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Nouvelles

Mort de Jean d'Ormesson: Adieu immortel !

Jean d’Ormesson n’était pas un écrivain comme les autres. C’était une plume exceptionnelle qui dégageait la vie. Lire l’une de ses œuvres, amène à l’adopter pour toujours. Cet auteur français sait dégager un bonheur de vivre qui est très contagieux. Un homme comme lui est forcément immortel.

« Un grand homme qui vient de rendre l’âme à son Dieu, des larmes me sont montées aux yeux. Que voulez-vous ! Cet homme-là, je m’étais attaché à lui ». Cette phrase lue dans l’un de ses nombreux livres, résume parfaitement l’état d’esprit qui est le mien à l’annonce de la mort des ce grand auteur. Dans tous ses livres, il respire incroyablement la joie de vivre et même quand il évoque de sujets graves. Il sait faire sienne la philosophie de Gustave Flaubert qui avertit « Prenez garde à la tristesse, c’est un vice ». Avec lui, c’est l’intelligence qui prend sa revanche. Comme il aimait à le dire, « il puait l’intelligence ». « J’ai eu la chance de découvrir Jean
D’Ormesson depuis environ 15 ans et je ne l’ai plus jamais quitté parce qu’il est devenu mon auteur de chevet. En tombant sur sa compilation "La vie ne suffit pas" paru en octobre 2007, j’étais à mille lieues de m’attendre à faire une rencontre avec un dieu des « belles lettres » qui me sert à travers ce volume quatre de ses œuvres, un "concentré de pur bonheur" », témoigne un fanatique de l’auteur. Il s’agit, précise-t-il, de « Du côté de chez Jean », « Mon dernier rêve sera pour vous », « Et toi mon cœur pourquoi bâts-tu ?», « Une autre histoire de la littérature française » et « Voyez comme on danse ».
Cet immortel de l’Académie française était également un révolutionnaire. Un grand soutien des "féministes", il a réussi a fait entrer dans ce grand cercle bien fermé la grande Margueritte Yourcenar. Un grand tollé en son temps. Il a su prendre le dessus lors des débats entre les intégristes et les modernistes.
Journaliste et écrivain, Jean d’Ormesson était un grand esprit qui sait élever l’homme. Fanatique de Chateaubriand, Flaubert, Margueritte Yourcenar, Aragon (ils sont nombreux) pour lesquels il a toujours partagé ses explosions d’enthousiasme dans ses œuvres. Aussi philosophe, Jean d'Ormesson savait partager de la pensée de Descartes, Hegel, Spinoza, Kant et Marx tout en montrant qu’il est et demeure un libre-penseur. L’un de ceux-là qui sait quitter le régime humain pour l’animalité et vice-versa. L'homme de lettres s'inscrivait dans la tradition des classiques dont il retiendra cette façon de parler de soi tout en tenant le "moi" pour haïssable pour beaucoup. Ce faisant, il a su imposer son style à lui, à travers ses ouvrages. Un style particulier a toujours caractérisé ses livres, comme les indiscrétions, les confidences, les parenthèses et autres élucubrations (pas péjoratifs) qu’il aimait partager avec ses lecteurs qu’il ne prenait pas du tout pour des « imbéciles heureux ». C’est bien son style à lui et d’ailleurs empreint de beaucoup d’humour. Répondant en 2005 à des questions de quelques lecteurs, Jean
d'Ormesson a philosophé en faisant remarquer que « L'humour rend supportable une vie le plus souvent assez triste » et disait « désormais attendre de la vie, simplement, qu'elle continue ».
Même à 92 ans, Jean d’Ormesson aimait la vie et la croquait sans modération et prenant son bon côté quoique rongé quotidiennement par son cancer. Avec lui, le verre est toujours à moitié plein. Avec son départ, c’est une belle étoile de la littérature française qui vient de s’éteindre. Adieu Grand Esprit !

Société 07 déc. 2017


Financement du Programme d’action du gouvernement: Le Fmi accorde au Bénin 13 milliards de francs Cfa

Le Fonds monétaire international (Fmi) vient de mettre à la disposition du Bénin un montant de 13 milliards de francs Cfa pour appuyer le financement du Programme d’action du gouvernement. C’est ce qui ressort d'un communiqué de l’institution la semaine dernière, à quelques jours de la visite de la directrice générale de l’institution, Christine Lagarde au Bénin, prévue du 11 au 13 décembre prochain.

