarde

La directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi) n’a pu s’empêcher, au cours de la rencontre qu’elle a eue avec le secteur privé et la société civile, mardi 12 décembre au siège de l’institution consulaire, de faire des mises au point. Lesquelles ont été provoquées par l’intervention du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin.
« Le secteur privé béninois dans son ensemble traverse une période de crise de financement de ses activités marquée par l’accumulation des impayés au niveau des banques qui, elles-mêmes, sont devenues de plus en plus réticentes à financer l’économie », a révélé le président de la Ccib à la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi) lors de sa visite au siège de l’institution consulaire. Il en a profité pour exprimer le besoin de la mise en place d’un fonds de relance économique sous la forme de garantie pour assurer les banques quant à l’octroi de crédit adapté aux besoins des chefs d’entreprise. Ceci permettra, indique-t-il, de booster le potentiel de production et de compétitivité des entreprises pour, in fine, relancer les activités économiques. « Le secteur privé sollicite un regard particulier du Fmi en faveur du Bénin à cet égard. Notre pays a besoin d’un soutien spécial du fait de sa proximité avec le Nigeria… », a aussi fait savoir Jean-Baptiste Satchivi. Mais son vœu restera lettre morte.
« Je voudrais décevoir vos attentes mais au moins, j’aurais eu le mérite de ne pas créer d’anticipation. Je vais vous indiquer ce que fait le Fmi », a introduit Christine Lagarde en réplique à l’intervention du porte-parole des acteurs du secteur privé. Ainsi, précise-t-elle que « Le Fmi n’intervient pas en matière de microéconomie », mais « a vocation à se consacrer à la macroéconomie, les grands agrégats concernant les politiques budgétaire, monétaire et les réformes qui sont de nature à faciliter aux opérateurs économiques leurs interventions dans le tissu économique... ». Au sujet du fonds sollicité par Jean-Baptiste Satchivi, elle a répondu que « Le Fmi ne fait pas ça et ne sait pas le faire ». Mais la directrice générale du Fmi ne nie pas les problèmes du secteur privé béninois. Elle dit même mieux les comprendre pour avoir, dans une vie antérieure, consacré 25 années à ce secteur. « Je connais pour les avoir vécues les problématiques du secteur privé, les difficultés de la microéconomie, les angoisses du chef d’entreprise », assure la patronne du Fmi aux opérateurs économiques.
Quid alors des solutions à y trouver ? Celles-ci résident, selon elle, dans la consolidation des progrès accomplis et en relevant un certain nombre de défis notamment. On peut aussi y parvenir, suggère Christine Lagarde, en encourageant la création d’emplois dans de nouveaux secteurs économiques, en aidant les populations à mieux saisir les opportunités qui se présentent à elles? J.F.M.

Actualités 13 déc. 2017


Quatrième édition des trophées Bmp: Les meilleurs modèles de ponctualité distingués

Les six lauréats parmi les vingt-trois nominés de l’édition 2017 de Best model of ponctuality (Bmp) ont été distingués, vendredi 8 décembre à Cotonou. C’était au cours de la soirée de récompense organisée par l’Ong Be the best.

