La Nation Bénin...
Nouvelles

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a soutenu devant la commission budgétaire du Parlement, ce lundi 20 novembre, les grandes lignes du projet de budget 2018 de son ministère. Lequel s’élève à un montant de près de 78 milliards F Cfa dont environ 72 milliards F Cfa en ressources en capital et le reste en dépenses de fonctionnement. Ce budget est en baisse par rapport à celui de 2017 établi à 150 milliards F Cfa.
Avec ces crédits ouverts, le ministre José Tonato promet atteindre les objectifs de ce ministère qui couvre notamment l’aménagement du territoire, le développement urbain, l’habitat et la construction, l’environnement et les eaux et forêts. « C’est un ministère qui est fondamentalement axé sur la réalisation des projets phares du gouvernement. Nous avons passé 2017 à finaliser les études techniques de faisabilité et les différents dossiers d’appel d’offres. Nous allons donc entrer à partir de 2018 dans la phase opérationnelle de ces projets », informe le ministre José Tonato. Au nombre de ces chantiers, il cite notamment le projet des 20 000 logements économiques qui démarre par un premier site de 11 000 logements économiques à Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi et le projet asphaltage consistant à la réhabilitation des voiries et de l’assainissement dans neuf grandes villes pour un total de 660 km de voirie. Il y a ensuite le projet de gestion des villes du grand Nokoué avec le Programme d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu). Le gouvernement prend le relai de ce programme avec le projet de modernisation des cinq communes : Porto-Novo, Sèmè-Podji, Cotonou, Abomey-Calavi et Ouidah pour en faire un grand projet de gestion des déchets qui couvre la collecte, le transport, le tri, la valorisation, et l’enfouissement sanitaire, souligne le ministre. Comme autre priorité, José Tonato ajoute le programme ville durable qui, en plus du projet asphaltage et des différents projets cités plus haut, concerne une trentaine de villes dans le respect de la mise en œuvre de l’agenda spatiale. «Nous travaillons désormais, non dans le saupoudrage mais dans la concentration pour un aménagement durable des pôles de développement de notre pays», assure le ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Il n’oublie pas le projet de protection côtière qui commencera bientôt avec Ouidah après Cotonou, en attendant le dernier maillon qui part de Hillacondji dans la commune de Grand-Popo jusqu’à l’embouchure du fleuve Mono. «Les études vont également être bouclées et on va passer à la phase opérationnelle», assure le ministre.
En 2018, le ministère fera également une priorité, le projet des bâtiments administratifs pour créer une grande cité ministérielle à Cotonou. Une grande cité administrative sera créée à Abomey-Calavi pour séparer les directions centrales et les cabinets ministériels des directions techniques. Il est également envisagé la création de douze cités départementales qui vont regrouper les préfectures, les directions départementales et quelques logements de fonctionnaires.
Revenant sur le volet des aires protégées de son portefeuille, José Tonato annonce la poursuite en 2018 de l’opération d’affermage du Parc national de la Pendjari. Ce processus va se poursuivre, se consolider et s’étendre probablement au parc W pour une meilleure gestion de nos aires protégées tant de la flore que de la faune, promet-il. Il annonce également pour 2018 le démarrage du programme de rénovation des marchés urbains et des marchés secondaires notamment la construction d’un grand marché dans la commune d’Abomey-Calavi.
Selon le ministre José Tonato, les députés ont saisi l’occasion de cette audition budgétaire pour revenir sur la question de construction du siège de l’Assemblée nationale dont le chantier est bloqué depuis quelques années. Il dit les avoir rassurés de ce que le gouvernement a commandité un audit international du chantier afin de voir clair dans le coût total du projet.

En réaction à l’arrestation de Laurent Mètongnon intervenue, vendredi 17 novembre, dans l’affaire de placement de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale à la Banque internationale du Bénin (Bibe), le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) a fait une déclaration de presse, samedi 18 novembre dernier. A travers celle-ci, il dénonce un procès politique et exige la libération de l’intéressé.