La recherche des ressources pour le financement du Programme d’action du gouvernement continue de porter ses fruits. La semaine dernière, elle a reçu un écho favorable du Fonds monétaire international (Fmi) qui a accordé au Bénin un financement qui porte sur un montant de 22,5 millions de dollars, soit 13 milliards de francs Cfa. C’est ce qu’a indiqué l’institution de Bretton Woods, à travers un communiqué. En accordant ce financement au Bénin, précise le communiqué, le directeur général adjoint du Fmi, Mitsuhiro Furusawa a expliqué qu’il est nécessaire de déployer des efforts soutenus pour améliorer le climat des affaires et promouvoir une plus grande participation du secteur privé à l'économie. Notamment, en supprimant les goulots d'étranglement qui lui font obstacle et en assurant une égalité des chances pour tous les investisseurs.
Tout en reconnaissant les efforts de l’Etat béninois, le Fmi estime néanmoins que la politique de développement économique, doit s’appuyer sur une plus grande mobilisation du financement domestique. Elle doit également, indique-t-il, tendre vers la réduction de la pauvreté et l’amélioration du climat des affaires.
Ce décaissement constitue la seconde tranche d’une Facilité élargie de crédit (Fec) de plus de 150 millions de dollars, accordée par le Fmi. Il a été autorisé après la première revue de l’institution sur la mise en œuvre des réformes du programme quinquennal du gouvernement du Bénin, c’est-à-dire le Pag appelé « Bénin révélé ».
Ce second financement porte à 25 milliards F Cfa (45,1 millions de dollars), le montant total du soutien financier au titre du programme de financement triennal mis en place par le Fmi au profit du Bénin depuis février 2017.

Actualités 07 déc. 2017


Développement des communes: 1,1 milliard de budget pour Adjarra en 2018

Les travaux de la quatrième session ordinaire de l’année des conseils communaux constituent la période par excellence pour le vote du budget primitif des communes pour l’année suivante. La tradition a été respectée dans plusieurs communes, notamment Adjarra, Avrankou, Dangbo et Akpro-Missérété dans l’Ouémé et Sakété dans le département du Plateau. Toutes ces communes se sont déjà dotées de leurs budgets pour l’exercice 2018, en attendant leur approbation par l’autorité de tutelle compétente.

La commune d’Adjarra a désormais son budget primitif exercice 2018. Il s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 1,1 milliard F Cfa contre 768 506 312 F Cfa en 2017, soit un accroissement de 30,37 %. Le dossier a été adopté à l’unanimité des conseillers communaux d’Adjarra après analyse des forces, des faiblesses, des contraintes mais aussi des opportunités clairement identifiées et étudiées dans la commune en matière de mobilisation des ressources propres sur les cinq dernières années. C’est un budget qui allie ambitions et réalisme.
En effet, le budget de la section fonctionnement affiche une baisse de 16 % par rapport à 2017 pendant que celui de la section investissement connaît une augmentation de plus de 150 % en 2018 par rapport à cette année. Les dépenses d’investissements seront marquées par des réalisations de diverses natures notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’administration locale, de la jeunesse, de l’aménagement des pistes rurales dans les arrondissements de la commune, des sports et de l’énergie. Le budget sera alimenté par des ressources issues de l’autofinancement, les crédits reportés et les ressources de transfert attendues du gouvernement.
Avec le montant de 1,1 milliard F Cfa, il est prévu dans le Plan de travail annuel au titre de 2018 plusieurs réalisations, notamment les travaux de réhabilitation des bureaux de l’arrondissement d’Aglogbè et de la salle de réunions de l’arrondissement de Mèdédjonou, les travaux de reprise de la clôture du centre de santé de l’arrondissement de Honvié, les travaux d’extension des réseaux d’adduction d’eau villageoise de Mèdédjonou, d’Aglogbé et du réseau Soneb dans le village de Djavi, l’acquisition de treize ordinateurs de bureau, six ordinateurs portatifs et treize imprimantes Laser Jet et 12 onduleurs au profit des services de la mairie, l’achat d’un véhicule de pool 4x4 pick-up double cabine au profit des services de recouvrement de taxe de la mairie et l’acquisition de deux motos de terrain au profit des services techniques de la mairie et l’actualisation du manuel de procédure administrative, technique et comptable de la mairie. Tous ces chantiers projetés pour 2018 devront permettre au maire Michel Honga et à son conseil communal d’améliorer un tant soit peu les conditions de vie des populations ainsi que celles de travail de leurs collaborateurs.

