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Nouvelles

Vulgarisation des méthodes modernes de contraception: De la rive à la dérive en milieu scolaire

Si hier les élèves hésitaient à aller au sexe craignant les grossesses non désirées, avec la vulgarisation des moyens modernes de contraception, l’on assiste de plus en plus à la banalisation de l’acte sexuel en milieu scolaire. Pourtant, le sexe et les études ne font pas bon ménage.

Le sexe fait partie de la vie de l’homme, mais il a besoin d’être utilisé dans le cadre idéal qu’est le foyer (le mariage). Du coup, s’il fallait encourager des personnes à réguler leurs grossesses et contrôler les naissances, la cible, ce sont des hommes et femmes responsables, matures, capables d’assumer les conséquences de leurs actes sur le plan sexuel. Mais, encourager un élève à utiliser des méthodes modernes de contraception, c’est salutaire a priori mais cela peut encourager davantage de dérapages dans les rangs des apprenants qui, à notre avis, avec les contraceptions, seront encore plus actifs sur le plan sexuel. En conséquence, les études recevront un coup, les dérives seront plus fracassantes, notre société sera de plus en plus en perte de valeurs.
Cela dit, les méthodes modernes de contraception, loin d’empêcher les grossesses sur les bancs et de permettre aux élèves de poursuivre leurs études, pourraient constituer par voie de conséquence une vanne ouverte aux désordres sexuels. En effet, l’on sait que notre société est en perte de valeurs, certes. Le sexe est de plus en plus galvaudé par les feuilletons, les publicités, les réseaux sociaux, les modes, hélas ! Mais il urge de sauver les meubles. Tout, aujourd’hui, excite la jeunesse au sensuel. Qu’on leur cache ou non la voie, ils sont curieux d’aller au sexe, même à l’insu de leurs parents. Toutefois, ce n’est pas une raison pour les précipiter dans le gouffre. La priorité d'une élève, ce n’est guère le sexe. Mais l’accompagner dans sa course à la sensualité sexuelle, la soutenir dans cette horde d’assouvir ses envies sexuelles, encourager l’apprenante à utiliser des méthodes pour ne pas tomber enceinte, c’est lui ouvrir le boulevard de la dépravation, dans une société décadente où les parents semblent avoir démissionné de leur rôle d’éducateurs.
Si la fréquence des rapports sexuels était une fois par semaine, cela pourra se multiplier; car, les jeunes filles savent qu’elles ne vont pas tomber enceintes. Les jeunes hommes, eux, peuvent aussi assouvir leur désir comme bon leur semble.
Se cachant donc derrière des barrières à la grossesse et les infections sexuellement transmissibles (Ist), ils deviendront alors plus accros au sexe. Mais est-ce que les élèves sont à l’école pour apprendre à se connaître sexuellement ou pour étudier et travailler à leur avenir ? Quand le sexe devient incessant, ce sont les études qui chutent et, de façon considérable. Quand le sexe préoccupe la pensée des apprenants, les leçons n’ont point de place dans leurs pensées. Le sexe et les études ne font donc pas bon ménage !

Revers de la médaille

L’autre revers de la médaille, c’est que l’acte sexuel entre deux individus n’est pas juste un accouplement à l’image des animaux. Le sexe humain est un bien précieux qui ne doit pas être utilisé n’importe comment et avec n’importe qui. Ceux qui se mettent ensemble sexuellement s’unissent, non seulement sur le plan sexuel, mais aussi spirituel, enseignent les spécialistes. Le transfert d’esprits, la communion des âmes, le partage de données invisibles de même que des maladies ont plus d’inconvénients que la juste satisfaction de la libido.
Mais posons-nous de vraies questions. Un élève est-il déjà prêt pour se marier et assumer les responsabilités conjugales ? Les élèves qui tendent encore la main tous les matins aux parents, ces enfants qui ne peuvent pas supporter certaines charges de la vie, peuvent-ils répondre de leurs actes sexuels ? Avec la sensibilisation sur les méthodes contraceptives, l’on leur apprend subtilement et de façon voilée à aller au sexe sur les bancs sans crainte, parce qu’ayant à leur portée des méthodes dites de contraception, ou bien de dépravation, parlant bien sûr de notre cible en vue, pensons-nous vraiment freiner la dérive? Loin de là !
L’éducation à l’abstinence sexuelle, la conscientisation des élèves, l’encadrement à bien traverser la puberté sans danger ; l’éducation aux valeurs et à la virginité/chasteté; le suivi et l'encadrement des jeunes en les amenant à avoir un bon plan de vie, des projets d’avenir, etc. Voilà autant de domaines et de besoins qui nécessitent en premier lieu l’apport et l’accompagnement des uns et des autres pour un avenir stabilisant et radieux, moins décadent et dégradant de la jeunesse. Quiconque aime bien un élève, celui qui veut le voir sur des jours meilleurs, ne lui conseille même pas de s’essayer au sexe sur les bancs.
Les élèves sont des apprenants, jeunes et souvent adolescents qui sont à l’apprentissage de la vie. Ils ont besoin de l’instruction, de l’éducation morale et civique. Ils sont appelés à prendre la relève et à être des modèles dans la société de demain. Le sexe tous azimuts pourrait leur barrer le chemin?

