La Nation Bénin...
Nouvelles

« Défis et mesures novatrices d’adaptation pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans un contexte de réformes institutionnelle et structurelle du secteur agricole au Bénin », tel est le thème du colloque régional sur l’agriculture et les changements climatiques qui s’est ouvert, mercredi 6 décembre à Natitingou. Cette rencontre qui est à sa deuxième édition, vise à faire le point des différentes mesures d’adaptabilité au phénomène des changements climatiques mises en œuvre par les acteurs sur le terrain.
Le colloque régional sur l’agriculture et les changements climatiques ouvert mercredi dernier à la direction départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche Atacora-Donga à Natitingou, a réuni plusieurs membres du Cadre de concertation des acteurs intervenant dans le secteur agricole ainsi que les partenaires techniques et financiers et les élus locaux des départements de l’Atacora et de la Donga. Occasion pour Sabirou Séidou, président du comité d’organisation, de relever que leur présence constitue le signe éloquent de l’importance qu’ils attachent au phénomène de changement climatique et à ses incidences sur le développement en général et sur l’agriculture et la sécurité alimentaire et nutritionnelle en particulier. Par cet acte, les participants, indique-t-il, ont choisi « non pas de subir, mais d’agir, de réagir ».
Face aux effets des changements climatiques sur l’agriculture, Eliab Biaou, directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche Atacora-Donga, souligne tout l’intérêt de ce colloque qui vise, entre autres, à faire le point des différentes mesures d’adaptabilité aux changements climatiques mises en œuvre par les acteurs sur le terrain. Point n’est à douter, à son avis, de l’importance capitale qu’il revêt pour le contrôle la règlementation, les normes et le suivi du secteur agricole.
Sensibles aux questions de changements climatiques, et fort de l’ampleur que prend le phénomène dans leurs zones d’intervention, les partenaires techniques et financiers par la voix de leur porte-parole
Werner Grimmelmann, ont exprimé leurs souhaits de voir issus des travaux du colloque des résultats susceptibles d’apporter des solutions pérennes pour une résilience des populations à cette préoccupation majeure. D’où son appel à des échanges enrichissants au cours des trois jours de travaux.
Représentant le préfet à l’ouverture des travaux, Maguidi Kora Gbéré, chargé de mission à la préfecture de Natitingou, a émis le vœu que le colloque serve de tremplin pour répondre aux inquiétudes exprimées dans les plans de développement des communes sur les problèmes d’adaptation et de résilience du secteur agricole aux effets du changement climatique. « Je reste persuadé que le panel ici constitué va exploiter la diversité des théories sur le concept de changements climatiques pour proposer des solutions locales à la fois innovantes et pratiques pour accroître le degré de résilience », note-t-il.

Le Millennium Challenge Account Bénin II (Mca-Bénin II) a signé, ce jeudi 7 décembre à Cotonou, un accord de mise en œuvre avec la Société béninoise d’énergie électrique. C’était en présence du ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, et du directeur résident du Millennium Challenge Corporation, Christopher Broughton.
L’accord signé jeudi 7 décembre entre le Millennium Challenge Account Bénin II (Mca-Bénin II) représenté par son coordonnateur national Gabriel Dégbègni et la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) représentée par son directeur général Laurent Tossou, porte sur la production en quantité et en qualité de l’énergie.
En effet, conformément à l’accord de don entre le Millennium Challenge Corporation (Mcc) et le gouvernement du Bénin, la Sbee a été identifiée comme structure de mise en œuvre du deuxième compact (Mca-Bénin II). L’accord avec cette société apparaît comme un contrat entre ces deux structures pour définir les responsabilités et les tâches qui incombent à chacune d’elles, relève Christopher Broughton, directeur résident du Mcc.
L’objectif poursuivi à travers la signature de l’accord, indique Gabriel Dégbègni, coordonnateur de Mca-Bénin II, est d’obtenir la participation effective de la Sbee à l’exécution des projets et de pérenniser les acquis du programme. Ainsi, en vertu des clauses dudit accord, la Société contribuera à l’exécution des trois projets sur les quatre prévus dans le cadre du programme : réformes des politiques et renforcement institutionnel, production d’électricité et distribution d’électricité.
Concrètement, précise le coordonnateur de Mca-Bénin II, la Sbee doit accompagner les activités de construction et s’assurer de leur bonne exécution en toute sécurité. En revanche, la partition de Mca-Bénin II consiste à apporter le financement, les ressources et l’expertise technique nécessaires pour la mise en œuvre des projets.