Actualités 07 déc. 2017


Pratique de ‘’Vìdómegonat’’ et phénomène des ‘’Vìdómegon’’: Hospice Bienvenu Hounyoton en appelle à une dissociation

Le socio-anthropologue africaniste Hospice Bienvenu Hounyoton relance le débat sur les enfants placés en Afrique à travers un ouvrage intitulé « Le Vìdómegonat socialisation et protection de l’enfance, des origines à nos jours ». Un travail scientifique de haut niveau à travers lequel l’auteur appelle à une dissociation entre ce qu’il appelle « Le Vìdómegonat » et le phénomène des « Vì?ómeg?´n » (entendez enfant placé).

« Le Vìdómegonat joue un rôle important dans le processus de socialisation, de protection de l’enfant et lui sert de leitmotiv d’action. L’enfant se socialise, grandit et intègre la vie du groupe. Les fonctions de cette pratique sont multiples». Hospice Bienvenu Hounyoton, socio-anthropologue, réinsère ainsi dans son contexte la portée initiale des enfants placés auprès des tiers. Selon lui, cette option réglait un certain nombre de problèmes dans la société et a fait le bonheur d’un certain nombre de Béninois.
Au Vìdómegonat, il donne, entre autres, un rôle d’éducation, de socialisation qui permet d’acquérir même des notions de religion, de droit, d’économie, de culture… Il y a consacré des années de travaux et de recherches avec pour ambition d’aider à comprendre d’abord comment et pourquoi depuis des décennies on plaçait des enfants et ensuite, de faire la nuance entre les deux facettes que peut présenter cette pratique. Laquelle, relève-t-il, n’a rien de réprimandable dans sa forme originelle.
« J’ai fait un travail de recherche, de conception d’un terme qu’on a appelé le Vìdómegonat qui, pour moi, est une forme culturelle de théorisation de l’éducation, de la socialisation, voire de la protection de l’enfance au Bénin qui a pour logique l’externalisation et la suppléance de certains éléments. Cette pratique culturelle qui a été conçue pendant qu’il y avait les communautés se déroulait sous plusieurs formes. On a une première forme où quand on confiait les enfants, c’était pour régler des problèmes de déséquilibre dans les ménages. On le faisait aussi dans le cas du nivellement des inégalités sociales. Du coup, le Vìdómegonat devenait un élément d’ascension sociale. La troisième forme, c’était pour les apprentissages», soutient Hospice Bienvenu Hounyoton. « Le Vìdómegonat socialisation et protection de l’enfance, des origines à nos jours » qui sera lancé dans les prochains jours à Cotonou porte sur la mutation contemporaine des représentations et pratiques sociales relatives à l’enfant placé au Bénin.
Malheureusement, le Vìdómegonat s’est mué pour donner naissance au phénomène des Vìdómegon. Sous la dénomination Vìdómegonat de la langue fon du Bénin méridional, se perpétue une pratique sociale séculaire qui consiste à placer un enfant en dehors de la famille de ses parents biologiques pendant le temps de sa croissance et de son éducation, explique l’auteur. Il y a eu une disqualification de la forme initiale de la pratique. Elle a progressivement été disqualifiée et stigmatisée comme esclavage moderne d’enfants par les instances internationales (en tête desquelles l’Unicef), déplore le socio-anthropologue. Au concept inventé par lui, il oppose le phénomène des Vìdómegon (enfant placé) qui viole systématiquement les droits fondamentaux de l’enfant. « Ce phénomène est la dérive et un drame social de la pratique culturelle multiséculaire très complexe à comprendre mais évolutive », précise l’auteur. « La pratique culturelle est à part. C’est au niveau du phénomène qu’on a toutes les dérives avec pour socle la question de la pauvreté et de l’extrême pauvreté», laisse aussi entendre Hospice Bienvenu Hounyoton.

