La Nation Bénin...
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Le Conseil des ministres du mercredi 29 mai a fait état de cas de malversations qui, de par leur proportion et leur étendue, donnent froid dans le dos. Au moins deux milliards de nos francs sont tombés indûment, en quelques mois, dans l’escarcelle de fossoyeurs de l’économie nationale. Et le phénomène a affecté, tenons-nous bien, seize ministères et de hauts cadres de la nation. C’est, ni plus ni moins, un pied de nez à la lutte contre la corruption qui ne peut laisser indifférent.
L’applaudimètre ne se trompe jamais sur le jugement des foules, à moins qu’il soit manipulé techniquement. Nous l’avons entendu résonner de toute son intensité quand le chef de l’Etat, à l’occasion de la cérémonie de son investiture, a clamé en toute solennité, sa détermination à lutter contre la gangrène, talon d’Achille de notre société, qu’est la corruption. Il en avait déjà fait une promesse de campagne ; aussi le peuple, résigné qu’il était devenu, lui avait-il su gré de l‘entendre confirmer qu’il honorera son engagement. Ce peuple ne supportait plus le phénomène d’autant qu’il émanait surtout des hauts cadres de la nation censés contribuer à la bonne gestion de la cité. Il en a tellement écopé, et lorsqu’arrive un chef d’Etat avec une telle détermination, l’espoir a cédé la place à la résignation. Depuis lors, les choses se sont améliorées, il faut bien l’admettre, et c’est tout à l’actif du chef de l’Etat, mais le mal résiste et perdure.
Il est vrai que le président Talon n’est pas le premier chef d’Etat à avoir engagé la lutte contre le fléau ; tant s’en faut. Sensibilisation et mise en place d’un cadre juridique pour le contrarier avaient été, en effet, assurées avant son avènement. Il lui restait alors à s’attaquer au dernier maillon de l’éradication du phénomène à savoir l’implémentation de la lutte systématique contre l’impunité qui, menée sans complaisance et sans discrimination est, à notre avis, l’élément le plus décisif dans la lutte contre la corruption en raison de l’exemple qu’il donne.
L’état de la lutte contre la corruption avant l’avènement du Nouveau départ
La voie avait donc été largement pavée pour l’actuel chef d’Etat. En effet, et pour remonter aux temps jadis, la lutte contre la corruption a pris corps avec le président Mathieu Kérékou dans les années 1980. Elle avait été alors axée, essentiellement, sur la corruption sur les routes ; mais elle avait fait long feu, la brigade chargée de la mener ayant tôt fait de déposer les armes ; ce fut donc un échec. Et pourtant, la corruption routière était et est toujours un phénomène à large rayon d’action qui, en raison de sa constance et de son insertion dans notre vie de tous les jours, est devenue banale, d’une telle banalité qu’elle a fini, non seulement par faire corps avec notre quotidien, mais encore par creuser sa place dans nos valeurs.
Toutefois, en 1989, une ordonnance présidentielle, avec force de loi, avait été prise pour porter au rang de délit, aussi bien la corruption passive que celle active. Puis, ce fut la création des commissions ad hoc. Aux fins de vérification des biens acquis de manière suspecte, les présidents Mathieu Kérékou et Nicéphore Soglo mirent sur pied, successivement, les commissions Ahouansou René et Amoussou Kpakpa. La commission Ahanhanzo Glèlè Adrien avait, en ce qui la concerne, la mission de recenser tous les dossiers de détournements de deniers publics et de malversations entre les années 1996 et 1999.
Quant au président Yayi Boni, que n’a-t-il pas entrepris sur ce terrain de la lutte contre la corruption dès son avènement au pouvoir ? Il a marché en 2007, il a installé une ligne verte pour dénoncer les cas de corruption ; il a créé l’Inspection générale d’Etat qu’il a placée sous sa tutelle et qu’il a fini par dissoudre, lui-même à la fin de son mandat, pour des raisons mal définies, plutôt suspectes et a instauré à sa place, le Bureau de l’Auditeur général que le président Talon révoquera. En Octobre 2011, il fit voter, finalement, la loi contre la corruption et les infractions connexes après que le projet a connu une longue léthargie à l’Assemblée nationale. En février 2013, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, prévue par ladite loi, finit par voir le jour avec Monsieur Jean Baptiste Elias comme président.
Il convient d’ajouter qu’au titre de mesures subsidiaires, le président Boni Yayi a créé en 2010, le guichet unique au Port, puis le guichet unique des formalités des entreprises, au ministère de l’Industrie, du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises. Il a, par ailleurs, installé au sein des ministères, pour un certain temps en tout cas, des commissaires du gouvernement qui ont fini par disparaitre sur la pointe des pieds. Il a beaucoup fait et il sied de lui en savoir gré.
Mais, paradoxe des paradoxes, ce fut sous son régime qu’eut lieu le plus grand nombre de scandales financiers et de détournements de deniers publics. Le mal a donc eu raison, et de la sensibilisation et du cadre juridique créé pour le prévenir et le contenir. Le coup de grâce qui restait à lui assener était la sanction administrative et judiciaire ; ce que fait le régime actuel.