Les poursuites engagées contre Laurent Mètongnon sont « un procès politique » fondé sur « une accusation fabriquée », ont affirmé les membres du Front pour le sursaut patriotique (Fsp). Ce regroupement de forces politiques de l’opposition a fait une déclaration au lendemain de l’audition de leur camarade à la Brigade économique et financière (Bef) dans l’affaire placement de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss).
Jean Kokou Zounon, porte-parole du Front pour le sursaut patriotique (Fsp), a d’abord dénoncé le caractère politique des poursuites contre son camarade Laurent Métongnon avant d’exiger qu’il soit libéré. Confirmant que l’audition du présumé s’est effectuée à la Brigade économique et financière, vendredi dernier, il a noté le soutien apporté par le Fsp et ses militants ainsi que des parents et amis à Laurent Métongnon à travers un sit-in de 9 h à 2 h du matin, le samedi 18 novembre dernier. Il a décrit l’ambiance qui a prévalu devant la Bef en indiquant que la zone était bouclée par des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) «armés jusqu’aux dents » barrant les voies d’accès et empêchant de nombreux militants « de se joindre aux manifestants qui scandaient Liberté pour Laurent Métongnon». Car, insiste-t-il, bien qu’ayant été écouté entre 11 h et 12 h, la Bef n’a pas cru devoir le libérer et a estimé qu’il devrait encore attendre pour une confrontation. Celle-ci a eu lieu entre un responsable de la Bibe et Laurent Mètongnon. Selon Jean Kokou Zounon, le contradicteur de son camarade « déclarerait avoir envoyé par personne interposée et sans décharge » à ce dernier « successivement un million de F Cfa, puis 500 000, ensuite 500 000 et enfin du champagne et 500 000 ». « Soit 2 500 000 F Cfa et du champagne », résume-t-il, ajoutant que la garde à vue de son camarade a été décidée sur la base de témoignage sans preuve.
De même, il a reproché à la procédure le défaut d’identification et d’écoute de ceux qui auraient versé les commissions et des intermédiaires avant ceux accusés de les avoir reçues. A l’en croire, cette manière de procéder permettrait aux intéressés soit de « disparaître », soit « d’être manipulés ». Prenant le communiqué du Conseil des ministres qui a statué sur l’affaire à contre-pied, il relève que dans le fond, au lieu de 71 millions de commissions occultes, le contradicteur de Laurent Mètongnon parle plutôt de 2 500 000 F Cfa plus une bouteille de champagne pour un placement hasardeux de 17,5 milliards de F Cfa. Après avoir fait d’autres observations sur le dossier, Jean Kokou Zounon a plutôt conclu qu’il faut « libérer immédiatement Laurent Métongnon», qui s'est rendu disponible pour l'audition.
A l’occasion, Eugène Azatassou, coordonnateur national des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et Léonce Houngabdji, président du Parti pour la libération du peuple (Plp), ont également dénoncé cette arrestation.
Laurent Mètongnon devrait être présenté, ce lundi, au procureur de la République pour être fixé sur son sort.

Vingt-cinq structures de l’administration publique dont des ministères, des mairies, des préfectures et des sociétés ou offices d’Etat sont attendues à la ‘’barre’’ du Médiateur de la République dès ce lundi 20 novembre. Leurs responsables auront à s’expliquer par rapport aux plaintes formulées contre elles par des citoyens et restées jusque-là sans suite. Ces affaires sont inscrites au menu de la session annuelle du médiateur de la République au titre de 2017.
Fidèle à sa tradition annuelle, le médiateur de la République a officiellement ouvert, vendredi 17 novembre dernier, au siège de l’institution à Porto-Novo, sa session annuelle au titre de l’année 2017. Les travaux ont été lancés par le premier responsable de l’institution, Joseph Gnonlonfoun. Le Médiateur de la République aura à se pencher surtout sur des dossiers de réclamations adressés à l’administration publique par des citoyens et restées sans suite. Au total, 211 recours ont été inscrits au rôle et seront passés au peigne fin à partir de ce lundi 20 novembre et ce jusqu’au 1er décembre prochain. Ces dossiers concernent vingt-cinq structures publiques à savoir quinze ministères, cinq mairies, trois préfectures et trois sociétés ou offices d’Etat.
