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En marge de la 15e journée du championnat national de ligue 2, l’entraîneur de Hodio Football club, Symphorien Tèhou, s’est prononcé sur les ambitions de son club en s’engageant dans la compétition. Satisfait de la prestation de ses poulains à ce niveau du tournoi, il compte sur eux pour monter en championnat d’élite la saison prochaine.
Quelle est l’ambition de Hodio Football pour ce championnat de Ligue 2 ?
En participant à ce championnat de ligue 2, Hodio Football club envisage de pouvoir monter en division d’élite. Nous y croyons fermement avec le soutien de nos dirigeants qui n’hésitent pas à mettre les moyens à notre disposition. Nous nous attelons et nous allons y aboutir.
Comment vous y prenez-vous pour atteindre vos objectifs ?
Au regard de nos ambitions, nous pouvons vous dire que nous travaillons beaucoup. Nous avons vite démarré les préparatifs de la compétition. Ce qui nous a permis d’avoir une avance sur nos adversaires. Nous travaillons ardemment depuis quelques mois. Nous préparons nos matchs en tenant compte des forces et faiblesses de notre adversaire.
Qu’est-ce qui vous distingue des aux autres équipes ?
Nous avons la chance d’avoir une équipe homogène avec des joueurs qui ont, pour la plupart, grandi à Comè. 90% des joueurs de Hodio Fc sont de la localité. Ce sont de jeunes joueurs qui évoluent ensemble depuis plusieurs années, et, tout ceci nous facilite le travail. C’est un plaisir pour eux de jouer ensemble tous les week-ends dans ce tournoi. Cet état de choses constitue un atout majeur et une source de motivation pour nos poulains.
Quels sont les schémas que vous mettez souvent en place pour réussir vos matchs ?
Nous avons démarré le championnat avec le système 4-2-3-1. Après, nous avons expérimenté le 3-4-3 ; actuellement nous sommes en train d’améliorer tous ces systèmes. Nous continuons de voir le système qui nous sera plus plausible. Je peux vous dire que nous allons jouer le 4-3-3 lors de nos prochaines sorties. En somme, nous misons sur le collectif pour tirer notre épingle du jeu.
Quelle est la moyenne d’âge au niveau de votre formation ?
Nous comptons sur de jeunes joueurs dont la moyenne d’âge est autour de 25 ans. Toutefois, nous avons certains anciens qui ont déjà joué en première division. Il s’agit de Johnson Ampah et Bruno Akakpo qui apportent beaucoup au club. C’est d’ailleurs eux les meilleurs buteurs de l’équipe et qui nous permettent de faire la différence lors de nos matchs.
Comment appréciez-vous la gestion managériale du club ?
Le président du club et son staff travaillent beaucoup pour que l’équipe puisse atteindre ses objectifs. Les enfants sont dans les meilleures conditions possibles. Nous pensons que tout ira pour le mieux tout au long de la compétition.
Quel est le défi à relever lors de la prochaine sortie après ce match nul face aux Awissi Wassa ?
Nous allons nous battre lors de la prochaine rencontre pour nous relancer par une victoire sur les Mambas Noirs. Après ce match nul face aux Requins sur nos installations, nous pouvons dire qu’on vient de perdre. C’est pourquoi nous donnerons tout pour gagner face aux Mambas Noirs lors de la prochaine journée. Nous avons l’obligation de gagner pour reprendre la tête de ce tournoi. Nous comptons sur nos joueurs pour gagner avant le déplacement de Parakou.
Un mot au public de Comè qui vous accompagne à chaque sortie ?
Je voudrais remercier le public sportif de Comè et tous nos supporters pour les efforts qu’ils accomplissent pour nous accompagner lors de nos différentes sorties. A domicile comme à l’extérieur, ils nous accompagnent du début jusqu’à la fin.
Sports 20 févr. 2019

Dans le cadre de la préparation des législatives du 28 avril prochain, et ce conformément à son calendrier, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a procédé, du 30 janvier au 13 février dernier sur toute l’étendue du territoire, à l’enregistrement des candidatures pour le recrutement d’agents électoraux. Face à la presse, hier mardi 19 février, le président de la Céna, Emmanuel Tiando, a fait le point de cette opération.