Pour le coordonnateur de Mca-Bénin II, il est important que les structures concernées par les différents projets du programme s’engagent résolument dans leur exécution. « Je voudrais compter sur la détermination et le sens de responsabilité de chacun des acteurs concernés pour le respect des obligations contenues dans cet accord », déclare Gabriel Dégbègni.
Prenant la mesure de la responsabilité qui lui incombe suite à la signature de l’accord, Laurent Tossou, directeur général de la Sbee, dit être conscient que le décompte du temps d’exécution a commencé depuis juin dernier. « Ce n’est pas le moment de baisser les bras ; c’est l’engagement total pour cette phase opérationnelle. Tous les agents de la Sbee s’engagent à jouer leur partition et rendez-vous en juin 2022 », assure le directeur général, témoignant sa gratitude aux autorités à différents niveaux qui ont œuvré à l’avènement de la signature de l’accord intervenu ce 7 décembre.
« Le deuxième compact est un atout cœur pour le secteur de l’énergie. Quand on dispose d’un atout, il faut le jouer », expose Dona Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie. Il invite les acteurs à transformer radicalement et positivement les facilités offertes au profit du Bénin. Le ministre pense que le moment est venu d’établir le partenariat opérationnel pour réaliser et exécuter les activités, selon les plans de passation des marchés dans les délais requis, de façon efficace et efficiente.
Pour lui, la Sbee doit se rendre disponible de jour comme de nuit pour accompagner le processus. « Retroussons les manches pour concrétiser à date le programme dans son entièreté ; il faut mettre en place sans délai si ce n’est déjà fait une cellule Mca-Bénin II dont chacun des membres doit jouer la partition qui est la sienne », ordonne Dona Jean-Claude Houssou qui n’occulte pas la place particulière accordée au développement des compétences.
Prévu pour durer cinq ans, le programme Mca-Bénin II prendra fin en juin 2022.

Pour une affaire de faux médicaments, le domicile du député Mohamed Hinnouho Atao sis à Akpakpa Adogléta (Cotonou) devrait être perquisitionné, ce jeudi 7 décembre par la police. Mais les éléments de la Sous-direction des affaires économiques et financières (Sdaef) ont essuyé une « obstruction orchestrée » qui a fait grand bruit.
Le domicile du député Mohamed Hinnouho Atao sis à Akpakpa (Cotonou) a été pris d’assaut, ce jeudi 7 décembre, par des éléments de la Sous-direction des affaires économiques et financières (Sdaef), pour une affaire de faux médicaments. La police a entrepris de faire une perquisition du domicile de l’élu parlementaire mais a été confrontée à une « obstruction orchestrée », selon le commissaire de la Sdaef, Brice Allowanou. Dans une déclaration faite hier dans la soirée, ce dernier informe que « Le pare-brise d'un véhicule de police a été cassé » à cette occasion.
A l’en croire, le domicile du député contiendrait d'importantes quantités de faux médicaments. Mais à l’arrivée de la police, le député a « ameuté les populations et certains acteurs politiques contre les policiers pour faire obstruction à la procédure de perquisition », selon Brice Allowanou. Sur les lieux, on verra les députés de la minorité parlementaire tels que Valentin Djènontin, Simplice Codjo, Idrissou Bako, l’ancien ministre Candide Azannaï, l’ancien président Nicéphore Soglo et autres personnalités de l’opposition en compagnie du député de la quinzième circonscription électorale, se prévalant de son immunité parlementaire et exigeant la présentation d'un mandat. « Le mandat n'est pas une exigence prescrite en l’espèce par notre droit positif. De même, il convient de préciser que l'immunité du député est attachée à sa personne et surtout à sa fonction et n'interdit pas l'accomplissement des actes de police ne nécessitant pas l'autorisation de l'Assemblée nationale », rappelle Brice Allowanou. Il affirme que ses services ont agi dans le strict respect des textes et de la procédure.
Le commissaire souligne que des convocations ont été notifiées au député, à sa conjointe, au chef quartier et au chef d'arrondissement pour se présenter à la Sdaef.
Dans son récit des faits, Brice Allowanou informe que le lundi 4 décembre dernier, le nommé Sourou Rock Toviessi, agent de santé en service à l’hôpital de zone de Sakété, a été arrêté à Cotonou en possession de 40 kg de faux médicaments qu’il aurait réceptionné auprès de son délégué médical à Cotonou pour convoyer à Ita Kpaco (commune d’Ifangni) pour son cabinet de soins privé. Au cours de son audition, il aurait reconnu être le propriétaire des faux médicaments découverts dans la voiture appartenant au sieur Codjo Houndéhogan.