Adidjatou Mathys dans la catégorie administration publique et institutions de la République ; Huguette Amoussou, catégorie société d’Etat ; Jean-Baptiste Satchivi catégorie société privée ; Joël Aïvo, catégorie éducation ; Firmin Houngbadji de la société civile et Jémima Aklé épouse Kérékou, catégorie des cadres. C’est à ces noms que répondent les meilleurs modèles de ponctualité édition 2017 et à qui des trophées Best model of ponctuality (Bmp) ont été remis au cours d’une soirée de récompense, vendredi 8 décembre dernier.
Hermann Mèton, président du jury, invite les nominés en général et les six meilleurs modèles de ponctualité distingués à être des ambassadeurs de cette vertu pour que règne au Bénin zéro retard. Tour à tour, les six distingués ou leurs représentants se sont engagés à le faire. Mieux, ils estiment que les trophées les mettent en face du défi d’aller plus loin dans la bonne gestion du temps.
Expliquant l’initiative de son organisation, Ninon Ahoudjinou, président du conseil d’administration de Be the best, structure organisatrice de l’événement, précise que le programme Be model of ponctuality (Bmp) est le moyen pour contribuer à corriger le retard dans l’administration. Montrant l’ampleur des dégâts engendrés par la mauvaise gestion du temps au Bénin, il expose que la perte annuelle de temps occasionne dans l’administration publique béninoise équivaut à 10 000, voire 13 000 postes à plein temps et en termes monétaires à plus de 73 milliards de F Cfa. Selon une récente enquête de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae), rapporte-t-il, sur les huit heures de travail recommandées dans l’administration publique, seulement trois heures sont réellement accomplies. Face à cette situation désastreuse pour le pays, l’Ong Be the best ne saurait rester sans réagir, explique-t-il ajoutant qu’elle donne l’exemple en démarrant ses activités à l’heure et les termine aussi à l’heure.
Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie, parrain de la quatrième édition des trophées Be model of ponctuality (Bmp), nominé de l’édition précédente, admire la prise de conscience des membres de l’Ong Be the best à travers cette initiative. A son avis, cela contribuera à instaurer la culture d’une meilleure gestion du temps autant dans l’administration que dans nos familles. Ainsi, estime-t-il, les meilleures performances seront au rendez-vous. « Le retard est l’un des maux dont souffre notre administration », signale-t-il ajoutant que la ponctualité est génératrice de performances et gage de développement. Au regard des bienfaits de la ponctualité, il invite les citoyens béninois à en être des ambassadeurs?

Société 12 déc. 2017


Accès des personnes handicapées aux soins de santé: Géronime Tokpo plaide pour l’application de la loi

Lorsqu’elles essaient d’accéder aux soins de santé, les personnes handicapées rencontrent toute une série d’obstacles. Ce qu’affirme Géronime Tokpo, juriste, présidente de la fédération des associations les regroupant, personne handicapée de la vue. Elle plaide pour la prise des décrets d’application de la loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées. Une loi qui prévoit un certain nombre d’avantages à ces dernières, dont l’instauration d’une carte d’égalité des chances.

La Nation : Quels sont les problèmes spécifiques auxquels sont confrontées les personnes handicapées en matière d’accès aux soins de santé au Bénin ?

GéronimeTokpo : Les personnes handicapées éprouvent des problèmes spécifiques dans le domaine de la santé. Ces problèmes sont de plusieurs ordres. Concernant l’accessibilité infrastructurelle, les infrastructures sanitaires, je dirai même les infrastructures socio-communautaires en général, au Bénin, pour la plupart ne sont pas construites suivant les normes d’accessibilité qui facilitent l’accès de ces bâtiments aux personnes handicapées. Vous avez des personnes handicapées qui viennent à l’hôpital avec leur fauteuil roulant et qui ont besoin de circuler librement au niveau des centres de santé mais généralement, la plupart des centres de santé ne sont pas si accessibles et cet état de choses peut déjà décourager la personne handicapée à y accéder. Et quand on parle d’accessibilité, il y a aussi l’accessibilité au matériel. Je prends le cas spécifique des tables d’accouchement. Pour les femmes handicapées moteur, les tables d’accouchement ordinaires ne sont pas du tout adaptées. Elles ne peuvent pas monter sur ces tables d’elles-mêmes et parfois, ou très souvent, le personnel sanitaire est obligé de les soulever et de les prendre comme des colis. Ce qui pose un problème de dignité et qui parfois, amène des situations de railleries, de moquerie de la part du personnel sanitaire du genre, « tu es personne handicapée et tu aimes le sexe », etc. Alors qu’il y a des pays où les tables d’accouchement sont conçus de façon adaptée de telle sorte que la femme qui a des déficiences au niveau de ses membres arrive à monter facilement d’elle-même et ne constitue plus une charge pour le personnel sanitaire.
L’autre chose qu’on peut aussi aborder, c’est la formation du personnel sanitaire aux spécificités du handicap. Lorsque ce personnel reçoit par exemple des personnes sourdes, s’il n’est pas déjà sensibilisé à savoir comment parler, comment échanger avec les personnes sourdes, le dialogue ne passe pas et donne lieu à d’autres choses parce que le personnel sanitaire est fatigué, il ne comprend rien et la personne handicapée elle-même ne se sent pas accueillie. C’est la même chose pour les personnes avec des déficiences intellectuelles ou des personnes avec des déficiences visuelles. Lorsque le personnel sanitaire n’est pas formé ou sensibilisé à accueillir ce type de patients, l’accueil fait défaut et tout cela fait que la personne handicapée peut ne plus fréquenter les centres de santé.