Les plaintes sont relatives aux affaires domaniales et foncières, à la carrière des agents, aux pensions de retraite, aux versements des cotisations sociales, aux créances sur l’Etat ou sur les collectivités locales ou encore aux licenciements abusifs. Certains des dossiers n’avaient pas été examinés au cours de la session écoulée parce que les responsables des structures publiques mises en cause étaient absents. Ils ont été reconduits pour la présente session. Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a souhaité que les responsables de ces structures publiques qui ne se sont pas présentés ni excusés puissent répondre favorablement cette fois-ci à l’invitation de son institution.
Un calendrier fixant l’ordre de passage de chacun des différents ministères, communes, préfectures et sociétés ou offices d’Etat a été élaboré. Joseph Gnonlonfoun a invité chacune de ces structures à respecter son jour de passage pour que les choses se passent bien. Et surtout à se faire représenter par des cadres compétents et imprégnés des dossiers concernés.
Il est revenu, par ailleurs, sur l’importance que revêtent les sessions annuelles à son institution. Selon lui, celles-ci offrent l’occasion au Médiateur de la République de communiquer avec les citoyens, de transmettre les observations des citoyens aux administrations et de dialoguer avec elles pour un règlement à l’amiable des réclamations des citoyens. Le médiateur de la République voit ces intermédiations ou intercessions à titre gracieux comme une « session d’interpellation démocratique » mais qui éloignent son institution de la posture de juge et renvoient plutôt à la formule «sous l’arbre à palabres ». Et ceci conformément aux dispositions de la loi n°2009-22 du 3 janvier 2014 instituant le médiateur de la République et qui fait obligation à l’institution à proposer des solutions « dignes frappées d’équité aux réclamations des concitoyens ». La session annuelle du Médiateur de la République s’inscrit dans le cadre de la mission de l’institution à contribuer à l’amélioration de l’Etat de droit et de la démocratie, souligne le directeur de cabinet du Médiateur de la République, Zourkanéyni Toungou.
Le top sera donné dans la matinée de ce lundi avec le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) et dans l’après-midi, un dossier concernant la mairie de Porto-Novo sera examiné?

77 milliards F Cfa, c’est le budget auquel aura droit pour l’exercice 2018, le ministère des Enseignements secondaire et technique et de la Formation professionnelle (Mestfp). Il est en baisse d’un peu plus d’un milliard comparativement à celui de 2017 en cours d’exécution.
Cette diminution, selon le ministre Mahougnon Kakpo, se comprend d’une part, par la tendance baissière du budget général de l’Etat gestion 2018, mais d’autre part, du fait de la réduction du budget du Programme d’investissement public à cause du retrait de certains projets du portefeuille du ministère dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag). « Ce budget que nous avons cette année nous permettra de répondre aux préoccupations essentielles et urgentes de notre ministère », assure le ministre des Enseignements secondaire et technique et de la Formation professionnelle (Mestfp). Selon Mahougnon Kakpo, ce montant prend en compte les salaires du personnel à payer, aussi bien des enseignants que du personnel administratif. En dehors de cela, il y a aussi, plusieurs autres priorités dont la question de la réorientation de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, la réalisation de la carte scolaire dans l’enseignement secondaire général et dans l’enseignement technique et la formation professionnelle et la formation du personnel d’encadrement, c’est-à-dire des inspecteurs. Le ministre n’occulte pas l’opérationnalisation des inspecteurs délégués au niveau de chaque département, le recrutement et la formation de 500 conseillers pédagogiques en 2018, la question des langues nationales, l’alphabétisation et la réhabilitation de certains lycées comme le lycée Béhanzin…Autant de priorités qui auraient suscité un intérêt particulier des députés recommandant au ministère de faire des efforts pour la consommation au maximum des crédits qui seront à sa disposition en 2018?