Sourou Rock Toviessi qui n’est pas un pharmacien de profession dit néanmoins détenir un agrément de la Centrale d’achat des médicaments essentiels (Came) qui l’autorise à vendre les médicaments essentiels. Dans la recherche du fournisseur, l’intéressé a conduit les policiers sur les lieux de livraison où un livreur est venu effectivement lui remettre un emballage de sérum de 20 kg, fait savoir le commissaire Brice Allowanou. Interpellé, le livreur a conduit les policiers au domicile de dame Akinocho Karim Salamatou qui « se trouve être la conjointe du député Mohamed Atao Hinnouho, lequel a fait son apparition sur les lieux et s'est opposé à l'action de la police qui a senti la nécessité de perquisitionner ledit domicile ».
Affaire à suivre !

La cinquième édition de la rencontre trimestrielle des magistrats de la Cour suprême et des juges du fond s’est ouverte, ce jeudi 7 décembre au tribunal de Lokossa, dans le Mono. Organisés grâce au soutien matériel et financier du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et de la Fondation Friedrich Ebert, les travaux de ces assises visent à renforcer les capacités des acteurs du service public de la justice.
La cinquième rencontre trimestrielle des magistrats de la Cour suprême et des juges du fond qui a pris ses quartiers au tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, veut relever d’un cran la qualité du service public de la justice au Bénin. C’est du moins ce que le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a laissé entendre à la cérémonie de lancement des travaux de ladite rencontre. Pour lui, chacun des participants doit sortir de ces assises, « outillé pour être, davantage que par le passé, à la hauteur des exigences de probité, d’indépendance, d’impartialité, de dignité et de responsabilité ».
En effet, d’une édition à l’autre, dira le président Ousmane Batoko, la rencontre statutaire se révèle un atout majeur dans le « renforcement des capacités d’intervention des juges du fond et d’une préhension, par leurs aînés, des contraintes et tentatives de tous genres qu’ils assument ». Mais ce succès, ajoutera le président, réside dans le fait que l’essentiel des activités de la rencontre se résume à un dialogue direct entre les juges et leurs aînés, les magistrats de la Cour suprême. Un dialogue qui, à l’en croire, est fait d’échanges sans faux fuyants, sur des sujets de préoccupation touchant au quotidien des acteurs et à l’exercice de l’office du juge.
L’enjeu de cette activité, souligne le président, a trait donc à l’accompagnement pédagogique de chaque magistrat. A l’instar des précédentes éditions, la présente rencontre, assure-t-il, s’inscrit dans la même dynamique de donner aux participants « les outils juridiques et judiciaires » pour qu’ils accomplissent au mieux leur mission en respect des exigences qui caractérisent un l’Etat de droit.
Toutes choses saluées par la représentante du Représentant résident du Pnud, Ginette Camara. A l’en croire, les retombées de la rencontre, dont la promotion des bonnes pratiques aux niveaux des juridictions, sont en harmonie avec les Objectifs du développement durable (Odd). Elle se dit convaincue que la recherche de la cohérence de l’interprétation de la loi aux différents niveaux des juridictions permettra au Bénin d’atteindre l’objectif du point 16 des Odd.
Renforcer l’Etat de droit
A sa suite, le représentant résident de la Fondation Friedrich Ebert, Dr Rudolf Traub, estime, lui aussi, que les rencontres sont utiles pour accompagner les juges dans leur travail de dire le droit. Pour lui, « il n’y a pas de démocratie sans un Etat de droit, ni d’Etat de droit sans un système de justice moderne, forte, efficace, crédible et performante ». Aux acteurs de la Justice, il a renouvelé le soutien de la Fondation Friedrich Ebert. « Nous sommes sensibles aux besoins de réformes du secteur de la justice exprimés et discutés au cours de ces rencontres », a-t-il fait savoir.