Société 09 nov. 2017


Signature de conventions pour la mise en œuvre de trois grands projets: 30 milliards F Cfa d’investissement pour près de 8000 emplois en vue

Trois opérateurs économiques porteurs d’affaires ont signé, ce mercredi 8 novembre à Cotonou, des accords pour la concrétisation de leurs projets. Grâce à eux, 30 milliards de francs Cfa seront investis pour la réalisation des projets concernés. Lesquels visent à dynamiser l’économise béninoise et contribuer au développement.

Les trois promoteurs qui ont vu la procédure de leurs projets conduits à terme par le biais des signatures d’accords qui ont eu lieu ce mercredi 8 novembre à Cotonou, projettent de créer 2170 emplois directs et plus de 5200 emplois indirects et induits grâce à leurs investissements sur des périodes allant de neuf à douze mois. Le plus gros des trois portefeuilles est porté par la Centrale intermondiale d’équipements du Bénin de Clauvis Agossou à travers son projet Atlantique câbles Bénin (Abecables) d’un montant de 25 milliards de francs Cfa. Sur un site de dix hectares dans la commune de Kpomassè à 56 km de Cotonou, l’entreprise projette d’ériger une installation de production de câbles domestiques et industriels, 500 000 ampoules Led et environ 80 000 km de câbles par jour. Sur ce site, 600 emplois directs et 5000 emplois indirects seront créés, assure Clauvis Agossou, le porteur du projet. Des expatriés, de même que des employés béninois sont attendus. « Ce projet est dans l’efficacité », s’enorgueillit son promoteur. De tels investissements visent aussi, pour le secteur privé, à accompagner l’élan du développement du pays et en l’espèce, son projet apporte du souffle au Programme d’action du Gouvernement dont l’ambition, indique Clauvis Agossou, incite à l’investissement privé.
Un immeuble de type R+7 sortira de terre bientôt à Cotonou et à la zone résidentielle de Patte d’oie où il sera construit. En son sein, quatorze appartements huppés, de standing international et toutes les commodités, avec des services innovants pour ceux qui vont y loger. Ce faisant, le promoteur de ce projet d’une valeur 2,5 milliards F Cfa se propose de loger dans les conditions décentes et plus attrayantes des nationaux et surtout des expatriés en séjour à Cotonou. Il voudrait aussi permettre à la ville de passer à un niveau de confort qui lui permette de se hisser sur le même piédestal que les autres villes de la sous-région ayant un statut similaire. Au total, 70 emplois permanents à l’intérieur des appartements et 200 autres induits du fait des prestations diverses à offrir aux hôtes seront générés grâce à cet investissement. Bardesi, c’est la structure qui se changera la construction de cet immeuble et son promoteur, Ismaël Yves Ogan, parle d’une innovation qui s’insère dans la durée.
8000 emplois à créer

Le troisième et dernier projet, d’un montant de 2,5 milliards de francs Cfa s’implantera dans la zone franche industrielle. Fort de ses 15 ans d’intervention dans divers pays sur le continent africain, la société Super Sonic envisage de partager son expérience avec le Bénin à travers une unité de fabrication d’huile à moteur de grande qualité, surtout accessible à tous et à moindre coût. Cela est possible, assure le promoteur qui a annoncé en marge de la signature de son contrat, que son projet réduira de 1500 le nombre de chômeurs au Bénin. Au total, grâce à ces trois projets, environ 8000 emplois seront créés.
Pour en arriver à la concrétisation de leurs projets, les trois promoteurs ont bénéficié du soutien de Top Modular à qui est revenue la conduite des préalables. L’appui de la structure, selon son représentant à la signature de convention, Henri Houéto, a été déterminant et répond aussi de sa vision qui est d’aider les promoteurs à bénéficier de «financements uniques qui permettent d’éviter les éléphants blancs ». S’agissant des trois projets, leur sélection n’a pas été facile, mais il se dit heureux de l’aboutissement, surtout qu’il s’agit de financements à long terme. L’autre structure dont l’appui a été déterminant sur le projet, c’est le bureau d’ingénierie internationale Louis Berger. Elle y a apporté son expertise et Pascal Houdeau certifie qu’il jouera sa partition à fond parce que disposant des ressources humaines pour y arriver.