« En attendant de mieux affiner les chiffres, nous pouvons déjà indiquer que sur un total d’un peu moins de 45 000 agents à recruter, toutes catégories confondues, nous avons enregistré plus de 123 370 candidatures », a annoncé le président de la Céna Emmanuel Tiando. Il s’agissait de recruter trois profils d’agents électoraux notamment des coordonnateurs d’arrondissement (Ca), des assistants coordonnateurs d’arrondissement (Aca) et des membres de postes de vote (Mpv). Au poste de coordonnateurs d’arrondissement ; sur un besoin attendu de 546 agents à recruter, il a été enregistré 4188 candidatures soit 3642 candidatures supplémentaires, ce qui représente 7,8 candidats par poste. Au poste d’Assistants coordonnateurs d’arrondissement ; il a été enregistré 43524 candidatures sur un besoin d’environ 1700 agents soit 41824 candidatures supplémentaires, ce qui donne 25,6 candidats par poste. Au poste de Membres de postes de vote ; sur un besoin de 42237 agents à recruter, il a été enregistré 75666 candidatures soit 33429 candidatures supplémentaires, ce qui correspond à 1,8 candidat par poste. « En somme, sur un besoin total d’environ 45000 agents à recruter, il a été enregistré plus de 78370 candidatures supplémentaires toutes catégories d’agents électoraux confondues, même s’il existe des disparités entre les communes », précise le président de la Céna. Ainsi se présente donc les statistiques de l’opération d’enregistrement des candidatures aux différents postes d’agents électoraux.
Pour la Céna, ce nombre élevé de candidatures traduit le grand engouement des Béninois pour la chose électorale. « Il convient de se réjouir de cet engagement citoyen de nos concitoyens. Grâce à ce fort taux d’enregistrement, nous disposons d’une banque de données dans laquelle nous puiserons», a affirmé Emmanuel Tiando qui promet déjà transparence, équité, égalité de chances mais aussi rigueur sur les critères de qualification professionnelle et d’expérience dans la désignation définitive des agents électoraux. C’était aussi l’occasion pour le président de la Céna de remercier les préfets, les maires, les élus locaux et toutes autres personnes de bonne volonté, pour l’appui apporté aux équipes déployées sur le terrain pour l’enregistrement des candidatures, et de les exhorter à maintenir cette même coopération durant la suite du processus électoral.

(Seuls 14 députés étaient présents à l’hémicycle)
L’ouverture de la 2e session extraordinaire de l’année 2019 n’a pas été possible, ce lundi 18 février, pour défaut de quorum des députés qui ont déserté l’hémicycle au profit, certainement, des tractations en vue de leur réélection.
La septième législature ne déroge pas à la tradition de fin de mandature avec l’absentéisme remarquable des députés au Parlement. Le constat a été une fois encore, fait ce lundi 18 février au palais des Gouverneurs où devrait s’ouvrir la 2e session extraordinaire de l’année 2019. Les travaux n’ont pu être lancés faute de quorum. Il a été relevé la présence de 14 députés seulement après vérification du quorum par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété qui préside la séance. Ce constat a été fait aux environs de 12 heures alors que les députés étaient invités pour 10 h. Après plus de deux heures d’attente, les députés se faisaient toujours désirer. Le même constat était fait lors de l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année 2019 close lundi 11 février. La mobilisation des députés ne cesse de faiblir depuis le début de cette année avec la veillée d’armes pour les élections législatives du 28 avril prochain. Les députés semblent ne plus avoir le cœur à l’ouvrage au Parlement. Très peu d’entre eux participent maintenant aux travaux à l’hémicycle. Une ambiance de Parlement buissonnier qui rappelle l’atmosphère de fin de mandature sous les précédentes législatures.
Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la présente session extraordinaire a été demandée par la majorité des députés. Ils n’ont pas alors raison de boycotter leur propre signature. Puisque ce sont eux-mêmes qui ont signé la demande de convocation de cette session extraordinaire pour ce lundi et pour laquelle ils ont inscrit l’examen de sept dossiers à son ordre du jour. Les points concernent la proposition de loi relative au renforcement juridique et judiciaire de la gouvernance publique en République du Bénin ; la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature; le projet de loi portant statut de la fonction publique parlementaire et la poursuite de l’examen du projet de loi portant statut du Barreau du Bénin ; l’examen du rapport de la commission spéciale et temporaire de contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale gestion 2016; l’étude du projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractère social, culturel et scientifique et l’examen du projet de loi portant octroi de pensions et autres avantages aux anciens présidents d’institutions prévues par la Constitution.
