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Nouvelles

Réduction de la vulnérabilité de l’agriculture face au climat: Le Bénin valide la stratégie nationale de développement de l’Aic

Le secteur agricole, grand contributeur au développement des pays, est de plus en plus menacé par les changements climatiques. Ce qui impose de nouvelles stratégies en vue d’y faire face. Le Bénin en ce qui le concerne, compte y arriver à travers le projet « Soutenir la transition vers des systèmes alimentaires de l’agriculture intelligente face au climat ». Mercredi 29 novembre dernier, des acteurs du secteur agricole ont pris part à l’atelier de validation de la stratégie nationale de développement de l’Agriculture intelligente face au climat (Aic) et de son plan d’actions quinquennal.

Le projet « Soutenir la transition vers des systèmes alimentaires de l’agriculture intelligente face au climat» contribue aux efforts d’adaptation et de mitigation des effets du changement climatique dans sept pays en Afrique y compris le Bénin. Il a pour objectif de soutenir ces pays dans la création d’un environnement politique et financier favorable au développement de l’approche Agriculture intelligente face au climat (Aic), tout en améliorant les connaissances et le savoir-faire des agriculteurs. Au Bénin, le projet a contribué à la formulation de la Stratégie nationale de développement de l’Aic. Laquelle a fait l’objet d’un atelier de validation, mercredi 29 novembre dernier à Cotonou. Occasion pour divers acteurs intervenants dans le secteur agricole de porter des contributions et amendements en vue de perfectionner le document provisoire proposé par des experts.
L’atelier tenu mercredi dernier est organisé avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) dont la contribution est appréciée par Innocent Togla, secrétaire général adjoint du ministère en charge de l’Agriculture. Ce qu’il suggère lui, c’est « une transformation des systèmes agricoles visant à augmenter de manière durable et efficace la productivité et à renforcer la variabilité et la résilience face aux changements climatiques ». Il faut une agriculture intelligente face aux climats qui prennent en compte tous ces paramètres, prône-t-il par ailleurs. Aussi, rappelle-t-il que le Bénin a intégré l’Aic dans son plan stratégique de développement du secteur agricole 2017-2025 et dans son plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Aucune action dans le secteur agricole ne peut prospérer sans la prise en compte de l’agriculture intelligente face au climat. Il faut un cadre harmonisé et cohérent pour servir d’encrage à toutes les interventions en faveur de l’agriculture intelligente face au climat», propose Innocent Togla.
Dr Tiémoko Yo, représentant résident de la Fao au Bénin, a rappelé pour sa part aux participants à cet atelier que l’approche de l’Agriculture intelligente face au climat proposée par la Fao contribue à guider les actions visant à transformer et à réorienter les systèmes agricoles en vue d’atteindre la sécurité alimentaire de manière plus efficace et plus durable dans le contexte des nouvelles réalités du changement climatique. La promotion de l’Aic devient d’ores et déjà capitale pour faciliter le passage de notre agriculture vers une agriculture résiliente et performante, susceptible de contribuer à l’éradication de la faim dans le monde et au Bénin en particulier, note-t-il.
Si un atelier de validation de la stratégie de développement de l’agriculture intelligente face au climat et de son plan d’actions quinquennal s’est imposé aux acteurs en vue de doter le Bénin d’un document définitif à soumettre au gouvernement, c’est parce que la problématique des changements climatiques dans le secteur agricole est d’intérêt, expliquera par ailleurs Innocent Togla. Le Bénin, révèle-t-il aussi, subit les affres des changements dans des secteurs vitaux comme l’agriculture avec des conséquences comme le retard et l’irrégularité dans l’installation des saisons de pluie, l’apparition des poches de sécheresse de plus en plus longue, l’ampleur des inondations… Ces manifestations ont pour corollaire la baisse de la production et de la productivité qui compromettent la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Face à autant de défis et de difficultés, le Bénin semble avoir pris ses responsabilités et peut aussi se réjouir du soutien de la Fao sur ce chantier?