Entre-temps, des organisations non gouvernementales en lutte contre ce fléau social ont fait leur apparition, réunies au sein du Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac). Le combat s’est alors donné un visage en la personne de Jean Baptiste Elias cumulant les fonctions de président du Front sus visé et de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption.
Les avancées du président Talon
A nos yeux, l’avancée la plus importante en termes de lutte contre l’impunité est la prise en compte effective des rapports d’audits. Le président Talon avait promis au cours de sa campagne électorale de les publier et de les traiter comme il se devait. A preuve et joignant le geste à la parole, les révélations du Conseil des ministres du 29 mai, portant malversations commises ces derniers temps. Cette manière de faire jure avec l’attitude de son prédécesseur qui arguait du fait que s’il devait rendre publics les rapports d’audits, un nombre insoupçonné de hauts cadres iraient en prison ; comme si cela pouvait justifier les malversations commises et l’impunité y afférente.
Il est vrai que, pour être fidèle à l’histoire de la lutte contre la corruption chez nous et ne pas faire l’impasse sur elle, nous nous devons de rappeler que le président Yayi avait aussi, et tout de même, fini par limoger et prétendument confié à la justice trois de ses agents pour faits de détournements de deniers publics, mais l’on n’a jamais su ce qu’il était advenu d’eux réellement. Ont-ils effectivement été jugés ; ont-ils été mis en débet et ont-ils été placés en détention ? Le peuple ne le sait, alors que c’est son droit de le savoir ; c’est son argent qui a été pillé
Que peut-on suggérer face à ce fléau ?
Pour tenter de faire pièce à cette gangrène de corruption, nous proposons avec forte conviction ;
- La publication dorénavant et sans complaisance aucune de l’identité intégrale de tous les auteurs de malversations ainsi que des postes qu’ils occupaient au moment de leur forfait. Le but visé est simple ; faire honte et décourager de par ce fait tout acte du même genre ;
- La mise en débet systématique, non seulement à hauteur de la somme détournée, mais avec augmentation d’intérêts courant depuis la date du forfait jusqu’à son remboursement intégral. Nous insistons sur ce dernier aspect de la chose. C’est, en quelque sorte le préjudice moral causé à la société s’apparentant au pretium doloris des juristes.
- La publication par la voie des ondes et dans les principales langues nationales, de toute décision de justice consécutive aux malversations financières.
- L’ouverture d’un compte intitulé ‘’mise en débet Corruption’’ Ce sera un compte spécifique dans les livres du Trésor pour recueillir tous les remboursements d’appropriation illicite de deniers publics. Il sera soustrait du principe de non affectation des ressources et le peuple devra être tenu informé de ses approvisionnements ainsi que de ses décaissements. L’Etat devra pouvoir dire concrètement au peuple ce qu’il fait avec l’argent qu’il récupère. Est-ce un établissement scolaire bien identifié ; est-ce un dispensaire ou encore est-ce un terrain de jeu ? C’est la meilleure façon, il nous semble, d’associer le peuple aux efforts du gouvernement dans sa lutte contre la corruption et de l’encourager à dénoncer les auteurs de corruption ainsi que l’y autorise la loi. Telles opérations convaincront le peuple de tout le mal que font à la société entière ceux qui détournent les deniers publics et de tout ce que l’Etat aurait pu faire en faveur de la société avec ce qu’ils détournent.
- Ne pas nommer ministre, une personne déjà soupçonnée de corruption. En politique, un présumé coupable par le peuple est déjà coupable et tout pouvoir en place a tout intérêt à s’en départir déjà ; c’est ainsi.
- Désormais, tout ministre devrait se prévaloir d’un quitus formel de sa gestion avant de se présenter à la députation. Notre Constitution devrait se faire aux nouvelles réalités de notre environnement qui se dessinent au fil du temps. Elle devrait inclure la disposition que nous suggérons qui lui permettrait de réaménager l’article 90 portant immunité parlementaire.
- Reconnaitre la responsabilité intégrale et globale du ministre de tutelle pour tout acte de malversation commis dans son département. L’on nous a demandé de comprendre que les ministres soient payés comme ils le sont, gérant pourtant un pays pauvre, afin de les mettre à l’abri de toute corruption. Soit !
Nous estimons que la cause a été entendue par le peuple et pensons en revanche qu’il va falloir préciser que c’est également en raison de la responsabilité entière qu’il devra endosser pour tout acte de corruption au sein du département dont il a la tutelle qu’il est payé comme il l’est. Le mieux, c’est qu’il rende le tablier une fois que des actes de malversations ont été découverts dans son département.
Par Candide Ahouansou
Ambassadeur
Actualités 06 juin 2019

Mis en détention depuis le 6 mai 2016 pour complicité de vol à main armée, le sieur Hyppolite Bocovo a été acquitté hier mardi 7 mai 2019, soit trois ans après. C’est le dénouement du huitième dossier dont a connu la première session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou. Une affaire pour laquelle a subsisté le doute constant de l’implication réelle de l’accusé.