Aucun de ces dossiers n’a pu donc être examiné hier puisque la session extraordinaire elle-même n’a pas été ouverte. Eric Houndété n’a eu d’autre choix que de renvoyer l’ouverture de la session extraordinaire à 72 heures plus tard, c’est-à-dire au jeudi 21 février prochain. A cette nouvelle séance plénière, quel que soit le nombre de députés présents, le Parlement peut délibérer. Cela, sur le fondement de l’article 85 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui stipule que : « Si, à l’ouverture d’une session, le quorum de la moitié plus un des membres composant l’Assemblée nationale n’est pas atteint, la séance est renvoyée au troisième jour qui suit. Les délibérations sont alors valables, quel que soit le quorum ».

Le président de Béké Fc de Bembèrèkè, Francis Koto Gbian, n’entend pas prendre les grandes décisions qui engagent l’avenir de son club, sans associer les supporters. En témoignent ses échanges avec eux, jeudi 14 février dernier. Ceux-ci ont porté sur le projet de construction du stade de Bembéréké par le gouvernement et le choix du terrain devant accueillir les prochains matches à domicile du club, au cours des travaux.
Encore quelques mois, et le Béké Fc aura à sa disposition un stade rénové avec une pelouse en gazon synthétique. Mais, ce ne sera pas sans quelques conséquences pour ses matches à domicile du championnat national de football de la Vitalor Ligue 1. C’est le prix qu’il doit payer.
Au cours d’une rencontre avec les supporters, jeudi 14 février dernier à Bembèrèkè, le président du club, Francis Koto Gbian, a manifesté sa joie de voir ce nouveau stade devenir une réalité. Des sentiments que ses interlocuteurs présents ont bien voulu partager avec lui.
En effet, le démarrage des travaux induira le choix d’un nouveau terrain pour les matches à domicile de Béké Fc. Des échanges entre les deux parties en présence, il ressort que le président a déjà mené des démarches dans ce sens. Ainsi, c’est sur le terrain de football de N’Dali que le choix a été porté. Ce qui évitera aux supporters d’effectuer de longues distances.
Déjà, des travaux sont en cours sur le stade de N’Dali. Ceci pour le rendre opérationnel et permettre son homologation par la commission technique de la Fédération béninoise de football.
Par rapport aux efforts consentis par le président et son bureau directeur et les progrès que le club ne cesse de réaliser, les supporters n’ont pas caché leur satisfaction. Leur ambition est de voir leur équipe s’imposer dans la division d’élite du football béninois.
Après Bembèrèkè, Francis Koto Gbian a mis le cap, vendredi 15 février dernier, sur N’Dali où il a rencontré les responsables en charge du football. C’est pour réaffirmer sa volonté de délocaliser les matches à domicile de son club, sur le stade de leur localité. Il leur a demandé de ne pas marchander leur soutien à son club.

En déplacement à Comè, ce samedi 16 février, lors de la 15e journée du championnat national de football de ligue 2, les Requins de l’Atlantique sont allés contraindre (0-0), Hodio Football club de la localité, au partage des points. Un résultat qui permet aux Awissi Wassi de quitter la zone rouge.
Les Requins de l’Atlantique et Hodio Football club se sont séparés dos à dos (0-0), ce samedi 16 février, sur le terrain de la Région douanière de Comè. C’est à l’issue d’un match équilibré entre les deux formations. En effet, premier relégable de la ligue2 avant cette journée, les Requins de l’Atlantique ont dû se battre pour éviter la huitième défaite de la saison. Poussé par son public, Hodio Fc, 2e de la compétition, a tenté en vain de remporter cette partie pour se hisser au sommet du classement. C’est d’ailleurs les locaux qui ont pris les premières initiatives en allant à l’assaut des buts des Requins de l’Atlantique dès l’entame du match. Quelques occasions de part et d’autre avec une forte présence des Requins en milieu de terrain. Nathe Lisboa, Baudoin Alitonou, Léon Koumagnon et Abiola Adétola enrayent toutes les velléités offensives de Hodio Football club. En témoigne l’incursion de l’attaquant de Hodio, Bruno Akakpo dans la défense des Awissi Wassa à la 34e minute. Deux minutes plus tard, les Requins vont se relancer en obtenant un coup franc à la lisière de la défense de Hodio Fc. Halarion Hounsa va mal exploiter cette opportunité et envoie la balle sur la barre transversale.
A la 38e minute, réponse du berger à la bergère, Hodio Fc bénéficie également d’un coup franc, mais Justin Tipo manquera le cadre. La fatigue va gagner les rangs des joueurs des deux équipes dans les cinq dernières minutes de la 1re partie. Ce qui va permettre à Hodio Fc d’assiéger le camp des visiteurs jusqu'à la mi-temps. C’est alors qu’à la 43e minute, Crépin Abbey surprend d’une frappe le gardien des Requins, Serge Obassa. Hodio Fc va doubler d’ardeur en mettant la pression sur son adversaire dans les derniers instants de cette partie, mais manque d’efficacité.