Actualités 09 nov. 2017


Ravip: Me Adrien Houngbédji s’est fait enrôler à Porto-Novo ce matin

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a fait le geste utile dans le cadre de l’opération de Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Il s’est fait enrôler ce matin au niveau du poste d’enrôlement du 3e arrondissement de Porto-Novo. Me Adrien Houngbédj s’est muni de son acte de naissance et de son passeport diplomatique de couleur rouge. Comme un pétitionnaire ordinaire, le président de l’Assemblée nationale a fait toutes les étapes du recensement notamment les renseignements sur ses données personnelles, la prise de photo et ses empreintes digitales. Il a achevé son enrôlement par la pose de sa signature sur la tablette. L’opération a duré onze minutes. Il a commencé à 11h46mn et fini à 11h57mn.

Très satisfait de l’enrôlement, Me Adrien Houngbédji a invité toute la population à sortir massivement pour en faire de même car, selon lui, c’est une opération de grand intérêt pour le citoyen. L’enrôlement s’est déroulé en présence du maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou. 

Politique 08 nov. 2017


Elaboration de la Charte de l’eau du bassin de la Volta: Une rencontre pour l’examen du rapport provisoire de l’étude diagnostique

Il s’est ouvert, ce mardi 7 novembre à Natitingou, un atelier national d’examen du rapport provisoire de l’étude diagnostique technique juridique et institutionnelle pour l’élaboration de la Charte de l’eau du bassin de la Volta. Un document stratégique devant préciser les rôles et responsabilités des pays riverains concernant l’utilisation des ressources en eau.

L’atelier national d’examen du rapport provisoire de l’étude diagnostique technique juridique et institutionnelle pour l’élaboration de la Charte de l’eau du bassin de la Volta démarré, ce mardi 7 novembre à Natitingou, entend améliorer l’appropriation par les participants de la première phase du processus d’élaboration de la Charte de l’eau. Ce document stratégique devra préciser les rôles et responsabilités des pays riverains concernant l’utilisation des ressources en eau, renforcer le mandat de l’Autorité du Bassin de la Volta sur la promotion d’une politique harmonieuse et coordonnée de l’eau dans le bassin et définir les principes qui permettent la gestion durable des ressources en eau du bassin d’une manière intégrée.
Les participants, pendant deux jours, ont la responsabilité d’identifier les problématiques prioritaires ainsi que les enjeux nationaux et d’envisager le positionnement national quant aux engagements, orientations possibles et dispositions spécifiques pour la future charte. En somme, il s’agit pour eux d’apporter des éléments à la finalisation du rapport provisoire de l’étude diagnostique technique, juridique et institutionnelle pour l’élaboration de la Charte de l’eau du bassin de la Volta.
A l’ouverture des travaux, Dibi Millogo, directeur exécutif adjoint de l’Autorité du Bassin de la Volta, structure organisatrice de l’atelier, a indiqué que la tenue de cette rencontre constitue un pas important dans l’élaboration de ladite charte. Pour ce bassin qui reste un pôle important de développement pour les six Etats membres de l’Autorité, les jalons sont en voie d’être posés pour favoriser le mieux-vivre ensemble et une gestion rationnelle des ressources en eau. Liés géographiquement par ce cours d’eau, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo sont appelés, estime-t-il, à unir leur destin pour un développement durable et intégré.
Neuvième plus grand fleuve d’Afrique, le fleuve Volta qui coule sur une distance totale de 1850 km et couvre une superficie de 400 000 km2, constitue une source de moyens d’existence et un moteur de développement socio-économique pour ses 23,9 millions d’habitants, selon Maguidi Kora Gbéré, chargé de mission du préfet de l’Atacora. Des raisons de croire, à son avis, en une vision de parfaite cohabitation entre les populations riveraines.
Cette charte de l’eau du bassin de la Volta, pour Safiri Ibouraïma, représentant du ministre de l’Eau et des Mines, est un instrument complémentaire ayant pour but de renforcer la mise en œuvre plus fluide des neuf principes fondamentaux de la convention portant statut du fleuve Volta et création de l’Autorité du Bassin de la Volta en 2007 et mise en vigueur le 14 août 2009.
Au regard des enjeux et intérêts majeurs que revêt ce précieux joyau pour les Etats membres de l’Autorité du Bassin de la Volta et pour le Bénin en particulier, il invite les participants à suivre avec attention les diverses communications, qui seront soumises à leurs amendements, afin de relever les incongruités susceptibles de se retrouver dans ce rapport et d’y apporter les informations nécessaires devant garantir pour les Etats membres et pour les populations riveraines, un document fiable dont la mise en œuvre raviverait davantage la coopération sous-régionale dans le bassin.