Ensuite, place a été faite aux travaux proprement dits de cette cinquième rencontre introduits par une communication portant sur « L’obligation de réserve du magistrat ». Ce thème était déjà abordé au cours de l’audience solennelle de rentrée judiciaire, tenue le 26 octobre dernier à Porto-Novo, rappelle le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko. C’est toujours d’actualité tant il touche à la personne et à l’office du juge, indique-t-il. « L’Etat de droit et de démocratie que s’efforce de consolider, au quotidien notre pays, […], s’indigne Ousmane Batoko, ne saurait s’accommoder d’une justice, pour laquelle les médias et les réseaux sociaux deviennent de nouveaux prétoires, pour les débats sur les instructions en cours et les procédures judiciaires pendantes devant les cours et tribunaux. »
« En proposant ce thème, insiste-t-il, le comité scientifique chargé de la préparation intellectuelle de la rencontre a, certainement, voulu voir se poursuivre et s’approfondir les réflexions ébauchées au cours de l’audience ». La rencontre de Lokossa s’entend donc, aux dires du président Ousmane Batoko, comme « le lieu et le moment de débattre du thème, en toute franchise et en toute responsabilité ». Et pour en donner le ton, le président n’a pas manqué de signaler quelques écarts de conduite relevés dans les rangs des acteurs du système judiciaire. Il prévient qu’une justice animée par « des juges trop expansifs » est aux antipodes de l’idéal de justice à laquelle aspire le Bénin. D’autres communications sont prévues pour meubler cette cinquième rencontre trimestrielle qui prend fin ce vendredi 8 décembre.

Les épreuves du championnat d'Afrique de roller de course commencent ce vendredi 8 décembre à Lomé. Présents dans la capitale togolaise, les Ecureuils du Bénin n’entendent pas faire de la figuration à ce rendez-vous.
Le championnat d’Afrique de roller de course prévu jusqu’au dimanche 10 décembre prochain à Lomé, connaîtra la participation de plusieurs pays. Il s’agit du Togo, de l'Angola, de l'Afrique du Sud, du Burkina Faso, du Burundi, du Cameroun, de la RD Congo, du Congo Brazzaville, de la Côte d'Ivoire, de l'Egypte, du Ghana, du Gabon, du Kenya, de l'Ouganda, du Mozambique, de la Sierra Leone, du Nigeria, de la Guinée, de la Tanzanie, du Soudan, du Maroc, du Sénégal, de la Namibie, du Rwanda, du Libéria et du Bénin. Les Ecureuils rollers sont dans la capitale togolaise, depuis mercredi 6 décembre dernier. C’est après avoir effectué une préparation de quelques jours, que la sélection nationale forte de treize athlètes est partie de Cotonou.
L’objectif du Bénin, selon le président de la Fédération de roller sport, Marius Tchibozo, est d'être sacrée équipe championne. Pour ce faire, il a aligné des athlètes sur les différentes épreuves en compétition. Ce sera dans les catégories junior et senior dames et hommes au niveau des épreuves de la course sur route comme le 100 m sprint, le one lap, le 10 000 m à points le 20 000 m à élimination, Relay 5 000 m et le marathon open de 42,195 km.
Déjà, Alassane Bio Maro, Henresth Houngbo, Cédric Vissiennon, Cyrille Oussou, Rawdath Demba Diallo, Larissa Ochoumaré, Abraham Amoussou, Jude Noukpokinnou et Alidou Yaouza feront leur entrée dans la compétition, ce jour. Ce sera soit au One Lap, au Relay 5 000 m et au 20 000 m à élimination.

Le gouvernement britannique s’investit dans le développement agricole en Afrique à travers le programme ‘’West Africa food markets’’. Le responsable du programme au Ghana, Terence Lacey, venu au Bénin dans le cadre de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, explique dans cette interview, l’importance dudit programme pour les pays africains confrontés aux problèmes agricoles et alimentaires.
La Nation : M. Terence Lacey, votre présence à la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest a permis aux participants de comprendre les efforts de la Grande-Bretagne au profit du monde agricole africain à travers le programme ‘’West Africa food markets’’. Qu’en est-il de ce programme ?
Terence Lacey : ‘’West Africa food markets’’ est un programme du groupe palladium planifié sur cinq ans et soutenu par le gouvernement britannique à travers Ukaid/ département international au développement, pour lutter contre l’insécurité alimentaire et améliorer le commerce alimentaire sur les corridors Ghana-Burkina et Nigeria-Niger. Il comprend un système de soutien financier pour douze entreprises et plus de deux cent mille fermiers. Le gouvernement britannique envisage d’intégrer le Bénin, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Sierra Léone, le Libéria et le Tchad dans la deuxième composante.
Qu’est-ce qui justifie le choix des nouveaux pays qui seront intégrés ?