La reprise d’Arsène Ezin aurait pu faire mouche à la 44e minute, n’eût été la vigilance du défenseur des Requins, de Gaule Hountonto, sur la ligne de but au moment de la frappe. Même le coup franc de Bruno Akakpo de Hodio à la 46e minute n’a pas changé le cours de la partie. A 0-0, le juge central, Mathias Adjakidjè, va renvoyer les deux équipes aux vestiaires.
A la reprise, les joueurs de Hodio Fc viennent avec de bonnes intentions, mais c’est sans compter avec la réaction des Requins. Les coéquipiers de Stanislas Zinsou vont conserver la balle pendant le premier quart d’heure sans arriver à passer défense des Awissi Wassa.
A la 60e minute, les Requins vont s'offrir la première occasion de la seconde partie par l’intermédiaire de Baudoin Alitonou, mais le gardien de Hodio Fc, Innocent Medessè, va réussir à capter la balle. La partie va baisser en intensité. Les sorties d’Arsène Zinsou et Matchoudi Odah, remplacés par Johnson Ampah et Julien Aglankou respectivement aux 70e et 83e minute vont renforcer le jeu offensif de Hodio. Les joueurs des Requins, Nathe Lisboa et Alexandre Odounifa seront contraints à faire des gestes antisportifs et écoper de cartons jaunes. L’entrée de Adébayo Gbégnon en lieu et place de Liberty Amenuku au niveau des Requins ne va rien changer au cours de la partie. A (0-0), le juge central va mettre fin à la rencontre. Avec ce résultat, Hodio Football club reste dans le peloton de tête de la ligue 2 tandis que les Requins de l’Atlantique quittent la zone rouge.

Les 608 sinistrés, victimes de l’incendie survenu dans la nuit du 30 au 31 octobre 2015 au marché international de Dantokpa, ont reçu ce mercredi 6 février, à Cotonou des chèques du Comité chargé de la mobilisation des ressources (Comores). Ceci s’inscrit dans le cadre de leur dédommagement par le gouvernement du président Patrice Talon.
Les sinistrés victimes de l’incendie survenu dans la nuit du 30 au 31 octobre 2015 au marché international de Dantokpa peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. Ils ont reçu des chèques d’une valeur de 1million 279 mille 800 F Cfa chacun de la part du Comores, ce mercredi 6 février. Le président des sinistrés du marché Dantokpa, Mouyidine Radji, affirme qu’après cet incendie, un sursaut patriotique et l’amour du prochain ont gagné le cœur de beaucoup de Béninois qui sont venus leur prêter main forte. Au nom de ces derniers, il a exprimé toute sa reconnaissance au gouvernement et à son chef, le président Patrice Talon, au président du Conseil économique et social (Ces), et à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’aboutissement de ce dossier.
Pour le président du Comores, l’objectif du Comité est de témoigner la solidarité de l’ensemble de la nation et de la communauté internationale à l’endroit des sinistrés. Il a affirmé que le montant collecté à ce jour est de 778 millions 315 mille 679 F Cfa dont 278 millions 315 mille 679 F Cfa déposés par les donateurs nationaux et internationaux et 500 millions virés par le gouvernement de la Rupture.
Augustin Tabé Gbian a rappelé que les opérations de recensement, d’enregistrement et de traitement des données de même que l’analyse statistique ont été conduites par des techniciens avérés dans le domaine. Il a précisé qu’à l’issue de ces différentes opérations et sur demande des responsables des sinistrés, la liste des sinistrés
préalablement produite et contenue dans le rapport d’évaluation a été passée au peigne fin puis enrôlée lors des travaux d’apurement pour requérir le consensus tant souhaité par les acteurs impliqués dans ce dossier. Le président du Ces a témoigné toute sa reconnaissance au président Patrice Talon qui fait, selon lui, de la protection sociale son cheval de bataille.