Actualités 08 nov. 2017


Université d’Abomey-Calavi: Les mérites du professeur Guy Ossito Midiohouan salués

Le Laboratoire d’études africaines et de recherche sur le Fa (Larefa) a organisé, ce mardi 7 novembre, une cérémonie pour rendre hommage au professeur Guy Ossito Midiohouan. L’événement s’est déroulé à l’amphi Houdégbé de l’Université d’Abomey-Calavi.

« Travailleur infatigable », «universitaire hors pair », « intellectuel atypique », sont, entre autres, les termes usités par les amis, les collègues et anciens étudiants du professeur Guy Ossito Midiohouan, venus du Bénin et d’ailleurs pour le peindre à l’assistance à travers leurs témoignages. « Guy Ossito Midiohouan est l’un de nos plus illustres enseignants. Je suis heureux de constater que ses premiers étudiants sont aussi rigoureux que lui », a confié Flavien Gbéto, le doyen de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Communication (Fllac) de l’Uac, où officiait le professeur Guy Ossito Midiohouan. Les témoignages faits n’ont pas laissé l'interessé indifférent. Présent à la cérémonie qui lui est dédiée, le professeur n’a pas pu cacher sa fierté d’être présenté à la face du monde et dans les moindres détails. « Je confesse que je suis troublé au point où je ne sais pas trop quoi vous dire. J’ai trouvé merveilleuse cette cérémonie d’hommages et je remercie le Larefa et son directeur Mahougnon Kakpo », a-t-il signifié à l’assemblée d’un air enchanté à sa prise de parole.
L’amphi Houdégbé était rempli ce mardi 7 novembre de personnalités du monde politique, universitaire et artistique, toutes venues rendre hommage au professeur Guy Ossito Midiohouan, un archéologue de la littérature négro-africaine. Dire que l’homme a reçu des hommages dignes du nom ne serait trop dire, car une foule d’étudiants brandissant une pancarte sur laquelle l’on percevait clairement sa photo et son titre est partie de l’entrée principale de l’université en chant et en danse, pour échouer au carrefour situé à 100 mètres du deuxième portail d’entrée du campus. C’est à ce niveau que le professeur a été accueilli par la foule et conduit dans l’enceinte de l’amphi où devait se tenir la cérémonie surprise organisée par le Laboratoire d’études africaines et de recherche sur le Fa (Larefa) dans le cadre de son départ à la retraite, pour saluer ses mérites. « Le Larefa estime qu’il est d’une grande pertinence de célébrer les chercheurs émérites pour que leur parcours fasse école auprès des jeunes chercheurs et de la postérité. Aussi considère-t-il que dans le champ des études africaines, l’une de ses principales composantes le professeur Guy Ossito Midiohouan a remarquablement consacré sa carrière à peser de son poids intellectuel sur les grands débats qui furent ceux de son temps », a déclaré Tatiana Dafia, la représentante du directeur du Larefa, professeur Mahugnon Kakpo, actuel ministre de l’Enseignement secondaire. Cet évènement riche en animations culturelles a également été l'occasion pour présenter à l’heureux du jour, un ouvrage parlant de lui intitulé Guy Ossito Midiohouan : Pour une archéologie afrocentriste de la littérature négro-africaine, rédigé par Roger Koudoadinou.
Le professeur Guy Ossito Midiohouan, connu pour son franc-parler et ses critiques constructives d’après les uns et les autres présents à la cérémonie, peut se réjouir d’avoir été célébré pendant qu’il vit encore ; et ce, à l’édition 2017 de la Journée internationale de l’écrivain africain?

Société 08 nov. 2017


Tournée statutaire dans l’Ouémé: Le préfet Joachim Apithy descend dans les communes sous tutelle

Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, entame, ce mercredi 8 novembre, sa tournée statutaire dans les neuf communes sous sa tutelle au titre de l’année 2017, en application des dispositions de l’article 151 de la loi n°97-09 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. Il démarre son périple par la commune de Bonou.