Th. C. N.
Actualités 20 nov. 2017

Le ministère de l’Economie et des Finances aura à utiliser, pour l’année 2018, un budget de 18,592634 milliards F Cfa contre 24,660735 milliards F Cfa en 2017. Ce qui équivaut à un écart de -6,068101 milliards F Cfa soit un taux de -24,61 %.
C’est du moins ce qui ressort des explications du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, qui a présenté, vendredi 17 novembre dernier, les grandes lignes du projet de budget de son ministère aux députés membres de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Il a été question pour l'argentier national de présenter aux parlementaires le cadre général d'élaboration du budget de son ministère pour 2018 ; le tableau synoptique des crédits ouverts en 2018 et leur évolution par rapport à 2017 ; la consommation des crédits au 30 septembre 2017; les projets et programmes du Mef ; et enfin le point de la mise en œuvre des recommandations faites par l'Assemblée nationale lors du vote du budget de l'État, gestion 2017.
Aussi, Romuald Wadagni a-t-il fait le point des crédits ouverts en 2018 pour les structures sous tutelle telles que la Loterie nationale du Bénin (Lnb) et la Caisse autonome d’amortissement (Caa). Le point de consommation des crédits au 30 septembre 2017 et celui des projets et programmes pour 2018 auraient plus retenu l’attention des députés. A ce niveau, Romuald Wadagni a déclaré que pour une prévision de 24,660735 milliards F Cfa pour les crédits, 12,388708 milliards F Cfa ont été effectivement consommés à la date du 30 septembre 2017. Ce qui équivaut à un taux de 50,24%. On note également qu’en 2017, au total 55 marchés et 234 bons de commandes de travaux, de services et de fournitures ont été nécessaires dont 181 concernant strictement l'exercice 2017 et 53 concernant les dettes de l'exercice 2016.
De façon précise, le budget 2018 du ministère de l’Economie et des Finances prévoit cinq projets phares ou actions d'investissement regroupés composant le portefeuille Programme d’investissement public (Pip) du Mef au titre de l’année prochaine. Il s’agit en l’occurrence du Projet d'appui-conseil macroéconomique pour la réduction de la pauvreté (Acmerp), phase 2017-2020 ; du Projet d'appui à la gouvernance économique (Page) ; du Projet d'appui à l'accroissement des recettes intérieures du Bénin (Paarib); du Projet de construction des bâtiments des régies financières de l'État et du Projet de construction du bâtiment des archives et du centre de formation professionnelle de l'administration centrale des finances. A cet effet, un montant de 4,687961 milliards F Cfa avec comme ressources intérieures 2,163498 millions F Cfa (53,85 %) et pour ressources extérieures 2,524463 milliards F Cfa (46,15%) ont été prévus, a détaillé Romuald Wadagni à la commission budgétaire?
Th. C. N.
Actualités 20 nov. 2017

Le riz produit au Bénin est au centre de la troisième édition du salon de la qualité alimentaire, démarrée ce jeudi 16 novembre à Cotonou. Organisé par l’Agro Business Center avec d’autres partenaires, ce salon de deux jours porte sur le thème « Un riz produit au Bénin pour une meilleure qualité prix » et s’articule autour de trois conférences principales ou tables rondes sur les principaux défis du secteur riz au Bénin.