Mêlé ou non au crime, Hyppolite Bocovo est désormais libre. L’accusé du huitième dossier au rôle de la première session criminelle du Tpi de Cotonou a été acquitté au bénéfice du doute, au terme d’une audience qui n’aura pas permis d’établir manifestement sa culpabilité. Il était en effet poursuivi pour complicité de vol à main armée. Est-il vraiment innocent ? Comment s’est-il retrouvé dans une telle posture ?
Les faits !
Dans la matinée du 14 mars 2014, le nommé Achille Bocovo s’est introduit à l’agence Boa de Aïdjèdo, armé d’un pistolet de fabrication artisanale, obtenu avec le concours de son neveu Hyppolite Bocovo. A l’entrée de la banque, il a tiré un coup de feu sur le vigile qui gardait l’accès en le blessant au bras. Après s’être introduit dans la banque et mis au respect tout le personnel, il a réussi à se faire remettre la somme de dix-neuf millions six cent trente-neuf mille cinq cent quatre-vingt-trois (19.639.583) F Cfa. A la sortie de la banque, il a immobilisé un véhicule de marque Mazda dont il a extrait le conducteur et à bord duquel il a pris la fuite avec son butin. Aussitôt poursuivi par la police, l’aigrefin a abandonné le véhicule et a tiré des coups de feu. Mais c’était sans compter avec la dextérité des forces de l’ordre. Leur riposte a été prompte de telle sorte que le filou a été atteint mortellement d’une balle.
Les recherches aux fins de découvrir l’origine de l’arme utilisée par Achille Bocovo pour le cambriolage, ont permis d’interpeller son neveu Hyppolite Bocovo. Celui-ci a d’ailleurs reconnu avoir conduit son oncle successivement à Sèhouè et à Klouékanmè pour l’achat de deux pistolets à munitions. Arrêté, écouté puis auditionné par le juge du cinquième cabinet du Tpi de Cotonou qui a instruit l’affaire, le nommé Hyppolite Bocovo a été mis en détention le 6 mai 2016 pour complicité de vol à main armée. C’est ainsi qu’il se trouva pris au piège d’un crime auquel il jure ne pas avoir participé ni de près, ni de loin, malgré certains faits préjudiciables.
Quand le doute devient salvateur !
A la barre hier, l’accusé nie sans ambages son implication dans le cambriolage orchestré par son oncle. Il dit ne même pas avoir été mêlé à la formation du dessein criminel. Voilà qui est bien surprenant quand l’accusé lui-même reconnaît avoir accompagné son oncle pour l’acquisition d’une arme. Comment le nommé Achille Bocovo, dépanneur de métier, aurait-il pu réussir à manier si facilement une arme sans le concours professionnel de son neveu Hyppolite Bocovo, un radié de l’armée. Il est donc difficile de croire en l’innocence de l’accusé qui jure à en pleurer, ne pas savoir ce à quoi était destinée l’arme acquise par son oncle en sa présence. En outre, l’accusé a fait preuve d’une inconstance déconcertante avec des déclarations aux antipodes de celles qu’il a tenues devant le magistrat instructeur et à l’enquête préliminaire. Il avait en effet affirmé que son oncle lui avait confié sa volonté d’en finir avec la souffrance et de devenir riche, et c’est ainsi qu’il a souhaité que lui, son neveu, qui sait manier les armes, l’accompagne pour qu’ils aillent s’en procurer. Des déclarations que l’accusé Hyppolite Bocovo a entièrement niées hier.
Pour le ministère public, la manœuvre est bien connue : se dérober en l’absence de témoins. Mais certains faits permettent de conclure à la culpabilité de l’accusé. Il s’agit en l’occurrence de son implication active dans l’acquisition de l’arme qui a servi au cambriolage. Dans son réquisitoire, le ministère public a insisté sur l’existence de l’élément intentionnel. Il a martelé que
Hyppolite a aidé Achille à se procurer l’arme en parfaite connaissance de l’intention criminelle de son oncle. C’est pourquoi il a requis que l’accusé soit condamné à la peine de 15 ans de réclusion. Le conseil de la partie civile, Me Simplice Dato, représentant la Boa, est allé dans le même sens et a réclamé 3 millions en termes de dommages-intérêts pour les préjudices de tous genres (psychiques et physiques) subis par les victimes. Mais la défense a démontré magistralement l’absence d’élément pouvant emporter la culpabilité de l’accusé. Me Julien Aplogan a plaidé non coupable après avoir démonté les démonstrations de la partie civile et du ministère public. A l’en croire, rien n’établit que son client Hyppolite a participé au dessein, formé une quelconque entente ou fourni son concours dans le cadre du braquage proprement dit.
Le doute a royalement plané sur cette affaire. Or, l’un des principes de droit stipule qu’il vaut mieux laisser en liberté mille coupables que de condamner un seul innocent. Sans preuves tangibles emportant la culpabilité de l’accusé, le tribunal, après en avoir délibéré, a alors acquitté le nommé Hyppolite Bocovo au bénéfice du doute.