Le programme marche au niveau local ainsi qu’au niveau régional et inter-régional. Avec les entreprises modestes, environ quatre mille fermiers auront des opportunités de faire développer leurs affaires. Cela favorise une meilleure connexion entre les fermiers et les entreprises qui font de la transformation et le marché à travers les produits comme la cassave et le maïs, le sorgho et le mil. Nous sommes encore à l’étape de planification. Au Sahel, le Mali a besoin de soutien, surtout en ce qui concerne le développement agricole. Dans les pays menacés par la faim et l’insécurité, les gens n’ont pas suffisamment accès au financement pour leurs fermes. Nous estimons que ce programme va encourager l’intégration sous régionale.
Quel est l’intérêt de ce programme pour le Bénin ?
Au-delà du soutien à la production agricole, le programme va renforcer les relations commerciales entre le Bénin et le Nigeria et aidera à stabiliser la situation alimentaire dans le pays. La racine des mouvements sociaux en Afrique, c’est la pauvreté et le manque d’emplois. Si le Bénin peut être renforcé avec davantage de commerce international et une page pour les fermiers et des marchés plus influents, cela contribuera à sa prospérité et à sa stabilité.
De façon technique, qu’est-ce que le programme ‘’West Africa food markets contient en termes d’appui aux fermiers ?
Les années antérieures, les rendements en ce qui concerne les services d’extension en agriculture étaient faibles. Si des fermiers n’ont pas accès aux engrais et aux bonnes semences, cela va négativement affecter les productions. Les entreprises avec lesquelles nous travaillons s’investissent pour trouver leur compte à travers la production. Les producteurs contractent des prêts auprès des banques qu’ils remboursent à travers le coût d’extension des fermes. Dans la réglementation pour l’agriculture, l’Etat peut soutenir les fermiers à travers l’apport mondial. Il pourra accumuler le capital des fermiers, prévoir des budgets pour ces travailleurs dans les organisations de développement agricole. Les entreprises qui ont le leadership de l’entrepreneuriat social et qui veulent évoluer avec les fermiers savent que ces derniers ne peuvent pas bien travailler s’ils n’ont pas d’appuis conséquents.
Quelles sont les attentes du gouvernement britannique de la part des pays impliqués dans ce programme ?
Nous sommes très heureux d’y intégrer le Bénin, en espérant que le programme impactera les entreprises et les fermiers. Ce qui est important pour le gouvernement britannique, c’est de faciliter le travail des entreprises et des fermiers, du point de vue de la réglementation. Les gouvernements bénéficiaires doivent s’assurer de l’existence des infrastructures routières pour favoriser les importations et exportations des productions, des engrais et des semences. Le gouvernement britannique n’envisage pas que celui du Bénin paye pour tout. Il y a des gens qui payent la fiscalité au Bénin ou en Europe, et ces financements doivent être utilisés pour renforcer la politique au profit du secteur agricole. Sans soute, cela ouvrira de nouveaux horizons dans les pays bénéficiaires et attirera beaucoup d’investisseurs britanniques et européens.
Le soutien du gouvernement britannique à ce projet n’est pas lié à nos produits ou à nos organisations. On peut avec le soutien de notre gouvernement acheter des équipements en Chine. C’est-à-dire que les entreprises et les fermiers sont libres d’entreprendre des actions qui sont à leur avantage. Nous sommes nous-mêmes intéressés de voir si nous pouvons investir dans le financement des entreprises. Nous pensons appuyer les petits fermiers à avoir de meilleurs liens avec les sociétés qui font de la transformation et les aider dans leur propre stratégie en vue des perspectives heureuses?

Trois ministres étaient face aux médias, ce jeudi 7 décembre au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération à Cotonou. Ils ont affirmé que le pays « commence à aller mieux », après avoir apporté des précisions et clarifications sur certains sujets d’actualité et sur la gouvernance du régime du Nouveau départ.
Le Bénin accueille dans les prochains jours, la visite de la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde. Cela témoigne, d’après le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, de l’aura dont jouit le Bénin sur le plan international. Mieux, il interprète la venue du numéro 1 du Fmi comme le couronnement des réformes «audacieuses et courageuses » entreprises par le chef de l’Etat et son gouvernement. Le but de cette visite, indique-t-il, est de s’assurer que les engagements réciproques pris de part et d’autre sont respectés. « La gabegie fait partie du passé. Le Bénin commence par aller mieux », se réjouit le patron de la diplomatie béninoise. Pour lui, « les signaux que donne le Bénin au reste du monde sont des signaux intéressants », en témoigne cette visite et celles à venir comme le séjour imminent de la première responsable de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif).