L’auteur

Diplômé des universités Lumière Lyon 2, Pierre Mendès France de Grenoble et de l’Université Catholique de Lyon, Hospice Bienvenu Hounyoton est un socio-anthropologue spécialisé dans le développement local, l’économie sociale et solidaire et les droits de l’Homme. Chargé d’enseignement dans les facultés de droit et d’anthropologie, de sociologie et de science politique de l’université Lumière Lyon 2, où il obtint son doctorat en 2014, ses travaux portent essentiellement sur l’anthropologie de la socialisation, les formes culturelles de protection des droits de l’enfant mais aussi les problématiques liées à l’interculturalité, le développement et les projets de développement en Afrique.

Société 06 déc. 2017


Assistance sociale du gouvernement dans le Mono: Des équipements de travail remis aux groupements de femmes et Cps

Plusieurs lots d’équipements de travail ont été remis, ce mardi 5 décembre dans la commune de Houéyogbé, à vingt groupements de femmes des communes du Mono ainsi qu’aux six centres de promotion sociale (Cps) du département. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le ministre en charge des Affaires sociales, Bintou Chabi Adam Taro, en présence du préfet, Komlan Zinsou, et des maires de Houéyogbé et de Bopa.

Il y avait un peu de tout dans les lots d’équipements remis, ce mardi au Centre de promotion sociale de Houéyogbé, dans le Mono, aux groupements féminins et aux centres de promotion sociale. Pour les premiers, le matériel était constitué des récipients de grand volume : bassines, seaux, tanks à eau, de pousse-pousse et quelques autres outils des travaux champêtres. A ces équipements, se sont ajoutés des machines et bien d’autres appareils suivant les spécificités du secteur d’intervention de chacun des groupements.
Aux dires de la ministre en charge des Affaires sociales, Bintou Chabi Adam Taro, les lots ont été constitués suivant les besoins préalablement exprimés par les bénéficiaires car, fait-elle remarquer, « l’un des éléments déterminants de la pauvreté est l’incapacité d’accéder aux moyens de production ». Bintou Chabi Adam Taro souligne que la remise de ces équipements vise donc à accompagner efficacement les femmes vers leur autonomisation économique et à leur permettre de contribuer à la vie de leur foyer ainsi qu’à l’épanouissement de leurs enfants. « Que ces dons constituent le support d’une nouvelle vie heureuse dans vos foyers », a-t-elle souhaité aux bénéficiaires.
Après la remise des équipements de travail, indique le ministre, cap sera mis sur le renforcement des capacités dans les domaines tels que la gestion et la communication en vue de révéler le leadership des bénéficiaires.
La Cellule en charge des Affaires sociales pour le Mono et le Couffo, les centres de promotion sociale de chacune des six communes du Mono, ont reçu, entre autres, des mobiliers de bureau, des équipements informatiques et outils d’animation des séances d’éducation et de sensibilisation.
Au nom des groupements de femmes bénéficiaires, Justine Tossou, estime qu’à travers les dons, le Gouvernement donne la preuve de son attention pour les couches défavorisées. C’est l’expression matérielle de ce que « le volet social du Programme d’action du Gouvernement est en marche », laisse-t-elle entendre.
A sa suite, Janvier Gaga, responsable du Cps de Lokossa, au nom des autres bénéficiaires, clame que les équipements reçus constituent « un ouf de soulagement » pour lui et ses collègues. Il promet que les équipements seront entretenus et utilisés à bon escient. Il indique que le suivi périodique des groupements de femmes outillés ne souffrira d’aucune faille de même que les autres volets de leurs missions seront autant bien assumés.
A son tour, le préfet du Mono, Komlan Zinsou, s’est félicité de la constance des interventions du gouvernement, sans tambour ni trompette, sur le volet social dans son département. Il a invité tous les bénéficiaires à s’approprier les objectifs de la dynamique de l’Exécutif visant la réduction de la pauvreté?