Actualités 01 déc. 2017


Fin des auditions au Parlement sur l’étude du budget 2018 : Les regards tournés vers la commission budgétaire et la plénière

Le ballet des ministres, des présidents d’institutions de la République et autres acteurs de la Société civile devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale dans le cadre pour l’étude du projet de budget général de l’Etat gestion 2018 a pris fin, mardi 28 novembre dernier. Après la phase d’auditions budgétaires, les yeux sont désormais rivés sur la commission pour l’élaboration et l’adoption du rapport général et la plénière pour le vote du projet de loi de finances exercice 2018.

Une grande étape de franchi dans la procédure parlementaire de l’examen et de l’adoption du projet de budget général de l’Etat gestion 2018, avec les auditions budgétaires des ministres, présidents d’institutions de la République et acteurs de la Société civile. Lesquelles auditions ont connu leur épilogue, mardi 28 novembre dernier. Ministres, présidents d’institutions de la République ont défilé devant la commission budgétaire pour défendre le budget de leurs structures respectives pour l’année prochaine. Les acteurs de la Société civile, notamment les confédérations et centrales syndicales, le Patronat, la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), la Chambre nationale d’agriculture du Bénin et l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) sont aussi passés devant la commission budgétaire pour faire leurs observations et recommandations sur le projet de loi de finances. Tous ses passages ont été faits conformément au calendrier élaboré par la commission budgétaire parlementaire présidée par Raphaël Akotègnon et regroupant les députés membres de la commission des Finances et de l’Economie et ceux de la commission du Plan et de l’Equipement.
Après ces différentes rencontres, la commission budgétaire de l’Assemblée nationale aura à clôturer ses travaux par un rapport. Mais avant, elle devra engager les discussions quant au fond sur le budget. Le débat sur les amendements des députés et leur prise en compte ou non par le Gouvernement qui participe aux travaux sera également fait. Cette étape de discussions des amendements sera suivie de l’adoption des rapports spéciaux et du rapport général. Ces travaux sont étalés sur la période allant du 4 au 11 décembre prochain où la commission budgétaire a prévu l’adoption du rapport général. Lequel sera soumis en définitive au vote des députés réunis en séance plénière avant la fin de ce mois de décembre.
Faut-il le rappeler, les travaux proprement dits ont été précédés d’un atelier d’information et d’appropriation du contenu du projet de loi de finances, gestion 2018 organisé par l’Unité d’analyse de contrôle et d’évaluation du budget de l’Etat (Unaceb) et le Projet d’appui au renforcement des capacités et à la modernisation de l’Assemblée nationale (Parcman). Ce séminaire d’immersion et de préparation des députés devait leur permettre de bien réagir face au contenu du projet de budget général de l’Etat, gestion 2018. Cet atelier a été également précédé, le lundi 7 novembre dernier, par la présentation par le gouvernement à l’Assemblée nationale mais en commission, du projet de loi de finances, gestion 2018. Cet exercice a été assuré par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, qui a été appuyé par son collègue du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané?

Politique 01 déc. 2017


Troisième rendez-vous de l’Apsgi à Cotonou: Les enjeux de la finance digitale au menu

Les ‘’Rendez-vous’’ de l’Association professionnelle des sociétés de gestion et d’intermédiation de l’Uemoa (Apsgi), ont démarré, ce mardi 28 novembre à Cotonou. Les assises qui se penchent sur la problématique des finances digitales, s’achèvent ce jour.