Composition du Tribunal
Président : Sosthène Agbowaï
Assesseurs :
Clotaire Zounho
Eric Ahéhéhinnou
Sandrine Mongbo
David Anani
Ministère public : Rodrigue Ago
Société 08 mai 2019

L'Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 de Transparency international (Ti) vient d’être rendu public. La situation est alarmante sur le plan mondial. L’étude affiche une amélioration d’un point pour le Bénin par rapport à 2017 bien que le pays ait conservé le même rang. Ces résultats ont été dévoilés, hier mardi 29 janvier à Cotonou, par la présidente de Social Watch, Blanche Sonon, lors d’un point de presse.
Les données de l’Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 de Transparency international (Ti) sont alarmantes sur le plan mondial. Le Bénin s’en sort avec un score de 40 sur 100 et maintient son rang de 85e sur 180 pays ou territoires.
À l'échelle mondiale, les données sont inquiétantes. Plus de deux- tiers des pays ont un score inférieur à 50 sur 100. La moyenne mondiale est de 43 sur 100.
Les pays les plus corrompus du monde se trouvent en Afrique. Il s’agit de la Somalie et du Soudan du Sud qui ont respectivement réalisé des scores de 10 et 13.
Avec des scores respectifs de 88 et 87, le Danemark et la Nouvelle-Zélande sont inscrits au rang des pays les plus ‘’intègres’’ au monde.
Au niveau régional, l’Europe occidentale, avec une moyenne de 66 points, obtient le score le plus élevé. A l’opposé, les régions les moins bien notées sont l’Afrique subsaharienne avec une moyenne de 32 et l’Europe de l’Est et l’Asie centrale avec un score moyen de 35.
Il en résulte qu’en matière de lutte contre la corruption, la majorité des pays évolue à pas de tortue tandis que d’autres sont restés figés. Ces résultats ont été annoncés à la faveur d’un point de presse ce mardi 29 janvier par Social Watch, contact national de Transparency international à Cotonou.
L'Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 s'appuie sur treize enquêtes et évaluations d'experts pour mesurer la corruption dans le secteur public au niveau de 180 pays et territoires, en attribuant à chacun une note allant de zéro (très corrompu) à 100 (pas corrompu).
Pour le compte de cette année, Transparency international s’est focalisé sur « la corruption et la démocratie ». Sur ce point, le rapport relève « l'incapacité persistante de la plupart des pays à contrôler efficacement la corruption. Ce qui contribue à une crise de la démocratie dans le monde ».
Analysant le phénomène dans le secteur public, Transparency international a constaté que la corruption peut contribuer à un recul des institutions et des valeurs démocratiques.
Relativement à cet aspect, la présidente de Social Watch Bénin, Blanche Sonon, souligne que la démocratie va au-delà des élections libres et équitables. «Notre analyse examine la démocratie au-delà du processus électoral pour se concentrer sur une compréhension holistique de la qualité de la démocratie, surtout la démocratie financière », développe-t-elle.
Elle explique que la structure qu’elle dirige s'efforce de travailler pour la mise en œuvre des recommandations du Rapport d’évaluation du Système national d’intégrité (Sni).
Les cinq recommandations de Social Watch
Au regard de ces résultats, Social Watch recommande aux acteurs politiques béninois « de rendre accessibles au public toutes les informations relatives à la gestion des finances et des marchés publics », de «renforcer l’indépendance des institutions de contre-pouvoir et de garantir leur capacité à fonctionner sans intimidation ». Le réseau invite également les pouvoirs publics à « combler le fossé entre la législation et les pratiques de lutte contre la corruption ».
Aussi, recommande-t-il de «soutenir les organisations de la société civile de contrôle citoyen des dépenses publiques, et de « soutenir des médias libres et indépendants, en assurant la sécurité des journalistes et leur capacité à travailler sans intimidation ni harcèlement ».

Le Bénin a célébré ce lundi 10 décembre la treizième édition de la Journée nationale de lutte contre la corruption. Organisée sous la coordination de l'Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), la présente édition a été axée sur la jeunesse. Représentant le chef de l'État, le ministre en charge de la Jeunesse Oswald Homéky a ouvert les manifestations en présence de son homologue de la Justice et de la Législation.