Qu’en est-il des problèmes d’accessibilité financière ?

Le problème le plus important pour nous, c’est le problème d’ordre économique. Vous savez que 80% des personnes handicapées sont pauvres comme le révèle le rapport mondial de 2011 sur le handicap, conjointement produit par l’OMS et la Banque mondiale. Notre pays n’échappe pas à cette situation. Ici aussi, la plupart des personnes handicapées vivent dans la pauvreté. Et la question la plus cruciale pour nous personnes handicapées aujourd’hui au Bénin, c’est l’accès à un emploi, l’accès au travail, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé. Il faut avoir un emploi pour assurer son indépendance. Si la personne handicapée n’a pas d’emploi, si à l’âge adulte, elle se retrouve encore à la charge de ses parents, elle n’arrive pas à se prendre en charge, c’est normal qu’elle ait des difficultés à accéder aux soins de santé qui ont également un coût. A ce niveau, la fédération reçoit beaucoup de demandes d’aide ; vu que la fédération est limitée elle-même en ce qui concerne les ressources, elle n’arrive pas à répondre à ces besoins-là.
Il faut préciser que la déficience fait aussi parfois appel à un suivi médical. Par exemple les personnes handicapées moteur qui portent des appareils orthopédiques, ont besoin de les renouveler de façon périodique. Renouveler un appareil coûte au moins 300.000 F CFA. Beaucoup n’ont pas les moyens de le faire, l’appareil devient défaillant et à moindre geste, la personne handicapée chute et tombe. La déficience visuelle appelle aussi parfois un suivi ophtalmologique qu’il faut pouvoir supporter. Il y a des personnes sourdes qui portent des appareils auditifs pour pouvoir mieux entendre. Ces appareils, il faut les entretenir et ça a un coût. Tout ceci fait partie des problèmes spécifiques auxquels les personnes handicapées font face. Les problèmes sont donc nombreux.

Qu’attendez-vous des pouvoirs publics pour faciliter l’accès des personnes handicapées aux soins de santé ?

Nous portons tous ces problèmes dans le plaidoyer de la fédération et c’est ça qui a fait que dans la loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin votée par l’Assemblée nationale en avril 2017 et promulguée par le président de la République en septembre 2017, il est prévu l’instauration d’une carte d’égalité des chances et cette carte confère à son détendeur, des avantages dans plusieurs domaines dont le domaine sanitaire et ces avantages peuvent aller de la réduction des coûts d’accès aux soins jusqu’à la gratuité des soins de santé. La loi l’a prévue, il reste que les décrets d’application l’accompagnent. Tout ce que nous demandons aux autorités, c’est de faire en sorte que tout ce qui est prévu dans cette loi devienne une réalité et aussi, faudrait-il que les autorités prennent en compte la question du handicap dans toutes les politiques d’assurance, de prise en charge qui sont en train d’être élaborées au niveau national. Ainsi, les problèmes d’accès aux soins de santé des personnes handicapées seront un peu réduits et elles pourront vivre mieux.

Propos recueillis par Reine AZIFAN

Santé 12 déc. 2017


Performance de l’économie béninoiseChristine Lagarde salue les efforts du gouvernement

(Une croissance d’au moins 6 % en 2018 annoncée pour le Bénin)

La gouvernance actuelle du Bénin sied bien au Fonds monétaire international (Fmi). La directrice générale de l’institution, Christine Lagarde, en visite officielle de trois jours l’a fait savoir, ce lundi 11 décembre à la présidence de la République, au cours d’une conférence de presse, en présence du président de la République et des membres du gouvernement.