La question des finances digitales est au cœur de la troisième édition des Rendez-vous de l’Association professionnelle des sociétés de gestion et d’intermédiation de l’Uemoa (Apsgi) qui se tient à Cotonou. Placée sous le thème « Enjeux et perspectives de la finance digitale », la rencontre qui réunit les représentants des institutions des marchés boursiers permettra de faire la lumière sur les enjeux et les innovations des finances digitales.
« La présente rencontre servira de plate-forme sur la finance digitale et permettra d’identifier les solutions aux difficultés de modernisation du marché financier, notamment de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) », souligne le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Joël Zodjihoué.
Il explique que les assises de Cotonou s’inscrivent dans le cadre de l’effort concerté des acteurs à faire du marché financier régional, un véritable outil de développement et de promotion économique à l’heure du numérique.
Il s’agira pour les participants de se familiariser avec les mécanismes complexes que recouvre la thématique. A l’issue de la rencontre, ils doivent être édifiés sur la manière d’utiliser les nouveaux systèmes de translation sur le marché financier boursier.
Entre autres sujets retenus dans le cadre de cette rencontre, il y a la bourse en ligne, la négociation à haute fréquence, le big data, le blockchain et le financement participatif.
Le troisième rendez-vous de l’Apsgi est une opportunité offerte aux populations. « Nous voulons dire aux populations résidentes au Bénin qu’il y a une bourse dont le siège est basé à Abidjan avec une antenne à Cotonou pour faire fructifier leur épargne », explique la présidente de l’Apsgi, Kadi Fadika Coulibaly. Il existe des intermédiaires pour les accompagner dans ce sens. Au total, vingt-neuf sociétés de gestion et d’intermédiation (Sgi) de l’Uemoa sont concernées dont cinq au Bénin, précise-t-elle.
La rencontre est ouverte au public désireux d’apprendre sur l’investissement en bourse et aux sociétés désireuses de lever des fonds.
Outre les populations, ces rendez-vous sont également profitables aux pouvoirs publics. « Les résolutions issues de la rencontre serviront aux Sgi pour mettre en place des stratégies en vue de mieux servir les investisseurs et les émetteurs du Bénin. Elles permettront également d’indiquer l’état du développement des marchés boursiers, les potentialités, les développements stratégiques aux pouvoirs publics », développe-t-elle.

Révolution technologique

Pour mieux faire cerner l’enjeu des finances digitales aux participants, le directeur général de la Brvm, Edoh Kossi Amènouvè a entretenu l’assistance sur la révolution technologique en finance. Selon lui, les marchés capitaux sont sujets à des transformations fondamentales en raison du développement de la technologie, du numérique et de la digitalisation. Ces changements doivent être mieux intégrés dans l’évolution des marchés notamment de la Brvm en vue de profiter aux investisseurs.
Il a démontré comment la révolution technologique liée à internet a déjà impacté les bourses, les sociétés de gestion et les courtiers des pays développés depuis les années 1970-1980. La nouveauté en termes d’automatisation de transactions, réside dans la digitalisation des services financiers, car elle constitue la réponse appropriée aux questions de réduction des coûts de transaction en vue de rendre les marchés plus efficients, argumente-t-il.
Toutefois, la digitalisation demeure un challenge pour le monde financier en ce sens que les services financiers qu’offriront les banques à leurs clients devront être adaptés à leurs besoins et à leurs objectifs (épargne de rentabilité). « La digitalisation n’est plus une option pour les bourses et les intermédiaires financiers, mais une obligation puisqu’en face de ces intermédiaires, leurs clients sont déjà digitalisés », souligne-t-il.
L’urgence, signale-t-il, reste les menaces sur les activités d’intermédiation. Lesquelles concernent l’avènement du big data et du blockchain. Sur ce point, il préconise le changement de business model aux intermédiaires en vue de préserver l’activité d’intermédiation. Aussi, recommande-t-il aux autorités des marchés publics la protection accrue des épargnants digitalisés et leur éducation financière.
La visite guidée des stands érigés dans le cadre de la rencontre a permis au public de découvrir les attractions qui existent dans le domaine de la finance digitale.

Société 29 nov. 2017


Rencontre du Menc avec les patrons et les associations faîtières de presse: Renforcer et protéger le métier de journaliste

Patrons, entrepreneurs de presse et responsables d’associations des médias ont tenu, ce mardi 28 novembre à la Maison des médias à Cotonou, une séance de travail avec le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou. C’était l’occasion pour le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin, Franck Kpochémè d’exposer les problèmes qui minent le secteur de la presse au Bénin.