« Contrairement au riz importé, il faut passer le riz produit au Bénin au tri et le laver proprement avant d’aller à la cuisson. Je n’ai pas ce temps à perdre pour 50 ou 100 francs Cfa de différence ». C’est l’impression de Jeanne, une citoyenne béninoise, sur le riz produit au Bénin, et évoquée par le coordonnateur de l’Agro Business Center, André Engelbertink à l’ouverture de la troisième édition du salon de la qualité alimentaire hier. Un salon de deux jours qui porte sur le thème « Un riz produit au Bénin pour une meilleure qualité prix ». Cette impression de Jeanne a amené le coordonnateur de l’Agro Business Center à se poser deux questions. D’abord, pourquoi ce salon sur la qualité ? Puis, quel riz consomme le citoyen béninois ? Des questions qui doivent trouver, selon lui, des réponses au cours des débats durant les deux jours.
La filière riz au Bénin a connu ces dix dernières années, un essor rapide. La production du riz est passée de 40 000 tonnes en 2005 à 204 000 tonnes en 2015. Quant à la consommation, elle a conservé une tendance à la hausse annoncée depuis 1970.
En effet, dans les ménages béninois et surtout dans les villes, le riz remplace progressivement le maïs comme plat principal. Dans la pratique, les habitudes alimentaires ont bien changé. Le riz qui se consommait seulement les dimanches et pendant les grandes fêtes et cérémonies, est devenu le plat de tous les jours. Dans le même temps, le secteur est confronté à des défis majeurs et souffre d’une image médiocre/produit de mauvaise qualité. Ce qui affecte aussi l’investissement et le financement des acteurs du secteur.
Les révélations de l’Insae
André Engelbertink a rappelé que les enquêtes budget consommation réalisées par l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) en 2007, ont révélé que des milliers de ménages béninois se plaignent de la mauvaise qualité du riz produit au Bénin. Il colle à la cuisson, les grains sont brisés, du sable y est parfois présent ainsi que d’autres débris végétaux. Voilà, regrette-t-il, ce à quoi sont confrontés quotidiennement les consommateurs dans les villages où elles n’ont pas d’autre choix. Le riz du Bénin, selon le coordonnateur de l’Agro Business Center, est à portée de main et il faut le consommer.
S’inscrivant dans la même logique que le coordonnateur de l’Agro Business Center, le secrétaire général de l’Interprofession de la filière riz, Parfait C. Gbankpan, a dit que le riz est une céréale consommée aujourd’hui par tous les ménages. C’est pourquoi, il a demandé à tous les acteurs présents de profiter de ce salon afin de produire en quantité et en qualité le riz au Bénin. L’Interprofession, assure-t-il, est prête à accompagner les initiatives tendant à promouvoir le riz produit au Bénin.
Manifestant son attachement personnel aux filières agricoles et plus particulièrement au riz, l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, Harry Van Dijk, a souligné que c’est bien qu’on ait passé de 40 000 tonnes en 2005 à 204 000 tonnes 2015 au Bénin pour la production de riz. Mais on peut mieux faire, fait-il remarquer. Ce salon, se réjouit le diplomate, s’inscrit dans la politique des Pays-Bas pour assurer la sécurité alimentaire afin de réduire la pauvreté.

Le riz produit au Bénin est au centre de la troisième édition du salon de la qualité alimentaire, démarrée ce jeudi 16 novembre à Cotonou. Organisé par l’Agro Business Center avec d’autres partenaires, ce salon de deux jours porte sur le thème « Un riz produit au Bénin pour une meilleure qualité prix » et s’articule autour de trois conférences principales ou tables rondes sur les principaux défis du secteur riz au Bénin.
« Contrairement au riz importé, il faut passer le riz produit au Bénin au tri et le laver proprement avant d’aller à la cuisson. Je n’ai pas ce temps à perdre pour 50 ou 100 francs Cfa de différence ». C’est l’impression de Jeanne, une citoyenne béninoise, sur le riz produit au Bénin, et évoquée par le coordonnateur de l’Agro Business Center, André Engelbertink à l’ouverture de la troisième édition du salon de la qualité alimentaire hier. Un salon de deux jours qui porte sur le thème « Un riz produit au Bénin pour une meilleure qualité prix ». Cette impression de Jeanne a amené le coordonnateur de l’Agro Business Center à se poser deux questions. D’abord, pourquoi ce salon sur la qualité ? Puis, quel riz consomme le citoyen béninois ? Des questions qui doivent trouver, selon lui, des réponses au cours des débats durant les deux jours.