« Vous aviez pour ambition de développer certaines activités, de vous attaquer à la réduction de la pauvreté en dépensant mieux et plus dans les domaines de l’éducation et de la santé, d’établir des règles de bonne gouvernance permettant aux investisseurs de regarder le Bénin avec une perspective favorable. Sur ces axes, votre gouvernement est en train de démontrer qu’il peut tenir sa parole ». C’est ce qu’a déclaré, ce lundi 11 décembre à Cotonou, la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi) en visite au Bénin, Christine Lagarde, au cours de la conférence de presse conjointe animée avec le président Patrice Talon.
Elle dit croire en la capacité des dirigeants du Bénin à remettre le pays sur les rails et lui assurer une bonne croissance. Saluant les efforts faits par le Bénin, Christine Lagarde reste optimiste quant au développement du pays et projette la croissance pour l’année 2018 au-delà de 6 %. « Nous considérons que la performance de l’économie béninoise sera en 2018 supérieure à celle de 2017. Nous savons aussi que vous voulez de la diversification et les perspectives de réussite qui seront les vôtres », indique-t-elle.
Ce qu’a également salué la directrice générale du Fmi, ce sont les engagements tenus par les autorités béninoises « pour restaurer les finances et des réformes permettant d’accueillir l’investissement domestique et étranger ». Le pays connaîtra «une perspective de croissance en amélioration très nette » apprécie la patronne du Fmi. Mais elle plaide aussi pour plus d’efforts au niveau du social, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Là-dessus, elle dit avoir compris « les obstacles administratifs » et a encouragé le président Patrice Talon à poursuivre les efforts pour combler les attentes sur ces chantiers. Aussi, rappelle-t-elle que les engagements pris par le Bénin à cet effet ont largement contribué à valider le bilan du Bénin lors de la première revue.
Si le Bénin en est venu à se faire apprécier et féliciter par le Fmi, c’est parce qu’il s’est « révélé autrement ». Le pays a su, d’après le président de la République, Patrice Talon, donner la preuve au monde que « par le travail, le sérieux, la bonne gouvernance et des réformes bien inspirées, le sacrifice, la lutte contre l’impunité… on peut sortir de la pauvreté et de la mendicité ».

Renaissance

« Nous avons, poursuit le chef de l’Etat, entamé des réformes les plus ambitieuses et les plus osées ». « En ce qui concerne l’administration générale, le secteur de la santé, l’éducation, les régies financières, nous sommes en train d’opérer les mutations nécessaires pour que notre pays soit capable de vivre de ses potentiels et du génie de ses fils. Nous avons réussi à faire voter la loi sur le partenariat public-privé, le cadastre est en cours, les zones économiques sociales, le Code du numérique… Toutes choses qui concourent à améliorer le climat des affaires et l’environnement en général », fait savoir le président Patrice Talon à son hôte. En dix mois de gouvernance, bien des lignes ont été bougées, assure le chef de l’Etat.
« Nous ne cessons d’arpenter les chemins de notre renaissance. Nous avons, en moins de 18 mois, réussi avec le Parlement à faire voter une cinquantaine de lois de progrès. Nous nous acharnons à répondre aux besoins de nos concitoyens, notamment dans le domaine de l’énergie », indique le président de la République. Il poursuit : «Nous sommes en train de mettre en œuvre un programme ambitieux de satisfaction des besoins en eau, en infrastructures. Nous faisons des efforts et nous essayons de respecter nos engagements pour le respect des critères de convergence d’ici 2021 ». « La situation reste difficile et nos compatriotes demeurent légitimement impatients parce que l’arbre de la renaissance ne porte pas encore de fruits, mais la floraison est bien là », reconnaît le président, évoquant bon nombre d’actions déployées par son gouvernement et lui depuis avril 2016. Et, même si les conclusions du Fmi sur sa gouvernance lui « paraissent bien flatteuses », il ne compte pas dormir sur les lauriers et annonce que le cap sera maintenu et les performances améliorées.
Cette visite d’une délégation au haut niveau du Fmi peut ainsi s’analyser comme une prime aux bonnes performances et aux options de développement du président Patrice Talon, surtout parce que le Bénin tient les engagements qu’il a conclus avec le Fmi.

Actualités 12 déc. 2017


Affaire de faux médicaments au domicile du député Atao à Cotonou: Des tonnes de produits saisis, des badauds interpellés

Plusieurs dizaines de cartons de produits pharmaceutiques d’origine douteuse ont été saisis, vendredi 8 décembre dernier, par la police au domicile de la conjointe du député Mohamed Atao Hinnouho à Akpakpa (Cotonou). Au cours de cette opération qui fait suite à une perquisition manquée la veille, les agents ont dû faire usage de force et procéder à l’arrestation de plusieurs personnes.