"Une jeunesse engagée dans la lutte contre la corruption", c'est le thème retenu pour la célébration de la treizième édition de la Journée nationale de lutte contre la corruption. L'objectif général de cette édition est d'engager durablement les jeunes dans cette lutte pour amorcer, à terme, un recul du fléau au Bénin. A l'occasion de l'ouverture officielle de la commémoration, le président de l'Anlc Jean-Baptiste Elias précise qu'il sera question à travers l'édition de cette année d'attirer l'attention des jeunes sur la nécessité de s'engager dans la lutte durable contre la corruption ; de mettre en exergue certaines initiatives de jeunes en matière de lutte contre la corruption au Bénin; de partager avec les jeunes les stratégies efficaces de lutte mises en œuvre par des jeunes dans certains pays d'Afrique ; d'améliorer la collaboration entre l'Anlc et les organisations de jeunes actives dans la promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption ; de mobiliser les différents acteurs autour de la nécessité de travailler en synergie avec les jeunes pour le recul de la corruption au Bénin. « Somme toute, il s'agit pour nous aujourd'hui d'asseoir une collaboration avec les organisations de la jeunesse afin que partout sur le territoire national, dans les institutions de l'État, dans le secteur public comme dans les entreprises, les jeunes et leurs organisations soient plus actifs que jamais… C'est cette couche, largement majoritaire (69?), qui subit les pires effets de la corruption notamment par l'accès limité aux opportunités politiques, économiques, sociales et aux services publics... », justifie le président de l'Anlc. Il a salué les représentants du Front des organisations nationales contre la corruption et l’ensemble des participants. C'est pour lui la preuve de l'attachement indéfectible de tous au combat pour l'intégrité, la reddition de comptes, la responsabilité et la bonne gestion des affaires et biens publics.
Représentant la jeunesse, le président de l'Organe consultatif de la Jeunesse (Ocj) Thomas Singbo a réitéré l'engagement de la jeunesse à relever le défi. La lutte contre la corruption est bien, selon lui, la lutte de la jeunesse. Le ministre en charge de la Jeunesse Oswald Homéky est tout aussi confiant. Pour lui, l'engagement des jeunes dans la lutte contre la corruption est un devoir. « Je connais la jeunesse béninoise. Je connais ses ambitions et je connais sa force d'action. Je peux vous dire que la jeunesse relèvera ce défi et nous gagnerons le combat de la lutte contre la corruption », a-t-il laissé entendre.
Célébrée normalement le 8 décembre la commémoration de cette année a eu lieu hier conformément au décret l'instituant qui stipule que la Journée est célébrée le premier jour ouvrable suivant immédiatement le 8 décembre lorsque cette date tombe sur un jour férié.
Baïonnettes au vent, les militaires béninois ont eu raison du groupe de terroristes et d’extrémistes sur le terrain[/caption]S’inscrivant dans le cadre de la défense opérationnelle du territoire et la poursuite de l’œuvre de consolidation de la capacité des Forces armées béninoises (Fab) au titre de l’année 2018, la manœuvre nationale interarmées « Ma Kon-Hin 2018 » a pris fin dimanche 2 décembre dernier à Ségbana. L'opération ayant débuté, lundi 26 novembre dernier, le clou des actions programmées a été l’assaut final organisé à Benseku, sur l’axe Kandi-Sègbana. Il a été ponctué d'un défilé militaire.
Les objectifs assignés à l’exercice militaire « Ma Kon-Hin 2018 » qui s’est achevé, dimanche 2 décembre dernier, ont été atteints. Une nouvelle fois, les Fab ont fait preuve de leur niveau opérationnel et tactique assez élevés. Le personnel constitué d’officiers, de sous-officiers et de militaires de rang a démontré son savoir-faire en état-major de brigade dans un environnement national et interarmées. La maîtrise des actes élémentaires du combattant, des mécanismes et procédés des missions, ainsi que le respect canevas de comptes rendus, sont les retombées de ces manœuvres.
En effet, engagée depuis 96 heures dans le cadre de cette manœuvre, la brigade a reçu pour mission de s’emparer de la forêt des trois rivières, lieu qu’un groupe armé terroriste et d’extrémistes, celui des Combattants de la Vraie Foi (Cvf) a investi, pour pouvoir déstabiliser le pays. Elle est également appelée à contrôler l’espace compris entre Sègbana, Warandji et Néganzi. Au terme des quatre jours d’engagement, la capacité de nuisance des Cvf a été fortement réduite depuis la ligne de débouchés N’Dali-Nikki jusqu’à la ligne finale Kandi-Sègbana. A l’issue de l’attaque conduite, samedi 1er décembre dernier à Korodji, les éléments résiduels des assaillants en fuite se sont alors emparés du campement peulh de Gbédarou. Localisée, la bande de fuyards a été traitée successivement par des tirs d’artillerie, ensuite par ceux des engins blindés. Les éléments de l’Infanterie se sont ensuite chargés d'en finir avec l’ennemi par un assaut.
Au regard de la réussite que l’exercice a connue, le ministre de la Défense nationale,
Fortunet Nouatin, et le chef d’état-major général, Jean-Baptiste P. Ahoyo, ont estimé qu’il n’y a pas de doute. « Ces manœuvres ont montré à quel point notre armée est prête à parer à toutes les éventualités et aux menaces de toutes sortes », ont-ils fait observer. Abondant dans le même sens, le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, tout en louant le caractère sécuritaire et social que revêt cette manœuvre, s’est réjoui du choix porté sur son département pour l’accueillir.
En effet, l’autre volet de l’exercice a été l’assistance aux populations de Sègbana et ses environs, à travers des actions civilo-militaires. Outre la réalisation d’un bloc de latrines à quatre cabines au profit du Collège d’enseignement général, elles ont également bénéficié de soins gratuits dans les domaines de la médecine générale, de la pédiatrie, de la chirurgie et de l’ophtalmologie.