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, dans son intervention, n’a pas manqué de remercier le président du Ces pour tous les efforts consentis. Bintou Adam Chabi Taro explique que l’une des priorités du président de la République en matière d’inclusion sociale est le renforcement de l’accès des populations aux services sociaux de base et aux opportunités économiques ainsi que la mise en œuvre d’une politique de protection sociale adéquate. Elle indique que, dans ce cadre, le gouvernement a opté pour une amélioration significative des conditions de vie des populations les plus vulnérables. Bintou Adam Chabi Taro note que c’est la raison pour laquelle le président de la République a décidé le 19 décembre 2018 de débloquer la somme de 500 millions de francs Cfa afin de soutenir et de soulager les sinistrés. Elle recommande alors aux bénéficiaires de faire preuve d’une gestion saine et rigoureuse des fonds qui leur sont remis.

Alors que la Cour de répression des infractions criminelles et du terrorisme (Criet) s’apprêtait, ce mardi 29 janvier, à lancer l’étape des plaidoiries des avocats parties au procès de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement de fonds dite Icc-Services, les conseils des victimes sollicitent et obtiennent de la Cour la poursuite des débats. Ils souhaitent l’audition de certaines personnes physiques et morales convoquées pour la manifestation de la vérité.
« L’audience d’hier (lundi dernier, ndlr) a été suspendue pour que ce matin la lecture des pièces relatives au rapport psychiatrique des accusés soit faite, précédée d’autres actes qui vont conduire à la fin des débats pour permettre aux avocats de la partie civile de plaider. Mais, ce matin, les avocats des victimes ont déposé une correspondance dont le contenu est relatif à une demande à la Cour de procéder à une instruction complémentaire en invitant certaines personnes ». C’est par cette information que le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, président de la Cour de répression des infractions criminelles et du terrorisme (Criet) en charge de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement de fonds dite Icc-Services, a planté le décor de l’audience de ce mardi 29 janvier.
Selon lui, la correspondance des avocats de la partie civile invite la cour à convoquer certaines personnes physiques dont Mariette Hinnoukpo, la secrétaire particulière du directeur départemental d’Icc-Services de l’Ouémé-Plateau, Emile Tégbénou, qui aurait retiré trois milliards F Cfa de la caisse de l’agence quelques semaines avant l’éclatement de la crise, l’ex-régisseur central du ministère de l’Economie et des Finances et de celui chargé du Développement, Seth Akplogan, au moment des faits, le sieur Eveil Gomez, assistant de Séverine Lawson, ex-présidente du comité de suivi de l’affaire Icc-Services et consorts, le président de la Commission autonome d’enquête judiciaire et l’ex-procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Justin Gbènamèto. Outre ces personnes physiques, les avocats des victimes demandent la convocation à la barre de toutes les banques citées dans le dossier notamment la Bceao, Uba, Sgb, Boa Bénin et Nsia Banque. L’Etat béninois est aussi convoqué. Pour les conseils de la partie civile, la cour de céans ne saurait clore les débats et ouvrir l’étape des plaidoiries des avocats sans l’audition à fond de ces personnes physiques et morales dont certaines avaient été déjà écoutées. Cette procédure introduite par la partie civile a suscité une véritable passe d’armes ce mardi à l’audience.
Passe d’armes
Pour les avocats de la défense dont Me Hervé Gbaguidi et ceux de l’Etat béninois représenté par l’Agent judiciaire du Trésor (Ajt), en l’occurrence Mes Olga Anassidé et Spéro Quenum, cette requête de leurs collègues est viciée, tardive et inopérante. Mieux, l’audition des personnes physiques et morales concernées n’apporterait rien de nouveau au débat.
Surtout que la plupart d’entre elles avaient été déjà écoutées tout au long de l’audience criminelle qui a démarré depuis le 17 décembre 2018. « Sur la citation à comparaître, la procédure est complètement biaisée. On saisit le président de la Criet d’une citation à comparaître et le procureur spécial d’une citation directe. Ce qui est complètement nouveau à mes yeux. Les responsables à divers niveaux des banques ont défilé devant votre cour et pourquoi en ce moment ils n’ont pas profité pour approfondir leurs préoccupations ? », demande Me Hervé Gbaguidi. Les observations de l’avocat des accusés seront renforcées par celles de Me Olga Anassidé qui démontre que dame Mariette Hinnoukpo n’a rien à voir dans ce dossier. Cela, parce qu’elle est partie avec les fonds en question au moment où il n’y a pas encore crise. Mieux, cette secrétaire particulière n’aurait commis aucune faute en récupérant l’argent de tous les clients qui ont effectué des placements par elle ou en son nom, soutient l’avocate au barreau du Bénin. L’ex-régisseur central Seth Akplogan a juste débloqué les fonds que l’Etat a mis à sa disposition pour payer les comités et commissions installés dans le cadre de la gestion du dossier Icc-Services. « L’argent qu’il a manipulé n’appartient pas aux promoteurs d'Icc-Services et je ne vois pas ce que sa comparution à nouveau va apporter à l’évolution de ce débat », plaide Me Olga Anassidé qui ne manque pas de rappeler, sauf erreur de sa part, que la Bceao est couverte d’immunité et ne saurait comparaître devant une juridiction. Et, à Me Spéro Quenum d’enfoncer le clou pour demander à la cour de céans de rejeter cette demande des avocats de la partie civile, sur le fondement de l’article 313 du Code de procédure pénale.