Société 06 déc. 2017


Système d’information et de gestion dans le secteur de la microfinance: Médiasoft met le logiciel Microfina++ à la disposition des Sfd

Les acteurs du secteur de la microfinance ont désormais un nouveau logiciel pour la gestion des systèmes financiers décentralisés (Sfd). Ce nouvel outil dénommé Microfina++ créé par la société Médiasoft, fait l’objet d’un atelier d’échanges qui regroupe depuis ce mardi 5 décembre à Cotonou et ce, pour trois jours, des acteurs venus du Niger, du Togo de la République démocratique du Congo et du Bénin.

Le défi d’un système financier décentralisé (Sfd) est de s’assurer de la production au jour le jour des informations fiables pour sa gestion. Comment ces informations sont-elles produites ? C’est la préoccupation majeure des acteurs venus du Niger, du Togo, de la République démocratique du Congo (Rdc) et du Bénin réunis à Cotonou pour échanger durant trois jours dans le cadre d’un atelier sur le système d’information, Microfina++.
Pour le directeur exécutif du système financer décentralisé Alidé, Valère Houssou, Microfina est l’un des systèmes d’information et de gestion existant sur le marché de la microfinance. C’est un outil qui reste l’épine dorsale du secteur pour la production d’information de gestion à l’autorité de tutelle.
Selon Valère Houssou, Microfina a évolué pour devenir aujourd’hui Microfina++. Et c’est cette version qui est au centre de l’atelier ouvert hier par la société Médiasoft à Cotonou.
Selon le directeur général de Médiasft, Roger Agbahè, il s’agit d’un outil de gestion qui répond aux besoins des Sfd. C’est un outil compétitif qui adopte le rapport qualité/prix.
Très fier de la création de ce logiciel au profit des Sfd, le directeur exécutif de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd), Consortium Alafia, Ignace Dovi, est parti de l’historique de la Fédération des Apsfd créée en 2016 au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour rappeler deux choses. La première est le lobbying que constitue désormais cette fédération en Afrique de l’Ouest. Puis, le rôle qu’elle devra jouer, c’est-à-dire appuyer les Sfd aux côtés des partenaires. Et c’est ce rôle qui intéresse le plus Ignace Dovi.
« Autant que nous sommes, personne ne peut ignorer un système d’information et de gestion dans le secteur de la microfinance », souligne le directeur exécutif de Consortium Alafia. Pour lui, dans la vie des Sfd, l’information financière est capitale pour la prise de décisions. Et ces décisions doivent être prises avec des outils fiables. D’où l’importance du logiciel Microfina++.
Revenant sur la finance digitale dont dépend désormais l’avenir des Sfd, Ignace Dovi a dit que la société Médiasoft a fait des pas de géant. C’est pourquoi, il invite ses collègues et les Sfd à adopter le système d’information et de gestion Microfina++.

Parer aux insuffisances

Le directeur exécutif de Consortium Alafia sera appuyé par son homologue du Togo, Ange Kétor, directeur exécutif de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Togo. Pour lui, l’évolution de Médiasoft a été remarquée avec ses interventions sur des chantiers importants dans le secteur financier de la sous-région ouest-africaine. Raison pour laquelle, il encourage et félicite les responsables de cette société qui ne cesse d’innover pour le bonheur des Sfd des pays de la sous-région.
En ouvrant officiellement les travaux de l’atelier, le directeur général de l’Agence nationale de surveillance des Sfd, Louis Biao, a rappelé qu’un diagnostic des systèmes d’information et de gestion des Sfd a révélé beaucoup d’insuffisances. Et au nombre de celles-ci, il cite l’inexistence de production des reportings, l’inadaptabilité des logiciels proposés. Il est également constaté, regrette-t-il, l’absence de souplesses dans les produits au niveau des Sfd. Alors, l’atelier d’échanges de Cotonou sera, selon lui, une occasion pour trouver des solutions à ces insuffisances. Le logiciel créé par Médiasoft, se réjouit-il, est conforme et dispose des fonctionnalités adaptées aux Sfd. Auxdites fonctions, indique-t-il, s’ajoutent la gestion des stocks, la paie et autres. C’est pourquoi, il a invité les uns et les autres à bien suivre la formation dans l’intérêt des Sfd.
En dehors des modules sur Microfina++, les acteurs de la microfinance auront droit à des communications sur les engagements par signature, les différents types d’engagements et leurs principes de comptabilisation sans oublier les techniques d’inventaire des engagements par signature.
Médiasoft est un cabinet qui a son siège à Lomé au Togo, mais qui intervient dans les pays comme le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et la RDC. Elle organise chaque fin d’année dans un pays de son choix, un atelier de renforcement pour renforcer les connaissances sur les outils qu’elle met à la disposition des acteurs dans un domaine donné.