Avec son statut de Général, Mathieu Boni a remercié le Haut commandement de l’armée, pour avoir invité les membres de l’amicale des militaires retraités qu’il préside. Par rapport au professionnalisme dont les officiers de l’état-major ont fait preuve, lors de l’exposé des thèmes et des scénarios, puis de l’exécution de la manœuvre sur le terrain, il a exprimé son satisfecit.
Mission accomplie donc pour le directeur de l’exercice, chef pôle des opérations et entraînements à l’état-major général des Fab, le colonel Tétédé Idjouola. Selon lui, la manœuvre a permis d’évaluer le niveau de compétence atteint par les hommes en armes. Il en est de même pour la capacité d’organisation logistique de la manœuvre depuis Cotonou, jusqu’ici dans l’Alibori.
Au total, 172 véhicules et engins militaires ont été mobilisés pour la cause. C’est pour un effectif de 1 050 hommes mis à contribution sur le terrain. Un défilé militaire auquel ont participé les différentes forces de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l'air engagées, est venu clôturer la manœuvre.

Dans le cadre de la Journée africaine de la Jeunesse, le directeur de la Jeunesse, des Loisirs et de la Vie associative (Djlva), Smith Ahouandjinou, a procédé, mercredi 31 octobre dernier, à Cotonou au lancement d’un atelier de réflexion sur la corruption. Pendant trois jours, les jeunes vont proposer des solutions en vue de combattre la corruption.
« Faire entendre la voix des jeunes dans la lutte contre la corruption en Afrique ». C’est le thème autour duquel les organisations de jeunes du Bénin ont été conviées à Cotonou, dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de la Jeunesse.
A la cérémonie d’ouverture, Esther Djossa, co-porte-parole du Parlement francophone des jeunes (Pfj), a fait savoir que cet atelier constitue un pari gagné dans la lutte contre la corruption au Bénin.
« Les jeunes doivent aller au-delà des définitions, car quand on aime son pays on ne détourne pas tout pour soi », a-t-elle déclaré. C’est pourquoi, elle souhaite, à l’instar du représentant du Parlement des jeunes du Bénin, Chamma Gbèha, que la parole soit donnée aux jeunes dans ce combat contre la corruption, un mal qui empêche le développement de l’Afrique. « Nous sommes pauvres parce que la corruption a détruit le dessein de nos Etats », a-t-elle relevé.
Le vice-président du Conseil économique et social, Dominique Atchawé, se réjouit de l’intérêt du gouvernement à rassembler les jeunes pour parler de la corruption. « L’éradication de ce mal va contribuer au développement du pays », a-t-il indiqué.
Le directeur de la Jeunesse, des Loisirs et de la Vie associative, Smith Ahouandjinou, quant à lui, a rappelé l’objectif de cette journée avant de solliciter l’engagement des jeunes à combattre la corruption. « La lutte contre la corruption est une responsabilité conjointe dans laquelle les jeunes doivent jouer leur rôle », a-t-il dit.

Le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de Football a levé sa suspension provisoire contre l’arbitre béninois Aboudou Bello.
Réuni le 8 septembre dernier, il a examiné tous les documents relatifs aux allégations de corruption : violation des statuts de la Caf, des règlements et du code disciplinaire. Après avoir soigneusement étudié les éléments qui lui ont été présentés concernant la violation par l’arbitre Abibou Bello, des règlements et statuts de la Caf, en particulier des articles 82, 136, 152 du code disciplinaire de la Caf, le jury « a décidé que les éléments présentés ne permettent pas d’établir avec certitude la violation par Aboudou Bello des règlements et statuts de la Caf ». Il en a déduit que la suspension de Aboudou Bello n’est pas établie.
Cette décision 216-CAI du 8 septembre 2018 signé du secrétaire général de la Caf, Amr Fahmy a été notifié à la Fédération internationale de Football association (FIFA) qui, par conséquent, a levé sa suspension par le biais de la secrétaire adjointe de la commission de discipline de la Fifa, Wilma Ritter.
Pour rappel, le jury disciplinaire de la Caf avait provisoirement suspendu en août dernier, de toute activité liée au football de la Caf jusqu’à l’examen de leur situation, 14 d’arbitres du continent dont le Béninois Aboudou Bello. Ch.H.

Le président Patrice Talon continue, conformément à son engagement contre la corruption, de mener ce qu’il convient d’appeler une campagne de salubrité sans ménagement pour les prévaricateurs de deniers publics. Le Conseil des ministres de ce mercredi 24 octobre en est encore un exemple palpable.
Suite au rapport sur des malversations financières relevées au Projet d’Appui à la Préservation et au Développement des Forêts Galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC) et à la Direction de la Promotion de l’Ecocitoyenneté (DPE), le Conseil des ministres a pris les mesures idoines qui s’imposent en la matière. Les mis en cause, des cadres et autres complicités internes à ces structures, dont des opérateurs économiques, doivent non seulement rembourser les fonds détournés, mais aussi devoir s’expliquer devant la justice pour répondre de leurs forfaits.