Mais toutes ces démonstrations des avocats de la défense et celles de l’Etat béninois ont été battues en brèche par Mes
Gustave Anani Kassa, Alain Orounla et Agathe Affougnon-Ago qui ont formulé la demande. Ils ont démontré à la cour la légalité de leurs actes. Ils ont précisé que la comparution des personnes physiques et morales concernées vise à clarifier définitivement certains points d’ombre non évacués jusqu’ici au cours des débats. Il s’agit notamment des questions relatives aux 27 milliards F Cfa qui auraient été emportés chez Emile Tégbénou, à la non signature du rapport de synthèse des travaux du comité de suivi sans oublier le flou artistique autour du Dépôt à terme de 300 millions F Cfa d’Icc-Services qui se retrouverait au niveau d’une banque. Autant de préoccupations que la partie civile entend approfondir afin de voir élargir l’assiette d’argent devant servir au dédommagement des victimes.
Prenant la parole pour ses réquisitions, l’avocat général Ulrich Gilbert Togbonon a abondé dans le même sens que les avocats de la partie civile. Il requiert que la cour donne une suite favorable à la requête pour l’instruction complémentaire des personnes physiques et morales sollicitées.
La cour de céans se retire pour délibérer sur la question. Après plus d’une heure de huis clos, la formation de jugement présidée par Edouard Cyriaque Dossa accède à la demande des avocats des victimes. Cela au motif que la cour ne saurait faire obstacle à toute initiative légale tendant à la manifestation de la vérité. Elle convoque les personnes physiques et morales concernées à la barre demain jeudi 31 janvier pour la poursuite des débats.

Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu hier en audience une délégation des partis de l'Opposition notamment, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et l’Union sociale libérale (Usl). Une rencontre qui s'inscrit dans le cadre de l'organisation réussie des prochaines élections législatives.
Représentées par des membres des partis Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et Union sociale libérale (Usl), les forces de l’Opposition ont exprimé, sans langue de bois, au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou leurs craintes et leurs espérances.
En effet, certaines dispositions des lois N°2018-23 et 2018-31 portant respectivement charte des partis politiques et code électoral restent incomprises sinon obscures pour l’Opposition. Quelle interprétation faire notamment de l’article 56 de la charte des partis politiques relatif à l’existence des partis et des dispositions de l’article 242 du code électoral relatives à l’attribution des sièges ? Sur quelle base la Céna proclamera-t-elle les grandes tendances ?
Comment les sièges seront-ils repartis ? Selon les forces de l’Opposition, il urge de faire la lumière sur les dispositions à polémique. « Epris de paix et engagés pour l’enracinement de la démocratie au Bénin, nous pensons qu’il est impératif de s’entendre sur les règles du jeu électoral avant le dépôt des candidatures pour les législatives d’avril 2019 », a clamé le chef de la délégation, Joël Ajavon, avant de transmettre au président les deux principales recommandations de l’Opposition notamment : « Organiser dans les meilleurs délais, un séminaire de formation à l’endroit des acteurs politiques sur le mode de répartition des sièges d’une part et d’autre part veiller à publier des résultats détaillés et redressés à l’issue du scrutin ».
Prenant acte de leurs inquiétudes et recommandations, le président de la Cour constitutionnelle a rassuré ses hôtes de la détermination de son institution à jouer pleinement et en toute conscience le rôle qui est le sien dans l’organisation d’élections apaisées et transparentes. Mais, pour ce qui a trait aux interprétations attendues par l’Opposition sur les différentes dispositions soulevées, le président Joseph Djogbénou clarifie : « Il est normal que les lois qui serviront de repères pour les élections puissent faire l'objet de discussion entre les partis politiques. Il y va de l’intérêt de tous les partis politiques. Mais, ne demandez pas à la Cour constitutionnelle de se prononcer et d’interpréter si elle n’est pas saisie d’un recours… Dans une compétition électorale, la Cour a le pouvoir de régulation. Mais, la compétition, ce sont les partis politiques qui la font. Il revient aux partis politiques de se concerter… », a-t-il affirmé avant d’ajouter : « Que chacun assume sa part de responsabilité, chacun dans son périmètre… La Cour prendra sa part active et si elle est saisie, elle fera son travail en toute responsabilité ».