Economie 06 déc. 2017


Commission des lois du Parlement: L’étude du projet de loi sur la Police républicaine entamée

Les députés de la commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme de l’Assemblée nationale ont démarré, ce mardi 5 décembre, l’étude du projet de loi portant création de la Police républicaine, un corps qui sera créé après fusion de la Gendarmerie et de la Police nationales.

Le processus législatif de concrétisation de la réforme de fusion de la Gendarmerie et de la Police nationales, qui tient à cœur au président de la République, Patrice Talon, fait son petit bonhomme de chemin. Le dossier a été transmis au Parlement par le gouvernement par décret n°2017-503 du 24 octobre dernier.
Après un séminaire d’imprégnation du contenu de ce projet de loi, le mercredi 15 novembre dernier, les députés de la commission chargée des Lois ont entamé, ce mardi 5 décembre, l’étude au fond du dossier portant création de la force républicaine et du statut de son personnel. Les travaux ont démarré en présence du ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, et de son collègue en charge de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou. On notait aussi la présence des hauts gradés de la Gendarmerie et de la Police nationales. Mais les députés n’ont pas pu boucler hier l’étude du projet de loi composé de plus d’une centaine d’articles. Les travaux ont été suspendus pour se poursuivre demain jeudi 7 décembre.
Approchés, plusieurs députés membres de la commission chargée des Lois informent que l’étude ne durera pas longtemps. Le rapport qui sanctionnera la fin des travaux sera rendu disponible dans les tout prochains jours et déposé sur la table du président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji aura à réunir la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale qui décidera de la date de l’examen et du vote en plénière du rapport. Et ceci, conformément à la procédure parlementaire.
Selon ces mêmes indiscrétions, l’étape décisive de l’examen et du vote de la loi aura lieu avant la fin de cette année 2017. Le dossier de cette réforme passera en plénière juste après l’examen et le vote du projet de loi de finances de l’Etat gestion 2018. Ce qui serait une bonne nouvelle pour le gouvernement qui a prévu la mise en place de la Police républicaine à partir du 1er janvier 2018.

Actualités 06 déc. 2017


Vito Cistulli, économiste: « L’approche territoriale favorise les enjeux de développement »

La problématique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, objet de la Semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, édition 2017 met un accent particulier sur les approches innovantes et territoriales. Au cours d’une communication qu’il a présentée dans ce cadre, ce mardi 5 décembre sur la thématique, Vito Cistulli économiste, responsable de l’équipe ‘’institutions rurales et services’’ de la Fao, a souligné les caractéristiques de ladite approche. Il explique dans cette interview les défis à relever dans ce sens et les conditions de sa mise en œuvre dans la région sahélienne et ouest-africaine.

La Nation : M. Vito Cistulli, parlant de la sécurité alimentaire, vous avez axé votre communication sur les approches innovantes et territoriales. Qu’est-ce qu’on peut comprendre à travers ce concept ?
Vito Cistulli : Tous les territoires sont caractérisés par les capitaux territoriaux. Ce concept intègre l’environnement et les ressources naturelles. Il existe des zones agricoles productives et des zones peu productives. Les différents pays disposent d’un capital humain et des infrastructures. Certains territoires sont liés avec des marchés tandis que d’autres sont complètement déconnectés. Selon les territoires, le développement prendra des orientations différentes. Il faudra développer des activités parallèles dans une zone agricole peu productive. L’approche territoriale exige la connaissance des capitaux et les potentiels existant à partir de ces capitaux. Dans certaines zones, on remarque que le capital humain est très avancé. Ces zones peuvent s’engager dans des activités qui demandent une main-d’œuvre de plus haute qualité bien au-delà de l’agriculture. L’agriculture en elle-même rapporte peu dans les pays en voie de développement. Pour cela, il faut développer les secteurs de l’industrie. Certains pays sont confrontés au manque de diversification économique suffisante pour absorber la main-d’œuvre.