La séance de travail aura lieu à l’hôtel de ville. La tournée se poursuivra ensuite dans les autres communes à raison d’une mairie par jour. Elle s’achèvera par Sèmè-Podji, dernière étape du périple. Le préfet Joachim Apithy sera accompagné par une délégation des membres de la Conférence administrative départementale (Cad) de l’Ouémé composée notamment des directeurs départementaux des structures déconcentrées de l’Etat et des chefs de services.
Prévue par la loi, cette tournée permettra surtout à l’autorité préfectorale de recueillir les difficultés des élus communaux dans l'exécution de leurs missions afin de mettre à leur disposition l'expertise nécessaire pour exercer les compétences à eux conférées par l'Etat.En d’autres termes, il s’agira au préfet de toucher du doigt les réalités de ces conseils communaux afin de jouer en toute responsabilité son rôle d'assistance-conseil et de contrôle de légalité des mairies sous sa tutelle?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 08 nov. 2017


Financement de la filière anacarde: Bénin Cajù échange avec les professionnels de la banque

Ce mardi 7 novembre, s’est ouvert à Cotonou, un atelier à l’intention des professionnels des banques et établissements financiers du Bénin. Organisé par le projet Bénin Cajù, il porte sur le thème : « Le financement de l’industrie du cajou au Bénin : gestion des risques pour un investissement réussi ».

Le développement économique du Bénin nécessite la diversification de sa production agricole. C’est ce qui motive le Gouvernement béninois à faire de la filière anacarde, un facteur de développement socio-économique comme inscrit au Programme d’action du Gouvernement sur la période 2020- 2021. Un programme qui inspire le projet Bénin Cajù, financé par le ministère américain de l’Agriculture et réalisé avec le partenariat du Catholic relief services (Crs) dont l’approche cherche à couvrir tous les aspects de la filière anacarde à l’effet de développer véritablement l’industrie du cajou au Bénin.
Le directeur exécutif de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Bénin, Cosme Ahouansou, rappelle que Bénin Cajù est un projet global, inclusif et novateur qui travaille avec tous les acteurs publics et privés pour l’intégration et l’accélération de la filière cajou. Des activités qui, précise-t-il, s’articulent autour de quatre principaux axes que sont : la production, la transformation, l’accès au financement et les politiques sectoriels et l’appui institutionnel.
Le secteur financier est interpellé, selon lui, car de nos jours les crédits bancaires directs à l’agriculture ne dépassent guère 2 % de leurs encours de crédits globaux à l’économie. « S’il en est ainsi, c’est à cause de la méconnaissance par notre secteur d’activité de la cartographie des risques auxquels est exposée l’agriculture et qui vont de la sécheresse à l’inondation en passant par les changements climatiques, l’invasion des criquets migrateurs et autres parasites qui peuvent réduire à néant les produits d’une plantation », précise-t-il.
Cosme Ahouansou reconnaît que les ateliers comme celui initié par le projet Bénin Cajù, aident les institutions bancaires et établissements financiers à réduire l’asymétrie d’informations sur le secteur cajou très sensible pour une juste appréciation des risques et de leur mitigation.
Tout en reconnaissant que sans crédits bancaires adéquats, il n’y aura pas de développement économique conséquent, le secrétaire exécutif de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers affirme que le financement idoine du développement économique nécessite une intermédiation inclusive qui prend en compte les besoins de tous.
Il rassure que le système bancaire béninois est disposé à pleinement jouer sa partition pour peu que les instruments propres à chaque filière le rassurent sur le retour des fonds engagés qui appartiennent en fait à d’autres déposants.

Mieux connaître le secteur pour y investir

Le chef de mission du projet Bénin Cajù, James Obarawski, affirme que l’atelier permettra aux participants de mieux comprendre les différents maillons de la chaîne de transformation du cajou et de cerner les points critiques pour un partenariat gagnant-gagnant entre les professionnels des banques et les acteurs de la filière . « Car on ne peut pas investir dans un secteur qu’on ne connaît pas. De la même façon, on ne peut pas s’attendre à un financement adapté à ses besoins si on ne connaît pas les produits financiers disponibles sur le marché », explique-t-il.
C’est ce qui explique la nécessité pour les professionnels des banques et établissements financiers et les fonds de garantie de mieux connaître les besoins des industriels du cajou afin de leur proposer des produits adaptés à leurs besoins.
James Obarawski affirme qu’investir dans le cajou aujourd’hui n’est plus investir dans une simple culture, mais c’est de permettre à des femmes et à des hommes de vivre pleinement cette culture et d’avoir l’essentiel dont le manque peut parfois leur est fatal.
Le représentant du ministre de l’Industrie et du Commerce, Razaki Salami exhorte les responsables de Bénin Cajù à faire les diligences nécessaires devant permettre de mettre en évidence les discussions issues de l’atelier. Pour cela, il a invité les participants à donner le meilleur d’eux-mêmes pour des propositions fécondes ?