« Les attentes sont nombreuses et fondées », a reconnu le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou après la présentation des difficultés des professionnels des médias par le président de l’Upmb, Franck Kpochémè, lors de sa séance de prise de contact avec les patrons de presse et les associations faîtières des médias.
L’économie numérique et la communication, dira le ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, occupe une place de choix dans le programme du gouvernement dont la mise en œuvre permettra de renforcer et de protéger le métier de journaliste. Elle entend ne pas marchander son soutien aux professionnels des médias. Mieux, elle les a encouragés à continuer d’exercer leur métier avec abnégation et détermination. « Mon équipe et moi ne manquerons pas d’apporter des solutions aux différents problèmes », a-t-elle assuré
Au nombre des préoccupations, il y a d’abord le piratage et le brouillage de la fréquence d’une radio, en l’occurrence celle de Soleil FM, pour la toute première fois depuis 1990. Face à ce problème, indique le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a été impuissante. A l’en croire, cet état de chose n’est pas de nature à préserver l’image de marque de notre pays. Faute de textes d’application, le Code de l’information et de la communication reste une panacée contre ce genre de situation mais dort encore dans les tiroirs, a-t-il relevé.
Ce code, a dit Franck Kpochémè, doit être vulgarisé au niveau des responsables de l’administration publique, au niveau du ministère chargé des Finances et de la Haac qui manque de prendre sa part dans l’application de ce code. Sur le même registre, le président de l’Upmb a rappelé qu’il importe que le tout nouveau code numérique soit vulgarisé ainsi que la prise des outils réglementaires pour son applicabilité.
Par ailleurs, depuis 2016, les associations des professionnels des médias, les promoteurs de télévision et les professionnels des médias ont été sortis de la procédure devant aboutir à la réforme du secteur de la presse.
L’autre sujet abordé par le président de l’Upmb est la désignation d’un professionnel des médias au sein de la Commission béninoise des droits de l’Homme. Selon Franck Kpochémè, tout est mis en œuvre pour que la désignation se fasse sans les professionnels des médias contrairement à l’article 8 du décret n°2014- 315 du 6 mai 2014 qui stipule que « Chaque entité établit ses propres modalités de désignation tout en se conformant aux dispositions de l’article 7 de la loi 2012- 36 du 15 février 2013 et en s’inspirant des principes de larges consultations et des participations effectives de tout individu au groupe intéressé ».
Il a aussi rappelé que le Conseil des ministres, en sa séance du 16 septembre 2009, a décidé de l’augmentation progressive de l’aide de l’Etat à la presse privée à concurrence d’un milliard F Cfa d’ici trois ans. Autrement dit, l’aide de l’Etat à la presse privée devrait passer à un milliard depuis 2013. Mais force est de constater que cette décision n’a pas connu un début d’exécution depuis qu’elle a été prise. Mais rien n’y fit.
Le même relevé du Conseil des ministres en 2009, poursuit-il, s’est engagé pour des facilités fiscales de même que les conditions de leur octroi au profit des entreprises de presse.
Le décret portant avantages liés à la détention de la carte de presse ainsi que les mesures d’assainissement de la profession de journaliste pris en 2015 laissent les professionnels des médias sur leur soif.
En outre, Franck Kpochémè plaide que le Trésor public puisse libérer le reste des créances dues aux entreprises de presse depuis plusieurs années maintenant.
Le ministre doit peser de tout son poids pour que ces diverses décisions connaissent enfin un début d’application au début de l’année 2018, préconise Franck Kpochémè.

Actualités 29 nov. 2017


Dr Paul Santos, gynécologue-obstétricien: « La ménopause précoce n’est pas une maladie »

La ménopause est une étape éprouvante dans la vie d’une femme. Elle fait partie du vieillissement normal de la femme. Dr Paul Santos, gynécologue-obstétricien, chef service de la maternité de l’hôpital saint Luc de Cotonou, lève un coin de voile sur ce phénomène physiologique naturel et normal qui intervient parfois de manière précoce chez la femme.

La Nation : Dr Paul Santos, qu’entend-on par ménopause ?

Dr Paul Santos : La ménopause est l’absence des règles à un âge donné chez la femme pendant au moins deux ans. En moyenne, une femme est ménopausée à l’âge de 51 ans. En général, la ménopause se situe entre 45 et 55 ans. Ce n’est pas une maladie mais elle est plutôt un processus physiologique.

Comment se manifeste ce processus physiologique ?

A un certain moment de la vie de la femme, les ovaires qui sont à l’origine des règles ne fonctionnent plus correctement, ce qui entraîne une irrégularité des cycles. Par exemple, au lieu d’avoir ses règles tous les mois, la femme peut les avoir à plus d’un mois ou plus de trois mois, voire plus, jusqu’à ce que la ménopause s’installe définitivement. Une fois arrivée à ce stade, la femme doit cesser d’avoir les menstrues. C’est un phénomène physiologique normal et naturel.