Quid ?
S’agissant des forfaits, les mis en cause avaient instauré un système d’extorsion de fonds à certaines banques de la place. Leur procédé se résumait à émettre des bons de commandes fictifs sur la base desquels leurs complices, des responsables d’entreprises privées, obtenaient des crédits bancaires d’avance. Il est question, au niveau de Projet d’Appui à la Préservation et au Développement des Forêts Galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC) du ministère du Cadre de vie, d’une bagatelle de 682.886.284 FCFA. Les détails concernant la Direction de la Promotion de l’Ecocitoyenneté sont aussi saisissants ! Non seulement les agents en cause faisaient des commandes qui n’ont rien à voir avec la structure, mais aussi ont-ils signé en quelques semaines d’intervalle (août-septembre 2016), des bons de commande portant sur le même objet à savoir : « fournitures de plants au profit du ministère », le tout pour un montant de 92.607.200 FCFA. En soi, un fractionnement de commande, répréhensible en plus d’autres irrégularités notées.
Il s’agit, entre autres, de 12 bons de commande et contrats de prestation de service passés entre 2016 et 2017 à hauteur de 252.650.000 FCFA, de 11 bons de commande non approuvés par les responsables habilités, à savoir le directeur de l’Administration et des Finances et le délégué du Contrôle financier. A cela s’ajoute que ces marchés incriminés ne sont pas inscrits dans le Plan de passation des marchés du ministère du Cadre de vie et qu’aucune commission de réception des commandes n’existe alors même que des noms fictifs de réceptionnaires sont mentionnés sur les bordereaux de livraison. Et des signatures imitées. En somme, un réseau de faussaires dont le sort est désormais scellé, avec en première ligne le Colonel Fatoké Pierre Alle, coordonnateur du projet « Forêts-Galeries » qui est d’ailleurs passé aux aveux, reconnaissant les faits, les opérations frauduleuses.
Il s’avère que décidément, les modes opératoires, face à la détermination affichée par le président Talon contre la corruption, changent sur le front de la corruption. Il est de plus en plus difficile de disposer des ressources publiques à des fins corruptives, aussi, entêtés certains agents de l’Etat décuplent-ils d’inventivité pour pouvoir continuer à jouir de gains faciles. Mal leur en a pris toutefois.
Les DG Police républicaine et le DG douane lors du lancement de l'appel de KRAKE[/caption]Les éléments de la Police républicaine et des douanes béninoises auteurs de faits de corruption et de rançonnement seront frappés avec la dernière rigueur. La hiérarchie des deux corps s’est montrée ferme, ce lundi 17 septembre, lors de sa rencontre avec les éléments en poste à la frontière bénino-nigériane de Kraké.
« Lorsque vous payez des dessous de table et que vous faites les couloirs pour soudoyer les agents, vous créez des manques dans les caisses de l’Etat. Vous enrichissez quelques individus et ainsi vous empêchez la construction des écoles et des maternités et retardez le développement du pays ». Cette explication du directeur général de la Police républicaine, le général Nazaire Hounnonkpè face aux usagers de la frontière bénino-nigériane de Kraké, vise à attirer l’attention de ces derniers sur l’ambition du gouvernement de porter au taux zéro, le degré de corruption dans les rangs des éléments de la police et des douanes.
Pour y parvenir, ce sont les concernés mêmes qui ont été largement avertis au cours d’une séance de travail conduite par les patrons de la police et de la douane. Le général Nazaire Hounnonkpè et le colonel des douanes Charles Inoussa Boco Sacca se sont voulus très clairs face à certains de leurs collaborateurs. L’ère de la complaisance est révolue et désormais, tout agent passible d’actes répréhensibles devra en répondre suivant les textes en vigueur. « Le gouvernement a fait l’option de combattre la corruption et ses corollaires sous toutes ses formes. Nous devons tout faire pour extirper de nos rangs les brebis galeuses. Les collègues qui ne marcheront pas au même diapason que la troupe seront sanctionnés… ». C’est avec un ton particulièrement ferme que le général Nazaire Hounnonkpè s’est adressé à sa troupe, disposé à frapper sans ménagement tout contrevenant.
Dernier avertissement
Dans cette marche vers la discipline au sein des hommes en bleu, le général met en évidence certains points saillants. L’utilisation du personnel qui ne fait pas partie des effectifs est strictement interdite et tout résistant doit faire l’objet d’une enquête et être présenté au procureur. Il en sera de même pour tout « élément encombrant ou nuisible » qui s’arroge les prérogatives dévolues aux policiers et douaniers. Par ailleurs, il est formellement interdit aux agents de percevoir de l’argent sans délivrer des quittances. « Aucun usager ne doit verser de l’argent entre les mains d’un policier », avertit le général Hounnonkpè. Aux éléments de la police et des douanes, il est également demandé de tout faire pour faciliter le passage aux usagers, d’éviter de rallonger les contrôles (une manière d’obliger les citoyens à payer des dessous de table).