La police est retournée, vendredi dernier, au domicile de dame Akinocho Karim Salamatou, conjointe du député Mohamed Hinnouho Atao à Akpakpa (Cotonou), après « l’obstruction orchestrée » contre la perquisition, la veille, par des badauds et des hommes politiques. Peu avant 17 h, des véhicules de la police ont fait irruption au quartier Hlakomè pour encercler le bâtiment soupçonné de contenir des médicaments d’origine douteuse. Deux véhicules de maintien d’ordre de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) ont été positionnés de part et d’autre de la ruelle menant à l’entrepôt. Après avoir défoncé le portail et les portes, sur exploit d’huissier, la police découvre effectivement plusieurs tonnes de produits pharmaceutiques emballés dans des cartons. Sur les lieux, il n’y avait âme qui vive. Des indiscrétions font état de ce que les occupants (le député, sa campagne et sa famille) ont vidé les lieux un peu plus tôt dans la journée.
Ces médicaments retrouvés sont convoyés à la direction centrale de la Police judiciaire à Agblangandan, sous le regard curieux des populations. En réaction à l’opération de la police, des badauds, comme la veille, ont brûlé des pneus, notamment sur la voie publique et au carrefour non loin de l’école primaire publique d’Adogléta. N’eût été la vigilance des forces de l’ordre, un véhicule de la police allait être consumé. Les hommes en uniforme ont dû faire usage de grenades lacrymogènes pour contenir la foule des manifestants visiblement déterminés à semer le chaos par le feu et une cascade de jets de pierres à l’endroit des policiers. A quelle fin ? L’on ne saurait le dire. Toujours est-il que plusieurs personnes sont mises aux arrêts et conduites au commissariat pour les besoins de l’enquête.
Jeudi dernier, le pare-brise d’un véhicule de police avait été brisé par les manifestants lors de la première tentative de perquisition des lieux, selon le commissaire de la Sous-direction des affaires économiques et financières (Sdaef), Brice Allowanou qui dénonce une « obstruction orchestrée ». A l’en croire, le député a « ameuté les populations et certains acteurs politiques contre les policiers pour faire obstruction à la procédure de perquisition ».
Aussi, le député de la quinzième circonscription électorale, se prévalant de son immunité parlementaire, avait exigé la présentation d’un mandat. Ce qu’a réfuté Brice Allowanou, indiquant que le mandat n’est pas une exigence prescrite en l’espèce par notre droit positif et que l’immunité du député est attachée à sa personne et surtout à sa fonction et n’interdit pas l’accomplissement des actes de police ne nécessitant pas l’autorisation de l’Assemblée nationale.

« Une procédure viciée », selon les avocats d’Atao

La perquisition du domicile de la conjointe du député s’inscrit dans le cadre d’une enquête entamée après la découverte, lundi 4 décembre dernier, de 40 kg de faux médicaments avec le nommé Sourou Rock Toviessi, dans une voiture appartenant au sieur
Codjo Houndégnon, et en partance pour un cabinet de soins privé à Ita Kpaco, commune d’Ifangni. Le livreur interpellé a conduit les policiers au domicile de dame Akinocho Karim Salamatou, conjointe du député Mohamed Atao Hinnouho qui a fait son apparition sur les lieux et s’est opposé à l’action de la police de perquisitionner ledit domicile. Un collectif d’avocats du député est monté au créneau dans la soirée du jeudi, peu après la perquisition avortée, pour dénoncer « une procédure viciée », après les députés de la minorité parlementaire tels que Valentin Djènontin, Simplice Codjo, Idrissou Bako, l’ancien ministre Candide Azannaï, l’ancien président Nicéphore Soglo et autres personnalités de l’opposition vus en compagnie du député.
Le collectif dit avoir constaté, au moment où un fort contingent de la police nationale a fait irruption au domicile du député, qu’un autre a pris d’assaut le siège du parti politique Réseau Atao fondé par l’élu. Les policiers auraient « tenté d’enlever l’intéressé et n’en ont été empêchés que par la vigilance des riverains », allègue Me Alfred Bocovo au nom de ses pairs. Les avocats parlent d’une « tentative d’intimidation », en faisant un rapprochement des événements de la session budgétaire en cours au Parlement. Ils évoquent des « violations graves et intolérables de la Constitution du 11 décembre 1990, de la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples, du Code de procédure pénale en vigueur au Bénin ». Pour les avocats du député, la Police nationale est « instrumentalisée » à des fins politiques.
Selon des indiscrétions, le député serait détenteur de certificats de mise en consommation des produits pharmaceutiques dûment délivrés par des structures habilitées.