Hormis l’arrêt des règles à la fin du processus, y a-t-il d’autres signes avant-coureurs de la ménopause ?

Il y a des symptômes vasomoteurs et le tout se met sous le terme de « syndrome climatérique », c’est-à-dire la femme a de l’insomnie, de la sécheresse vaginale, des bouffées de chaleur, elle est irritée et parfois anxieuse…

Il arrive souvent que la femme atteigne la ménopause avant l’âge requis. Est-ce dans ce cas qu’on parle de ménopause précoce ?

Nous ne pouvons pas parler systématiquement de ménopause précoce, parce qu’il existe deux entités à ce niveau. Il y a des femmes qui atteignent la ménopause entre 40 et 45 ans, cela se rapproche de la physiologie. Dans ce cas, il n’y a pas de précocité. Cependant, il y a d’autres femmes qui ne trouvent plus leurs règles après 40 ans. Là, nous pouvons parler de ménopause précoce. Mais on préfère utiliser le terme de « dysfonction ovarienne prématurée ». Par ailleurs, certaines femmes n’ont jamais eu de règles dans leur vie ou elles sont ménopausées à partir 20 à 30 ans. Il y en a aussi qui trouvent leurs premières menstrues et ce jusqu’à 25 ans au plus et n’en trouvent plus du tout. Dans ce cas, nous parlons également de « dysfonction ovarienne prématurée », qu’il faudra vite traiter.

Qu’est-ce qui explique alors la dysfonction ovarienne prématurée  ?

Les causes que nous pouvons citer sont chromosomiques, c’est-à-dire quand il y a fécondation, l’homme et la femme donnent un certain nombre de matériels génétiques et le tout ensemble forme l’individu. Nous avons appris que l’individu a 46 chromosomes dont une paire d’origine maternelle et une autre paternelle. A l’école, on nous apprend que la femme donne X et l’homme Y. Si les deux donnent X, c’est une fille et si l’homme donne Y, c’est un garçon. Il peut y avoir une anomalie au niveau du chromosome X. Au lieu d’avoir le nombre de chromosomes égal à 44+ XY ou + XX, on peut avoir des anomalies chromosomiques de « syndrome Turner ». Certaines agressions peuvent aussi entraîner la ménopause précoce : la chimiothérapie, la radiothérapie, l’intervention chirurgicale avec ablation des ovaires, donc toutes ces causes peuvent provoquer la ménopause précoce. C’est en gros ce qu’il faut retenir, dans 80% des cas.

Comment peut-on prévenir la ménopause précoce ? 

La ménopause précoce n’est pas une maladie, c’est un phénomène normal et naturel sans cause ni prévention. Néanmoins en cas de  dysfonction ovarienne prématurée, l’espoir est toujours permis. Il vaut mieux se rendre chez son gynécologue pour savoir les vraies raisons.

Un message à l’endroit des femmes qui y sont sujettes

Avant tout, la ménopause est un processus physiologique. Toute femme, à un certain âge, donné doit être ménopausée, mais ce n’est pas une maladie si la femme est ménopausée. L’arrêt total des règles signifie tout simplement que la sécrétion hormonale a tari. En cas de dysfonction ovarienne prématurée pour parler de la ménopause précoce, il vaut mieux s’approcher de son médecin pour savoir quelle est la conduite à tenir au lieu de paniquer.

Propos recueillis par
Pierrette AHLE (Stag)

Santé 29 nov. 2017


Etude du projet de loi de finances au Parlement : La Céna sollicite un complément budgétaire de 805 millions F Cfa en 2018

Le budget de la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour 2018 n’a connu ni de hausse ni de baisse. Le montant d’un milliard de 2017 a été réalloué à l’institution électorale qui sollicite un crédit supplémentaire de 805 millions F Cfa afin de faire face à ses défis de l’année prochaine.