Plus spécifiquement, la Police républicaine n’a pas vocation à contrôler les produits pétroliers. Elle pourrait informer la douane ou au besoin lui prêter main forte pour agir contre ces produits. En outre, les contrôles injustifiés et tous azimuts sont interdits.
Comme lui, le colonel des douanes, Charles Inoussa Boco Sacca, s’est montré aussi intransigeant. Et cette sortie qui tient d’un avertissement, il l’a dénommée « l’appel de Kraké ». Un appel qui sonne comme un signal fort dont la finalité est d’assainir les deux entités. Le temps des sanctions de premier degré est révolu et place sera désormais faite à des sanctions plus fortes, prévient-il. A ces injonctions, Constant Honvou, commissaire de Kraké, Eloïse Dossa Akinotcho, receveur de Kraké et Mauricette Dafia Adjibi, chef brigade Kraké ont répondu avoir déjà pris la mesure de la situation. Ils ont rappelé les différentes mesures prises chacun en ce qui le concerne pour mettre fin à l’existence des ‘’klébés’’ et surtout pour éviter de la part de leurs collaborateurs, tout acte ternissant l’image des deux corps.
Appel aux usagers
La lutte contre la corruption dans les rangs des policiers et douaniers repose également sur les usagers de leurs services et sur les populations en général, pensent les patrons des deux entités. A ces derniers, ils ont lancé un appel à la dénonciation pour les aider à démasquer leurs collaborateurs récalcitrants. En dehors du numéro vert de la Police républicaine, le 166 joignable 24 heures sur 24 pour toutes plaintes, il y désormais le 64004646, un numéro connecté à l’application mobile WhatsApp pour toute dénonciation ou encore le 21309836. Grâce à ces numéros, plus aucune place ne sera faite au rançonnement ou autres formes de déviance. Aussi, le directeur général de la Police républicaine a-t-il annoncé le lancement sous peu d’une nouvelle plateforme toujours destinée à recevoir des plaintes ou des dénonciations contre les éléments fautifs.
Fin de règne pour les « klébés » !
Les usagers des services douaniers les connaissent très bien. Aux postes frontaliers surtout, ils règnent comme des dieux, terrorisant parfois les populations pour se faire leur beurre. Mais çà, c’est désormais du passé. Les « klébés », individus qui se jouent les aides-douaniers ou « policiers-civils », n’auront plus droit de cité. L’appel de Kraké lancé par les patrons de la police et de la douane, lundi 17 septembre les concerne aussi. Dans les périmètres où opèrent policiers et douaniers, ils sont interdits d’existence et plus généralement sur l’ensemble du territoire national. Aux contrevenants, il est réservé un sort amer et le patron de la Police républicaine en a donné le signal fort en envoyant l’un d’eux, surpris à l’entrée du poste frontalier juxtaposé de Kraké s’expliquer devant le procureur. « Ils ne font pas partie de nos effectifs et n’ont pas été formés pour nos missions », a insisté à nouveau le colonel des douanes Charles Inoussa Boco Sacca avant de prendre congés de ses hommes.
J.F.M
Actualités 18 sept. 2018

Le championnat national de boxe s’est achevé ce jeudi 13 septembre sur l’esplanade du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou de Cotonou. Au terme des combats qui se sont déroulés pendant trois jours, la compétition a livré son verdict.
Au classement général toutes catégories confondues, l’Atlantique vient en tête avec 6 médailles en or tandis qu’au niveau des seniors, c’est l’Entente des Forces armées du Bénin (Fab) qui se taille la part du lion avec 4 médailles en or et 2 en argent. Les boxeurs de l’Entente des forces armées béninoises se sont illustrés en remportant la compétition dans quatre catégories majeures. Chez les séniors, Justin Hounkpevi (moyens), Martin Klakévi (léger) et Clément Loko (plumes) sont sacrés champions au niveau des hommes tandis que Mireille Kouakanou (léger) est vainqueur chez les dames. Les boxeurs des départements de l’Atlantique et ceux de l’Ouémé ont également marqué leur territoire au niveau des civils. Chez les séniors, Benjamin Agnan(Super léger), Pascal Otchoun (welter) et John Afognon(mi-mouche) et David Ogbonaya (lourd hommes), tous du département de l’Atlantique sont venus à bout de leurs adversaires dans leur catégorie respective. Dans la catégorie junior, FassinouWahab (plumes) et Mohamed Adéwoyi (léger) de l’Atlantique ont réussi également le plus dur en enlevant les ceintures. Venue du Zou, la boxeuse Aurore Amoussou (mouche) a pu tirer son épingle du jeu dans la compétition. Fortunes identiques pour Romain Adewalé (mouche) et Florence Nassarah (mi-lourd Femmes) venus de l’Ouémé. Les meilleurs pugilistes sont repartis avec plusieurs lots des mains du président de la Fédération béninoise de boxe, Mehinto Germain?