Société 11 déc. 2017


Lancement de l’ouvrage «Le Vidomegonat …» à Cotonou: La socialisation et la protection de l’enfance valorisées

Hospice Bienvenu Hounyoton a lancé, samedi 9 décembre dernier à Cotonou, son ouvrage intitulé «Le vidomegonat». C’était en présence de parents et amis venus le soutenir pour l’œuvre scientifique qu’il met sur le marché.

«Le Vidomegonat, socialisation et protection de l’enfance au Bénin des origines à nos jours», ouvrage écrit par Hospice Bienvenu Hounyoton, a été officiellement mis sur le marché, samedi 9 décembre dernier à Cotonou.
A travers cette œuvre, l’auteur décrit et développe une vieille pratique sociale qui a permis à nombre de Béninois et d’Africains éduqués par des tuteurs qui ont fait d’eux ce qu’ils sont. Une ancienne pratique qu’il a eue l’occasion d’expliquer aux parents et invités qui ont fait le déplacement de l’Infosec où a eu lieu la cérémonie de lancement. Pour lui, dans la région méridionale du Bénin, cette manière d’éduquer les enfants selon les coutumes Adja, Tado, Yoruba et Nagot ,a permis à nombre de parents qui n’avaient pas du tout d’enfants ou qui n’en avaient que d’un seul sexe d’en disposer au nom d’une solidarité propre au Bénin et à l’Afrique. Ce qui procurait à la société un certain équilibre dans son évolution. L’auteur s’appuie sur la valeur qu’on doit attribuer aux enfants mis en vedette par Ayikpémi, Alokpon et Alèkpéhanhou dans leurs chansons.
C’est une pratique dévoyée pour donner naissance au phénomène déplorable de vidomègon qui a beaucoup plus droit de cité au Gabon, en Côte d’Ivoire et au Nigeria qui ont respectivement eu besoin de main-d’œuvre pour les mines, les plantations de cacao et café et pour les vastes étendues de terres à valoriser.
Sous la dénomination Vidomegonat de la langue fon du Bénin méridional, se perpétue une pratique sociale séculaire qui consiste à placer un enfant en dehors de la famille de ses parents biologiques. Il y reçoit éducation et apprentissage de la vie.
L’auteur, socio-anthropologue de formation, a été présenté par le journaliste Tanguy Agoï comme un scientifique accompli qui permet de décloisonner et dépassionner le débat sur la dérive avec des analyses méthodiques et argumentées. L’œuvre de 500 pages a été conçue avec une reliure solide et est bien organisée et structurée, relève-t-il. Pour lui, l’auteur part d’une clarification notionnelle, forge un néologisme qui lui permet de présenter une institution sociale en vue de la socialisation et de l’éducation de l’enfant. Ainsi, soutient le présentateur, le vidomegonat permet d’éduquer l’enfant à la vie en veillant au respect de ses droits et de sa protection (voir pages 18, 147 et 148). De plus, explique-t-il, l’ouvrage présente plusieurs intérêts liés à l’actualité caractérisée par la vente d’hommes en Libye, à la rareté de productions sur le sujet et à la dimension sociologique et internationale de l’œuvre.
Pour le parrain de l’événement, Faustin Dahito, il convient de soutenir l’auteur qui propose un travail scientifique mettant à nu une problématique passée et actuelle. « L’enfant constitue une valeur », souligne le parrain qui a salué le courage de l’auteur qui fait montre d’une dextérité intellectuelle et scientifique.
L’auteur a rendu hommage à ses parents venus le soutenir. La vente à l’américaine qui a mis fin à la soirée de lancement a permis de vendre l’ouvrage à 1 100 000 francs F Cfa.