C’est du moins le plaidoyer que le président de la Céna a fait, ce mardi 28 novembre devant les députés membres de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Emmanuel Tiando dit avoir exprimé aux parlementaires des inquiétudes par rapport à ce budget qui est loin de permettre à l’institution de réaliser en 2018 un certain nombre d’activités préalables à l’organisation des législatives de 2019.
Selon le président de la Céna, les mêmes inquiétudes avaient déjà été formulées à l’endroit du ministère de l’Economie et des Finances lors des discussions budgétaires. « A partir de l’année 2019, nous entrons dans un nouveau cycle électoral et il nous faut mener des activités préparatoires à l’organisation de ces scrutins », explique Emmanuel Tiando. Selon lui, ces activités sont nombreuses et sont surtout liées à l’harmonisation des budgets des élections par toutes les institutions impliquées dans le processus électoral politique, notamment la Cour constitutionnelle, la Cour suprême, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et les différents ministères concernés. Aussi, la Céna prévoit-elle en 2018 l’organisation d’une veille citoyenne concernant ces élections, c’est-à-dire des questions de formation et de sensibilisation. Emmanuel Tiando n’oublie pas l’acquisition d’un système de transcription rapide des résultats et la formation des agents électoraux pour permettre à ces derniers d’être aptes sur le terrain lors des élections.
Le président de la Céna évoque aussi le problème du siège abritant l’institution électorale qui végète aujourd’hui dans un état de vétusté très avancé. « Nous avons des problèmes d’ordre matériel, ne serait-ce que l’espace dans lequel nous sommes en train de travailler. Nous souhaitons que ce complément budgétaire puisse aussi servir à la réfection et à l’amélioration du cadre de vie des agents de la Céna », plaide Emmanuel Tiando qui était entouré de ses collègues Basile Fassinou et Geneviève Boko Nadjo. Pour lui, ces différentes activités sont absolument nécessaires. C’est pourquoi, il sollicite l’appui des députés auprès du ministère chargé des Finances pour qu’il accepte d’accorder à la Céna ce crédit supplémentaire de 805 millions F Cfa. Emmanuel Tiando espère que les députés aient pris bonne note de ses doléances et que les cris de cœur de la Céna seront entendus en vue de permettre à l’institution électorale d’atteindre ses objectifs en 2018?

Th. C. N.

Actualités 29 nov. 2017


Festival Akiza 2017 : Un évènement culturel à portée environnementale

Cotonou accueille du 30 novembre au 2 décembre prochain la troisième édition du festival Akiza. Un projet culturel de portée environnementale qui prône l’assainissement du cadre de vie. L’édition 2017 aura la particularité de célébrer des artistes et groupes d’artistes évoluant dans l’afrobeat.

Le festival des arts et culture afro « Akiza » se démarque des initiatives culturelles du même genre par ses objectifs. Akiza qui signifie ‘’balai’’ en langue locale fongbé n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard, selon Eric Boko, directeur dudit festival. Il explique que ce projet qui en est, cette année, à sa troisième édition, vise à agir sur la mentalité des populations pour balayer certains mauvais comportements.
Pour la présente édition, l’assainissement du cadre de vie est le point de mire du festival. Que faire pour que la propreté devienne un comportement quotidien ? C’est à cette question que tente de répondre « Akiza ». Mais plus qu’un simple festival, Carlos Dosseh, l’administrateur du festival, invite le public à y voir une philosophie. « Le balai rend propre. Celui qui est propre est ordonné et structuré », illustre-t-il. Pour lui, l’assainissement commence par le dehors et il ne sert à rien de vivre dans la propreté chez soi et de négliger son voisinage et son environnement. « C’est un mouvement que nous prônons. Le balai, c’est d’abord dans la tête. Lorsqu’on force les populations à la propreté par les actions sporadiques, cela ne dure par longtemps. Mais agir sur le mental permet de gagner la bataille sur la durée », explique de son côté Eric Boko. Il dit être attaché à la révolution des mentalités, raison d’être de ce festival qui accueille pour la présente édition, seize artistes et groupes d’artistes pour des prestations sur trois sites à savoir : Yes Papa, espace Tchif et l’espace Jammin.
Des groupes comme Gangbe brass band, Les Yes papa groove, Garuda fusion, Hwendo, Ibuku brass band, de même que des artistes comme Segun Ola, Gilles Gnonnas, Ognon, Dakunda, Alafia, sont attendus sur l’évènement. Leurs prestations porteront sur des messages de sensibilisation à l’endroit du public qui effectuera le déplacement. Aussi, a-t-il été convenu que tous prestent sur l’afrobeat. Une manière de valoriser la musique béninoise et africaine, selon le directeur du festival. Il est aussi prévu un atelier de musique.
Le festival Akiza 2017 draine aussi un fond révolutionnaire, confient ses organisateurs. C’est pourquoi, ont-il expliqué, ils ne font pas dans le conformisme et laissent une place de choix aux artistes engagés et soucieux de la préservation de l’environnement?