Ce qui lui donne l’occasion de balayer du revers de la main les allégations selon lesquelles des personnalités étrangères ne visitent pas le Bénin. « Le rythme de la diplomatie béninoise n’est pas celui des réseaux sociaux et le temps de la diplomatie béninoise n’est pas celui des milieux politiques », poursuit le ministre sur cette même préoccupation. « Nous avons un programme rigoureux que nous suivons avec foi. La priorité de notre diplomatie, c’est de nous positionner stratégiquement », dira aussi le ministre Aurélien Agbénonci.
Les relations entre le Bénin et le Nigeria se sont aussi invités dans les échanges. Là-dessus, il assure que « les relations sont bonnes » aussi bien entre les deux pays qu’entre les deux chefs d’Etat et entre leurs ministres des Affaires étrangères.
Quid de la lutte contre l’impunité ?
Le gouvernement ne fait pas une lutte sélective contre l’impunité, a soutenu Joseph Djogbénou, ministre en charge de la Justice, face aux hommes des médias à Cotonou, ce jeudi 7 décembre. A l’occasion de l'échange avec les médias, aux côtés de ses collègues en charge des Affaires étrangères et de la Fonction publique, le garde des Sceaux est revenu sur « la politique pénale du gouvernement ». Vouloir lutter contre l’impunité, de l’avis du ministre Joseph Djogbénou, n’est ni une théorie ou une profession de foi. Elle se fera, assure le ministre, à travers «des décisions courageuses, parfois douloureuses mais qu’il faut prendre ». Pour lui, la volonté du chef de l’Etat d’en découdre avec la prévarication, la corruption, les crimes économiques et les crimes de sang a été maintes fois renouvelée et ne devrait plus étonner. Point de répit pour les délinquants à col blanc contre qui, il est déclenché une « répression absolue » et une lutte acharnée », assure le ministre Joseph Djogbénou. A ceux qui voient à travers cette lutte pour l’assainissement de la gestion des deniers publics une chasse aux sorcières ou qui tentent de s’y opposer, le garde des Sceaux oppose la vision de la gouvernance du chef de l’Etat qui promet d'en finir avec la distraction des ressources de l’Etat et les mobiliser plutôt pour satisfaire les besoins et attentes des populations.
Il va ainsi citer des exemples comme les faux recrutements d’agents payés avec les ressources de l’Etat, l’affaire dite de placement « hasardeux » de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et d’autres encore au sujet desquels, d’après lui, le gouvernement ne fait que s’interroger et chercherait juste à comprendre s’il y a mauvaise gestion ou pas. « Le président de la République ne peut ratifier cette impression générale d’impunité », souligne-t-il. Il faut donc, lance Joseph Djogbénou, «banaliser et normaliser les interpellations » de certaines personnes sommées de s’expliquer ou de se justifier sur certains faits. Ce qui est certain, « la lutte sera poursuivie», promet-il.
Adidjatou Mathys, ministre en charge de la Fonction publique, a également échangé avec les hommes des médias, sur certains sujets en lien avec son portefeuille. Pour elle, le gouvernement ne fait que gérer le lourd passif qu’il a hérité du régime précédent. « En matière de dialogue social, le gouvernement joue pleinement son rôle…Beaucoup de doléances ont été satisfaites », a révélé Adidjatou Mathys à l’occasion. Aussi a-t-elle précisé que les réformes entreprises par le gouvernement pour assainir la fonction publique vont se poursuivre.

Cotonou abrite du 6 au 8 décembre, la Conférence sur l’approche opérationnelle de la stabilité et la prévention des conflits en zone pastorale (Spc). Il s’agit pour les acteurs de lutte contre la transhumance venus de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel d’échanger sur les bonnes pratiques en la matière dans l’espace ouest- africain et sahélien.
La prévention des conflits liés à la transhumance transfrontalière en zone pastorale est au cœur d’une rencontre à Cotonou. La conférence portant sur « l’approche opérationnelle de la sensibilité et la prévention des conflits en zone pastorale », offre l’occasion aux participants de décortiquer la thématique en vue des solutions durables au profit des populations. La rencontre s’inscrit dans le cadre du projet d’appui au pastoralisme et à la stabilité au Sahel et dans la Corne de l’Afrique (Passha), financé par la Banque mondiale.