Economie 08 nov. 2017


Deuxième session de dialogue public-privé: Promouvoir les filières riz, anacarde et karité

Des préoccupations liées aux filières anacarde, riz et karité sont au cœur d’une session de dialogue de trois jours, entre acteurs privés et publics. Ces assises permettront aux parties prenantes de prendre des engagements en vue de la promotion desdites filières et d’aborder d’autres chantiers importants y liés.

Chambre nationale d’agriculture, plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles, ministère en charge de l’Agriculture, coopération allemande… Toutes les structures concernées par la promotion des filières anacarde, riz et karité sont conviées du 7 au 9 novembre à la deuxième session de dialogue public-privé. Pendant ces trois jours, l’occasion est offerte à chaque partie de présenter le point d’exécution des engagements pris lors de la première session de ce dialogue tenue du 31 janvier au 3 février dernier.
Au cours des travaux, « Les acteurs privés intervenant dans les trois filières précitées présenteront les actions réalisées pour mettre en œuvre les engagements leur incombant ». Pour ce qui est du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et des autres ministères concernés, il est attendu d’eux le bilan des moyens déployés pour satisfaire les exigences des acteurs privés et les perspectives pour 2018, concernant les trois filières. Mais le président de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles (Pnoppa) attend bien plus de ce dialogue public-privé. Léopold Lokossou, en plus de souhaiter une périodicité bien définie pour ce type d’échange, émet le vœu qu’il soit abordé aussi les questions relatives aux difficultés du monde paysan et que d’autres filières intègrent le cadre de discussion. Le gain obtenu à partir des échanges et engagements pris relativement aux filières riz, anacarde et karité lui laisse un brin d’espoir quand au mieux-être des producteurs tant que chaque partie jouera convenablement sa partition.
Partenaire privilégié pour la promotion des acteurs privés dans les trois filières supra citées, la Giz n’entend pas non plus être du reste dans le combat pour leur promotion et leur valorisation. Son accompagnement dure depuis plus de dix ans, assure Joachim Becker qui plaide pour un dialogue plus bénéfique entre acteurs publics et privés. Il y voit un intérêt certain pour le développement des trois filières. Lesquelles, selon lui, sont capables d’impacter le développement économique, raison d’être du soutien de la coopération allemande, explique-t-il.

Trouver des solutions aux préoccupations du monde agricole

La Chambre nationale d’agriculture partage cette même vision. Son représentant à l’ouverture des travaux, Taïrou Gna, au-delà de la pérennité d’un tel cadre d’échanges, voudrait que le monde paysan puisse en tirer le plus large profit à travers la mise en place d’outils et de mécanismes pertinents. « Des engagements ont été pris de part et d’autre pour trouver des solutions aux préoccupations du secteur privé et des acteurs publics. Après dix mois, il est opportun que nous nous retrouvions pour faire le point et nous projeter surtout pour l’année 2018 », dira de son côté, Paulin Assigbé, président du comité d’organisation et conseiller technique aux Organisations professionnelles et à l’entreprenariat agricole du ministre en charge de l’Agriculture, par ailleurs président du comité d’organisation des travaux.
Les recommandations issues de ces deuxièmes assises du dialogue public-privé et le mémorandum que projettent de signer les parties prenantes serviront par ailleurs à mieux encadrer les plans de travail 2018 des ministères concernés afin qu’ils soient mieux articulés aux actions clés nécessaires pour booster les trois filières en lien avec les orientations stratégiques définies dans le Programme d’action du Gouvernement et le Plan stratégique de développement du secteur agricole approuvé le 2 novembre dernier en Conseil des ministres. Un plan qui, de l’avis du directeur de cabinet du ministère chargé de l’Agriculture, Amadou Barassounon Ali, est une synthèse des préoccupations et défis du secteur agricole et a été largement apprécié par le gouvernement. Le dialogue public-privé autour des filières anacarde, riz et karité est aussi fortement soutenu par le Programme promotion de l’agriculture (ProAgri) de la Giz.
Fruit d’un long processus de plusieurs années, le dialogue public-privé est un instrument de promotion des filières agricoles dont les valeurs ajoutées sont appelées à alimenter le contenu des politiques sectorielles et sous-sectorielles afin que cela devienne un véritable outil pour la recherche de solutions concertées pour les filières supra citées et pour l’ensemble des filières agricoles de notre pays.