La thématique de l’approche territoriale n’est sans doute pas nouvelle pour des acteurs présents à cette rencontre. N’avez-vous pas l’impression que nous tournons en rond en Afrique en ce qui concerne la mise en œuvre effective de cette approche ?

Nous n’allons pas éliminer tout ce que nous avons fait jusqu’ici dans le cadre de la sécurité alimentaire. Au contraire ! Il existe des exemples de succès. Ce qui n’a pas été suffisamment fait, c’est de passer du concept sectoriel à l’intersectoriel où on met en exergue les interactions et les arbitrages sur les investissements. Les questions essentielles de l’approche territoriale mettent en lumière les priorités de développement. Il est normal que les ministres du Travail, de l’Agriculture, de l’Industrie des différents pays essaient d’avoir le maximum de budget pour leurs investissements. C’est dans ce sens qu’ils doivent également identifier les priorités qui feront la différence de l’approche de développement sur leurs territoires spécifiques.

Vous avez également souligné l’importance de la promotion agricole pour relever le défi nutritionnel en Afrique. L’agriculture est-elle la seule panacée pouvant aider les pays de l‘Afrique l’Ouest et du Sahel à apporter une riposte efficace et durable aux problèmes alimentaires ?

L’agriculture reste un secteur stratégique important pour la simple raison qu’il y a un fort potentiel de croissance de production agricole énorme dans les pays. Evidemment, les défis liés aux changements climatiques posent problèmes. Lesquels changements affectent l’agriculture. Nos actions doivent permettre de comprendre cet enjeu. De ce point de vue, l’approche territoriale et innovante paraît évidente pour comprendre les impacts du changement climatique. Toutefois, le secteur agricole ne peut pas absorber la croissance de main-d’œuvre sur les vingt ou trente prochaines années. L’Afrique connaît un accroissement d’environ 18 millions de jeunes chaque année, alors que la capacité d’absorption des économies africaines est de 3 millions. Pour absorber les 15 millions restants, il faudra diversifier l’économie même dans les zones rurales pour favoriser les opportunités de croissance. C’est une erreur de penser que l’agriculture se fait uniquement dans les zones rurales. Les problèmes de sécurité alimentaire sont fortement liés à la capacité des gens à pouvoir acheter leurs aliments.

Depuis au moins deux décennies, les acteurs ne cessent d’affirmer que les problèmes de la faim sont liés à la faiblesse de la production. Aujourd’hui, la production a augmenté mais la faim persiste. Pourquoi ?

Vous avez raison. Dans le passé, on parlait d’autosuffisance alimentaire tout en estimant que l’augmentation de la production dans les pays aiderait à pallier l’insécurité alimentaire. Nous sommes bien conscients aujourd’hui que le problème important se pose en termes de l’accès aux ressources productives. Il peut se faire en termes de production locale et au niveau des produits importés. L’important, c’est de favoriser les conditions aux ménages afin de les aider à acheter leurs aliments. Cela permettra aux agriculteurs locaux de vendre et d’acheter là où la ressource est disponible. Elle peut même provenir des importations.

Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO

Société 06 déc. 2017


Busheha Busheha, chargé d’affaires de l’ambassade de la Libye à Cotonou : « La Libye est victime des problèmes liés à l’immigration clandestine »

La représentation diplomatique libyenne au Bénin, par le truchement de son chargé d’affaires, a donné de la voix, ce mardi 5 décembre à Cotonou, au sujet de la situation des Noirs en Lybie qui défraie la chronique. Busheha Busheha balaie d’un revers de la main les accusations esclavagistes portées contre son pays.