La filière riz au Bénin a connu ces dix dernières années, un essor rapide. La production du riz est passée de 40 000 tonnes en 2005 à 204 000 tonnes en 2015. Quant à la consommation, elle a conservé une tendance à la hausse annoncée depuis 1970.
En effet, dans les ménages béninois et surtout dans les villes, le riz remplace progressivement le maïs comme plat principal. Dans la pratique, les habitudes alimentaires ont bien changé. Le riz qui se consommait seulement les dimanches et pendant les grandes fêtes et cérémonies, est devenu le plat de tous les jours. Dans le même temps, le secteur est confronté à des défis majeurs et souffre d’une image médiocre/produit de mauvaise qualité. Ce qui affecte aussi l’investissement et le financement des acteurs du secteur.
Les révélations de l’Insae
André Engelbertink a rappelé que les enquêtes budget consommation réalisées par l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) en 2007, ont révélé que des milliers de ménages béninois se plaignent de la mauvaise qualité du riz produit au Bénin. Il colle à la cuisson, les grains sont brisés, du sable y est parfois présent ainsi que d’autres débris végétaux. Voilà, regrette-t-il, ce à quoi sont confrontés quotidiennement les consommateurs dans les villages où elles n’ont pas d’autre choix. Le riz du Bénin, selon le coordonnateur de l’Agro Business Center, est à portée de main et il faut le consommer.
S’inscrivant dans la même logique que le coordonnateur de l’Agro Business Center, le secrétaire général de l’Interprofession de la filière riz, Parfait C. Gbankpan, a dit que le riz est une céréale consommée aujourd’hui par tous les ménages. C’est pourquoi, il a demandé à tous les acteurs présents de profiter de ce salon afin de produire en quantité et en qualité le riz au Bénin. L’Interprofession, assure-t-il, est prête à accompagner les initiatives tendant à promouvoir le riz produit au Bénin.
Manifestant son attachement personnel aux filières agricoles et plus particulièrement au riz, l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin, Harry Van Dijk, a souligné que c’est bien qu’on ait passé de 40 000 tonnes en 2005 à 204 000 tonnes 2015 au Bénin pour la production de riz. Mais on peut mieux faire, fait-il remarquer. Ce salon, se réjouit le diplomate, s’inscrit dans la politique des Pays-Bas pour assurer la sécurité alimentaire afin de réduire la pauvreté.

«…Le budget du ministère de l’Industrie et du Commerce que nous avons présenté aux députés s’élève à un montant de 4,365 313 milliards F Cfa ...
Les députés ont comparé ce montant du budget à celui de l’année 2017 et ils ont cherché à savoir pourquoi il y a ce décalage de presque moitié. Nous avons essayé de leur expliquer qu’entre temps, le ministère était composé d’autres structures telles que l’artisanat et les petites et moyennes entreprises. Mais aujourd’hui, le ministère a été séparé en deux », a souligné le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, après avoir planché devant la commission budgétaire au Parlement.
L’industrie et le commerce sont restés mais les petites et moyennes entreprises et l’artisanat sont allés vers un autre département, fait-il remarquer. « C’est ce qui explique la réduction de ce budget par rapport à celui de l’année dernière », a-t-il indiqué.
Au niveau du ministère de l’Industrie et du Commerce, au nombre des grands projets envisagés pour 2018, il y a le renforcement des capacités de la compétitivité des industries. Là, il s’agit de rendre les industries plus compétitives, de renforcer la capacité des offres exportables, de renforcer aussi les capacités d’intervention du ministère dans le système de contrôle de qualité, des normes et toute action pouvant accompagner le commerce et l’industrie, l’assainissement de l’environnement des activités industrielles et commerciales telle que la lutte contre tout ce qui ne respecte pas les normes de consommation.