Société 08 nov. 2017


Etude en commission du projet de loi de finances gestion 2018: La Société civile soumet ses priorités aux députés

La commission budgétaire de l’Assemblée nationale a démarré, ce lundi 6 novembre, à l’hémicycle, avec ses audiences publiques entrant dans le cadre de l’étude du projet de budget général de l’Etat gestion 2018. Elle a reçu le Groupe suivi budgétaire des Organisations de la Société civile qui lui a soumis ses observations et recommandations pour un budget priorisant l’année prochaine, les personnes et les localités les plus vulnérables.

Vingt-six points de plaidoyers ont constitué le menu du mémorandum du Groupe suivi budgétaire des Organisations de la Société civile sur le projet de budget général de l’Etat gestion 2018. Ils ont été présentés, en audience publique mais non ouverte aux médias, à la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Selon le coordonnateur de Social Watch Bénin, Gustave Assah, au sortir de la séance de travail, sa délégation a insisté auprès des députés sur un certain nombre d’axes prioritaires, notamment le transfert intégral et à temps des ressources du fonds Fadec aux communes. En effet, les Osc ont noté une augmentation significative des prévisions du Fadec portées à 44,865 milliards F Cfa contre 31,649 milliards F Cfa en 2017, soit un accroissement de 41,8 % pour accompagner les communes dans la mise en œuvre de leurs plans annuels d’investissements. Néanmoins, analyse la Société civile, les prévisions budgétaires montrent une baisse du fonds Fadec affecté de 14 % pour les services sociaux de base tels que la santé, l’éducation, l’eau, les pistes rurales. Pour les Osc, outre les efforts consentis, des problèmes continuent d’entraver le bon fonctionnement de la gestion du Fadec. Gustave Assah cite notamment le retard de deux à trois mois, et dans certains cas de six mois, dans le transfert des ressources du Fadec des ministères sectoriels aux communes. Face à ce problème, la Société civile propose au Gouvernement de procéder au transfert de 100 % des ressources Fadec, des ministères sectoriels au Trésor public en début d’année quitte à ce dernier d’effectuer les avis de transmission de recettes aux communes conformément au manuel de procédures Fadec pour répondre aux préoccupations urgentes des populations en matière d’investissements sociocommunautaires. Cette recommandation vise à améliorer le respect entre l’ordonnancement des recettes et leur perception au niveau des mairies. Aussi, Gustave Assah et sa suite plaident-ils par ailleurs pour l’intégration d’une proposition de répartition des ressources du Fadec par commune par chaque ministère sectoriel dans les documents budgétaires relatifs à chaque projet de loi de finances initial et le relèvement de 4 % à 5 % en 2018 de la part des ressources financières des communes du Bénin.
Les représentants de la Société civile disent avoir mis également l’accent sur la création d’une ligne budgétaire Fadec Santé communautaire sur le budget national en collaboration avec la Commission nationale des finances locales (Conafil). Cette recommandation vise à permettre aux maires de prendre la relève des financements des Partenaires techniques financiers qui deviennent de plus en plus rares et d’assurer le paiement des relais communautaires. Aussi, la délégation de la Société civile, a-t-il insisté, selon Gustave Assah, sur la révision constitutionnelle partielle et ciblée pour créer la Cour des comptes dotée de moyens humains et financiers conséquents. Il souhaite que des députés initient une proposition de loi dans ce sens en 2018 à travers un amendement constitutionnel sur ce point précis. Ce qui permettra au Bénin, qui fait partie des deux derniers mauvais élèves dans l’espace de l’Uémoa en matière de mise en place de cette juridiction financière, de quitter cette triste liste. Et par ricochet, le Gouvernement pourra atteindre ses objectifs d’amélioration du système national d’intégrité par la promotion de l’intégrité et de la lutte contre la corruption, facteur important pour la croissance économique. Les Osc n’ont pas manqué de faire des plaidoyers sectoriels à l’endroit des différents ministères pour l’amélioration des conditions de vie de la population. Elles souhaitent que la Représentation nationale prenne en compte ces observations et recommandations lors de l’examen au fond et du vote du projet de budget général de l’Etat gestion 2018.
Il faut signaler qu’outre Social Watch Bénin, la délégation était composée des représentants de l’Ong Alcrer, du Laboratoire citoyennetés, de la Fédération des radios communautaires et assimilés du Bénin, de l’Organe consultatif de la jeunesse et du Think Tank génération des vigilants?