« Le gouvernement de la Libye, à travers ses services compétents, prendra des dispositions nécessaires pour s’assurer de la véracité des informations contenues dans le documentaire (Ndlr : diffusé par la chaîne américaine Cnn). Au cas où ces informations seraient fondées, les auteurs seront démasqués puis exposés à des sanctions sévères conformément à la loi ». C’est ce qu’a déclaré, face aux médias, ce mardi matin à Cotonou, Busheha Busheha, chargé d’affaires de l’ambassade de la Libye à Cotonou, au sujet de ce qu’on pourrait qualifier de « vente des esclaves en Libye». Il a condamné le documentaire et soutenu qu’il ne « reflète ni la position officielle de l’Etat libyen ni celui de son peuple ». Selon lui, la Libye est victime des problèmes liés à l’immigration clandestine et ses autorités ont invité, à l’occasion de plusieurs rencontres internationales et régionales, les Etats concernés à contrôler leurs frontières pour que ces migrants ne puissent plus franchir la Libye qui ne cesse de souffrir du grand flux migratoire, vu la situation politique et sécuritaire qu’elle traverse. «Cette situation constitue pour la Libye un fardeau en termes de perte en nourriture, en médicaments et autres dans les camps d’hébergement », illustre-t-il.
De sa déclaration, il est à retenir aussi que la Libye a une histoire particulière et séculaire dans les relations avec l’Afrique, car elle fut le pionnier en matière de défense des intérêts de l’Afrique. «Les Africains vivant en Libye depuis des décennies n’ont jamais connu de pareilles difficultés hormis quelques incidents isolés qui sont courants dans tous les pays du monde y compris les pays développés. Ils travaillent en toute liberté dans les marchés, les boutiques et mènent tranquillement leurs activités artisanales», avance Busheha Busheha. La Libye d’aujourd’hui est un « pays instable et de conflit », poursuit le chargé d’affaires. Elle est aussi consciente qu’elle est « visée par les pays de la sous-région qui veulent faire d’elle un point d’accueil et d’hébergement des migrants... un pôle d’accueil des réfugiés, ce que rejettent les Libyens », ajoute-t-il.
Pour Busheha Busheha, son pays n’a jamais demandé une main-d’œuvre quelconque en provenance de l’Afrique, que ça soit dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage ou de l’industrie, et si elle devrait le faire, elle le ferait par des canaux officiels. Il ne partage pas non plus certaines allégations colportées par les migrants rapatriés dans leurs pays par un vol libyen comme des clandestins de la Libye où ils affirment avoir subi de mauvais traitements. Ce sont des alibis pour échapper à la prison, parce qu’ils craignent d’être sanctionnés dans leur propre pays, étant conscients que leur comportement est illégal. « C’est ainsi qu’ils inventent des histoires pour convaincre la presse et échapper aux sanctions qui les attendent », se défend-il. Le diplomate affirme que la torture n’existe pas en Libye qui, d’après lui, reste «un pays de transit et non un pays de provenance des migrants ». D’où son appel aux autorités des pays de provenance à garantir une vie meilleure à leurs citoyens et à renforcer la démocratie dans leurs pays pour éviter à leurs citoyens de quitter leurs pays à la recherche d’une vie meilleure et de la démocratie chez les autres. Ce qui passe, souligne-t-il, par la création d’emplois et la mise en place de certaines structures pour l’insertion des jeunes et des femmes. « La question de l’immigration ne saurait être gérée par la Libye seule. Une synergie d’actions doit être menée au plan continental en collaboration avec l’Union européenne pour juguler le phénomène », suggère-t-il

Actualités 06 déc. 2017


Session extraordinaire du Conseil de l’Ordre national du Bénin: 204 dossiers en examen

La grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, a officiellement lancé, ce lundi 4 décembre à Cotonou, les travaux d’une session extraordinaire du Conseil de l’Ordre national du Bénin. 204 dossiers dont 124 civils et 80 dossiers militaires sont à l’ordre du jour des travaux, a annoncé hier la grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni.

Prévus pour durer deux semaines, ces travaux permettront aux conseillers de faire avancer les tableaux de concours triennaux civils et militaires établis respectivement suivant les décrets n°2016-037 et 2016-036 du 12 février 2016.
La grande chancelière a promis que le Conseil de l’Ordre étudiera chacun des dossiers complets, cas par cas, pour en déceler les mérites mis en relief par les auteurs, dans un premier temps, puis soumettra les conclusions de ses travaux au jugement du grand maître de l’Ordre. Pour ce faire, elle a souhaité la mobilisation de toutes les énergies et intelligences des conseillers pour la réussite de la présente session. Chacun d’eux est donc invité à prendre une part active en s’investissant convenablement pour la bonne marche des travaux?

Par Désiré GBODOUGBE

Actualités 05 déc. 2017


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