Culture 11 déc. 2017


Audience à la Haac: Les perspectives en matière de communication au menu

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, a reçu en audience, vendredi 8 décembre dernier, le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias et la directrice départementale du Patrimoine culturel et des Arts de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Aminata Lo Paye.

Soumettre le projet relatif au dépôt légal audiovisuel au sein des Etats-membres de l’Uemoa au président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, et recueillir ses orientations sur le sujet. C’est l’objectif de la visite de la directrice départementale du Patrimoine culturel et des Arts de l’Uemoa, Aminata Lo Paye, accompagnée d’Eric Rault et de Clément Malherbe, tous des techniciens de l’Institut national de l’audiovisuel de France (Ina) au siège de la Haac, vendredi dernier.
A l’issue de l’audience, la délégation dit être satisfaite de l’écoute et des conseils du président de la Haac. « Nous avons été très honorés d’être reçus par l’autorité de régulation des médias du Bénin et surtout de l’écoute et du soutien dont nous avons bénéficiés de sa part. Le projet dont nous sommes porteurs concerne les huit Etats membres de l’Uemoa qui constituent les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest et vise à instaurer un dépôt légal audiovisuel en leur sein », explique la chef de la délégation, Aminata Lo Paye. « Compte tenu de l’importance que nous accordons à la mémoire collective, à travers le dépôt légal, toutes les productions des organisations de la télévision et de radiodiffusion publiques et privées seront conservées dans les archives de ladite mémoire  », souligne-t-elle.
Le projet est soutenu par Acp-Cultures Plus de l’Uemoa à travers l’expertise des deux conseillers techniques de l’Ina. Le rôle de la direction départementale du Patrimoine culturel et des Arts est d’étudier les aspects réglementaires dudit projet. La démarche de la délégation en direction de la Haac l’aidera certainement à l’œuvre.
Le président Adam Boni Tessi a également reçu le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias qui est allé lui exposer les diverses préoccupations de son institution en matière de communication au Bénin. « Nous avons reçu les informations nécessaires du président de la Haac concernant les différents domaines dans lesquels nous avons relevé des dysfonctionnements. Nous allons poursuivre nos démarches dès que le travail sera fait au niveau de l’institution et nous allons nous revoir très prochainement pour les conclusions à nos préoccupations dans le domaine de l’audiovisuel et de la communication », a confié Jean-Baptiste Elias.

Actualités 11 déc. 2017


Renouvellement du partenariat entre l’Usadf et le Bénin: 5 milliards F Cfa pour financer les Pme en cinq ans

Le gouvernement béninois a renouvelé son partenariat stratégique avec la Fondation des Etats-Unis pour le développement en Afrique (Usadf), pour la période 2018-2022. La cérémonie de signature de l’accord qui consacre ce renouvellement, a eu lieu, ce jeudi 7 décembre à Cotonou, entre le président de ladite fondation, C. D. Glin, et le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi, Modeste Tihounté Kérékou, et porte sur un montant de 5 milliards de francs Cfa.