Culture 29 nov. 2017


Etude du projet de loi de finances au Parlement : 29,8 milliards F Cfa pour une diplomatie de développement en 2018

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a présenté, ce mardi 28 novembre devant la commission budgétaire du Parlement, le projet de budget de son département au titre de 2018. Aurélien Agbénonci a défendu un budget établi à la somme de 29,865 718 milliards F Cfa qui sera utilisée pour dynamiser davantage la diplomatie béninoise.

Le budget 2018 du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération est en régression de 8,13 % par rapport à 2017. Il s’élève à 29,865 718 milliards F Cfa contre 32,507601 milliards F Cfa en 2017. Pour 2018, les ressources en capital sont établies à 2 milliards F Cfa et 27, 865 718 milliards F Cfa pour les dépenses ordinaires. Le ministre Aurélien Agbénonci était hier face à la commission budgétaire du Parlement à laquelle il a dévoilé ces chiffres.
Selon lui, ce budget doit permettre à son ministère de poursuivre ses actions en 2018 à savoir : faire de la diplomatie béninoise une diplomatie de développement. Ce qui implique la promotion d’une diplomatie économique. « Nous avons voulu que la diplomatie serve désormais à faire avancer notre agenda économique pour ouvrir les horizons nouveaux à notre pays, à nos hommes d’affaires, mais aussi ouvrir notre pays à l’étranger pour que des investissements structurants, des investissements massifs puissent être faits dans ce pays », confie à la presse le ministre Aurélien Agbénonci à l’issue de son exercice annuel de présentation budgétaire. Ce budget, poursuit-il, servira à la réalisation de certaines actions phares en 2018 notamment le financement du programme de réhabilitation d’acquisitions des chancelleries, des résidences des ambassadeurs, et des autres représentations à l’étranger. Ce qui permettra de faire rayonner davantage le Bénin à l’extérieur. Par ailleurs, le ministère a inscrit au rang de ses priorités de l’année prochaine, la promotion du tourisme et de la culture du Bénin à l’étranger pour contribuer à faire avancer le Programme d’action du gouvernement (Pag) et l’amélioration des services consulaires à travers le renforcement des capacités des agents diplomatiques et la modernisation accrue des outils de travail utilisés. Le ministre Aurélien Agbénonci a saisi l’occasion pour éclairer la lanterne des députés qui ont eu quelques préoccupations telles que la mensualisation du paiement des fonctionnaires béninois à l’étranger, la question des passeports, le délai pour l’émission des passeports à l’étranger, les règles qui encadrent le séjour des étrangers vivant au Bénin et la question de la suppression des visas?

Actualités 29 nov. 2017


Jubilé des 150 ans d’évangélisation et 75 ans de dédicace : L’apothéose à la cathédrale Notre-Dame de Porto-Novo

La cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-conception de Porto-Novo a vibré, samedi 25 novembre dernier, au son de la messe jubilaire des 150 ans d’évangélisation et des 75 ans de consécration de dédicace de cette paroisse.