Me Djogbénou rassure
La confiance, c’est le sentiment que l’Opposition clame ne pas ressentir à l’égard de la Cour constitutionnelle. Le coordonnateur du parti Fcbe, Eugène Azatassou, Saka Fikara et le conseiller municipal Raphaël Edou l’ont exprimé lors de la séance. Appelant le président à faire preuve d'impartialité pour restaurer la confiance en cette institution garante de l'équilibre de la nation qu'est la Cour constitutionnelle. Stanislas Houngbédji de l’Usl invite aussi le président de la Cour constitutionnelle, ancien militant de l’Opposition, à faire en sorte que les dénonciations auxquelles il a pris part dans sa peau d’opposant hier ne se répètent pas dans sa peau de président d’institution aujourd’hui. Le président de la Cour constitutionnelle a rassuré ses hôtes et réaffirmé l’engagement de l’institution à faire le travail qui est le sien. « La Cour assumera ses prérogatives tel que lui confère la Constitution, mais les assurera dans l'esprit et la lettre de la Constitution », a-t-il indiqué. Il a aussi promis de collaborer avec toutes les forces politiques pour des élections apaisées.
Actualités 24 janv. 2019
Discours du Ministre sur le rapport de performance du MIT [/caption]Les cadres des différents services du ministère des Infrastructures et des Transports ont validé le rapport de performance, gestion 2017 de leur ministère ce mardi 22 janvier. C’était au cours d’un atelier de validation qui s’est déroulé au Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), à Cotonou, sous la présidence du ministre Alassane Séidou.
Point budgétaire au 31 décembre 2017 ; mesure et analyse des indicateurs de performance, gestion 2017 ; puis les principales difficultés enregistrées au cours de l’exercice 2017. Ce sont là les points qui étaient au menu de la présentation faite au cours de l’atelier de validation du rapport de performance, gestion 2017 du ministère des Infrastructures et des Transports (Mit) qui s’est tenu hier.
Pour le secrétaire général du Mit, Roch Célestin Houndjè, la validation du rapport de performance s’inscrit dans le cadre de reddition des comptes. Il s’agit, selon lui, de l’examen physique et financier des projets et programmes du ministère et de passer en revue les données statistiques pour voir si elles reflètent les activités de l’exercice 2017 du ministère.
Le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou, pour sa part, estime que la validation du rapport de performance, gestion 2017 est un exercice qui est en parfaite harmonie avec les règles de la gestion axée sur les résultats (Gar) et les principes budgétaires en cours au Bénin. Pour lui, le document soumis à l’appréciation des différents cadres de son ministère vise à informer à l’interne sur les actions menées et les résultats atteints. Car, le secteur des transports, rappelle-t-il, a enregistré des résultats probants au cours de l’exercice sous-revue quoique de nombreux défis restent à relever.
Au plan externe, Alassane Séidou souligne que le rapport vise à communiquer dans des délais opportuns, des informations significatives, complètes, comparables et fiables sur les résultats atteints par rapport aux engagements pris par le ministère au cours de l’année budgétaire 2017. Au cours de l’atelier, il s’est agi de valider le projet de rapport de performance, gestion 2017, à travers l’examen de la fiabilité, de la cohérence et de l’exhaustivité des informations qui y sont contenues. C’est pourquoi il estime que c’est un travail qui met en évidence les résultats du ministère dans le contexte de la politique globale du gouvernement. Un travail qui, dit-il, appelle toute l’attention requise afin que les observations, analyses et compléments divers puissent améliorer la qualité du document et rendre compte au mieux des performances des différents sous-secteurs. Il faut rappeler qu’en 2017, le Mit a été doté d’un budget d’un montant de 162 699 574 000 francs Cfa contre un budget de 161 787 810 000 francs Cfa en 2016.

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a poursuivi, ce mardi 15 janvier, l’audition de Séverine Lawson, ex-agent judiciaire du Trésor et présidente du comité de suivi mis sur pied en juin 2010 pour la gestion de l’affaire des structures illégales de collecte et de placement d’argent dite Icc Services en examen devant ladite juridiction.