Pour le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, qui a procédé à l’ouverture de la conférence, la région ouest-africaine est le théâtre de conflits parfois très violents entre usagers des ressources naturelles. « Les mouvements de la transhumance transfrontalière du Sahel vers les régions nord et centre des pays côtiers mal organisés et mal contrôlés, génèrent des conflits entre les éleveurs transhumants et les agriculteurs autochtones. Il souligne que le phénomène engendre de graves répercussions sur les ressources naturelles du fait des changements climatiques, des actions anthropiques et de la poussée démographique. « Notre région serait en passe de connaître des conditions d’alimentation et d’abreuvement du bétail très difficiles en raison de la baisse drastique des productions de fourrage dans la zone pastorale du Sahel, notamment en Mauritanie où les départs massifs des éleveurs transhumants en direction des zones d’accueil du Sénégal et du Mali sont enregistrés », expose-t-il.
Le Bénin n’est pas épargné des conséquences de la transhumance transfrontalière. « Des conflits entre agriculteurs et éleveurs sont enregistrés chaque année », rappelle le ministre.
La représentant de la Banque mondiale au Bénin, Cathérine
Sharkey, renchérit : « Au Bénin, la transhumance affecte les populations. Le changement climatique a une incidence forte dans le nord du pays, l’accroissement du nombre des personnes en situation de déplacement forcé est également un souci permanent pour les populations ». Les transhumants des pays du Sahel sont davantage exposés à ces vulnérabilités.
D’où le projet Passha de la Banque mondiale qui favorise la coopération régionale en matière de lutte contre la transhumance transfrontalière. Il s’appuie sur deux projets régionaux d’appui au pastoralisme du continent, à savoir le Projet d’appui à la résilience des modes de vie pastoraux dans la Corne de l’Afrique (Rplrp) et le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps), dans leur compréhension et prise en charge des aspects de sensibilisation et de prévention des conflits.
Selon le secrétaire exécutif du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss), Djimé Adoum, le bilan du Passha s’appuie sur le Guide pratique de la sensibilité et de la prévention des conflits. Il intègre les préoccupations sociales, environnementales, techniques, économiques, culturelles et politiques qui interagissent avec les projets d’appui au pastoralisme afin d’anticiper les impacts négatifs potentiels et d’appuyer le plus possible les impacts positifs des projets sur le contexte ».
Au-delà des impacts de ces projets, Catherine Sharkey insiste sur la nécessité pour les Etats de se concentrer sur des approches inclusives qui donnent du poids au niveau local et garantissent la stabilité.
Sur ce point, le ministre en charge de l’Agriculture a souligné les diligences effectuées par le Bénin pour faire face au phénomène de la transhumance transfrontalière. « Dans le cadre des dispositions pour atténuer ces conflits, le Bénin a réalisé 1000km de parcours balisé avec l’installation de points d’eau et des aires de repos sur 6500 ha et a créé quarante postes vétérinaires de contrôle d’entrées des transhumants.
Une expérience nouvelle concerne la délimitation des zones de pâturage avec une dotation initiale de 15 à 20 tonnes de complémentation alimentaire pour bétail, a-t-il poursuivi. De quoi inspirer les Etats dans leur lutte contre la transhumance.

Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homêky, a officiellement mis un terme à la formation initiée et financée par Friedrich Ebert Stiftung au profit de trente-cinq jeunes leaders du Bénin. C’était à Cotonou, en présence du représentant résident de ladite fondation, Rudolf Traub, et du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété.
« Nous partons outillés et transfigurés… Nous prenons l’engagement chaque jour d’être dans l’effort pour être à la hauteur des attentes de la République », déclare Odilon Koukoubou, porte-parole de la quatrième promotion des Jeunes leaders du Bénin (Jlb 2017). Les 35 bénéficiaires dont 15 femmes ont été formés pendant six mois dans les secteurs essentiels de la République : la politique, le social, le privé et les médias. Les récipiendaires provenant des partis politiques, de la société civile, des syndicats, des entreprises. En observateurs, ils pensent qu’il importe certes de réformer, mais surtout de les mûrir et de les adapter aux aspirations du peuple tout en recherchant le consensus. « Le Code électoral en gestation au Parlement, la réforme du système partisan et l’éternelle réforme constitutionnelle devraient répondre à ces conditions », soutient Odilon Koukoubou.
Sur le plan socio-économique et face au désarroi de la jeunesse, il s’interroge face à l’auto-emploi que prônent les gouvernants sur la pertinence de cette option dans les cadres légal et fiscal qui n’incitent toujours pas à la création de grandes entreprises, capables d’absorber les milliers de chômeurs.