Les populations vulnérables et marginalisées qui ont bénéficié du partenariat stratégique entre la Fondation des Etats-Unis pour le développement en Afrique (Usadf) et le gouvernement béninois, peuvent se réjouir. Le partenariat vient d’être renouvelé pour un montant de 5 112 835 118 francs Cfa pour les cinq années à venir, c’est-à-dire la période de 2018-2022. Par cet accord, les deux parties mettront en place à parts égales, chaque année, une contribution de 500 millions de francs Cfa, soit un milliard de francs Cfa, pour financer les Petites et moyennes entreprises et les coopératives agricoles.
A la cérémonie de signature du renouvellement de l’accord, hier, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Lucy Tamlyn, a rappelé que l’Usadf est une agence américaine qui intervient dans quinze pays d’Afrique en faveur des populations défavorisées. Sa mission est l’assistance, l’accompagnement des petites et moyennes entreprises qui sont dans la transformation des produits agricoles.
Au Bénin pour la première fois, le président de l’Usadf, C. D. Glin, a salué les efforts du Bénin dans la mise en œuvre de la première phase du partenariat. Ce sont les résultats obtenus qui ont permis, dit-il, de renouveler le partenariat. Pour lui, la coopération ces dix dernières années entre le Bénin et les Etats-Unis a prouvé que l’Usadf répond aux aspirations des populations béninoises.
Le président de l’Usadf se réjouit de la coopération active qui a permis de financer à ce jour 77 projets répartis sur toute l’étendue du territoire national du Bénin.
Le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi, Modeste Tihounté Kérékou, souligne que le programme a touché 65 805 bénéficiaires directs dont 45 429 femmes dans cinq principaux domaines, notamment l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’artisanat et l’écotourisme. Il a créé aussi 340 emplois permanents et occasionnels et a recruté 494 consultants individuels pour les formations et l’assistance technique.
C’est au regard de ces résultats satisfaisants du programme, selon Modeste Tihounté Kérékou, que le gouvernement, dans le cadre de son programme d’actions, notamment la contribution à l’amélioration de la croissance économique, a jugé opportun de poursuivre ce partenariat pour une nouvelle période de cinq ans. En cohérence avec le Pag, promet le ministre en charge des Pme, le partenariat accompagnera principalement les filières maïs, karité, anacarde, manioc dans les années à venir.
La signature du renouvellement s’est déroulée en présence du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui ; du directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Servais Adjovi, et de l’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Lucy Tamlyn.
Le partenariat stratégique entre l’Usadf et le Bénin a été signé pour la première fois en 2005, renouvelé en 2013, puis en 2017 pour démarrer le 1er janvier 2018. Il s’agit d’un partenariat qui existait depuis 1986.

Société 08 déc. 2017


Signature d’une convention de financement relative au projet Defissol: Une centrale photovoltaïque de 25 MW sera construite à Pobè

Une centrale de 25 MW à Onigbolo (commune de Pobè) et un appui à la modernisation du système informatique de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), c’est que prévoit le projet Defissol qui a fait, ce jeudi 7 décembre à Cotonou, l’objet d’une signature de convention de financement pour un montant de près de 40 milliards de francs Cfa.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, l’ambassadrice de France près le Bénin, Véronique Brumeaux, et le directeur de l’Agence française de développement (Afd), Adrien Haye, ont signé, ce jeudi 7 décembre à Cotonou, une convention de financement relative au projet Defissol, selon un communiqué parvenu à notre rédaction. C’était en présence du ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, et du chef de coopération de la délégation de l’Union européenne au Bénin, Lennart Deridder.
D’un montant de 60,5 millions d’euros, soit près de 40 milliards de F Cfa, précise le communiqué, le projet Defissol vise à assurer un approvisionnement énergétique régulier, sécurisé et moins coûteux, notamment en diversifiant les sources de production d’électricité. Il est cofinancé à hauteur de 32,8 milliards F Cfa par l’Afd et de 6,6 milliards F Cfa par l’Union européenne.
Il prévoit la construction d’une centrale photovoltaïque de 25 mégawatts à Onigbolo, commune de Pobé, et un appui à la modernisation du système informatique de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Il s’agira de la première centrale solaire d’envergure au Bénin et l’une des plus importantes d’Afrique de l’Ouest, en vue de la production de l’énergie électrique avec un coût de production compétitif. Ainsi, le projet Defissol contribuera à renforcer l’autonomie énergétique du Bénin, baisser le coût de l’électricité pour les ménages, réduire les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 23 000 tonnes équivalents CO2 par an sur une durée de vingt-cinq ans, améliorer la pérennité financière de la Sbee.
Le projet matérialise quelque peu les engagements pris à travers la déclaration commune signée entre le Bénin, la France et l’Union européenne à l’occasion de la Cop 21, en faveur de la valorisation des énergies renouvelables en Afrique. Des engagements réaffirmés par le président français Emmanuel Macron lors de sa récente visite à Ouagadougou au Burkina Faso, le 28 novembre dernier.
Le projet Defissol fait suite à un premier cofinancement de 58 millions d’euros entre l’Afd, l’Union européenne et la Banque européenne d’Investissement (Bei) pour le projet de renforcement du réseau électrique de la Sbee dans le département de l’Atlantique.

Société 08 déc. 2017


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