Séverine Lawson, ex-agent judiciaire du Trésor et présidente du comité de suivi mis sur pied en juin 2010 pour la gestion de l’affaire des structures illégales de collecte et de placement d’argent dite Icc Services était à nouveau devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Elle a surtout fait part à la cour des pressions qu’elle a subies dans la gestion de cette crise où sa mission devrait être considérée comme celle d’un sapeur-pompier. Mais, il n’en a pas été question. Elle a connu beaucoup d’ennuis et de pressions. Les premières pressions venaient de l’opinion publique, ensuite des médias et même du gouvernement. Séverine Lawson dit avoir été considérée à un moment donné comme étant celle qui ne voulait pas rembourser les spoliés. Alors que le décret du 28 juin 2010 qui l’a nommée était clair sur sa mission, à savoir : assurer l’accompagnement des promoteurs des structures illégales de collecte et de placement dans le remboursement de leurs clients spoliés. Elle dit avoir accompli cette mission avec foi et détermination. En effet, le comité de suivi a pu aider les autres structures illégales mises en cause à désintéresser les victimes. Il n’a pu rien faire avec Icc Services qui n’avait pas de liquidité alors que cette structure avait le plus grand nombre de spoliés. « S’il n’y avait pas Icc Services, les populations allaient applaudir le comité de suivi. Le cas Icc Services a été le point noir de la crise », apprécie Séverine Lawson. Les promoteurs de cette structure n’étaient pas en mesure, non seulement de produire la liste fiable de leurs déposants, mais aussi n’avaient pas un plan de remboursement contrairement aux autres. En lieu et place d’un plan de remboursement que le comité de suivi a demandé, c’est un plan d’affaires d’activités agricoles étalé sur plusieurs années qu’ont produit Guy Akplogan et ses acolytes. Cette tergiversation sur fond de dilatoire des responsables d’Icc Services n’était pas sue surtout de l’opinion publique et des médias qui la traitaient de tous les noms d’oiseaux. Aujourd’hui, elle dit se réjouir de la retransmission en direct sur les ondes du procès Icc Services. Ce qui permettra aux uns et aux autres de comprendre qu’elle n’en était pour rien dans le non remboursement des spoliés d’Icc Services.
Pas de chiffres
La présidente du comité de crise est revenue sur quelques chiffres concernant notamment l’opération de recensement par l’Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique (Insae) des victimes d’Icc Services et le montant total compromis. Les travaux de l’Insae ont fait l’objet d’apurement par un expert en informatique qui a donné d’autres chiffres. Séverine Lawson est revenue encore sur le point des biens meubles et immeubles saisis et vendus pour le compte d’Icc Services ainsi que les fonds retournés par ceux à qui les responsables ont fait certaines libéralités. Elle dit avoir passé, le 9 janvier 2017, l’ensemble du dossier Icc Services et consorts à son successeur à la tête de l’Ajt. Seulement, la plupart des chiffres avancés par la présidente du comité de crise n’étaient pas concordants avec ceux que détient l’avocat général, Gilbert Ulrich
Togbonon, procureur spécial près la Criet et assurant l’intérêt de la société. Face à l’inexactitude des chiffres, Séverine Lawson renvoie la cour vers la Commission autonome d’enquête judiciaire qui a procédé au recensement des biens meubles et immeubles. Lequel a été réalisé par deux commissaires-priseurs et l’ex-greffier en chef du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou.
« Il va falloir faire venir ceux qui ont manipulé activement les fonds notamment la Commission autonome d’enquête judiciaire pour éclairer la situation des chiffres », observe le président de la Cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa. Car, selon lui, l’évocation des chiffres provoque des ennuis dans la compréhension. Me Spéro Quenum, avocat de l’Etat béninois représenté par l’Ajt et partie civile à ce procès criminel, se dit déçu de la déposition de Séverine Lawson. Elle n’aurait pas apporté grand-chose pour faire avancer le procès alors que son audition était fortement attendue, pour avoir été au cœur du système et présidente d’une structure aussi importante que le comité de crise. En fait, Me Spéro Quenum trouve inconcevable que Séverine Lawson puisse diriger ce comité de suivi et ne pas être en mesure de donner des chiffres fiables tant sur le nombre des biens meubles et immeubles saisis que sur le montant total généré après la vente de ces biens, la liste exhaustive des spoliés tout au moins d’Icc services. Alors que tous les autres sachants et accusés renvoient la cour de céans vers le comité de suivi pour avoir toutes ces informations devant permettre de faire avancer le procès. L’audience se poursuit ce jour toujours avec l’audition de Séverine Lawson.