« Espoir et engagement auront donc été depuis quatre ans, les graines semées par la fondation dans le cœur d’une jeunesse qu’elle soupçonne d’avoir la capacité de changer les choses en bien », retient le porte-parole des jeunes leaders.
Le représentant résident de la Fondation Fes, Rudolf Traub, dit être convaincu que ces jeunes ont reçu les éléments nécessaires pour être les meilleurs dans leurs secteurs respectifs. En effet, relève le représentant résident, les capacités, connaissances et compétences des récipiendaires ont été renforcées en histoire socio-politique, sur la situation économique, sur le système éducatif et l’employabilité des jeunes, sur les rapports du citoyen avec l’Etat et sur les enjeux et défis sécuritaires auxquels doit faire face le pays.
« Comment faire pour que nos dirigeants soient des hommes et des femmes aguerris pour le don de soi, le sacrifice ? », c’est à cette question que répond cette formation, selon Eric Houndété, premier vice-président de l’Assemblée nationale. Il fait remarquer que l’opinion publique s’interroge sur la moralité des élus et de nos gouvernants, bref des politiciens. Il a exhorté les 35 récipiendaires à ne pas décevoir les espoirs placés en eux. Le ministre Oswald Homéky abonde dans le même sens, après avoir témoigné sa reconnaissance à Friedrich Ebert Stiftung pour l’initiative de la formation des jeunes leaders. Au-delà de la vision et de la conviction, indique-t-il, le jeune a le devoir de construire son pays, descendre dans l’arène pour apporter ses arguments. « Ce qu’il faut rechercher, c’est l’intérêt général et la pertinence des réformes. Le bénéficiaire a mal aujourd’hui, mais se sentira mieux demain après les réformes », ajoute-t-il.

Le Bénin célèbre, ce jeudi 7 décembre, la Journée internationale de l’aviation civile sur le thème: «Travailler ensemble pour s’assurer qu’aucun pays ne soit laissé de côté ». A la veille de cette célébration, le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, a adressé un message à la nation.
L’aviation civile joue un rôle moteur dans l’économie mondiale, en favorisant le commerce international, le tourisme et les investissements internationaux et en reliant les personnes d’un continent à l’autre. De fait, l’aviation civile s’avère être un moyen sûr et rapide qui contribue à la consolidation des liens entre les populations et au développement des nations, à travers la libre circulation des personnes et des biens. C’est pourquoi, la communauté aéronautique mondiale célèbre la Journée internationale de l’aviation civile le 7 décembre de chaque année, pour sensibiliser l’opinion sur son importance dans le processus de développement économique et social des Etats.
Dans son adresse à la nation, à la veille de la célébration, le ministre des Infrastructures et des transports, Cyr Koty, a rappelé l’importance de cette journée. Célébrée par l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) depuis le 7 décembre 1994, elle a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1996, cette journée vise à contribuer à la promotion de l’aviation civile et à la sensibilisation de l’opinion publique sur la place de choix qu’elle occupe dans le développement socio-économique de toute nation. C’est conscient de la position géographique privilégiée du Bénin dans l’espace sous- régional, du rôle stratégique et sensible du transport aérien, que le gouvernement a inscrit dans son programme d’action (Pag 2016-2021), le projet de construction de l’aviation de Glo-djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi, souligne le ministre Cyr Koty. Ce grand projet, rappelle-t-il, est un volet de l’axe stratégique n°4 intitulé « Amélioration de la croissance économique » du pilier n°2 du Pag.
Au cours de l’année 2017, le gouvernement a relevé le défi de sortir le Bénin de la liste noire de l’Union européenne et d’amorcer la modernisation des infrastructures aéroportuaires. Il importe, ajoute-t-il, que toute la communauté de l’aviation civile béninoise se mette ensemble pour relever le défi du développement du Bénin.
La thématique adoptée sur la période 2015-2018 par le conseil de l’Oaci: «Travailler ensemble pour s’assurer qu’aucun pays ne soit laissé de côté » vise à harmoniser la mise en application des normes et pratiques recommandées de l’Organisation sur le plan mondial afin que chaque pays coopère à mettre au service de l’humanité, un réseau de transport rapide, sûr et sécurisé, estime Cyr Koty. Il a saisi l’occasion de cette célébration pour réaffirmer la « vive » reconnaissance du Bénin à tous ses partenaires du monde aéronautique ainsi qu’à la communauté aéronautique sous-régionale et mondiale, pour leur coopération et assistance technique agissantes.