Les syndicats menacent de durcir le ton en 2018

Avant les acteurs de la Société civile, les députés ont reçu les centrales et confédérations syndicales pour le même exercice. Ces dernières ont également planché et fait leurs observations sur le projet général de l’Etat gestion 2018. Selon Antoine Sossou, membre du bureau de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), le projet de loi de finances de 2018 n’a pris en compte aucune des propositions des travailleurs dans le budget 2017. « C’est un problème préoccupant pour la classe ouvrière du Bénin, notamment les questions de rémunération des enseignants restés sans salaires depuis dix ans, la transformation du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) en Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et les réformes anti-sociales en cours dans certains sociétés et offices d’Etat », renseigne le syndicaliste. Antoine Sossou avertit que les travailleurs risquent de bloquer toute l’administration publique en 2018 avec des grèves perlées si le Gouvernement continue de bafouer les préoccupations des confédérations et centrales syndicales?

Actualités 07 nov. 2017


Le Dg/Cnss bat en brèche les propos de Laurent Mètongnon

Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), Dramane Diatéma, a fait un point de presse, ce lundi 6 novembre, pour porter un démenti contre les déclarations de l’ancien président du Conseil d’administration de ladite caisse, Laurent Mètognon, relatives au placement de fonds de la Cnss. Lesquelles faisant état de ce que l’actuelle équipe dirigeante de la caisse aurait placé 4 milliards de F Cfa auprès de la Bibe.

Indexé par le Conseil des ministres du 2 novembre dernier, dans une affaire de placements hasardeux et à risques des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), l’ancien président du Conseil d’administration de ladite caisse, Laurent Mètongnon, a entrepris une campagne médiatique pour justifier les faits à lui reprochés. Ce dernier aurait insinué que la nouvelle équipe de la caisse, a également fait un placement de 4 milliards de F Cfa auprès de la Bibe. Insinuation réfutée par le directeur général de la Cnss, Dramane Diatéma, qui est monté au créneau hier.
Selon lui, il s’agit d’un placement « inopportun » de 17 milliards F Cfa auprès de ladite banque que l’équipe actuelle de la caisse a décidé de retirer, à son arrivée. Ses diligences lui ont permis de récupérer la somme de 1 milliard de F Cfa avant que la banque ne lui fasse observer les risques auxquels les deux parties sont exposées, si la Cnss tenait à faire un autre retrait. La caisse ayant pris la mesure des risques, a décidé de participer au nouvel actionnariat de la Bibe, explique son directeur général. « La Cnss, compte tenu de ses placements importants à préserver, avait un intérêt évident à ce que la banque soit sauvée », développe-t-il.Mais les choses se passeront autrement pour la Cnss.
« Espérant que l’acquisition de ses actions se ferait en déduction de son avoir dans les livres de la banque, la Cnss se verra opposer par la décision du tribunal, qu’il fallait libérer effectivement les souscriptions », poursuit-il. Sur ce point, le conférencier fait référence à l’extrait de jugement Add n°044/2017/-2ème Ch-Com du 26 septembre 2017 qui indique que le tribunal « nomme l’expert-comptable Serge Vincent Dossou-Gbété pour vérifier si les montants des actions requises par l’Etat béninois et la Cnss ont été effectivement libérés et sont réellement présents dans les caisses de la banque ».
C’est en application de cette décision de justice que la Caisse nationale de sécurité sociale a libéré sa souscription au capital de la banque à hauteur de 4,5 milliards de F Cfa, explique le directeur général. Les déclarations de l’ancien Pca de la Cnss, Laurent Mètongnon sont donc archifausses, martèle-t-il. La démarche de la caisse, argumente-t-il, « vise clairement à sauver les placements inopportuns qui ont été faits par le Conseil d’administration au moment des faits entre 2014 et 2015 ». Dramane Diatéma indique que lesdits placements comportaient des risques énormes de pertes pour la caisse et pour les travailleurs assujettis.
Il conclut que les fonds placés à la Bibe restent des avoirs incertains. « Je porte à la connaissance de l’opinion que pour la certification des états financiers de la caisse pour l’exercice 2016, les commissaires aux comptes ont exigé que les fonds placés à la Bibe soient provisionnés ». Il en déduit que les placements effectués entre 2014 et 2015 à la Bibe, dans les conditions qui étaient celles de ladite banque, étaient impertinents.

Actualités 07 nov. 2017


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