Th. C. N.
Actualités 17 nov. 2017

Le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a défendu, hier au Parlement, le projet de budget de son ministère qui tourne autour de 8,6 milliards F CFa en 2018 contre 32 milliards F Cfa en 2017. Cette diminution drastique s’explique surtout par la scission en trois départements ministériels de l’ex-ministère du Travail et de la Fonction publique et des Affaires sociales, après le remaniement ministériel, justifie Adidjatou Mathys.
« Pour l’ensemble du budget de l’ex-ministère, nous étions à 32 milliards F Cfa en 2017. Ce qui a été ramené à 26 milliards F Cfa au titre de 2018 avant la scission en trois départements », précise le ministre. Selon Adidjatou Mathys, à l’issue de la scission née après le remaniement ministériel, le budget du ministère du Travail et de la Fonction publique a été ramené à 8,6 milliards F Cfa environ dont trois milliards F Cfa pour l’ensemble des dépenses de personnel, 5 milliards pour les autres dépenses de fonctionnement hors personnel et près de 500 millions F Cfa pour les dépenses en capital. Avec ce montant, Adidjatou Mathys entend donner priorité en 2018 à l’amélioration de la gestion des ressources de l’État, l’amélioration des services aux usagers et la modernisation de l’administration qui passe entre autres par la dématérialisation du processus de gestion des ressources humaines et même des activités des ministères. A cet effet, il a été activé l’élaboration du manuel de procédure au niveau de chaque département ministériel pour l’informatisation des procédures. Le ministre annonce plusieurs autres réformes dont la plateforme Sms qui permet à tout agent de l’État de connaître sa dernière situation administrative et même télécharger ses actes sans avoir à se déplacervers Cotonou. « Nous devons poursuivre aussi l’amélioration de l’organisation des concours. Nous avons déjà fait des efforts et la préoccupation, c’est d’informatiser de façon intégrée le processus d’organisation des concours, de façon à les rendre crédibles », annonce le ministre du travail et de la Fonction publique.
Th. C. N.

« Notre passage de ce matin au Parlement, précisément devant la commission budgétaire, s’inscrit dans le cadre de la présentation du budget du ministère du Plan et du Développement. J’étais ici avant-hier pour présenter le Programme d’investissements publics (Pip). Pour le ministère du Plan en 2018, le ministère bénéficiera d’un crédit d’à peu près 15 milliards et demi en hausse de 35 %.
Cette hausse va être essentiellement portée par les crédits d’investissement qui vont être consacrés à cent pour cent à l’amélioration de la gouvernance des projets dans tous les ministères et pas seulement au ministère chargé du Plan. Le ministère du Plan et du Développement aura donc plus de moyens pour mobiliser les ressources extérieures au profit des projets et des programmes de l’État. Des projets et des programmes qui sont inscrits dans le Programme d’action du gouvernement. Et dans ce cadre-là, le ministère a prévu six projets. L’année dernière, nous avions une douzaine de projets qui ont été reconfigurés et nous aurons six projets au total cette année pour financer les activités du ministère.
« Nous sortons de cette séance assez rassuré sur les préoccupations des députés. Ils ont posé beaucoup de questions. Je crois que les réponses qui ont été apportées sont satisfaisantes. Nous allons apporter le reste par écrit », a laissé entendre Abdoulaye Bio Tchané. Il ajoute : « La grande préoccupation des députés sachant et connaissant le rôle du ministère du Plan et du Développement qui est un rôle transversal est de s’assurer que les projets et programmes des autres ministères seront exécutés dans de bonnes conditions et que surtout le suivi des projets et le Programme d’action du gouvernement sera fait conformément à ce qui a été arrêté à travers les différents comités, de manière à ce que les besoins de l’État et les besoins de nos compatriotes soient couverts par les ressources qui vont être mobilisées dans ce cadre-là ».
Th. C. N.
Actualités 17 nov. 2017