Les fidèles de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-conception de Porto-Novo étaient doublement en fête samedi 25 novembre dernier. Ils ont commémoré les 150 ans d’évangélisation et les 75 ans de consécration de leur paroisse. Cette célébration vient mettre un terme à la série de manifestations entrant dans le cadre de cette double commémoration. La messe spéciale jubilaire a été célébrée par l’évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo. Il avait à ses côtés son collègue d’Abomey, Eugène Houndékon, et premier vice-président de la Conférence épiscopale du Bénin. Chants, danses et louanges à Dieu ont ponctué cette messe solennelle à laquelle ont pris part le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy ; le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun ; le ministre Jean-Claude Houssou, représentant le gouvernement et de nombreux prêtres, religieux ainsi que des têtes couronnées de Porto-Novo et environs. Ils ont rehaussé de leur présence ce culte jubilaire de la cathédrale qui a fait peau neuve à l’occasion.
Dans son homélie, l’évêque de Porto-Novo a expliqué tout le sens de cette double célébration qui se veut la reconnaissance de l’œuvre d’évangélisation entreprise par les missionnaires. Une occasion pour les fidèles, selon Aristide Gonsallo, de se réapproprier le devoir de la mission non négociable de l’évangile. Autrement dit, il s’agira de faire mémoire d’un évènement définitivement passé et de se projeter dans l’avenir. Le prélat a invité les fidèles à se mettre sur la voie de la vraie et profonde miséricorde qui prend sa source en Dieu afin de devenir des artisans de réconciliation au au sein de la paroisse et partout où ils sont dans la vie civile et commerciale.
C’est donc un nouveau départ pour cette église avec la célébration de ce jubilé. « Nous venons de marquer l’évènement des 150 ans d’évangélisation de la cathédrale. Marquer le jubilé, c’est repartir, c’est-à-dire s’ouvrir à l’avenir en sachant rendre grâce pour ce qu’on a eu dans le passé, soumettre ce qu’on veut vivre dans l’avenir », explique le père Charlemagne Koudhorot, curé de la paroisse. Il salue la mémoire de ceux ou celles qui ont commencé cette mission d’évangélisation dont il a hérité aujourd’hui. Le père souhaite que la célébration des 150 ans d’évangélisation soit un véritable levier devant permettre à la vie pastorale et chrétienne de donner un nouveau visage à la cathédrale?

Société 28 nov. 2017


Opération chirurgicale gratuite à Porto-Novo et Parakou: Un soulagement inespéré pour des malades démunis à Parakou

Comme à son habitude chaque année, la Jama’at islamique Ahmadiyya organise depuis ce lundi 27 novembre dans son hôpital à Okédama, commune de Parakou, des opérations gratuites de la hernie au profit des populations. Pendant les quatre jours que durera ce camp médical, des malades identifiés seront pris en charge.

La Jama’at islamique Ahmadiyya est depuis ce lundi 27 novembre, au chevet des populations de Parakou et environs qui souffrent de hernie. En partenariat avec l’Ong Humanity First, elle a fait venir des chirurgiens d’Allemagne pour leur faire bénéficier des interventions et autres soins. Au cours de son séjour de 4 jours à l’hôpital Ahmadiyya d’Okédama, à Parakou, l’équipe médicale va également procéder à la circoncision des enfants.
Par rapport aux vingt-trois personnes identifiées, le président de la Jama’at islamique Ahamadiyya à Parakou, Ibrahim Hamza Ognibo, a expliqué qu’elles traînent la maladie depuis longtemps, faute de moyens pour se faire traiter. C’est sans distinction de religion, qu’elles ont été recensées.
Selon le missionnaire régional de la communauté islamique Ahmadiyya à Parakou, Ahmad Qamar, ces opérations gratuites de la hernie ont également lieu à Cotonou et à Porto-Novo. Ils permettront à plus de soixante personnes qui se plaignent de cette maladie d’être enfin soulagées.
Présent à la cérémonie de lancement des opérations, le premier adjoint au maire, Ibrahim Chabi Mama a remercié la Jama’at islamique Ahmadiyya pour ses investissements dans les œuvres sociales à Parakou. Cette communauté, a-t-il confié, se positionne comme un partenaire privilégié pour la mairie de Parakou. Sa présente initiative vise, une fois encore, à sauver les populations, a-t-il fait remarquer. « Combien sommes-nous à disposer des moyens, pour pouvoir faire face aux charges qu’exigent les interventions chirurgicales ? », s’est-il demandé. A sa suite, le représentant du préfet du Borgou, Eugène Agboton, abondera également dans le même sens. Il a exhorté la communauté à continuer à aider les populations démunies.
Pour le docteur Aamir Imran, l’un des chirurgiens dépêchés sur les lieux, la hernie est une maladie qui se manifeste par des douleurs chroniques au niveau du bas-ventre. Sous forme de tumeur qui grossit, il préconise pour s’en débarrasser, une intervention chirurgicale?

Société 28 nov. 2017


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